Diaporama fondamentaux du marché viande bovine - GEB Institut de l'Elevage

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Ce diaporama présente les éléments fondamentaux et essentiels pour permettre de comprendre comment les marchés de la viande bovine, tant dans l'hexagone qu'en Europe et dans le mondese créent et se structurent.

Publié dans : Économie & finance
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Diaporama fondamentaux du marché viande bovine - GEB Institut de l'Elevage

  1. 1. Les fondamentaux des marchés de la viande bovine en France, en UE et dans le Monde Les fondamentaux des marchés de la viande bovine en France, en UE et dans le Monde Philippe Chotteau Chef du Département Economie‐ Institut de l’Elevage
  2. 2. Les fondamentaux des marchés de la viande bovine en France, en UE et dans le Monde Un bovin : de multiples produits Les confusions sont fréquentes lorsque  l’on parle de viande bovine, des produits  et des prix. Par exemple, quand on  évoque la consommation ou le  commerce extérieur, on parle souvent de  poids « équivalent carcasse ». Or le poids  de viande désossée n’équivaut qu’à 67%  du poids de la carcasse comme dans cet  exemple.  Quand on parle de viande bovine, on  pense spontanément à « bifteck », c’est‐ à‐dire viande à griller. Or celle‐ci ne  représente que 38% du poids d’une  carcasse de vache de race à viande. Tout  le reste doit donc trouver d’autres formes  d’utilisation, naguère le pot‐au‐feu ou le  bourguignon, aujourd’hui de plus en plus  steak haché.  Si on prend uniquement les « biftecks »  premium (type découpes d’aloyaux: filet,  faux‐filet, rumsteck, entrecôte…), c’est  seulement 16 à 18% de la carcasse selon  les types d’animaux. 
  3. 3. Les fondamentaux des marchés de la viande bovine en France, en UE et dans le Monde Pour la viande de gros bovins, la France n’est pas autosuffisante en volume: elle ne produit que  94% de ce qu’elle consomme. Les importations représentent 24% de la consommation en 2014, en presque totalité d’autres  pays européens. Les français préfèrent globalement la viande de femelles (vaches de réforme et génisses), alors  que la moitié des viandes de mâle (jeunes bovins et taureaux) est exportée. => Il y a donc un décalage entre l’offre et la demande en France, à la fois quantitatif et qualitatif. France: bilan 2014 des viandes de gros bovins (hors veau) 61% 77% 32% 17% 5% 6% Production Consommation 1,28 M° téc 1,36 M° téc Bœufs Jeunes bovins (+taureaux) Femelles(48% vaches 13% génisses) 34% IMPORTATIONS  de viande: 332 000 téc hors veau* essentiellement de  la vache laitière  alimentant surtout  la RHD et la  transformation *(+ 27 ktéc veau) EXPORTATIONS Bovins vifs finis 46 000 Téc EXPORTATIONS  Viande 231 000 téc surtout des JB  exportés en  carcasse 23% de la conso.17% de la production
  4. 4. Les fondamentaux des marchés de la viande bovine en France, en UE et dans le Monde La consommation en France La consommation de viande bovine (veau inclus) a diminué en volume ces 10 dernières  années: elle est passée de 18 kg par an et par habitant en 2005, à 16,2 kg en 2014  (soit 24,1 kg équivalent carcasse). Sur le marché français, on estime que la grande distribution (GMS) fait un peu moins  des 2/3 des ventes de viande bovine, la restauration hors domicile (commerciale et  institutionnelle) environ le quart, et la boucherie artisanale environ 14%. Les importations alimentent surtout la restauration hors domicile (près de la moitié des  volumes concernés) et la transformation (plats cuisinés, steak haché surgelé…). GMS RHD Boucherie Circuits de distribution  de la viande bovine  (hors veau) en 2014
  5. 5. Les fondamentaux des marchés de la viande bovine en France, en UE et dans le Monde France : le haché progresse fortement Achats FR des ménages de viande bovine en 2014,  en volume (dont haché, hors autres élaborés) Source : GEB‐Institut de l’Elevage d’après FranceAgriMer/Kantar Evolution des achats FR de viande bovine, en  volume (dont haché, hors autres élaborés) Source : GEB‐Institut de l’Elevage d’après FranceAgriMer/Kantar En RHD depuis 2014 : difficultés pour la restauration commerciale à table, les fast‐ foods tirent mieux leur épingle du jeu. En GMS, la part du haché atteint désormais 49% des ventes selon le panel consommateur Kantar, alors que la part des viandes vendues en morceaux piécés (en barquettes ou à la coupe) ne cesse de régresser.
