RECHERCHE MINIÈRE EN CÔTE D'IVOIRE

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Ce document donne les renseignements sur les différentes techniques et méthode employées dans la recherche minière en générale mais en particulier celle de la Côte d'Ivoire dont fait mention le thème de ce projet. Il renseigne sur les procédures d'obtention d'un permis de recherche, sa durée légale et les conditions a respecter en Côte d'Ivoire.
Il a été présenté par l'Etudiant Leroiani BOLI, pour la fin de son premier cycle.

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RECHERCHE MINIÈRE EN CÔTE D'IVOIRE

  1. 1. MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE ETABLISSEMENT D’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR PRIVE SUP-MINES, Pétrole et Energies REPUBLIQUE DE CÔTE D’IVOIRE Union – Discipline - Travail BREVET DE TECHNICIEN SUPEIEUR (BTS) PROJET DE FIN DE CYCLE Thème : LA RECHERCHE MINIERE EN CÔTE D’ IVOIRE Réalisé par : BOLI ANI MARDOCHEE Encadreur : M. TIEMOKO TONGA 2014 - 2015
  2. 2. i Recherche Minière En Côte D’Ivoire Réalisé par BOLI Ani M. DEDICACE Ce rapport est dédié à des personnalités qui de près ou de loin ont aidées à produire ce travail, notamment :  JEHOVAH JIRE, pour la santé, la sagesse auxquelles Il a pourvu durant cette année académique  A mes grandes sœurs BOLI DESIREE et BOLI PAULE et à mon père BOLI SABALLE  A tous nos amis, sans oublier ceux qui nous ont apporté leur soutien pour la rédaction de ce projet.
  3. 3. ii Recherche Minière En Côte D’Ivoire Réalisé par BOLI Ani M. REMERCIEMENTS Ce présent rapport est le fruit du soutient manifeste de personne à qui nous ne manquerons de présenter nos sincère remerciements. Notre reconnaissance va à l’endroit de :  M. ABY RAOUL, PDG du groupe CSI-pôle polytechnique, celui là-même qui a permis l’inclusion de la filière Mines-Géologie-Pétrole au sein de l’établissement.  Messieurs ASSOUMOU Ekié et BECHO Rostand, Responsables de la filière, qui ont su faire mains et pieds pour l’organisation des cours dans un contexte souvent difficile ;  M. TIEMOKO Tonga pour avoir mis à notre disposition son professionnalisme et consacré son précieux temps, pour sa disponibilité et sa contribution à l’élaboration de ce rapport. Nous tenons également à remercier tous les professeurs qui, ne résidant pas à Abidjan, ont fait l’effort de venir nous dispenser les cours. Nous adressons notre sincère reconnaissance à l’administration du groupe CSI et nous remercions enfin tous nos amis et nos parents pour leur indéfectible soutien.
  4. 4. iii Recherche Minière En Côte D’Ivoire Réalisé par BOLI Ani M. AVANT PROPOS Le groupe Conseils et Stratégies Internationales, Pôle Polytechnique d’Abidjan (CSI- PP) est un institut spécialisé dans l’audit, le conseil, la formation, le placement et l’étude supérieure. Il est agréé par l’Etat de Côte d’Ivoire sous le n°558/559/MES/DESPRI- DAH/CFRS et le Fond pour le Développement de la Formation Professionnelle (FDFP). Il délivre des diplômes français et ivoiriens reconnus : Brevet de Technicien Supérieur (BTS), DSG, DSCG, DSGC, Certificats professionnels, Ingénieur, MBA, Master of science, Master Spécialisé préparés dans cinq (05) écoles supérieures (ESM, IPEC, SUP-GRH, SUP- BTS, SUP-MINES), deux (02) Cabinets –Ecole (IAQT, IDELCI), deux (02) centres de spécialisation(CESDEC, CAPA) et deux (02) cabinets de conseil et de formation continue (ICEFA, EFFICIENCE). Par ailleurs, le groupe CSI-PP d’Abidjan dispose d’une Agence de Communication, l’Agence d’édition, de communication et de publicité (AGEC-PUB) et travaille avec des partenaires nationaux et Internationaux que sont :  CODINORM, DPQN, APEX-CI pour la Côte d’Ivoire ;  IDH pour le Togo  TASQ-OM (Pôle universitaire léonard de Vinci- Paris) et EET (Groupe Promotrans) pour la France. Dans le cadre de l’examen du Brevet de Technicien Supérieur (BTS), les étudiants de l’école SUP-Mines, Pétrole et énergie sont appelés à réaliser un projet de fin d’étude dont les résultats sont soutenus devant un jury. A travers le projet de fin d’étude, les futurs Techniciens Supérieurs sont invités à exprimer leurs connaissances, leur capacité à concevoir et à innover ainsi que leur faculté d’analyse, de critique et de synthèse. Le présent rapport rend compte des travaux réalisés dans ce cadre sur le thème : « La recherche minière en Côte d’Ivoire »
  5. 5. iv Recherche Minière En Côte D’Ivoire Réalisé par BOLI Ani M. TABLE DES MATIERES DEDICACE............................................................................................................................................. i REMERCIEMENTS..............................................................................................................................ii AVANT PROPOS..................................................................................................................................iii LISTE DES FIGURES........................................................................................................................... I LISTE DES TABLEAUX ..................................................................................................................... II INTRODUCTION................................................................................................................................. 1 CHAPITRE I : GENERALITE ........................................................................................................... 2 I- GENERALITE SUR LA RECHERCHE MINIERE ............................................................. 2 1. Notion de prospection minière ............................................................................................. 2 1.1 / Définition.......................................................................................................................... 2 1.2 / Objectif et planification .................................................................................................. 2 2. Etapes et phases de la prospection minière......................................................................... 3 2.1- Phase stratégique ou prospection régionale.................................................................... 3 2.1-1 Une étape au laboratoire ou étape d’approche du sujet................................................ 3 2.1.2 Etape de recherches d’indices et d’anomalie ................................................................ 3 2.2- phase tactique ou prospection détaillée ou tactique. ...................................................... 4 2.3- Phase ponctuelle ou systématique .................................................................................... 4 II- TECHNIQUES OU METHODES EMPLOYEES EN PROSPECTION MINIERE ...... 6 1- Histoire ancienne des mines.................................................................................................. 6 a) La recherche du minerai par des procédés irrationnels .................................................... 6 b) La prospection par l’observation directe ............................................................................ 7 2- Les nouvelles techniques ou méthodes employées en prospection minière ...................... 9 2.1- Méthodes directes................................................................................................................... 9 2.1.1 Prospection géologique ou au marteau........................................................................ 9 2.1.1.1 Recherche d’un affleurement ....................................................................................... 9 2.1.1.2 Description de l’affleurement..................................................................................... 10 2.1.1.3 Prélèvement de l’échantillon ...................................................................................... 11 2.1.2 Prospection géochimique ............................................................................................ 12 2.1.3 Prospection minéralogique ......................................................................................... 13 2.2 - Méthodes indirectes ...................................................................................................... 14 2.2.1 Méthodes géophysiques............................................................................................... 14 2.2.2 Méthodes de télédétection........................................................................................... 14 CHAPITRE II : LA RECHERCHE MINIERE EN CÔTE D’IVOIRE......................................... 16
