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  1. 1. » P. 15 » P. 21 »   P. 4 SOCIÉTÉ CULTURE » suite page 6 » lire page 3 Pour une politique de population axée sur les enfants Par Reynold Aris Un avant-projet de loi pour le respect des droits des femmes par Stéphanie Balmir Règlementer la pratique du sport ! par Kenson Désir L e Groupe d’appui aux rapatriés et réfugiés (Garr) et le Collectif 4-Décembre, des organisations de la société civile haïtienne ne sont pas certaines que la reprise de dialogue entre Haïti et la République dominicaine pourra contribuer effectivement à dénouer la crise. Des membres de ces deux institutions ont rencontré les délégués de l’OEA qui ont séjourné du 12 au 14 juillet sur le sol haïtien, pour recueillir des informations sur la crise migratoire entre les deux pays. La Commission épiscopale Justice et Paix (Ce-Jilap), qui garde encore espoir, appelle les dirigeants haïtiens à relever le niveau de la diplomatie haïtienne sur la question. La coordination du Garr estime que l’organisme hémisphérique n’a pas réellement pris de position sur la question en dépit des observations et constats faits par les membres de la Mission, au cours de leur passage sur l’île, du 10 au 14 juillet. Le rapport de l'OEA accueilli avec scepticismePar Stephen Ralph Henri HAÏTI / RÉPUBLIQUE DOMINICAINE / MIGRATION DU VENDREDI 31 JUILLET AU DIMANCHE 2 AOÛT 2015 NUMÉRO 51 WWW.LENATIONAL.HT QUOTIDIEN • 25 gourdesRÉPUBLIQUE D’HAITI ACTUALITÉ Le CEP se dit prêt pour le 9 août HAÏTI / ÉLECTIONS LÉGISLATIVES
  2. 2. 2 | N0 51 DU VENDREDI 31 JUILLET AU DIMANCHE 2 AOÛT 2015 TRIBUNE S i l’on tient compte de la posi- tion de la BRH5 sur la ques- tion, la situation présentée ci-dessus serait la résultante d’une « détérioration de la situa- tion des finances publiques ». Ainsi, l’instabilitédutauxdechangeneserait que la conséquence d’un ensemble de « mauvaises » dépenses publiques effectuées entre 2011 et 2015. Cette explication semble être acceptée par les différents acteurs ayant réagi sur la question (puisque tout le monde la considère comme plausible), ces der- niers faisant automatiquement aussi de l’État le bouc émissaire de cette mauvaise passe. Cependant, en tenant compte du fait que les fondamentaux de l’économie haïtienne ne semblent pas expliquer l’instabilité du taux de change et en tenant compte du faible taux d’exécution des dépenses d’investissement de l’État en juin 2015 (14,6 %)6, il est possible de s’en prendre au « mauvais gars ». De plus, en considérant le nombre d’acteurs évoluant sur le marché des changes, il est clair que l’un d’eux semble avoir été totalement mis de côté dans cette histoire : les banques commerciales (BCM) qui, elles aussi, interviennent sur le marché des changes. Ainsi, il serait aussi important de se demander comment ces banques évoluent sur le marché des changes, à quels types d’opérations elles s’adonnent, ou même s’interroger sur les possibilités qu’elles puissent spéculer7. Ce dernier aspect est sans aucun doute la raison d’être de cet article qui se pose la question suivante : Et si l’instabilité du taux de change était plutôt due à des opérations de spéculation à outrance réalisées par les banques commerciales (BCM) ? L’une des premières remarques à faire sur la question posée est qu’entre octobre 2014 et juin 2015, la BRH est intervenue sur le marché des changes, en vendant des devises aux banques commerciales pour près de 68 millions de dollars américains8 : ce qui représente plus du double des interventions à la vente de l’exercice 2013- 2014 (33 millions de dollars US plus précisément). En d’autres termes, 68 millions de dollars supplémentaires ont été injectés dans le système bancaire. Et malgré ces interventions massives, la situation des changes ne s’est pas améliorée. Où sont donc passés ces dollars supplémentaires ? Parmi les principaux mécanismes par lesquels les BCM pourraient mettre en circulation les 68 millions de dollars supplémentaires, deux doivent être pris en considération particulière : d’abord, les crédits au secteur privé libellés en dollars américains et ensuite les opérations d’achat et de vente de dollars réalisées par les banques commerciales. Ce sont effectivement ces deux voies par lesquelles les BCM peuvent transférer les devises achetées directement de la BRH et satisfaire la demande de dollars. Ainsi, si les 68 millions de dollars vendus par la BRH n’étaient pas effectivement mis en circulation, l’explication résiderait sûrement dans l’analyse de ces deux indicateurs. Dans le premier cas (crédit) présenté ci-dessus, il est important de noter que d’octobre 2014 à mars 2015, le crédit au secteur privé libellé en dollar est passé de 811 millions de dollars américains (pour le mois d’octobre) à 770 (pour le mois de mars) 9 : en d’autres termes, une diminution du montant du crédit (libellé en dollars) de 41 millions. Si l’on tenait compte uniquement de ce mécanisme, l’on pourrait accepter que de moins en moins de dollars ont été mis en circulation par les BCM durant cette période (octobre 2014-mars 2015). L’on pourrait même qualifier ce fait de rareté relative du dollar. Cependant, il ne pourrait justifier à lui seul l’instabilité du taux de change. Dans le second cas (opérations d’achats et de vente de dollars), deux faits marquants, doivent être pris en compte : 1) La première est qu’entre octobre 2014 et juin 2015, la valeur mensuelle des transactions de vente de dollars, par le système bancaire affiche une tendance générale à la baisse, passant de 183 millions de dollars à 114 millions de dollars10. En d’autres termes, la valeur des transactions de vente de dollars, diminuée en moyenne de 8,7 millions de dollars par mois (entre octobre et juin 2015), a atteint un montant record qu’elle n’avait jamais connu depuis plusieurs mois. 2) Les plus sceptiques pourraient répliquer que « certes les transactions à la vente ont diminué mais les transactions à l’achat ont aussi diminué : ce qui aurait dû créer la balance ». Cependant, un élément important est à noter. Entre juin et septembre 2014, la valeur des transactions à l’achat, effectuées par le système bancaire, était généralement toujours inférieure à la valeur des transactions à la vente : ce qui était aussi le cas sur certains exercices précédents (2009-2010, 2010- 2011, 2011-2012…). Par contre, depuis octobre 2014, les BCM commencent subitement à acheter beaucoup plus de dollars qu’elles ne vendent. Ainsi, le gap11 cumulé depuis octobre 2014 jusqu’à juin 2015, s’élève à près de 63 millions de dollars12. En d’autres termes, sur cette période, les BCM ont donc ôté de la circulation près de 63 millions de dollars US : ce qui représente près de 93 % des interventions de la BRH sur cette même période. Finalement, le dernier élément à mettre en évidence, mais non moins négligeable, consiste en l’augmentation des dépôts en dollars au niveau du système bancaire, qui sont passés de 1 million 825 mille dollars en octobre 2014 à 1 million 900 mille dollars en mars 2015 (une augmentation des dépôts en dollars de 75 millions13). Ainsi, 75 millions de dollars ont été retirés (en seulement six mois) de la circulation, pour être stockés enfin au niveau des BCM, qui ont parallèlement (comment on l’a montré) réduit le montant de crédits octroyés au secteur privé en dollars et qui ont aussi réduit la valeur des transactions à la vente des dollars par rapport à l’achat. À ce moment, quelle est la chose la plus plausible à penser ?. Et si l'explication était la spéculation sur le dollar ?Par Roland Moisson | 1re partie INSTABILITÉDUTAUXDECHANGE Bien que le gouverneur de la banque de la République d’Haïti (BRH) appelle au calme face à la dégringolade de la gourde2 (perte de valeur de 20 % environ de janvier 2015 à juillet 2015), en présentant au grand public le plan d’intervention de la grande banque dans le but de freiner la montée rapide du taux de change, il n’est pas évident que cela ait rassuré la population. En effet, les propos du premier responsable de la BRH n’ont, semble-t-il, pas apaisé les différents acteurs3, qui restent encore sceptiques en ce qui concerne la chute effrénée de la gourde. La foule semble bel et bien commencer à s’impatienter4, en attente depuis plusieurs semaines de mesures concrètes, pour une certaine stabilité sur le marché des changes.
  3. 3. DU VENDREDI 31 JUILLET AU DIMANCHE 2 AOÛT 2015 N0 51 | 3 ACTUALITÉ Une population menacée LeNational, danssonnumérodu30juillet2015,arapportélesproposdesresponsables de la Direction de la quarantaine et du contrôle sanitaire des produits agricoles au ministèredel’Agriculture. Sansla«crise»aveclaRépubliquedominicaine,pendantcombiendetempsaurions nousétéencoredansl’ignorancedecesproduitscancérigènescontenusdansdesfarines importées? Farinesquis’achètentlibrementetdont«onnepeutpasidentifierlesmarquessurle marchélocal»,selonlesdiresdecesresponsables! Avecleslacunesauniveauducontrôledelaqualitédesproduitsetnotrepopulation maléduquée,notrepaysestunmorceaudechoixpourdescommerçantsetindustriels affairistespleinsdemorgueetdeméprispournotrepeuple.Laquestionqu’onesten droit de se poser est celle-ci : « Quels autres produits violant les normes de la santé publiquesontencirculationenHaïti?» Pleindeproduitsnepouvantêtreécouléssurlesmarchés étrangersenraisonjuste- mentdescontrôlesdequalitéstrictespratiquésailleurspeuventtrouverainsi,ici,un débouchéidéal.Onnefaitquetrouverunnompourunprétendunouveauproduit,on le remballe, on étiquette et le tour est joué. OGM, produits chimiques cancérigènes, produitsprovoquantdestroublescardio-vasculairesetautres,toutpeutseretrouver dansnotrecorps.UnÉtatfailliestunemenacepermanentepourlapopulation,mais c’estaussiuneaubainedontprofitepleinementuneclassed’affairistes. Ilfautregretterqu’iln’yaitpasd’associationsdedéfenseduconsommateur enHaïti. Lasociétécivile,parfoismanipuléepardesgroupesd’intérêtsliésàcesaffairistes,ena faitjusqu’àprésentl’économie.Pourcombiendetempsencore? Plein de questions devraient donc être débattues en cette période électorale. Des questionsliéesànotresurviedepeuple.Pourtant,onenestloin.Onnagedanscevide d’idées, un vide ponctué par une violence qui annonce le pouvoir pour le pouvoir, le pouvoirpourvenirdonnerunpeudesangneufàl’Étatfailli.Lepouvoirpourpermettre justementquedesgroupesn’ayantaucunrespectpourlasantéetdonclaviedenotre populationpuissents’enmettreencorepleinlespoches. Onestnonseulementempoisonnéavecdelafarine,maisonnousroulededanseton continueraànousroulerdedans.Jusqu’aujouroùnous,citoyens,ensemble,nousdirons NON!D’uneseulevoix,aveclafermevolontédedéfendrenosvies. Gary Victor Édito Le CEP se dit prêt pour le 9 aoûtpar Noclès Débréus HAÏTI/ÉLECTIONSLÉGISLATIVES » suite de la première page C ertains acteurs politiques, en mode « saint Thomas », disent attendre le 9 août pour savoir si ces élections se tiendront effectivement. Doutes. Critiques. Dénonciations. Manifestations et sit-in. Contre vents et marées, pour parodier le président du Conseil électoral provisoire, Pierre Louis Opont, le processus électoral fait son chemin. Ce jeudi 30 juillet, à neuf jours du jour-J, Mosler Georges s’est montré confiant. « Tout ce qui dépend de moi, techniquement est fin prêt», nous dit-il avant de passer en revue, chiffres à l’appui, le processus électoral. C’est un total de 5,8 millions d’électeurs qui sont invités à aller aux urnes le dimanche 9 août prochain. Pour rendre effective cette journée, le CEP a mobilisé un personnel vaca- taire divisé en plusieurs catégories. Pas moins de 41 175 personnes sont recrutées comme membres pour les 13 525 bureaux de vote répartis dans les 1 508 centres de vote établis pour ces élections. En ce qui concerne les superviseurs, ils sont plus de 4 000 tandis que les agents de sécurité électorale se chiffrent à 5 256, sans compter le personnel du Centre de tabulation qui avoisine un millier de personnes, selon les données fournies par le directeur exécutif du CEP. Après avoir recruté le personnel vaca- taire, Mosler Georges dit mettre le Cap sur la formation. Depuis le lundi 27, les séances de formation avaient commencé pour les superviseurs dans les différents départements et devront prendre fin le dimanche 2 août. Le lundi 3 et le mardi 4, les membres des bureaux de vote seront en formation. Au cours de cette même période, des séances de formation seront également organisées pour les agents de sécurité électorale ainsi que les opérateurs de saisie du Centre de tabulation. D’un autre côté, le directeur exécutif du CEP a précisé avoir en sa posses- sion tous les matériels sensibles et non sensibles pour ces élections. Le matériel non sensible a été déjà acheminé vers les départements et est en train d’être distribué aux dif- férents centres de vote. En ce qui a trait au matériel sensible, le CEP, dit-il, avait reçu une cargaison de 8 608 boîtes de bulletins de vote le dimanche 26 juillet, contenant 4 mil- lions 45 mille 760 bulletins pour les sénatoriales et 4 millions 45 mile 760 bulletins pour l’élection des dépu- tés. Au total 8 millions 91 mille 520 bulletins ont été livrés pour les neuf départements. Une dernière livraison a été reçue le mercredi 29 juillet et celle-là concerne les bulletins pour le département de l’Ouest. Pour s’assurer du bon déroulement du processus, dès ce weekend, les différents conseillers seront éparpil- lés dans les départements. Un tirage au sort devrait se tenir en ce sens pour pouvoir répartir les conseillers dans les chefs-lieux respectifs. Pierre Louis, comme président du CEP, restera à la capitale ainsi que le directeur exécutif. Quant aux éven- tuels défis logistiques dont avait fait allusion le chef observateur adjoint de la mission d’observation électorale de l’Union européenne, les respon- sables du CEP avaient informé qu’un accord a été trouvé entre l’institution électorale, la Minustah et l’Unops. La logistique est ainsi gérée par ces deux derniers partenaires. Dans cette même veine, Mosler Georges a informé que le matériel sensible arrivera dans les centres de vote le jeudi 6 août prochain. Pour ce qui concerne la liste électorale, qui n’est pas encore affichée comme l’exige le décret électoral, maître Georges en a pris le contre-pied et a précisé qu’il ne saurait répartir les électeurs dans les centres et les bureaux de vote sans cette liste. Il invite ainsi tous les électeurs à consulter le site du CEP ou à appeler au « call center » pour savoir où voter. Si le directeur exécutif se dit prêt techniquement pour la tenue des élections le 9 août prochain, le climat de sécurité qui règne actuellement fait peur et ne présage pas la réussite de cette journée électorale. La com- mission épiscopale Justice et Paix a alerté les autorités sur cette situation et dit espérer que la justice et le CEP sanctionneront les fauteurs de trou- bles, conformément aux dispositions du code pénal et du décret électoral. Entre-temps, électeurs et candidats sont aux abois et s’en remettent tous à la police qui dit avoir un plan spé- cial. Ainsi, plus d’un dit espérer voir ce plan dévoilé le 9 août et souhaite au passage que la PNH soit à la hau- teur de sa mission. Alors que les acteurs politiques et ceux de la société civile se montrent encore pessimistes quant à la tenue des élections législatives le 9 août prochain, le Conseil électoral provisoire, de son coté, se veut rassurant. Techniquement, tout est fin prêt pour le premier tour des législatives, a informé, sur un ton ferme et confiant, le directeur exécutif de l’institution électorale, Me Mosler Georges, dans un entretien exclusif accordé au National sur les dernières avancées du processus électoral.
