A propos des photos de Mc Minville (condensé tentative d’étude de 2005)
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RETRO : RETOUR SUR MC MINNVILLE
Patrice SERAY
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Les négatifs confiés au magazine « Life » ne fur...
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Klass a la conviction intime qu’un truquage expl...
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Les défenseurs argumentent eux sur le fait que l...
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Des analyses de Maccabee ressort également que, ...
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Sur ce cliché :
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En fait cette révélation importante provient d’u...
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un pouvoir réfléchissant quasi-identique à une ...
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Colorisé selon le même procédé que le cliché n°...
A propos des photos de Mc Minville (condensé tentative d’étude de 2005)
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Imaginons sous cet angle…
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PATRICE SERAY - RETRO : RETOUR SUR MCMINNVILLE

  1. 1. A propos des photos de Mc Minville (condensé tentative d’étude de 2005) 1 RETRO : RETOUR SUR MC MINNVILLE Patrice SERAY Rappel des faits : Mc Minnville (USA) est une petite ville de l’état Oregon. A une quinzaine de kilomètres de cette ville, au sud-ouest réside un couple, les Trent. Nous sommes le 11 mai 1950 et il est 19h30 (HL). Le temps est couvert. Mme Trent est actuellement occupée à nourrir ses lapins lorsque, levant machinalement la tête, elle aperçoit une masse sombre dans le ciel. L’objet vole vers l’ouest dans un silence absolu. Aussitôt elle interpelle son mari qui est à l’intérieur de la ferme. De là ils observent le curieux engin survolant leur ferme. Ce dernier se déplace lentement et ils songent alors immédiatement à le photographier. Pour ce faire Monsieur se précipite vers sa voiture où se trouve son appareil photo. Malheureusement ce dernier s’avère être à l’intérieur de la maison. Paul Trent court de nouveau et revient avec le précieux appareil déjà chargé. Il ne reste que deux ou trois clichés à prendre avant de finir la pellicule. Pendant ce laps de temps, l’objet se rapproche un peu plus. Il est fort net, très brillant, voir argenté et n’émet toujours aucun bruit. Le premier cliché sera réalisé alors que l’engin inconnu bascule légèrement. Au même instant Paul Trent sentit : « comme une bouffée de vent ». L’objet accélère alors et vire vers le nord-ouest. Trente secondes plus tard, la seconde photographie est prise, alors que l’artefact semble prendre de plus en plus de vitesse pour disparaître vers l’ouest. L’ufologie alors naissante, s’enrichit de deux clichés spectaculaires ! Madame Trent n’aura finalement observé ce curieux engin qu’un court laps de temps puisqu’elle se précipita à l’intérieur de la maison pour avertir sa belle-mère (qu’elle ne trouva pas !). En ressortant elle aperçut furtivement l’objet disparaissant au lointain. La suite : Ce n’est que lors de la fête des Mères que le film sera terminé puis développé peu de temps après. Paul Trent parlera alors de son observation à des amis en appuyant son témoignage sur les deux photographies du phénomène. Cependant il demeurera discret de peur (selon lui) : « ...d’avoir des ennuis avec le gouvernement et d’être embêté par la publicité. » Hélas, mille fois hélas pour lui, un journaliste entend parler de l’affaire et dès le 8 juin le « Téléphone Register » de Mc Minnville publia à la une les deux clichés des Trent. Bill Powell, le journaliste, raconte dans son article qu’il trouva les négatifs : « ...à même le sol, en dessous d’un bureau, près des enfants qui venaient de jouer avec. » ! L’importance du cas est indéniable et les Trent se virent qualifiés d’une crédibilité à toute épreuve de la part de nombreuses personnalités de la ville. A la suite de ce premier article, bien local, des journaux plus prestigieux comme ceux de Portland et de Los Angeles publièrent les documents troublants. Le 26 juin le magazine « Life » fit de même. Une publicité sûrement trop importante pour les Trent ? L’émission de télévision « We the people » les accueillit également sur le plateau, ce qu’acceptèrent volontiers les Trent !
  2. 2. A propos des photos de Mc Minville (condensé tentative d’étude de 2005) 2 Les négatifs confiés au magazine « Life » ne furent jamais rendus aux témoins. Après plusieurs mois de recherches la commission Condon les retrouva auprès de l’agence « International News Photo Service ». Analyse des clichés. Cette première analyse est celle de la commission Condon. Les clichés n’ont pas été trafiqués ! A leurs « lectures » nous nous apercevons que l’Ovni est loin d’être symétrique et en comparant les deux objets et plus particulièrement leurs positions respectives, il semble bien, qu’il s’agisse de la même chose et qu’un simple basculement modifie sa forme. Nous nous réservons d’y revenir plus loin ! Les spécialistes du Comité Condon constatent aussi qu’aucun mouvement de rotation n’existe sur les photographies que grâce à la position de « l’antenne » ou « tige » se trouvant sur la partie supérieure du disque. Sur place, l’authenticité prend du galon (toujours selon Condon) puisque, à la vue des lieux, les experts s’aperçoivent que l’objet partait vers la gauche (donc dans la trajectoire indiquée dans le témoignage des Trent) et que Paul, le mari, a été contraint de se déplacer vers la droite pour prendre le second cliché. L’ensemble cadre donc ! L’hypothèse d’une maquette est un instant envisagée puis abandonnée. Nous y reviendrons également. La conclusion de W.K Hartmann (expert de la commission Condon) est plus tranchante encore : ce dernier confirme la présence d’un engin de grande taille, soit d’une dizaine de mètres de diamètre, à environ 400 mètres des témoins lors des prises de vues. Condon conclut alors ainsi son rapport d’analyses des clichés de Mc Minnville : « C’est un des quelques rapports d’OVNI dans lequel tous les facteurs étudiés, qu’ils soient géométriques, psychologiques et physiques sont en parfait accord avec l’hypothèse selon laquelle un extraordinaire objet volant argenté, métallique, en forme de disque, d’une dizaine de mètres de diamètre et évidement artificiel, a été observé par deux témoins. » Voila de quoi donner un poids retentissant au cas Mc Minnville et une preuve robuste à l’ufologie naissante de l’époque ! Même si ce même rapport ajoute un peu plus loin « On ne peut pas dire qu’il faille éliminer totalement l’hypothèse d’une maquette... » Les sceptiques s’en mêlent... Empêcheurs de tourner en rond, briseurs de rêves, les sceptiques sont cependant indispensables si nous désirons faire avancer la casuistique et l’épurer ! Il va sans dire que leur travail, dans un sens ou un autre, apporte des lettres de noblesse à « notre » ufologie. Si le rapport Condon n’a pas trouvé dans l’affaire de Mc Minnville de faille importante, l’hypothèse d’une maquette reste latente. Deux de ces sceptiques, « ennemis jurés d’une présence ET en visite chez nous », s’intéresseront de près à ce cas unique et devenu sans coup férir un pilier de la « certitude » d’une présence d’ailleurs. Philip J. Klass publia un ouvrage particulièrement piquant en 1974 (UFO’s Explained, ed. Random House) Reconnaissons d’emblée que si leurs arguments sont quelques peu fallacieux, ils sont également incontournables et méritent d’être connus.