  6. 6. v Recherche Minière En Côte D’Ivoire Réalisé par BOLI Ani M. I- HISTORIQUE ......................................................................................................................... 16 1. Cadre réglementaire............................................................................................................ 16 2. Cadre institutionnel............................................................................................................. 16 II- SITUATION ACTUELLE DE LA RECHERCHE MINIERE....................................... 17 1. Cadres règlementaire et institutionnel .............................................................................. 17 2. Condition d’octroi du permis de recherche ...................................................................... 17 4. Quelques entreprises de recherche .................................................................................... 18 CHAPITRE III – RESULTATS DE LA RECHERCHE MINIERE EN CI.................................. 20 I- GEOLOGIE DE LA COTE D’IVOIRE................................................................................ 20 1. Bassin sédimentaire................................................................................................................. 20 2. Socle cristallin.......................................................................................................................... 20 II- POTENTIEL MINIER DE LA CÔTE D’IVOIRE .......................................................... 22 3- Potentiel minier du domaine archéen et birrimien........................................................... 22 3.1- Le potentiel minier du domaine archéen....................................................................... 22 a) Les quartzites à magnétite ....................................................................................................... 22 b) Le complexe ultrabasique ........................................................................................................ 23 3.2- Potentiel minier du domaine birrimien ......................................................................... 24 4- PERMIS MINIER EN CÔTE D’IVOIRE...................................................................................... 28 III- PRINCIPAUX GISEMENTS EXPLOITES OU EN EXPLOITATION........................ 29 IV. PERSPECTIVES DE LA RECHERCHE......................................................................... 30 1. Au niveau règlementaire..................................................................................................... 30 2. Au niveau organisationnel .................................................................................................. 30 CONCLUSION GENERALE............................................................................................................. 31 SOURCES ET BIBLIOGRAPHIES.................................................................................................. 32
  7. 7. I Recherche Minière En Côte D’Ivoire Réalisé par BOLI Ani M. LISTE DES FIGURES Figure 1: La recherche minère d'après G. Agricola............................................................................................... 8 Figure 2: Schistosité dans le Bandama a Tiassalé................................................................................................ 10 Figure 3: Affleurement rocheux affecté de fractures remplies par ....................................................................... 11 Figure 4: Exemple de carte d'affleurement et d'esquisse géologique ................................................................... 12 Figure 5: Zone d'alluvionnement dans un méandre.............................................................................................. 13 Figure 6: Carte géologique téléanalytique obtenue à l'aide d'images radar ERS................................................ 15 Figure 7: Carte géologique de la Côte d’Ivoire.................................................................................................... 21 Figure 8: Carte des gisements et principaux indices minéraux ............................................................................ 27 Figure 9: Carte d’indices minéraux de la Côte d’Ivoire....................................................................................... 27 Figure 10: Différents permis de recherche en Côte d’Ivoire ................................................................................ 28 Figure 11: Statistiques liée aux activités minières en Côte d’Ivoire..................................................................... 29
  8. 8. II Recherche Minière En Côte D’Ivoire Réalisé par BOLI Ani M. LISTE DES TABLEAUX Tableau 1:Les différents types de prospection géochimique..............................12 Tableau 2: Gisements du domaine archéen........................................................23 Tableau 3: Gisements du domaine Birrinien ......................................................24 Tableau 4: Principaux gîtes à tonnage...............................................................26
  9. 9. 1 Recherche Minière En Côte D’Ivoire Réalisé par BOLI Ani M. INTRODUCTION L’histoire humaine est jalonnée par l’utilisation des matériaux minéraux. Depuis le paléolithique marqué par l’utilisation de la pierre taillée et le néolithique caractérisant l’utilisation de la pierre polie, on n’est passé à l’âge du cuivre puis du bronze. On assiste à une forte utilisation du fer vers – 1500 ans av-JC ainsi le fer devient prépondérant sur le bronze vers le 9ème siècle avant Jésus Christ. Aujourd’hui l’on ne parlerait pas de verre sans calcite ni quartz ; pas de vaisselle sans argile ; pas de sanitaire sans feldspath ; pas de voiture, de train, d’avion sans acier, cuivre, plomb, soufre, aluminium ; pas d’informatique sans quartz, pas de cosmétique sans talc ; pas de réfrigérateur ni de climatisation sans fluorine pour ne citer que ceux-là. Ces substances minérales ne sont pas toutes réunies en un endroit pour que l’homme puisse s’en servir. En effet, depuis les époques anciennes, leur recherche reposait sur l’expérience et le flaire du prospecteur. Elle était essentiellement axée sur les indices in situ qui permirent de mettre à nu de nombreux gisements affleurant. Cette méthode de recherche fut qualifiée par un savant allemand du nom d’AGRICOLA* (1494-1555), de prospection centrifuge. Mais avec le temps les ressources à découvert se sont raréfiés et la méthode devenue obsolète pour les gisements enfouis. Le développement de la science aidant et avec l’avènement de la gîtologie, il a fallu trouver de nouvelles méthodes de prospection capables de relever les défis de n’importe quel gisement enfouis et dont la géologie structurale s’en fait l’objet fondamental. Avec le temps, ce type de prospection s’est développé et la recherche minière est passée de la simple spéculation à l’utilisation d’images satellitaires. Elle est qualifiée de prospection centripète. Ce sont ces nouvelles techniques d’investigations et de sélection qui nous amène donc à réfléchir sur les méthodes d’exploration minière en Côte d’Ivoire d’où le thème est : « RECHECHE MINIERE EN COTE D’IVOIRE ». Dans notre étude nous montrerons en primo la recherche minière en générale, deuxièmement nous présenterons la prospection minière en Côte d’Ivoire et enfin les résultats de cette recherche. Une conclusion ainsi que les références bibliographiques termineront ce projet de fin de cycle.
