Micro cours complet-

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Micro cours complet-

  1. 1. MATIÈRE : L’ECONOMIE DE BASE
  2. 2. OBJECTIFS DU COURS  Assurer une ouverture des étudiants sur les problèmes économiques .  Apporter les connaissances et le vocabulaire économique de base en leur permettant une maîtrise des rouages de l’environnement économique et social.
  3. 3. PROGRAMME : Introduction à la science économique Micro-économique  Théories du consommateur  Théories du producteur  Marchés et prix Macro-économique : Agrégats économiques  Modèle Keynésien  Schéma IS-LM  Théorie monétaire Données et problèmes économiques nationaux
  4. 4. CHAPITRE 1: INTRODUCTION À LA SCIENCE ÉCONOMIQUE
  5. 5. CHAPITRE 1: INTRODUCTION À LA SCIENCE ÉCONOMIQUE  Définition de la science économique  Eléments fondateurs de l’économie  Les systèmes économiques  Les grands courants de la pensée économique
  6. 6. I- DÉFINITION DE LA SCIENCE ÉCONOMIQUE
  7. 7. Origine Le terme économique vient du grec oïkos (maison) et nomos (administrer) ; soit l'art de bien administrer une maison, de gérer les biens d'un particulier ou de l'État.
  8. 8. DÉFINITION(S) L’économie est l’étude de la façon dont l’homme et la société choisissent, avec ou sans recours à la monnaie, d’employer des ressources productives rares qui sont susceptibles d’emplois alternatifs, pour produire divers biens de la consommation présente ou future des différents individus et groupes qui constituent la société. » L’économie est la science qui étudie comment les ressources rares sont employées pour la satisfaction des besoins des hommes vivant en société ; elle s’intéresse d’une part, aux opérations essentielles que sont la production, la distribution, et la consommation des biens, d’autre part, aux institutions et aux activités ayant pour objet de faciliter ces opérations. Raymond Barre La science économique est la science de l’administration des ressources rares. Elle étudie les formes que prend le comportement humain dans l’aménagement de ces ressources, elle analyse et explique les modalités selon lesquelles un individu ou une société affecte des moyens limités à la satisfaction de besoins nombreux et illimités. » P. Samuelson Edmond Malinvaud
  9. 9. PRINCIPE L'économie part du principe que les ressources sont en quantités limitées, et qu'il faut donc choisir comment les employer. Dans la rareté, le choix d'une alternative implique le renoncement aux autres alternatives possibles. ON RELÈVE LES NOTIONS SUIVANTES Besoins Ressources rares Comportements
  10. 10. L’économie étudie la façon dont les individus ou les sociétés utilisent les ressources rares en vue de satisfaire au mieux leurs besoins .
  11. 11. II- ELÉMENTS FONDATEURS DE L’ÉCONOMIE
  12. 12. NATURE DE L’ACTIVITÉ ÉCONOMIQUE.  Le nombre de besoins ressenti par l’homme est illimité.  Les biens susceptibles de satisfaire ses besoins existent en quantités limités.  La nécessité de choix économique constitue donc l’activité économique. L’activité économique a pour objet de satisfaire les besoins des individus en produisant des biens et des services.
  13. 13. LES BESOINS  Un BESOIN est un sentiment de manque que l’on désire faire disparaître, que l’on veut satisfaire.  Nous avons des BESOINS Ils sont INDISPENSABLES ne sont PAS indispensables Ex : boire, manger, respirer etc. Ex : aller en vacances, écouter de la musique etc. BESOINS PRIMAIRES (Physiologiques ou Vitaux) BESOINS SECONDAIRES ou de CIVILISATION
  14. 14. LES BESOINS  Et parce que nous vivons en société, un Besoin peut être soit individuel, soit collectif. BESOINS BESOINS INDIVIDUELS « MOI » BESOINS COLLECTIFS « MOI avec LES AUTRES » Des besoins qui varient Des besoins qui sont ressentis d’un individu à l’autre parce nous vivons en société Ex : manger, dormir, Ex : besoin de se sentir en Pratiquer un sport… sécurité, besoin de justice
  15. 15. LES BESOINS  D’un point de vue économique, il existe 2 types de besoins BESOINS BESOINS ECONOMIQUES BESOINS NON-ECONOMIQUES Ce type de besoin Ce sont des besoins que l’on entraîne la réalisation d’un peut satisfaire sans entraîner travail ou d’un coût (argent) pour une dépense d’argent . le satisfaire .
  16. 16. LES BESOINS Exemple pour les besoins : Besoin d’écouter de la musique. Je vais acheter un CD pour satisfaire ce besoin. Il s’agit ici d’un besoin SECONDAIRE, INDIVIDUEL et ECONOMIQUE Ce n’est pas un parce que c’est moi car pour le satisfaire, besoin vital qui le désire et ce n’est cela à engendré un pas parce que je vis coût ( le payer ) avec les autres
  17. 17. LA PYRAMIDE DES BESOINS DE MASLOW AAccccoommpplliisssseemmeenntt ppeerrssoonnnneell EEssttiimmee ddee ssooii eett ddeess aauuttrreess AAmmoouurr,, aappppaarrtteennaannccee SSééccuurriittéé PPhhyyssiioollooggiiqquuee
  18. 18. Les besoins physiologiques - se nourrir, se vêtir, se loger ...  Les besoins de sécurité et de protection - se mettre à l'abri de toutes les agressions extérieures  Les besoins sociaux ou affectifs - se sentir accepté, reconnu et compris des autres  Les besoins d'autosatisfaction ou égocentriques - se comprendre et se respecter soi-même  Les besoins d'accomplissement - création artistique, littérature...
  19. 19. LES BIENS ET SERVICES Les biens et services permettent par leur consommation de satisfaire les besoins. L’aptitude du bien à satisfaire le besoin est appelée utilité. Si certains biens sont libres càd existent en quantité illimitée (exp: l’air); la majorité des autres biens sont le fruit du travail humain : on parle de biens économiques (ou biens rares).
  20. 20. LES BIENS ET SERVICES Nous venons de voir différents types de besoins.  Je dois satisfaire mes besoins par des biens ou des services. BIENS : Toute chose matérielle ou concrète qui permet la satisfaction d’un besoin J’ai soif : je dois boire il me faut de l’EAU J’ai faim : je dois manger il me faut de la NOURRITURE L’EAU et la NOURRITURE sont des BIENS qui nous permettent de satisfaire nos BESOINS.
  21. 21. LES BIENS ET SERVICES SERVICES : Toute personne ou assistance qui permet la satisfaction d’un besoin Je suis malade : je dois me faire soigner Je dois aller chez le médecin. Le chauffage ne fonctionne plus : il faut le réparer Appeler le chauffagiste . Le MEDECIN et le CHAUFFAGISTE sont des personnes qui nous fournissent un SERVICE. Le médecin nous soigne, et le chauffagiste va réparer le chauffage.
  22. 22. LES BIENS ET SERVICES  Il existe deux types de BIENS BIENS BIENS LIBRES BIENS ECONOMIQUES Ils existent à l’état naturel Ils demandent un travail pour et on les obtient gratuitement l’obtenir et on doit pouvoir lui donner un prix. Les Biens économiques sont subdivisés en deux types : BIENS de PRODUCTION ou BIENS /SERVICES de CONSOMMATION
  23. 23. En résumé :  Les CONSOMMATEURS expriment une DEMANDE de biens ou services .  Les PRODUCTEURS nous OFFRENT ces biens et services .  L’objet de la science économique : comment fabriquer et mettre à la disposition des hommes des biens auxquels ils aspirent?  L’économie devient une science des choix
  24. 24. LA NÉCESSITÉ DES CHOIX PPrroodduuccttiioonn DDiissttrriibbuuttiioonn CCoonnssoommmmaattiioo nn CCoonnttrraaiinntteess eett rraarreettéé LLeess ffaacctteeuurrss ddee pprroodduuccttiioonn ((ttrraavvaaiill eett ccaappiittaall)) eett llaa tteecchhnnoollooggiiee LLee rreevveennuu nnoommiinnaall iissssuu ddee llaa pprroodduuccttiioonn LLee rreevveennuu ddiissppoonniibbllee ((aapprrèèss rreeddiissttrriibbuuttiioonn)) CChhooiixx ffoonnddaammeennttaauuxx LLaa ccoommbbiinnaaiissoonn ddeess ffaacctteeuurrss ddee pprroodduuccttiioonn LLee ppaarrttaaggee eennttrree pprrooffiitt eett ssaallaaiirreess LLee cchhooiixx eennttrree lleess bbiieennss ccoonnssoommmmééss eett llaa rrééppaarrttiittiioonn eennttrree ccoonnssoommmmaattiioonn eett ééppaarrggnnee
  25. 25. LES MÉTHODES DE LA SCIENCE ÉCONOMIQUE  Le raisonnement économique est construit à partir d’hypothèses s’efforçant plus d’expliquer la réalité, que d’indiquer ce que devraient être les choses
  26. 26. LA SCIENCE ÉCONOMIQUE DISPOSE DE DEUX OUTILS D’ANALYSE  La micro- économie: l’analyse porte sur un agent économique donné (ménage, entreprise …), elle s’intéresse à des données individuelles plutôt qu’agrégées  La macro- économie: s’intéresse à un ensemble d’agents économiques regroupés selon un critère donné (nation, région, entreprises, consommateurs …). Elle porte sur une vision générale de la vie économique en considérant la dimension d’ensemble, l’allure de fonctionnement de l’économie plutôt que le fonctionnement des différentes parties qui la composent
  27. 27. III - LES SYSTEMES ECONOMIQUES
  28. 28. LES SYSTEMES ECONOMIQUES Le problème de la répartition des richesses créées, comme celui de leur obtention, n’a pas eu la même solution partout dans le monde. Les principes sur lesquels se fondent les réponses à ces grands problèmes constituent un système économique.
