La coopération internationale avec
les pays en développement dans le
domaine des maladies
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Objectifs
• Comprendre le contexte de l’aide au
développement dans le domaine de la santé et de
la recherche scientifique....
Méthode
• Donner un aperçu du fonctionnement de la
coopération internationale avec les pays en
développement dans le domai...
Plan
I. INTRODUCTION : complexité
exponentiellement croissante des interactions
hôtes/pathogènes.
II. ACTEURS PRINCIPAUX
I...
I. Introduction: complexité
exponentiellement croissante
des interactions
hôtes/pathogènes.
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Un équilibre dynamique en
changement accéléré
• Circulation plus rapide des pathogènes et de
leurs hôtes.
• Modification r...
… dans un contexte globalisé
 Globalisation de l’économie+ Changement
climatique :
– cause et conséquence des modificatio...
Un élément de réponse: la
coopération internationale et son
évolution récente• Epoque coloniale.
Racines de la coopération...
II. Acteurs principaux
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Acteurs principaux: coopération
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Acteurs principaux: Organisations non
gouvernementales
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Les partenariats internationaux
• Le Fonds Mondial:
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Acteurs principaux: la Croix-Rouge
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Organisations de la société civile
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Le secteur privé : entreprises,
fondations.
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Acteurs principaux: les états
bénéficiaires
• Les Etats bénéficiaires sont partenaires, ou mieux :
leaders des projets.
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III. « Back to basics » : quelques
définitions en développement,
épidémiologie et en santé
publique.
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Développement économique. Pays en
développement.
• Développement économique/Développement humain
(IDH).
• Développement du...
Notions de prévalence et d’incidence
• Prévalence
– Nombre d’évènements (cas d’une maladie) dans
une population donnée, à ...
Epidémie (1)
• Définition: « Survenue dans une communauté
ou une région d’un nombre nettement plus
élevé que prévu de cas ...
Epidémie (2)
• Y-a-t-il épidémie ? Modèles compartimentaux/
SIR et taux de reproduction de base.
– Lire « Introduction à l...
Epidémie (3)
• Système d’équations différentielles:
 dS/dt=-λ*S=-β*S*I/N
 dI/dt=(β*S*I/N)-γ*I ; et calcul de R=β*S/(ϒ*N)...
Epidémie (4)
• Lorsqu’on part d’une population naïve (tous les
individus sont sains), alors S=N, et R=β/γ, que l’on
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Endémie - Pandémie
• Epidémie: « Présence constante d’une maladie ou d’un
agent infectieux au sein d’une zone géographique...
Maladie émergente ou ré-émergente:
les 3 types d’émergence :
• Pathogène entièrement nouveau pour l’espèce humaine.
– Résu...
Maladie émergente ou ré-émergente: les
raisons.
• Contacts/interface Homme-Animal
• Adaptation des virus à l’Homme.
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Surveillance épidémiologique
Alerter, décrire, évaluer.
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Surveillance: méthodes
• Surveillance passive/active.
– Passive : données de routine, existantes, le plus souvent liées à ...
Surveillance: critères d’ évaluation
• US CDC, 2001:
– Fréquence : selon les objectifs. TB: trimestriels; grippe:
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Le RSI 2005 - définition
• Règlement sanitaire international (RSI) dans sa
version de 2005, mis en service en 2007.
• Orga...
RSI 2005 – Principes de
fonctionnement
• Evènements de santé
sous surveillance
• Détection Décision
Notification Action...
GOARN
• Global Outbreak Alert and Response Network .
• Collaboration technique et opérationnelle, en
appui aux pays qui en...
IV. Quelques exemples
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Le cas EBOLA
• Filovirus (comme MARV) responsable de fièvres
hémorragiques, identifié en 1976 au Zaïre (RDC) et au
Sud Sou...
La cas Ebola -1 : mécanique des
organisations internationales
• “Retard à l’allumage” de la part de l’OMS, avec
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Le cas EBOLA -2 : une coopération
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SRAS - 2003
• SRAS en 2003
– 8096 cas, 796 morts nov.
2002 à jul. 2003
– 5327+1755 cas en
Chine+HK; 349+299
décès. CFR moy...
VIH-SIDA
• Dès 1980 ; réduction de l’espérance de vie dans les pays
d’Afrique centrale. 36 millions de morts depuis le déb...
Autres exemples
• TB dans ses formes MDR (500.000 nouveaux cas en 2013) et XDR :
risque infectieux émergent majeur.
– Rôle...
Exemple de collaboration scientifique en
pays en développement: projet SISEA
• Objectifs: contribuer a l’ amélioration de ...
43
Réseau de laboratoires et surveillance à partir d’ hôpitaux public
IPS
- pediatric hospital of Nanxiang
- Guangxi CDCNI...
Définition des cas d’infection respiratoire aiguë sévère adoptée au Vietnam et
utilisée dans les rapports mensuels.
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Le projet SISEA au Cambodge
Amélioration de la Surveillance au Cambodge (Vong S and al.):
Mise en place de la surveillance...