  10. 10. 2 Recherche Minière En Côte D’Ivoire Réalisé par BOLI Ani M. CHAPITRE I : GENERALITE I- GENERALITE SUR LA RECHERCHE MINIERE 1. Notion de prospection minière 1.1 / Définition La prospection minière ou Exploration minière ou encore recherche minière est l’ensemble des méthodes ou des techniques qui sont exécutées depuis les recherches du premier indice jusqu’à l’évaluation du gisement. Ensemble des méthodes qui permettent de découvrir un gisement. 1.2 / Objectif et planification Tout projet de prospection minière diffère d’une compagnie à une autre, mais la base de leur conception demeure la même. Les éléments à prendre en compte dans tout projet de prospection minière sont : l’objectif et la planification.  L’objectif principal de la prospection minière est de découvrir un gisement en définissant sa forme, ses dimensions, son tonnage (Qualités de minerais) et sa teneur. A partir de l’objectif principal, on peut définir des objectifs secondaires spécifiques liés à chaque phase de la prospection. Pour cela, il faut que l’objet du projet soit formulé en ces termes - Quels sont les métaux, minerais ou gites e rechercher ? - Faire l’inventaire de toutes les ressources minérales - Chercher les minéralisations liées au magmatisme, au métamorphisme et à l’altération (Permet d’avoir des gisements secondaires) - Chercher et sélectionner les zones géologiquement favorables à la minéralisation.  La planification est l’élaboration d’un ensemble d’objectifs de mesures directes ou indirectes qui permettent d’atteindre notre objectif. Les éléments à prendre en compte dans une planification en prospection minière sont : - Les substances utiles à rechercher (que rechercher) - La localisation de ces substances (ou chercher) - Les techniques et moyens financier à mobiliser pour les retrouver (comment rechercher)
  11. 11. 3 Recherche Minière En Côte D’Ivoire Réalisé par BOLI Ani M. 2. Etapes et phases de la prospection minière La prospection minière se déroule en trois principales phases. 2.1- Phase stratégique ou prospection régionale Elle est appelée également phase de reconnaissance générale. Elle se déroule en 2 étapes : 2.1-1 Une étape au laboratoire ou étape d’approche du sujet La préparation d’une mission de terrain est l’une des étapes cruciale déterminant le futur plus ou moins fructueux d’une campagne de prospection. Elle consiste principalement à rassembler et à compiler des cartes et de nombreuses informations de natures diverses, comme par exemple des cartes topographiques, géologiques, gîtologiques, métallogéniques, pédologiques, géomorphologiques et éventuellement des photos satellitaires et/ou aériennes ainsi qu’éventuellement des cartes géophysiques, géochimiques préexistantes complétées quelques fois par des plans de travaux miniers antérieurs. Toutes les informations afférentes à ces cartes sont regroupées et synthétisées afin de déterminer au mieux les potentialités minérales d’abord d’une région (prospection régionale ou stratégique) et ensuite d’un secteur plus détaillé (prospection détaillée ou tactique). C’est une étape de documentation très poussées réalisée par chaque secteur susceptible d’être retenu. Elle se fait à partir de la bibliographie existante ou par extrapolation gîtologique. C’est à partir de la connaissance du contexte gîtologique planétaire qu’on sélectionne les premiers secteurs géographiques. L’objectif est d’identifier et de sélectionner les sujets de contrôle, de faire les choix des méthodes les plus appropriées à utiliser pour la recherche des anomalies sur le terrain mais aussi de définir les moyens financiers et humain en fonction des crédits disponibles au programme de recherche. En prospection générale, le trajet peut varier de 10 à 30 km par jour tandis qu’en prospection de détail la distance est plus restreinte, variant de 1 à 5 km. 2.1.2 Etape de recherches d’indices et d’anomalie C’est essentiellement une étape de terrain. Elle s’effectue sur une surface assez importante par application des méthodes prédéfinies. Les résultats de ces recherches sont de localiser et de sélectionner les secteurs à indices. Ceux-ci sont reportés sur des cartes et sont corrélés entre eux dans le but de localiser et de sélectionner les secteurs à indices et à anomalie donc de réduire la surface initiale : c’est la prospection stratégique au sens strict. Par ailleurs, un ordre de
  12. 12. 4 Recherche Minière En Côte D’Ivoire Réalisé par BOLI Ani M. priorité d’étude est donnée au diverses anomalies en fonction de leurs intérêt décroissant. Après examen, on choisit les techniques les mieux adaptées à la poursuite des recherches. Les méthodes employées pendant cette étape doivent être techniquement adaptées aux zones sélectionnées. 2.2- phase tactique ou prospection détaillée ou tactique. C’est une phase de contrôle des différents points d’accrochage découvert sélectionnés et circonscrit pendant la phase précédente (stratégique). La surface de prédilection est réduite. Mais le coût de chaque opération est plus élevé. Cette phase peut mettre en œuvre les même méthodes de prospection mais à une plus grande échelle (1/50000 au lieu de 1/200000 par exemple) en resserrant les points d’observation et les mailles de prélèvement. Elle nécessite toutefois des méthodes complémentaires d’observation et d’analyse en vue de mieux préciser les indices :  la cartographie ;  la structurologie;  la géologie détaillée;  la sédimentologie;  la typologie. Son exécution nécessite des travaux de fonçage de tranchées ou de puits en plus des autres méthodes. La phase tactique permet de définir les indices les plus intéressants et de les classer par ordre de priorité. Elle fait apparaitre les premières teneurs permettant une sélection pour une reconnaissance approfondie. A la suite de cette étude, certaines anomalies sont rejetées, d’autres sont retenus et d’autres sont mise en portefeuille dans l’attente des conditions plus favorable. A ce stade, le dossier constitué est suffisamment argumenté pour être présenté si besoin est a des partenaires. 2.3- Phase ponctuelle ou systématique C’est la phase la plus longue et la plus chère car elle doit aboutir à une définition de l’enveloppe de la minéralisation et a une première approche économique cet a dire elle doit déterminer si le gite est vraiment un gisement. Elle se fait par une reconnaissance du corps minéralisé à travers des sondages et autres petits travaux miniers (description d’échantillon, établissement de sondage {log}) d’une part et d’autre part par une évolution du gisement. Pour cela, on réalise
  13. 13. 5 Recherche Minière En Côte D’Ivoire Réalisé par BOLI Ani M. d’abord un levé topo géologique précis qui servira de fonds à l’implantation de tous les travaux ultérieurs. L’évaluation se réalise par sondage DD (dimond driling) ou des travaux miniers de pré-traçage susceptible de s’intégrer à la future exploitation. Les travaux aboutissent à un abondant échantillonnage géostatistique permettant d’évaluer véritablement le gisement. Leurs couts étant très élevé il convient d’avoir bien peser tous les arguments techniques et financiers avant d’engager la poursuite des travaux. Cette dernière étude aboutira à la détermination des réserves, à la méthode optimale d’exploitation et de traitements à partir d’étude de rentabilité.
  14. 14. 