#1- #VLE

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produit québécois
Septembre ~ Octobre 2014
Gratuit
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Vos coups de coeur
Inspiré comme jamais!
#VLE à Découvrir
Photos: patrick lemay &
Renaud Vinet-Houle
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#1- #VLE

  1. 1. produit québécois Septembre ~ Octobre 2014 Gratuit TOP 3 Blogs littéraires Vos coups de Inspiré comme jamais! #VLE à Découvrir Photos: patrick lemay & Renaud Vinet-Houle Marie-Claude Charland Marylène Pion Nicolas Paquin BléPatrice CazeaultPatrice Cazeault
  2. 2. REMERCIEMENTS SINCÈRES À NOS PRÉCIEUSES COLLABORATRICES: Sonia Alain, Tania Pando Caron, Aude Vidal-Lessard, Marie-Hélène Beaudoin, Nadia Gosselin, Jessica Gagnon-René et Nane de Bru pour la correction. Réagissez à nos articles et aux commentaires des autres lecteurs dans le blog, sur Facebook et Twitter. ©Copyright #VLE 2 < SEPT-OCT 2014 #VLE
  3. 3. SOMMAIRE 2 MERCI 4 VOS COUPS DE COEURS 5 TOP 3 BLOGS LITTÉRAIRES 6 NOS CRITIQUES 9 RENTRÉE LITTÉRAIRE 2014 10 PATRICE CAZEAULT ENTREVUE EXCLUSIVE 13 CONSEILS PRO 14 MARYLÈNE PION ENTREVUE 17 NICOLAS PAQUIN ENTREVUE 21 MARIE-CLAUDECHARLAND ENTREVUE VIVRE-LIRE ÉCRIRE 109 17 #1 SEPTEMBRE-OCTOBRE 13 21
  4. 4. COUPS COEUR PAR JESSICA GAGNON-RENÉ VOS COUPS DE Les Maudits, tome 1 Les Maudits, tome 2 Une trilogie écrite par Edith Kabuya (j’attends le troisième tome avec impatience d’ailleurs). Dans les deux premiers tomes, nous suivons la vie d’une jeune étudiante, tout ce qui a de plus banale, ordinaire, pas populaire et qui se dit pas très jolie. Nous vivons ses hauts et ses bas, sa vie sentimentaleetcesamitiésd’adolescentepas faciles. On se reconnait facilement dans ce personnage. Mais quelque chose lui arrive et on nous plonge dans un univers fantastique et sombre. Edith Kabuya nous fait vivre des sensations fortes avec de merveilleuses descriptions de cette facette de ce monde dont nous ignorons son existence. (je n’en dis pas plus). Cette jeune auteure gagne à être connue. Ses romans sont très bons, j’ai mis seulement deux jours à lire les deux tomes, tellement j’étais absorbée et voulais savoir ce qui allait arriver à Robin (c’est le nom du personnage principal). Qui sait, peut-être est-ce possible? Tellement l’invraisemblable semble vrai. Marie-Hélène Beaudoin Shawinigan, Québec La dévorante Pour commencer, j’aimerais mentionner différentes choses, autant à propos de l’auteure qu’à propos du livre. Pour ceux qui ont lu le tome deux de Polux (et qui lisent les dédicaces), le nom « Lynda Dion » vous semble peut-être familier. Eh bien, je confirme, c’est bien à cette Lynda- là que j’ai dédié L’oeil de glace. Lors du concours Sors-de-ta-bulle, auquel j’ai participé en 2010, elle a été mon mentor et m’a encouragée à continuer d’écrire, quoi qu’il arrive. Je ne le dirai donc jamais assez: Merci Lynda! Ensuite, pour ce qui est de La dévorante, il faut que je précise que je suis loin d’être une habituée du genre. Ce roman est du style contemporain et a aussi un côté très poétique. Tout ce que je peux dire, c’est que cette lecture a été une véritable découverte, dans tous les sens du terme. L’écriture de Lynda Dion est très fluide, mais aussitrèsdirecte,sansaucunepudeuretsans censure. De ce fait, les propos tenus peuvent parfois être choquants, mais la lecture n’en est, selon moi, que plus marquante. Commejel’aiditplushaut,c’étaitlapremière fois que je lisais un texte présenté sous forme de fragments, et j’ai beaucoup aimé. Au début, il m’arrivait de me sentir perdue, mais au fil de ma lecture, j’ai trouvé et j’ai compris le rythme du récit. Le reste s’est fait tout seul et je n’ai plus vu le temps passer. Au final, j’ai beaucoup aimé La dévorante. J’ai eu besoin d’un moment d’adaptation pour bien comprendre tout ce que je lisais, mais l’écriture de Lynda Dion m’a tellement touchée et bouleversée que cela en valait la peine. Aude Vidal-Lessard http://aude-vidal-lessard.blogspot.ca/
  5. 5. TOP 3 PAR JESSICA GAGNON-RENÉ AIMANT DÉCOUVRIR DE NOUVEAUX BLOGS AFIN DE TROUVER LA OU LES PERLES RARES PARLANT DE LITTÉRATURE, J’AI DÉCIDÉ DE VOUS FAIRE UN TOP 3 DANS CHAQUE NUMÉRO. TOP 3 blogs littéraires 1 2 3 http://www1.journalde- montreal.com/2014/roman- ciere/index.html http://www.bulle-de- papier.com/ http://frogzine.weebly.com/ #VLE SEPT-OCT 2014 > 5