Exemple: MDBS (Mekong Basin Disease
Surveillance)
• Objectifs:
“renforcer les capacités nationales et régionale de la régi...
MDBS (Mekong Basin Disease Surveillance)
47
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rapports et accès aux données.
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MDBS (Mekong Basin Disease Surveillance)
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V. Conclusions
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diplomatique...
51
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≠
Coopérer pour éviter ou corriger rapidement des erreurs de prédictions : en
2009 on attendait une autre grippe d’or...
Bibliographie (1)
• Gardner L, Sarkar S. A global airport-based risk model for the spread of
dengue infection via the air ...
Bibliographie (2)
• Thomas F, Gauthier-Clerc M. Écologie de la santé et biodiversité: cours.
Bruxelles: De Boeck; 2010.
• ...
Bibliographie (3)
• Institut national des hautes études de sécurité (France) G, Claude, editor.
Les crises sanitaires de g...
Bibliographie (4)
• Horby P, Thai PQ, Hens N, Yen NTT, Mai LQ, Thoang DD, et al. Social Contact
Patterns in Vietnam and Im...
Bibliographie (5)
• Modern Infectious Epidemiology, 2nd Ed. Johan Giesecke. 2002, Arnold
• Modern Epidemiology, 3rd Ed. KJ...
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La coopération internationale avec les pays en développement dans le domaine des maladies transmissibles émergentes : acteurs et modalités d’intervention.

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M2 - Master Recherche et Professionnel EPI - Emergences des Maladies Parasitaires et Infectieuses. Université de Montpellier.

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La coopération internationale avec les pays en développement dans le domaine des maladies transmissibles émergentes : acteurs et modalités d’intervention.

  1. 1. La coopération internationale avec les pays en développement dans le domaine des maladies transmissibles émergentes : acteurs et modalités d’intervention. Dr. Jean-Jacques BERNATAS 02 décembre 2015 M2 - Master Recherche et Professionnel EPI : Émergences des maladies Parasitaires et Infectieuses Module HMBE350, UE Maladies transmissibles Emergentes : enjeu économique et connaissance du contexte institutionnel 1 "Disclaimer: The views expressed in this paper/presentation are the views of the author and do not necessarily reflect the views or policies of the Asian Development Bank (ADB), or its Board of Governors, or the governments they represent. ADB does not guarantee the accuracy of the data included in this paper and accepts no responsibility for any consequence of their use. Terminology used may not necessarily be consistent with ADB official terms."
  2. 2. Objectifs • Comprendre le contexte de l’aide au développement dans le domaine de la santé et de la recherche scientifique. • Adopter la démarche adéquate pour la promotion de la coopération internationale en fonction du contexte socio-culturel et diplomatique. • Connaitre les possibilités et les limites de la coopération internationale dans le domaine des maladies infectieuses émergentes. 2
  3. 3. Méthode • Donner un aperçu du fonctionnement de la coopération internationale avec les pays en développement dans le domaine sur la base d’exemples en Asie du Sud-Est. • Donner des exemples de partenariats internationaux institutionnels dans de domaine et en faire une critique raisonnée. 3
  4. 4. Plan I. INTRODUCTION : complexité exponentiellement croissante des interactions hôtes/pathogènes. II. ACTEURS PRINCIPAUX III. BACK TO BASICS : QUELQUES DEFINITIONS EN DEVELOPPEMENT, EPIDEMIOLOGIE ET EN SANTE PUBLIQUE. IV. QUELQUES EXEMPLES V. CONCLUSION 4
  5. 5. I. Introduction: complexité exponentiellement croissante des interactions hôtes/pathogènes. 5
  6. 6. Un équilibre dynamique en changement accéléré • Circulation plus rapide des pathogènes et de leurs hôtes. • Modification rapides des écosystèmes et adaptation – des pathogènes : essentiellement génétique, – des hôtes humains: génétique, physiologique, socio-culturelle. • Notion d’émergence et de réémergence. 6
  7. 7. … dans un contexte globalisé  Globalisation de l’économie+ Changement climatique : – cause et conséquence des modifications des échanges commerciaux/ de la production industrielle, – changement du profils épidémiologique des MI, – Facteur d’émergence au sens large. Globalisation des réponses : – Intérêts communs au milieu d’intérêts divergents, – Atténuation ou renforcement des conflits potentiels ou existants, Globalisation des conflits: – Arme biologique, terrorisme, – Aggravation des conflits en situation épidémique 7