  3. 3. A propos des photos de Mc Minville (condensé tentative d’étude de 2005) 3 Klass a la conviction intime qu’un truquage explique les photographies de Mc Minnville. Ici, cette conviction est, pour nous, remarquable, même si ce dernier semble s’être trompé dans «l’objet » même du truquage ! De son analyse il ressort les points suivants (ici l’essentiel pour ne pas surcharger un texte déjà long !) - Les témoins se rendirent rapidement compte de l‘importance de l’observation puisque la pensée première était de prendre l’appareil photo. Cet argument ne pèse pas lourd ! - Le film resta quelques temps dans l’appareil avant son développement. Ce détail est plutôt curieux si nous tenons compte de la remarque première. - Ensuite, les Trent montrent les clichés obtenus à des amis. (Ralph et Franck Wortman – banquiers locaux) et se sont ces derniers qui convainquirent Paul de remettre les clichés au journaliste local. Cela va à l’encontre d’un désir de « tranquillité » contrairement à ce que les témoins avaient alors déclaré ! - Les clichés furent découverts à même le sol, Ce qui va aussi à l’encontre d’une certaine importance de l’observation ! - Dans le témoignage cité dans l’article du journal local, les Trent affirmèrent qu’ils étaient tous les deux dehors. - Sur une station d’onde locale (KMTC) on apprend que seule Madame était dehors (voir notre narration en début de texte, du témoignage généralement admis) et qu’elle perdit beaucoup de temps à chercher son mari qui était dans la maison. Nous noterons pour notre part que cette même Madame Trent devait aller avertir sa belle- mère....Que devient-elle ? - Klass nous apprend ensuite que Madame Trent avait déjà été témoin d’apparitions insolites et ce à trois reprises ! A cette époque (nous aurions aimé en savoir plus !) nous citons : « On ne l’avait pas crue ».... ! Nous reviendrons sur ce « détail » très piquant... - D’après Robert Sheaffer (ex-programmeur attaché a la NASA) il existe un « hic » important concernant les circonstances des prises de vues. En effet il note que si l’appareil photo était dirigé vers le nord lors des prises de vues, les ombres sur le mur du garage (à gauche sur notre reproduction) indiquent manifestement que les clichés furent réalisés le matin ! Soit peu après le lever du soleil (vers 07h30) et non à 19h30....Hartmann qui avait également noté ce fait l’interpréta quant à lui comme étant une réflexion de la lumière du soleil couchant sur un soir brumeux. Or, cet argument est balayé par les renseignements des services météorologiques du National Weather Records Center d’Asheville que P. Klass contacta illico. Au soir du 11 mai 1950 il n’y avait pas de nuages en haute altitude qui auraient pu provoquer cette réflexion citée par Hartmann ! Au contraire, le ciel était parfaitement limpide ! A contrario, le matin même de l’observation alléguée des Trent, il existait bien un léger brouillard local. C’est ce qu’indiquent les clichés... Sur ces énoncés nous ne pouvons conclure. Le doute persiste. Les clichés ont-ils été pris le matin ou le soir ? Il est curieux que « nos » témoins affirment qu’il s’agissait du soir alors que les conditions météo n’offraient en rien ce qu’impliquent les clichés. A moins que...