  6. 6. CRITIQUES PAR JESSICA GAGNON-RENÉ Nos critiques littéraires PAR SONIA ALAIN Roman érotique pour lecteurs avertis et adultes. Un mélange hétéroclite dans un monde anarchique chargé de sexualité intense et crue… Le Cirque Diabolique Un roman érotique pur et glauque, où le fantastique côtoie la sensualité, ainsi que la bestialité et les légendes roumaines. Le tout se déroule dans la forêt des Carpates, là où se trouve Valacchia, le manoir des vampires et autres monstres de la nuit. Au menu, des relations hétérosexuelles, entre hommes, entre femmes, à plusieurs et entre créatures étranges; une femme-araignée, une Blajini qui pénètre ses proies sexuelles de sa longue langue agile, une banshee qui se régale en torturant voluptueusement son partenaire, etc. De quoi sortir le lecteur des sentiers battus de ce genre littéraire. Ophélie, une strigoiaca (vampire possédant des pouvoirs) est chargée de surveiller le trône de Valacchia. Morte d’ennui, elle en vient à faire preuve de négligence. Lorant le Cappadocien du Cirque Diabolique en profite alors pour prendre le contrôle de Valacchia, déclenchant les instincts les plus primitifs (sexuels) des créatures environnantes, entrainant sur son passage Ophélie dans un voyage sensuel à la hauteur de son appétit. Extrait Le Cirque Diabolique, Bruno Massé, Bruno Massé éditions, 2014 « Viorica gardait sa langue bien enfoncée, il n’y avait pas de va-et-vient, pas de glissement, juste une insistance d’une telle aise, d’une telle adresse : une pression délicate contre la paroi supé- rieure du ventre d’Ophélie. La langue poussait, appuyait, tâtait, encore, puis encore, chaque resurgissement entraînant une vague de jouissance dans le corps d’Ophélie tout entier. » Bonne lecture! www.brunomasse.com 6 < SEPT-OCT 2014 #VLE
  7. 7. PAR TANIA PANDO CARON (FROGGY80) Match Imparfait J’adore tout simplement les romans de la collection Lime & Citron que l’on retrouve chez les Éditions de Mortagne. Rafraîchissant, drôle voir hila- rant pour la plupart, cette collection est une véritable boîte à surprise de bonheur. Et le roman «Match Imparfait» ne fait pas exception à la règle.... mais il y a un petit mais tout de même... Généralement la collection Lime & Citron est beaucoup plus pour un lectorat adulte. De mémoire, les personnages étant de jeunes trentenaires. Mais l’auteure de ce dernier a plutôt choisi des jeunes adultes comme personnages. Et a mon avis, ce choix fut judicieux car c’est un véritable régal ce roman !!! Malgré le nombre relativement imposant de pages, j’ai littéralement dévoré ce dernier. Encore une histoire où l’on rencontre des jumeaux... en fait, plutôt des jumelles ici. Mais bon, c’est loin d’être le centre de l’histoire. Suite à la mort de ses parents quelques années auparavant ainsi qu’à la mort plutôt récente de son amoureux, Charlie essaie de reprendre sa vie en main. C’est donc avec sa jumelle Sydney qu’elle commence le Cégep, mais sans grande conviction. Elle ne souhaite rencontrer personne et surtout pas se faire un petit ami. Mais elle fera une rencontre qui chamboulera sa vie à jamais... Elle vivra rapidement un amour fusionnel avec un jeune homme nommé Charles. Houais je sais, Charles & Charlie... ça fait un peu cliché llllollol Mais cet amour ne sera pas de tout repos, car en amour, la ligne est parfois très mince entre l’amour et la haine. Nous vivrons donc chaque moment avec eux. Que ce soit des moments joyeux, aux plus déchirants et poignants. Des moments tendres emplis tendresse et d’amour aux crêpages de chignons. On vivra également la descente aux enfers de Charlie qui provoquera un incident tragique pour son couple.... À découvrir absolument !!! La suite... Extrait - À dix-sept ans, j’avais déjà vécu mon lot de drames. Après l’horrible douleur d’avoir perdu mes parents à l’adolescence, le destin en a rajouté en m’enlevant mon chum. Frédéric, avec qui j’avais été en couple durant les deux dernières années du secondaire, était décédé dans un accident de voiture. Le 27 juin. Quelques jours après le bal. À mon arrivée au cégep, à Québec, ma ville natale, j’étais encore très fragile. Et c’était visible au premier coup d’oeil. Disons que j’avais tendance à ne pas trop m’arranger. Si j’avais pu, je serais allée en cours en pyjama. Pas question de me mettre belle ou de me maquiller. Je n’en avais aucune envie. Je me suis donc présentée en jeans avec une chemise à carreaux trop grande pour moi. Je ne me suis pas coiffée non plus. Je m’étais contentée d’un coup de peigne dans mes longs cheveux blonds en sortant de la douche, sans les sécher. #VLE SEPT-OCT 2014 > 7
