Entrepreneurs hiscox

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Entrepreneurs hiscox

  1. 1. ADN d’un entrepreneur Enquête Hiscox 2014 Les entrepreneurs aperçoivent le bout du tunnel…mais la route est encore longue.
  2. 2. La sixième édition de l’étude Hiscox « ADN d’un entrepreneur » présente les résultats d’une enquête menée auprès de 3 500 patrons ou associés d’entreprises de moins de 50 salariés. 03 Un bel exemple de courage 04 Les entrepreneurs aperçoivent le bout du tunnel... mais la route est encore longue 06 Les start-ups créées depuis le début de la récession prospèrent 08 Mode de vie, valeurs, priorités 10 Beaucoup envisagent de se retirer des affaires 12 Innovation : l’importance de la taille de l’entreprise 14 Affronter les craintes et gérer les risques 16 Dans quelles mesures les pouvoirs publics pourraient-ils intervenir ? 18 Profil des entrepreneurs par pays 19 Méthodologie et profil des sondés
  3. 3. Un bel exemple de courage Les petites et moyennes entreprises sont vitales. En effet, les études menées aux Etats-Unis et au Royaume-Uni ont révélé que le secteur des PME est à l’origine de la création de quatre emplois sur cinq et de plus de la moitié des innovations commerciales. Leur impact sur les économies locales peut être doublement important. Il est donc essentiel que les décideurs politiques soient en mesure d’évaluer la santé des PME et de comprendre leurs problématiques. Notre sixième étude internationale « ADN d’un entrepreneur » sur les petites et moyennes entreprises laisse à penser que celles-ci ont su affronter la tempête et envisagent l’avenir avec plus de confiance. Cette étude, qui porte sur six pays, révèle des résultats très contrastés. Mais, globalement, des signes de reprise de la croissance sont apparus, tandis que les niveaux d’optimisme ont rebondi. La résilience et la persévérance témoignées dans les études précédentes semblent payer. Rien n’illustre mieux ce constat que la performance des PME créées durant la récession. Notre étude révèle que les entrepreneurs qui dirigent ces entreprises sont plus susceptibles d’avoir augmenté leur chiffre d’affaires, lancé de nouveaux produits ou services et recruté de nouveaux collaborateurs l’an passé. Ils sont également plus enclins à affirmer que l’environnement économique les a confortés dans leur volonté de réussir. Notre étude met également en lumière les lourds défis auxquels les très petites entreprises sont confrontées. Ce sont les plus grandes entreprises de notre échantillon – dont le chiffre d’affaires est supérieur ou égal à 5 millions € – qui sont les plus optimistes quant à leurs perspectives de croissance. Rien d’étonnant alors qu’elles trouvent également plus facilement des financements pour le lancement de nouveaux produits ou services. Les plus petites entreprises luttent manifestement pour obtenir ce soutien, ce qui constitue un message important à l’intention des décideurs politiques. Comme par le passé, nous avons cherché à recueillir des informations sur le mode de vie et le comportement des patrons de PME. Non seulement ces données contribuent à comprendre parfaitement ce qui fait avancer les entrepreneurs, mais elles nous aident également, en tant qu’assureur de plus de 227 000 petites et moyennes entreprises réparties dans les six pays faisant l’objet de cette étude, à identifier leurs besoins pour mieux les servir. Les PME doivent faire face à des difficultés importantes, mais cette étude laisse présager de meilleures perspectives pour l’avenir. Comme toujours, nous espérons qu’elle constituera une source de données précieuses pour les gouvernements, conseillers, universitaires et autres intervenants afin d’analyser et interpréter le bien-être des petites et moyennes entreprises et favoriser un secteur essentiel de l’économie mondiale. Bronek Masojada Président Directeur Général, Hiscox ADN d’un entrepreneur Enquête Hiscox 2014 03
