UNE SPÉCIALITÉ 
Sauv’Garde #2 Avril 2013 
10 
La Radiothérapie... 
Une spécialité méconnue ! 
L’Oncologie Radiothérapie, d...
Sauv’Garde #2 Avril 2013 
11 
Des modes d’exercices variés adap-tés 
à chaque style de pratique 
L’Oncologie Radiothérapie...
La maquette du DES d’Oncologie 
Elle comprend 3 options dont 
l’oncologie radiothérapie qui nous intéresse 
aujourd’hui. 
...
Prochain SlideShare
Chargement dans…5
×

La radiothérapie... une spécialité méconnue !

466 vues

Publié le

L’Oncologie Radiothérapie, de son vrai nom, est la spécialité qui consiste à soigner les cancers à l’aide des radiations ionisantes.



Une spécialité au coeur de la prise en charge des patients atteints de cancer.



Plus de la moitié des patients atteints de cancer seront traités par radiothérapie au cours de la prise en charge de leur cancer ; celle-ci trouve sa place à tous les stades de la maladie, du curatif pour le contrôle loco-régional des tumeurs et la survie globale au palliatif pour le contrôle des symptômes (douleur, compression…) quelque soit le type de cancer à quelques rares exceptions près. L’oncologue radiothérapeute participe à la prise en charge des tumeurs solides et à un moindre degré de quelques hémopathies.

Discipline transversale par nature, la radiothérapie est riche en contacts humains et lieux de vie, à l’opposé de l’image déprimante que le grand public et certains médecins peuvent lui accorder.

Les plans cancers successifs, actuellement le 2éme plan cancer 2009 – 2013 et bientôt le 3éme, placent la cancérologie au coeur des problèmes de santé publique et promettent de belles perspectives pour les jeunes oncologues.


reseauprosante.fr

Publié dans : Santé & Médecine
0 commentaire
0 j’aime
Statistiques
Remarques
  • Soyez le premier à commenter

  • Soyez le premier à aimer ceci

Aucun téléchargement
Vues
Nombre de vues
466
Sur SlideShare
0
Issues des intégrations
0
Intégrations
17
Actions
Partages
0
Téléchargements
4
Commentaires
0
J’aime
0
Intégrations 0
Aucune incorporation

Aucune remarque pour cette diapositive

La radiothérapie... une spécialité méconnue !