  8. 8. Un élément de réponse: la coopération internationale et son évolution récente• Epoque coloniale. Racines de la coopération internationale : services de santé des armées, services des grandes endémies. • Décolonisation. Initialement une profonde rupture et une dégradation majeure des systèmes de santé • « Normalisation » des relations entre les nouveaux états et les anciennes puissances coloniales. • Du « tiers-monde » aux « PVD », et « PED ». Intérêts parfois divergents • Relations internationales/géopolitique  Aide au développement  diplomatie sanitaire. • Rôle croissant des Nations-Unies: promoteur et coordonnateur de l’aide au développement. Coopération multilatérale. • Renforcement des coopérations bilatérales sur la base d’accords de coopération. 8
  9. 9. II. Acteurs principaux 9
  10. 10. Acteurs principaux: coopération bilatérale • Définition: Coopération institutionnelle entre 2 états, basée sur des accords de coopération. DFID, GIZ, … • Exemple de la France – CICID: comité qui définit la politique de coopération internationale de la France. – DGM : Direction Générale de la Mondialisation, MAEDI. – Coopération scientifique (http://bit.ly/1HDd1Zq) : • Importance de la science dans l’action diplomatique. • Emergence du concept de "diplomatie scientifique ». • Promotion de l’industrie française. • Préservation des Biens publics mondiaux. • Rayonnement ou attractivité de la France… – Coopération en santé (http://bit.ly/1IVvjnd) : • Santé = bien public mondial • ¾ de l’APD santé française =multilatéral (Fonds Mondial, UNITAID, GAVI, OMS et autres agences NU, Banques de Développement). • En 2012 : 773 M€ • Initiative 5% (http://www.initiative5pour100.fr/en/) : contribution technique (expertise, financement) au Fonds Mondial (Global Fund to fight AIDS Tuberculosis and Malaria – GFATM) 10
  11. 11. Acteurs principaux: Organisations non gouvernementales • Définition : (Conseil économique et social de l'Organisation des Nations unies) «Sera considérée comme organisation non gouvernementale toute organisation dont la constitution ne résulte pas d'un accord intergouvernemental y compris les organisations qui acceptent des membres désignés par les autorités gouvernementales, pourvu que de tels membres ne nuisent pas à la libre expression des organisations.» • But non lucratif, rassemblant des citoyens volontaires. • Organisation au niveau local, national ou international pour aborder des questions qui relèvent de l’intérêt général. • Action en faveur de l’intérêt commun. 11
  12. 12. Acteurs principaux: Organisations internationales - Nations Unies • Définition: organisations qui réunissent des États représentés par leurs gouvernements respectifs. • Nations-Unies : – La Charte définit ses missions et prérogatives, applicables aux Etats- membres. – Fondée en 1945 par 51 pays déterminés « à maintenir la paix et la sécurité internationales, à développer des relations amicales entre les nations, à promouvoir le progrès social, à instaurer de meilleures conditions de vie et à accroître le respect des droits de l'homme. » – 193 membres. Gouvernée par l’Assemblée Générale, et des organes consultatifs (Conseil de sécurité, Conseil économique et social, …) – Agences des NU: agences techniques spécialisées qui apportent leur assistance aux Etats-membres. OMS, FAO, OIE 12
  13. 13. Les partenariats internationaux • Le Fonds Mondial: – Fondation créée en 2002, – Partenaire majeur historique dans le domaine du VIH/SIDA, la TB et le Paludisme) – Travaille avec les gouvernements, la société civile, les malades, le secteur privé, • Stop TB : – Collabore avec /soutient: organismes de recherche, OI, secteur privé, partenaires financiers, … – Centré sur le traitement et le diagnostic – Secrétariat hébergé par UNOPS (Organisations des NU pour la gestion de Projets) • APLMA : Asia Pacific Leaders Malaria Alliance – Un objectif / réduction de 75% de la morbidité et de la mortalité par paludisme en 2015 (lancée en 2013) – Hébergée par l’ADB – Recherche de mécanismes de financement, et amélioration de l’accès à des médicaments de qualité et adaptés au contexte de résistance à l’artémisine. 13
  14. 14. Acteurs principaux: Organisations internationales - Institutions financières Internationales • Institutions Financières Internationales (IFI). – Les « Institutions de Bretton Woods » : FMI, Banque Mondiale (et OMC). – Les Banques de Développement : BAsD, BAfD, BIsD, BIAmD. En France, l’AFD, établissement public à caractère industriel et commercial ET institution financière privée. 14
  15. 15. Acteurs principaux: la Croix-Rouge • Regroupe des entités différentes=Mouvement de la Croix-Rouge du Croissant-Rouge • CICR: organisation internationale, neutre et indépendante de droit Suisse. Aide humanitaire. Assistance aux victimes de guerre ou de violence armée. Droit humanitaire international. • FICR: apporte son assistance dans les catastrophes hors situation de conflit. Travaille avec les sociétés nationales. • Les Sociétés nationales de la Croix-Rouge. ONG, associations d’utilité publique. CRF. 15