  4. 4. Les entrepreneurs aperçoivent le bout du tunnel... mais la route est encore longue Des signes d’amélioration Globalement, 45% des sondés ont déclaré une hausse des bénéfices, mettant ainsi un terme à trois années consécutives de baisse (contre seulement 35% l’an passé). Plus de la moitié des entreprises interrogées (56%) ont également signalé une augmentation du nombre de leurs nouveaux clients. En dépit de cela, elles ont été presque aussi nombreuses à voir leurs bénéfices se stabiliser ou diminuer qu’à enregistrer une croissance (46% contre 45%). Plus forte hausse dans certains pays d’Europe continentale Les entreprises allemandes ont majoritairement fait état d’une progression de leur carnet de commandes, de leur charge de travail (58%) ou de leurs nouveaux clients (70%). Plus de la moitié d’entre elles (59%) ont également indiqué une croissance du chiffre d’affaires . En revanche, les patrons américains et français ont été les moins nombreux à mentionner une progression de leur carnet de commandes (respectivement 40% et 44%). L’optimisme progresse L’étude révèle un optimisme globalement plus marqué, 45% des sondés s’étant déclarés confiants pour l’année à venir (contre 38% en 2013), mais toujours en repli par rapport aux niveaux de 2011 et 2012. Des contrastes nets ont également été observés d’un pays à l’autre. Les niveaux les plus élevés d’optimisme quant à l’avenir ont été observés en Allemagne (53%), aux Pays-Bas (52%) et aux Etats-Unis (51%). Seulement 47% des britanniques interrogés se sont montrés optimistes. L’optimisme a progressé en Espagne (où 42% des entreprises sont sereines pour l’année à venir, contre 28% en 2013), mais à peine un patron français sur quatre (27%) s’est déclaré optimiste. Les signes d’une hausse des effectifs Alors que près des trois quarts des entreprises (72%) ont annoncé le maintien ou une baisse de leurs effectifs, une sur six (18%) a recruté du personnel, contre 11% l’année précédente (pour les entreprises allemandes, le pourcentage s’élève à 23%). Pour l’année à venir, 14% des sondés déclarent avoir l’intention de recruter du personnel (contre 10% l’an passé). Espagne Pays-Bas 04 Croissance des bénéfices ces 3 dernières années 60% 50% 40% 30% 2011 2012 2013 Croissance du carnet de commandes/de la charge de travail sur les 12 derniers mois Etes-vous optimiste pour l’année à venir ? 50% 60% 40% 30% 20% 10% 2014 58% 51% 45% 35% 45% Allemagne Espagne Pays-bas Royaume-Uni France Etats-unis 52% 47% 46% 44% 40% 70% 60% 50% 40% 30% 20% 10% Etats-unis Allemagne Royaume-Uni France 2012 2013 0% 2011 2014 ADN d’un entrepreneur Enquête Hiscox 2014
  5. 5. Les entrepreneurs aperçoivent le bout du tunnel... mais la route est encore longue continue L’avis de Hiscox Les indicateurs de confiance des PME ont clairement marqué un changement cette année. Même si le quotidien semble difficile pour les patrons de PME, un vent d’optimisme souffle à nouveau sur la plupart des pays interrogés. Cette tendance est confirmée par notre propre expérience, en effet, beaucoup de nos clients PME affichent une nette hausse de leur chiffre d’affaires par rapport à l’an passé. Il convient à présent de s’assurer qu’un contexte favorable permettra aux petites et moyennes entreprises de tirer parti de la reprise. Plus grande est l’entreprise, plus fort est l’optimisme Les plus grandes entreprises de l’échantillon, par le nombre de salariés et le chiffre d’affaires, ont été plus nombreuses à se déclarer optimistes. Près des deux tiers (63%) des entreprises comptant entre 20 et 50 salariés se sont déclarées confiantes pour l’année à venir, contre 38% pour les entrepreneurs individuels. Le constat est similaire si l’on compare les entreprises dont le chiffre d’affaires est supérieur à 1 million € avec les plus petites entreprises de l’échantillon. Des financements toujours rares et pas de reprise des investissements Près de trois sondés sur quatre (71%) ont affirmé qu’il était toujours difficile pour une nouvelle entreprise de trouver des financements (contre 78% l’année dernière). Le problème est particulièrement criant en Espagne (83%). Les dépenses d’investissement sont restées globalement inchangées cette année, le nombre de PME ayant investi le plus ces 12 derniers mois étant contre-balancé par le nombre de PME ayant investi le moins (13% dans chaque cas). Les patrons allemands ont été les plus enclins (72%) à investir dans leur entreprise et figurent une fois de plus en tête des intentions d’investissement pour l’année à venir (69%). La diminution des retards