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Hotcase radeos et solution

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Revue "Radioactif n°18" septembre 2014



Monsieur L., 46 ans, suivi pour une spondylarthrite ankylosante, est adressé pour impotence fonctionnelle d’installation progressive du membre supérieur droit en l’absence de contexte traumatique, avec des exacerbations douloureuses d’horaire mécanique, évoluant depuis plusieurs mois, sans fièvre.

A l’examen clinique les mobilités actives et passives sont normales, les signes de conflit sous-acromial sont positifs, manoeuvre de Jobe douloureuse mais tenue, ce qui est en faveur d’une tendinopathie du supra-épineux sans rupture.

Il est adressé pour bilan radiographique standard (fig. 1). Une IRM est réalisée secondairement dans l’hypothèse d’une atteinte du supra-épineux (fig. 2, 3 et 4).


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Hotcase radeos et solution

  1. 1. 58 N° 18 Septembre 2014 Hotcase Radeos solution page 60 Monsieur L., 46 ans, suivi pour une spondylarthrite ankylosante, est adressé pour impotence fonctionnelle d’installation progressive du membre supérieur droit en l’absence de contexte traumatique, avec des exacerbations douloureuses d’horaire mécanique, évoluant depuis plusieurs mois, sans fièvre. A l’examen clinique les mobilités actives et passives sont normales, les signes de conflit sous-acromial sont positifs, manœuvre de Jobe douloureuse mais tenue, ce qui est en faveur d’une tendinopathie du supra-épineux sans rupture. Il est adressé pour bilan radiographique standard (fig. 1). Une IRM est réalisée secondairement dans l’hypothèse d’une atteinte du supra-épineux (fig. 2, 3 et 4). Figure 1. Cliché standard de face, en rotation neutre. Figure 2. IRM, Coupe coronale SE T1. ................. HOTCASE Jonathan Zipfel Interne CHRU Besançon Dr Benoit Barbier Brion Clinique Saint-Vincent Besançon Pr Sébastien Aubry MCU-PH CHRU Besançon
  2. 2. 59 Figure 3. IRM, coupe sagittale SE T1. Figure 4. IRM, coupe coronale DP FS. Quel est votre diagnostic parmi les propositions suivantes ? 1. Synovialoscarcome. 2. Tendinopathie calcifiante. 3. Lipome arborescent. 4. Rupture complète transfixiante du supra-épineux. 5. Synovite villonodulaire.
  3. 3. 60 N° 18 Septembre 2014 Solution Hotcase Radeos publié page 58 La radiographie standard (fig. 1), n’objective pas d’anomalie de la trame osseuse ni de signe dégénératif ou d’ascension de la tête humérale  : il n’existe pas de signe indirect de rupture de coiffe. Elle permet surtout d’éliminer des calcifications péricéphaliques humérales, excluant une tendinopathie calcifiante (rhumatisme à hydroxyapatite). Il existe en revanche un comblement dense, non calcique, avec distension de la bourse sous-acromio-deltoïdienne (BSAD) se projetant latéralement par rapport à l’extrémité proximale de l’humérus sur la radiographie standard (fig. 1), compatible avec un épanchement de la BSAD de relativement grande abondance. L’IRM confirme l’épanchement de la BSAD en hypersignal DP Fat-Sat (fig. 4) et permet d’éliminer une rupture transfixiante complète du tendon du supra-épineux (fig. 4). Il existe une structure tissulaire développée en regard du tubercule majeur, à point de départ de la synoviale de la BSAD, en hypersignal T1 (fig. 2 et 3) et hyposignal après saturation de graisse sans anomalie de signal de la trame osseuse en regard (fig. 2, 3 et 4). Cet hypersignal T1 graisseux, n’est pas en faveur d’un synovialosarcome ou d’une synovite villonodulaire (des séquences T2* étant utiles dans cette indication à la recherche de dépôts d’hémosidérine en hyposignal). On note un aspect en «  fougère  » ou «  frangé  » (fig. 3) qui, associé à l’épanchement de la BSAD et au signal graisseux, est compatible avec un lipome arborescent. Il s’agit d’une pseudo-tumeur graisseuse rare (0,3 à 0,7% des lipomes), qui correspond à une hyperplasie de tissu graisseux mature et à une hyperplasie des villosités synoviales, en règle générale intra-articulaire. La localisation à l’épaule a été très peu décrite, la localisation préférentielle étant le genou, dans le cul-de-sac sous- quadricipital. Cette lésion se développe fréquemment dans un contexte d’arthropathie sous-jacente et est souvent soulignée par l’épanchement associé. Après confirmation du diagnostic par biopsie échoguidée, l’arthroscopie (fig. 5) a permis de réaliser l’exérèse de la lésion. Figure 5. Vue arthroscopique des franges graisseuses développées dans la BSAD. Courtoisie Dr Gallinet, Clinique St-Vincent - Besançon ................. HOTCASE

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