  4. 4. WWW.LENATIONAL.HT 10, RUE GABART · PÉTION-VILLE EMAIL: INFO@LENATIONAL.HT PUBLICITE@LENATIONAL.HT REDACTION@LENATIONAL.HT (509) 4611-1010 / 3214-5554 PROPRIÉTAIRE : LE NATIONAL. SA DIRECTEUR : JEAN GARDY LORCY DIRECTION ARTISTIQUE : FABRICE LAFLEUR RÉDACTEUR EN CHEF : GARY VICTOR RÉDACTEUR EN CHEF ADJ : HENRI ALPHONSE SECRÉTAIRE DE RÉDACTION : JACQUES DESROSIERS JDESROSIERS@LENATIONAL.HT CONSEILLER À LA RÉDACTION : PIERRE CLITANDRE SECTION ACTUALITÉ : LIONEL EDOUARD SECTION CULTURE : DANGELO NÉARD SECTION ECONOMIE : HENRI ALPHONSE SECTION SPORTS : GERALD BORDES SECTION SOCIÉTÉ : JOE ANTOINE JN-BAPTISTE RÉDACTEURS : NOCLÈS DEBRÉUS, CADET JEAN MICHEL, STÉPHANIE BALMIR, EDDY LAGUERRE, KENSON DÉSIR, REYNOLD ARIS, SCHULTZ LAURENT JUNIOR WALTER CAMEAU PHOTOGRAPHES : JEAN JACQUES AUGUSTIN, RUBEN CHÉRY CORRECTEURS : JEAN ERIC FOUCHÉ, FRANTZ CLERGÉ, JACKSON JOSEPH GRAPHISTE : JUNIOR ADME CARICATURISTE : FRANCISCO SILVA DISTRIBUTION : PIERRE PAUL EMMANUEL ADMINISTRATION : RACHELLE COMPÈRE ••••••••••••• IMPRIMÉ EN HAÏTI PAR LES ÉDITIONS DES ANTILLES S.A 4 | N0 51 DU VENDREDI 31 JUILLET AU DIMANCHE 2 AOÛT 2015 ACTUALITÉ Pour une politique de population axée sur les enfants Par Reynold Aris HAÏTI/ENFANCE L a santé, la nutrition et l’alimentation des enfants, les conditions de vie, l’éducation, le sport, l’insertion sociale, sont, entre autres, une dizaine de domaines autour desquels les dépens- es ont été analysées. Ce rapport présente les dépenses publiques orientées vers l’Enfance durant les années fiscales allant des périodes de 2008-2009 à 2012-2013. Selon ce document, le gouvernement et ses partenaires ont consenti des efforts énormes en vue d’améliorer les conditions de vie des enfants. Il souligne, cependant, qu’il en reste beaucoup d’autres à réaliser dans plusieurs domaines afin d’établir un environnement protecteur et favorable à cette catégorie sociale vulnérable. Se fondant sur des données issues de l’Enquête, mortalité, morbidité et utilisation des services (EMMUS-V), janvier à juin 2012, le rapport a fait état du taux de mortalité infantile avec 50 ‰, le taux de mortalité infanto-juvénile avec 88‰. Il poursuit avec la malnutrition chronique modérée et sévère parmi les enfants de moins de 5 ans avec 21,9 %. La programmation dans les budgets devrait pouvoir contribuer à améliorer davantage les conditions de vie des enfants âgés de zéro à 18 ans, a fait savoir le titulaire du MPCE, Yves Germain Joseph. Cette catégorie de la population, ajoute- t-il, est pleine de potentialités. Ainsi, elle doit bénéficier de l’accompagnement en vue d’assurer le relai. Enfance : Situation alarmante Quant à la protection de l’enfant, la directrice générale de l’IBESR, Arielle Jeanty Villedrouin indique que la situation est alarmante. Cela résulte du fait qu’il y a un faible taux du budget qui est consacré à cet axe. Au Bien-être social, poursuit-elle, les responsables sont confrontés à d’énormes difficultés, notamment la détérioration des familles. Ce qui explique que plusieurs milliers d’enfants sont placés dans des orphelinats. Ils se trouvent dans les rues et en domesticité, se plaint- elle. Les intervenants ont avancé que le budget alloué à l’Enfance s’élève à 10,8 %. Un chiffre que conteste Mme Villedrouin. Aussi s’interroge- t-elle sur son origine et la méthode utilisée pour y parvenir. Sur la défensive, elle a avancé que de toutes les manières, l’IBESR parvient à améliorer le système de protection de l’enfant. Elle cite, entre autres, le renforcement du cadre légal, la ratification de la convention des droits de l’enfant. En outre, elle soutient ne pas comprendre les propos des intervenants faisant croire que l’IBESR ne peut pas réaliser la prise en charge de cette catégorie sociale, indiquant qu’il y a certaines informations qui font défaut, classiquement, aux intervenants en ce qui concerne leurs allégations. Car, soutient-elle, on a réalisé bon nombre de prises en charge en collaboration avec beaucoup de partenairesquinous accompagnent. Selon la patronne de L’IBESR, nombreuses sont les interventions qui ont été réalisées dans ce domaine. Mais, elles sont résorbées par l’explosion démographique qui, selon elle, dépasse de loin la croissance économique du pays. À cela, elle a souligné la nécessité de sensibiliser la population à la planification familiale. Celle- ci, affirme-t-elle, permettra aux jeunes d’avoir un comportement responsable. Néanmoins, indique Mme Villedrouin, elle doit passer par un cadre légal en votant des lois qui permettront de contrôler le taux de natalité dans le pays. Saluant le vote de la loi sur la paternité, maternité et filiation, la directrice de l’IBESR croit que cette loi va servir à contraindre les parents à assumer leurs responsabilités. Elle rappelle que l’absence de cet instrument avait conduit à des familles monoparentales. Une situation qui, insinue-t- elle, ne se révèle pas propice à l’épanouissement des enfants nés de ces relations-là. Aussi, fait-elle remarquer que cette loi va servir à responsabiliser davantage les de parents irresponsables. Saluant la soumission de ce rapport, le représentant de l’Unicef en Haïti, Marc Vincent a, pour sa part, déclaré que ce document va contribuer au renforcement du financement des thématiques liées à l’enfance. Dans ses conclusions, le rapport indique que l’État devrait adopter une politique de population axée sur les enfants en répondant aux attentes des parents. Les différentes politiques orientées vers l’Enfance devraient faire l’objet d’une coordination. Ce, en vue de faciliter une meilleure utilisation des moyens disponibles. Telles sont, entre autres, éléments qui figurent dans ce document. Le ministère de l’Économie et des Finances (MEF), celui de la Planification et de la Coopération externe (MPCE) de concert avec le Fonds des Nations-Unies de secours d’urgence à l’Enfance (Unicef) ont présenté, le jeudi 30 juillet 2015, le rapport sur les dépenses publiques orientées vers l’Enfance. L’objectif consistait à montrer l’orientation des dépenses en fonction des différents besoins de l’Enfance. Présentation du rapport sur les dépenses publiques orientées vers l’Enfance/ Photos : J. J. Augustin
  5. 5. DU VENDREDI 31 JUILLET AU DIMANCHE 2 AOÛT 2015 N0 51 | 5 ACTUALITÉ Jean Renel Senatus : la famille pour régénérer la sociétéPar Jean Michel Cadet HAÏTI/ÉLECTIONSLÉGISLATIVES J uriste de son état, Jean Renel Sénatus justifie l’intérêt par- ticulier qu’il porte à la famille aujourd’hui en décadence. Pour cela, il brandit la Constitution de 1987 en son article 259 qui définit cette institution comme la cellule de base d’une société. C’est pourquoi, l’une de ses propositions de loi porte sur le Code de la famille qui sera élaboré en quatre chapitres : la pro- tection de l’enfance, l’encadrement de l’adolescence, l’orientation de la jeunesse et l’accompagnement des adultes. Le natif de Ganthier, commune située dans l’ouest d’Haïti, croit nécessaire de protéger l’enfance, notamment contre tout programme de divertissements et des émissions de radiodiffusion malsaines. Aussi prévoit-il des mesures légales permettant à l’État d’évaluer la production médiatique : la nature de l’œuvre, le public-cible et la tranche horaire de diffusion. Aux mesures restrictives, devra suivre, selon lui, la prise en charge des jeunes en leur offrant d’autres modèles que ceux auxquels ils sont habitués, pourtant néfastes à leur épanouissement et leur développement mental. Bien qu’étant connu pour sa rigueur, le juriste estime avoir gagné la sympathie d’une frange importante de la population et des jeunes en particulier. Il prend en exemple certaines personnes qu’il avait fait emprisonner pour détournement de mineurs quand il était commissaire du gouvernement, et qui, actuellement, font la promotion de son élection au Sénat. Même comportement chez certains jeunes se livrant à des pratiques illégales. Maître Sénatus affirme qu’au cours de sa campagne électorale certains jeunes s’adonnant à la consommation de stupéfiants, comme la marijuana, disent qu’ils soutiendront sa candidature bien qu’ils sachent que, devenu sénateur, il produira des lois sanctionnant de telles pratiques. Le professeur d’université estime qu’il doit cette sympathie de la population au fait qu’il a toujours été accessible en cas de besoin et qu’il ne lui a pas caché ses origines modestes. Ce qui est de nature, croit-il, à permettre aux gens de s’identifier avec lui. De plus, argumente-t-il, alors qu’il était commissaire du gouvernement, il a fait de la loi sa boussole. Refusant à maintes reprises, dit-il, de procéder à des arrestations illégales. Il cite en exemple les cas de l’avocat André Michel et de 46 personnes faussement accusées d’avoir lancé des coups de pierre en direction du cortège présidentiel Un ministère de la Famille Hormis la protection de l’enfance et l’orientation aux jeunes, Jean Renel Sénatus dit plancher à la mise en œuvre d’une proposition de loi visant à encadrer les adultes. C’est pourquoi, il croit impérieux que soit constitué un ministère de la Famille. Ce ne sera pas pourtant, souligne- t-il, un ministère de plus, tant qu’il sera nécessaire pour consolider la famille, une institution en pleine dégénérescence. Il aura entre autres tâches, explique le juriste, à secourir des familles souvent détruites par le fléau du divorce. Une équipe de professionnels pluridisciplinaires, composée de juristes, de psychologues, sociologues, à cet effet, auront la mission d’assister les couples en conflit pour juger de l’opportunité réelle pour un couple de se séparer ou de divorcer. Justice Le constat de Jean Renel Sénatus sur le système judiciaire haïtien est sans appel. « La Justice est discriminatoire », lâche l’homme de loi. Les principaux acteurs de ce système, certains juges en particulier, déplore-t-il, appliquent une politique de deux poids, deux mesures alors que, dit le vieil adage, « selon que vous soyez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir ». Il se propose pour y remédier, de revoir le cadre légal portant création, organisation et fonctionnement du CSPJ. Ce dernier, selon lui, devrait être pourvu du droit de nomination et de révocation des juges, droit qui lui fait actuellement défaut. Il dit s’évertuer aussi à l’élaboration d’une loi portant création sur une commission d’éthique apte à juger les juges qui violent systématiquement la loi. Se gardant de