  4. 4. A propos des photos de Mc Minville (condensé tentative d’étude de 2005) 4 Les défenseurs argumentent eux sur le fait que les Trent n’accordaient aucune importance particulière à leur observation, et quand bien même cela serait l’inverse, qu’ils pensaient avoir eu à faire à une démonstration d’engin militaire secret. Ce fait expliquerait à lui seul, la crainte des témoins de parler de l’observation. Exit le dépôt des clichés au journal local ou les diverses interventions sur les ondes locales et à la télévision...Un témoignage et un comportement aussi ténébreux que le fond des clichés... La divergence des heures est balayée par les Ufologues y voyant une authentique observation exceptionnelle d’OVNI, par le fait que les Trent n’ont pas particulièrement fait attention à l’heure et qu’ils évoquèrent l’affaire près d’un mois après. C’est ainsi que le soir, comme condition de prise de vues, fut retenu suite à de vagues souvenirs...Sans commentaires. Analyses, suite... Le cas de Mc Minnville suscita encore bien des passions. En 1976 deux autres ufologues américains firent le point sur ces clichés. Il s’agit de Bruce S.Maccabee et de William H. Spaulding. Le premier se livra à des mesures photo- grammétriques et photométriques sur les négatifs. L’objectif avoué de ces mesures était de vérifier les affirmations de Hartmann et concernait la partie supérieure de l’objet photographié qui apparaissait plus claire que le reste de l’objet. Agrandissement le l’objet : Nous discernons la partie supérieure objet des analyses de Maccabee.(photo 2) Hartmann concluait ainsi que la brillance excessive était due à une diffusion de la lumière dans l’atmosphère. Il confirma donc que l’engin devait se trouver à une distance de 1300 mètres et renvoya l’hypothèse de la maquette suspendue à un fil invisible vers des cieux improbables. Maccabee conclura, quant à lui, que le bas de l’objet était aussi brillant qu’une surface blanche sans émettre de lumière par lui-même. Gardons bien cela en mémoire ! Nous conseillons aux lecteurs de lire le rapport complet de Maccabee pour plus de détails (« On the possibility that the Mc Minville photos show a distant unidentified object ». Cufos Conférence 1976 pp 152 à 163). La conclusion de Maccabee (2) confirme que les photos des Trent ont été prises le matin et non le soir ! Qu’ensuite, les ombres attestent que les clichés ont été réalisés rapidement l’un derrière l’autre et non avec un décalage de plusieurs minutes comme l’avait alors indiqué Sheaffer.
  5. 5. A propos des photos de Mc Minville (condensé tentative d’étude de 2005) 5 Des analyses de Maccabee ressort également que, vu les conditions des prises de vues, l’objet était lumineux par lui-même puisque la réflexion est supérieure à 100% ce qui est impossible à moins d’admettre : « que cet objet était lumineux par lui-même ou qu’il était parfaitement transparent. ». Ce qui reviendrait à dire que nous voyons un objet sombre sur les deux photos mais il serait soit lumineux soit transparent …selon Maccabee.. !!! Afin de démontrer et d’affirmer cette constatation, il réalisa une maquette transparente et en déduisit que la lumière reflétée était de l’ordre de 20 à 40% plus brillante que la partie inférieure alors que sur la première photographie elle était tout juste de 5% ! Il conclut alors qu’aucun modèle réduit ne pourrait donner ce que les clichés indiquent puisqu’une maquette transparente ne peut donner un « éclat métallique » comme l’indique le second cliché. Les déductions de Maccabee amènent donc à penser qu’il s’agissait d’un engin distant, même s’il garde une certaine prudence en admettant que cette démonstration et ses analyses ne sont pas nécessairement exactes. Nous ne comprenons pas ce raisonnement !!! W. H. Spaulding découvrit pour sa part, des éléments intéressants à l’aide d’un logiciel de traitement image, il constate que sur la première photo aucun fil n’est visible. Les contours renforcés de ce cliché nous montrent comme un liseré sur son côté droit (flèche) ce qui conforte (peut-être) l’autre hypothèse… Le second cliché, également retouché montre des détails sur le bas de l’objet. Là aussi aucun fil visible. D’après Spaulding même un fil très fin (0,01 mm et à trois mètres) aurait été visible après un tel traitement. La seconde analyse concerna un renforcement par coloration artificielle des documents. (voir « ufology and the digital computer : the Trent photographs revisited” pp. 234-250). Il en ressort une répartition des couleurs uniforme sur le premier document et des teintes plus foncées au centre de l’objet par rapport à son pourtour. Toujours à propos des phots des Trent, il ne me semble pas que les "rayures" soient toutes dues aux éraflures sur les négatifs !