  8. 8. PAR JESSICA GAGNON-RENÉ Les héros, ça s’trompe jamais, T1 Oh my god! J’ai trop aimé. Pourquoi n’ai-je pas lu ce livre, non, ce bijou, avant aujourd’hui? Parce que je suis folle?! Oui, ça doit être ça. Comment ne pas tomber sous le charme de ses frères aux yeux bruns? IMPOSSIBLE! Je vous le dis. Tantôt l’un, tantôt l’autre. Ils ont ce petit « je-ne-sais-quoi » qui les rend uniques et qui fait fondre la gent féminine, dont moi, à eux deux. Dans ce premier tome, beaucoup de problèmes de la vie de tous les jours sont abordés. JE me suis sentie encore plus proche des personnages, vraiment attachants, de Marie Potvin. Vous connaissez l’expression : « le mouton noir de la famille »? Bah, vous en aurez une belle illus- tration. Il y a aussi : « celle-qui-a-très-bien-réussi-sa-vie-professionnelle-mais-au-niveau-per- sonnel-c’est-un-flop-total ». Un autre survit tant bien que mal à la perte de la femme de sa vie. Je pourrais vous en faire une longue liste tant les thèmes sont nombreux! Chaque personnage est unique et a son histoire. Ils m’ont tous fait vivre des moments agréables, ou agaçant, à leurs fa- çons. (rire) Lors de cette lecture, j’ai fondu pour l’un, me suis morfondue pour l’autre, j’en ai même grincé des dents tant c’est moi qui aurais voulu en frapper quelques-uns. (rire) Un chick-lit à ne pas manquer! J’aurais donc dû le lire avant! Viteeeeee, je veux le tome 2! Extrait — Je t’ai sous-estimée, Bernise. Sur le ton de la confidence, il suspend le fil de ses pensées. Que vient-il de dire? — Tu t’es excusée, je n’ai pas voulu t’entendre, reprend-il. — J’ai constaté, oui. J’ai eu de la peine, mais maintenant, ça va. Je suis heureuse pour Sophie et Philippe, c’est très émouvant... Alors qu’elle garde la conversation sur un terrain facile, il hoche la tête lentement d’un air sarcastique. — Oui, très émouvant. Tu sais ce que j’ai dit à mon frère, juste avant? Je lui ai dit que c’était sa dernière chance d’être vraiment heureux. Je lui ai parlé comme s’il était trop aveugle pour le constater par lui-même. Il s’interrompt, passant une main sur son visage, visiblement exaspéré. Puis, contre toute attente, un rire cynique lui échappe. — En réalité, c’est à moi-même que je parlais. Le pire, c’est qu’il m’a écouté, et qu’il a gagné, alors que je suis incapable de le faire moi-même. Bernise, qui tente en vain de suivre sa logique, commence à faiblir sous les paroles de Max. Il lui raconte tout ça pour quoi? Pour confirmer en mots ce qu’elle sait déjà par son silence? 8 < SEPT-OCT 2014 #VLE
  9. 9. #VLE SEPT-OCT 2014 > 9
  10. 10. PHOTO:PatrickLemay PatriceCazeaultCazeault L’instigateur de l’événement populaire du 12 août 2014 #Littqc
  11. 11. ENTREVUE EXCLUSIVE PAR JESSICA GAGNON-RENÉ D ’où est venue l’idée d’écrire Blé sur la route? L’idée du projet est venue de mon éditeur. Les gars de Blé avaient l’idée d’élargir leurs activités et de proposer quelque chose de différent à leurs fans, mais ils avaient besoin d’un auteur avec une plume qui pourrait leur ressembler. Combien de temps as-tu pris pour écrire ce livre? Quatre mois! De la première ligne à la dernière avec une éreintante correction, quatre petits mois. Je ne revivrai ja- mais plus, je crois, une telle expérience. J’étais inspiré comme jamais. Oh, et j’avais du temps en masse pour m’y consacrer... je venais de perdre mon emploi! Oups! Comment travaillez-vous en- semble? Est-ce toi qui as les idées et les proposes ou bien ce sont tes coauteurs (Miro et Thierry) qui te racontent des anecdotes? Quand je travaille sur mes romans, je suis quelqu’un de très solitaire! Je déteste qu’on vienne jouer dans mes plates- bandes! Hahaha! Avec Thierry et Miro, on a défini un ton, une ambiance, une piste à ex- plorer... puis je me suis isolé sur mon île déserte pendant quatre mois! Le même pro- cessus s’est reproduit pour le deuxième tome (qu’on a termi- né de corriger en juin). Ensuite, sur Facebook, on échange menaces, courriels haineux et bêtises jusqu’à ce qu’on obtienne un bouquin qui nous satisfait tous les trois! Quel est le passage que tu as le plus aimé écrire ? Dans le premier tome? Les passages où Miro intera- git avec les Amérindiens qui «vivent» dans sa tête. Hahaha! Même si ce sont les éléments que les membres du groupe aiment le moins. Est-ce que tes « héros » sont «J’ASSOCIE MES PÉRIODES LES PLUS PRODUCTIVES À... UN... SENTIMENT DE MANQUE, JE CROIS» CHERCHANT UN NOUVEAU DÉFI, PATRICE CAZEAULT, S’EST BIEN AMUSÉ EN CO-ÉCRIVANT LE TOME 1 DE LA SÉRIE BLÉ SUR LA ROUTE AVEC LE DUO BLÉ. «Moi, c’est le livre. Eux, ce sont les chansons.» #VLE SEPT-OCT 2014 > 11