généraliser le cas, Me Sénatus affirme que certains juges réputés corrompus jouissent de nombreux privilèges dans le système. Alors que ceux qui s’efforcent d’être honnêtes sont traités en parents pauvres. Le juriste dit vouloir plaider en faveur de la sécurisation de la fonction de commissaire du gouvernement. Ce, à travers un texte de loi fixant le mandat de ce dernier à trois ans en lieu et place d’un mandat dont la durée est assujetti aux bonnes grâces de l’exécutif. Sécurité La sécurisation des policiers constitue, pour l’ex-membre du Conseil du barreau de Port- au-Prince, l’épine dorsale de sa proposition de loi sur la sécurité. Car il dit constater une grande anomalie au niveau du cadre légal régissant le fonctionnement de la PNH. Lorsque, dans un échange de tirs, un policier abat un présumé bandit, le policier peut être placé en isolement en attendant qu’une enquête, qui peut durer jusqu’à trois ans, soit diligentée par l’Inspection générale de la PNH pour déterminer les circonstances de l’acte. Dans le cas où le policier serait tué au cours de l’opération, poursuit l’homme de loi, on lui retire son solde après un mois. Aussi Jean Renel Sénatus croit nécessaire qu’un texte de loi facilite la prise en charge des familles des policiers : une assistance financière à la mère jusqu’à ce qu’elle se remarie. Une autre proposition de loi, annonce-t-il, rendra effective un plan de carrière pour les policiers contrairement à une simple décision administrative prise sur la question. Maître Sénatus dit plancher aussi sur le rapatriement de la liberté d’expression et d’association privée aux policiers. Une disposition qu’il juge illégale au regard de la loi mère du pays. Père de famille, Me Jean Renel Sénatus, hormis des études post graduées en droit, compte aussi à son actif une maîtrise en administration judiciaire. Ce qui lui a permis de travailler dans de nombreuses commissions gouvernementales portant sur le système judiciaire. Me Jean Renel Sénatus « Zokiki » Plus connu sous son sobriquet « Zokiki », Me Jean Renel Sénatus est perçu, à neuf jours des législatives, comme l’un des candidats favoris dans le département de l’ouest pour gagner l’un des 20 sièges à pourvoir au Sénat. L’ex-commissaire du gouvernement près le tribunal de première instance de Port-au-Prince dit œuvrer à l’élaboration de 18 propositions de lois relatives à la famille, la justice, la sécurité, qui constituent la pierre angulaire de sa campagne électorale. Un accent particulier est mis sur la consolidation de la famille et la promotion des valeurs en vue de régénérer la société haïtienne.
  6. 6. 6 | N0 51 DU VENDREDI 31 JUILLET AU DIMANCHE 2 AOÛT 2015 ACTUALITÉ Le rapport de l'OEA accueilli avec scepticismePar Stephen Ralph Henri HAÏTI/RÉPUBLIQUEDOMINICAINE/MIGRATION « On a l’impression qu’il n’y a pas de position clairement exprimée, dans les éléments de conclusion du rapport », regrette Saint-Pierre Beaubrun, actuel coordonnateur du Garr. Pour Beaubrun, les membres de la mission ont observé de près la situation et devraient par conséquent être en mesure d’avoir « une position plus claire, relative, à la réalité observée ». Le rapport de la mission de l’Organisation a été présenté le mercredi 29 juillet, soit une quinzaine de jours après que les envoyés eurent laissé l’île d’Haïti. Il recommande le retour au dialogue entre les deux Républiques, avec la médiation de l’OEA. Dans un entretien avec Le National, Saint-Pierre Beaubrun souhaite que cette recommandation au dialogue puisse « apporter quelque chose ». Il croit par ailleurs que la médiation que l’OEA compte jouer dans ce dialogue « pourrait permettre d’aboutir à des résultats plus concrets », mais en fait « personne n’est sûr de rien », déclare Beaubrun. Les dirigeants des deux pays ont déjà dialogué à maintes reprises. Des échanges qui n’ont jamais permis de parvenir à trouver des résultats concrets pour Haïti. Jean Robert Argant, coordonnateur du Collectif 4-Décembre, n’a nulle foi dans l’actuelle direction que prend la situation. Pour Argant, « le dialogue bilatéral c’est du temps perdu ». « Ça ne marche pas », reste convaincu Argant. Le Collectif 4-Décembre a conduit plusieurs marches dans le pays pour dénoncer les traitements infligés aux immigrants haïtiens en terre dominicaine. La Commission épiscopale Justice et paix (Ce-Jilap) avait également échangé avec les membres de la Mission dans l’après-midi du dimanche 12 juillet. Pour Rovelson Apollon, membre de la Ce-Jilap, joint par Le National, l’inefficacité des échanges entre les dirigeants haïtiens et les autorités dominicaines s’explique par un manque de diplomatie de la part des gouvernants haïtiens et de la duplicité de la part des Dominicains. « Nous pensons que les autorités doivent se mettre à la hauteur sur le plan diplomatique pour traiter correctement avec la République Dominicaine », affirme Appolon. Pour la Ce-Jilap, le rapport de l’OEA, fait quand même preuve d’un certain équilibre, en renvoyant l’affaire au dialogue et en demandant à la République dominicaine de respecter les principes internationaux de la migration. Toutefois, la Commission estime nécessaire de traiter le dossier sur un plan multilatéral. « Nous encourageons de bons dialogues entre les deux États mais il faut que la question soit abordée sur le plan multilatéral », d’après les déclarations de Rovelson Apollon. L’actuelle interrogation est sur la possibilité de la reprise de dialogue entre les deux pays. La République dominicaine avait exigé des excuses de la part d’Haïti. Les officiels dominicains nient tout rapatriement forcé à la frontière dominicano-haïtienne, or depuis le 17 juin ils sont plus de 40 mille immigrants haïtiens à avoir été refoulés vers les terres haïtiennes. De leur côté, les dirigeants haïtiens ont adopté la position de ne présenter aucune excuse à la République voisine. » suite de la première page Les membres de la mission de l’OEA sur le terrain en Haïti, le 13 juillet 2015. / Photo : Garr
  7. 7. DU VENDREDI 31 JUILLET AU DIMANCHE 2 AOÛT 2015 N0 51 | 7 ACTUALITÉ Le POHDH critique les investissements du gouvernement dans le Nord-EstPar Évens REGIS HAÏTI/INFRASTRUCTURES L ’objectif de l’enquête, selon Roosevelt Jean Félix, respon- sable de programmation à la POHDH, a été d’évaluer la situ- ation des droits humains par rapport à l’ensemble des projets en cours de réalisation par le gouvernement haï- tien, ou déjà exécuté dans le départe- ment du Nord-est, afin de dénoncer des éventuelles violations de droits humains et avancer les propositions de la population locale auprès des autorités haïtiennes. Les résultats de cette enquête menée plus particulièrement dans les zones franches industrielles à Ouana- minthe, à la compagnie de dével- oppement industriel S.A (CODEVI), au parc industriel de Caracol, dans les exploitations minières et zones franches du Trou du Nord, ont som- mairement révélé des impacts négatifs sur la population de la zone. Selon le rapport, les paysans sont dépossédés de leurs terres pour la plantation de banane, ce qui a provoqué une réduc- tion des autres productions agricoles dans le département. La migration a augmentée. Et une diminution exor- bitante de l’eau est aussi constatée. Les droits des travailleurs ne sont pas respectés, les services d’assurance d’accident de travail, et de maladie ne sont pas présents au niveau de ces institutions. Les parcs sont construits surtout dans des zones fertiles, alors que l’agriculture est la principale source de revenu de la population. Une situation qui, selon les habitants de la zone, ralentit sérieusement les activités, et laisse la population en état de chômage agricole. Les parcs industriels emploient seulement des personnes âgées entre 18 et 29 ans. Les postes à pouvoir sont occupés par les dominicains, les haïtiens sont obligés de faire le travail d’ouvrier, et gagnent seulement 200 à 250 gourdes par jour. Ces différentes organisations dénoncent en effet cette situation qui, selon eux, porte atteinte à la culture intellectuelle, dans la pesrpective où les jeunes de la zone foncent vers les 250 gourdes et abandonnent ainsi la route de l’école, et des universités. Alors que les termes, élection libre et démocratique, violence électora- le, relations haïtiano-dominicaines, etc. sont de nos jours au cœur des débats, Antonal Mortimé, le coor- donnateur de la POHDH, a indiqué que l’organisation qu’il dirige a vu la nécessité de former une coalition avec notamment, la commission épiscopale nationale justice et paix (CE-JILAP), les défenseurs opprimés (DOP), les défenseurs sans frontières des droits humains (DESAFRODH), ainsi que la plateforme haïtienne de plaidoyer pour un développe- ment alternatif (PAPDA), dans le but d’enquêter sur les projets du gouver- nement en place. L’enquête, rappelle M. Mortimé, a été initiée dans un contexte électoral. Dans son intervention, le défenseur des droits humains a affirmé avoir remarqué qu’au cours de la période électorale, les attentions de la popu- lation, ainsi que celles des autori- tés, sont totalement détournées des problèmes sociaux, économiques, et environnementaux. Par le biais de l’enquête, les organisations ont voulu attirer l’attention du public en général sur ces anomalies qui sont de véritables problèmes de droits humains et de sociétés, a-t-il ajouté. À titre de recommandation, l’observatoire unit sa voix avec les habitants de la zone, pour demander au gouvernement et aux promoteurs des projets, de prendre en compte les réalités environnementaux, économiques, sociales, et culturel- les du département. Qu’ils respectent le mode de vie des habitants et les ressources nécessaires à leur sub- sistance quotidienne, et que toutes décisions soient prises en consultant au préalable les riverains de la zone, et les organisations sociales de base qui, disent-ils, sont mieux placées pour donner des explications sur les besoins réels de la zone. La plateforme des organisations haïtiennes des droits humains (POHDH) a présenté jeudi en son local à Turgeau, un rapport d’observation sur la mise en œuvre des projets de développement de l’administration Martelly dans le département du Nord-est. Ces investigations qui ont révélé un quasi irrespect des droits socio-économiques, culturels et environnementaux dans le département, ont été menées de concert avec d’autres organisations comme, la CE-JILAP, DOP, DESAFRODH, et la PAPDA.