  29. 29. LES SYSTEMES ECONOMIQUES Un système économique est un schéma d'organisation sociétale de la production, la distribution et la consommation des biens et services
  30. 30.  Le système économique mis en place dans un pays a une grande influence sur le niveau de vie de ses habitants, sur le niveau des inégalités (politique de redistribution plus ou moins poussée), sur les relations avec les autres pays (ouverture économique) et sur la puissance économique  Les systèmes économiques varient en fonction des régions et des époques  Les pays occidentaux suivent aujourd'hui une organisation fondée sur le capitalisme. Le système économique des pays de l'ex-Bloc de l'Est était fondé sur les principes de l'économie communiste  Le système économique a un effet sur le développement économique car il conditionne l'affectation des ressources : c’est un mode de répartition des ressources  Le système économique induit une interaction indirecte entre le système environnemental (les ressources) et le système démographique (les besoins)
  31. 31. LE SYSTÈME CAPITALISTE IInnssttiittuuttiioonnss OObbjjeeccttiiffss MMééccaanniissmmeess PPrroopprriiééttéé pprriivvééee ddeess RReecchheerrcchhee mmooyyeennss ddee ddee ll’’iinnttéérrêêtt pprroodduuccttiioonn iinnddiivviidduueell LLiibbéérraalliissmmee eett dduu pprrooffiitt ééccoonnoommiiqquuee:: lliibbeerrttéé ddee vveennddrree, dd’’eennttrreepprreennddrree, dd’’aacchheetteerr…… RRôôllee ddee ll’’EEttaatt rréédduuiitt àà ssoonn mmiinniimmuumm SSyyssttèèmmee rréégguulléé ppaarr llee mmaarrcchhéé, ppaarr llaa llooii ddee ll’’ooffffrree eett ddee llaa ddeemmaannddee CCeettttee ssttrruuccttuurree ddee rréégguullaattiioonn ddééccoouullee dduu lliibbéérraalliissmmee
  32. 32. LE SYSTÈME SOCIALISTE IInnssttiittuuttiioonnss OObbjjeeccttiiff ss MMééccaanniissmmee ss PPrroopprriiééttéé ccoolllleeccttiivvee ddeess mmooyyeennss ddee pprroodduuccttiioonn DDiiccttaattuurree dduu pprroollééttaarriiaatt ppaarr llee bbiiaaiiss dd’’uunn ppaarrttii uunniiqquuee ((ccoommmmuunniissttee)) qquuii ccoonnttrrôôllee ll’’eesssseennccee ddeess rroouuaaggeess ddee ll’’EEttaatt UUnnee ssoocciiééttéé ssaannss ccllaassssee ooùù cchhaaccuunn ppeeuutt ssaattiissffaaiirree sseess bbeessooiinnss RRéégguullaattiioonn ddee ll’’aaccttiivviittéé ééccoonnoommiiqquuee ppaarr uunn ppllaann iimmppéérraattiiff CCoonnttrrôôllee dduu ccoommmmeerrccee eexxttéérriieeuurr ppaarr ll’’EEttaatt
  33. 33. L’histoire du système socialiste et les bouleversements récents ont montré les limites de ce type d’organisation et les dysfonctionnements inévitables liés à une régulation économique centralisés entre les mains d’un Etat
  34. 34. IV - LES GRANDS COURANTS DE LA PENSÉE ÉCONOMIQUE
  35. 35. LES COURANTS DE PENSÉE FONDATEURS Tous les économistes n’ont pas la même conception de l’économie et de ses mécanismes.  L’école classique  La pensée marxiste  L’école néo- classiques
  36. 36. L’ÉCOLE CLASSIQUE  Fondateurs: A.SMITH, D. RICARDO, J.B SAY,…  L’intérêt individuel est le moteur de toute action humaine.
  37. 37. PRINCIPES  Les individus et les entrepreneurs ont des comportements rationnels en matière de consommation et de production  La « main invisible »  « laisser faire, laisser passer »  Le marché régulateur de l’économie  Le rôle neutre de la monnaie
  38. 38. LA PENSÉE MARXISTE  Le marxisme est une analyse du système capitaliste et de ses contradictions: le capitalisme engendre deux classes sociales :  la classe bourgeoise qui détient le capital, et la classe prolétarienne, qui ne dispose que de son travail (de sa force de travail, serait plus juste, car c'est plutôt le capitaliste qui dispose du travail de l'ouvrier).
  39. 39. L’ÉCOLE NÉO- CLASSIQUE  les trois pères fondateurs du mouvement sont : Carl Menger,William Stanley Jevons, Léon Walras  L’école néoclassique est un courant de pensée économique qui naît dans la seconde moitié du XIXe siècle. Elle se fonde sur trois postulats :  les agents sont rationnels, leurs préférences peuvent être identifiées et quantifiées,  les agents cherchent à maximiser leur utilité, tandis que les entreprises cherchent à maximiser leur profit,  les agents agissent chacun indépendamment, à partir de l'information dont ils disposent.
  40. 40.  Par son comportement rationnel et son calcul (utilité marginale), l’individu parvient à l’équilibre  Le marché permet un équilibre général et optimise les satisfactions individuelles
  41. 41. LA PENSÉE ÉCONOMIQUE CONTEMPORAINE  La pensée keynesienne  La pensée libérale néo- classique
  42. 42. LA PENSÉE KEYNESIENNE  La succession des crises économiques (chômage des années 20 en GB, crise de 1929 …) a remis en cause la pensée néo- classique basé sur l’équilibre naturel dégagé dans une économie de marché  Pour lutter contre le sous –emploi Keynes proposa une intervention active de l’Etat pour réguler l’activité économique
  43. 43. SES PRINCIPES SONT:  L’approche macro- économique  Calcul prévisionnel des entrepreneurs  La demande effective  L’action de l’Etat
  44. 44. LA PENSÉE LIBÉRALE NÉO-CLASSIQUE La Nouvelle économie classique ou Nouvelle macroéconomie classique est un courant de pensée économique qui s'est développé à partir des années 1970. Elle rejette le keynésianisme et se fonde entièrement sur des principes néoclassiques. Sa particularité est de reposer sur des fondations micro-économiques rigoureuses, et de déduire des modèles macroéconomiques à partir des actions des agents eux-mêmes modélisés par la micro-économie
  45. 45. PARTIE I : MICROÉCONOMIE
  46. 46. MICROÉCONOMIE  L’analyse microéconomique est une discipline de la science économique qui étudie le comportement des agents économiques (le consommateur et le producteur) considérés comme centres de décisions autonomes agissant pour leur bien - être propre dans un contexte de production et de répartition des ressources supposées rares.  Étudie les comportements individuels des agents économiques  Ménages : consommateur  Entreprises : Producteur  Décrit les choix leurs permettant d’atteindre la maximisation de :  Satisfaction(utilité) : consommateur  Profit : Producteur  En tenant compte des ressources rares (libres).  Les agents sont rationnelles : agissent au mieux de leur intérêt.
  47. 47. CHAPITRE 1 : LA THÉORIE DU COMPORTEMENT DU CONSOMMATEUR
  48. 48. I. DÉFINITION DE LA FONCTION D’UTILITÉ Définitions préliminaires 1. Combinaison de biens 2. Un complexe de biens
  49. 49. 1. COMBINAISON DE BIENS: Une combinaison de biens est une «association » de deux quantités de deux biens X et Y. La combinaison de deux biens est représentée par le couple (x, y) composé de la quantité x du bien X et de la quantité y du bien Y
  50. 50. 2. UN COMPLEXE DE BIENS Un complexe de biens est une association de quantités de n biens. Lorsque n = 2, on parle de combinaison de deux biens. Mathématiquement un complexe de biens est représenté par le vecteur ligne de n composantes (x1, x2, x3, ...., xn) . Économiquement, ce vecteur représente les quantités des différents biens consommées par un individu et qui lui permet d’obtenir la satisfaction maximale de ses besoins (ou encore d’obtenir le maximum d’utilité).