  12. 12. aussi intenses (surtout Miro) en réalité que dans le livre? Eux te diront que non... et ils ont raison! Dans le premier tome, il fallait jouer avec les contrastes, marquer les es- prits pour bien définir les personnages. Des deux, c’est Miro le plus réservé. J’ai donc poussé ce trait jusqu’à en faire quelqu’un de dangereux à côtoyer en société. Même si, dans les faits, c’est un vrai petit chaton. Est-ce que tu participes aux textes de leurs chansons? Oh non! Moi, c’est le livre. Eux, ce sont les chansons. Je n’ai pas beaucoup de talent pour rédiger des chansons, de toute façon. Combien de tomes sont pré- vus pour cette série? Trois. Peut-être plus si Blé gagne un Grammy ;) As-tu eu de la difficulté à ce nouveau style d’écriture qui est différent de celui de ta série Averia? Oh que non! Même que ça m’a beaucoup amusé. Avec Blé - Sur la route, j’ai pu m’écla- ter, sortir des cadres établis et explorer de nouvelles idées. À vrai dire, j’en ai profité pour expérimenter pleins de trucs qui me tournaient autour de la tête depuis plusieurs années. Un avant-goût du tome 2 ? Le tome 2 est encore plus étonnant, à mon avis. Les per- sonnages sont plus matures, l’écriture est plus juste et les essuyer la critique d’un jeune rappeur plutôt... agressif! Bref, c’est le roman à ne pas manquer cet automne! enjeux sont beaucoup plus intimes. Cette fois, mainte- nant que le groupe Blé est formé, on les retrouve alors qu’ils bûchent très fort sur leur premier album... mais rien ne va comme ils le souhaitent! En plus de négocier avec la pres- sion de leur succès, ils doivent Patrice au Salon du livre de Québec en 2014, en compagnie de Thierry (gauche) et Miro (droite). Thierry et Miro au Salon du livre de Québec en 2014. PHOTOS:NicolasFournier Blé sur la route T1 Suite à un spectacle désastreux, ils décident d’accompagner leur jolie voisine (dont ils sont tous les deux secrètement amoureux), Cassandra, dans un voyage sur les routes afin de lui remonter le moral. En chemin, ils devront échapper à l’emprise d’un petit bum rural, garder leur vieille bagnole en seul morceau, découvrir le mystère des voix que Miro entend dans sa tête, se défendre contre les attaques d’une chauffeuse d’autobus en manque d’émotions fortes, préserver la vie de Thierry (qui mange plusieurs méchantes volées au cours de cette aventure), déjouer les plans d’un trafiquant de drogue, trouver l’amour et former le groupe Blé. Rien que ça! (et plus encore!) Le tout à travers de vibrantes réflexions sur l’amitié, la vie et la musique. Et ce n’est que le premier tome! Wow! 12 < SEPT-OCT 2014 #VLE
  13. 13. CONSEILS PRO PAR NADIA GOSSELIN T out auteur qui planche sur un texte cherche à produire un effet chez le lecteur. Il souhaite laisser en lui une empreinte. Pour ce faire, il doit déployer différentes stratégies narratives qui peuvent s’avérer plus ou moins conscientes, bien sûr, mais aussi, et surtout, pour y parvenir il gagne à prendre conscience du fait suivant : Rien ne marque davantage le lecteur que lorsque la lecture consolide en lui ce dont il avait l’intuition, mais ne savait pas identifier et dénommer clairement avant de l’avoir vu révélé sous votre plume. Entre ignorance et clairvoyance En effet, ce n’est pas tant par la divulgation de réalités qu’il ignorait jusque-là que le lecteur se voit impressionné — car persiste toujours dans son esprit un doute raisonnable, même infime, qui le garde de crier trop hâtivement au génie ; son jugement reste donc suspendu, tout au plus sera-t-il intéressé, voire dans le meilleur des cas fasciné par ce qu’il lit—, mais davantage par la dénomination éclatante, on ne peut plus lucide et explicite, de cette chose dont il avait vaguement conscience, mais ne savait pas cerner ni désigner avec clairvoyance. C’est alors que surgit cette lumière, et que s’imprègne en lui cette forte et singulière impression de révélation qui le portera ensuite à recomman der comme telle, à tout venant, la lecture de cet ouvrage qui lui semblera contenir la vérité absolue, du moins la sienne, qui l’enfermait jusque-là dans une forme d’incommunicabilité de par l’incapacité dont il souffrait de pouvoir l’évoquer lui-même. Aux grands mots, les grands remèdes Gardez-vous bien de soumettre au lecteur des phrases très ampoulées et un vocabulaire de grand dictionnaire dans le but de lui en mettre plein la vue ; tout au contraire cela ne saura Impressionner le lecteur PHOTOS:LePigeonDécoiffé/Lesfoiresauxvinsdessinparudansle N°119deseptembre,octobre,novembre2011deL’AmateurdeVinsetSpiritueux éventuellement que l’ennuyer et lui procurer le détestable sentiment de n’être pas assez intelligent pour saisir ce qui semble lui échapper. Au final, il trouvera probablement sa lecture pédante. Adressez-vous plutôt à l’intelligence du lecteur, révélez-la lui en