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Deux expériences de SCMR :
1994 : La Maison d'accueil (ASUD, Montpellier, France)
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Points de vue des consommateurs

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Points de vue des consommateurs

Quatre principes de légitimation :

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1. Réduire les problèmes de santé pouvant déco...
Points de vue des consommateurs

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Plan d’organisation de la SCMR

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Règlement de fonctionnement

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Règlement de fonctionnement

- L’implantation idéale de la SCMR : tous suggèrent un lieu repéré
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SCMR : et si les maîtres d’oeuvre étaient les consommateurs de drogues ?

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Journée d'étude : Bientôt des salles de consommation à moindre risque en Belgique ? Charleroi, 24 octobre 2013

Publié dans : Santé & Médecine
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SCMR : et si les maîtres d’oeuvre étaient les consommateurs de drogues ?

  1. 1. Insite Vancouver - Canada SCMR : et si les maîtres d’œuvre étaient les consommateurs de drogues ? Bientôt des salles de consommation à moindre risque en Belgique ? Bernard BERTRAND Plate-forme Mondiale pour les SCMR 24 octobre 2013 Drug Users Advocacy League Ottawa - Canada Journée d'étude :
  2. 2. Des expériences... Deux expériences de SCMR : 1994 : La Maison d'accueil (ASUD, Montpellier, France) 16 mois d'activité ; Sur les 3 derniers mois : 364 injections (Temgésic, Orténal et Monscontin – Pas de drogues illégales) & 594 visites ont été comptabilisées dans la salle d'accueil (une vingtaine de personnes par jour). 2003 : Le 327 Carral Street (VANDU, Vancouver, Canada) 181 jours d'activité (fermeture 3 semaines après l'ouverture de la SCMR Insite) ; Plus de 3 000 injections ont été supervisées et près de 9 000 visites ont été comptabilisées dans la salle d'accueil. Vancouver
  3. 3. Points de vue des consommateurs Recensement des écrits : deux types d’études... No evidence to contradict studies that drug consumption rooms save addicts lives 1. des études dans des villes où de telles dispositifs sont en place. Deux études quantitatives de facture néerlandaise et allemande (de langue anglaise) et une étude qualitative de facteur suisse tentant de rendre compte des points de vue des consommateurs de Zurich, Francfort et Genève. Vancouver 2. des études exploratoires avant une mise en place éventuelle. Six études exploratoires, cinq quantitatives et une qualitative (trois de langue française), avant une mise en place éventuelle, de facture australienne, canadienne et française, renseignant pour les unes sur les motifs qui pousseraient les consommateurs de l’État de Victoria et de Montréal, à utiliser les SCMR et pour les autres, donnant une perception de leur utilité par les consommateurs mulhousiens. Berlin Francfort
  4. 4. Points de vue des consommateurs Quatre principes de légitimation : Liège 1. Réduire les problèmes de santé pouvant découler de la pratique de consommation ; 2. Réduire les nuisances associées à la consommation de drogues illicites dans les lieux publics et semi-publics ; Paris 3. Améliorer l’accès aux services socio-sanitaires et thérapeutiques ; 4. Offrir un contexte de consommation qui libère de toute crainte d’appréhension policière et de violence. Marseille Birmingham
  5. 5. Points de vue des consommateurs Au-delà des points de vue exprimés par les consommateurs de drogues dans les études que nous avons recensé, les associations d’auto-support (Auto-Support des Usagers de Drogues & PsychoActif en France, Vancouver Area Network of Drug Users, Drug Users Advocacy League Ottawa & Canadian Association of People who Use Drugs au Canada, San Francisco Drug Users Union aux USA, Svenska Brukarföreningen en Suède et International Network of People who Use Drugs au Royaume-Uni pour exemples) ont pris position en faveur des SCMR. « le succès de ce type de structure [SCMR] passe inévitablement par l’implication des associations d’usagers. » Eric Birambo, Salles d’injection : la France à la traîne, ASUD Journal, n°24, Hivers 2002-2003, p.22. Oslo Berlin
  6. 6. Quelles sens pour les consommateurs de drogues ? Réactions types à l'idée de la mise en place éventuelle d'une SCMR : 1. « l’ouverture de SCMR est une bonne chose… » : - préoccupation pour les seringues usagers abandonnées, - visibilité de la consommation, - conscients du fait que leurs pratiques de consommation sont sources de tensions sociales, - bénéficier d’un lieu pour consommer à l’abri du stress, - possibilité de disposer d’un lieu « propre » pour consommer, - réduire les contaminations du VIH/sida et du VHC (motif secondaire). Genève San Juan - Puerto Rico 2. « l’ouverture de SCMR est une mauvaise chose, mais… » : - appréhensions dans certains discours notamment quant aux modalités de fonctionnement, - craignent que l’extérieur de la SCMR devienne un « supermarché » de la drogue qui susciterait des plaintes du voisinage et l’intervention de la police. Amsterdam