  51. 51. DÉFINITION DE LA FONCTION D’UTILITÉ La fonction d’utilité est la traduction mathématique de l’échelle des préférences exprimée par un individu (I) face à plusieurs alternatives de consommations qui se présentent à lui. Elle exprime le degré de satisfaction, c'est-à-dire la valeur numérique de l’utilité que procure à l’individu (I) la consommation d’un « panier » de n biens, au cours d’une période (T) déterminée. La fonction d’utilité est donnée par la relation générale suivante : U = f (C) = f(x1, x2, x3, ..., xn)
  52. 52. EXPRESSIONS PARTICULIÈRES DE LA FONCTION D’UTILITÉ Consommation de deux biens U= f(C) = f(x1, x2) Consommation d’un seul bien U = f (x)
  53. 53. LA FONCTION D’UTILITÉ DU CONSOMMATEUR Le problème du consommateur l’individu (I) est alors de choisir parmi tous les complexes de biens, celui qui lui procurera un maximum de satisfaction, c’est à dire qui maximise sa fonction d’utilité La solution du problème de la maximisation de la fonction d’utilité permet alors de de déterminer la fonction de demande du consommateur
  54. 54. LES TROIS POSTULATS DE BASE DE LA FONCTION D’UTILITÉ P1 : La fonction d’utilité exprime le degré de satisfaction que l’individu obtient de la consommation de complexes de biens différents. Ainsi, lorsque le consommateur affecte deux valeurs U1 et U2 telles que U1 > U2, il exprime par là sa préférence à l’égard du complexe de biens C1 qui lui procure un degré d’utilité supérieur à celui que lui procure un autre complexe C2 . P2 : La fonction d’utilité est définie pour une période temporelle donnée. Cela signifie que l’analyse du comportement du consommateur est une analyse statique. L’analyse statique ne prend pas en compte les consommations différées.
  55. 55. LES TROIS POSTULATS DE BASE DE LA FONCTION D’UTILITÉ P3 : La fonction d’utilité est supposée être continue et dérivable sur son intervalle de définition. Cela signifie que pour passer d’une valeur à une autre, la fonction d’utilité passe par toutes les valeurs intermédiaires. Du point de vue de la signification économique, ce postulat veut dire que les biens (parmi lesquels s’opèrent les choix du consommateur sont divisibles à l’infini). Mais même s’il n’est pas totalement réaliste (ainsi, s’il peut paraître juste de parler de la consommation « d’un tiers » de kg de sucre, il n’est pas réaliste d’affirmer que l’on puisse consommer « trois cinquième » de téléviseur), ce postulat est néanmoins essentiel puisqu’il permet d’utiliser les propriétés mathématiques de la continuité des fonctions.
  56. 56. UTILITÉ TOTALE (UT) ; UTILITÉ MARGINALE (UMG) L’Ut : On a déjà évoqué le fait que le consommateur évoluait dans une économie à n biens. Supposons pour le moment que n = 1. Cela signifie que toute l’activité économique se résume à la production seul bien. Soit X ce bien. La fonction d’utilité du consommateur I est alors U = f(x). Des quantités variables du bien X consommées par I lui procurent des degrés variables d’utilité. On peut donc supposer que l’individu I est capable de dresser un tableau de ses utilités totales que lui procure la consommation de quantités variables du bien X, de la manière suivante :
  57. 57. 3. UTILITÉ TOTALE (UT) ; UTILITÉ MARGINALE (UMG) Quantités (x) consommées du bien (X) Utilité totale (U) obtenue 12345 6 36 10 16 18 18 Ce tableau montre que lorsque la consommation du bien X augmente (variation des quantités x), l’utilité augmente également. Toutefois cette augmentation de l’utilité n’est pas proportionnelle à l’augmentation des unités consommées. L’augmentation de l’utilité totale évolue en effet à un taux décroissant. De plus, il est facile de comprendre que le postulat de l’insatiabilité n’implique pas que l’individu consomme indéfiniment. Il signifie seulement que le consommateur est disposé à augmenter ses consommations jusqu'à la satisfaction complète du besoin exprimé.
  58. 58. T 1: EXEMPLE PARTICULIER DE LA RELATION D’UTILITÉ Quantités (x) consommées du bien (X) Utilité totale (U) obtenue 12345 6 36 10 16 18 18 Il existe donc un point maximal (le point de satiété) au delà duquel, l’utilité totale n’augmente plus avec l’augmentation des quantités (x) consommées. En examinant le tableau précédent, on remarquera que le passage de x = 5 à x = 6 ne se traduit pas par une augmentation de l’utilité. Cela montre que le consommateur n’éprouve plus le besoin de « continuer » à consommer X. En effet, au point de satiété, l’utilité totale commence à décroître. On remarque alors que l’utilité marginale du bien X est nulle. (Cf. T2)
  59. 59. T2/ UTILITÉ TOTALE (UT) ; UTILITÉ MARGINALE 3.2. L’Utilité (x) Ut Umg marginale (Umg) : Elle peut être définie comme la variation de l’utilité totale Urésultant de t la variation d’une unité de la quantité du bien consommé. En reprenant le tableau de l’utilité totale établi précédemment on peut donc calculer à l’aide de cet exemple l’utilité marginale correspondant aux variations unitaires des quantités consommées du bien X. (Cf. la troisième colonne de T2) 123456 7 36 10 16 18 18 14 334620 -4
  60. 60. EXPRESSION MATHÉMATIQUE DE L’ UMG 3.3. La définition précédente de l’utilité marginale Umg peut être exprimée mathématiquement de la manière suivante : On sait que Ut = f (x) est l’expression de la fonction de l’utilité totale Ut. Elle exprime le degré d’utilité que procure à un individu la consommation de quantités variables x du bien X Elle est par ailleurs supposée continue en vertu du postulat P3. Ainsi, si Dx représente la variation de la quantité consommée du bien X, l’utilité totale représente la variation correspondante DU de Ut = f(x). On définira l’utilité marginale Umgx du bien X comme la limite du rapport DUt/Dx quand Dx tend vers zéro. L’utilité marginale Umgx du bien X exprime donc la variation de l’utilité Ut consécutive à une variation infinitésimale de la quantité x.
  61. 61. EXPRESSION MATHÉMATIQUE DE L’ UMG Or on sait qu’en mathématiques, la limite du rapport DUt/Dx quand Dx tend vers zéro exprime la dérivée de la fonction Ut = f (x) C’est à dire : Umg U f x Ut x = = = D ' '( ) lim x D D ®0 Finalement, on peut écrire que : Umg = f ' x = dUt ( ) dx
  62. 62. EXPRESSION MATHÉMATIQUE DE L’ UMG L’utilité marginale d’un bien X est calculée à l’aide de la dérivée de la fonction d’utilité totale. Elle exprime la variation de l’utilité totale induite par la variation d’une unité du bien consommé. Jusqu'à présent, nous avons supposé que l’utilité est fonction de la consommation d’un seul bien. On avait en effet posé n = 1. Abandonnons ce cas particulier et plaçons-nous dans le cas général où les besoins des individus s’expriment à l’endroit de plusieurs biens de sorte que l’on ait : Ut = f (x1, x2, x3,..., xn) Par un raisonnement identique au cas précédent, il est possible de déterminer la variation de l’utilité que procure au consommateur la variation de la quantité consommée de chacun des biens. On applique pour cela le concept connu en mathématique sous le nom de dérivée partielle.
  63. 63. EXPRESSION MATHÉMATIQUE DE L’ UMG Pour simplifier, supposons, dans un premier temps que n = 2. Cela signifie que la fonction d’utilité de (I) prend la forme d’une fonction à deux variables. Soient x la première variable et y la seconde. On peut donc écrire Ut = f (x, y). A. La dérivée partielle de Ut par rapport à x qui exprime, on le sait maintenant, l’utilité marginale procurée par le bien X est donnée par l’équation : U ' x = Umg = f ' x( x , y) = lim D U / D x = d U /d x t x D x ® 0 t t B. De même, la dérivée partielle de Ut par rapport à y qui exprime l’utilité marginale procurée par le bien y est donnée par l’équation : U ' y = Umg = f ' y( x , y) = lim D U / D y = d U /d y t y D y ® 0 t t
  64. 64. EXPRESSION MATHÉMATIQUE DE L’ UMG C. Finalement, lorsque Ut = f (x, y) on a : Umg = d U / d x x t d d Umg U y y t / = et en généralisant à n biens, on aura pour Ut = f (x1, x2, x3,...,xn) : Umg U x Umg U x Umg U x Umg U xn x t x t x t xn t d /d 1; d /d 2; d /d 3;...; d /d 1 2 3 = = = =
  65. 65. Le choix du consommateur : Approche cardinale
  66. 66. APPROCHE CARDINALE Le consommateur est capable de mesurer sa satisfaction suite à la consommation d’un bien. Par exemple, si la consommation d'une quantité d'un bien A donne une satisfaction de 100 et une quantité d'un bien B donne une satisfaction de 10, est équivalent à 10 fois .