mettant habillement en mots cette réalité qu’il saura reconnaître comme étant la sienne. C’est le travail de l’écrivain que d’exprimer avecbriocequelecommundesmortelssesentincapabledeformuler. En vous sommeille le sommelier Nul besoin de chercher très loin LA réalité à révéler. Il n’y a pas si longtemps, lors de mon voyage au Guatemala, je donnais en exemple à mon ami Alberto —un brillant sommelier guatémaltèque rencontré à Antigua, qui me parlait de son projet d’écriture qu’il voulait rendre à son meilleur — son aisance à maîtriser le vocabulaire œnologique. Il a besoin de l’expertise du connaisseur pour porter à son attention telle ou telle caractéristique dont la subtilité manque de passer inaperçue si ce n’est de cet analyste chevronné qui le lui fait remarquer. Il a besoin de lui pour éveiller, guider son appréciation. Aussi, si le sommelier lui demande quel est est ce petit goût subtil qu’il perçoit en lampant le vin, restera-t-il probablement muet ou bredouillant —tiraillé par cette impression paradoxale de très bien reconnaître ce goût, mais de se trouver incapable de l’identifierenbonneetdueforme—jusqu’àcequeleprofessionnel lui révèle qu’il s’agit en fait de l’arôme de tel fruit ou de telle essence; il s’exclamera alors, dans un grand éclat de voix : « Oui, bien sûr! C’est ça, exactement ça! Je le savais… » et il rira de bon cœur, en trinquant avec le sommelier, avec qui soudainement il se sentira le complice et l’égal, dans ce partage de connaissances et d’appréciation. Alors, amis écrivains, voyez-vous… il n’en tient qu’à vous maintenant de trinquer avec le lecteur. Pour toute demande d’information, contactez Le pigeon décoiffé à l’adresse courriel info@lepigeondecoiffe.com Le sommelier www.lepigeondecoiffe.com #VLE SEPT-OCT 2014 > 13
  14. 14. Photo : Marylène Pion MARYLÈNE PION EST NATIVE DE GRANBY. ELLE EST TITULAIRE D’UN BACCALAURÉAT EN ENSEIGNEMENT DE L’HISTOIRE MAIS ELLE A PRÉFÉRÉ SE CONSACRER À L’ÉDUCATION DE SES ENFANTS. ELLE EST PASSIONNÉE D’HISTOIRE ET DE GÉNÉALOGIE ET ELLE A RÉUSSI À COMBINER SES PASSIONS PAR L’ÉCRITURE DE ROMANS HISTORIQUES. AINSI QUE D’AUTRES PROJETS À VENIR... ENTREVUE PAR JESSICA GAGNON-RENÉ Maryl ne Pion « QUI NE RISQUE RIEN, N’A RIEN! »
  15. 15. P arlez-nous de vous, en quelques lignes? JesuisnativedeGranby,mais j’habiteàSt-Jean-sur- Richelieudepuislafin demesétudes.Jedétiensun baccalauréatenenseignement del’histoire,maisj’aifait lechoixdedemeureràla maisonpourm’occuperde mesdeuxenfants.Jen’ai jamaisregrettémadécision puisqu’ellem’apermisede passerdutempsaveceuxet d’écriredansmesmoments libres.Maintenantqu’ilssont grands,j’écrisàtempsplein. J’aipubliémapremièresaga historique:Flora,unefemmeparmi lespatriotes(tome1et2)en2011-2012. Jetermineàprésentl’écrituredemontome 4delasérieLesinfirmièresdeNotre-Dame.J’ai encoredenombreuxprojetsentête. Vous arrive-t-il de faire autre chose alors que vous devriez écrire? Souvent!Jedoismefixerdesobjectifschaque jouretsurtoutessayerdereléguerlestâches quotidiennesàcertainesheuresetconsacrer lesmomentsoùjesuisseulepourécrire.Pour m’encourager, jeprendsennotelenombrede motsécritschaquejourdansunagenda,j’essaye d’êtrerigoureusedansmaméthodedetravail mêmesilalessiveetl’aspirateurm’appellent encoreparfois! Pouvez-vous nous décrire votre environnement de travail, et vos heures préférées pour écrire? Jemesuisaménagéeunbureaudansmasalleà manger(lapiècelapluslumineusedemamaison) prèsd’unefenêtre.L’été,jem’installeavecmon portableàl’extérieurdansmongazeboetjeprofite dugrandairetduchantdesoiseaux.J’aitrèshâte deregagnermesquartiersd’été! Marylène Pion lors d’un salon du livre
  16. 16. Avant d’écrire, avez-vous tendance à faire un plan bien détaillé, ou bien vous y aller à l’intuition? Commej’écrisdesromanshistoriques,jefais beaucoupderecherchesetdelecturesavantdeme lancerdansl’écriture.J’écrisunplandétailléquiest appeléàchangerparfoisunpeuencoursderoute, maisdefaçongénéralejesuismalignedirectrice. Jetraceaussil’historiquedemespersonnages. Lorsquejecommenceunroman,jesaistoujours commentilseterminera. Vous faire éditer a-t-il été simple? Pouvez- vous nous dire de quelle manière vous vous y êtes pris? J’airetravaillémonpremierroman(Floraune femmeparmilespatriotes)denombreusesannées avantdemedécideràmerisquerdel’envoyerchez unéditeur.Aprèsavoirdiscutéavecuneauteure quejeconnaisetluiavoirfaitconfiancepourqu’elle lisemontexte,jel’aienvoyéàplusieursendroitsen medisant:«quinerisquerien,n’arien!»J’aireçu troisréponsespositivesquim’ontconfirméque j’étaisprêteàfairelegrandsaut! L’été, je m’installe avec mon portable à l’extérieur dans mon gazebo.