  8. 8. 8 | N0 51 DU VENDREDI 31 JUILLET AU DIMANCHE 2 AOÛT 2015 MONDE Pékin accuse les USA de militariser la mer de Chine méridionale Sources : Reuters L e ministère chinois de la Défense a accusé jeudi les Etats-Unis de « militariser » la mer de Chine méridionale en y effectuant des patrouilles et des manœuvres navales. Pékin a déjà exhorté à plusieurs reprises Washington de ne pas prendre parti dans le contentieux sur cette zone maritime, où la Chine a accéléré depuis l’an derni- er ses travaux d’agrandissement ou de création d’îles artificielles dans l’archipel des Spratleys, ce qui alarme les pays de la région et a suscité les critiques améric- aines. L’administration Obama a deman- dé à Pékin de cesser d’agrandir et de militariser les îles sous son contrôle, et de chercher à régler le contentieux de façon pacifique, en conformité avec le droit inter- national. La Chine voit d’un mauvais œil les incursions navales et aériennes américaines dans des zones de mer de Chine méridionale qu’elle considère comme lui appartenant, et elle s’est indignée ce mois-ci quand l’amiral américain Scott Swift a déclaré avoir pris part à un vol de surveillance. Washington a intensifié d’autre part ses contacts militaires, dont des manœuvres, avec ses alliés de la région, comme les Philippines. Pékin revendique 90 % de la mer de Chine méridionale, mais le Viet- nam, les Philippines, la Malaisie, le sultanat de Brunei et Taiwan ont également des prétentions sur ces eaux potentiellement riches en hydrocarbures, traversées par des voies maritimes internationales de première importance. La Chine a mené des travaux d’assèchement et d’aménagement sur plusieurs récifs et îlots qu’elle occupe dans les Spratleys, dont la superficie terrestre a été mul- tipliée par cinq, selon des images satellites qui montrent qu’une piste aérienne et des installations portuaires y ont été bâties. L ’homme d’affaires Donald Trump reste le préféré des républicains malgré les polémiques aux Etats-Unis, selon une enquête parue jeudi à une semaine du premier débat des pri- maires républicaines pour la prési- dentielle de 2016. A six mois du début des primaires, le sondage publié par l’Université Quinnipiac n’est guère prédictif, mais souligne la popularité excep- tionnelle de l’homme d’affaires parmi les 17 candidats déclarés. Donald Trump est le premier choix de 20 % des électeurs dans le sondage Quinnipiac, devant le gouverneur du Wisconsin Scott Walker (13 %) et l’ancien gouver- neur de Floride Jeb Bush (10 %), avec une marge d’erreur de 3,7 points. Mais Donald Trump, figure très contestée, perdrait toutefois large- ment dans un hypothétique match contre la favorite de l’investiture démocrate, Hillary Clinton. Elle le battrait avec 48 % des voix contre 36 % pour Donald Trump, et les autres candidats aux primaires démocrates, moins connus, le bat- traient aussi si l’élection avait lieu aujourd’hui. « Tout Donald Trump est contra- diction et paradoxe. D’un côté il fait de très bons scores, si les pri- maires avaient lieu aujourd’hui, mais beaucoup ne l’approuvent pas, les gens trouvent qu’il n’est ni honnête ni digne de confiance », explique Tim Malloy, de l’institut de sondage Quinnipiac. « Les gens l’aiment ou le détestent ». Donald Trump dispose d’un atout par rapport à ses rivaux: sa noto- riété. « Il a un avion, des immeu- bles à son nom, des parcours de golf, des concours de beauté”, relève le sondeur. « Tout le monde le connaît, c’est un énorme avan- tage ». Le sondage de jeudi n’est pas une exception. Les grands sond- ages réalisés récemment par CNN, Washington Post/ABC News et Fox News ont tous placé Donald Trump en tête des préférences républicaines. Ses attaques, condamnées à droite comme à gauche, contre le séna- teur John McCain dont il a mis en doute la qualité de « héros » alors qu’il fut prisonnier pendant la guerre du Vietnam, n’ont pas précipité sa chute, contrairement à ce qu’espéraient certains respon- sables républicains. Donald Trump a aussi monopolisé le débat sur l’immigration en s’en prenant aux clandestins mexic- ains, ses rivaux restant inaudibles. Les 10 candidats les mieux placés dans les sondages débat- tront en direct jeudi prochain, le 6 août, à Cleveland sur la chaîne d’informations Fox News. Les autres seront invités à un forum télévisé la même journée. Les primaires devraient com- mencer le 1er février 2016 par une consultation dans le petit Etat rural de l’Iowa, dans le nord des Etats-Unis. Mais cette date et le calendrier des primaires ne sont pas encore inscrits dans le marbre. Les conventions d’investiture sont quant à elles fixées à juillet 2016, la présidentielle ayant lieu en novembre suivant. Etats-Unis: Donald Trump domine les sondages républicainsSources : AFP Donald Trump, le 10 juillet 2015 à Beverly Hills, en Californie. / AFP/AFP/ Archives Manœuvres de véhicules amphibies américains en mer de Chine méridionale au large des Philippines. Le ministère chinois de la Défense a accusé jeudi les Etats-Unis de « militariser » la mer de Chine méridionale en y effectuant des patrouilles et des manœuvres navales. / Photo : prise le 21 avril 2015/REUTERS/Erik De Castro
  9. 9. DU VENDREDI 31 JUILLET AU DIMANCHE 2 AOÛT 2015 N0 51 | 9 MONDE L a Suède est engagée dans une course contre la montre pour entendre Julian Assange, visé par des plaintes de viol et d’agressions sexuelles et réfugié à l’ambassade équatorienne à Lon- dres. Certains soupçonnent Quito de traîner les pieds avant une possible prescription. Des questions de procédure opposant la Suède et l’Équateur se multiplient alors qu’une partie des faits -les agressions sexuelles- sera prescrite à compter de la mi-août. L’audition du fondateur de WikiLeaks, le site qui a éventé des centaines de milliers de documents secrets américains, que le Parquet suédois espérait conduire en juin ou juillet n’a toujours pas eu lieu, butant sur Procédure pas totalement éteinte «Je suis critique vis-à-vis de la position de l’Équateur», a confié à l’AFP Claes Borgström, avocat d’une des deux plaignantes face au fondateur de WikiLeaks, le site qui a éventé des centaines de milliers de documents secrets américains. «On ne peut vraiment pas dire qu’ils ont aidé pour permettre à la Suède d’entendre Assange». Sa cliente est l’une des deux Suédoises à avoir accusé l’Australien d’agressions sexuelles en 2010, un délit prescrit après 5 ans selon la législation suédoise. Pour cette raison, Claes Borgström se dit aujourd’hui «presque» persuadé que l’enquête préliminaire la concernant sera abandonnée. Pas de convention d’entraide judiciaire L’autre plaignante accuse aussi Assange de viol, un délit dont le délai de prescription est deux fois plus long. Ceci signifie que la procédure ne s’éteindra de toute façon pas complètement en août. Interrogé par le Guardian, le chef de la diplomatie équatorienne Ricardo Patino a critiqué l’attitude suédoise. «Je ne trouve pas acceptable qu’ (...) ils s’attendent à ce que le rôle de l’Équateur soit limité à l’ouverture des portes de son ambassade», a-t-il dit dans l’édition du journal britannique datée du 23 juillet. Pour Stockholm, le problème tient au fait que Quito n’a pas ratifié de convention internationale en matière d’entraide judiciaire et exige au préalable un accord bilatéral. La Suède pressée par le temps pour entendre Julian AssangeSources : 20minutes.fr Julian Assange à l’ambassade d’Equateur de Londres, le 18 juin 2014. / Photo: John Stillwell / AP / SIPA APPEL D’OFFRES Feed the Future Haiti Chanje Lavi Plantè - -
  10. 10. 10 | N0 51 DU VENDREDI 31 JUILLET AU DIMANCHE 2 AOÛT 2015 ÉCONOMIE La débâcle consacrée et programmée de l'économie haïtiennePar Henri Alphonse (5e partie) ENTREVUE L es prédateurs de l’économie haïtienne ont le vent en poupe. Pour résumer les premiers chapitres du diagnostic sévère du professeur Eddy Labossière, le tableau est sombre. Les politiciens véreux ont ouvert la brèche et les bourrasques ont fait le reste. Ci-git la production nationale ! L’élimination des barrières tarifaires et non tari- faires ne profitent désormais qu’aux importateurs et aux commerçants enrichis. Les oligarques ont eu hor- reur du vide créé par les déficiences et errements de l’État et se sont bien repositionnés. On fait fortune du jour au lendemain. On augmente aussi sa fortune du jour au lendemain. Le fisc, asthmatique, s’essouffle bien vite ou se déshonore. Les banques commerciales haïtiennes engrangent l’épargne nationale et exportent leurs profits. Tout comme les compagnies de télé- phonie mobile, elles saignent à blanc le tissu monétaire. Et sur- tout, pas question de réinvestir. Il est d’ailleurs plus facile de commercer et de spéculer tout en vivant grassement de ses rentes. Les produits d’importation, sou- vent de qualité médiocre règnent en maitres sur un marché tétanisé. Les produits locaux battent en retraite. La monnaie nationale se fait rachitique. Sombre tableau. Un État complice « Nous sommes dans une écono- mie de rentiers », répète le pro- fesseur Labossière. Le rentier ne réinvestit pas. Il se contente de vivre dans le luxe et d’envoyer son argent à l’étranger. « Dans les banques commerciales – explique notre économiste – le salaire d’un petit employé ne dépasse pas les 10 000 gourdes en moyenne (...) Posons-nous la question : puisqu’on n’ouvre pratiquement plus de succursales, où sont donc passés les profits des banques commerciales ? ». Leurs profits, pas de doute, sont canalisés vers l’étranger. La majorité des oligarques convertis- sent ainsi leurs gourdes en dollars qu’ils s’empressent de sauvegard- er dans des banques étrangères. Le temps d’une pause, j’examine le puzzle ainsi reconstitué. J’en reconstitue le cheminement erra- tique. Il est évident que tout capi- tal accumulé de la sorte n’est pas productif parce que privé de maté- riels de production. Pour devenir productif et s’accroitre, Ce capital doit être investi dans l’acquisition de biens d’équipement - durables -, autrement il décroit au fil du temps, selon un taux que les économistes identifient comme étant le ‘taux de dépréciation du capital’. Sauf que bien lové dans les banques étrangères, le capital ainsi constitué ne se déprécie guère. Il est réinvesti ailleurs. En République dominicaine, aux États-Unis et ailleurs. Ce capital facilite aussi l’importation de produits qui trucident la balbu- tiante industrie nationale. Il est également localisé dans les place- ments sans risques, comme les Bons BRH. De bonnes affaires, dit-on. « L’économie de la rente repose aussi sur la création, la protec- tion et l’exploitation de privilèg- es, de faveurs ou d’opportunités d’affaires à l’abri de la concurrence et de l’efficience économique ». Comme le constatait un observa- teur de ce genre de situation, « le danger de la rente par rapport à la corruption ou au détournement des deniers publics est qu’elle revêt un caractère ’légal’». Et que fait l’État haïtien ? Il les « laisse grainer à leur guise ». Il fait pire. Il investit l’argent du Trésor public dans l’importation de tonnes de ciment que l’on pourrait parfaitement produire en Haïti. Il assiste, indifférent à la longue agonie de l’agriculture haïtienne, et au déficit de la balance com- merciale succède le déficit bud- gétaire. Sans vergogne, il accumule les dépenses somptuaires et ainsi contribue à l’agonie de la mon- naie nationale. Et, comme il a de plus en plus besoin de dépenser, la Banque centrale manœuvre la planche à billets. Résultat : 3 mil- liards de ‘zorèy bourik’ supplé- mentaires sur le marché. La cohésion sociale menacée Il parait que les acteurs devien- nent pervers dans une économie dominée par la rente. La recher- che et l’appropriation de la rente seraient leur passe-temps favori. Même les investisseurs – car c’est contagieux – se détournent des activités soumises à la con- currence qui exigent des efforts d’innovation et de productivité au profit d’activités qui permettent d’accéder à une opportunité de rente. La transgression des règles formelles et le recours à la corrup- tion pour la création, le maintien et la jouissance d’une rente sont monnaie courante. « La prolifération de l’économie de rente – soutient l’économiste marocain Lahcen Achy* – porte gravement atteinte à la cohésion sociale. Les individus peuvent très bien acceptés que certains s’enrichissent sur la base de l’effort et du mérite. En revanche, ils sont beaucoup moins tolérants vis-à-vis de ceux qui réussissent en manipulant les règles et en exploitant des privilèges qui leurs sont accordés de façon exclusive. Lahcen Achy est aussi d’avis que le modèle rentier a encouragé les investissements à rendement élevé et rapide dans les domaines de l’immobilier et de la spécula- tion financière au détriment des investissements productifs dans les activités prometteuses de l’agriculture et de l’industrie qui génèrent une plus haute valeur