  7. 7. Quelle organisation interne de la SCMR ? Deux types : 1. Modèle des comptoirs d'échange de seringues où il serait ajouté des espaces de consommation à moindre risque : Accueil ; Distribution et promotion du matériel d’hygiène et de prévention ; Récupération du matériel usagé ; Information sur les risques associés à l’usage de drogues et leur prévention ; Conseils personnalisés sous forme d’entretiens, d'information ; Orientation et accompagnement vers des services de soins généraux ou spécialisés et vers les services sociaux ; Espace de repos ; Distribution de boissons et de nourriture ; Offre de services d’hygiène : toilettes, douches, machines à laver, etc. ; Organisation de l’entraide et du soutien par les pairs ; Aide à l’accès aux droits ; Dispensation de soins infirmiers ; Éducation pour la santé ; Mise à disposition de consignes pour les effets personnels et des espaces de consommation à moindre risque avec des espaces individuels préservant l’intimité des personnes. Luxembourg Barcelone 2. Dispositif d’accueil permettant la consommation à moindre risque indépendant d’un comptoir d'échange de seringues si celui-ci existe déjà. Odense - Danemark
  8. 8. Plan d’organisation de la SCMR A- Un espace d’accueil et de repos avec une mise à disposition de café, eau... B- Deux salles de consommation à moindre risque : une pour les injecteurs et les sniffeurs et une seconde pour les fumeurs. La salle de consommation doit être dotée de compartiments semi-privés pour respecter leur intimité (le geste de l’injection du registre du privé). Munster Consommation à moindre risque sous surveillance d’un professionnel de santé ? Les consommateurs préfèrent parler « de fonction d’encadrement » à la consommation. Ils considèrent important la présence d’un professionnel si l’attitude et la formation de celui-ci correspondent à leurs attentes. Copenhague Barcelone C- Une salle de premiers soins. D- Des toilettes. E- Un bureau et une salle de repos pour les intervenants. Berne
  9. 9. Plan d’organisation de la SCMR Copenhague Bilbao Genève
  10. 10. Règlement de fonctionnement Tous désirent qu’il y ait un règlement de fonctionnement (Fonction sociale des SCMR). - L’âge minimum pour accéder à la SCMR : tous ont considéré cette question comme « difficile », mais pensent que l’accès de la SCMR doit être interdit aux mineurs. Paris, 19 mai 2009 - L’obligation de se laver les mains avant de consommer : tous déclarent que le fait d’ouvrir une SCMR implique obligatoirement des règles d’hygiène à respecter. - Interdiction de dealer à l’intérieur et à proximité immédiate de la SCMR : tous mettent en évidence que le deal doit être interdit dans une SCMR afin de préserver le lieu des « embrouilles » et de la présence policière. Paris, 19 mai 2009 Paris, 19 mai 2009
  11. 11. Règlement de fonctionnement - Interdiction d’aider une autre personne à consommer dans la SCMR : L’acte de consommer est un acte individuel qui ne doit en aucun cas passer par l’aide d’une autre personne. Pour ceux qui trouveraient des difficultés, il suggère que les professionnels puissent former les personnes à une « éducation aux risques liés à la consommation ». - La question de la qualité des produits qui seraient possible de consommer a également été une des dimensions abordées (testing ?). - Les intervenants : pas de sollicitation thérapeutique (n’excluent pas le counselling avec un(e) psychologue) mais plutôt esprit des équipes de rue ou des comptoirs. Insistance pour une éducation à la consommation à moindre risque par les pairs. - Les jours et heures d’ouverture : ouverte tous les jours, samedi et dimanche compris, 24h/24 (conscients de la non faisabilité, ils suggèrent des horaires alternés entre le matin, l’après-midi et le soir). Vancouver, 30 sept, 2013
  12. 12. Règlement de fonctionnement - L’implantation idéale de la SCMR : tous suggèrent un lieu repéré comme scène de la drogue (proche du centre ville sans être le centre ville). - L’utilisation projetée d’une SCMR : tous déclarent soutenir l’implantation d’une SCMR dans le quartier où ils consomment habituellement mais quelques oppositions concernant une implantation dans le quartier d’habitation (anonymat). Le lieu d’habitation n'est cependant pas une variable importante à l’utilisation projetée d’une SCMR par les consommateurs interrogés. Les consommateurs pensent qu’une SCMR serait fréquentée si les éléments vus précédemment (violence, deal, etc.) sont absents du dispositif. C’est certainement la réputation de celle-ci (ambiance et intervenants) qui semble déterminante quant à l’usage qu’en feront les consommateurs de drogues.
  13. 13. Je vous remercie Rejoignez-nous ! « Si déjà maintenant, on arrive à mettre des structures en place comme [le comptoir...] ou n’importe, moi je dis qu’on peut franchir le pas, faire un essai. Au moins essayer parce que moi je dis que ça apporte peut-être certaines choses négatives mais heu, d’un coté il y a quand même une certaine sécurité sur tous les plans (silence) sanitaires. Je préfère me shooter dans une salle de conso que de le faire là dans le parc ou dans la rue, tac, aux yeux et à la vue de tout le monde et de jeter ma pompe dans la rue, parce que les mecs qui shootent dans la rue, ils la jettent dans la rue, c’est clair ils vont pas la mettre dans la poche et dire je vais la jeter dans la poubelle là-bas. Houai, il devrait faire un essai, de mettre en place des salles de conso, ça se serait bien […] » Homme, 39 ans

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