  17. 17. NICOLAS PAQUIN A REÇU UNE BOURSE DU CONSEIL DES ARTS DU CANADA POUR L’ÉCRITURE DE SON PLUS RÉCENT ROMAN, SOUS LE FEU DE L’ENNEMI. 2014 SOULIGNANT LE 70E ANNIVERSAIRE DU DÉBARQUEMENT DE NORMANDIE, NICOLAS PAQUIN PLONGE SES LECTEURS DANS LE PREMIER VOLUME DE SA NOUVELLE SÉRIE, LES VOLONTAIRES. ACCOMPAGNEZ HENRI, SON HÉROS, DES RUES DE QUÉBEC JUSQU’AU CIEL DE FRANCE, DANS CETTE HISTOIRE QUI SE VEUT UN HOMMAGE AU DÉVOUEMENT DES VÉTÉRANS DE LA GUERRE 39-45. PHOTO:SIMONLACHAPELLE #VLE SEPT-OCT 2014 > 17
  18. 18. ENTREVUE PAR JESSICA GAGNON-RENÉ PHOTOS: VIATEUR LEFRANÇOIS ET GILBERT BOULANGER D’OÙ VOUS EST VENUE L’IDÉE D’ÉCRIRE SUR LA SECONDE GUERRE MONDIALE? Cet événement historique me fascine depuis tou- jours. Le sort des hommes qui ont combattu m’interpellait sans cesse, mais, plus jeune, tout ce dont j’entendais parler, c’était des grands événements. Ce n’est que récemment que les historiens ont commencé à lever le voile sur les individus qui ont fait la guerre. On a vu appa- raître une foule de témoignages précieux, fasci- nants, comme celui de Germain Nault ou celui de Gilbert Boulanger. Le fait d’entendre ou de lire ces hommes (qui ne sont ni des machines à tuer, ni des numéros, ni, selon eux, des héros) donne une dimension humaine à la guerre. Elle permet de donner un sens au Devoir de mémoire. Comme je sais que les jeunes générations n’auront pas le privilège de rencontrer ces gens vieillissants, et qu’il est peu probable qu’elles sautent d’emblée sur les livres d’Histoire, il fallait que la mémoire soit racontée autrement. Le roman d’aventure qui respecte fidèlement la réalité historique était donc la meilleure voie. DE QUELLE FAÇON AVEZ-VOUS TROUVÉ LES RENSEIGNE- MENTS NÉCESSAIRES POUR L’ÉCRITURE DE CETTE SÉRIE? Par la recherche. Des dizaines de livres, de documentaires visuels, des témoignages, des vieux journaux, des sites Internet de freaks de la Seconde Guerre mondiale… Je lis tout ce qui me tombe sous les yeux. Encore aujourd’hui, je retournais visiter le musée du Régiment de la Chaudière pour écouter 2 témoignages et acheter le livre qui raconte l’histoire du régiment, le seul régiment canadien français à avoir débarqué sous le tir de l’ennemi en Normandie, le 6 juin 1944. Mais il y a aussi les témoignages. J’ai rencontré une bonne demi-douzaine de vétérans. Certains sont morts depuis. L’un a fait l’aviation, un autre a débarqué sur le plage de Juno le 6 juin, un autre a passé trois ans prisonnier des Allemands après le raid de Dieppe. C’est fascinant. Ce qui m’a aussi aidé, c’est de me plonger dans l’ambiance de l’époque. Via des films comme Il faut sauver le soldat Ryan, par exemple, qui montrent la vie militaire. J’écoute aussi de la musique de l’époque, sim- plement pour rythmer mon écriture. La scène du bal de Londres, un lecteur astucieux la lira en écoutant la pièce musicale qui joue pendant qu’Henri et Marguerite dansent! M. Gilbert Boulanger et Nicolas Gilbert Boulanger lorsqu’il était jeune aviateur de retour de guerre 18 < SEPT-OCT 2014 #VLE
  19. 19. IL VOUS A FALLU COMBIEN DE TEMPS POUR L’ÉCRITURE DE CE PREMIER TOME? Le premier tome a probablement pris un an d’écri- ture, puis 6 mois de correction. Mais cela fait 18 ans que je recueille des documents et des idées. Si bien que j’ai du matériel et de l’imagination pour les 2 derniers tomes de la présente série, mais aussi pour 3 autres romans! COMBIEN DE TOMES SONT PRÉVUS ET EST-CE QUE CE SERA TOUJOURS AVEC LE MÊME PERSONNAGE PRINCI- PAL? Comme je le disais, la série se fera en 3 romans abordant trois étapes et trois aspects de cette guerre. J’aimerais arrimer d’autres histoires, plus tard, comme des épisodes supplé- mentaires de cette série des Volontaires. Pour l’instant, mon