ajoutée mais mettent plus de temps pour générer des bénéfices. Suivez mon regard Je soupire. Reconstituer ce puzzle et interpréter sa logique de repro- duction n’est pas de tout repos. Combattre les mécanismes de la rente et mettre fin au détourne- ment “légalisé” des ressources publiques requièrent une vision d’ensemble et un travail de longue haleine. La sauvegarde des “acquis” et le maintien du statu quo inspireront certaine- ment la résistance acharnée des oligarques prédateurs et leurs alliés au sein de l’administration publique. Un fait reste certain : « le modèle rentier a bloqué l’esprit d’entreprise et la volonté d’investissement. Or, l’existence d’un secteur privé dynamique et prospère est une condition indis- pensable à la création d’emplois ». Se référant à l’état de la situa- tion de plusieurs pays arabes, eux aussi victimes des oligarques rentiers, l’économiste marocain fait un triste constat : « Plutôt que de se doter d’un rôle stra- tégique à travers la réalisation des infrastructures de base, la fourniture des services sociaux, l’instauration d’un climat propice à l’investissement privé et la con- duite des politiques économiques et de redistribution entre régions et groupes sociaux, l’État s’est cantonné dans le parrainage d’un capitalisme fondé sur le clienté- lisme où les entrepreneurs reçoi- vent des privilèges et des oppor- tunités d’investissement en con- trepartie de leur soutien politique ». Suivez mon regard… Et de recommander : « Il faut une profonde remise en cause de ce système de rente, il faut program- mer une transition vers une écon- omie fondée sur l’investissement productif dans les secteurs prom- etteurs, ouverte à la concurrence sur base de l’efficacité économique et libérée des barrières juridiques et administratifs qui empêchent l’éclosion d’un tissu des petites et moyennes entreprises ». Nous reviendrons, dans la plus prochaine édition du National sur l’entrevue que l’économiste Eddy Labossière nous a accordée. Je lui demanderai ce que, finalement, nous cache le gouvernement ? Notre invité, se fera fort de trouver des réponses à cette question. Puis, pour couronner ce long compte-rendu, il nous aidera à regarder de plus près la faisabilité de ce projet gouvernemental de faire de l’agriculture haïtienne « la locomotive de croissance économique ». Les acteurs du secteur financier haïtien se comportent en majorité comme la mante religieuse. Ils s’apparient avec le système pour perpétuer le rite de l’accumulation du capital, mais le dévorent pendant ou après l’accouplement. Ce capital, en majorité, reste improductif. Et le système peut encore se reproduire. Que faire ? Il faut une profonde remise en cause du système de rente, il faut programmer une transition vers une économie fondée sur l’investissement productif dans les secteurs prometteurs | © haitidroitinvestissement.blogspot.com
  11. 11. S elon des résultats définitifs, l’indice vedette Dow Jones Industrial Average a perdu 5,41 points à 17.745,98 points, tandis que le Nasdaq, entraîné par une belle performance des tech- nologies, a gagné 17,05 points à 5.128,79 points. Le S&P 500, un indice élargi très suivi par les investisseurs, n’a presque pas bougé, prenant 0,06 point à 2.108,63 points. La Bourse a entamé la séance assez nettement dans le rouge, avant de se redresser pour passer le reste de la journée à hésiter autour de l’équilibre. “Le marché baisse quelques jours, il monte quelques jours, mais depuis le début de l’année, les variations restent limitées, ce qui frustre tout le monde”, a reconnu Mace Blicksiver, de Marble- head Asset Management. « On ne sait pas trop ce qui va se passer en Chine », où les Bourses ont encore baissé jeudi après avoir chuté de près de 40 % depuis juin, « on ne sait pas trop quand la Réserve fédérale (Fed) va commencer à relever ses taux », actuellement presque nuls, a-t-il énuméré. Alors que les marchés sont avides d’indices sur le calendrier que suivra la banque centrale améric- aine pour retirer ce précieux soutien à l’économie, elle a entretenu le flou sur le sujet mercredi à l’issue de sa réunion de politique monétaire de mercredi. Les investisseurs n’ont guère semblé trouver plus d’orientation dans l’autre événement macroéconomique de la semaine aux Etats-Unis, la première estimation du PIB du deuxième tri- mestre. Même si l’économie a crû de 2,3 % grâce à une consommation des ménag- es dynamique et un très net rebond des exportations, ces chiffres n’ont pas enthousiasmé les investisseurs. Parmi les éléments négatifs, les investisse- ments des entreprises ont très nette- ment décéléré par rapport au premier trimestre, pendant lequel ils s’étaient envolés. « Ce que l’on voit, ce sont des entre- prises qui ont du mal à maintenir leurs marges dans une économie qui croît juste assez pour justifier une hausse des taux d’ici la fin de l’année », a jugé Chris Low, de FTN Financial. « Donc, les nouvelles ne sont pas catastroph- iques, mais pas très bonnes non plus. » P&G baisse Parmi les valeurs, où l’actualité reste dominée par les résultats d’entreprises, le réseau social Facebook, dont les bénéfices ont été plombés par de lourds investissements, a reculé de 1,84 % à 95,21 dollars, malgré une hausse de ses revenus et de son nombre d’utilisateurs, qui frôle désor- mais le milliard et demi. « Facebook a publié de bons chiffres, mais l’action baisse parce qu’elle montait beaucoup depuis quelques semaines, donc on ne peut pas tirer beaucoup de conclusions », a estimé M. Blicksilver. Le groupe de produits d’hygiène et de santé Procter and Gamble a perdu 4,01 % à 77,39 dollars après avoir subi une baisse de 40 % de son bénéfice net sur son année fiscale 2015, en raison de l’inscription d’une lourde charge au 4e trimestre pour ses opérations au Venezuela. Le fabricant de dentifrice et de produits d’hygiène Colgate-Palmolive, qui a réussi à égaler les attentes au deuxième trimestre mais dont les revenus restent affectés par la vigueur du dollar, a baissé de 1,32 % à 68,02 dollars. La chaîne de supermarchés Whole Foods Market, spécialisée dans les produits biologiques, a chuté de 11,61 % à 36,08 dollars, après avoir déçu par ses bénéfices et, surtout, ses ventes à périmètre comparable, au dernier trimestre. Le laboratoire israélien Teva, numéro un mondial des médicaments généri- ques, a perdu 2,55 % à 69,07 dollars sur sa cotation new-yorkaise après avoir annoncé une nette baisse de son bénéfice, affecté notamment par des frais juridiques. Contre la tendance, le groupe agroalimentaire Mondelez, qui a relevé ses prévisions annuelles après avoir limité le recul de ses ventes face à la force du dollar, a bondi de 5,03% à 45,27 dollars. Le marché obligataire montait un peu. Vers 20H25 GMT, le rendement des bons du Trésor à dix ans reculait à 2,264 % contre 2,280 % mercredi soir, et celui des bons à 30 ans à 2,949 % contre 2,994 % aupara- vant. DU VENDREDI 31 JUILLET AU DIMANCHE 2 AOÛT 2015 N0 51 | 11 ÉCONOMIE L es estimations récentes basées sur des données du BIT révèlent que les pays arabes ont besoin de créer 13 millions emplois au cours des cinq prochaines années, afin juste de maintenir le taux de chômage actuel, le plus élevé en l’occurrence au niveau mondial. Cet objectif, quoique modeste, nécessite une croissance économique annu- elle moyenne de cinq pour cent. Par contre, pour aligner leur taux de chô- mage sur la moyenne mondiale, il va falloir que ces pays génèrent près de 20 millions d’emplois. Un tel rythme de création d’emplois requiert une croissance de huit pour cent, un niveau sans précédent dans la région. Au-delà de la difficulté de créer un tel nombre d’emplois dans une con- joncture internationale de récession et un déficit de visibilité accentué par la crise de la dette en Europe et les implications du «printemps arabe» ; le problème de fonds est celui du modèle de développement. Il est capital de dépasser l’approche quantitative des problèmes du chômage et de l’emploi qui prévaut aujourd’hui au bénéfice d’une approche qualitative déclinée dans un modèle de développement alternatif qui met avant la production et la concurrence dans le contexte d’un nouveau contrat social. Les populations des pays de la région sont désormais plus nombreuses, plus jeunes et plus instruites et ouvertes sur le reste du monde. Ces populations sont fortement attachées aux valeurs de «liberté», de «dignité» et de «justice sociale» bien plus les gains potenti- els qu’ils pourraient recevoir dans un contrat social autoritaire qui a prévalu pendant de longues décennies. Le modèle économique basé sur l’allocation des rentes et des gains économiques sous forme de subven- tions, d’agréments et d’exonérations fiscales octroyées de manière sélec- tive et non-transparente a contribué à exacerber le problème du chômage bien plus que ne le montrent les chif- fres officiels. Les effets négatifs de ce modèle peuvent être résumés comme suit. Tout d’abord, le modèle rentier a bloqué l’esprit d’entreprise et la volo- nté d’investissement. Or, l’existence d’un secteur privé dynamique et pros- père est une condition indispensable à la création d’emplois. L’investissement privé dans la plupart des pays arabes est peu élevé par rapport aux émer- gents où le taux d’investissement privé par rapport au PIB dépasse générale- ment 25 pourcent. À l’exception du secteur de l’énergie, les pays arabes sont également très peu attractifs pour les l’investissement direct étranger. Deuxièmement, le modèle rentier a encouragé les investissements à rende- ment élevé et rapide dans les domaines de l’immobilier et de la spéculation financière au détriment des investisse- ments productifs dans les activités prometteuses de l’agriculture et de l’industrie qui génèrent une plus haute valeur ajoutée mais mettent plus de temps pour générer des bénéfices. Troisièmement, la croissance économique enregistrée dans tous les pays arabes s’est accompagnée par la création d’un grand nombre d’emplois précaires qui ne remplissent pas les conditions de travail décent suivant les normes internationales en vigueur. Quatrièmement, le régime d’économie de rente a donné lieu à un une crois- sance économique volatile et insta- ble en raison de sa dépendance de exogènes à la politique économique, tels que les recettes de pétrole et de gaz liés aux cours sur les marchés mondiaux, les récoltes agricoles tribu- taires des conditions climatiques et les flux des transferts des travailleurs émigrés, généralement déterminés par la conjoncture économique des pays d’accueil. Plutôt que de se doter d’un rôle stra- tégique à travers la réalisation des infrastructures de base, la fourniture des services sociaux, l’instauration d’un climat propice à l’investissement privé et la conduite des politiques économiques et de redistribution entre régions et groupes sociaux, l’Etat s’est cantonné dans le parrainage d’un capitalisme fondée sur le clienté- lisme où les entrepreneurs reçoivent des privilèges et des opportunités d’investissement en contrepartie de leur soutien politique. A dé faut d’une profonde remise en cause de ce système de rente, et sans une transition vers une économie fondée sur l’investissement productif dans les secteurs prometteurs, ouverte à la concurrence sur base de l’efficacité économique et libérée des barri- ères juridiques et administratifs qui empêchent l’éclosion d’un tissu des petites et moyennes entreprises ; une simple augmentation des taux de crois- sance sera insuffisante pour remédier aux déséquilibres structurels des économies arabes. Une telle transition exige la mise en œuvre d’une politique industrielle volontariste qui s’inscrit dans une stratégie économique globale à moyen et long termes. Elle nécessite également une réforme des politiques budgétaires et fiscales afin de les rendre plus efficaces et plus équitables notamment par un meil- leur ciblage des subventions, une taxa- tion progressive sur le revenu, la lutte contre la fraude et l’évasion fiscale et la suppression des exonérations injus- tifiées. *Lahcen Achy is an economist marocain (with expertise in develop- ment, institutional economics, trade, and labor and a focus on the Middle East and North Africa. L'économie de rente dans les pays arabes à l'origine du chômage et de la précarité Par Lahcen Achy* Même si la plupart des pays ont réalisé des niveaux de croissance économique relativement modérés au cours des dernières années, l’inégalité et l’exclusion sociale progressent en raison de la précarité des emplois créés qui restent concentrés dans des activités à faible productivité. BOURSE Sans grande réaction au PIB américain, Wall Street finit sans tendance Sources : AFP Wall Street a fini incertaine jeudi, sans se décider sur une tendance après des chiffres contrastés sur l’état de l’économie américaine au second trimestre: le Dow Jones a perdu 0,03 % mais le Nasdaq a pris 0,33 %.
