Présenter son futur conjoint à sa famille
Poursuivre sa vie avec un nouveau conjoint implique tôt ou tard de le présenter ...
de la même façon que les parents. C’est aussi une période de transition pour l’adulte après un temps de séparation
ou un d...
Si l’enfant refuse de faire connaissance de l’élu de votre cœur, s’il manifeste de l’agressivité ou vit un chagrin
chroniq...
Prochain SlideShare
Chargement dans…5
×

Présenter son futur conjoint à sa famille

273 vues

Publié le

Epreuve de passage
Voir son conjoint rejeté par ses enfants est désormais la plus grande crainte de chaque personne qui est sur le point
de recomposer une famille. Est-ce le moment opportun pour proposer une cohabitation. Les psychologues
constatent de plus en plus fréquemment que les parents attendent la validation de leur choix par leurs propres
enfants.

Publié dans : Spirituel
0 commentaire
0 j’aime
Statistiques
Remarques
  • Soyez le premier à commenter

  • Soyez le premier à aimer ceci

Aucun téléchargement
Vues
Nombre de vues
273
Sur SlideShare
0
Issues des intégrations
0
Intégrations
2
Actions
Partages
0
Téléchargements
2
Commentaires
0
J’aime
0
Intégrations 0
Aucune incorporation

Aucune remarque pour cette diapositive

Présenter son futur conjoint à sa famille

  1. 1. Présenter son futur conjoint à sa famille Poursuivre sa vie avec un nouveau conjoint implique tôt ou tard de le présenter à sa famille et ses enfants. Moment crucial à préparer… Epreuve de passage Voir son conjoint rejeté par ses enfants est désormais la plus grande crainte de chaque personne qui est sur le point de recomposer une famille. Est-ce le moment opportun pour proposer une cohabitation. Les psychologues constatent de plus en plus fréquemment que les parents attendent la validation de leur choix par leurs propres enfants. Ce phénomène amplement observé traduit la difficulté grandissant à être adulte. Il est important pour un père ou une mère d’être libre et responsable à la fois de ses choix et engagements. Pour autant, les adultes se placent dorénavant sous la tutelle de leurs enfants. Notre époque se caractérise par le non-respect de l’ordre générationnel. Les enfants deviennent la référence des parents qui les placent de facto en situation d’autorité sur eux. Cette situation retournée est génératrice d’angoisse pour l’enfant qui ne peux pas juger de ce qu’il y a de mieux pour son père ou sa mère et parce que sa parole produit des effets sur la réalité. L’ensemble contribue à alimenter un sentiment de toute puissance nourrissant de la culpabilité. Quand le parent propose la présentation de son futur conjoint à la manière d’un examen de passage, plaçant le ou les enfants dans le rôle de juré, c’est à mettre sur le compte du paradoxe contemporain que les adultes ont davantage en tête leur épanouissement personnel qu’autrefois. Ils ont aussi soucieux des répercutions de leurs choix sur la vie de leurs enfants. Ils sont devenus extrêmement attentifs aux conséquences connues d’un deuil ou d’un divorce sur leurs descendants. Dans ce contexte, comment aborder au mieux la fameuse épreuve de la première rencontre ? Quelques pistes : Les trois acteurs de la famille recomposée Le rôle du beau-parent Il souhaite faire bonne impression et prend parfois le risque d’en faire un peu trop. Cette maladresse même bien intentionnée est immédiatement détectée surtout par les ados. Ne forcez pas le trait de la gaité, être à l’aise ne s’improvise pas facilement. Mieux vaut adopter un comportement modérément enthousiaste et ne pas exagérer la familiarité… Le parent Attention à ne pas présenter le nouveau partenaire avec de trop grands éloges ou superlatifs. L’enfant pourrait y entendre une disqualification de son père ou sa mère. Des informations simples et factuelles y seront préférables : son nom, sa situation professionnelle et familiale en précisant s’il ou elle a des enfants seront toutefois essentielles. L’enfant Il n’y a pas de lieu de prédilection pour créer la rencontre, mais il est toutefois important qu’il puisse échapper au regard anxieux des adultes une fois les présentations faites. Quand faut-il en parler L’annonce de la venue d’une personne nouvelle dans la vie de la famille représente généralement une source de perturbation pour les enfants. Dans cet « après » dans lequel ils se trouvent, ces derniers ne perçoivent pas le temps