objectif est de mener Henri Léveillée le plus loin possible et envoyer son frère Émery à sa suite. Comme les soldats n’avaient pas de prise sur leur destin, je ne dirai pas au lecteur ce qui arrivera des frères Léveillée (eux-mêmes ne savent pas s’ils vont survivre à la guerre!!). Mais comme pour tout ce que j’écris, je garde une trame narrative très facile pour les visuels, très proche du cinéma. LA SORTIE DU PROCHAIN TOME EST PRÉVUE POUR QUAND? À ce moment-ci, la machine est programmée pour que la suite arrive en magasin lorsqu’on marquera le 70e de la fin de la Seconde Guerre mondiale. C’est énormément de travail, encore, car Émery, dans mon manuscrit, fait actuellement connaissance avec la réalité de l’armée, et je dois lui rendre la vie le plus difficile possible! Aussi, entre temps, il faut faire un lancement officiel à Sous le feu de l’ennemi. Ça aura lieu quelques jours après l’ouverture de la nouvelle bibliothèque de Montmagny. Donc, tous les gens de Québec à Rivière-du-Loup, suivez les nouvelles de près : je serai avec les Magnymontois très bientôt. et envoyer son frère Émery à sa suite » « mon objectif est de mener Henri Léveillée le plus loin possible NICOLAS PAQUIN SERA À LA NOUVELLE BIBLIOTHÈQUE DE MONTMAGNY, LE 2 OCTOBRE 2014 POUR UNE SÉANCE DE DÉDICACE. SOUS LE FEU DE L’ENNEMI EN 1941, LA SECONDE GUERRE MONDIALE FAIT RAGE. HENRI A SEIZE ANS. IL CHOISIT DE FUIR SES ÉTUDES ET SA FAMILLE EN SE PORTANT VOLONTAIRE DANS L’AVIATION ROYALE CANADIENNE. ENTRE LA CAMARADERIE ET L’ESPIONNAGE, ENTRE L’AMOUR ET LA MORT, SA DÉCISION DE S’ENRÔLER L’EMPORTERA DES RUES DE QUÉBEC VERS LE CIEL DE LA FRANCE OCCUPÉ. ROMAN HISTORIQUE OÙ SE MÊLE AUX PERSONNAGES MYSTÉRIEUX DE CETTE ÉPOQUE SOMBRE L’HÉROÏSME DES JEUNES CANADIENS QUI ONT FAIT LE SACRIFICE DE LEUR VIE. #VLE SEPT-OCT 2014 > 19
  20. 20. EN LIBRAIRIE EN NOVEMBRE 2014
  21. 21. Marie-Claude Charland Côte-Blanche, T1 : L’étranger d’outre-mer En retrait du village de Monts- aux-Pins gît un mystérieux ma- noir abandonné depuis trois décennies: Côte-Blanche. Le départ expéditif de ses oc- cupants avait jadis déclenché certaines rumeurs, dont l’une voulant qu’il soit le lieu d’er- rance d’êtres n’appartenant plus au monde des vivants... Lauriane Bélisle, fille de paysan, croit en la véracité de cette rumeur, surtout depuisqued’étrangesimpressions l’assaillent quand elle passe près du portail à l’entrée du domaine. Une sorte d’appel silencieux, une invitation, dirait-on, à péné- trer dans ce lieu interdit. Contre toute attente, le fils de l’ancien propriétaire vient y élire domicile. William Fedmore est à l’image de son manoir : élégant, intrigant et énigmatique. Lau- riane ne tarde pas à réaliser que sa fascination pour Côte-Blanche pourrait bien n’avoir d’égale que celle qu’elle voue à ce séduisant Anglais... Côte-Blanche, T2 : Déroute Alors qu’elle fait ses débuts comme demoiselle de compagnie de Norah Fedmore, Lauriane tente de reprendre une vie normale suite aux événements qui ont boulever- sé son existence. Mais il y a encore de l’orage dans l’air… Un malheureux concours de circonstances la place au centre d’une tourmente où trahisons, vengeance et désillusions font rage. Des mains se tendront alors vers elle, mais saura-t-elle les saisir? et à quel prix? Car la paix de l’âme exige parfois de douloureux sacrifices… À travers la tempête, deux ombres se dressent: Côte-Blanche et son énigmatique propriétaire. Si ce dernier semble voué à troubler Lauriane de toutes les façons, de surprenantes découvertes pourraient bien mettre en lumière quelques recoins obscurs de sa mystérieuse demeure. La jeune femme finira-t-elle par savoir ce qui a poussé les Fedmore à abandonner Côte-Blanche trente ans plus tôt?