6 Recherche Minière En Côte D’Ivoire Réalisé par BOLI Ani M. II- TECHNIQUES OU METHODES EMPLOYEES EN PROSPECTION MINIERE 1- Histoire ancienne des mines On ignore les débuts de la métallurgie du fer, c’est-à-dire à partir de quand l’homme a acquis la technique de se procurer le fer en se servant du feu et du minerai de ce métal qui existe sous différente formes dans la nature. Mais il est certain qu’à partir de ce moment aussi, en découvrant les vertus du fer, les métallurgistes ont progressivement élaboré un ensemble de savoirs et de savoir-faire, une sorte de « doctrine » du prospecteur1 , par accumulations de connaissances acquises à partir d’expériences diverses, leur permettant de repérer les gîtes métallifères dans le sol et d’évaluer la valeur du minerai recherché afin de savoir s’il est apte ou non à l’opération de réduction. C’est la naissance de la prospection minière ! Ainsi pour repérer les gîtes métallifères, les métallurgistes du passé disposaient de méthodes diverses plus ou moins efficaces. Certaines, assimilables à des pratiques magiques, semblent relever du domaine de l’irrationnel ; d’autres plus pragmatiques, sont en revanche parfaitement rationnelles : celles-ci se fondent soit sur l’observation des éléments du milieu naturel, soit sur l’utilisation d’un instrument de prospection approprié. a) La recherche du minerai par des procédés irrationnels D’après des investigations conduites sur le terrain, en particulier dans le centre métallurgique de Sanaba, le travail du fer a des rites qui lui sont propres et la prospection du minerai qui est le commencement de cette activité, s’effectue sous le contrôle du « dieu de la métallurgie du fer »2 . Selon les anciens métallurgistes encore en vie, c’est ce « dieu » qui indique aux homes les endroits où le minerai est abondant dans le sol. Ainsi, rapportent les anciens, quand vient le moment de la prospection minière, des sacrifices sont d’abord faites au « dieu de la métallurgie». Puis, le jour où a lieu la recherche minière, très tôt le matin, ce « dieu » est porté par deux jeunes hommes initiés aux torses nus. Ils sont accompagnés par le prêtre du « dieu » qui dit des paroles incantatoires. Sous l’effet de forces surnaturelles, le « dieu de la métallurgie » entraîne ses porteurs à travers la brousse jusqu’à ce que le cortège rencontre un gisement de fer. A un endroit présumé 1. Termes empruntés à : Domergue Claude, 1990, Les mines de la péninsule ibérique dans l’antiquité romaine, Collection de l’Ecole française de Rome, 127, p. 391. 2. Nous avons déjà tenté d’appréhender ces méthodes irrationnelles sans y parvenir véritablement ; voir Coulibaly Elisée, 1989, op. cit., p. 107
  15. 15. 7 Recherche Minière En Côte D’Ivoire Réalisé par BOLI Ani M. être riche en fer, le « dieu » immobilise d’abord ses porteurs, ensuite ils sont attirés vers le sol par des forces inexpliquées, jusqu’à courber l’échine. Après ces mouvements éprouvants pour les porteurs, le cortège regagne le village toujours sous les paroles incantatoires du prêtre. En arrivant, celui-ci fait part de ses observations au doyen de la famille des métallurgistes et indique le lieu où le cortège immobilisé par la force du « dieu de la métallurgie ». Et c’est à partir de ces indications que les mineurs iront chercher le minerai. Nous sommes ici en présence d’une méthode peu intelligible pour le commun des mortel et que l’on ne saurait expliquer par des formules scientifiques. Toutefois, dans bien d’autres sociétés anciennes à travers le monde, l’usage de procédés similaires est connu. En Afrique de l’Ouest, dans certaines sociétés mandingues (région du Mali actuel) où le culte du Komo est pratiqué, on se sert d’un « pilon magique » pour rechercher un objet d’une grande importance perdu ou un malfaiteur et en Côte d’Ivoire particulièrement chez les Akan où cette pratique était guidée par des « Komian » et l’on découvrait de l’or à l’aide du sang versé sur le sol. Ailleurs, dans son célèbre ouvrage De re metallica, Georgius Agricola qui porta un grand intérêt aux activités des mineurs et des métallurgistes de son époque, évoque l’usage de la baguette magique dans la recherche des filons par certains prospecteurs des sociétés anciennes d’Europe. Ainsi, cet auteur note que les magiciens qui utilisent également des anneaux, des miroirs et des cristaux recherchent des filons avec une baguette magique en forme de fourchette. Toutefois, il fait remarquer que ce n’est pas la forme de la baguette qui de la valeur, mais les incantations des magiciens. Dans l’état actuel des investigations, on ne peut s’étendre davantage sur les procédés irrationnels de prospection des gîtes métallifères, non pas parce qu’ils présentent peu d’intérêt, mais parce qu’il n’est guère aisé d’expliquer ces « science obscures » des anciens qui le plus souvent, renferment elles-mêmes nombre d’interdits. En revanche d’autres méthodes de prospection semblent faire preuve de savoir-faire intelligible et d’une grande habilité de la part des maîtres prospecteurs ; c’est à celles-ci que nous nous intéressons davantage dans notre étude à savoir la prospection par l’observation sur le terrain. b) La prospection par l’observation directe Le minerai, disent les anciens métallurgistes, se trouve dans le sol. Aussi, il faut savoir repérer les types de relief qui sont susceptibles de renfermer un gîte métallifère et reconnaitre les éléments de la nature qui en constituent des indices. Anciennement cette prospection avait lieu à la fin de la saison des pluies c’est-à-dire vers la mi-octobre et repose essentiellement sur
  16. 16. 8 Recherche Minière En Côte D’Ivoire Réalisé par BOLI Ani M. l’observation et sur l’expérience. Lorsque vient le moment de rechercher le minerai, disent les anciens métallurgistes, les prospecteurs se lèvent tôt le matin pour aller parcourir la brousse à la recherche des indices. Plusieurs indices observables à la surface du sol sont indicateurs de la présence d’un gîte métallifère dans le sol. Par exemple là où il y a du fer, expliquent-ils, il se dégage des vapeurs naturelles qui influencent la croissance de l’herbe3 . Ces méthodes anciennes de la prospection minière étaient assez répandues dans les temps passées à travers le monde. En Côte d’ivoire, L. Fofana fait remarquer que la prospection des mines jadis effectuée par les anciens exige une bonne connaissance de l’environnement : les éléments de la nature, la couleur du sol, la nature de la végétation et les cours d’eau guident le mineur dans son entreprise et constituent les indices de première importance. A Touba et à Odienné par exemple, précise-t-il, la couleur rouille du sol leur permettait de reconnaitre l’endroit où il y a du fer.4 3 . Informations recueillies auprès des anciens métallurgistes Bonre Tibisa, ancien métallurgiste, 63 ans, enquêtes de J-B. Kiéthéga et de E. Coulibaly, Août 1993, à Sara Dembele Sonou (75 ans) et Dembele Tandin (73 ans), anciens métallurgistesn enquêtes du 19 juin 1993, à Lakui (Mali) 4 . Fofana L., 1993, « Métallurgie ancienne du fer en Côte d’Ivoire Précoloniale », Bassey W. Andah, C.A. Folorunso and I.A Okpoko (eds), Emprints of West African’s past (Les empreintes du passé de l’Afrique de l’Ouest), p 267. Figure 1: La recherche minère d'après G. Agricola. A: Baguette de coudrier----B: Tranchée de prospection
  17. 17. 9 Recherche Minière En Côte D’Ivoire Réalisé par BOLI Ani M. 2- Les nouvelles techniques ou méthodes employées en prospection minière 2.1- Méthodes directes La démarche en prospection minière est traditionnellement linéaire. Cette approche linéaire est très adaptée aux entreprises des pays pauvres aux moyens modestes. En effet, l’indice est exploré de proche en proche par des méthodes appropriées ayant pour but le lieu à forer pour intercepter le corps minéralisé. Pour ce fait, on distingue quatre méthodes de prospection dont trois constitue des méthodes directes. Ce sont :  la prospection géologique ou au marteau ;  la prospection géochimique ;  la prospection alluvionnaire. 2.1.1 Prospection géologique ou au marteau Son objectif principal est de mettre en évidence des indices de minéralisation dans les formations géologique à l’aide d’un marteau. Pour atteindre cet objectif, le prospecteur se doit de parcourir toute sa zone d’étude à la recherche d’un quelconque affleurement de roche. Cet affleurement trouvé doit faire l’objet d’une description accompagnée de prises de mesures directes à la boussole, d’indentification (nature pétrographique de la roche) et le prélèvement d’un échantillon. Les résultats sont donné sous forme de cartes appelés ESQUISSE GEOLOGIQUE ou CARTE GEOLOGIQUE établie à partie d’une carte d’affleurement qui précise les faciès petro et la tectonique. 2.1.1.1 Recherche d’un affleurement Pour avoir des informations détaillées sur la localisation des affleurements, l’utilisation des cartes topographiques, géologique, géophysique, d’usage satellitaire, photo aérienne est nécessaire mais surtout s’associe à cette documentation technique une enquête villageoise auprès des riverains. La bonne couverture de la zone d’étude nécessite obligatoirement sa subdivision en plusieurs secteurs à partir de la carte topographique. Dans chaque secteur on affecte un nom puis on définit un plan de travail qui précise des informations géologique et structurale à vérifier, des indices à rechercher et des villages ou les enquêtes sont nécessaires.