  67. 67. Approche cardinale  Exemple: Q UT Um 0 0 - 1 10 10 2 18 8 3 24 6 4 27 3 5 28 1 6 28 0
  68. 68. APPROCHE CARDINALE  L’utilité totale (UT) : satisfaction qu’un consommateur retire de la quantité totale de biens consommées. Plus la consommation est élevée, plus l’utilité totale est élevée.  L’utilité marginale (Um): variation de l’utilité totale suite à la consommation d’une unité supplémentaire. L’Um est positive, mais elle diminue au fur et à mesure que la consommation d’un bien augmente : l’utilité marginale est décroissante.
  69. 69.  Graphiquement. UT Um Q Q 6 L’UT augmente avec les quantités L’Um diminue avec les quantités APPROCHE CARDINALE
  70. 70. APPROCHE CARDINALE  Equilibre du consommateur dans le cas de deux biens Le consommateur maximise sa satisfaction lorsque les utilités marginales des biens pondérées par les prix sont égales compte tenu de la contrainte du budget. UmX Px =Umy Py R = XPx + YPy
  71. 71. APPLICATION : Un consommateur mesure la satisfaction que lui procure la consommation séparée de deux biens X et Y. le tableau suivant indique, pour chacun des deux biens, la valeur de l’utilité totale en fonction de la quantité consommée, avec :x et y : respectivement, nombres d’unités des biens X et Y. Ux et Uy : respectivement, utilité totale de X et utilité totale de Y. a. A partir du tableau, définir, calculer et représenter sur un même graphique les utilités totales et marginales des biens X et Y. b- L’individu, qui affecte la totalité de son revenu nominal Rl, à l’achat des biens X et Y, veut maximiser sa satisfaction, sachant que les biens X et Y ont le même prix unitaire égal à 2 dirhams (Px = Py = 2 dirhams) et que Rl = 18 dirhams, quelle combinaison de quantités des deux biens le consommateur doit-il choisir ? c- Déterminer les choix optimaux du consommateur sachant que Px = 2 dirhams, Py =3 dirhams et que le revenu nominal est successivement égal à 15 dirhams et 9 dirhams.
  72. 72. Le choix du consommateur : Approche ordinale
  73. 73. APPROCHE ORDINALE Dans le cadre de l'utilité ordinale, il est demandé au consommateur de pouvoir classer raisonnablement les biens ou paniers de biens en fonction de l'utilité apportée.
  74. 74. APPROCHE ORDINALE  Approche ordinale: courbes d’indifférence  Propriétés des courbes d’indifférence  Cas particulier de courbes d’indifférence.  Le taux marginal de substitution
  75. 75. COURBE D’INDIFFÉRENCE Paniers Nourriture Vêtements B 10 50 D 40 20 E 30 40 G 10 20 H 10 40 Tab. 3.1
  76. 76. U1 COURBE D’INDIFFÉRENCE Nourriture 40 30 20 10 10 20 30 40 Vêtements 50 G D E H B Fig. 3.2 - B, et D procurent la même utilité - on préfère E à B, et D - on préfère à H et G
  77. 77. COURBE D’INDIFFÉRENCE  La courbe d’indifférence représente l’ensemble des paniers de biens (X,Y) qui procurent le même niveau d’utilité au consommateur  Elle s’apparente à une courbe de niveau sur une carte topographique: la troisième dimension (Z) représente l’utilité
  78. 78. B A U2 U3 CARTE D’INDIFFÉRENCE Nourriture Vêtements U1 D On préfère le panier A à B et le panier B à D Fig. 3.3 À chaque courbe d’indifférence est associé un niveau d’utilité différent
  79. 79. PROPRIÉTÉS DES COURBES D’INDIFFÉRENCE  Pente négative: si on réduit la quantité d’un bien, il faut augmenter celle de l’autre pour conserver le même niveau d’utilité  Plus on s’éloigne de l’origine, plus le niveau d’utilité augmente (non saturation)  Deux courbes d’indifférence ne peuvent se croiser (transitivité)
  80. 80. DEUX COURBES NE PEUVENT SE CROISER U2 U1 Nourriture Vêtements A D B Fig. 3.4 UTA = UTB UTA = UTD Þ UTB = UTD ???!!!
  81. 81. PRÉFÉRENCES DES CONSOMMATEURS: CAS PARTICULIERS Substituts parfaits 4 3 2 Jus d’orange Jus de pomme 1 2 3 4 3 2 1 Fig. 3.6 Souliers droits Souliers gauches 1 2 3 1 Compléments parfaits
  82. 82. TAUX MARGINAL DE SUBSTITUTION  Le TMS entre X et Y correspond à la quantité de Y que l’on est prêt à céder pour obtenir une unité supplémentaire de X, tout en gardant le même niveau d’utilité: TMSxy =-DY DX
  83. 83. TAUX MARGINAL DE SUBSTITUTION Nourriture Vêtement s 16 A TMS = 6 1 2 3 4 5 14 12 10 8 6 4 2 B D E G -6 1 1 1 1 -4 -2 -1 TMS = 2 Fig. 3.5 TMSNV = -DV/ DN
  84. 84. LIEN ENTRE LE TMS ET L’UM Y - De A vers B on perd de l’utilité U2 U1 X A C B - Perte = -DY • UmY - De B vers C on gagne de l’utilité - Gain = DX • UmX - Or, Perte = Gain Þ -DY • UmY = DX • UmX DY Þ -DY/ DX = UmX /UmY Dx
  85. 85. LE TMS: CAS CONTINU  Soit une fonction d’utilité UT = f(X, Y)  UmX est la dérivée partielle de UT par rapport à X  UmY est la dérivée partielle de UT par rapport à Y TMSXY = dUT /dX dUT / dY = UmX UmY
  86. 86. LA CONTRAINTE BUDGÉTAIRE  Les choix de consommation dépendent des préférences et du pouvoir d’achat  Le pouvoir d’achat dépend:  du budget du consommateur  des prix de vente des biens
  87. 87. LA CONTRAINTE BUDGÉTAIRE (SUITE)  Supposons que le consommateur ait un revenu de 80DH et qu’il désire acheter de la nourriture (X) et des vêtements (Y):  Budget = 80DH  PX = 1DH et PY = 2DH B = PXX + PYY
  88. 88. LA CONTRAINTE BUDGÉTAIRE Panier Nourriture Vêtements Dépenses PX = 1 PY = 2 B = PXX + PYY A 0 40 80 B 20 30 80 D 40 20 80 E 60 10 80 G 80 0 80 Tab.. 3.2
  89. 89. LA CONTRAINTE BUDGÉTAIRE Vêtements Px = 1 PY = 2 B = 80 B/PY = 40 B = P X X + P Y Y X Y = + 80 2 Y B = - 40 1 Nourriture 20 40 60 80 = B/PX 30 20 10 0 A B D E G Fig. 3.10 P X Y X X P P Y Y 2 = -
  90. 90. LA CONTRAINTE BUDGÉTAIRE (SUITE)  Une variation du revenu  augmentation du revenu: la contrainte budgétaire se déplace vers le haut  diminution du revenu: la contrainte budgétaire se déplace vers le bas
  91. 91. LA CONTRAINTE BUDGÉTAIRE Nourriture Vêtements 40 80 120 160 80 60 40 20 0 40 = X + 2Y 80 = X + 2Y B = 160 160 = X + 2Y B = 80 B = 40 Fig. 3.11
  92. 92. LA CONTRAINTE BUDGÉTAIRE (SUITE)  Une variation des prix  augmentation (diminution) d’un des deux prix: la droite pivote et la pente change  augmentation (diminution) des deux prix: variation proportionnelle: la droite se déplace mais la pente demeure la même variation non-proportionnelle: la droite se déplace et la pente change
  93. 93. LA CONTRAINTE BUDGÉTAIRE Nourriture Vêtements 80 120 40 PN = 1 Fig. 3.12 40 Lorsque PN augmente à 2, la doite de budget devient plus verticale PN = 2 PN = 1/2 160 Lorsque PN diminue à 12, la doite de budget devient plus horizontale
  94. 94. Le choix du consommateur  Quelle quantité du bien x et du bien y le consommateur devrait-il se procurer? La combinaison qui lui permet de maximiser sa satisfaction tout en respectant sa contrainte de budget.  Comment identifier cette combinaison? La meilleure combinaison doit se situer  sur la droite de budget  sur la courbe d’indifférence accessible la plus élevée possible
  95. 95. LE CHOIX DU CONSOMMATEUR D Avec B = 80, le panier D est inaccessible U3 Nourriture Vêtements 20 40 80 40 30 20 0 Pv = 2 PN = 1 B = 80 Fig. 3.13
  96. 96. LE CHOIX DU CONSOMMATEUR Nourriture Vêtements 20 40 80 40 30 20 0 U1 B -10 +10 Pv = 2 PN = 1 B = 80 Le panier B appartient à la contrainte budgétaire, mais il n’est pas optimal car il ne se situe pas sur la CI disponible la plus éloignée. Fig. 3.13
  97. 97. LE CHOIX DU CONSOMMATEUR U2 A TMSNV =0 .5 Nourriture Vêtements 20 40 80 40 30 20 0 Pv = 2 PN = 1 B = 80 Fig. 3.13 PN/PV =0.5 Le panier A appartient à la contrainte budgétaire, et il se situe sur la CI disponible la plus éloignée. C’est donc le panier optimal !