  16. 16. Organisations de la société civile (OSC). • Regroupements de membres d’une communauté, de type association à but non lucratif, et qui contribuent au développement social de la communauté de laquelle ils sont issus. Associations communautaires, ONG, forum, réseaux thématiques, … • Ex.: organisations de PvVIH, • Utilisation des réseaux sociaux ++ 16
  17. 17. Le secteur privé : entreprises, fondations. • Le secteur privé peut participer soit par le biais d’une fondation privée (fondation VEOLIA), soit par des partenariats avec le secteur public (PPP : partenariats Public-Privé). Rôle des IFI. • Un cas à part : l’Institut Pasteur. – Fondation de droit privé à but non lucratif : (www.pasteur.fr). – Réseau International des IP : accords de coopération avec 32 instituts dans le monde. 17
  18. 18. Acteurs principaux: les états bénéficiaires • Les Etats bénéficiaires sont partenaires, ou mieux : leaders des projets. • Rôle des Ministères: AE, Santé, Coopération, … • PMU (Project Management Unit), chargées de la coordination de l’aide autour d’un projet. • Assistance technique • Financements en fonction de leur richesse (classement par la Banque Mondiale): dons vs. prêts. • Un mot sur la dette des PEDs : IFI et poids des ajustements structurels sur le développement 18
  19. 19. III. « Back to basics » : quelques définitions en développement, épidémiologie et en santé publique. 19
  20. 20. Développement économique. Pays en développement. • Développement économique/Développement humain (IDH). • Développement durable (rapport Brundtland, commandé par le PNUD, en 1987 : préservation des ressources essentielles pour les générations futures). Conférence de Rio en 1992 (« Agenda 21 »), Johannesburg 2002, et Rio+20 en 2012. Changement climatique (COP21). • Classement BM par RNB/hab. : – Pays à faible revenu : 1 035 dollars ou moins (Cambodge) – Pays à revenu intermédiaire de la tranche inférieure : de 1 036 à 4 085 dollars (Vietnam) – Pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure : de 4 086 à 12 615 dollars (Chine) – Pays à revenu élevé : 12 616 dollars ou plus (Singapour, France) 20
  21. 21. Notions de prévalence et d’incidence • Prévalence – Nombre d’évènements (cas d’une maladie) dans une population donnée, à un moment donnée (sur une période, ou « instantanée »). • Taux d’incidence. Incidence instantanée. – Nombre de nouveaux cas sur une période donnée ou instantanément dans une population donnée. Unité : cas (pers.)/population/temps. On parle de taux d’incidence. 21
  22. 22. Epidémie (1) • Définition: « Survenue dans une communauté ou une région d’un nombre nettement plus élevé que prévu de cas d’une maladie, d’un comportement particulier lié à la sante ou d’autres évènements liés à la santé. » • Evènement totalement nouveau (épidémie de Pn. Carinii et début du SIDA); ou évènement connu, surveillé, et dont l’activité se renforce. 22
  23. 23. Epidémie (2) • Y-a-t-il épidémie ? Modèles compartimentaux/ SIR et taux de reproduction de base. – Lire « Introduction à l’épidémiologie intégrative des maladies infectieuses et parasitaires », chap.1. – S I (λ : force d’infection) R (γ : taux de guérison) – Durée moyenne d’infection= 1/ λ – β : taux de contact infectieux, λ=β*I/N, et β=-c*log(1- p) c=taux de contacts entre individus, et p=probabilité d’être infecté lorsqu’un individu est en contact. 23
  24. 24. Epidémie (3) • Système d’équations différentielles:  dS/dt=-λ*S=-β*S*I/N  dI/dt=(β*S*I/N)-γ*I ; et calcul de R=β*S/(ϒ*N) = taux de reproduction de la maladie (ce n’est pas le R des « guéris »).  En effet, il y a processus épidémique quand dI/dt>0, ce qui revient à : (β*S*I/N)-γ*I >0, soit (β*S*I/N)> γ*I , soit (β*S*I/N)/ γ*I >1, soit β*S/(ϒ*N) >1. 24
  25. 25. Epidémie (4) • Lorsqu’on part d’une population naïve (tous les individus sont sains), alors S=N, et R=β/γ, que l’on note R0 (« R nought », en anglais) , taux de reproduction de base. Valeur théorique qui donne le comportement d’une épidémie. – R0: rougeole= 15-20; SRAS (Singapour, 2005)=2; • En traitant les équations diff., on peut aussi déterminer Imax (maximum de personnes infectées) et déterminer l’instant de l’extinction de l’épidémie en posant I=0 … 25
  26. 26. Endémie - Pandémie • Epidémie: « Présence constante d’une maladie ou d’un agent infectieux au sein d’une zone géographique ou d’une population donnée » • Pandémie: « épidémie qui s’étend au monde entier ou à une très vaste région géographique, franchissant les frontières internationales et touchant généralement un très grand nombre de personnes. ». • Rôle majeur de l’OMS dans la déclaration d’une pandémie. Notion d’ « urgence de santé publique de portée internationale », en anglais PHEIC (Public Health Emergency of International Concern » (IHR2005). 26