  18. 18. 10 Recherche Minière En Côte D’Ivoire Réalisé par BOLI Ani M. 2.1.1.2 Description de l’affleurement Elle se fait sur une fiche de description préétablie dans un carnet de terrain dans lequel on précise les informations suivantes :  Localisation de l’affleurement à l’aide du GPS en coordonnées géographique ou en coordonné UTM.  Forme de l’affleurement : préciser s’il est en dalle, donne, ou en boule.  L’extension de l’affleurement c’est à dire sa grandeur.  La pétrographie (Diffèrent faciès pétrographiques) suivi si possible de la minéralogie (minéraux constitutif)  La structurale : déterminer les structures et leurs caractéristique (mesures). Par exemple :  Faille (grande cassure aves déplacement horizontal): direction, le pendage, le pitch de la linéation ou de strie.  Schistosité : On donne la nature de la schistosité, sa direction, son pendage.  La foliation (alternation de bandes claires et sombres) : on mesure la direction et le pendage.  Les cisaillements (déplacement horizontal des compartiments) : on précise la nature du cisaillement, le pendage, la direction et surtout le sens du mouvement.  Les filons : préciser la nature du Fillon, la direction et le pendage. Figure 2: Schistosité dans le Bandama a Tiassalé
  19. 19. 11 Recherche Minière En Côte D’Ivoire Réalisé par BOLI Ani M. 2.1.1.3 Prélèvement de l’échantillon Il s’effectue à l’aide d’un marteau de géologue, d’une masse ou d’un buring en respectant les mesures de sécurité. L’échantillonnage se fait dans la roche saine ou faiblement altérée. Les échantillons prélevés doivent être numérotés avec précaution, puis élaborer une carte d’affleurement et une esquisse géologique de la zone d’étude. L’élaboration des cartes se fait à l’aide d’un support calque ou d’une carte topographique sur lequel, on reporte les affleurements décrits. Les composantes de la carte d’affleurement sont : - La position de l’affleurement avec son nom symbolisée ; - Les cours d’eau éventuels dans la zone d’étude ; - Les pistes ou les routes, les villages ou campements ; - Les éléments structuraux mesurés sur l’affleurement. A partir de la carte d’affleurement, on établit une carte d’interprétation qui sert d’intermédiaire pour aboutir à l’esquisse de la carte géologique Figure 3: Affleurement rocheux affecté de fractures remplies par les filons de quartz à Agboville
  20. 20. 12 Recherche Minière En Côte D’Ivoire Réalisé par BOLI Ani M. Figure 4: Exemple de carte d'affleurement et d'esquisse géologique 2.1.2 Prospection géochimique Elle se fait à larges et petites mailles. Dans la recherche minière, elle a pour objet de localiser les gisements métalliques d’après leurs auréoles de dispersion primaire ou secondaire. En effet, les éléments chimiques se trouvent dans la terre à l’état de traces ou infra traces. Toutefois, des concentrations anormales de ces éléments peuvent exister constituant ainsi des gites ou des gisements. Par ailleurs, la prospection géochimique va s’intéresser en particulier à la distribution des éléments chimiques qui forment des gites souvent cachés. En fonction du matériau de prélèvement (échantillon), on distingue plusieurs types de prospection géochimique : Echantillons Type de prospection Nom de la prospection Roche prélevée prospection géochimique roche Lithogéochimie Sol prélevé prospection géochimique sol Pédo Géochimie Alluvions prélevés prospection géochimique alluvionnaire Stream Sédiment Eau prélevée prospection géochimique eau Hydrogéochimie Végétaux prélevés prospection géochimique végétale Biogéochimie Animaux prélevés prospection géochimique animale Zoogéochimie Atmosphère prélevé prospection géochimique air Aérogéochimie Tableau 1:Les différents types de prospection géochimique
  21. 21. 13 Recherche Minière En Côte D’Ivoire Réalisé par BOLI Ani M. Toute prospection géochimique se déroule en trois étapes :  1ere étape : prélèvement de l’échantillon  2eme étape : préparation de l’échantillon qui consiste à un concassage, broyage, tamisage pour obtenir des particules fines.  3eme étape : analyse de l’échantillon à partir de particules fines. 2.1.3 Prospection minéralogique Elle consiste à prélever et à laver des échantillons d’alluvions pour en extraire les minéraux utiles lourds et évaluer leurs degrés de concentrations. Ce type de prospection s’intéresse aux minéraux lourds qui sont généralement des minéraux qui se déposent en fonction de leurs densités et de leurs duretés avec les rudites selon un granoglassement vertical. Les techniques utilisées pour cette prospection sont : - Traçage des itinéraires - Le planning des travaux et distribution des itinéraires par équipe - Prélèvement d’échantillons : Le prélèvement se fait dans les zones d’alluvionnement importantes dans lesquels des puits de prospection seront implantés en fonction des principales courbures (méandres) des cours d’eaux, de la pente du lit (faible) mais aussi de la vitesse de l’écoulement de l’eau (faible). Figure 5: Zone d'alluvionnement dans un méandre
  22. 22. 14 Recherche Minière En Côte D’Ivoire Réalisé par BOLI Ani M. 2.2 - Méthodes indirectes 2.2.1 Méthodes géophysiques Conjointement aux autres méthodes, la géophysique permet de localiser les zones anormales à partir de techniques telles que : le magnétisme, électromagnétisme, radiométrie, électricité, sismique… Elle vient à appuis à la prospection géologique en mettant en évidence les discontinuités géologiques et les lignes conductrices pour la localisation d’un gisement. Elle mesure les propriétés ou les paramètres physique des substances recherchées. En somme, la prospection géophysique permet d’identifier la forme, les dimensions et la profondeur des gisements minéraux à partir d’interprétation de courbes. 2.2.2 Méthodes de télédétection Elle intervient dans le cadre d’une méthodologie mise au point et bien rodée depuis des décades, sur tous les continents, a chacun des stades de l’exploration. D’abord, la cartographie géophysique d’un territoire ou d’une région : Il s’agit le plus souvent de géophysique aéroportée : magnétisme toujours ou presque, radiométrie, électromagnétisme lorsque les conditions de surface sont favorables et, potentiellement, gravimétrie. Et élaboré des cartes sur des zones difficiles d’accès.
  23. 23. 15 Recherche Minière En Côte D’Ivoire Réalisé par BOLI Ani M. Figure 6: Carte géologique téléanalytique obtenue à l'aide d'images radar ERS 1: bassins volcano-sédimentaires de Boundiali (Svc) et du Bandama (Svb); 2: leucogranite de Ferké; 3:Ga, granite à faciès migmatitique; 4: Gb, granite à biotite à faciès migmatitique; 5: Gbk, granite à biotite de Korhogo; 6: pyroxénolites à péridot et hornblende; 7: failles et linéaments; 8: structures circulaires. fNa: faille décrochante de Nafoun; fKa: faille décrochante NNE de Kadiola; fKo: faille de Korhogo; fBo: faille de Boron; fTo: faille de Tortiya; fOu: faille de Ouangolodougou; fFr et fFs :failles décrochantes NO-SE; fFo: failles orientées E-O; fBi: faille de Bissidougou; fYb: faille de Yretyéré. Na: Nafoun; Bo: Boron; Bi: Bissidougou; To: Tortiya; Ko: Korhogo; Ka: Kadiola; Kr : Kiéré; Gt: Gbatasso. Source (Ouattara et al. 2010)
  24. 24. 16 Recherche Minière En Côte D’Ivoire Réalisé par BOLI Ani M. CHAPITRE II : LA RECHERCHE MINIERE EN CÔTE D’IVOIRE I- HISTORIQUE 1. Cadre réglementaire Selon l’article 2 du code minier toutes les substances minérales, toutes les eaux minérales et tous les gîtes géothermiques contenus dans le sol et le sous-sol, les eaux territoriales, la zone économique exclusive et sur le plateau continental de la République de Côte d’Ivoire sont propriétés de l’Etat. A cet effet Toutes les activités minières sur le territoire de la République de Côte d’Ivoire, les eaux territoriales, la zone économique exclusive et sur le plateau continental sont soumis aux dispositions des lois et textes pris pour son application. Toutes recherches et exploitation minière sous-entend détention d’un titre minier ou d’une autorisation. Depuis le début de la recherche minière en Côte d’Ivoire les textes pris pour réglementer ce domaine ont été multiples :  1er Code minier : la loi n°64-249 du 03 juillet 1964.  2ème code minier : loi n°95-553 du 18 juillet 1995 2. Cadre institutionnel Les pouvoirs publics ivoiriens en instituant le régime régalien permettait à l'Etat d'être le Maître du sol et du sous-sol. De ce fait, il lui apparut nécessaire de créer une institution spécialisée dans la recherche et la prospection minière. Jusqu'a la veille de l'indépendance plus précisément en 1959, l`activité minière dépendait des Travaux Publics. En 1959 elle est placée sous l'autorité du Ministère des Finances. Le décret 71-641 du 1 décembre 1971 crée le Secrétariat d'Etat aux Mines encore rattaché au Ministère des Finances mais avec une plus grande autonomie. En 1972, un Ministère des Mines est créé. Le décret 62-91 du 3 avril 1962 crée la SODEMI (société pour le développement minier) sous forme de société d'Etat afin d'amorcer les activités de recherche et de prospection minières qui jusque-là étaient pratiquées par les firmes étrangères (Bureau De Recherches Géologiques Et Minières BRGM, Diamond Corporation Limited DICORCOT).