  98. 98. PROPRIÉTÉS DU PANIER OPTIMAL  La pente de la droite de budget affiche la même pente que la tangente à la courbe d’indifférence. Nous savons que : X P y Pente dela droite debudget = P Pente dela tangente àlaCI TMS Y = = =-D X D
  99. 99. PROPRIÉTÉS DU PANIER OPTIMAL(SUITE) P TMS =-D Y = xy P Le prix personnel pour le consommateur du bien x exprimé en termes du bien y X y X D Prix sur le marché du bien x exprimé en termes du bien y = Ainsi, à l’optimum, Ce qui signifie que :
  100. 100. PROPRIÉTÉS DU PANIER OPTIMAL(SUITE)  Partout sur la courbe d’indifférence:  Or, à l’optimum (panier A):  Donc TMSxy= -DY DX =UmX Umy TMSxy= -DY DX = PX Py -DY DX =UmX Umy =Px Py
  101. 101. PROPRIÉTÉS DU PANIER OPTIMAL(SUITE)  En réarrangeant les termes nous obtenons qu’à l’optimum: UmX Px =Umy Py B = P XX + P YY
  102. 102. CHAPITRE 2 : LA THÉORIE DE LA DEMANDE
  103. 103. LA COURBE DE DEMANDE  Représentation graphique de la relation qui existe entre le prix d’un bien et la quantité demandée  Elle indique les quantités que les demandeurs sont prêts à acheter pour chaque niveau de prix  Elle indique aussi le prix maximum que les consommateurs sont prêts à payer pour chaque unité
  104. 104. LA COURBE DE DEMANDE (SUITE)  Loi de la demande la quantité demandée d’un bien diminue lorsque le prix augmente la demande est donc une fonction décroissante du prix D Quantité Prix P1 Q1 Déplacement le long de la courbe: si P diminue alors Q augmente P2 Q2
  105. 105. LA COURBE DE DEMANDE (SUITE)  Déterminants de la demande  prix du produit  prix des produits substituts et complémentaires  revenu des consommateurs  autres facteurs (goûts, anticipations,etc.) Qdx = f (Px , Ps, Pc, R,...)
  106. 106. LA COURBE DE DEMANDE (SUITE)  En définissant la courbe de demande, nous supposions que tous les déterminants autre que le prix du produit demeuraient constants: Qdx = f ( Px , P s, P c, R , ...)
  107. 107. UNE VARIATION DE PRIX – DEUX VARIATIONS DE QUANTITÉS 15 10 P 20 10 A 35 40 Qté P B A 20 40 Qté B D D 15
  108. 108. Comment expliquer ce phénomène? Les acheteurs des deux marchés ne réagissent pas de la même façon à une variation de prix. Les consommateurs du graphique de gauche sont moins sensibles aux variations de prix que ceux du graphique de droite. Problème : quelle est le degré de sensibilité de la demande suite à une variation du prix?. Solution : il faut une mesure de la sensibilité de la demande indépendante des unités de mesure de prix et de quantité : Les élasticités
  109. 109. DÉFINITION L’élasticité est une mesure de la sensibilité d’une variable par rapport à une autre. Un coefficient d’élasticité n’a pas d’unité de mesure. L’élasticité est une notion ponctuelle: elle se calcule pour un point précis.
  110. 110. Le signe obtenu du coefficient d’élasticité est très important. Un signe positif (+) implique que les deux variables étudiées varient dans le même sens. Un signe négatif (-) implique que les deux variables étudiées varient en sens opposé.
  111. 111. LL’’ÉÉLLAASSTTIICCIITTÉÉ--PPRRIIXX DDEE LLAA DDEEMMAANNDDEE L’élasticité-prix de la demande mesure la sensibilité de la quantité demandée (Qd) aux variations de prix (P) du bien, TCEPA. Elle se mesure comme la variation en % de la quantité demandée du bien divisée par la variation du prix en %.
  112. 112. ÉLASTICITÉ-PRIX DE LA DEMANDE EN UN POINT: P Q Ep = Q/Q = Q * P P/P D D D D
  113. 113. INTERPRÉTATION L’élasticité-prix nous indique de quel % varie la quantité demandée lorsque le prix varie de 1 %, TCEPA. La valeur du coefficient nous indique l’ampleur de la variation Le signe du coefficient nous indique les sens de la variation
  114. 114. EXEMPLE: Si Ep = -3: La quantité demandée diminue de 3% lorsque le prix augmente de 1% À l ’inverse, la quantité demandée augmente de 3% lorsque le prix diminue de 1%.
  115. 115. Les coefficients d’élasticité-prix de divers biens sont comparables entre eux. L’élasticité-prix de la demande est toujours négative (découle de la loi de la demande). Le long d’une courbe de demande, l ’élasticité-prix diminue (en valeur absolue) de gauche à droite.
  116. 116. CALCUL DE L’ÉLASTICITÉ-PRIX À PARTIR DE DEUX POINTS (CAS DISCRET) Ep = D Q/Q = D Q * ( ) ( ) ( ) / 2 Ep Q Q Q Q ( + ) / 2 = - 2 1 1 2 P 2 - P 1 P 2 + P 1 P Q P P/P D D
  117. 117. CALCUL DE L’EP À PARTIR DE LA FONCTION DE DEMANDE Lorsqu’on connaît l’équation de la fonction de demande, on utilise dQ/dP ( la dérivée de la fonction de demande par rapport au prix).
  118. 118. EXEMPLE: Soit Qd = 10 - 2P Þ dQ/dP = -2 Au point P = 2,50$ Þ Q = 10 - 2(2,50) = 5 L’élasticité-prix à ce point sera donc: Ep = - 2 • (2,50) / 5 = - 1
  119. 119. L'élasticité-prix de la demande varie entre différents points sur la demande. Elle peut varier de zéro à l'infini (en valeur absolue). On dit que la demande est: - Élastique si |Ep| > 1 - D’élasticité unitaire si |Ep| = 1 - Inélastique si |Ep| < 1
  120. 120. un bien dont la demande est inélastique au prix est un bien pour lequel il existe peu de substituts (ex: essence). un bien dont la demande est élastique au prix est un bien pour lequel il existe plusieurs substituts (ex: une marque particulière de lait).
  121. 121. GGrraapphhiiqquueemmeenntt Prix Ep = 0 (parfaitement inélastique) Quantité
  122. 122. GGrraapphhiiqquueemmeenntt Prix Ep = infinie (parfaitement élastique) Quantité
  123. 123. P Q Ep = Q/Q = D Q * P P/P D D D DQ/DP correspond à l’inverse de la pente de la courbe de demande (toujours négatif) Plus la pente est faible en valeur absolue (horizontale), plus la demande est élastique Plus la pente est élevée en valeur absolue (verticale), plus la demande est inélastique
  124. 124. LL’’ééllaassttiicciittéé--pprriixx ccrrooiissééee L’ élasticité-prix croisée (Ecxy) mesure la sensibilité de la quantité demandée d'un bien X suite à un changement dans le prix d'un bien Y, P Q D = Q D xy * P = Q / Q Ec x x P / P y x x y y y D D
  125. 125. X et Y sont deux biens : substituts si Ec > 0 complémentaires si Ec <0 La valeur du coefficient indique le degré de substituabilité ou de complémentarité.
