José-Xavier POLET 
Des sciences cognitives à la métonymie 
Portfolio juin 2014 
Né en Belgique en 1948, José-Xavier Polet ...
Héritier de l'abstraction lyrique, il cultive un langage plastique syncrétique où se retrouvent des éléments 
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« Le rendez-vous des coiffeuses» (en solo) Galerie Le Local, Amiens 
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Art3f. (Salon Mulhouse) 
2015 « En plein dans l’abstraction lyrique » Centre d’Art Contemporain des Carmes, Pamiers (09...
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« Un jeu de pistes entre la volonté et l’aléa » 
Martial Lebulle, critique d’art, Vézénobres, 2013 
Nous avons de solides ...
bien inhérente à une démarche exclusivement humaine et personnelle, trouve ici un rôle inattendu et novateur, à la 
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Art contemporain. Le parcours d'un plasticien qui mène de la mène des s sciences cognitives à la candeur métonymique.

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José-Xavier Polet. Portfolio juin 2014 28 08 2014

  1. 1. José-Xavier POLET Des sciences cognitives à la métonymie Portfolio juin 2014 Né en Belgique en 1948, José-Xavier Polet -alias Péka ou pol.knots- vit et travaille à Alès depuis 2001. Titulaire d’un master en Journalisme et Communications Sociales de l'Université Libre de Bruxelles, il publie des articles et livres sur l’Underground et la contre-culture. Expositions en solo en France, Belgique, Pologne, Floride, Brésil ... Plus tard, il initie le mouvement Pintura Fresca dont il se retire bien vite pour fonder Art et Science, A+S, une plate-forme de rencontre entre artistes et scientifiques. Il est toujours membre actif de The Art Office (Tao) en Floride.
  2. 2. Héritier de l'abstraction lyrique, il cultive un langage plastique syncrétique où se retrouvent des éléments du constructivisme géométrique, les influences du dripping de Jackson Pollock et une vision de l'espace adaptée de la tradition taoïste. Ses recherches sur le flou, l'ambiguïté et l'intentionnalité relèvent du domaine des sciences cognitives. Quant à sa filiation esthétique, elle remonte indiscutablement à Marcel Duchamp, à Georges Mathieu et à Sam Francis. 2 Expos, salons, résidence, publications et commandes importantes… 2001 « ERA III. Move # 1 » (en solo) Espace Lexon, Bruxelles 2002 Re-opening party (en solo) ING Bank, Aalst-Erembodegem (Belgique) « ERA III. Move # 2 » (en solo) Galerie Harmonia Mundi, Amiens, (France) 2003 « Move # 06 » (en solo) Galerie La Louve, Arlon (Belgique) ART IN PROGRESS (salon) Courtrai, Belgique Commande (mécénat d’entreprise) P… NV, Turnhout, Belgique LIBR'ART (salon) Libramont, Belgique Galerie G. Turpeau Hors les murs, Novotel, Nîmes « International Group Show » Galerij de Sigarenfabriek, Delft (Pays-Bas) Galerie La Louve, Hors les murs (salon) Lyon « Groupshow bij C&P » Galerij Castor & Pollux, Bilzen (Belgium) 2004 « Trilogies cognitives » (en solo) Le Phénix, Valenciennes (France) AFFORDABLE ART FAIR Londres Commande (mécénat d’entreprise) Glesbo bvba, Bruxelles « Septième mouvement » (en solo) Galerie Voghera, Manosque (France) ST'ART (salon) Strasbourg « Hybrides » (en solo) Galerie Arthur, Valenciennes (France) « Neuvième mouvement » (en solo) Galerie La Rotonde, Paris Commande (mécénat d’entreprise) Agence Hippocampe, Paris