  6. 6. Les fondamentaux des marchés de la viande bovine en France, en UE et dans le Monde En GMS, les ventes de bœuf premium (morceaux à griller, comme les entrecôte, le faux‐ filet, le rumsteck…) diminuent en volume depuis 2010. Les prix diminuent aussi depuis mi‐2014, ce qui n’a pas freiné la baisse des ventes en volumes, au contraire! En GMS, les ventes de haché frais ne cessent de progresser en tendance depuis 2011, malgré la hausse des prix jusque début 2014. Mais les prix baissent depuis mi‐2014! France : baisse de valeur en GMS Source: Département Economie Idele selon panel Kantar Tonnage/mois Prix de vente  moyen €/kg Prix de vente  moyen €/kg Tonnage/mois Bœuf piécé à griller Steak haché frais
  7. 7. Les fondamentaux des marchés de la viande bovine en France, en UE et dans le Monde Malgré le déficit en volume, la balance  commerciale de la filière viande bovine française  est globalement excédentaire d’environ 600  millions d’€ en 2014. C’est d’abord dû aux exportations très  importantes de veaux sevrés issus du cheptel  allaitant (près d’un million de têtes en 2014). Ces  veaux âgés de 5 à 14 mois, appelés broutards,  sont  destinés à l’engraissement dans des ateliers  souvent de grande taille sur le pourtour  méditerranéen, d’abord en Italie (plaine du Pô  surtout), en Espagne, en Algérie, en Turquie… En outre, la viande de jeunes bovins est exportée à  un prix unitaire supérieur à la viande de vache  importée.  Pour les exportations françaises de viandes (hors  bovins vifs), pour les 5 premiers mois de 2015,  l’Italie représentait 42% des volumes, la Grèce  24% et l’Allemagne 22%. France : un commerce extérieur excédentaire… mais fragile Italie Grèce Espagne Allemagne Belgique Algérie Autres EXPORTATIONS 2014: 2,17 MILLIARDS €
  8. 8. Les fondamentaux des marchés de la viande bovine en France, en UE et dans le Monde Les exportations de broutards s’érodent Le premier marché (plus de 80%) reste l’Italie. Mais les exportations françaises vers ce  marché s’érodent d’année en année depuis 2006. D’abord sous l’effet d’épisodes sanitaires  (FCO en 2007‐2008), et surtout de la crise économique et financière et de la politique  d’austérité menée en Italie depuis 2009. Les marchés tiers (Algérie, Turquie, Tunisie…) progressent mais peinent à compenser. 
  9. 9. Les fondamentaux des marchés de la viande bovine en France, en UE et dans le Monde La France 1er producteur de viande bovine en UE Pays Part en  2014 France 20% Allemagne 18% Royaume‐Uni 15% Italie 12% Irlande 10% Pologne 7% Les 2/3 des vaches en UE sont laitières, pour seulement 1/3 d’allaitantes (de race à viande ou  croisées). Avec 3,7 millions de vaches laitières début 2015, la France détient 16% du cheptel laitier de l’UE (23,5  millions): c’est le 2ème cheptel laitier européen. Avec 4,1 millions de vaches allaitantes début 2015, la France détient 34% du cheptel viande de l’UE  (12,1 millions): c’est le 1er cheptel allaitant européen. La production française est beaucoup plus orientée vers les femelles (en rouge/rose) qu’ailleurs en  UE. A l’inverse, la part des JB est plus restreinte qu’en Allemagne, en Italie ou en Pologne par exemple. La France est aussi le 1er producteur de viande de veau en UE.