  126. 126. EXEMPLE DE CALCUL  Supposons que Py affecte Qx de la façon suivante: Py1 = 10$ Þ Qx1 = 100 Py2 = 11$ Þ Qx2 = 107 ( ) ( ) ( ) ( ) 0,7 = - 107 100 /100 = - cxy = 11 10 /10 E Q Q /Q 2 1 1 P P / P 2 1 1 - -
  127. 127. L’ÉLASTICITÉ REVENU  Mesure la sensibilité de la quantité demandée d’un bien à une variation de revenu des consommateurs ER = D%Q D%R = DQ/ Q DR/ R = DQ DR ´ R Q
  128. 128. Si ER > 0 : Il s’agit d’un bien normal. Si [0,1] Þ bien essentiel Si >1 Þ bien de luxe Si ER < 0: Il s’agit d’un bien inférieur
  129. 129. Un bien normal est un bien pour lequel une hausse du revenu cause une augmentation de la demande de ce bien (un mouvement vers la droite de la courbe de demande). Un bien inférieur est un bien pour lequel une hausse du revenu cause une baisse de la demande de ce bien (un mouvement vers la gauche de la courbe de demande).
  130. 130. EXEMPLE DE CALCUL  Supposons que R affecte Qx de la façon suivante: R1 = 30 000$ Þ Q1 = 100 R2 = 33 000$ Þ Q2 = 105 ER = Q2 - Q1 ( )/ Q1 R2 - R1 ( ) / R1 = (105 - 100 )/ 100 (33000 - 30000) / 30000 = 0, 5
  131. 131. CLASSIFICATION DES ER  Bien normal  bien essentiel  bien de luxe ER > 0 0 £ ER £ 1  Bien inférieur ER > 1 ER < 0
  132. 132. RELATION ÉLASTICITÉ –RECETTE TOTALE DE L’ENTREPRISE  Recette totale RT C’est le chiffre d’affaire de l’entreprise: RT = P*Q  Recette moyenne RM C’est le chiffre d’affaire moyen: RM = RT/Q  Recette marginale Rm C’est le supplément de recette réalisé suite à la vente d’une unité supplémentaire. Rm = ΔRT/ΔQ
  133. 133. RELATION ÉLASTICITÉ RECETTE TOTALE DE L’ENTREPRISE  Exemple.  Qd = 10 - 4P  Calculons Ep à un prix de 1.00$: P = 1.00$ Þ Q = 6 Epd = -4 * 1/6 = -0,67 P Q Ep dQ d = ´ dP
  134. 134. Utilité de l’élasticité-prix de la demande Ep = D Qd % D Nous savons que d % P Si % ΔQd = % ΔP ® │Ep │ = 1 Gains = pertes ® RT est constante Si on se situe au point ou │Ep │ = 1, la recette totale est maximale Si % ΔQd > % ΔP ® │Ep │ > 1 Gains > pertes ® RT augmente Si on se situe sur la portion élastique de la demande │Ep │ > 1, une diminution du prix fait augmenter la recette totale. Si % ΔQd < % ΔP ® │Ep │ < 1 Gains < pertes ® RT diminue Si on se situe sur la portion inélastique de la demande │Ep │ < 1, une diminution du prix fait diminuer la recette totale.
  135. 135. CHAPITRE 3 :LA THÉORIE DE LA PRODUCTION:
  136. 136. QUE CHERCHONS-NOUS À COMPRENDRE? Le comportement du producteur Objectif ultime du producteur : maximiser ses profits sous sa contrainte de coûts Il faut donc comprendre:  Comment le producteur prend ses décisions: quels facteurs de production employés et en quelles quantités afin de minimiser les coûts?  Comment les coûts varient en fonction de la production?
  137. 137. LA TECHNOLOGIE DE PRODUCTION Qu’est-ce que la production? ↓ Transformation des matières premières et des biens intermédiaires en biens et services à l’aide de facteurs de production Quels sont les facteurs de production? ↓ le travail, i.e. l’ensemble des ressources humaines Þ L le capital, i.e. terrains, bâtiments, équipement Þ K
  138. 138. Comment exprimer le lien qui existe entre les facteurs de production et la quantité produite? ↓ La fonction de production Q= f (K,L) ● La fonction de production décrit la relation entre la quantité produite d’un bien et les quantités des différents facteurs nécessaires à sa fabrication. ● La fonction de production décrit ce qui est techniquement réalisable si la firme utilise de manière efficace ses facteurs de production.
  139. 139. À quoi la fonction de production servira-t-elle? ↓ Elle aide le producteur à choisir la quantité de K et L Mais les choix du producteur sont limités par l’horizon temporel envisagé Exemple : Ford veut augmenter la production 1) Embaucher davantage de travailleurs (↑L) : réalisable rapidement 2) Construire une nouvelle usine ou installer une nouvelle chaîne de montage (↑K) : peut nécessiter plusieurs années Il faut donc distinguer Court terme vs Long terme
  140. 140. 2. LA PRODUCTION À COURT ET À LONG TERME Long terme Tous les facteurs de production (K et L) sont variables. Horizon suffisamment long pour changer les capacités de production. Ex : modifier les technologies de production dans une usine. Q= f (K,L) Court terme Seul un facteur de production varie (L) tandis que l’autre est maintenu constant (K) ® K est fixe. Les capacités de production sont constantes. Variation de l’utilisation des capacités de production. Q= f (K ,L)
  141. 141. 3. LA PRODUCTION À COURT TERME Puisque Q= f (K ,L) la seule manière d’augmenter la production est d’augmenter L. ↓ Combien de travailleurs embaucher? Quelle quantité produire? Pour pouvoir répondre à ces questions, il faut déterminer comment la production augmente (ou diminue) quand le nombre de travailleurs augmente (ou diminue).
  142. 142. L K PT (Q) PM (Q/L) Pm ΔQ/ΔL 0 10 0 - - 1 10 10 2 10 30 3 10 60 4 10 80 5 10 95 6 10 108 7 10 112 8 10 112 9 10 108 10 10 100 Remarques: • La production totale (PT) Tab. 6.1 augmente avec le nombre de travailleurs. • Au début, la production totale augmente rapidement • Ensuite la croissance est plus lente. • Elle atteint un plafond à 112 unités lorsque la firme emploie 7 ou 8 travailleurs. • Elle baisse lorsque la firme augmente encore le nombre de travailleurs La production à court terme
  143. 143. Fig. 6.1  La production totale (PT) décrit l’évolution de la production en fonction de l’utilisation du facteur variable L PT = f (L) A ® B : La production augmente plus rapidement que le nombre de travailleurs. B ® D : La production augmente moins rapidement que le nombre de travailleurs. Croissance Décroissante 8 L Q 112 60 B Ph croissance Croissante Ph. 0 3 D A Ph. décroissance
  144. 144.  La productivité moyenne (PM) décrit l’évolution de la contribution moyenne du facteur variable L à la production PM= f(L) L =Q L Fig. 6.1 8 L 112 60 B 0 3 D A Q
  145. 145.  La productivité marginale (Pm) : variation de la production totale suite à l’ajout d’une unité de facteur variable. Reflète la contribution du travailleur additionnel à la production totale. Fig. 6.1 Pm = f’(L) Pm = ΔQ / ΔL La productivité marginale pour un point quelconque correspond à la pente de la tangente à ce point sur la courbe de production totale 8 L 112 60 B 0 3 D A Pm = dPT/dL C Pente = 0 Q
  146. 146. Remarques: 1. PM = Pm au point où PM atteint son maximum 2. Pm = 0 quand PT atteint son Maximum 3. Si Pm > PM, alors PM augmente 4. Si Pm < PM, alors PM diminue 5. Si Pm = PM, alors ΔPM =0 6. De 0 au point E: les rendements sont croissants: c’est la zone d’incitation. 7. Entre E et Pm=0 : les rendements sont décroissants: zone rationnelle ou économique. 8. au-delà de Pm=0: les rendements sont négatifs: zone non économique L Q 60 0 B C D 8 20 10 E 0 3 4 30 L 112 PM Pm PT Fig. 6.1
  147. 147. ►Pourquoi les courbes ont-elles ces formes? ► Pourquoi la PT n’augmente-t-elle pas toujours au même rythme que le nombre de travailleurs ► Pourquoi la Pm n’est-elle pas constante? ► Pourquoi la Pm augmente-t-elle pour ensuite diminuer? ↓ Loi des rendements marginaux décroissants À court terme, si on combine un facteur de production variable (L) à un facteur de production fixe (K), il existe un point au-delà duquel la production totale va croître à un rythme sans cesse décroissant (i.e contribution additionnelle suscitée par l’ajout de facteurs variables est de plus en plus faible ® la productivité marginale diminue). (voir exemple 1)
  148. 148. 4. LA PRODUCTION À LONG TERME Puisque les deux facteurs de production K et L sont variables: Q= f (K,L) Ceci signifie que la production peut être réalisée avec différentes combinaisons de K et L L K 1 2 3 4 5 1 20 40 55 65 75 2 40 60 75 85 90 3 55 75 90 100 105 4 65 85 100 100 115 5 75 90 105 115 120 Tab. 6.4
  149. 149. Que désire le producteur? • Choisir la combinaison optimale de facteurs (K*, L*) pour produire une quantité donnée au coût le plus bas • Choisir la combinaison optimale de facteurs (K*, L*) pour produire la plus grande quantité pour un coût donné La démarche? Développer un outil pour représenter la production dans un contexte de long terme (l’isoquante) Identifier les propriétés de cet outil Comprendre comment un facteur de production peut être substitué à un autre tout en maintenant constant le niveau de production Vérifier comment la production évolue quand tous les facteurs de production augmentent dans les mêmes proportions
  150. 150. L’isoquante Une isoquante est le lieu des points représentatifs des combinaisons de K et L qui permettent d’obtenir le même niveau de production L 5 3 2 A D 1 2 3 Q = 75 F K Note : Comme il existe un certain degré de substituabilité entre les facteurs de production, cette isoquante est appropriée dans le cas d’une fonction de production Cobb-Douglass.