  3. 3. 2005 « Le rendez-vous des coiffeuses» (en solo) Galerie Le Local, Amiens 3 « Recto / verso» (en solo) Espace Le Churchill, Liège « Do you know anything about cognitive arts? » Rokis Cultural Center, Suwalki (Pologne) Commande marchand d’art V WFine Arts, Californie « Le peintre et son cerveau » (en solo) Maison d'art d'Entremont, Suisse « Cog(n)ito ergo sum » (en solo) Centre Culturel de Wégimont (Belgique) Résidence d’artiste F… AB, Malmö, Suède 2006 « Accord et contrepoint » (en solo) Galerie L’Exception, Poitiers (France avec Véronique Poiret) « Trois petits tours … » (en solo) SIAV de Valenciennes (France) 2007 «TAO em Brasil» (en trio) Centre Culturel Suzano, Sao Paulo, Brésil 2009 «Flow:Triangulation» (en trio) Graham Center Art Gallery, FIU, Miami Towards a Science of Consciousness Asia Consciousness Festival, Hong Kong 2011 The Arts Office Children’s Gallery & Art Center, Florida « FLOW IN THE ZONE, introduction » Editions Xhyra Graf , The Art Office, Florida 2013 “Polet au Pôle” (en solo) Pôle Culturel et scientifique de Rochebelle, Alès 2014 « Jamais deux sans trois » (en solo) Galerie de la Dodane, Amiens « Entropies» (group show Kamaver Kunsthaus) Multispace "De Marchi" Varenna ,Como Lake « Métonymies visuelles » (solo) Galerie Kili, Bruxelles « Hop,hop, hop, et de quatre ! » (solo) Galerie “Encadrement Vôtre” Amiens « Salon de rentrée » (groupe) Galerie Marti, Cannes « Polet chez Pilou » (solo) Brasserie « Chez Bart », Montpellier “ Salon d’été” Galerie Vailhan (30) « Allons-y à Lyon » (solo) Galerie Vaubecourt, Lyon « Re-bonjour la Picardie » (solo) Galerie 115, Saint-Quentin Art3f. (Salon Montpellier) Montpellier et Mulhouse
  4. 4. 4 Art3f. (Salon Mulhouse) 2015 « En plein dans l’abstraction lyrique » Centre d’Art Contemporain des Carmes, Pamiers (09100 France) « Salon d’Eté » (groupe) Galerie Métamorphoze, Valaire (41120 France) 2016 “…”(solo) Chapelle de Vesoul 2017 « Visuele metonymie » (solo) Galerij Rivierenhof, Antwerpen (Anvers) « … » (solo) Abbaye de Saint-Hilaire « Un transfrontalier» Ursula Schwenzer, directrice artistique de Glesbo Fine Arts, 2001 L’artiste peut être un miroir de son intérieur (sa psyché) et de son extérieur (la société) ou traverser avec son art ces miroirs pour nous ramener les preuves tangibles des possibilités et des choix. Je pense que José-Xavier est l’un de ces transfrontaliers. « Le ying et yang» Lu Wan, peintre et critique chinois, 2003 Il n'y aucun doute à ce propos, José-Xavier Polet est un artiste de courage et de volonté, tout son travail en témoigne. Cette force s'exprime avec une technique hautement développée, même si l'on peut encore et toujours discuter de sa façon de considérer le trait. Cet artiste en dépasse beaucoup dans l'art de la composition et de la construction. Il y a, d'évidence, une profonde compréhension du souffle, de l'espace, de la nécessité de laisser le vide s'exprimer. Ici, l'on retrouve une vision cosmique, une cosmogonie en aboutissement d'un travail en profondeur. «Le feu et le vide » Guy Denis, écrivain et galeriste, galerie La Louve, Arlon, 2003 José-Xavier Polet, oui, est peintre, cela peut paraître étrange en ce début du XXIème siècle où les arts plastiques s'atomisent en une multitude de tendances aussi intéressantes les unes que les autres. Peintre? Comment peut-on être peintre alors que le XXème siècle produisit autant de génies, ouvrit autant de sentiers à la création picturale, comment? José-Xavier Polet, s'acharne à creuser son sillon dans une terre plus que labourée, il peint sur toile, en 2 dimensi ons, respectant l'essence même de la peinture; il appose des pigments, du henné, du vernis de meuble, de l'encre, un zeste d'acrylique pour faire époque, il colle des papiers de soie, et il construit une oeuvre architecturée dont il contrôle parfaitement les masses dans une structure en mouvement. Ah! Cette peinture n'est point aisée d'accès; le spectateur se doit de suivre les lignes de force imprimées aux masses, et parfois oser se perdre dans le vide. Car c'est de feu et de vide que se nourrit la peinture de José-Xavier Polet; et parfois il sursature sa toile en épaisseurs fines, dont se dégage un relief léger à peine perceptible et cependant bien réel lorsqu'on passe une main souple sur la surface de l'oeuvre; qu'il strie d'un coup de stick lumineu x.