  6. 6. A propos des photos de Mc Minville (condensé tentative d’étude de 2005) 6 Sur ce cliché : - 1 = pivot du rétroviseur. - 2 = coque enserrant le miroir. - 3 = rebord de sertissage englobant le miroir. - 4 = miroir Notons : Personne ne semble avoir soulevé le trait horizontal sous « l’ovni » qui ressemble à une rayure ou fêlure… Ce cliché particulier (voir ci-dessus) est révélateur en ce qui concerne la forme de l’objet photographié. Il nous sera d’une utilité très précieuse pour la suite que nous désirons donner à cette affaire. De là Spaulding conclut que l’objet ne pouvait pas être un nuage, un avion, un ballon-sonde ou un truquage effectué à l’aide d’un frisbee ou une assiette etc... Ces analyses disent également et confirment que l’heure de la prise de vue devait être située entre 07h30 et 08h00 le matin, ce qui contredit une fois encore le témoignage des Trent ! L’étude des ombres portées et de l’azimut du soleil (entre 22 et 25°) prouvent ce simple fait puisque les ombres, que ce dernier produirait, seraient les mêmes que celles constatées sur les clichés. Voila un point ne souffrant d’aucune contestation. Pourtant, à notre connaissance, aucune revue ufologique ne soulève ce problème singulier encore aujourd’hui ! Ensuite il affirme que l’objet devait être grand (entre 20 et 30 m) et donc à grande distance de l’appareil photo des Trent. Il aurait été intéressant d’établir un tableau de correspondance des distances et taille de l’objet, chose quasi impossible car nous n’avons pas tous les éléments nécessaires à notre disposition (type de pellicule, focale utilisée etc…) - Ce qui répond un peu à vos questions... Conclusion : Il s’agit d’un objet de consistance solide. Nous sommes d’accord ! L’analyse confirme un profil caractéristique ! Lequel ? Un ovni ? Ou autre chose ? Contrairement à l’affirmation qui nous précise que les photos ont été prises à peu de temps d’intervalle, Spaulding voit dans ses analyses et grâce à l’importance des ombres existantes sur les clichés, que ceux-ci ont été réalisés avec un décalage de plus ou moins cinq minutes. Ce qui ne gène en rien notre hypothèse, bien au contraire... Enfin, et plus révélateur : « Le pouvoir réflecteur de la surface de l’objet est le même que celui qu’on peut prévoir pour une surface de métal poli. » En résumé de ce dossier épineux, Maccabee est prudent alors que Spaulding est convaincu de la réalité des photographies. Autres infos... épistolaires Une plaquette d’informations éditée par le GEPAN en février 1979 affirme (page 31) : « Un des deux clichés pris le 11 mai 1950 par un habitant de Mc Minville (Oregon) aux Etats-Unis. Ce cas a été examiné en détail par la commission Condon qui s’appuya sur les résultats de mesures photométriques pour conclure à l’authenticité apparente. Pourtant une récente contre expertise faite au GEPAN semble bien démontrer qu’il s’agit en fait d’une maquette suspendue à un fil (invisible sur le cliché «
  7. 7. A propos des photos de Mc Minville (condensé tentative d’étude de 2005) 7 En fait cette révélation importante provient d’une étude de C Poher. Nous nous sommes donc adressés à lui. Voici le message que nous lui avons transmis par BAL. « Monsieur Poher bonjour. Je me permets de vous importuner un instant. Actuellement j'étudie le cas de Mc Minnville (Oregon-USA) et les deux photographies des témoins Trent. Dans la plaquette d'informations datant de février 1979, le GEPAN indique : texte "Que penser des photographies d'Ovni ?" en page 31, que manifestement ces clichés sont dus à une maquette suspendue à un fil (invisible sur le cliché). Cette information proviendrait de vous. Confirmez-vous cela ? Est-il possible d'en savoir plus sur vos analyses concernant ces dits clichés ? Je rejoins quelque peu vos conclusions mais en incluant autre chose qu'une maquette suspendue à un fil (invisible). Dans l'attente de votre réponse et restant à votre disposition si vous désirez en savoir plus sur nos travaux par la suite et sur ce cas bien précis, acceptez mes salutations les meilleures. » En retour, fort aimablement M. Poher nous répond : « Monsieur, Oui, je crois me souvenir de l'analyse de ces photographies, mais je n'ai pas conservé le détail de ce travail (il est au GEPAN), donc je ne peux guère que faire appel à ma mémoire. Donc, si mes souvenirs sont exacts, il y a deux photos où on voit un ovni de jour sous une paire de fils électriques. Et des bâtiments latéralement, dont un avec un réservoir. 1 - On agrandit les photos et l'on trace, sur chacune, la verticale locale passant par la pointe supérieure de l'ovni, par exemple au moyen d'une parallèle à un côté du réservoir ou du mur d'une construction visible sur la photo. Il faut une verticale correcte, sinon procéder par essais successifs. 2 - Ensuite on mesure deux longueurs A et B le long de cette droite verticale : A = Pointe ovni - Fil électrique inférieur B = Fil inférieur - fil électrique supérieur On obtient, avec deux photos, quatre valeurs A, A' et B, B' en millimètres. 3 - Si A/A' = B/B' c'est que le fil de suspension avait la même longueur entre les deux photos. Donc si le fil est "possible" c'est que c'était un fil. 4 - le point d'attache du fil de suspension est évidemment le point de rencontre de la verticale tracée avec l'un des fils électriques. Il suffit ensuite de repérer un détail sur les fils électriques, qui ne sont pas rectilignes (je crois me souvenir d'une sorte de pliure partielle d'un fil ou d'angle peu prononcé). Alors vous recommencez en mesurant la position C et C' de la pliure en question par rapport au point où la verticale atteint le fil en question. 5 - Alors vous trouvez, en plus C/C' = A/A' = B/B', mais c'est du superflu. Enfin, il me semble que c'est ce que j'avais fait en 1976. Cordialement, C. POHER 15 septembre 2004. Merci à M Poher bien entendu. Alors ? Un objet matériel ? Certainement ! Mais alors lequel ?