  10. 10. Les fondamentaux des marchés de la viande bovine en France, en UE et dans le Monde Les évolutions des cheptels dans l’UE Le cheptel européen de vaches allaitantes a régressé de 2009 à 2013: effet de la crise économique, de  la sécheresse (en France en 2011, en Espagne…), de la concurrence du cheptel laitier et des céréales,  souvent plus rentables (comme en Irlande avec le lait). Il s’est stabilisé en 2014 grâce à la PAC: les primes  à la vache allaitante sont couplées en France, en Espagne, en Belgique, en Italie… Le cheptel laitier ne cessait de diminuer jusqu’en 2011/12, car les volumes étaient limités par les quotas  et la production par vache augmente continûment. Avec la sortie progressive des quotas et la meilleure  conjoncture sur le prix du lait depuis 2011, il a rebondi dans de nombreux pays européens, stimulant  aussi la production de viande co‐produit du lait en Pologne, en Allemagne, en Irlande, au Royaume‐Uni…
  11. 11. Les fondamentaux des marchés de la viande bovine en France, en UE et dans le Monde La production européenne a baissé depuis 2010
  12. 12. Les fondamentaux des marchés de la viande bovine en France, en UE et dans le Monde Italie : baisse de la consommation mais hausse des imports de viande Consommation de viande bovine en Italie,  selon l’origine (en kg équivalent carcasse) Source : CRPA d’après ISMEA Viandes  importées :  +10% Viandes issues  de bovins  abattus en  Italie : ‐23% Forte baisse de la consommation en volume depuis 2008: ‐22%! Et cela devrait persister en 2015 (prévision à ‐1,5%) 2008‐2014 : hausse des importations à bas prix (de Pologne et du Brésil notamment) remettant en cause la place de la France comme premier fournisseur de ce marché et forte baisse de la production abattue localement (donc baisse de la demande de broutards français En 2015, on s’attend à une baisse plus modérée de la production et à la stagnation des importations.
  13. 13. Les fondamentaux des marchés de la viande bovine en France, en UE et dans le Monde Allemagne : rebond de la consommation L’Allemagne est le 3ème marché d’exportation actuel pour les viandes françaises. Baisses de consommation en 2012, 2013, 2014 Prévisions 2015 : vers une légère amélioration malgré la baisse de production et des  perspectives intéressantes pour les exportations sur cette destination. Evolution annuelle de la consommation  de viande bovine en Allemagne Source : GEB‐Institut de l’Elevage d’après AMI
  14. 14. Les fondamentaux des marchés de la viande bovine en France, en UE et dans le Monde Le marché mondial de viande bovine en 2014 : des flux en hausse généralisée, sauf vers l’UE, le Japon et la Corée
  15. 15. Les fondamentaux des marchés de la viande bovine en France, en UE et dans le Monde 2014 : hausse des exports, malgré une production stable
  16. 16. Les fondamentaux des marchés de la viande bovine en France, en UE et dans le Monde Des flux tirés par la hausse de la demande à l’import dans les pays émergents, notamment Chine et Viet-nam
  17. 17. Les fondamentaux des marchés de la viande bovine en France, en UE et dans le Monde Depuis début 2014, les prix Etatsuniens sont passés au dessus des prix européens Comparés aux prix des principaux exportateurs mondiaux de viande bovine, les prix  européens (en rouge) sont souvent les plus élevés. Ce n’est plus le cas depuis début 2014, quand les prix étatsuniens ont flambé à cause du manque d’offre local. En outre, la devaluation de l’€/US $ booste la compétitivité prix européenne.
  18. 18. Les fondamentaux des marchés de la viande bovine en France, en UE et dans le Monde UE : des relais de croissance à l’export ! Source: DG Agri Avec la compétitivité  européenne retrouvée et le  manque d’offre dans le  monde, les exportations  européennes progressent sur  les premiers mois de 2015, en  volume, mais surtout en  valeur par rapport aux années  précédentes. Cela concerne en particulier les bovins vivants vers le  Liban et la Turquie, mais aussi les viandes et abats vers Hong‐Kong, les Philippines, la  Suisse...

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