  12. 12. 12 | N0 51 DU VENDREDI 31 JUILLET AU DIMANCHE 2 AOÛT 2015 AVIS VENTE PAR VOIE PAREE Il est fait savoir à tous ceux à qu’il appartiendra qu’en vertu : 1) De la grosse en forme exécutoire et dûment enregistrée d’une obligation hypothécaire en date Des vingt-trois (23) mars et quatorze (14) novembre deux mille six (2006), sous- crite par les époux Marion Philippe JEROME femme née Marie Lourde AUGUSTE au profit de l’Office National d’Assurance-Vieillesse suivant acte au rapport du Notaire Me. Cler- mont DOSSOUS en sa résidence à Port-au- Prince; 2º) D’un bordereau de créance en date du vingt-deux (22) juin deux mille quinze (2006); 3º) D’un (01) commandement en date du vingt-neuf (29) mai deux mille quinze (2015) demeuré infructueux, ministère de l’huissier Pierre Louis PIERRE immatriculé au greffe de la Cour d’Appel de Port-au-Prince; Il sera procédé le mardi (11) août deux mille quinze (2015) ou le premier jour ouvrable suivant, en cas d’empêchement dès onze (11) heures du matin en l’étude de Me. Clermont DOSSOUS sise au no 80 avenue Jean Paul II Port-au-Prince Haïti; A la vente aux enchères publiques au plus offrant et dernier enchérisseur Sur : Sur : Une propriété, fonds et bâtisses, sise en cette ville, à la rue Fequiere, ci devant Rue du marché Salomon. Ladite propriété accuse une superficie de quatre-vingt-dix-huit mètres carrés trente-neuf et mesure huit mètres dix de façade au côté Nord et sept mètres soixante-quinze au cote opposé Sud ; sur une profondeur de onze mètres quarante au côté Est et treize mètres quarante-trois au côté Ouest. Elle est borné : au Nord, par la rue Fequiere au Sud, par madame Marie Thérèse Brutus à l’Est, par Jeanne Dorcely et à l’Ouest par un pas- sage, suivant procès-verbal d’arpentage enregistre et transcrit accompagne de son plan dressé par l’arpenteur Emmanuel G.Dessanit assisté de son confrère Charles Dorfeuille le douze mai mil neuf cent quatre-vingt-dix-neuf enregistré transcrit. Aux requête, poursuite et diligence de l’Office National d’Assurance Vieillesse (ONA), organisme autonome, immatriculé au no. 009-002-205-2, représenté respectivement par son Directeur Général et son Directeur Général Adjoint les sieurs Emmanuel MENARD et Eslhomme RAY- MOND propriétaires, demeurant et domiciliés en la commune de Delmas, identifiés aux Nos. 003-171-007-9; 001-310-093-5 (NIF) et 02-01- 99-1964-07-00127 ; 10-10-99-1966-04-00020 (CIN) pour le présent exercice, ayant pour avo- cats Mes. Daniel JEUDY, Joël A. PETIT HOMME, Rodrigue DUMAS, André Robert ROMAIN, Jean Pierre DESIR, tous du barreau de Port-au-Prince et Jean Auguste BRUTUS du barreau de la croix des Bouquets identifiés, patentés et imposés aux nos. 003-119-381-4, 81759269 ; 000-571-128-8; 003-396-8959, 4183813; 4183871; 003-350-569- 8, 2404086976-5, 240486975-7; 003-128-298-3, 05274-0; 031851 ; 003-046-412-7 , 65657-M, 574-74-1; 003-119-622-8, 4358993, 4358997; pour l’exercice en cours, avec élection de domicile au principal établissement de ladite Institution, en face de Delmas 17, autoroute de Delmas; Contre : les époux Marion Philippe JEROME femme née Marie Lourdes AUGUSTE demeurant et domiciliés à avenue Mr Guilloux rue Fequiere #6 (bloc marché salomon); Les enchères seront reçues sur la mise à prix de huit cent soixante et un mille deux cent quatre- vingt-treize et 67/100 (861,293.67) gourdes mon- tant total du commandement de payer en date du deux (02) juin deux mille quinze (2015) sans préjudices de tous autres dus, échus ou à échoir ainsi que les frais de mise d’exécution outre les charges de l’enchère et les honoraires des Avocats poursuivant selon les conditions du cahier des charges déposés en l’étude du Notaire Clermont DOSSOUS. Pour de plus amples informations, s’adresser à l’Office National d’Assurance Vieillesse (ONA), autoroute de Delmas en face de Delmas 17, ou en l’étude du Notaire Me. Cler- mont DOSSOUS sise au no 80 avenue Jean Paul II, Port-au-Prince, Haïti; Fait et rédigé à Port-au-Prince, ce jourd’hui 31 juillet 2015. Pour la Direction des Affaires Juridiques : VENTE PAR VOIE PAREE Il est fait savoir à tous ceux à qu’il appartiendra qu’en vertu: 1) de deux grosses en forme exécutoire et dûment enregistrées d’une obligation hypothécaire en date des dix-neuf (19) décembre mil neuf cent quatre- vingt-quatre (1984), et vingt-cinq (25) avril mil neuf cent quatre-vingt-cinq (1985) souscrites par les époux Roger SAVAIN femme née Carole BASTIEN au profit de l’Office National d’Assurance-Vieillesse suivant acte au rapport du Notaire Me. Monique BRISSON en sa résidence à Port-au-Prince; 2º) d’un bordereau de créance en date du trois (03) mai deux mille onze (2011); 3º) d’un (01) commandement en date du cinq (05) novembre deux mille quatorze (2014) demeuré infructueux, ministère de l’huissier Justable Jean dit JUSLAIRE immatriculé au greffe du Tribunal de Première Instance de Port-au-Prince; Il sera procédé le mardi (11) août deux mille quinze (2015) ou le premier jour ouvrable suivant, en cas d’empêchement dès onze (11) heures du matin en l’étude de Me. Danièle Giordani ADE sise au no 245, ave John Brown Lalue; A la vente aux enchères publiques au plus offrant et dernier enchérisseur Un terrain, ainsi que les constructions qui s’y éri- gent situé à Bon Repos, section Rurale des Varreux, commune de la Croix des Bouquets, ce terrain accuse une superficie de trois mille deux cent vingt-cinq mètres carrés (3.225m2.50) borné au Nord par Félicienne THEVENIN et les HERITIERS André ISEME, à L’Est par un corridor, au Sud et à l’Ouest par Georges VALCIN ; selon procès-verbal d’arpentage accompagné de son plan, de Wesner Pierre assisté de Wooley SAINTELLUS en date du seize (16) mars mil neuf cent quatre-vingt-quatre (1984) enregistré et transcrit. Aux requête, poursuite et diligence de l’Office National d’Assurance Vieillesse (ONA), organisme autonome, immatriculé au no. 009-002-205-2, représenté respectivement par son Directeur Général et son Directeur Général Adjoint les sieurs Emmanuel MENARD et Eslhomme RAY- MOND propriétaires, demeurant et domiciliés en la commune de Delmas, identifiés aux Nos. 003-171-007-9; 001-310-093-5 (NIF) et 02-01- 99-1964-07-00127 ; 10-10-99-1966-04-00020 (CIN) pour le présent exercice, ayant pour avo- cats Mes. Daniel JEUDY, Joël A. PETIT HOMME, Rodrigue DUMAS, André Robert ROMAIN, Jean Pierre DESIR, tous du barreau de Port-au-Prince et Jean Auguste BRUTUS du barreau de la Croix des Bouquets identifiés, patentés et imposés aux nos. 003-119-381-4, 81759269 ; 000-571-128-8; 003-396-8959, 4183813; 4183871; 003-350-569- 8, 2404086976-5, 240486975-7; 003-128-298-3, 05274-0; 031851 ; 003-046-412-7 , 65657-M, 574-74-1; 003-119-622-8, 4358993, 4358997; pour l’exercice en cours, avec élection de domicile au principal établissement de ladite Institution, en face de Delmas 17, autoroute de Delmas; Contre : les époux Roger SAVAIN femme née Carole BASTIEN demeurant et domiciliés à Lizon 32 paroisse Notre Dame du Sacré- Cœur; Les enchères seront reçues sur la mise à prix de deux cent soixante-dix-sept mille cent quinze et 30/100 (277,115.30) gourdes montant total du commandement de payer en date du cinq (05) novembre deux mille quatorze (2014) sans préju- dices de tous autres dus, échus ou à échoir ainsi que les frais de mise d’exécution outre les charges de l’enchère et les honoraires des Avocats poursui- vants selon les conditions du cahier des charges déposés en l’étude du Notaire Giordani ADE. Pour de plus amples informations, s’adresser à l’Office National d’Assurance Vieillesse (ONA), autoroute de Delmas en face de Delmas 17, ou en l’étude du Notaire Me. Danièle Giodani ADE sise au no 245, ave John Brown Lalue Port-au-Prince ; Fait et rédigé à Port-au-Prince, ce jourd’hui 31 juillet 2015. Pour la Direction des Affaires Juridiques :
  13. 13. DU VENDREDI 31 JUILLET AU DIMANCHE 2 AOÛT 2015 N0 51 | 13 AVIS VENTE PAR VOIE PAREE Il est fait savoir à tous ceux à qu’il appartiendra qu’en vertu: 1o ) des grosses en forme exécutoires et dûment enregistrées des obligations hypothécaires en date des : treize (13) février mil neuf cent quatre vingt cinq (1985), douze (12) juillet mil neuf cent quatre vingt cinq (1985), cinq (05) septembre mil neuf cent quatre vingt cinq (1985), vingt cinq (25) octobre mil neuf cent quatre vingt cinq (1985), quatre (04) avril mil neuf cent quatre vingt six (1986), quinze (15) juillet mil neuf cent quatre vingt six (1986),vingt deux (22) janvier mil neuf cent quatre vingt huit, trente (30) octobre mil neuf cent quatre vingt neuf (1989), souscrite par les époux Délinois DUCASSE dame née Ber- nadette MEDOR au profit de l’Office National d’Assurance Vieillesse suivant acte au rapport de Me. Marie Alice B. CORADIN en sa résidence à Port-au-Prince ; 2o ) des bordereaux de créance en date du trois (03) mai deux mille onze (2011); 3o ) d’un commandement en date du onze (11) mai deux mille quinze (2015) notifié au débiteur et demeuré infructueux, ministère de l’huissier Anoual BEAUBRUN huissier du Tribunal de la Cours de Cassation de Port-au-Prince ; Il sera procédé le Mardi onze (11) août deux mille quinze (2015) ou le jour ouvrable suivant, en cas d’empêchement dès onze heures (11) du matin en l’Etude de Me. Marie Alice B. CORADIN sis au no. 24, rue Rivière, suite 5. A la vente aux enchères publiques au plus offrant et dernier enchérisseur Sur une propriété, fonds et bâtisses inachevées, sise à Delmas et dépendant de l’habitation Gros Morne. Ladite propriété mesure quinze mètres cinquante de façade au côté Sud sur une route et autant au côté opposé ; sur une profondeur de trente deux mètres cinquante à chacun des côté Est et Ouest. Soit une superficie de cinq cent cinq mètres carrés trente sept décimètres carrés. Bornée : au Nord, à l’Est, par le reste de la propriété à l’Ouest par Serge Renard et a Sud par ladite route. Enregistré et transcrit. Ainsi du reste que cet immeuble comporte et s’étend sans aucune exception, ni réserve. Aux requête, poursuite et diligence de l’Office National d’Assurance Vieillesse (ONA), organisme autonome, immatriculé au no. 009-002-205-2, représenté respectivement par son Directeur Général et son Directeur Général Adjoint les sieurs Emmanuel MENARD et Eslhomme RAY- MOND propriétaires, demeurant et domiciliés en la commune de Delmas, identifiés aux Nos. 003-171-007-9; 001-310-093-5 (NIF) et 02-01-99- 1964-07-00127 ; 10-10-99-1966-04-00020 (CIN) pour le présent exercice, ayant pour avocats Mes. Daniel JEUDY, Joël A. PETIT HOMME, Rodrigue DUMAS, André Robert ROMAIN, Jean Pierre DESIR, tous du barreau de Port-au-Prince et Jean Auguste BRUTUS du barreau