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Presentación Cathalina Sánchez 2 de marzo

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Palabras en la tesis doctoral de Cathalina Sánchez Escobar en la Université Marseille III

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Presentación Cathalina Sánchez 2 de marzo

  1. 1. Soutenance de la thèse de doctorat de MademoiselleCathalinaSánchez “Le Rôle du Juge en Amérique Latine au dix-neuvièmeSiècle entre tradition Latino – Americaine et Influenceétrangers”. École de Sciences Juridiques et Politiques de L´UniversitéPaul Cézanne Aix Marseille III. (Bogotá, Mars 2, 2012)Pour : Gonzalo A. RamírezClevesTraducción. Adriana CelyBonjour à tous. En premier lieu, je souhaite remercier vivementL’Ecole deSciences Juridiques et Politiques de L´ Université Paul Cézzane AixMarsaille–III et à son corps directif, pour la possibilité qui m’est donnéeaujourd’hui de participer de cette cérémonie de soutenance de thèsedoctorale.Je souhaite présenter mes sincères salutations aux jurys et rapporteurs dece travail de thèse dont nous écouterons la soutenance, et mesremerciements au professeur Eric Gasparini, co-directeur de la thèse,pour avoir accompagné cette initiative de co-tutelle réalisée avecl’Université Externado de Colombia. Je voudrai aussi remercier MonsieurOswaldo Pérez, représentant de l’Université Externado de Colombia enFrance dans la soutenance de la thése .Nous sommes sûrs qu’avec des projets de ce type, des liens académiquesde plus en plus forts seront tissés entre les deux universités, et que desprofesseurs et des étudiants pourront effectuer des stages de recherche etdes séjours académiques. Ils pourront aussi mener à bien des projetsconjoints de recherche tels que celui qui nous réunit aujourd’hui.Je veux aussi saluer Mademoiselle CathalinaSánchez Escobar, à qui jesouhaite une bonne soutenance de son excellent travail de recherchedoctorale. Je ne doute pas que son travail, une fois publié, sera uneprécieuse contribution à l’étude de l’histoire du droit et plus spécialementà l’étude de l’identification des flux et des échanges idéologiques qui sesont produits au dix-neuvième siècle entre la France et l’Amérique Latine.Ces échanges et flux idéologiques auxquels je fais référence ont été àl’aube d’une révolution des idées politiques mais aussi de la penséjuridique, que nous constatons toujours aujourd’hui à travers des notionstelles que le « pouvoir constituant », « Souveraineté populaire »,« séparation des pouvoirs », « Etat de droit », « principe de légalité »,« principe d’égalité » ou la notion même de « représentation ». Tous cesconcepts d’origine française ont contribué à alimenter les idées libéralesqui ont été à la base de notre indépendance.En Colombie, jusqu’à une époque récente, on disait : “quand il pleut surParis, à Bogotá on ouvre son parapluie”. Cette phrase donne une imageassez fidèle de ce qui a été le lien de fraternitéet même de
  2. 2. correspondance qui existe entre la France et la Colombie jusqu’à nosjours. Ce lien a peut-être eu ses racines dès le moment même de ladécouverte des terres américaines et la période coloniale qui a suivi, c’est-à-dire dans les quatre siècles où les européens, les indigènes, les noirs, les« mulatos », les «métis » ont donné lieu à toute cette diversité culturelle etethnique qui caractérise le continent américain. Mais l’influence françaises’est accrue dans notre continent et particulièrement en Colombie dès lafin du dix-huitième et le début du dix-neuvième siècle. Le siècle desLumières, le dix-huitième, et le siècle des Révolutions- le dix-neuvième,nous ont montré la direction de Paris et de la France tout entière à traversles personnages de Voltaire, de Montesquieu, de Diderot et D´Alambertavec leur grandiose ouvrage de l’encyclopédie.Ce n’est pas par hasard que le premier trait révolutionnaire qui a vu lejour à la Nueva Granada fut la traduction des Droits de l’Homme et duCitoyen faite par Antonio Nariño en 1794. Ceci est cité encore aujourd’huidans les écoles, comme l’un des plus déterminants qui ont poussé à notreindépendance, et qui lui ont coûté plusieurs années dans la prison deCàdiz à leur traducteur Antonio Nariño. Les idées libérales de