de paiement favorise une relance de l’activité L’année passée a connu une nette diminution de la proportion des sondés à connaître des retards de paiement de la part de leurs clients (45% contre 50%-52% les trois années précédentes). Les plus fortes baisses ont été observées au Royaume-Uni (32% contre 44% trois ans auparavant) et aux Etats-Unis (26% contre 39% trois ans auparavant). Toutefois, deux tiers (68%) des entreprises espagnoles et la moitié des sociétés néerlandaises (50%) sont affectées par des allongements de délais de paiement. Craintes pour l’année à venir Un volume d’affaires insuffisant et l’incapacité de répercuter les coûts sur les clients sont les principales craintes révélées respectivement par 34% et 33% des entrepreneurs. Ce résultat contraste avec les trois dernières années, durant lesquelles l’absence de soutien des pouvoirs publics était citée par la plupart des sondés. Bien que l’étude de cette année révèle un climat généralement plus optimiste, plus d’un quart des PME (27%) craint toujours de ne pas disposer de ressources suffisantes pour maintenir leur entreprise à flot. Il est difficile pour une nouvelle entreprise 2014 2013 de trouver un moyen de financement 05 Niveau d’optimisme suivant la taille de l’entreprise – proportion des sondés se déclarant optimistes 60% 70% 50% 40% 30% 20% 10% Entrepreneur individuel 1 à 4 salariés 5 à 9 salariés 10 à 19 salariés 20 à 50 salariés 47% 38% 45% 54% 63% 20% 10% 30% 50% 70% 90% 40% 60% 80% 100% Tous Espagne Pays-Bas France Allemagne Etats-Unis Royaume-Uni 71% 78% 83% 89% 75% 76% 74% 79% 66% 73% 65% 74% 65% 74% ADN d’un entrepreneur Enquête Hiscox 2014
  6. 6. Les start-ups créées depuis le début de la récession prospèrent Bâtir le succès dans l’adversité Les PME créées depuis le début de la récession en 2007/2008 représentent 38% de l’échantillon de cette étude. Ce sont ces start-up qui ont principalement enregistré une croissance des bénéfices sur les 12 derniers mois (49% contre 42% pour les entreprises plus anciennes). Elles ont également vu leur chiffre d’affaires augmenter davantage que les entreprises plus anciennes interrogées dans le cadre de notre étude (53% contre 46%), sont plus nombreuses à avoir augmenté leurs effectifs l’an passé (21% contre 15%) et plus à même de recruter à nouveau au cours de l’année à venir (17% versus 13%). Les femmes jouent un rôle primordial Plus de la moitié des start-ups qui ont vu le jour pendant la récession (56%) ont été créées par des femmes, contre 44% pour les entreprises plus anciennes. Aussi, les start-ups créées durant la récession, et qui sont toujours en activité, sont dirigées par des personnes plus jeunes que les entreprises plus anciennes faisant l’objet de cette étude. En effet, environ 42% des patrons ont moins de 40 ans, contre 15% pour les PME plus anciennes. Enfin, un entrepreneur sur huit qui a créé son activité au cours des six dernières années était au chômage auparavant. Les entreprises créées lors de la recession sont plus orientées vers l’export Les exportations semblent jouer un rôle majeur dans le développement des start-ups créées durant la récession (28% contre 17% pour les entreprises plus anciennes). Ces derniéres sont également plus nombreuses à avoir développé un nouveau produit ou service l’an passé (39% contre 27%) et à utiliser les médias sociaux (52% contre 34%). Une nouvelle vague d’entrepreneurs déterminés Les patrons de start-ups créées durant la récession ont davantage tendance à penser que le contexte économique les a rendus « plus forts et plus déterminés à réussir » (27% contre 20%) que ceux d’entreprises plus anciennes, et sont deux fois plus enclins à travailler plus longtemps (24% contre 12%). Cependant, ils sont plus nombreux à s’inquiéter de ne pas disposer des ressources financières suffisantes pour maintenir leur entreprise à flot (30% contre 25%). Start-ups créées durant la récession 06 L’avis de Hiscox Ceux qui adhèrent à la théorie de la « destruction créatrice* » comme élément clé du cycle des affaires se réjouiront des résultats de l’étude de cette année. Une vitalité particulière anime beaucoup de petites et moyennes entreprises ayant vu le jour depuis le début de la récession en 2007/2008. Il