  25. 25. 17 Recherche Minière En Côte D’Ivoire Réalisé par BOLI Ani M. II- SITUATION ACTUELLE DE LA RECHERCHE MINIERE 1. Cadres règlementaire et institutionnel Le rôle régalien de l’Etat lui impose une règlementation du secteur en vue de rendre harmonieux l’exercice des activités minières. Ainsi, selon la loi n°2014-138 du 24 mars 2014 portant le troisième code minier, et le décret n° 2014-397 du 25 Juin 2014 déterminant les modalités d’application du code minier, toute obtention d’un permis de recherche minière ou d’une autorisation de prospection minière sont subordonnés à un décret présidentiel ou à un arrêté du ministre en charge des mines. Cependant il existait divers types de permis de recherche dont : - les permis de recherches ordinaires : P.O - Les permis de recherche A : P.A (grande superficie) - Les permis de recherche B : P.R.B (carré de km de côté) N.B : De nos jours il existe une seule catégorie de permis de recherche. 2. Condition d’octroi du permis de recherche L’attribution du permis de recherche est assortie de trois conditions techniques et financières qui sont cumulatifs. Ces conditions sont :  Justifier de la réalisation d’au moins deux projets de recherche minière durant les dix années précédant la demande. Les projets de recherche réalisé par un associé détenant au moins 35% du capital du demandeur sont comptabilisé au titre de l’expérience du demandeur. Il en est de même lorsque cet associé justifie d’au moins douze années d’expérience dans le secteur minier.  Disposer d’un responsable technique des travaux justifiant d’au moins sept année d’expérience professionnelle dans la recherche minière et de la conduite d’aux moins deux (02) projets de recherche minière ou à défaut de la participation aux principales phases de travaux de recherche minière.  Justifier d’une capacité financière suffisante pour faire face aux coûts des travaux de recherche par la constitution d’une réserve bancaire au près d’un établissement financier de premier rang en Côte d’Ivoire
  26. 26. 18 Recherche Minière En Côte D’Ivoire Réalisé par BOLI Ani M. 3. Caractéristiques du permis de recherche Le permis de recherche constitue un droit mobilité indivisible non amodiable ni susceptible de gage ou d’hypothèque. Il est valable pour quatre (04) ans à compter de sa date d’attribution et renouvelable deux (02) fois par période successifs de trois (03) ans toutefois après les 10 ans un renouvellement exceptionnel peut être accordé pour une période n’excédant pas deux (02) ans à condition que cette demande soit justifiée par le besoin de finaliser une étude de faisabilité. Lors de chaque renouvellement, la superficie du permis est réduite de un quart ( 𝟏 𝟒⁄ ). Toutefois le titulaire du permis peut opter pour la conservation de la superficie à condition de justifier de l’exécution des travaux sur l’ensemble du périmètre. En tout état de cause, le titulaire sera soumis au paiement d’un droit d’option. Six (06) mois après l’obtention du permis de recherche son détenteur doit commencer les travaux de recherche. 4. Quelques entreprises de recherche a. Société anonyme de recherches et d'exploitations minières en Côte d'Ivoire (SA.R.E.M.CI) Cette société anonyme, a été constituée en 1945 et exerce depuis son activité en Côte d'Ivoire. Ses travaux de recherches, orientés surtout vers la découverte de gîtes diamantifères l'ont amené à s'intéresser successivement à des indices de manganèse et de nickel -chrome - amiante. L'étude des gisements titanifères des plages marines situées à l'ouest d' Abidjan, a été l'une de ses prérogatives. b. WASTON Cette société a été autorisée, en application d'un protocole passé le 28 mai 1962 avec le Gouvernement, à rechercher et exploiter les dépôts diamantifères souterrains sur toutes les zones libres du territoire de la République. Au cours de l'année1964, WASTON a renoncé à ses droits sur l'ensemble des zones libres du pays, à l'exception de la zone de Séguéla. c. DICORCOT PROSPECTING LIMITED La société DIAMOND CORPORATION LIMITED, a obtenu en 1962 une autorisation de recherche valable pour le diamant et pour une durée d'un an, couvrant une zone d'environ 12000Km² limitée par la frontière Côte d'Ivoire/Guinée et la route N'Zérékoré - Danané- Man -Sifié - Santa. Cette autorisation a été renouvelée deux fois, pour une durée d'un an chaque
  27. 27. 19 Recherche Minière En Côte D’Ivoire Réalisé par BOLI Ani M. fois.D'autre part, DICORCOT a passé une convention avec la SODEMI pour la recherche et éventuellement l'exploitation de gisements diamantifères sur le permis N°8, dit `'permis de Kouibly'', de cette dernière. d. Bureau De Recherches Géologiques Et Minières (B. R. G. M.) Le B.R.G.M. a poursuivi en 1964 la reconnaissance du gisement aurifère d'ITY dont la minéralisation avait été découverte par le dosage géochimique de prélèvements effectués sur le Mont Flotouo. Celui-ci est situé sur la rive droite de Cavally, 12 km à l'est du village zouanhounien, sur la route Toulépleu-Danané (coordonnées approximatives du gisement, lat. N. 6°531-long. W. 8°6). e. La Société pour le Développement Minier (SODEMI) La SODEMI a décelé de nombreux indices de nickel, de chrome, de cuivre, de molybdène, de zinc et d'or dans les régions de Man, d'Odienné, de Korhogo, Boundiali et de Katiola. En particulier 3 gisements de nickel ont été découverts à Biankouma, Foungouessou et Syola, et l'épaisseur considérable de ces formations (3 à 15 mètres) laisse penser qu'il peut s'agir de dépôt d'importance mondiale. Par ailleurs, des campagnes de prospection se poursuivent dans la zone aurifère du bassin de la Loho et dans la région d'Ity ; ce dernier gîte semble présenter des réserves probables estimées à plus de 1 million de tonnes de minerai, mais son exploitation dépend de la solution des problèmes liés à la méthode de traitement de ce type de minerai. Cependant l'inventaire géologique de la Côte d'Ivoire a été entamé par la SODEMI, avec l'aide extérieur du PNUD et de la France (financement FAC et assistance personnel spécialisé). Cet inventaire est loin d'être achevé.