  22. 22. ENTREVUE PAR JESSICA GAGNON-RENÉ PHOTOS :MARIE-CLAUDE CHARLAND «JE SUIS UNE GRANDE LECTRICE DE ROMANCE...» ROMANCE, MYSTÈRE, SUSPENSE, SURNATUREL SONT LES INGRÉDIENTS AVEC LESQUELS ELLE AIME CRÉER SES HISTOIRES, QU’ELLES SOIENT CONTEMPORAINES OU HISTORIQUES! :) ÉVADEZ-VOUS ET SURTOUT, RÊVEZ... MARIE-CLAUDE, QU’EST-CE QUI T’A INSPIRÉ À ÉCRIRE UNE ROMANCE HISTORIQUE TEINTÉE DE PARANORMAL? À la base, c’est le paranormal qui a titillé ma fibre créatrice. J’ai toujours été fascinée par le monde des esprits et à l’adolescence, lorsque j’ai com- mencé à écrire, je me suis promise que je créerais un jour une histoire qui mettrait de l’avant une mystérieuse demeure où se produisaient des phé- nomènes paranormaux. J’ai commencé à imaginer un manoir poussiéreux, sans électricité, et de là m’est venue l’idée de camper mon histoire au XIXe siècle. Il faut dire qu’étant une grande lectrice de romance historique, ça m’a sûrement influencée! LORSQUE TU AS CRÉÉ LAURIANE ET WILLIAM, AVAIS-TU UNE PERSONNALITÉ CONNUE EN TÊTE QUI REPRÉSENTAIT CHACUN D’EUX? Non, pas du tout, tant au niveau de la personnalité que de l’apparence physique, j’ai préféré m’en remettre à mon imagination tout simplement. J’ai commencé par les imaginer d’une certaine manière, puis au fil de l’écriture, des détails se sont précisés, des traits de leur personnalité se sont affirmés, etc. Et c’est de cette façon que Lauriane et William ont pris vie. :) DANS LE TOME 3, QUI PARAÎTRA CET AUTOMNE, AURONS-NOUS LA CHANCE D’EN APPRENDRE UN PEU PLUS SUR LES SECRETS DU MANOIR? C’est avec un sourire malicieux aux lèvres que je réponds : peut-être bien! Ce que je peux vous dire, en tout cas, c’est que le tome 3 sera un peu plus centré sur le paranormal que les deux premiers tomes et que ça permettra donc à certains aspects de se préciser tout en soulevant de nouvelles énigmes. Chose sûre, ce tome renferme son lot de questionnements, de surprises, de frissons et d’émotions!Lauriane Bélisle face au manoir Mais je tenais à ce que ça se déroule au Québec, j’avais envie de parler de la vie chez nous à cette époque. Ainsi, j’avais tous mes ingrédients pour me mettre à écrire: de l’amour, un contexte histo- rique québécois et un manoir hanté. Voilà comment Côte-Blanche a pris naissance sous ma plume. Quelle aventure!
  23. 23. ES-TU EN MESURE DE ME DIRE S’IL Y AURA UNE ÉVOLUTION AMOUREUSE ENTRE LAURIANE ET M. FEDMORE? Mon sourire malicieux s’élargit et je plisse les yeux : je serais malhonnête si je vous disais que les choses vont en rester là entre eux. Cependant, de quelle façon leur relation va-t-elle évoluer? Ça reste à voir… ;-) AFIN DE GARDER LES LECTEURS EN HALEINE, PEUX-TU NOUS DÉVOILER EN EXCLUSIVITÉ UN SECRET AU SUJET DU PERSONNAGE DE WILLIAM? Mes yeux s’arrondissent. Oh là là! Un secret? Laissez-moi réfléchir… Qu’est-ce que je pourrais vous révéler à propos de cet homme qui oscille entre ombre et lumière? Entre froid et feu? À défaut d’un secret à proprement parler, je me permettrai de vous faire une recommandation : soyez indulgents avec lui! *rires* Comme tout être humain, William possède ses qualités et ses défauts, que vous découvrirez au fil de votre lecture. Mais soyez certaines d’une chose, c’est que derrière chacun de ses agissements se cache une raison et cette raison n’est pas nécessairement celle que vous croyez… Alors tâchez de ne pas vous montrer trop sévère avec lui! *nouveaux rires* Le manoir et ses phénomènes étranges
  24. 24. EN LIBRAIRIE LE 17 SEPTEMBRE 2014

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