  8. 8. A propos des photos de Mc Minville (condensé tentative d’étude de 2005) 8 Feu Renaud Leclet, excellent collaborateur du Cnegu, nous avait indiqué avoir trouvé un article intéressant dans une ancienne revue. Dans le n° 416 de la revue « Science et Vie » (mai 1952) se trouve un petit entrefilet indiquant qu’aux Etats-Unis des essais sont entrepris avec des réservoirs largables en caoutchouc. Mieux qu’un long discours, voici la reproduction du cliché joint avec l’article en question. Nous pouvons effectivement trouver une certaine ressemblance avec l’objet de Mc Minnville. Sauf qu’il y a deux excroissances sur ces objets là ! Comme le largage est possible d’avion...Mais alors les Trent l’auraient immanquablement vu tomber ! Même au loin ! Sans compter qu’un tel essai (ici supposé) aurait été extrêmement dangereux. En outre, deux photos auraient été possibles ? Ici plus de questions surgissent que de réponses. A contrario, cette information est utile à retenir au cas où... Histoire d’une hypothèse. En premier lieu force est de constater que les experts ne sont nullement au diapason. L’un indique un objet de 10 mètres de diamètre et à 30m des témoins (Hartmann) et d’autres un diamètre de 20 à 30m pour une distance objet-témoin d’environ 800m à 2000m ! Avouons qu’il est pratiquement impossible d’obtenir une distance ou un diamètre plus ou moins réels sans repères bien précis. Si Condon n’exclut pas l’hypothèse d’une maquette comme étant la responsable des clichés obtenus, la plupart des analyses semblent confirmer l’impossibilité de cette exégèse. Aucun fil visible notamment, ce qui est l’argument le plus souvent repris pour contredire ce fait précis. Des analyses des uns et des autres, un seul et unique fait semble incontestable, celui que chacun désire mettre en avant ! Si l’un doute, les résultats iront dans ce sens, et si l’autre désire y voir un plausible OVNI, les analyses pencheront par interprétation vers ce postulat. Divers éléments sont d’une importance capitale dans ce dossier. Nous en voulons pour preuve les analyses particulièrement intéressantes de Maccabee et Spaulding. Si nous acceptons ces résultats et si nous désirons justifier notre tentative explicative, nous nous devons de fournir des faisceaux de cohérences acceptables. D’abord le motif : pourquoi les Trent auraient fabriqué un faux ? Dans quel but ? Nous savons grâce à Klass que Madame Trent fut le témoin de plusieurs observations fugaces. Ceci provoqua dans son entourage immédiat des rires et des quolibets qu’elle n’accepta sûrement pas. Elle confirme également que les objets ainsi vus allaient trop vite pour en prendre une photographie. D’autres éléments sont curieux : Les Trent se rappellent avec force de précisions de la date des prises de vues (11 mai 1950) et indique un horaire de 19h30-45 ! Or, les analyses contredisent cela : 07h30 et 08h00 le matin ! Et comme cela ne suffit pas, la météo de ce jour est implacable puisque nous apprenons que le soir, horaire allégué des prises de vues, il n’existait aucun nuages. Le ciel était parfaitement clair ! En revanche le matin même du 11 mai quelques légers brouillards (nuages ?) locaux étaient présents ! Nous avons vu plus haut que les clichés nous montrent la présence de quelques nuages…
  9. 9. A propos des photos de Mc Minville (condensé tentative d’étude de 2005) 9 Ce que nous constatons sur les clichés des Trent confirme donc la présence de brouillard latent voir plus probablement de nuages et donc une prise de vue effectuée le matin. Comment ne pas s’interroger sur cette contradiction flagrante ! Des témoins se souvenant d’une date très précise mais indiquant un horaire erroné ? Matin ou soir ? Les témoins affirment le soir...Pourquoi un tel écart Quoiqu’il en soit ce « détail » est utile pour le développement ultérieur de l’affaire. En effet, imaginons que les Trent aient fabriqué une maquette ou suspendu autre chose (nous verrons quoi plus loin), le mieux était de le faire le matin alors que régnait un léger brouillard, ce qui permet de camoufler encore mieux un fil hypothétique. Ne nous attardons pas sur les autres incohérences du témoignage. Nous savons qu’à force de rabâcher, les témoins se mélangent un tantinet. Seul le fait d’avoir retrouvé les négatifs à même le sol est certainement notable. Maccabee, en modifiant l’analyse d’Hartmann en vient à supposer que le bas de l’objet devait être « aussi brillant que peut l’être une surface blanche sans émettre de lumière par elle-même » Ce point est sensiblement confirmé là aussi par d’autres analyses : « ...cet objet était lumineux par lui-même ou qu’il était parfaitement transparent ». De là ressort : que l’objet était de consistance solide. Que le profil de l’engin révèle une forme de disque avec un relief caractéristique ! Cette conclusion est bien vague. Que signifie relief caractéristique ? Celui d’une « soucoupe volante ? D’une maquette ? D’autre chose ? Cette affirmation ne veut rien dire sans plus de précisions. Le pouvoir réfléchissant de la surface de l’objet est le même que celui qu’on peut prévoir pour une surface de métal poli. Nous ne voyons pas dans cette affirmation particulière une quelconque preuve d’un disque volant d’origine inconnue. En revanche cela cadre avec notre hypothèse en devenir. Enfin pour conclure cette première partie de notre article nous nous devons de vous présenter rapidement le fameux cas de Wedel (Hambourg) représentant un cliché quasi-similaire ( !) réalisé par un certain Walter Schilling le 07 mars 1977 vers 14h. Patrick Gross (son site « Les ovnis vu des près ») eu la gentillesse de nous transmettre quelques infos via son site. Lui indique une date du 03 mars et non du 07 ! Voici avec son autorisation (réponse sur notre bal du 14 septembre 2004) un extrait : « En fait, Michael Heseman, un personnage allemand fortement controversé auteur d'ouvrages et textes sur les OVNIS "comme journaliste, pas comme ufologue," (dit-il) admet dans son livre "Le mystère des objets volants non identifiés", 1998) que W.Schilling lui avait envoyé une bonne douzaine de « photomontages primitifs »en 1981 et 1983. En Juin 1982 Heseman avait déjà pris connaissance de l'opinion du Ground Saucer Watch: la photographie montre un modèle réduit. Il n'était pas facile d'entrer en contact avec Schilling en 1984, parce qu'il était dans un hôpital psychiatrique suite à des poursuites pour inconduite sexuelle, cependant, il semble que le 11 août 1983, il ait rencontré Michael Heseman et lui ait dit que la photographie est celle d'un petit modèle réduit qu'il a fabriqué et photographié, ajoutant que c'était "une excellente plaisanterie, mon ami." Pas de fil visible ! Juste une maquette ! Voila qui infirme les déclarations tonitruantes de Spaulding ? Que nenni, ce qui prévaut à un cas ne s’applique pas forcement à un autre ! Le fait de ne pas percevoir de fil ne prouve en rien son absence. En revanche revoici l’hypothétique maquette... Il fallait que cela soit dit non ?