  5. 5. Mais si la peinture de l'artiste est d'une rigueur rare, nulle sévérité n'alourdit, n'assèche ces oeuvres, car les couleurs vivent et chantent dans une gamme de nuances qui enchantent les sens. Aucune magie facile, aucun racolage flatteur, aucune ligne langoureuse, le spectateur se doit d'être attentif, de prendre son temps, de s'imprégner de cette peinture, et de pousser son regard à parcourir la toile. L'artiste ne joue pas les extraversions de la peinture, nul débordement du cadre, ni du plan de la toile, 2 dimensions strictement respectueuses de l'essence même de la peinture. De la sorte, José-Xavier Polet s'inscrit dans la tradition noble de la peinture, sans trahison facile, et dans le même temps construit un univers dont les nuances chromatiques touchent à l'incantatoire. Le spectateur trouvera son bonheur en scandant la surface de la toile en autant de signes rythmiques qui lui feront mesurer la contradiction du plein et du vide, de la saturation et du vide, du plein et du creux, de ce monde étrange et aussi cartésien. L'artiste relie ainsi une tradition séculaire à une problématique combien contemporaine, ordre versus chaos, structure versus explosion, remplissage versus trou... « La rencontre de l’homme et de son cerveau » Yvon Birster, Galerie La Rotonde, Paris, février 2004 Le XXIème siècle sera celui de la rencontre de l’homme et de son cerveau. Telle est la conviction de José -Xavier Polet, et en quelque sorte son art poétique. La démarche cognitive, les processus de pensée que met en oeuvre l’acte de connaissance sont opérationnels dans ses peintures. Les oeuvres de José-Xavier Polet s’efforcent de rendre visible l’intelligible, avec la part de trouble et d’infinitude qui sape en permanence les fondements rationnels de la pensée. José-Xavier Polet peint sur toile, il appose des pigments, du henné, du vernis de meuble, de l’encre, une larme d’acrylique, il colle du papier de soie… Hanté par la poésie du cosmos, il combine les effets de son art aux concepts des sciences cognitives. L’ambiguïté, le paradoxe, le non-dit, tout ce qui habille d’incertitude la moindre de nos connaissances se traduit dans le « jeu » des masses en équilibre sur la toile. La présence continue d’un certain flou visuel renvoie peut-être au doute intellectuel, comme la coexistence indéfinie entre le chaos et le connu. Le trait noir qui sépare et divise un monde de lumière manifeste l’apparition de l’humain dans le champ du visible. Ce travail aboutit à une oeuvre architecturée dont José-Xavier Polet maîtrise parfaitement les éléments dans une structure en équilibre dynamique. Ce retour à l’abstraction dans l’art contemporain n’est donc pas une fuite devant le monde mais bien plutôt un retour à la production de sens dans les arts plastiques. « L’abstraction par la bande » Jean-Louis André, critique d’art et peintre, L’Union, octobre 2005 5
  6. 6. « Un jeu de pistes entre la volonté et l’aléa » Martial Lebulle, critique d’art, Vézénobres, 2013 Nous avons de solides indications sur le périple de José-Xavier Polet. A bien considérer son travail, on perçoit l’incidence des sciences cognitives s’appliquant à démêler l’ambiguïté de l’incertitude et qui nous apprennent que l’intelligence humaine se nourrit à trois sources complexes suivant une hiérarchie discutable: la raison, l’irrationnel et les sens. Il apparaît que José-Xavier Polet a compris l’importance de cette trilogie cognitive. Il n’est pas question pour lui de les équilibrer, il lui faut surtout n’en négliger aucune ! Voilà ce que propose son travail : un jeu de pistes entre la volonté et l’aléa, l’accident, le hasard, l’imprévisible, la tâche et la coulure. Car le cerveau aime le jeu et devine que Dieu joue aux dés, contrairement à l’exclamation d’Einstein. Cette dimension ludique est un apport majeur des sciences cognitives au travail de José-Xavier Polet. Quittons l’approche cérébrale et ultra-rationnelle pour rêver notre destinée au milieu de ce qui semble être un chaos, là où le libre -arbitre trouve sa juste place. José- Xavier Polet, tout amateur de sciences cognitives qu’il soit, aime à rappeler qu’il n’est p lus temps de ratiociner sèchement. Qu’artistes et scientifiques doivent se rencontrer et annoncer la réhabilitation de I ‘intuition, de l’irrationnel et des sens, voilà le grand défi du troisième millénaire, selon José -Xavier Polet. Au travers de l’aléa, de l’incertitude, s’ébauche un possible microcosme en forme de proposition ouverte, balayé par les grands thèmes des savoirs et cultures tant contemporaines que millénaires. Un souffle syncrétique réconcilie les questionnements des sciences cognitives et du taoïsme. L’aventure humaine, guidée par le sentiment d’un libre arbitre hésitant est matérialisée par la ligne tantôt noire, ferme et décidée, tantôt grise, trouble, tremblée, imprécise. Cette ligne, nulle part présente dans la nature, belle et 6