de la croix des Bou- quets identifiés, patentés et imposés aux nos. 003-119-381-4, 81759269 , 000-571-128-8; 003- 396-8959, 4183813, 4183871; 003-350-569-8, 2404086976-5, 240486975-7; 003-128-298-3, 05274-0, 031851 ; 003-046-412-7 , 65657-M, 574-74-1; 003-119-622-8, 4358993, 4358997; pour l’exercice en cours, avec élection de domicile au principal établissement de ladite Institution, en face de Delmas 17, autoroute de Delmas; Contre : les époux Delinois DUCASSE dame née Bernadette MEDOR demeurant et domicilié à Delmas 75 rue Cassagnol prolongée. Les enchères seront reçues sur la mise à prix de quatre cent cinquante neuf mille deux cent vingt cinq et soixante quinze centimes (459,225.75) gourdes, montant total du commandement de payer en date du onze (11) mai deux mille quinze (2015) sans préjudices de tous autres dus, échu, ou à échoir ainsi que les frais de mise d’exécution outre les charges de l’enchère et les honoraires des Avocats poursuivant selon les conditions du cahier des charges déposés en l’étude de Me. Marie Alice B. CORADIN sis au no. 24, rue Rivière, suite 5. Pour de plus amples informations, s’adresser à l’Office Nationale d’Assurance Vieillesse, auto- route de Delmas, en face de Delmas 17, ou en l’étude de Marie Alice B. CORADIN sis au no. 24, rue Rivière, suite 5. Fait et rédigé à Port-au-Prince, ce jourd’hui 31 juillet 2015 Pour la Direction des Affaires Juridiques : VENTE PAR VOIE PAREE Il est fait savoir à tous ceux à qu’il appartiendra qu’en vertu: 1o ) d’une (01) grosse en forme exécutoire et dûment enregistrée d’obligation hypothécaire en date du huit (08) octobre deux mille sept (2007) souscrite par Monsieur Ultimo COMPERE au profit de l’Office National d’Assurance Vieillesse suivant acte au rapport de Me. Tranquilor MATHIEU, en sa résidence à Delmas ; 2o ) d’un bordereau de créance en date du vingt sept (27) septembre deux mille sept (2007); 3o ) d’un commandement en date du onze (11) mai deux mille quinze (2015) notifié au débiteur et demeuré infructueux, ministère de l’huissier Anoual BEAUBRUN huissier du Tribunal de la Cours de Cassation de Port-au-Prince ; Il sera procédé le Mardi onze (11) Août deux mille quinze (2015) ou le jour ouvrable suivant, en cas d’empêchement dès onze heures (11) du matin en l’Etude de Me. Tranquilor MATHIEU sis au no. 7 Delmas 40A. A la vente aux enchères publiques au plus offrant et dernier enchérisseur Une propriété fonds et bâtisses sise à Torcelle, Boulevard 15 octobre, Habitation Marécage Gréffin, section de Bellevue Charbonnière, commune de Pétion-Ville, accusant une superficie de deux mille huit cent quarante neuf mètres carrés, mesure au côté Nord cinquante neuf mètres, au Sud en deux segments de droite et à l’Ouest quarante huit mètres dix. Elle est bornée au Nord par les Héritiers Petit René Jeudi, au Sud par Beaubrun et Robert, à l’Est par Beaubrun et à l’Ouest par le reste de la propriété et Louis Phile Phamphile ; ce, suivant plan et procès-verbal d’arpentage de Jacques W. Boisrond commissionné pour la commune de Port- au-Prince, en date du treize septembre mil neuf cent quatre vingt quinze et un rafraichissement des lisières dressé par Patrice Etienne en date du dix huit juin deux mille sept, enrégistrés. Ainsi du reste que cet immeuble comporte et s’étend sans aucune exception, ni réserve. Aux requêtes, poursuites et diligences de l’Office National d’Assurance Vieillesse (ONA), organisme autonome, immatriculé au no. 009-002-205-2, représenté respectivement par son Directeur Général etsonDirecteurGénéralAdjointlessieursEmmanuel MENARD et Eslhomme RAYMOND propriétaires, demeurant et domiciliés en la commune de Delmas, identifiés aux Nos. 003-171-007-9; 001-310-093-5 (NIF) et 02-01-99-1964-07-00127 ; 10-10-99-1966- 04-00020 (CIN) pour le présent exercice, ayant pour avocats Mes. Daniel JEUDY, Joël A. PETIT HOMME, Rodrigue DUMAS, André Robert ROMAIN, Jean Pierre DESIR, tous du barreau de Port-au-Prince et Jean Auguste BRUTUS du barreau de la croix des Bouquets identifiés, patentés et imposés aux nos. 003-119-381-4, 81759269 ; 000-571-128-8; 003-396-8959, 4183813; 4183871; 003-350-569- 8, 2404086976-5, 240486975-7; 003-128-298-3, 05274-0; 031851 ; 003-046-412-7 , 65657-M, 574- 74-1; 003-119-622-8, 4358993, 4358997; pour l’exercice en cours, avec élection de domicile au principal établissement de ladite Institution, en face de Delmas 17, autoroute de Delmas; Contre : Monsieur Ultimo COMPERE demeurant et domicilié à Torcelle Boulevard 15 octobre impasse Julie, impasse en face numéro 25, 2ème propriété à droite. Les enchères seront reçues sur la mise à prix de quatre million trois cent quatre vingt huit mille quatre cent soixante quatorze et soixante huit centimes (4,388,474.68) gourdes, montant total du commandement de payer en date du onze (11) mai deux mille quinze (2015) sans préjudices de tous autres dus, échu, ou à échoir ainsi que les frais de mise d’exécution outre les charges de l’enchère et les honoraires des Avocats poursuivant selon les conditions du cahier des charges déposés en l’étude de Me. Tranquilor MATHIEU sis au no. 7 Delmas 40A. Pour de plus amples informations, s’adresser à l’Office Nationale d’Assurance Vieillesse, autoroute de Delmas, en face de Delmas 17, ou en l’étude de Me. Tranquilor MATHIEU sis au no. 7 Delmas 40A. Fait et rédigé à Port-au-Prince, ce jourd’hui 31 juillet 2015 Pour la Direction des Affaires Juridiques :
  14. 14. 14 | N0 51 DU VENDREDI 31 JUILLET AU DIMANCHE 2 AOÛT 2015 AVIS VENTE PAR VOIE PAREE Il est fait savoir à tous ceux à qu’il appartiendra qu’en vertu : 1º) De trois (03) grosses en forme exécutoire et dûment enregistrées d’une obligation hypothé- caire en les dates : du six (06) décembre mil neuf cent quatre-vingt cinq (1985), du vingt-trois (23) décembre mil neuf cent quatre-vingt cinq (1985) et du vingt-huit (28) janvier mil neuf cent quatre- vingt sept (1987) souscrites par Madame Jose Etienne MONESTINE au profit de l’Office National d’Assurance-Vieillesse suivant acte au rapport du Notaire Gérard CORADIN en sa résidence à Port-au-Prince; 2º) D’un (01) bordereau de créance en date du six (06) juin deux mille treize (2013); 3º) D’un (01) commandement en date du deux (02) juin deux mille quinze (2015) demeuré infructueux, ministère de l’huissier Thermitus BEAUGE de la Cour d’Appel de Port-au-Prince; Il sera procédé le Mardi onze (11) Aout deux mille quinze (2015) ou le jour ouvrable suivant, en cas d’empêchement dès onze (11) du matin en l’Etude de Me. Marie-Alice C. BELISAIRE sise au no 24, Rue Rivière, suite 5, Port-au-Prince. A la vente aux enchères publiques au plus offrant et dernier enchérisseur Une propriété, fonds et bâtisses inachevée, sise a Delmas et dépendant de l’habitation Musseau. Ladite propriété mesure : seize mètres vingt-cinq de façade au côté Nord sur une route de pénétra- tion et autant au côté opposé ; sur une profon- deur de vingt-six mètres quatre-vingt quinze a chacun des côtés Est et Ouest. Elle est bornée : au Nord, par la route de pénétration ; au Sud, par le Club Américain ; à l’Est, par M. Martelly et à l’Ouest, par Madame Gérard Dubois, suivant procès-verbal d’arpentage enregistré et transcrit accompagné de son plan dressé par l’Arpenteur Byron J. Alphonse le seize (16) aout mil neuf cent quatre-vingt cinq (1985). Ainsi du reste que cet immeuble comporte et s’étend sans aucune exception, ni réserve. Aux requête, poursuite et diligence de l’Office National d’Assurance Vieillesse (ONA), organisme autonome, immatriculé au no. 009-002-205-2, représenté respectivement par son Directeur Général et son Directeur Général Adjoint les sieurs Emmanuel MENARD et Eslhomme RAY- MOND propriétaires, demeurant et domiciliés en la commune de Delmas, identifiés aux Nos. 003-171-007-9; 001-310-093-5 (NIF) et 02-01- 99-1964-07-00127 ; 10-10-99-1966-04-00020 (CIN) pour le présent exercice, ayant pour avo- cats Mes. Daniel JEUDY, Joël A. PETIT HOMME, Rodrigue DUMAS, André Robert ROMAIN, Jean Pierre DESIR, tous du barreau de Port-au-Prince et Jean Auguste BRUTUS du barreau de la Croix des Bouquets identifiés, patentés et imposés aux nos. 003-119-381-4, 81759269 ; 005-571- 128-8; 003-396-8959, 4183813; 4183871; 003- 350-569-8, 2404086976-5, 240486975-7; 003- 128-298-3, 05274-0;031851 ; 003-046-412-7 , 65657-M, 574-74-1; 003-119-622-8, 4358993, 4358997; pour l’exercice en cours, avec élection de domicile au principal établissement de ladite Institution, en face de Delmas 17, autoroute de Delmas; Contre : Madame Jose Etienne MONESTINE, demeurant et domiciliée au no 38 bis, Rue Lamothe, Delmas 40 B. Les enchères seront reçues sur la mise à prix de quatre cent vingt-huit mille cinq cent soixante quinze et dix centimes (428,575.10) gourdes, sauf erreur ou omission ; montant total du com- mandement de payer en date du deux (02) juin deux mille quinze (2015) sans préjudices de tous autres dus, échus ou à échoir ainsi que les frais de mise d’exécution outre les charges de l’enchère et les honoraires des Avocats poursuivant selon les conditions du cahier des charges déposé en l’étude du Notaire Marie-Alice C. BELISAIRE. Pour de plus amples informations, s’adresser à l’Office Nationale d’Assurance Vieillesse, auto- route de Delmas en face de Delmas 17, ou en l’étude du Notaire Marie-Alice C. BELISAIRE sise au no 24, Rue Rivière, suite 5, Port-au-Prince. Fait et rédigé à Port-au-Prince, ce jourd’hui trente et un (31) juillet deux mille quinze (2015). Pour la Direction des Affaires Juridiques : VENTE PAR VOIE PAREE Il est fait savoir à tous ceux à qui il appartiendra qu’en vertu : 1º) d’une (01) grosse en forme exécutoire et dûment enregistrée d’une obligation hypothécaire en date du premier (1er) décembre mil neuf cent quatre vingt dix-neuf (1999) souscrite par les époux Joseph PIERRE, dame née Jeannette JEAN au profit de l’Office National d’Assurance-Vieillesse suivant acte au rapport du Notaire François Pierre JEAN-BAPTISTE en sa résidence à Port-au-Prince; 2º) d’un (01) bordereau de créance en date du trois (03) mai deux mille onze (2011); 3º) d’un (01) commandement en date du vingt (20) mai deux mille quinze (2015) demeuré infructueux, ministère de l’huissier Jacques A. MARCELIN du Tribunal de Première Instance de Port-au-Prince; Il sera procédé le Mardi onze (11) aout deux mille quinze (2015) ou le jour ouvrable suivant, en cas d’empêchement dès onze (11) du matin en l’Etude de Me. Danielle GIORDANI ADE, sis au no 245, Avenue John Brown, Lalue. A la vente aux enchères publiques au plus offrant et dernier enchérisseur Une propriété, fonds et bâtisses, située sur l’habitation Athis, section communale