  27. 27. Maladie émergente ou ré-émergente: les 3 types d’émergence : • Pathogène entièrement nouveau pour l’espèce humaine. – Résulte du passage de la barrière des espèces. SRAS (civette palmiste sur les marches chinois). VIH /SIDA et singes de l’Afrique centrale. Virus A(H5N1). Emergence « vraie ». • Maladie humaine connue mais découverte de l’agent pathogène existant. – Il s’agit d’une émergence de connaissance. HHV-8 (Human Herpes Virus) et sarcome de Kaposi en Afrique. Virus de l’hépatite C • Pathogène connue et associée a des maladies humaines connues, mais dont les paramètres de transmission changent. – De cas sporadiques, on passe à une situation épidémique : chikungunya, DFV en Asie du Sud-Est; Introduction du West Nile aux USA par New York (Lire « Ecologie de la santé et biodiversité », Partie 2 chap.1). 27
  28. 28. Maladie émergente ou ré-émergente: les raisons. • Contacts/interface Homme-Animal • Adaptation des virus à l’Homme. • Adaptation des virus aux vecteurs (Ile de la Réunion, 2005: adaptation A. albopictus/ chikungunya). • Changement climatique, surtout /maladies à transmission vectorielle. • Mouvements des populations humaines (intensification des voyages aériens) et animales (commerce international licite/illicite - cas des volailles en Asie du Sud-Est; migration animales s’adaptant aux changements climatiques). • Densité de population humaines (urbanisation, croissance démographique) et animales (méthodes d’élevage). Back 28 Weiss RA, Nature Medicine, 2004
  29. 29. Surveillance épidémiologique Alerter, décrire, évaluer. • Définitions : « Processus de collecte systématique, de consolidation organisée et d’évaluation des données pertinentes, menant à des résultats promptement transmis aux personnes qui ont besoin d’en prendre connaissance, en particulier les personnes à même d’entreprendre une action efficace» (Normes recommandées par l’OMS pour la Surveillance. WHO/CDS/CSR/ISR/99.2F). • US CDC : « recueil, analyse et interprétation systématiques continues de données sanitaires indispensable à la planification, la mise en œuvre, et l’évaluation ». • “… process that is used to collect, manage, analyze, interpret and report information about the status of specific diseases or their antecedents in a specific population “ (J. W. Buehler in “Modern Epidemiology”, Rothman &al.) 29
  30. 30. Surveillance: méthodes • Surveillance passive/active. – Passive : données de routine, existantes, le plus souvent liées à l’activité médicale : actes médicaux, par la caisse de sécurité sociale, maladies à déclaration obligatoire (Do). – Active : données recueillies spécifiquement par un centre ; infections nosocomiales et RAISIN. • Surveillance en réseau. – RAISIN, réseau Sentinelles (https://websenti.u707.jussieu.fr/sentiweb/) collaboration entre l’INSERM, l’UPMC, l’InVS ; surveillance continue de 9 indicateurs de santé sur la base d’une collaboration entre médecins généralistes et chercheurs. • Utilisation des données de surveillance. – Après analyse : retro-information et diffusion aux « personnes qui ont besoin d’en prendre connaissance » : professionnels de santé, décideurs, usagers, citoyens, experts et chercheurs. Confidentialité. Qualité des données. Limites de l’utilisation. 30
  31. 31. Surveillance: critères d’ évaluation • US CDC, 2001: – Fréquence : selon les objectifs. TB: trimestriels; grippe: hebdomadaire; Ebola/ Fièvres hémorragiques: horaire. – Sensibilité : capacité à détecter un évènement. – Spécificité : est-ce bien l’évènement que l’on désire surveiller qui est détecté? – Représentativité: les données relevées donnent-elles une image du problème dans la population-cible? – Qualité des données: précision, exhaustivité. – Simplicité: diminution du risque d’erreur, diminution des coûts et du temps investi (et donc du personnel, et donc des coûts) . – Adaptabilité: adaptation possible et rapide du système en fonction des besoins et des circonstances. – Acceptabilité : volonté de participation des la population, des équipes; motivation; durabilité (« sustainability »). 31
  32. 32. Le RSI 2005 - définition • Règlement sanitaire international (RSI) dans sa version de 2005, mis en service en 2007. • Organisation de la surveillance au niveau national (point focal, agences) et international (échange rapide d’information de qualité, notion « d’urgence de santé publique de portée internationale »). • L’OMS met à disposition son assistance technique, limitée. 32
  33. 33. RSI 2005 – Principes de fonctionnement • Evènements de santé sous surveillance • Détection Décision Notification Action 33 RSI 2005 – outil de décision instrument (annexe 2).