  10. 10. A propos des photos de Mc Minville (condensé tentative d’étude de 2005) 10 L’histoire rétro... Si une maquette suspendue à un fil (invisible sur les clichés) ne satisfait finalement personne, cela est du essentiellement au manque certain de pouvoir réfléchissant de la dite maquette même transparente. Ce qui n’exclut certainement pas un possible truquage. Le tout est de savoir avec quoi ! Et nous revoilà au point de départ, la vision d’un documentaire ou furtivement nous apercevons un camion militaire. En soi aucun rapport à première vue. Cependant notre camion nous montre...son rétroviseur ! Nous sommes partis à la chasse au rétroviseur. La photographie (que nous vous soumettons ci-après) du rétroviseur n’est certainement pas le modèle exact. Mais prouve à l’évidence que notre idée n’est pas aussi folle que cela. Fébrilement nous avons longuement ré-étudiés les éléments fournis et rassemblés par Michel Bougard. Reprenons la photo colorisée du GSW et traduisons notre pensée : En 1 : Pivot du rétroviseur. En 2 : Boitier récepteur du miroir. En 3 : Liseré de sertissage. En 4 : Miroir proprement dit du rétroviseur. En 5 : Jamais noté par les ufologues, un rayure (?) ou cassure sur le miroir. Son travail de compilation est exemplaire. Précisions et arguments aussi bien contre que pour y figurant en bonne place. De quoi travailler sereinement ! Premier constat plutôt étrange : Le cliché n°1 est sensé nous montrer l’objet arrivant au-dessus de la ferme de nos témoins. Il a alors l’aspect d’un disque dont nous voyons nettement la face inférieure uniforme. Le second nous montre l’objet s’éloignant sous l’aspect d’une forme circulaire avec des bords biseautés plus aplatis. Si nous acceptons les déclarations des témoins, l’objet en s’éloignant aurait dû être plus petit que sur le cliché n°1 ! Or, il n’en est rien ! Si nous calquons la position de l'objet sur un dessin du cliché 2, nous avons 14° d’écart entre le premier cliché et le second. Un décalage du photographe sur la droite de la photo 1 de quelques mètres seulement et Trent réalise le second cliché (accroupi ? comme le suggère peut-être la photo 2 englobant un meilleur champ de vision). En effet d’une photo à l’autre l’objet semble s’éloigner ! Nous avons le sentiment contraire en regardant les deux clichés… Les photos peuvent très bien suggérer que le témoin photographe s’est déplacé de quelques mètres pour la réalisation du second cliché (voir la maison notamment). Comment un objet s’éloignant peut-il être plus grand qu’à son arrivée ? Reprenons le cliché obtenu suite à une coloration artificielle afin d’en renforcer les détails. Trouvons les similitudes. (voir cliché n°1) Vu sous cet aspect cette photographie prend une autre dimension. Sur le cliché ainsi obtenu et en couleurs, nous discernons même un liseré sphérique parfait, signe incontestable qu’un élément (le miroir ?) est emboîté à l’intérieur du rebord ! Nous comprenons beaucoup mieux certaines affirmations induites par les analyses des uns et des autres. Nous y retrouvons bien un objet aussi brillant qu’une surface blanche (le miroir), une caractéristique (ici qui prend enfin son sens) incluant
  11. 11. A propos des photos de Mc Minville (condensé tentative d’étude de 2005) 11 un pouvoir réfléchissant quasi-identique à une surface de métal poli (ici encore le miroir qui donne exactement cette impression). Ajoutons que nous comprenons aussi le sens de la phrase de Maccabee « ...un objet lumineux par lui-même ou qui était parfaitement transparent ». L’effet produit par un miroir donne exactement cette idée. Les indices de réflexion correspondent également puisque Maccabee indique dans son rapport d’analyses que si le sol reflète environ 15% à 30% de la lumière et que l’objet possédait une luminosité supérieure à cela (100% selon ses calculs), cela revient à dire qu’un miroir renverrait la totalité de la lumière qu’il reçoit. C’est bien le cas. L’augmentation de cette lumière proviendrait du mur du garage peint récemment (à l’époque) en blanc. Si les 100% paraissent impossibles à obtenir avec une maquette (d’où une des raisons de l’invalider !), en revanche un objet lumineux par lui- même ou renvoyant grâce à une surface polie la lumière ambiante cadre parfaitement avec les constatations de Maccabee. Encore une fois un miroir de rétroviseur semble un candidat solide. Voila pour le second cliché, le plus révélateur finalement de notre exégèse. Le premier cliché, quant à lui, est certainement le même rétroviseur. La forme est là aussi conforme, même s’il semble n’avoir qu’un lointain rapport avec le rétroviseur probable de la seconde photo L’effet de perspective en est seul responsable. Les Trent avaient manifestement du temps devant eux. Prenant deux photographies afin de « clouer le bec » des railleurs qui déplurent certainement beaucoup à Madame, nous avons là l’explication des cinq minutes maximum séparant les deux photos. Voir plus même. Les ombres confirment bien qu’un certain laps de temps est passé entre la première prise de vue et la seconde. De plus réaliser un tel document se devait d’être fait dans une discrétion la plus grande possible, et un matin est le moment le plus opportun. C’est du moins ce que nous pourrions être en droit de penser. Ces « arguments », nous en sommes conscient, ne convaincrons jamais les adeptes de véritables photographies de « soucoupes », mais induisent une suspicion notable. La problématique ici est d’obtenir des éléments de preuves que nous ne pouvons en l’état actuel fournir. Que dire de l’aspect du « disque », identique à la matière froide et en plastique (donc non réfléchissant !) formant « la coupole » Imaginons l'objet sous cet angle !!