s’agit de PME courageuses, et leurs plans de recrutement laissent à penser qu’elles vont jouer un rôle capital dans le redémarrage de la croissance économique. Répartition des patrons d’entreprise selon leur sexe 100% 80% 60% 40% 20% 44% 0% Entreprises créées avant la récession Start-ups créées durant la récession Les patrons de start-ups créées Durant la récession sont déterminés 56% 56% 44% 60% 50% 40% 30% 20% 10% Importance des exportations Développement de nouveaux produits ou services Lancement de nouveaux produits ou services via les réseaux sociaux Entreprises créées avant la récession 27% 17% 28% 39% 52% 34% Femmes Homme *Lorsqu’une société crée un nouveau produit, améliore des technologies, elle est susceptible de détruire sa concurrence », tiré de la théorie de l’économiste Joseph Schumpeter ADN d’un entrepreneur Enquête Hiscox 2014
  7. 7. Plus de la moitié des startups issues de la récession ont été créées par des femmes. ADN d’un entrepreneur Enquête Hiscox 2014 07
  8. 8. Le revenu est jugé plus important que le capital Pour la première fois, l’étude s’est penchée sur le regard porté par les patrons de PME sur leur propre entreprise. Cherchent-ils à la développer en vue de la vendre à un bon prix ou a-t-elle pour objet de générer suffisamment de revenus pour financer un train de vie agréable ? La grande majorité (89%) d’entre eux considère leur entreprise avant tout comme une source de revenus réguliers. Le label « entrepreneur » Autre première, nous avons demandé aux sondés s’ils se considèrent comme des « entrepreneurs ». Seulement 40% ont répondu par l’affirmative, un résultat qui peut surprendre, mais qui est en ligne avec la préférence pour le revenu au détriment du capital mentionnée ci-dessus. Une nette majorité des sondés français et américains (59% et 57% respectivement) se considère comme des entrepreneurs. Les allemands et les néerlandais sont les moins nombreux à se considérer comme tels (respectivement 25% et 27%). Diversité des sources de motivation Un peu plus d’un tiers (36%) des sondés pense que diriger une entreprise fait partie intégrante de leur ADN, tandis que la même proportion déclare avoir été inspirée par un modèle ou autre « success story ». 25% d’entre eux déclarent avoir été influencés par leurs parents qui dirigeaient eux-mêmes une entreprise. La majorité pense qu’une formation universitaire peut constituer un atout pour entreprendre, mais un peu plus d’un quart seulement (27%) a suivi une formation commerciale. Plus autant de plaisir que par le passé... La souplesse des horaires de travail et la satisfaction de pouvoir décider de la direction à donner à l’entreprise sont les deux avantages les plus souvent cités (mentionnés respectivement par 49% et 45% des sondés). Mais dans bien des domaines, les patrons de PME semblent trouver moins de plaisir à diriger leur propre entreprise. Comme le démontre le graphique ci-contre, plusieurs avantages liés au fait de diriger une petite entreprise ont été de moins en moins cités ces deux dernières années. … mais moins d’heures et de stress Le temps de travail hebdomadaire moyen des sondés est tombé à 40,6 cette année - son plus bas niveau en quatre ans. Les allemands sont ceux qui ont travaillé le plus d’heures (42,3 heures), suivis de près par les français et les espagnols (respectivement 42,2 et 42,1 heures). Les britanniques sont, cette année encore, ceux qui ont eu la semaine la plus courte avec 38,7 heures. Mode de vie, valeurs, priorités 08 Intérêt financier de l’entreprise pour son dirigeant Je veux que mon entreprise génère les revenus nécessaires à un train de vie agréable. Je veux développer mon entreprise pour pouvoir la vendre à un bon prix. Etre un entrepreneur Une formation universitaire peut être un atout Le mot « entrepreneur » me correspond Je suis né entrepreneur J’ai été influencé par des modèles qui ont dirigé leurs entreprises avec succès J’ai suivi officiellement des études de commerce J’ai été influencé par un parent qui a dirigé une entreprise Une formation universitaire peut être un obstacle Diriger une PME : les avantages Horaires de travail plus souples Possibilité de décider de la direction à donner à l’entreprise Travail plus valorisant Meilleur contrôle Plus de place pour la créativité Globalement plus heureux 60% 50% 40% 30% 20% 10% 0% 2014 2013 2012 50% 40% 36% 30% 10% 20% 0% 62% 40% 36% 27% 25% 12% 49% 51% 55% 45% 45% 47% 40%4 3% 48% 39% 43% 49% 35% 38% 40% 27% 33% 39% 100% 80% 60% 40% 20% 89% 11% ADN d’un entrepreneur Enquête Hiscox 2014