Bellevue Lamontagne, commune de Pétion-Ville; mesurant vingt-neuf mètres en ligne brisée au Nord, trente- neuf mètres cinq centimètres au Sud, vingt et un mètres quatre-vingt a l’Est et vingt-neuf mètres a l’Ouest, accusant ainsi une superficie de sept cent soixante-quatorze mètres carrés vingt ; bornée au Nord par une route, au Sud par qui de droit, à l’Est par le reste et à l’Ouest par Ermande Guerry Mazule suivant procès-verbal d’arpentage avec plan de Me François Labissière, en date du vingt-neuf (29) juillet mil neuf cent quatre vingt quinze (1995). Enregistré et transcrit Ainsi du reste que cet immeuble comporte et s’étend sans aucune exception, ni réserve. Aux requête, poursuite et diligence de l’Office National d’Assurance Vieillesse (ONA), organisme autonome, immatriculé au no. 009-002-205- 2, représenté respectivement par son Directeur Général et son Directeur Général Adjoint les sieurs Emmanuel MENARD et Eslhomme RAYMOND propriétaires, demeurant et domiciliés en la commune de Delmas, identifiés aux Nos. 003- 171-007-9; 001-310-093-5 (NIF) et 02-01-99- 1964-07-00127 ; 10-10-99-1966-04-00020 (CIN) pour le présent exercice, ayant pour avocats Mes. Daniel JEUDY, Joël A. PETIT HOMME, Rodrigue DUMAS, André Robert ROMAIN, Jean Pierre DESIR, tous du barreau de Port-au-Prince et Jean Auguste BRUTUS du barreau de la croix des Bouquets identifiés, patentés et imposés aux nos. 003-119-381-4, 81759269 ; 000-571-128-8; 003-396-8959, 4183813; 4183871; 003-350-569- 8, 2404086976-5, 240486975-7; 003-128-298-3, 05274-0;031851 ; 003-046-412-7 , 65657-M, 574- 74-1; 003-119-622-8, 4358993, 4358997; pour l’exercice en cours, avec élection de domicile au principal établissement de ladite Institution, en face de Delmas 17, autoroute de Delmas; Contre : Les Epoux Joseph PIERRE, dame née Jeannette JEAN, demeurant et domiciliés à Fort- Jacques a coté Fort Alexandre, bloc Clinique et église Évangélique de Fort-Jacques. Les enchères seront reçues sur la mise à prix de un million neuf cent dix-huit mille trois cent cinquante- neuf et soixante quinze centimes (1,918,359.75) gourdes, sauf erreur ou omission ; montant total du commandement de payer en date du vingt (20) mai deux mille quinze (2015) sans préjudices de tous autres dus, échus ou à échoir ainsi que les frais de mise d’exécution outre les charges de l’enchère et les honoraires des Avocats poursuivant selon les conditions du cahier des charges déposé en l’étude du Notaire Danielle GIORDANI ADE. Pour de plus amples informations, s’adresser à l’Office National d’Assurance Vieillesse, autoroute de Delmas en face de Delmas 17, ou en l’étude du Notaire Danielle GIORDANI ADE, sise au no 245, Avenue John Brown, Lalue. Fait et rédigé à Port-au-Prince, ce jourd’hui 31 juillet 2015. Pour la Direction des Affaires Juridiques :
  15. 15. DU VENDREDI 31 JUILLET AU DIMANCHE 2 AOÛT 2015 N0 51 | 15 SOCIÉTÉ Q uand j’arrivai chez Buron, j’entendis des cris. Je vis Madame Buron surgir devant moi, revêtue d’une simple chemise de nuit, les cheveux en désordre. Elle me vit et vint me saisir la main. Elle avait les larmes aux yeux. -Mais faites quelque chose, Edouard. Albert est devenu fou. C’est vrai que ce pays est malade, mais cela dépasse l’entendement. Je sentais de l’électricité dans l’air. -Qu’est ce qui arrive à mon ami Albert ? Lui demandai-je. Madame Buron refoula un sanglot. -Depuis hier, j’ai vu Albert préparer ses valises. Il a prétendu qu’il est invité à Detroit par un sénateur américain. C’est faux. Je vis arriver Albert Buron. Il avait quelque peu l’air gêné. -Je suis invité par un ami, en effet, dit-il. Un sénateur américain. Madame Buron poussa un cri de colère. -Cessez de jouer au plus fin avec moi, Albert. J’ai vu cette correspondance que vous teniez à cacher. -Quelle correspondance ? Demandai-je, curieux, à Madame Buron. -Il est invité à une cérémonie satanique, hurla Madame Buron. Une cérémonie à Detroit où ils vont dévoiler la statue de Baphomet… La statue du diable ! Elle mit ses deux mains sur la tête. -Le diable. wi… Men Albè fou kounye a ! Albert Buron alla prendre une bouteille de whisky et un verre. Il soupira longuement avant de prendre place dans son fauteuil favori. -C’est le gratin des politiciens et des hommes d’affaires américains qui seront à cette cérémonie, laissa tomber Buron. Expliquez à ma femme ce que cela signifie. Je regardai Buron, ébahi. -Vous allez vraiment à une cérémonie satanique ? -Et alors, rugit Buron. Qui mène le monde ? Les hommes se marient avec les hommes, les femmes avec les femmes. Pourquoi n’irais-je pas à une cérémonie satanique aux États-Unis, le pays de la moralité ? -Quand même Albert, m’exclamai-je. Votre femme a raison. Je vis Buron Junior venir vers nous. Il vint se planter devant son père. -Ou pra l nan seremoni Dyab sa a vre, papa ? Buron buvait son whisky. Il ne dit rien, affichant l’air le plus dédaigneux qui soit. Buron Junior frappa du pied. -Men e si yo manje w lòt bò a, papa ? Madame Buron renchérit. -Si wa l nan seremoni dyab sa a, ou pa menm bezwen antre nan kay la lè w tounen. Elle prit la main de Buron Junior et quitta le salon en me faisant comprendre qu’il était dans mon intérêt de faire en sorte que son mari change d’avis. -Je suis inquiet, Buron. Là, vous exagérez… J’ai entendu parler de cette cérémonie qu’organise cette secte satanique à Detroit. Ce n’est pas prudent d’y aller. Buron me jeta un mauvais regard. -L’erreur, ce serait de ne pas y aller, cher ami. Le pouvoir demande des risques. Cela vous le savez. Il se pencha vers moi. -Le diable domine le monde. Il ne faudrait pas l’ignorer. Ce n’est pas par hasard que je suis le seul en Haïti à avoir reçu cette invitation. Il eût un petit rire. -Dans ma valise, j’ai un caleçon, une chemisette et deux mouchoirs. Ils ne sont pas à moi, mais à des amis candidats à la présidence. Permettez-moi de ne pas citer leurs noms. Ils veulent que j’essuie avec la statue de Baphomet. Je me cachai le visage des mains. -Buron… Vous mentez ! Il ricana. -Vous savez que je ne mens pas. Je le savais. Je savais aussi que rien n’empêcherait le grand homme comme il faut de se rendre à Detroit pour le dévoilement de la statue du diable. Le monde allait mal. Très mal. Et Buron simplement se mettait encore plus… au pas. P eu après neuf heures, dans l’une des salles de conférence de l’hôtel, remplie de jour- nalistes, de représentants d’institutions privées et étatiques, l’atelier a été lancé. Dans le crissement des feuilles de papier et les pas feutrés, dans un silence dérangé quelque fois par des voix et des serveuses circu- lant entre les tables, les discours des acteurs clés qui ont travaillé à l’élaboration de cet avant-projet de loi sont prononcés mettant l’accent sur l’importance de cet atelier qui vise à mettre en place des balises en vue d’assurer la pro- tection des filles et des femmes du pays. Initiative du ministère à la Condition féminine et aux Droits de la femme, œuvre de l’avocat Jean Vandal, cet avant-projet de loi a reçu le support de nombreux partenaires notamment l’OEA et l’USAID à travers le projet « HPP AKSE ». En effet, le représentant de ce projet, Me Patrick Camille et aussi l’initiateur, estime que les violences faites aux femmes nécessitent une solution. « Les différentes manifestations des violences faites aux femmes à la fois dans les sphères publiques et privées constituent des violations flagrantes des droits humains des femmes qui limitent leur capacité à exercer pleinement leurs droits et à en jouir comme des citoyennes à part entière. ». Le Premier ministre Evans Paul a mis l’accent sur la nécessité de mise en place d’un cadre normatif pour lutter contre les violences faites aux femmes : « Lutter contre les violences faites aux femmes, exige de la part de l’État un ensemble d’actions rationnelles visant la création d’un cadre normatif et institutionnel capable de prévenir de poursuivre et sanctionner les dites violences. » Il a souligné que sa participation à l’atelier exprime l’appui du gouvernement Martelly-Paul à cette initiative louable. Parce que la société doit avancer dans le sens de la reconnaissance des droits des femmes pour la pérennisation d’un État de droit, dépourvu de toute forme de violences et violations basées sur le genre. Il a aussi informé l’assistance de la décision du gouvernement de protéger les femmes candidates au Sénat avec l’appui de la PNH. Quant à la représentante de la mission spéciale de l’OEA en Haïti, Carolina Hernandez, elle pense que cet avant- projet de loi est un instrument efficace pour résoudre les problèmes liés à la violence. Elle a particulièrement noté le fait qu’il ne faut pas uniquement dénoncer les actes de violence mais également et surtout les prévenir et les punir pour une société sans stéréotypes et sans violence quelle que soit la forme qu’elle peut prendre. Elle a salué le départ de certaines féministes qui ont travaillé en 2009 sur l’élaboration de cet avant- projet de loi. Les différents acteurs tout en mettant l’accent sur l’importance de cet avant- projet de loi, ont également présenté les diverses difficultés qui empêchent l’établissement d’un environnement sécuritaire pour les femmes et les filles. Spécifiquement l’absence d’un cadre juridique qui les rend vulnérables et incapables de lutter contre ces actes violences. La ministre de la Condition féminine et des Droits de la femme, Yverose Myrthil Morquette a avoué que le chemin à parcourir est encore long car 25 % des femmes non célibataires ont été confrontées à des situations de violence conjugale sous des formes : physique, émotionnelle et sexuelle. Toutefois, elle croit dur comme fer qu’il est venu le temps d’écrire une norme qui protègera les femmes et les filles contre les abus sexuels, le proxénétisme et toutes les formes de violence, pour assurer le respect de la dignité de la femme et la jouissance de ses droits fondamentaux en tant qu’être humain. Buron et Baphomet par gary victor Un avant-projet de loi pour le respect des droits des femmes par Stéphanie Balmir EXIT Le 30 juillet, au Ritz Kinam, a eu lieu l’atelier de validation d’un avant-projet de loi sur la prévention, la sanction et l’élimination des violences faites aux femmes. Plusieurs entités et personnalités du pays, dont le Premier ministre Evans Paul, ont participé à cet atelier visant l’établissement d’un environnement sans violence pour les femmes et les filles haïtiennes. Atelier de validation d’un avant-projèt de loi sur la prévention, la sanction et l’élimination des violences faites aux femmes. / Photo : J. J. Augustin

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