  2. 2. de la même façon que les parents. C’est aussi une période de transition pour l’adulte après un temps de séparation ou un décès. Les enfants encaissent une véritable onde de choc et le choix du meilleur moment se pose pour leur annoncer la rencontre. La première information est de dire que l’on a rencontré quelqu’un d’important avant de se livrer à plus de confidences. Les enfants ne doivent pas avoir une fenêtre ouverte sur l’intimité de la vie de leurs parents. Il sera toujours temps d’en dire davantage en fonction de l’avancement du projet de vie commune. Il n’y a pas non plus de bonne manière d’aborder le sujet, pas de mode d’emploi mais il est préférable d’éviter la solennité anxiogène ou la désinvolture, elle passerait facilement pour un manque de respect à l’égard de l’enfant. Il pourrait aussi lire l’angoisse du parent derrière une attitude faussement décontractée. Les mots bleus pour le dire Bien que soucieux de ménager leurs enfants, les parents dérapent parfois par excès de zèle. Jean-François, 38 ans, avoue en avoir « fait » un peu trop en énumérant les qualités de Magalie, sa nouvelle compagne, à sa fille de 8 ans. « Elle a écouté, n’a rien dit et d’un coup, dans un sanglot ¨maman n’était pas nulle, elle était drôle et gentille aussi¨, je m’en suis longtemps voulu de lui a voir dit cela ». Prenez donc garde aux portraits trop idylliques, les enfants peuvent les percevoir comme une disqualification de leur autre parent. Un enfant à besoin pour se construire de recevoir une bonne image de ses deux parents. Il est toujours mieux de parler de son nouveau partenaire avec pudeur et délicatesse. On ne prend jamais de risque à ne pas trop en dire. Les protagonistes auront le temps de faire connaissance progressivement sans besoin de « forcer le trait ». Les détails de la future vie auront leur place au fil de l’avancement des projets. Les enfants doivent digérer ces informations à leur rythme. Il est cependant des informations à communiquer plus rapidement que d’autres pour éviter que l’enfant se retrouve au pied du mur, surtout si le projet envisagé implique aussi les enfants du futur conjoint. Il doit se sentir autorisé à poser des questions mais un flot d’informations pourrait le noyer. Présenter l’autre, oui, mais où est-ce le plus approprié ? C’est une question stratégique qui obnubile les parents, un « bon lieu » pourrait peut-être aplanir les difficultés… L’essentiel cependant est de laisser de l’espace à l’enfant. Quelque soit le lieu de la rencontre, pourvu que l’enfant ait la possibilité d’échapper aux regards inquiets des adultes. Les enfants, en général et les adolescents en particulier détectent immanquablement les comportements qui sonnent faux, naturel exagéré et autres manœuvres de séduction de celui ou celle voulant être accepté. Les vacances d’été peuvent être un moment adéquat pour les présentations lorsque l’ambiance est plus légère et que la période favorise les va-et-vient dans la maison. Ce peut être une bonne idée de profiter de ces moments ou les parents ont plus de temps à accorder mais attention toutefois, même cela sonne comme une évidence de ne pas imposer son futur conjoint pendant toute la durée des vacances sous prétexte de faire plus ample connaissance. Les enfants font de la résistance, pourquoi ?
  3. 3. Si l’enfant refuse de faire connaissance de l’élu de votre cœur, s’il manifeste de l’agressivité ou vit un chagrin chronique, c’est, d’après les psys et les thérapeutes un moyen pour lui de dire que les mots lui manquent. Malgré ce comportement de l’enfant qui réserve un mauvais accueil, il doit être entendu dans sa souffrance et la communication doit être maintenue. Le projet de vie des parents ne doit pas être remis en cause pour autant, les présentations peuvent être reportées à plus tard, le temps de rassurer l’enfant. La réponse à ses questions pourra calmer la crise. Le parent devra aussi clairement affirmer qu’il ne changera pas d’avis ; bien que paradoxal, ceci contribuera également à redonner de la sérénité à l’enfant en le sécurisant. GP021113 tous droits réservés

×