  1. 1. UNE SPÉCIALITÉ Sauv’Garde #2 Avril 2013 10 La Radiothérapie... Une spécialité méconnue ! L’Oncologie Radiothérapie, de son vrai nom, est la spécialité qui consiste à soigner les cancers à l’aide des radia-tions ionisantes. Une spécialité au coeur de la prise en charge des patients atteints de cancer Plus de la moitié des patients atteints de cancer seront traités par radio-thérapie au cours de la prise en charge de leur cancer ; celle-ci trouve sa place à tous les stades de la maladie, du curatif pour le contrôle loco-régional des tumeurs et la survie globale au palliatif pour le contrôle des symptômes (douleur, compression…) quelque soit le type de cancer à quelques rares exceptions près. L’oncologue radio-thérapeute participe à la prise en charge des tumeurs solides et à un moindre degré de quelques hémopathies. Discipline transversale par nature, la radiothérapie est riche en contacts hu-mains et lieux de vie, à l’opposé de l’image déprimante que le grand public et certains médecins peuvent lui accorder. Les plans cancers successifs, ac-tuellement le 2éme plan cancer 2009 – 2013 et bientôt le 3éme, placent la cancérologie au coeur des problèmes de santé publique et promettent de belles perspectives pour les jeunes oncologues. La cancérologie, et de surcroît l’oncologie radiothérapie, se veut être une approche et un mode d’exercice pluridis-ciplinaires. L’interaction entre oncologues médicaux, onco-hématologues, spécialistes d’organes (pneumologues, hépato-gastro-entérologues, neurologues…), chirurgiens à orientation oncologique, anatomopatholo-gistes, radiologues et médecins nucléaires est permanente. Devenir Oncologue Radiothéra-peute, c’est rester clinicien à part entière et être partie prenante dans l’accompagnement du patient et de sa famille au cours des traite-ments ; c’est également travailler au carrefour entre médecine, technique et humanisme. Des techniques innovantes et poin-tues Des techniques de pointes telles que la radiothérapie conformationnelle en 3 dimensions (RC3D), la curiethérapie, la radiothérapie conformationnelle en modula-tion d’intensité (RCMI) et l’arcthérapie volu-mique dynamique, la radiothérapie guidée par l’image (RTGI) et l’imagerie embarquée, la tomothérapie, le cyberknife et tracking de la tumeur, la radiothérapie en condition sté-réotaxique (RCS), la radiothérapie adapta-tive, la radiothérapie peropératoire (RTPO) sont en plein essor, bien qu’encore en cours d’évaluation pour certaines. Elles permettent d’élargir les indications de la radiothérapie à des tumeurs autrefois non irradiées. Des techniques innovantes encore plus prometteuses, telles que la protonthéra-pie et l‘hadronthérapie sont à l’étude. Elles devraient connaître un développement en pratique clinique en France dans la décen-nie à venir. Les progrès réalisés ces dernières années portent sur l’ensemble des aspects thérapeutiques à savoir l’informatique, l’ima-gerie, la planification du traitement, la radio-physique ; mais aussi sur la radiosensibilisa-tion par chimiothérapie, hormonothérapie ou thérapies ciblées et les soins de support. Une discipline résolument tournée vers la recherche clinique et fon-damentale Plus d’un siècle après la découverte des rayons X par Roentgen en 1895 et son utilisation par Pierre et Marie Curie, que de progrès accomplis dans leur utilisation comme arme thérapeutique anticancéreuse! D’importants progrès diagnostiques et thé-rapeutiques vont apparaître dans la pratique clinique quotidienne future. L’oncologue radiothérapeute a également le devoir d’être audacieux et ambitieux : continuer à optimiser cette arme anticancéreuse est une nécessité. L’Oncolo-gie Radiothérapie est l’une des spécialités où la recherche médicale, qu’elle soit fondamen-tale, translationnelle ou clinique, est l’une des plus dynamique ; les internes et jeunes méde-cins y jouent un rôle important en réalisant inclusion, prise en charge et suivi des patients dans les nombreux essais cliniques ouverts en cancérologie. Jean-Christophe FAIVRE et la Société Française des jeunes Radiothérapeutes Oncologues Avec la collaboration de Jean-Emmanuel Bibault, Olivia Diaz, Ingrid Fuma-galli, Thomas Leroy, Baptiste Pichon, Olivier Riou et Sébastien Thureau. Appareil d’arcthérapie volumique dynamique Rapidarc®
  2. 2. Sauv’Garde #2 Avril 2013 11 Des modes d’exercices variés adap-tés à chaque style de pratique L’Oncologie Radiothérapie est une spécialité qui peut s’exercer aussi bien en secteur public que libéral ou encore l’asso-ciation des deux. Les lieux d’exercices, sont eux aussi variés, Centre de Lutte Contre le Cancer (CLCC), CHU, CHG et cliniques privées. Le statut des Centre de Lutte Contre le Cancer représente une particularité dans le maillage des structures de soins sur le ter-ritoire français. Ils sont regroupés au sein d’Unicancer. Ils offrent une structure de soins singulière et complexe centrée sur la prise en charge des malades atteints de cancer. Une formation épanouissante et de qualité La formation des internes en onco-logie radiothérapie progresse, tant en terme de qualité que de quantité, avec des cours de DES généralement inter-régionaux mais aussi nationaux selon un cycle de formation quadriannuel sur les thématiques de la radio-biologie, la radiophysique, la radioanatomie et la curiethérapie. S’y associent des cours thématiques sur la prise en charge de chaque type de cancer : oncologie thoracique, diges-tive, urologique, neurologique… Des cours dans chaque centre hos-pitalier sont souvent dispensés permettant d’approfondir certains points précis : notions de radiophysique, techniques de