  151. 151. Les propriétés des isoquantes 1. Chaque isoquante est associée à un niveau de production donné. 2. Plus le niveau de production est élevé, plus l’isoquante correspondante est éloignée de l’origine 3. Les isoquantes ont une pente négative : pour que le niveau de la production soit constant, quand le capital employé baisse, il faut utiliser plus de main-d’oeuvre. 4. Les isoquantes ne se coupent jamais.
  152. 152. Nous savons qu’il faut augmenter K si L diminue pour maintenir la production constante Question Si le nombre de travailleurs diminue de 1, combien d’unités de K faut-il ajouter pour maintenir le niveau de production constant. En d’autres termes, à quel taux pouvons-nous substituer un facteur de production à un autre? Solution ↓T aux marginal de substitution technique (TMST)
  153. 153. Fig. 6.5 Que représente le TMSTLK ? Le TMSTLK mesure le nombre d’unités d’un facteur de production que l’on doit ajouter ou retrancher afin de maintenir le niveau de production constant, après avoir retranché ou ajouté une unité de l’autre facteur de production. (Cas discret i.e quand on ne possède pas la fonction de production. On dispose uniquement d’observations) TMSTLK = 2 C 1 2 3 4 5 L K 5 3 2 1 -2 1 1 -2/3 TMSTLK = 2/3 Q1 = 75 A B D TMSTLK = - ΔK / ΔL
  154. 154. 5. LES RENDEMENTS À L’ÉCHELLE Nous savons qu’à long terme tous les facteurs de production sont variables ↓ On pourrait donc changer le niveau de production en changeant l’échelle de production, c’est-à-dire en faisant varier tous les facteurs de production dans les mêmes proportions ↓ Question À quel rythme la production augmente-t-elle si tous les facteurs de production augmentent dans les mêmes proportions? La production va-t-elle augmenter proportionnellement, plus que proportionnellement ou moins que proportionnellement ? ↓ Réponse Tout dépend des rendements à l’échelle
  155. 155. Que représentent les rendements à l’échelle? La réaction de la production à un accroissement simultané de tous les facteurs de production (K et L) dans une même proportion Les rendements à l’échelle peuvent être :  Constants  Croissants  Décroissants La nature des rendements d’échelle peut être déterminée en étudiant l’homogénéité de la fonction de production.
  156. 156. LA THÉORIE DES COÛTS THÈMES ABORDÉS:  Les différents coûts de l’entreprise  Coût Total « CT »  Le coût moyen  Le coût marginal  exemple
  157. 157. Au chapitre précédent, nous avons analysé la technologie de production de la firme: la transformation de matières premières et de biens intermédiaires en biens et services à l’aide de facteurs de production. ↓ Mais l’objectif ultime du producteur est de maximiser ses profits sous sa contrainte de coûts ↓I l faut donc à présent analyser les coûts auxquels fait face le producteur
  158. 158. LE COÛT TOTAL « CT » Rappel : Le court terme est le lapse de temps durant lequel certains facteurs de production restent fixes (K), tandis que d’autres sont variables (L) Facteurs fixes → Coûts fixes Facteurs variables → Coûts variables À court terme, une firme qui souhaite augmenter son volume de production peut y parvenir uniquement en embauchant davantage de travailleurs puisque son stock de capital est fixe. Coût total = Coût fixe total + Coût variable total CT = CF + CV
  159. 159. Coûts fixes, coûts variables Coûts fixes : coûts indépendants du volume de production. La firme doit les assumer même si elle cesse de produire. Ex : loyer, assurances, impôt foncier, permis, intérêt sur le capital emprunté, frais fixes de téléphone, amortissement … Coûts variables : coûts qui varient en fonction du volume de production. Ex : salaires, coût des matières premières, énergie, impôt sur chiffre d’affaire …
  160. 160. … encore des mesures de coûts CT Coût moyen (CM) = -------- Q CF CV Coût moyen (CM) = -------- + -------- Q Q Coût moyen (CM) = CFM + CVM Le CM représente donc le coût total de chaque unité produite.
  161. 161. … et encore des mesures de coûts ΔCT Coût marginal (Cm) = -------- (cas discret) ΔQ dCT Coût marginal (Cm) = -------- (cas continu) dQ Cm = coût de produire une unité supplémentaire Puisque dans un contexte de court terme certains coûts sont fixes, ils restent donc inchangés suite à l’augmentation de la production. Seuls les coûts variables seront affectés. Ainsi, Cm = variation du CVT = variation du CT
  162. 162. Quantité CF CV CT Cm CFM CVM CTM 0 50 0 1 50 50 2 50 78 3 50 98 4 50 112 5 50 130 6 50 150 7 50 175 8 50 204 9 50 242 10 50 300 11 50 385 Tab. 7.1 Exemple: compléter le tableau suivant et représenter les courbes du CT, CMT, CMV et Cm
  163. 163. Tab. 7.1 Quantité CF CV CT Cm CFM CVM CTM 0 50 0 50 - - - - 1 50 50 100 50 50 50 100 2 50 78 128 28 25 39 64 3 50 98 148 20 16.7 32.7 49.3 4 50 112 162 14 12.5 28 40.5 5 50 130 180 18 10 26 36 6 50 150 200 20 8.3 25 33.3 7 50 175 225 25 7.1 25 32.1 8 50 204 254 29 6.3 25.5 31.8 9 50 242 292 38 5.6 26.9 32.4 10 50 300 350 58 5 30 35 11 50 385 435 85 4.5 35 39.5
  164. 164. Q $ 400 300 175 100 CT CVT 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 CFT 50 $/Q Q 75 50 25 Cm CTM CVM 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 Remarques: Fig. 7.1 Cm < CVM Þ CVM diminue Cm = CVM Þ CVM est minimum Cm > CVM Þ CVM augmente Cm < CTM Þ CTM diminue Cm = CTM Þ CTM est minimum Cm > CTM Þ CTM augmente
  165. 165. Le Cm est d’abord décroissant, atteint un minimum puis augmente ↓ Pourquoi? ↓ À cause de la loi des rendements marginaux décroissants! Nous savons que : Cm = ΔCT/ΔQ Comme à court terme K est fixe tandis que L est variable, une variation dans le coût total est forcement attribuable à une variation de la quantité de facteur L utilisée. ΔCT = PL ΔL Divisons par ΔQ des deux côtés : ΔCT/ΔQ = PL ΔL/ΔQ Puisque ΔCT/ΔQ = Cm et que PmL = ΔQ / ΔL Alors, Cm = PL / PmL Le Cm est inversement proportionnel à la productivité marginale
  166. 166. THÉORIE DES MARCHÉS: CAS DU MARCHÉ DE CONCURRENCE PURE ET PARFAITE. THÈMES ABORDÉS  Les différents types de marché  Les caractéristiques d’un MCPP  L’équilibre du marché et de l’entreprise à court terme.  Équilibre de LT  Exemples
  167. 167. TYPES DE MARCHÉ Acheteurs 1 Peu + Vendeurs 1 peu + Monopole bilatéral Monopole contrarié monopole Monopsone contrarié Oligopole bilatéral oligopole monopsone oligopsone CPP Cmonopolistiq
  168. 168. 1. QU’EST-CE QU’UN MARCHÉ EN CPP? Un marché en concurrence pure et parfaite respecte les hypothèses suivantes: 1. Atomicité: Un grand nombre d'acheteurs et de vendeurs, tous de petite taille par rapport à la taille du marché. Aucun vendeur ni acheteur ne peut influencer le prix de vente par une action individuelle. 2. Homogénéité: Le produit vendu est homogène (non différencié). Les biens offerts par l’ensemble des firmes en présence sont de parfaits substituts. L'acheteur est indifférent quant au choix du vendeur.
