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Savoir vivre en couple episode 7: Comment gérez-vous les relations avec vos proches, les amis ?

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NOUS : Le conjoint ne suffit pas à la satisfaction de tous nos besoins et désirs: il n’est pas là pour cela. Il n’y a pas d’évolution personnelle et sociale, si nos relations se limitent à celles du foyer. Acquérir son indépendance sur tous les plans : matériels, affectifs et sociaux pour passer de la famille d’origine à la vie conjugale est la condition indispensable pour éviter les conflits liés à un contentieux avec son enfance ou à un attachement trop grand aux parents.

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Savoir vivre en couple episode 7: Comment gérez-vous les relations avec vos proches, les amis ?

  1. 1. Savoir vivre en couple Episode VII : Comment gérez-vous les relations avec vos proches, les amis ? IL : au début du mariage, nous étions dans une bulle sans trop nous préoccuper des relations extérieures à notre couple. ELLE : nos parents surtout les miens craignaient que nous ne sachions pas nous débrouiller et faire face aux réalités du quotidien. IL : ils n’avaient pas tort ! Ayant vécu en célibataire auparavant, avec de temps en temps ma mère qui prenait mon linge, pour le laver et le repasser, faisait mon ménage et mettait un peu d’ordre dans mon bazar, j’estimais que l’important c’était le travail pour gagner sa vie et régler ses factures. ELLE : et la détente en rentrant à la maison ! Avant la naissance des enfants, nos parents nous considéraient comme des enfants inexpérimentés et avaient tendance à envahir notre territoire et à s’occuper même de choses qui nous paraissaient intimes. IL : ça a été quelquefois la cause de disputes. Quand ELLE parlait pendant des heures au téléphone avec sa mère, j’avais l’impression que c’était sur mon dos, pour me critiquer, ou pour rapporter des choses très personnelles. Comme si j’étais trahi ! ELLE : nous parlions entre femmes et j’appréciais certains de ses conseils, même si parfois elle faisait comme si j’étais née de la dernière pluie. IL : j’aime beaucoup ma belle-mère et la respecte, mais là où je trouve qu’elle a abusé c’est quand le premier enfant est né : c’est comme si elle voulait nous l’enlever ! ELLE : c’est vrai ! Elle a fait comme si c’était le sien et que personne d’autre qu’elle ne savait comment s’en occuper ! C’était un moment de tensions où il a fallu, avec tact, mettre les choses au point ! IL : pour la naissance des autres enfants, elle est venue à la maison pour donner un coup de mains précieux et cela s’est bien passé dans le respect des champs d’action de chacun ! ELLE : le désir profond était d’apporter une aide efficace et c’était bien confortable moralement. IL : mes parents se sont moins introduits dans notre vie de couple, en tout cas pas d’une façon si évidente. Ma mère, toujours attentive au bien-être de son fils, craignait que sa belle-fille ne soit pas aussi compétente qu’elle, mais elle se gardait de faire des remarques désobligeantes. ELLE : c’est toi qui la rendais trop présente, surtout au début du mariage, lorsque tu disais : « pourquoi est-ce que tu fais ou tu ne fais pas comme cela, ma mère … sous entendu : elle sait faire elle ! J’avais le sentiment de ne pas être à sa hauteur, que mon mari faisait la comparaison entre nous deux et que je ne faisais pas le poids ! IL : je ne comprenais pas que ma femme refuse les conseils avisés de ma mère, je pensais qu’ils seraient bénéfiques pour tout le monde ! Je sentais une rivalité entre elles. Après j’ai compris que j’étais l’objet de cette rivalité, mais pour moi, elles n’avaient pas à se placer sur le même plan par rapport à moi. Mes relations avec chacune étaient tout à fait différentes même si elles étaient pleines d’amour : l’une était la femme de ma vie, qui partageait mon toit, mon lit, ma table, mon temps, mes enfants, mes ressources ; l’autre était celle qui
  2. 2. m’avait constituée avec l’homme de sa vie et qui, avec lui, avait veillé sur mon bien-être et à faire de moi un homme. ELLE : je reconnais à ma belle-mère d’avoir fondé avec son mari un couple solide et d’être restée discrète par rapport à nous et à notre façon de gérer notre vie commune. Quant à mon beau-père, je l’aime bien. C’est un homme, un vrai, qui sait prendre des responsabilités, faire des choix clairs, en étant prêt à les assumer, affirmer ses convictions sans les imposer. Il est toujours prêt à rendre service. Je me dis que mon mari à son âge lui ressemblera sans doute et cela me convient. IL : en fait, la rivalité latente entre ma mère et toi, c’est peut-être moins ma modeste personne qui en est l’objet que mon père ! ELLE : je préfère ne pas creuser le sujet ! En tout cas, en ce qui concerne mon père, il a une attitude différente. Nous sommes toujours pour lui de grands gamins ignorants et il a tendance à nous donner des leçons et à nous faire des remarques pas toujours agréables à entendre. IL : si nous passons par-dessus cette première impression et relativisons ses commentaires, nous comprenons qu’il a un cœur d’or et qu’il désire avant tout être aimé comme il est. ELLE : mes parents n’ont pas beaucoup d’amis, peut-être par rapport à ce trait de caractère de mon père, alors que mes beaux-parents sont très actifs sur le plan social, caritatif ou ecclésial. Nous aussi nous sommes dans cette démarche. IL : au début de notre mariage, un tri s’est fait parmi nos amis respectifs. Nos meilleurs amis aujourd’hui sont ceux que nous avons choisis en couple, même si chacun garde des relations plus ou moins proches avec ceux d’autrefois, en participant aux mêmes activités, par exemple, et sans que le conjoint y soit forcément impliqué. ELLE : j’ai souvent été jalouse, jeune