radiothéra-pie, indications… Un post-internat est également conseillé pour approfondir ses connaissances et compétences. Il existe également une dynamique forte des associations des jeunes oncologues radiothérapeutes, qu’elles soient locales, inter-régionales ou nationale, pour promou-voir et développer la formation initiale des internes. Un livret de l’interne électronique appelé logbook assure un suivi personnalisé de l’interne au cours de son internat avec la validation des acquis théoriques et pratiques. Plus de 150 internes sont actuel-lement en formation dans notre spécialité, son engouement va croissant de part son dynamisme et sa politique volontariste de communiquer les attraits de notre discipline. Le déficit actuel de radiothérapeute tant en terme de démographie médicale (départs à la retraite) que d’augmentation de l’incidence des cancers ouvre des perspectives impor-tantes pour les jeunes générations de méde-cins. La semaine type d’un interne en On-cologie Radiothérapie L’activité d’un interne en radiothé-rapie se partage entre activité ambulatoire sur le « plateau technique », la plus impor-tante en terme de temps, et une activité d’hospitalisation. Au cours de son internat, l’interne acquiert progressivement des responsabilités importantes dans la prise en charge et le suivi des patients. Les différentes facettes de l’activité d’un in-terne de radiothérapie peuvent être les sui-vantes : s฀ Une activité de consultation « ini-tiale » : premier contact avec le patient avec réalisation d’un bilan d’extension et décision de traitement, généralement aux côtés d’un sénior permettant un réel compagnonnage de l’interne. s฀ La participation aux Réunions de Concertation Pluridisciplinaires (RCP) : étape clef dans la prise en charge du patient, elles permettent aux internes de présenter les dossiers des patients dont ils réalisent la prise en charge et de participer activement à la réflexion et aux décisions diagnostiques et/ou thérapeutiques. s฀ Des activités médico-techniques importantes : - Centrage et simulation grâce au scanner d’acquisition. - Contourage (ou délinéation) des volumes tumoraux à irradier et des organes à risque à éviter sur les images scannographiques de simulation (acqui-sition) parfois complétées par l’imagerie IRM et PET-scanner, avec le choix des plans de traitements et de la balistique. - Mise en place et Matching : véri-fication du repositionnement du patient dans la position désirée pour le traite-ment grâce à l’imagerie des faisceaux. - Contrôle qualité et sécurité qui prennent une part de plus en plus impor-tante dans l’activité de l’oncologue radio-thérapeute. s฀ L’interne en radiothérapie est aussi amené à travailler au bloc de curiethérapie pour la réalisation des traitements corres-pondants et y réaliser des gestes médicaux. s฀ Une activité de consultation « de suivi du traitement de radiothérapie » où l’interne est rapidement autonome. s฀ Une activité de consultation « de suivi à long terme » avec là encore l’encadre-ment d’un sénior. s฀ Un temps pour la formation uni-versitaire variable selon les services. s฀ Une activité de garde ou d’astreinte : intégration au pool de garde commun des urgences ou aux gardes d’étage dans les CLCC généralement. Notre discipline permet d’allier l’intérêt médical, intellectuel et humaniste à une qualité de vie et d’exercice, tant sur le plan professionnel que personnel. Délinéation des volumes cibles d’un cancer des voies aérodigestives supérieures Bloc de curiethérapie : traitement d’un cancer du col utérin
  3. 3. La maquette du DES d’Oncologie Elle comprend 3 options dont l’oncologie radiothérapie qui nous intéresse aujourd’hui. Sa maquette, complètement refon-due en 2007, sur 5 ans, comprend 10 se-mestres : s฀ 4 semestres de Radiothérapie s฀ 2 semestres d’Oncologie médicale s฀ 4 semestres libres dans d’autres spécialités dans au moins deux disciplines différentes : - 1 semestre d’imagerie est très vive-ment recommandé - 1 semestre dans l’une des spécialités suivantes est apprécié : médecine interne, hépato-gastro-entérologie ou pneumolo-gie à orientation oncologique, médecine nucléaire. s฀ Les autres semestres sont laissés à l’appréciation de l’interne. Sauv’Garde #2 Avril 2013 Les DESC ouverts au DES d’Onco-logie option Oncologie Radiothé-rapie s฀ DESC de cancérologie avec option traitements médicaux des cancers : il permet une formation complémentaire et transver-sale en oncologie médicale : chimiothérapie, hormonothérapie et thérapies ciblées. s฀ DESC de Médecine de la douleur et Médecine palliative : il permet l’acqui-sition d’une formation complémentaire en algologie, soins de support et soins palliatifs qui représente une palette de compétence importante en cancérologie. Quelques DU ou DIU peuvent également compléter la formation : DIU de radiobiologie – radioprotection, radiothéra-pie externe de haute technicité… suivant les aspirations de chacun. En espérant que ce bref aperçu vous aura permis de mieux connaître notre spécialité ! Dosimétrie avec un appareil Tomotherapy® Appareil de radiothérapie stéréotaxique Cyberknife® Remerciements pour l’iconographie : - Paul Sargos et le Pr Guy Kantor de l’Institut Bergonié à Bordeaux, - Ingrid Fumagalli et le Pr Eric Lartigau du CLCC Oscar Lambret à Lille - Fabrice Gillet, Sophie Renard-Oldrini, Ghizlane Boutenbat, Sandrine Huger et le Pr Didier Peiffert de l’Institut de cancérologie de Lorraine à Vandoeuvre-lès-Nancy, 12 Pour plus d’informations, n’hésitez pas à nous contacter sur notre mail contact@sfjro.fr et à consulter notre site web www.sfjro.fr , une rubrique spéciale y est dédiée.

×