division despouvoirs et de contrôle du pouvoir véhiculées par l’arrivée en Amériqued’ouvrages tels que « L’esprit des Lois » de Montesquieu, ou les notions de« souveraineté nationale » de Benjamin Constant ou de « pouvoirconstituant » de l’abat Sièyes, ont été repris dans la conceptualisation dela liberté qui a été à l’origine de l’idéologie durant tout le processusd’émancipation lors de notre première indépendance (entre 1810 – et1816 -).Antonio Nariño, Camilo Torres et Francisco José de Caldas ont suivi deprès ces auteurs français. La lecture le leurs ouvrages ont largementfaçonné leur pensée profonde, même si d’après quelques-uns, le climat etla géographie propre du continent américain ruinait le développement dela flore et de la faune, tel qu’a été à un moment suggéré parl’eurocentristeGeorge Louis Leclerc, Compte de Buffon, ans sonHistoirenaturelle, générale et particulière.Après l’indépendance définitive face au joug espagnol, obtenuefinalement le 7 août 1819 (Mille huit cent dix neuf) durant la Bataille deBoyacá et malgré la déception et le déclin des idées libéralesmaladroitement mises en œuvre à la veille de ce grand événement, cesidées françaises n’ont pas été mises au placard. Bien au contraire. Bienqu’elles aient été largement questionnées et pendant la Terreur avecRobespierre, et pendant l’Empire Napoléonien, dont le projetexpansionniste et guerrier a mis en doute le processus révolutionnaire enEurope et en Amérique, le lien fort entre l’Europe et l’Amérique acontinué à se tisser tout au long du dix-neuvième siècle. Certainshistoriens contemporains ont commencé à conceptualiser ce lien avecl’idée de l’histoire du monde Atlantique, une espèce de lecturebraudelienne sur les influences, les échanges et les relations entre les
  3. 3. deux continents et surtout sur le flux et les échanges d’idées qui ont eulieu à la fin du dix-huitième siècle et le début du dix-neuvième et qui ontété à l’origine des révolutions et des systèmes démocratiques etrépublicains.D’un point de vue juridique, les échanges réciproques et les influencesidéologiques entre la France et l’Amérique sont perçues à travers lanotion même de Constitutionnalisme. Cette notion a eu, certes, uneorigine nord-américaine basée sur l’idée de convenant, mais lapromulgation des premières constitutions étatiques juste après àl’indépendance de des Etats Unis en 1776, ont eu aussi, d’un point de vueidéologique et politique, une source française.Ce lien entre la France et les Etats Unis est perçu à travers la lecture desouvrages d’auteurs tels que Mably qui publia, en 1784, Le gouvernementet lois des États d ´Amérique. De même, la lecture des écrits de Condorcetqui en 1797traduisit la Constitution Fédérale Américaine. Nous pensonsaussi à La Fayette et à Thomas Jefferson qui ont participé des guerresd’indépendance ou ont été témoins des changements révolutionnaires àl’intérieur de leurs pays respectifs.Pour revenir à l’idée de Constitution, le premier concept moderne quil’illustre apparaît dans l’article seize de la Déclaration des Droits de L´Homme et du Citoyen selon lequel : « Toute société, dans laquelle lagarantie des droits n´est pas assurée, ni le séparation des pouvoirsdéterminée n`a point de constitution”.Du point de vue du droit civil, l’influence du droit français est perçue àtravers la Codification napoléonienne, arrivée en Colombie grâce à AndrésBello, l’un des grands maîtres qu’a eu Simon Bolivar.Dans le domaine du droit administratif, la France apportera le cadre del’organisation politique et institutionnelle pris comme modèle par lesindépendantistes. Ce modèle repose évidemment sur l’organisationpolitique et territoriale de l’Etat Colombien, mais aussi sur l’adoption, parla Colombie, d’institutions telles que le Conseil d’Etat, l’adoption de l’idéedu juge légaliste et tout le système bureaucratique en lui-même.La thèse que Mademoiselle CathalinaSánchez Escobar, “Le Rôle du Jugeen Amérique Latine au XIX Siècle : entre tradition Latino Américaineet influences étrangers”, reprend une problématique complexe, car ellese propose étudier tout un siècle d’histoire, le dix-neuvièmesiecle, ainsique tout un Continent : le continent Latino-Américain. C’est direl’ambition de ce travail sur l’extension géographique et temporaire.MademoiselleSánchez étudie avec minutie les enquêtes sur l ´implicationdu juge, sur son rôle dans la configuration des Etats Nations Latino-Américains au dix-neuvième siècle. Elle essaye de montrer l’incidence del’appareil juridictionnel (justice et juges) face à la configuration des