mariée et jeune mère, des copains qui osaient me prendre mon mari. Je ne voyais pas l’utilité de ces rencontres et je me sentais lésée, privée de quelque chose que j’estimais me revenir de droit : la présence à mes côtés de mon mari. IL : j’avais besoin de ces rencontres entre hommes, de confronter mes idées, mes opinions aux leurs, et de « sortir » du contexte familial, sans penser à mal. ELLE : avec le mariage puis la vie de famille, nous sommes devenus en fait plus exigeants quant à nos relations et nous avons fini par nous faire des amis, où nous nous entendions bien avec les deux membres du couple. IL : mon projet à moi c’était que ma famille vive à l’aise. Sans être riche, je désirais qu’il n’y ait pas de soucis d’argent, afin de mieux se consacrer aux uns et aux autres. Pour moi, il me semblait important de faire un maximum pour que le temps des retrouvailles familiales soient le plus agréable possible et que le fait d’être ensemble à certains moments : repas, loisirs, vacances, activités diverses, soit suffisant au bonheur de chacun. ELLE : je voulais que mon mari ait envie de rentrer chez lui après son travail et se réjouisse à l’avance de retrouver femme et enfants. Je désirais aussi que mes enfants grandissent en donnant de l’importance au climat familial plus qu’à des considérations matérielles. NOUS : Le conjoint ne suffit pas à la satisfaction de tous nos besoins et désirs : il n’est pas là pour cela. Il n’y a pas d’évolution personnelle et sociale, si nos relations se limitent à celles du foyer. Acquérir son indépendance sur tous les plans : matériels, affectifs et sociaux pour passer de la famille d’origine à la vie conjugale est la condition indispensable pour éviter les conflits liés à un contentieux avec son enfance ou à un attachement trop grand aux parents.
  3. 3. Pour pouvoir gérer sa vie commune, le couple est amené à gérer cette liberté vis-à-vis des familles d’origine, et prendre des initiatives, faire les choix qui le concernent, entreprendre des actions qui le servent, indépendamment de ce qui s’est passé autrefois dans sa famille. Ceci n’empêche pas de rester relier à ses parents, mais en acquérant la maturité suffisante qui le rend capable de puiser en son sein les ressources nécessaires pour surmonter les difficultés. Avoir quitté ses parents implique de pouvoir revenir librement, ou d’accueillir ou de soutenir ou d’apporter une aide si nécessaire, mais en adulte, de façon désintéressée. Il faut encourager et privilégier leur relation avec leurs petits-enfants. C’est l’occasion de partager des moments de grande tendresse, où enfants et grands-parents se rejoignent car ils sont hors du monde de la production et des responsabilités et libres de se donner mutuellement du temps, de la présence Les petits-enfants apprécient la disponibilité, la patience et l’ouverture des grands-parents, pleins d’expérience et d’histoires intéressantes. Ils ont besoin d’être à leur contact pour comprendre qu’ils font partie d’une famille, avec une histoire bien à elle, avec une culture, des croyances, des particularités qui la distinguent des autres. Dans une maison, il y a les murs et le toit qui serviront de contenant aux différentes pièces à vivre. Mais il y a aussi des portes et des fenêtres, des ouvertures sur l’extérieur. Un couple a besoin aussi d’être ouvert sur l’extérieur, de participer à la vie sociale, de se faire des amis, de construire des relations avec des personnes qui partagent ses opinions, de se confronter à des manières de vivre différentes pour mieux coïncider avec la réalité et ne pas rester sur son nuage. Les amis sont très importants, car ce sont des personnes que nous avons choisies par rapport à certaines affinités, qualités et qui nous ont choisis aussi. La relation se fait sur un plan d’égalité fait de respect, d’écoute, de sollicitude, d’aide si nécessaire. C’est une relation claire, lumineuse, bienveillante et bienheureuse. Il y a en chacun de nous un personnage social, public et un personnage privé. Le couple fait partie du domaine privé et du domaine public puisqu’il est le premier groupe social. Il est difficile parfois pour des conjoints de savoir à quel moment il convient d’avoir un comportement de type privé, intime qui suggère un certain laisseraller, une simplicité, une sincérité, et le comportement social qui se maintient à la maison, les règles de savoirvivre, mais admet aussi une attitude composée. Le privé ne sert pas de prétexte à toutes les permissions pour porter atteinte à la liberté de l’autre, mener au désordre ou au relâchement ou à des attitudes dérangeantes ou offensantes pour le compagnon ou la compagne. L’indépendance dans un couple, c’est pouvoir dire « non » de façon constructive et être capable de prendre de la distance : ne pas se confondre avec l’autre. L’interdépendance, c’est l’épanouissement du couple, quand chacun peut dire « oui » par choix, parce qu’il peut aussi dire « non ». Dire « oui » ensemble dans le couple, c’est le bonheur, la réalisation, la valorisation de soi. Les amis ne doivent pas envahir le territoire du couple, encore moins faire alliance avec l’un des membres contre l’autre. Mais ils sont précieux pour partager des moments privilégiés de loisirs, d’activités particulières, d’aide spécifique ou de conseils si besoin est. Tout cela dans la discrétion, le respect, le tact, inclus dans tout sentiment profond. Quant aux relations professionnelles, elles sont nécessaires pour le bien-être matériel du foyer, mais ne doivent pas prendre trop d’importance. Dans ces différentes relations, il est important de faire la part des choses et de ne pas tout mélanger. La qualité de la relation conjugale reste première et détermine toutes les autres, qui lui sont subordonnées.

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