  9. 9. Mode de vie, valeurs, priorités continue Parallèlement à la réduction du temps de travail, le niveau de stress a également diminué. La proportion des sondés à faire état d’une augmentation du stress liée à la situation économique de ces cinq dernières années est tombée à 38%, contre 42% ou plus ces trois dernières années. Les sondés de tous les pays, hormis l’Espagne, étaient en grande majorité satisfaits de leur temps de travail hebdomadaire, bien que plus d’un tiers des allemands (38%), des espagnols (46%) et des britanniques (36%) souhaiterait travailler moins. A l’inverse, un patron de PME française sur quatre a déclaré souhaiter travailler davantage. L’austérité qui sévit en Espagne semble faire des ravages. Malgré une diminution du nombre d’heures travaillées par rapport aux trois dernières années, les espagnols affichent le deuxième temps de travail hebdomadaire le plus long (en moyenne 42,1 heures) et près de la moitié (46%) souhaite le réduire. Les sondés espagnols ont également majoritairement (à 49%) souffert d’un stress accru suite au ralentissement économique – cette proportion atteignait cependant encore 60% en 2011. La notion de « travail » Il convient de le répéter, toute analyse des heures travaillées doit être considérée en fonction de la définition du « travail » qui diffère selon la nationalité. Les britanniques sont toujours plus enclins à considérer le fait de déjeuner à leur bureau comme du travail, à l’inverse des allemands. Une majorité (53%) des sondés français considère le temps de trajet comme faisant partie du travail (contre 43% en moyenne pour les six pays). La notion de travail est donc très subjective. Moins de temps pour les vacances Dans tous les pays, à l’excéption de la France, les sondés ont pris moins de congés cette année. Les allemands sont encore une fois en tête du classement, avec en moyenne 21 jours de congé par an, contre 21,6 l’an passé. Les sondés américains sont ceux qui ont pris le moins de congés – seulement 8,8 jours par an contre 10,1 l’année précédente. En France, le nombre de jours de congé a légèrement augmenté à 17,7, ce qui maintient la position des patrons de PME françaises derrière les allemands, les espagnols, les néerlandais et les britanniques. L’avis de Hiscox Il est sans doute surprenant de constater que si peu d’entrepreneurs envisagent de développer leur activité en vue d’en retirer un capital conséquent. Mais cela peut refléter le fait que de nombreuses PME, notamment dans le secteur des services, dépendent de leur fondateur et que l’actif susceptible d’être transmis à un tiers, en cas de départ à la retraite du fondateur, s’avère relativement réduit. 40,6 41,1 42,3 43,7 42,2 42,1 42,1 43,6 39,4 39,5 39,1 40,3 38,7 37,6 Tous Taux le plus élevé 65% 71% 65% 71% 65% 81% 76% 2014 2013 09 Temps de travail hebdomadaire Que considérez-vous comme du travail ? Améliorer mes compétences Répondre aux courriers électroniques/messages en dehors des horaires de travail Inviter des clients Développer son réseau en dehors des heures de travail Se déplacer pour aller au travail et en revenir Espagne Etats-Unis Royaume-Uni Espagne Pays-bas France Espagne France France Etats-Unis Royaume-Uni Allemagne Nombre de jours de congé par an 40 30 20 10 2014 2013 Taux le moins élevé Tous Allemagne France Espagne Etats-Unis Pays-Bas Royaume-Uni 80% 70% 60% 50% 40% 30% 20% 10% 0% Prendre sa pause déjeuner au bureau 25 20 15 10 5 60% 40% 57% 59% 40% 43% 53% 32% 39% 45% 29% 21,6 20,6 20,7 20,3 21,4 17,9 20,4 17,7 8,8 10,1 17,0 21,0 0 Allemagne Espagne Royaume-Uni Pays-Bas France Etats-Unis ADN d’un entrepreneur Enquête Hiscox 2014