  28. 28. 20 Recherche Minière En Côte D’Ivoire Réalisé par BOLI Ani M. CHAPITRE III – RESULTATS DE LA RECHERCHE MINIERE EN CI I- GEOLOGIE DE LA COTE D’IVOIRE Du point de vue géologique, la Côte d’Ivoire appartient à la dorsale de man ou au craton Ouest africain. Les formations géologiques se répartissent entre un bassin sédimentaire d’âge secondaire à quartenaire et un socle précambrien. 1. Bassin sédimentaire Il est étroit et présente une partie émergée en forme de croissant représentant les 2,5% du territoire ivoirien. Il s’étend de Fresco à la frontière sud-est de la côte d’ivoire (Assinie). Il est constitué de roches sédimentaires dominées en grandes parties par les argiles, les sables et des grès. 2. Socle cristallin Il couvre le reste de la côte d’ivoire et est constitué de 2 grandes entités géologiques précambrienne d’âge diffèrent tous séparés par la faille de Sassandra.  A l’Ouest, on distingue le domaine archéen caractérisé par la présence de gneiss gris de granulite, de charnockites, de pyroxénites, des quartzites ferrugineux, amphibolopyroxenites. Les mesures géochronologiques montrent l’existence de deux cycles orogéniques :  Le léonien 3500 à 2900 millions d’années ;  L’orogenèse libérienne ;  A l’Est, on distingue le domaine protérozoïque ou birimien caractérisé par le mégacycle éburnéen (2500-1600 MA). Il est constitué d’une alternance de sillons rempli de matériel volcano-sédimentaire et de zones granitiques au sens large d’orientation NNE, SSW. Remarque : Dans le Sud-ouest de la Côte d’Ivoire, à la jonction des deux domaines se trouve un domaine mixte appelé Domaine SASCA (Sassandra- Cavally). Il est caractérisé par des formations à dominance migmatiques (Bandes claires, bandes sombres alternées) et Gneissiques qui sont des reliques de roches libérien au sein du domaine birimien. Selon les travaux de PAPON 1973, deux mégacycles orogéniques se sont manifestés dans ce domaine :
  29. 29. 21 Recherche Minière En Côte D’Ivoire Réalisé par BOLI Ani M.  Le mégacycle LIBERIEN (antérieur à 2500 MA)  Le mégacycle EBURNEEN (antérieur à 2500-1600MA) Figure 7: Carte géologique de la Côte d’Ivoire
  30. 30. 22 Recherche Minière En Côte D’Ivoire Réalisé par BOLI Ani M. II- POTENTIEL MINIER DE LA CÔTE D’IVOIRE Le socle précambrien se compose de 2 domaines :  Le domaine ARCHEEN qui couvre la partie OUEST du territoire jusqu'à l'accident du SASSANDRA.  Le domaine BIRRIMIEN qui couvre toute la partie EST de cet accident. 1- Domaine archéen Le domaine archéen de la région de Man est constitué de matériaux fortement métamorphiques comportant un certain nombre de séquences lithologiques reparties de façon préférentielle de part et d'autre de l'accident majeur de Danané oriente N°70°E. Au sud de cet accident, on note la présence de sédiments supracrustaux associés à des migmatites. Au nord ce sont les gneiss gris d'origine mantellique et de composition tonalitique. 2- Le domaine birrimien Il se présente sous forme d’une succession de « Sillons » ou « de ceintures volcaniques » séparés par des panneaux de formations granitoïdes ou granito gneissiques dont l'âge de mise en place couvre la période de 2150 à1900 Ma. A côté de ces sillons ou prolongeant ceux-ci, on observe des « bassins » sédimentaires parfois étendus dont le comblement s'est effectué avec des produits à dominances arénacés et silteux. Ces bassins comportent des îlots d'activités volcaniques. 3- Potentiel minier du domaine archéen et birrimien 3.1- Le potentiel minier du domaine archéen Le domaine archéen qui englobe la région de Man regorge d'un potentiel minier qui est lié à la lithologie particulière de certaines unités de la région (Quartzites et Ultrabasiques) et ainsi qu'à la réactivation du sol archéen pendant les événements majeurs de l'Eburnéen. a) Les quartzites à magnétite Ils forment une réserve potentielle de Fer non négligeable de plus de 111 milliards de tonnes. Si les teneurs voisines de 35 à 40% sont considérées comme relativement faibles, le caractère magnétique des minerais lui confère un traitement relativement facile.
  31. 31. 23 Recherche Minière En Côte D’Ivoire Réalisé par BOLI Ani M. b) Le complexe ultrabasique Il comprend les quartzites à magnétique et les quartzites regroupant toutes les séries lithologiques. Ces roches sont le siège de minéralisations primaires de type sulfuré ou oxydés (chromite). Ces types de roche se rencontrent dans le gisement de Samapleu et de Biankouma – Touba. Tableau 2: Gisements du domaine archéen Fer Mont Klahoyo 700 Mt 33% prouvé Mont Tia 510 Mt 40% prouvé Mont Gao Mont Toto-Segaye 510Mt 40% Probable Mont Nimba 1000 Mt 46% Probable Nickel Latéritique Sipilou Ferrière 200 Mt 54 Mt 1,30% 2,14% Probable prouvé Sipilou 100 Mt 1,70% Probable Biankouman-touba Magnésien 40 Mt 1,80% prouvé Ni Sulfuré Samapleu 1 Mt 5 Mt 1,5% 1,5% prouvé Probable Titane (TiO2) Fer Titane Singouiné 2000 t Ti Fe Probable Côtier Jacqueville - G.L 40000 t Probable  Le fer : Les gisements du domaine archéen sont concentrés à l'Ouest du pays plus précisément dans la région Ouest (Man).Ces réserves ont été prouvées pour les régions du Mt Klahoyo et Tia et déclarées probables pour les monts Gao, Toto-Segaye et du Nimba.  Le nickel : Les gisements sont repartis sur l'étendue du territoire national comme suit: Sipilou, Biankouman et Touba. Ce nickel est dit latéritique. On trouve du nickel sulfuré à Samapleu avec une teneur prouvée.  Le titane : Il se rencontre à Singouiné mais avec une teneur peu probable.
  32. 32. 24 Recherche Minière En Côte D’Ivoire Réalisé par BOLI Ani M. 3.2- Potentiel minier du domaine birrimien Les géologues s'accordent à dire que les appareils volcaniques sont les sièges prédisposés des formations métalliques telles que le cuivre, le plomb, le zinc et dans le cas du birrimien surtout de l'or. Ce siège devient un véritable piège de minéralisation quand l'activité volcanique est sous-marine comme c'est le cas ici. Le potentiel minier du birrimien selon la lithologie et les éléments structuraux de ce domaine nous donne une idée sur chaque métal concerné. Tableau 3: Gisements du domaine Birrinien MN MOKTA GRAND LAHOU 1'5 Mt 44% Possible ODIENNE Zeenougoule 1,2 Mt 47% Possible Ti Bave (ferke) 20 Mt Tife Possible Or Ity 15 t métal Prouve Assupiri Anuiri 10 t Prouve Kokoumbo Cible d'intérêt Agbahou Cible d'intérêt Niele Cible d'intérêt Bauxite Benené 13 Mt 50% ala O3 4% Si O2 Gueto 1, 35 Mt 55% AI 2O3 Orumbo-Boka 200 Mt 35% AL 2 O3 Bondoukou 180Mt 35% AI 3% Si Yaoure 140Mt 37% AI 3% Si Région Sinfra 130Mt 37% AI 32% Si Digo Mokouedou 650Mt 35% AI 2-10% Si