  4. 4. Nouveaux États au dix-neuvième siècle afin de vérifier son articulation,son fonctionnement et sa fonctionnalité dans les nouvelles sociétésrépublicaines.Pour faire son étude,Chatalina se rattache principalement à la périodecomprise entre 1821 et 1853, car c´est dans cette période que destransformations importantes apparurent dans le domaine de la justice.Sa thèse doctorale essaye de répondre aux questions suivantes : (i) les juges ont-ils eu un rôle important dans la configuration des États – Nations en Amérique Latine? et (ii) Quelle a été l’implication dans ce processus de l´ influence du modèle juridique français?Afin de répondre à ces questionnements, Mademoiselle Sánchez diviseson travail en deux parties : la première partie est orientée à présenterl´implication des juristes dans la consolidation des nouveaux États latino– américains depuis la période coloniale et jusqu’à l’indépendance, dansun processus de ruptures et de continuités qui permettra d’aboutir à laconsolidation d’un Etat Nation autonome.La deuxième partie est dédiée à l’étude de la circulation des modèlesétrangers dans la formation du droit.Mademoiselle Sánchez finit son écrit en appliquant son étude à l’influencede la doctrine civiliste française en Amérique Latine, ainsi que laréception du modèle du droit administratif français.Pour réaliser son travail de recherche, mademoiselleSánchez nousapporte un fonds documentaire extrait des archives nationaux et desbibliothèques colombiennes et françaises,ainsi qu’une étude desjournaux, des constitutions, des lois, des décisions, des rapports defonctionnaires et des chroniques de l´époque.La réponse au problème juridique qu’elle se pose dans son travail estl’existence d’un processus d’influence entre les lieux de production et leslieux de réception. MademoiselleSánchez propose la thèse selon laquelle“la théorie juridique en Amérique latine n ´est pas une simple copie, ouune construction caractérisée par son originalité pure, mais un processussymbiotique où se mêlent les théories et les concepts existants dans lesendroits de production et les besoins existants dans les lieux de réception.Ceci aboutit à la production d’un droit nouveau et d’une théorie nouvelle,manifestées notamment à travers l’interprétation de la dogmatique localeet la création judiciaire qui accueille des théories et des concepts forains,particulièrement français, et les adapte aux besoins locaux.
  5. 5. A ce travaille on peut toutefois lui critiquer son extension assez vaste dupoint de vue temporaire (un siècle) et géographique (un continent) ausujet des réceptions et des influences produites entre la France etl’Amérique latine. Mais MademoiselleSánchez explique le rôle des jugessur le processus de réception des théories françaises en Amérique Latine,tout en synthétisant des théories, des écrits d’auteurs, d’écoles de pensée.Cette démarche représente une contribution à l’étude de l’histoire dudroit, mais aussi de la philosophie du droit, théorie juridique, droitadministratif et droit civil sont présent dans cette étude.Je remercie à nouveau à l’Université Paul Cézanne Aix Marseille III et auprofesor Eric Gasparini pour l’invitation qui m’a été adressée à participerde cette cérémonie. Merci encore à MademoiselleSánchez pour avoirvoulu que je sois son co-directeur au nom de l’Université Externado deColombia, par intermédiation du professeur José LuisBenavides.Finalllement Je tiens de remercier a mon amie Adriana Celyque m ´a aidée dans la traductiont de ce texte.Je félicite la candidate au grade de docteur. Durant ces années on estdevenu des amis et des collègues. Je me suis instruit en lisant son travailet sa curiosité académique m’a interpellé. Aujourd’hui culmine une étapepour Cathalina, une démarche qui lui a pris plusieurs années de travail, desacrifices, et qui en ce jour verront leur récompense.

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