  34. 34. GOARN • Global Outbreak Alert and Response Network . • Collaboration technique et opérationnelle, en appui aux pays qui en font la demande, en situation de crise, • Plus de 200 institutions de recherche ou de surveillance en font partie (dont les établissements membres du réseau des IP). 34
  35. 35. IV. Quelques exemples 35
  36. 36. Le cas EBOLA • Filovirus (comme MARV) responsable de fièvres hémorragiques, identifié en 1976 au Zaïre (RDC) et au Sud Soudan. • Jusqu’à récemment seulement responsable de flambées épidémiques en milieu hospitalier en zone rurale, et en milieu forestier d’Afrique centrale: forte mortalité, extension géographique limitée. • EBOV, SUDV, TAFV, BDBV, RESTV. • 2014-15: Emergence d’épidémies urbaines communautaires • Facteurs anthropologiques vs. facteurs virologiques ? 36
  37. 37. La cas Ebola -1 : mécanique des organisations internationales • “Retard à l’allumage” de la part de l’OMS, avec une perte de vue du contexte singulier. • MSF: les premiers à mesurer l’ampleur de la catastrophe à venir, en mars 2014. La voix du terrain … “les mains dans le moteur” ! http://bit.ly/1B9HGoa • “ On passe au turbo …”: déclaration de l’OMS 08 août 2014, “EBOV=urgence de santé publique de portée internationale ” http://bit.ly/1ms2eRA 37
  38. 38. Le cas EBOLA -2 : une coopération internationale, transversale et transparente nécessaire 38 http://www.who.int/csr/disease/ebola/en/, accédé le 01 décembre 2015) La coopération internationale a permis de soutenir les activités suivantes : • Surveillance, en particulier dans les zones forestières reculées • Prévention de la transmission en milieu de soins • Prévention de la transmission en milieu communautaire • Prise en charge des patients • Déploiement rapide d’équipes médicales, et de soutien logistique • Développement rapide de nouveaux traitements, et de vaccins • Coordination intra-inter-pays, et avec les acteurs internationaux • Evaluation du risque pour le reste du Monde … RSI, sécurité sanitaire, …
  39. 39. SRAS - 2003 • SRAS en 2003 – 8096 cas, 796 morts nov. 2002 à jul. 2003 – 5327+1755 cas en Chine+HK; 349+299 décès. CFR moyen : 9,6% – Coût : 50 milliards USD, ralentissement du commerce mondial et des échanges – Premier cas de conscience international pour un renforcement de la coopération sanitaire dans le cadre d’un risque global et immédiat. – Leadership /OMS. 39
  40. 40. VIH-SIDA • Dès 1980 ; réduction de l’espérance de vie dans les pays d’Afrique centrale. 36 millions de morts depuis le début de l’épidémie. Depuis 2 ans seulement, on observe la baisse de l’incidence, mais il y a encore 35 millions de personnes infectées à ce jour. • 37 millions de PvVIH; 54% PvVIH sont au courant de leur statut; 16 millions de patients ont reçu un traitement ARV en 2015. • A entrainé la création de nouvelles formes de coopération sanitaire internationale (financements innovants, PPP, Fonds Mondial). • A souligné le rôle majeur des organisations de la société civile. 40
  41. 41. Autres exemples • TB dans ses formes MDR (500.000 nouveaux cas en 2013) et XDR : risque infectieux émergent majeur. – Rôle de l’UICTMR, organisation international scientifique, basée à Paris, – Fonds Mondial, – Stop TB Partnership, – MSF, Croix-Rouge, KNCV (Pays-Bas), … • Influenza aviaire : épisode pandémique de 2005 : intégration de la dimension « animale » du problème dans les solutions. • MERS-CoV : – cas sporadiques  épidémies  situation endémique au Moyen- Orient  flambée épidémique en Corée du Sud. – Les leçons récemment apprises vont-elles servir ? 41
  42. 42. Exemple de collaboration scientifique en pays en développement: projet SISEA • Objectifs: contribuer a l’ amélioration de la détection et de la prise en charge des situations épidémiques dans la région Asie du Sud-Est, selon 3 composantes: – Renforcement des capacités des laboratoires au travers d’un réseau, – Renforcement de la détection des épidémies – Renforcement de la réponse aux situations épidémiques au niveaux national et régional, en collaboration avec l’OMS • Partenaires: – hôpitaux provinciaux et de districts au Vietnam, Laos, Chine et Cambodge. – Réseau des Instituts Pasteur en Asie du Sud-Est – Autorités sanitaires nationales • Communication: rapport mensuel aux autorités nationales, ateliers et séminaires régionaux, • Résultats: – Meilleure connaissance des virus respiratoires circulants en Asie du Sud-Est – Détection d’une émergence inattendue, au Cambodge (émergence de connaissance, cf. plus haut): rôle de Burkholderia pseudomallei (mélioïdose) dans les pneumopathies sévères, – Détection d’une épidémie débutante d’encéphalite japonaise à Can Tho (sud du Vietnam), – Renforcement des capacités des institutions nationales de surveillance dans les pays de la zone, – Renforcement d’un réseau régional de professionnels (virologistes, bactériologistes, épidémiologistes). 42