  33. 33. 25 Recherche Minière En Côte D’Ivoire Réalisé par BOLI Ani M.  Le Manganèse (MN) C'est l'exemple type de précipitation syngénétique dans les épiclastites silteux liés aux activités volcaniques. Les gisements de Côte d'Ivoire résultent de concentration par altération latéritique. 2,7 millions de tonnes de réserve à 45% de MnO. On retrouve dans la région de Grand-Lahou soit 1,5 millions de tonnes avec une teneur de 44% ; à Ziémougoula (Odienné), 1,2 millions de tonnes avec une teneur de 47%.  Le Titane (Ti) : Il est lié aux roches basiques dont il dérive après altération de celles- ci dans les alluvions. Il est souvent chimiquement lié au Fer (Tife). On en trouve à Baye (120 Km de Ferkessédougou).  L'Or : Ce minéral semble caractérisé la métallogénie du birrinien ; le birrinien a donné peu de gisement de métaux de base tel que le plomb, le zinc. Cependant, il paraît très riche en or. La Côte d'Ivoire possède 3 gisements de taille modeste:  Ity : 15 t d'or métal  Asupiri Anuiri : 8,2 t à10 t d'or métal  Angovia : 15 à 17, 3 t d'or métal A côté de ces réserves prouvées, il existe des cibles prometteuses :  Kokoumbo  Agbaou : 5,6 t d'or métal.  Le Diamant : A ce niveau, on peut citer pour l'instant les gisements de Séguéla et de Tortiya qui sont pratiquement épuisés. De ces 2 gisements, la Côte d'Ivoire a produit 4,6 millions de carats. De nouvelles campagnes de prospection sont en cours d'exécution et des travaux de recherche tentent d'évaluer de nouvelles réserves.  La Bauxite : Les plus grands gisements se trouvent à Bongouanou, Toumodi, Divo, Bondoukou, Bouaflé et Sinfra. Columbo –Tantalite : Les gisements sont de types éluvionnaires et alluvionnaires. Les réserves de 70 000 millions de tonnes (48 à 78 % de Ta2O5) se situent dans la région d'Issia. A ces matériaux précieux, il faut ajouter les matériaux industriels : les pierres ornementales et les sables de verreries disponibles à Port-Bouet (638 000 t) et à Moosou (240 000 t) et les
  34. 34. 26 Recherche Minière En Côte D’Ivoire Réalisé par BOLI Ani M. argiles pour brique présentent dans les régions de San-Pédro (127 000 m3), Agboville (94 000 t) Yaou (2,5 millions de t) et Basse Comoé (75 000 000 t). Tableau 4: Principaux gîtes à tonnage Types de Minerai Réserves possibles de minerai Teneur OR 10 millions de tonnes 0,7-9g/t DIAMANT non déterminées Jusqu'à 0,9 ct/m3 FER 3000 millions de tonnes 35-45 % Fe FER TITANE 20 millions de tonnes NIKEL LATERIQUE 290 millions de tonnes 1,3-2,14 %Ni NIKEL MAGNESIEN 100 millions de tonnes 1,7 %NI NIKEL-CUIVRE A PLATINOIDES 11 millions de tonnes 0,27% CU 0 ,27% NI MANGANESE 3 millions de tonnes 44-47%MN COLOMBO TANTALITE 2 millions de tonnes 60 g/t BAUXITE 1200 millions de tonnes 35-55% Al 2o3 3-4% Si o2 PIERRES ORNEMENTALES massifs importants SABLE DE VERRERIE 880.000 tonnes 97,44-98,72% Si o2 0 ,07- 0 ,47% Fe 2o3 ARGILES POUR BRIQUES 78 millions de tonnes
  35. 35. 27 Recherche Minière En Côte D’Ivoire Réalisé par BOLI Ani M. Figure 8: Carte des gisements et principaux indices minéraux Figure 9: Carte d’indices minéraux de la Côte d’Ivoire
  36. 36. 28 Recherche Minière En Côte D’Ivoire Réalisé par BOLI Ani M. 4- PERMIS MINIER EN CÔTE D’IVOIRE Figure 10: Différents permis de recherche en Côte d’Ivoire
  37. 37. 29 Recherche Minière En Côte D’Ivoire Réalisé par BOLI Ani M. La figure ci-dessous donne un aperçu des statistiques d’entreprises, de permis attribué et d’autres intervenants dans les activités minières en Côte d’Ivoire. III- PRINCIPAUX GISEMENTS EXPLOITES OU EN EXPLOITATION L’exploitation minière en Côte d’Ivoire concerne actuellement les produits suivants :  l’or : il s’agit du minerai le plus exploité. La production nationale en 2012 est de 12,66 tonnes, de 15,5 tonnes en 2013 et provient de 4 mines : Ity, Angovia, Bonikro et Tongon;  le manganèse : sa production nationale brute en 2012 s’élève 256 089 tonnes et se localise à la mine de Bondoukou ;  l’eau minérale : il n’existe pas de données chiffrées pour cette ressource ;  le sable lagunaire : en 2012, la production nationale est de 338 404 m3 ;  le granite concassé : en 2012, la production nationale est de 1,46 millions de tonnes ;  le gravier alluvionnaire : en 2012, la production nationale est de 1 644 m3. Il provient des chenaux des anciens fleuves. Par ailleurs, le diamant ivoirien était sous embargo onusien depuis 2005 et d’autres minerais tels que le cuivre, le fer, le nickel, le cobalt, le phosphate, le colombo-tantalite sont en phase de recherche ou de développement. Figure 11: Statistiques liée aux activités minières en Côte d’Ivoire (Source Direction Générale des Mines et de la Géologie)
  38. 38. 30 Recherche Minière En Côte D’Ivoire Réalisé par BOLI Ani M. IV. PERSPECTIVES DE LA RECHERCHE 1. Au niveau règlementaire L’un des objectifs que s’est fixé le Ministère en charge des Mines est d’accroître l’investissement dans l’exploration afin de mettre en exploitation de nouveaux gisements et d’augmenter sensiblement la production. L’adoption du nouveau code minier en harmonie avec les exigences sociales et environnementales devrait renforcer l’attraction vers le secteur minier. Cela se traduit par : - un raccourcissement des délais d’attribution des actes administratifs ; - une transparence des conditions d’attribution des titres ; - l’adoption des principes de bonne gouvernance (Kimberley, ITIE, Principes de l’Equateur….) ; - etc. 2. Au niveau organisationnel On assiste à un assainissement du secteur des mines qui s’est traduite par une phase de sensibilisation des acteurs et une phase de répression des hors la loi actuellement en cours. Cela permettra à l’administration des mines d’avoir une claire lisibilité des activités, une meilleure organisation et un meilleur encadrement. De plus, la modernisation du Cadastre Minier en l’érigeant en Direction centrale renforcera le suivi des titres miniers et des autorisations et une meilleure diffusion de l’information minière. Il est également prévu un renforcement des capacités de l’Administration minière par la mise en place d’un fonds de formation alimenté par les sociétés minières, une contribution au développement local (plan de développement communautaire et fonds alimenté annuellement par les entreprises en exploitation, etc…, autant d’action qui vont contribuer à la redynamisation du secteur des mines et encourager à la recherche minière.
  39. 39. 31 Recherche Minière En Côte D’Ivoire Réalisé par BOLI Ani M. CONCLUSION GENERALE Au terme de notre travail consacré à la recherche minière en Côte d’Ivoire, il convient de rappeler que chaque phase de la recherche minière se caractérise par des superficies, des techniques ou méthodes de prospection, des moyens matériels, humains, et financiers appropriés. Excepté la première phase, les autres seront engagés en fonction des résultats de la précédente. Une bonne compagnie de prospection doit donc à chaque étape être accompagnée d’un rapport raisonnable prenant en compte les risques à courir et les profits espérés. Toutes ces techniques ont permis aux structures de recherche minière en Côte d’Ivoire de mettre en évidence les différents gisements importants et l’élaboration d’un cadastre minier ainsi que la mise en place d’une carte d’indice de minéralisation. Le travail de terrain du géologue-prospecteur en mission d’exploration générale consiste principalement à élaborer un plan ou une carte géologique en observant et en échantillonnant les différents affleurements disponibles.
  40. 40. 32 Recherche Minière En Côte D’Ivoire Réalisé par BOLI Ani M. SOURCES ET BIBLIOGRAPHIES  SOURCES IMPRIMEES 1- ARCHIVES JOCI : loi n° 95-553 du 18 juillet 1995 portant code minier 24 Août p651 2- PUBLICATION OFFICIELLES Cabinet du Premier Ministre, la nouvelle loi minière, loi n°2014-138 du 24 mars 2014 portant le troisième code minier, CEPICI, DCGTX 5p  BIBLIOGRAPHIE A- INSTRUMENTS DE TRAVAIL Dictionnaire de la langue française, Paris Hachette, 1980, 1407 p. Dictionnaire de géologie, Paris, Edition Masson, 1980, 331 p. Dictionnaire Universel - Hachette Edicef, 3e édition, 1507p, 1999, PP 1356 - 1359. B - OUVRAGES GENERAUX André (P), Géologie et minéralisation du sud-ouest de la Côte d'Ivoire, Abidjan, SODEMI, 1973, 288 p. SOROKOBY (V), Métallogénie licence 2 & 3, 2014, 38p AMIDOU (O), Les Méthodes de l’Exploration Minière licence 2, 2013, 52p AHOUSSI (J), Prospection minière en Côte d’Ivoire, 2015, 88p

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