  12. 12. A propos des photos de Mc Minville (condensé tentative d’étude de 2005) 12 Colorisé selon le même procédé que le cliché n° 1, le document second est extraordinaire lui aussi. La partie supérieure est révélatrice de certaines accointances avec un axe central de rétroviseur comme l’indique l’agrandissement ci-contre. La flèche du haut semble nous montrer l'axe de rotation pour réglage d'un rétroviseur. A ce niveau de développement il est intéressant de constater qu’il existe une similitude incroyable entre ce cliché particulier des Trent et celui qu’on nous présenta comme étant une preuve absolue de la dite affaire de Mc Minnville, la photographie prise par un pilote militaire près de Rouen. Un cliché qui tombe à pic en somme... (Il ne s'agit ici et malgré mes affirmations que d'une hypothèse de travail.) Au royaume des similitudes...
  13. 13. A propos des photos de Mc Minville (condensé tentative d’étude de 2005) 13 Il est simplement dommage que nous n’ayons aucune information complémentaire sur ce cliché. Malgré divers appels et malgré les affirmations d’une personne certifiant avoir des précisions intéressantes à propos du cliché de Rouen et alors que nous lui demandions de nous les fournir en vue d’études comparatives avec les clichés de Mc Minnville, nous sommes toujours dans l’attente... En revanche si nous nous amusons à superposer les deux clichés nous nous apercevons immédiatement d’une grande similitude…dans un sens comme l’autre d’ailleurs ! OVNI ? Rétroviseur ? Même cliché mais retouché ? Je ne sais pas Revenons à l’objet de notre article. Si l’hypothèse d’une maquette construite par l’un des témoins a été écartée pour les raisons que nous savons, les éléments donnés par les analyses nous sont bien précieux ! Nous avons vu qu’avec un peu de logique bien des similitudes trouvent réponses en écho avec l’hypothèse de l’utilisation d’un rétroviseur comme source probable des photos en question. Lorsqu’autant d’éléments commencent à s’assembler avec autant de concordances, c’est que nous ne sommes pas loin d’avoir raison. Alors ? Fil ou non ? Le cliché intégral devrait nous révéler, (selon la méthode Poher), un indice : Nous avons cherché les meilleurs clichés sur internet. Certains sont extirpés du rapport Condon. Cliché n°1. En arrière plan nous trouvons les fils de la ligne électrique ainsi que son poteau. En haut du cliché, les deux lignes plus sombres sont des fils à linge. Si une maquette (ou un rétroviseur) est bien suspendue, l’indice que nous devrions trouver est soit un léger trait partant des fils à linge vers le « dôme » de l’engin, soit une pliure, même discrète, sur le fil en question. (photo extraite du rapport Condon) Au passage, ce qui motiva les Trent à la réalisation des dites photographies est suffisamment évident. Une observation ( ?) que livrent à deux amis, nos témoins ! Des rires voir des quolibets qui vexèrent nos futurs photographes ! Le désir de fournir une « preuve concrète ». « Non ! Nous n’avons pas rêvé, voici des photos ! ». Mais l’affaire se corse puisque les clichés tombent dans les mains d’un journaliste. Effectuant son métier avec un maximum de sérieux, ce dernier édite à la « Une » de son journal l’histoire fabuleuse des Trent. Les voila propulsés sur le devant de la scène, involontairement (là nous y croyons volontiers) et avec l’impossibilité de revenir en arrière. D’après la méthode Poher nous devrions trouver l’amorce d’une cassure, devant se situer dans l’axe de l’objet supposé ! Si le fil reliant le fil de linge est invisible cela n’a finalement rien de bien sorcier. Les fils de pêche, transparents au demeurant, la mauvaise sensibilité des films d’antan et les conditions atmosphériques (ciel brumeux et nuageux) expliquent largement cela. Reste à confirmer sur le second cliché, toujours selon les exemplaires les plus « propres » que nous ayons jusqu’à là trouvés. (D’après Condon). Nous nous devons de soumettre, et notre hypothèse et nos doutes. Rien ne vient confirmer ce point particulier (cliché 1 ou 2) juste des présomptions. Il n’y a rien de tel sur l’autre photo ! Le fil vertical est à rejeter ? Reste l’hypothèse d’un fil oblique ce qui est le plus logique pour un objet que l’on fait osciller en pendule. Là encore nous trouvons un indice...curieux...Une sorte de pliure sur le fil. Il est vrai que l’agrandissement et la qualité du cliché laissent à désirer. Sur le site de Maccabee, figurent également deux très bonnes photographies. Que nous révèlent- elles ?