  43. 43. 43 Réseau de laboratoires et surveillance à partir d’ hôpitaux public IPS - pediatric hospital of Nanxiang - Guangxi CDCNIHE - Provincial Hospital of Hai Duong - District hospital of Cam Giang - 19 communes NCLE - Setthathirath Hospital, Vientiane - Mahosot Hospital, Vientiane, - Friendship hospital, Vientiane, - Luanprabang regional hospital IPNT - Provincial Hospital of Binh Dinh - District Hospital of Phu Cat IP HCMC - Ben Tre provincial hospital - Cu Lao Minh district hospitalIP Cambodia - Provincial hospital of Takkeo - Provincial hospital of Kampong Cham le projet SISEA (Pasteur)
  44. 44. Définition des cas d’infection respiratoire aiguë sévère adoptée au Vietnam et utilisée dans les rapports mensuels. 44 ≤ 05 y.o. > 05 y.o. Cough or breathing difficulty AND One of the following: Tachypnea Chest indrawing General signs of danger Onset of symptoms up to and including 7 days Fever ≥ 38o C (or history of fever) AND Cough OR sore throat OR breathing difficulty AND One of the following: ≥ 30 respirations/min New infiltrate on chest X-ray Inability to speak full sentences Use of accessory respiratory muscles Arterial O2 saturation ≤ 92% on air (no oxygen therapy) Onset of symptoms ≤ 7 days Le projet SISEA (Réseau International des Instituts Pasteur)
  45. 45. Le projet SISEA au Cambodge Amélioration de la Surveillance au Cambodge (Vong S and al.): Mise en place de la surveillance des infections respiratoires aiguës basses en Avril 2007. En novembre 2009, 3177 patients ont été inclus. Validation des données cliniques par le Pr. Ch. Mayaud et al. 45 9.2 6.7 0 19.1 32 28.8 0 15.5 45 3.6 41.3 17.2 0 5 10 15 20 25 30 35 40 45 50 viro bact B K viro bact B K viro bact B K viro bact B K Percentage% Extra-respiratory pathologies Pneumonia Pleural infections Other respiratory infections Viro and bacterio : # positive results / # samples tested (%) BK : # positive / # cases (%)
  46. 46. Exemple: MDBS (Mekong Basin Disease Surveillance) • Objectifs: “renforcer les capacités nationales et régionale de la région du Bassin du Mékong pour la surveillances et la réponse aux épidémies de maladies prioritaires, dans le but de les contrôler efficacement.” • Partenaires: hôpitaux impliqués dans les activités transfrontalières de la région du Bassin du Mékong. • Communication: rapports hebdomadaires, accès en ligne aux informations, formations, ateliers. • Résultats: amélioration des compétences techniques dans le suivi et la prise en charge des maladies infectieuses au niveau santé publique. 46
  47. 47. MDBS (Mekong Basin Disease Surveillance) 47
  48. 48. MDBS (Mekong Basin Disease Surveillance): rapports et accès aux données. 48
  49. 49. MDBS (Mekong Basin Disease Surveillance) rapports et accès aux données. 49
  50. 50. V. Conclusions – La coopération internationale est un fantastique tremplin vers une carrière scientifique (ou diplomatique pour ceux qui tournent mal …) enrichissante et variée. – Un chercheur seul est un chercheur perdu: la coopération internationale permet de résoudre ce problème. – Nécessite une connaissance des enjeux spécifiques, au-delà de la Science, des partenaires, et des cultures. 50
  51. 51. 51 ≠ ≠ Coopérer pour éviter ou corriger rapidement des erreurs de prédictions : en 2009 on attendait une autre grippe d’origine aviaire émergeant en Asie du Sud-Est, alors que ce fût une grippe d’origine porcine A(H1N1)sw-o en Amérique centrale. La coopération internationale donne une ouverture sur des points de vue différents qui enrichissent la recherche et démultiplie ses impacts en terme de santé publique dans un monde globalisé.