  7. 7. bien inhérente à une démarche exclusivement humaine et personnelle, trouve ici un rôle inattendu et novateur, à la fois très éloigné des interrogations des grands maîtres sur l’importance respective du contour et de la couleur, et proche de la tradition orientale du trait infini tracé à l’encre de Chine. « Un plasticien à la rencontre des sciences cognitives » Marc-Williams Debono, essayiste et chercheur en neurosciences, rédacteur en chef de PLASTIR, revue transdisciplinaire de Plasticité humaine. José-Xavier Polet se définit lui-même comme un artiste plasticien protéiforme qui a changé presque autant de fois de pseudonymes qu’il a traversé de pays et jongl é avec les styles. C’est un homme charpenté de ses contradictions et fort de ses choix, un Janus assumant un parcours hors normes, capable du grand écart mental lui permettant de conduire une activité d’homme d’affaires publiques conjointe à celle d’un art iste engagé dans une recherche picturale liée aux sciences cognitives. Toutes expériences confondues, en bon autodidacte des arts, il n’a finalement suivi qu’une seule trajectoire, celle de Marcel Duchamp qui affirma, une fois la photographie inventée, que la création pure se passait derrière la rétine, dans l’ « alchimie » du cerveau. Débroussailler ce monde virtuel, au sens de potentiel et latent, voilà ce que propose le domaine émergeant des sciences cognitives. Un immense champ d’investigation où José-Xavier Polet s’engouffre avec passion, lui qui s’attelle depuis des années aux problématiques séculaires de la ligne et de la forme, du contour et de la couleur, comme à celles, plus contemporaines, de la volonté et de l’aléa. En 2003, il crée Art + Science, plateforme internet et passerelle entre artistes et hommes de sciences. S’y retrouvent des membres du MIT et de l’Institut Jean Nicod et des artistes de renom. Son enthousiasme ne suffit pas et, faute d’être assez centré sur la cognition, de ne pas établir de frontières assez précises entre technologie, recherche scientifique et avancées esthétiques, le projet précurseur n’est soutenu par aucun acteur d’importance. Bien qu’elle ne perdure pas, l’entreprise permet à notre homme de se frotter à des conce pts innovants, à des interrogations décisives pour lui, bien qu’embryonnaires. Il entre en « terre d’Utopie cognitive » et passe d’une démarche cérébrale et intentionnelle à une facture plus impulsive, plus en phase avec l’affect et le fusionnel. Il s’approprie l’idée de jeu, d’incertitude. Cette involution s’accompagne d’un abandon, qui fait la part belle au ruissellement, à la tâche. Il métabolise concrètement ce que la théorie s’essouffle à démontrer. Les abstractions de José-Xavier Polet sont les instantanés d’un moment de sa vie intérieure. Depuis une douzaine d’années qu’il expose régulièrement aux quatre coins du Globe, il se livre un peu plus à chaque fois, sous des augures souvent déroutants, jalons d’un continuum libre de contingences. Cette fois, c’est au Pôle Scientifique et Culturel d'Alès que le plasticien José-Xavier Polet a donné une exposition d'envergure qui fait le lien entre son travail abstrait et les sciences cognitives. En 8 jours de temps (du 27 septembre au 5 octobre 2013), plus de 400 visiteurs ont pu découvrir une cinquantaine de pièces de facture récente, une dizaine de panneaux explicatifs, un diaporama de plus de 500 vues retraçant le continuum artistique de l'artiste. Et pour faire bonne mesure, le public avait le loisir de regarder 3 DVD relayant des conférences scientifiques dédiées aux liens entre l'art et la science. Le tout sur plus de 400 m2, dans d'anciennes écuries magnifiquement réaménagées. Cette exposition, d'un caractère plutôt rare, se situait judicieusement dans le contexte de La Nuit des Chercheurs. Les lecteurs de PLASTIR pourront en avoir en aperçu sur Métacognition ainsi qu’en lisant la transposition du contenu illustrée de la plupart des panneaux exposés dont certains sont reproduits. Le Courrier Picard, 20 mars 2014 7
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