  14. 14. A propos des photos de Mc Minville (condensé tentative d’étude de 2005) 14 Des indices nous laisseraient à penser qu’en fait le point d’attache de notre « soucoupe » américaine se situe sur le premier fil (celui situé en bas et donc plus proche de l’objet incriminé) ? En ce cas cela impliquerait que les Trent aient utilisé le balancement probable du rétroviseur ainsi tenu pour obtenir les deux clichés saisissants que nous connaissons. Nous indiquons sur nos clichés reproduits ci-dessus, le point supposé d’attache. L’endroit d’attache est le même, un effet perceptible de pliure existe bel et bien. L’origine est donc là ? La méthode préconisée par Claude Poher est donc à la fois juste et fausse ? Si ce dernier indique que nous devrions trouver la source du supposé fil dans l’axe de l’engin photographié, le résultat est peu probant. A contrario en supposant que le rétroviseur a été relié au fil à linge inférieur et animé d’un balancement, même lent, nous devions automatiquement trouver le point d’attache sous la forme d’une pliure nette. (il faudrait des clichés de première main ou plus net que ceux disponible sur le net). Ceci dit, un fil a linge de gros diamètre peut avoir moult pliures sans pour autant qu’un objet y soit suspendu. L’effet de balancement explique à merveille la sensation d’éloignement et le manque certain de netteté du cliché numéro deux ! Que les experts se déchirent sur le temps impartis entre chaque cliché n’apporte finalement rien de concret ! Soit ! Mais lequel (de rétroviseur) ? Il est vrai qu’objecter que l’objet de Mc Minnville n’est finalement qu’un rétroviseur de voiture ou de camion est facile ! Reste à démontrer et là, l’affaire se corse un peu plus. Sur les indications d’Eric Maillot nous avons longuement cherché sur le Web ce qui aurait un rapport de près ou de loin avec cette histoire de l’Orégon et un ustensile de véhicule à moteur. Des rétroviseurs nous en avons trouvés une bonne centaine, tous différents. Certains se rapprochent fort près de notre photographie, origine de nos tracas. Dans le style « soucoupe » ou « rétroviseur » nous ne trouverons pas mieux ! Et justement, voici une photo de rétroviseur bien parlante :
  15. 15. A propos des photos de Mc Minville (condensé tentative d’étude de 2005) 15 Imaginons sous cet angle… Toujours obtenu grâce au « net ». Nous sommes très proches de l’objet des Trent ! Nous obtenons d’étranges ressemblances non ? Certainement, même si nous noterons une pente différentes, en courbe ici et un axe symétrique. Ce qui nous rassure dans notre démarche, c’est le fait que nous ne sommes pas les premiers à avoir imaginé qu’un simple rétroviseur pouvait-être responsable d’un tel déferlement « ovniesque ». Des « débunkers » américains (A tout seigneur, tout honneur) semblent y avoir consacré un sacré bout de temps. En France, une telle info ne parvient pas, naturellement ! Du moins difficilement, et avec circonspection ! Mc Minnville et ses clichés fabuleux restent et resteront sûrement encore longtemps comme étant des incontournables documents « véritables » de « soucoupes volantes » à la sauce extraterrestres... Conclusion ? Que dire de plus ? Comment conclure un tel article nécessairement incomplet ? Le doute est encore permis. Les documents photographiques de Mc Minnville ne seront plus jamais observés avec les mêmes regards envieux de ceux qui désiraient y voir une preuve à tout prix. Et dire que des ufologues américains avaient émis cette hypothèse bien avant nous ! Combien de temps cette affaire va-t-elle encore hanter les nuits des pauvres chercheurs que nous sommes ? Exit le B-57B (4) et déjà voila un cas solide qui chancelle sur ses bases. A l’instar de Michel Bougard qui accorda à l’époque dans Inforespace n° 55 une « authenticité » aux photographies de Mc Minnville nous sommes en droit de supposer, à l’aide du rappel des éléments que nous venons de soumettre dans cet article que les photos dites de Mc Minnville ne sont peut-être pas si innocentes que cela ! Quoiqu’il en soit les documents qui ont suscité tant et tant de passions, d’échanges et de controverses n’ont certainement pas fini de faire parler d’eux...Qu’importe les preuves ou les présomptions, les convictions seront probablement les derniers arguments qui continueront de s’affronter encore et encore...
  16. 16. A propos des photos de Mc Minville (condensé tentative d’étude de 2005) 16 Espérons plus simplement qu’à l’avenir, la prudence sera de rigueur. Que la vision de l’Ufologie en générale s’auréolera de suspicions de bon aloi et que, de « nos » dossiers dits « béton », le doute restera le maître mot... en attendant mieux. Dans son numéro 8 de sa revue « Science et Inexpliqué », Nicolas Montigiani me demandait (page 32 –) : « L’énigme serait - elle définitivement levée ? » ; je lui répondis alors : « Pas encore. Comment conclure un tel article nécessairement incomplet ? Le doute est encore permis. Qu’importe les preuves ou les présomptions, les convictions seront probablement les derniers arguments qui continueront de s’affronter encore et encore… ». Didier Charnay, à son tour, me fit l’honneur d’une publication dans son numéro 24 de sa remarquable revue « ufo-Log » (n° hiver 2010/2011). Pour conclure, Tim Printy dans le dernier SUNlite nous présente une photographie fort "suggestive" provenant des archives de LIFE magazine, représentant un des fils des époux Trent sur un escabeau. Cette photo retrouvée dans les archives de LIFE Magazine, juin 1950 ! Elle fait quoi, pour vous, dans ces archives historiographiques de LIFE Magazine juin 1950, c’est à dire une archive concernant leur fameux article de juin 1950 et ayant servi à médiatiser notamment le cas, dans le temps de l'évènement et de la couverture par LIFE ? Existe aussi cette fameuse photo (plus connue cependant). Source : UFO News Article: “Farmer Trent’s Flying Saucer”, 26 June 1950 (Life Magazine, New York City) Quoiqu’il en soit, La proéminence excentrée sur le dessus est cohérente avec certain rétro dont la fixation est excentrée. La partie du dessous n'est pas incohérente avec un miroir puisqu'elle a été analysée comme étant une surface métallique ou très réflective… Enfin, toujours bon à savoir, probablement fin 1969, McDonald ajouterait un élément nouveau lors d'une conférence : le père de P. Trent serait un troisième "témoin" (à la vue des photos, il aurait dit avoir vu la même chose), alors que ceci n'a jamais été mentionné par les époux Trent dans leurs différentes interviews (dans les deux journaux par exemple), et que celui-ci est désormais décédé (difficile de vérifier en première main !). Klass relève que ceci est plutôt "étrange", d'autant que Mme Trent indique qu'elle a voulu prévenir sa belle-mère durant l'observation qui aurait été dans la maison, et donc qu'elle parle bien a posteriori des beaux-parents en mentionnant sa belle-mère (qui n'a rien vu). Mais les époux ne mentionneraient pas le papa corroborant pourtant l'observation ou les photos, avant 1969. (Merci à G Fernandez) Miroir, mon beau miroir... Patrice SERAY (avec l’aide de Francine CORDIER-SERAY)

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