  52. 52. Bibliographie (1) • Gardner L, Sarkar S. A global airport-based risk model for the spread of dengue infection via the air transport network. PLoS ONE. 2013;8(8):e72129. • Huang Z, Wu X, Garcia AJ, Fik TJ, Tatem AJ. An open-access modeled passenger flow matrix for the global air network in 2010. PLoS ONE. 2013;8(5):e64317. • Staples JE, Breiman RF, Powers AM. Chikungunya Fever: An Epidemiological Review of a Re‐Emerging Infectious Disease. Clinical Infectious Diseases. 2009 Sep 15;49(6):942–8. • Derraik JGB, Slaney D, Nye ER, Weinstein P. Chikungunya Virus: A Novel and Potentially Serious Threat to New Zealand and the South Pacific Islands. American Journal of Tropical Medicine and Hygiene. 2010 Oct 1;83(4):755–9. • Gualde N. Comprendre les épidémies: la coévolution des microbes et des hommes. Paris: Les Empêcheurs de penser en rond; 2006. • Last JM, Thuriaux MC, Talbot-Bélair L. Dictionnaire d’épidémiologie: enrichi d’un lexique anglais-français. Acton Vale, Québec: Édisem; 2004. 52
  53. 53. Bibliographie (2) • Thomas F, Gauthier-Clerc M. Écologie de la santé et biodiversité: cours. Bruxelles: De Boeck; 2010. • Bouyer J. Epidémiologie: principes et méthodes quantitatives. Paris: Editions INSERM; 1995. • Mouchet J, Manguin S, Sircoulon J, Laventure S, Faye O, Onapa AW, et al. Evolution of malaria in Africa for the past 40 years: impact of climatic and human factors. J Am Mosq Control Assoc. 1998 Jun;14(2):121–30. • Guégan J-F, Choisy M. Introduction à l’épidémiologie intégrative des maladies infectieuses et parasitaires: biologie cours. Bruxelles: De Boeck; 2009. • Orth G, Sansonetti PJ, Académie des sciences (France). La maîtrise des maladies infectieuses: un défi de santé publique, une ambition médico- scientifique. Les Ulis: EDP Sciences; 2006. • Brunel S. Le développement durable. Paris: Presses Universitaires de France; 2007. 53
  54. 54. Bibliographie (3) • Institut national des hautes études de sécurité (France) G, Claude, editor. Les crises sanitaires de grande ampleur: un nouveau défi? Paris: La Documentation française; 2007. • Ruffié J, Sournia J-C. Les Épidémies dans l’histoire de l’homme: essai d’anthropologie médicale. [França]: Flammarion; 1995. • Gessain A, Manuguerra J-C. Les virus émergents: [sida, SRAS, Ébola, grippe aviaire ...]. Paris: Presses universitaires de France; 2006. • National Strategic Framework for Avian and Human Influenza Communications 2008-2010. Partnership for Avian and Human Influenza (PAHI); 2008. • Aso M. Patriotic hygiene: Tracing new places of knowledge production about malaria in Vietnam, 1919–75. Journal of Southeast Asian Studies. 2013 Oct 1;44(03):423–43. • Organisation mondiale de la santé. SARS how a global epidemic was stopped. [Geneva, Switzerland]: World Health Organization, Western Pacific Region; 2006. 54
  55. 55. Bibliographie (4) • Horby P, Thai PQ, Hens N, Yen NTT, Mai LQ, Thoang DD, et al. Social Contact Patterns in Vietnam and Implications for the Control of Infectious Diseases. Munayco C, editor. PLoS ONE. 2011 Feb 14;6(2):e16965. • Astagneau P, Ancelle T, Brücker G. Surveillance épidémiologique principes, méthodes et applications en santé publique. Paris: Lavoisier; 2011. • Padmanabha H, Durham D, Correa F, Diuk-Wasser M, Galvani A. The interactive roles of Aedes aegypti super-production and human density in dengue transmission. PLoS Negl Trop Dis. 2012;6(8):e1799. • Stoddard ST, Morrison AC, Vazquez-Prokopec GM, Paz Soldan V, Kochel TJ, Kitron U, et al. The role of human movement in the transmission of vector-borne pathogens. PLoS Negl Trop Dis. 2009;3(7):e481. • Mackey TK, Liang BA. Threats from emerging and re-emerging neglected tropical diseases (NTDs). Infect Ecol Epidemiol [Internet]. 2012;2. Available from: http://www.infectionecologyandepidemiology.net/index.php/iee/article/view/186 67 • Chaves T do SS, Pellini ACG, Mascheretti M, Jahnel MT, Ribeiro AF, Rodrigues SG, et al. Travelers as Sentinels for Chikungunya Fever, Brazil. Emerging Infectious Diseases. 2012 Mar;18(3):529–30. • Debré P, Gonzalez J-P. Vie et mort des épidémies. 2013. 55
  56. 56. Bibliographie (5) • Modern Infectious Epidemiology, 2nd Ed. Johan Giesecke. 2002, Arnold • Modern Epidemiology, 3rd Ed. KJ Rothman, S Greensland, TL Lash. 2008, Lipicott Williams & Wlkins • IHR 2005, WHO • Management of Tuberculosis: A Guide to the Essentials of Good Clinical Practice , N. Aït-Khaled, E. Alarcón, R. Armengol et al. 6th Ed. International Union Against Tuberculosis and Lung Disease (The Union), 2010. • MDBS project, http://www.mbdsoffice.com/pdf/MBDS_Presentation_Dec2009.pdf • Public Health Surveillance: A Historical Review with a Focus on HIV/AIDS. Michael A. Stoto. RAND Health, 2003. See http://www.rand.org/ • Comment réussir dans un monde d’egoïstes ? Axelrodt B. Ed. Odile Jacob, 1992. Voir fiche de lecture à: http://mip- ms.cnam.fr/servlet/com.univ.collaboratif.utils.LectureFichiergw?ID_FICHIER=1295877017812 • Ebolavirus Evolution: Past and Present. de La Vega M-A, Stein D, Kobinger GP (2015) PLoS Pathog 11(11): e1005221. doi:10.1371/journal. ppat.1005221 • Ebola haemorrhagic fever in Zaire, 1976 Bulletin of the World Health Organization, 56 (2): 271-293 (1978) 56

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