  169. 169. 3. Absence de barrières à l’entrée et à la sortie: De nouvelles firmes peuvent entrer sur le marché si elles identifient la possibilité de réaliser des profits économiques. Elles peuvent également en sortir si elles enregistrent des pertes économiques. 4. Fluidité: Mobilité complète de tous les facteurs de production . 5. Transparence: Information complète et parfaite. Les consommateurs connaissent les caractéristiques et les prix de tous les produits sur le marché. Exemples : Certains marchés agricoles, les marchés boursiers, les marchés monétaires internationaux
  170. 170. 2. ÉQUILIBRE DU MARCHÉ ET DE L’ENTREPRISE À COURT TERME. Aucun vendeur ni acheteur ne peut influencer le prix de vente par une action individuelle. Le prix de vente est donc déterminé par l’interaction de la totalité des offreurs et des demandeurs sur le marché. ↓ La firme est «price-taker» ↓ La firme peut vendre n’importe quelle quantité au prix du marché. Par contre, elle ne vendra rien si elle exige un prix supérieur au prix du marché ↓ La demande à la firme est parfaitement élastique
  171. 171. P Q P Demande à la firme représentative La firme ne choisit donc pas son prix de vente. Toutefois, elle va tenter de maximiser ses profits en choisissant le niveau optimal de production. O D Q d Marché Fig. 8.2
  172. 172. CHOISIR LE NIVEAU DE PRODUCTION En concurrence pure et parfaite RT = P * Q RM = (P*Q)/Q RM = P Rm = dRT/dQ Rm = P La règle de maximisation des profits Rm = Cm devient en CPP P = Cm La firme doit donc choisir le niveau de production qui respecte P=Cm
  173. 173. q P RM = Rm Cm q1 q* q2 P A B Si la firme produit tel que Cm > P ↓La firme réalise une perte sur les unités entre q* et q2 : les profits diminuent Si la firme produit tel que Cm < P ↓L a firme se prive des profits qu’elle pourrait réaliser sur les unités entre q* et q1 : les profits diminuent La firme maximise donc ses profits à q* i.e. lorsque P = Cm Fig. 8.3
  174. 174. Profits = RT – CT RT = oabq* CT = odcq* Profits = abcd Remarque : Les profits diminuent pour toute quantité supérieure ou inférieure à q* q P RM = Rm Cm Profits économiques q* P CTM CVM a b d c o (voir exemple 1) Fig. 8.3
  175. 175. En résumé Quand le prix du marché (et donc la demande à la firme) diminue, la firme qui veut maximiser ses profits doit réduire sa production. Si P < min CVM ® La firme ne doit pas produire, car elle doit assumer (S de F) les CF et une partie des CV Si P = min CVM ® La firme doit produire. Elle couvre les CV, mais pas (SdeF) les CF. Comme elle doit assumer les CF de toute manière, il est préférable de continuer à produire à court terme. (S de F)) Si min CTM > P > min CVM ® La firme doit produire, car elle couvre ses (S de R) (S de F) CV et une partie des CF. Si P = min CTM ® Les profits économiques sont nuls (S de R) (S de R) Si P > min CTM ® La firme réalise des profits économiques positifs. (S de R) (voir exemple 2)
  176. 176. Fig. 8.6 L’OFFRE À CT D’UNE FIRME EN CPP Nous savons comment une firme détermine sa production, mais d’où provient la courbe d’offre de CT d’une firme en CPP? q P Cm q0 q1 q2 P3 P0 P2 P1 P0 q3 La firme représentative détermine sa production telle que P = Cm Mais, si P < min CVM, i.e P < seuil de fermeture alors Q = 0 La courbe d’offre de CT d’une firme en CPP correspond à la portion du Cm qui se situe au-dessus du seuil de fermeture
  177. 177. L’OFFRE À CT DU MARCHÉ L’offre du marché représente la quantité totale qui sera produite par l’ensemble des firmes à chaque niveau de prix. Puisque la quantité offerte par chaque firme est déterminée par la portion du Cm au-dessus du min du CVM, la somme horizontale des Cm (au-dessus du min du CVM) de toutes les firmes va donc déterminer la production réalisée par l’ensemble des firmes Il s’agit donc de faire la somme des quantités offertes (somme sur Q) pour toutes les firmes individuelles pour chaque niveau de prix.
  178. 178. Qx Px 642 Qx Px Qx Px Firme 1 Firme 2 Firme 3 4 5 6 4 6 8 1 5 642 Firme 1 + Firme 2 + Firme 3 = Offre du marché 9 16 23 9 Fig. 8.9 (voir exemple 3)
  179. 179. L’ÉQUILIBRE DE LONG TERME Une hypothèse importante de la CPP : Fluidité Si la firme réalise des profits à CT : (1) entrée de nouvelles firmes sur le marché et (2) les firmes déjà existantes produiront davantage ↓ Hausse de l’offre du marché ↓ Baisse du prix d’équilibre ↓ Baisse de la demande à la firme représentative ↓ Baisse des profits de la firme représentative ↓ Le processus se poursuit jusqu’au moment où plus aucune firme n’est incitée à entrer sur le marché, i.e. lorsque les profits économiques sont nuls
  180. 180. Équilibre de long terme Profits économiques nuls E3 E2 E1 D Qe1 P1 P2 Cm CTM CVM O1 Q O2 O3 P3 Comportement de la firme représentative Marché q1 q2 q3 Qe2 Qe3
  181. 181. En résumé • Il y a entrée de nouvelles firmes tant qu’il y a des profits économiques • Il y a sortie de firmes tant qu’il y a des pertes économiques • Les firmes cessent d’entrer et de sortir du marché dès que les profits économiques sont nuls. À long terme, en CPP : - les profits économiques sont nuls - P = min du CM - Les consommateurs paient le plus bas prix possible (voir exemple 4)
  182. 182. Exemples
  183. 183. Exemple 1 La fonction de coût total d’une firme est donnée par l’équation suivante: CT = 10 + 2Q2 Si la firme évolue dans un contexte de CPP et que toutes les autres firmes sur le marché affichent un prix de 20$ 1) Quel prix la firme devrait-elle exiger? 2) Quelle quantité devrait-elle produire afin de maximiser ses profits? 3) Quels seront ses profits?
  184. 184. Réponses : 1) En CPP, la firme ne peut pas choisir son prix. Elle doit adopter le prix du marché, soit 20$. 2) Règle de maximisation des profits : P = Cm Cm = dCT/dQ = 4Q Donc les profits sont maximisés si 20 = 4Q, donc Q = 5 3) Profits = RT – CT Profits = (5*20) – [10 + 2(5)2] Profits = 100 – 60 Profits = 40
  185. 185. Exemple 2 La fonction de coût total d’une firme est donnée par l’équation suivante: CT = 250 + Q2 Si la firme évolue dans un contexte de CPP et que toutes les autres firmes sur le marché affichent un prix de 10$ 1) Quelle quantité devrait-elle produire afin de maximiser ses profits ou de minimiser ses pertes? 2) Quels seront ses profits ou ses pertes si la firme prend une décision optimale?
  186. 186. Réponses: 1) Règle de maximisation des profits : P = Cm Cm = dCT/dQ = 2Q. Donc les profits sont maximisés si 10 = 2Q, donc Q* = 5 2) CFT = 250 et CVT= Q2 CVM = CVT/Q = Q2/Q = Q Si Q = 5, alors CVM = 5 Puisque P > CVM, la firme a intérêt à produire 5 unités Profits = RT – CT = 50 - [250 + 52] → Pertes = 225 La décision optimale de la firme est de produire 5 unités même si elle doit assumer des pertes car, les pertes avec production (225$) sont inférieures aux CF à assumer (250$) si elle cesse sa production.
  187. 187. Exemple 4 Alain Crevable inc. est une firme familiale spécialisée dans la réparation de pneus de tous genres. Les fonctions de demande et d’offre du marché sont les suivantes : Qd = 480 – 2P Qo = 160 + 3P La fonction de coût total de la firme est la suivante : CT = 12 + 8q +4q2 1) Trouver le prix et la quantité d’équilibre du marché. 2) Quelle quantité produira la firme représentative en supposant qu’elle souhaite maximiser ses profits? 3) Combien de firmes cette industrie compte-t-elle? 4) Trouver les seuils de rentabilité et de fermeture 5) Quels sont les profits réalisés par la firme représentative? 6) Comment le marché s’ajustera-t-il à long terme? Combien y aura-t-il de firmes?

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