  10. 10. Beaucoup envisagent de se retirer des affaires Un sondé sur trois envisage de se retirer de son entreprise dans les cinq prochaines années Il n’est pas étonnant que les plus de 60 ans soient les plus nombreux à l’envisager (44% songent à quitter les affaires), mais ils sont tout de même 37% parmi les moins de 40 ans. Il est surprenant de constater qu’il n’y a que très peu de différence selon que l’entreprise a trois ou trente ans d’existence, que son dirigeant est un homme ou une femme ou selon son secteur d’activité. Près de la moitié (46%) des dirigeants de PME en Espagne songe à se retirer des affaires, ce qui reflète sans doute les difficiles conditions du marché local. A l’inverse, seuls 18% de leurs homologues néerlandais envisagent une cessation d’activité. Le départ à la retraite est cité comme stratégie de sortie la plus probable Presque la moitié (49%) de ceux qui songent à se retirer des affaires envisage de partir en retraite et de fermer les portes de l’entreprise à leur départ. Ce chiffre étaye la conclusion que la majorité des PME sont exploitées en vue d’en retirer un revenu, et non de se constituer un capital. Cette proportion augmente avec l’âge, en effet plus des trois quarts (77%) des personnes interrogées de 60 ans et plus pensent prendre leur retraite. 59% des patrons de PME dont le chiffre d’affaires est inférieur ou égal à 100 000 euros envisagent également de suivre cette voie. Plus des deux tiers (68%) des sondés américains pensent que leur entreprise fermera ses portes à leur départ en retraite dans les cinq prochaines années. Cependant, une large proportion (37%) de ceux qui envisagent de se retirer des affaires aimerait vendre tout ou partie de leur entreprise, la dernière option étant la plus plébiscitée par les sondés plus jeunes (29% ayant moins de 30 ans). Au total, seuls 2% d’entre eux espèrent dégager un profit grâce à une introduction en Bourse – bien que la proportion grimpe à 16% pour les entreprises dont le chiffre d’affaires est supérieur ou égal à 5 millions d’euros. Un sondé sur huit (12%) entend transmettre son entreprise à ses enfants ou à un autre membre de sa famille. Les patrons espagnols et français sont les plus nombreux à favoriser cette option (17% et 15% respectivement). 10 Une cessation d’activité envisagée dans les cinq prochaines années 50% 40% 30% 20% 10% 0% Espagne Royaume-Uni Etats-Unis Allemagne France Pays-Bas Options de sortie privilégiées Retraite 49% Vente définitive 26% Cession partielle 11% Transmission de l’entreprise à la famille 12% Introduction en Bourse 2% 46% 37% 33% 31% 31% 18% ADN d’un entrepreneur Enquête Hiscox 2014
  11. 11. Un patron de PME sur trois envisage de quitter son entreprise dans les cinq prochaines années. ADN d’un entrepreneur Enquête Hiscox 2014 11
  12. 12. Innovation : l’importance de la taille de l’entreprise. Lancement de nouveaux produits et services Un nombre équivalent de PME ont lancé un nouveau produit ou service en 2014 et en 2013. Près d’un sondé sur trois (31%) a innové cette année, contre 29% l’an passé. Les PME en France et en Espagne ont été les plus nombreuses à lancer un nouveau produit ou service, contrairement aux américains et aux allemands. Le secteur manufacturier a été le secteur le plus innovant (44%). Les grandes entreprises du secteur ont l’avantage Les entreprises réalisant un chiffre d’affaires supérieur ou égal à 5 millions d’euros ont été plus enclines à lancer un nouveau produit ou service – et à lever le financement requis auprès d’un créancier. 48% de ces entreprises ont étoffé leur gamme de produits cette année. Aussi, elles sont moins nombreuses à être en désaccord avec la phrase « le financement nécessaire au lancement d’un nouveau produit ou service était disponible auprès d’un ou plusieurs établissements de crédit ». Seuls 31% ont réfuté cette affirmation, contre 62% pour les entreprises réalisant un chiffre d’affaires inférieur ou égal à 100 000 euros et 54% pour celles affichant un chiffre d’affaires compris entre 101 000 euros et 1 million d’euros. Ces résultats laissent supposer que les banques et les autres établissements de crédit demeurent réticents à fournir aux plus petites entreprises les financements nécessaires à leur développement. Les entreprises adoptent le marketing en ligne Plus de la moitié (52%) des nouveaux produits ou services a été lancée via un site web. Les médias sociaux ont été utilisés dans 43% des cas, et dans des proportions encore supérieures en Espagne (57%). L’industrie de la presse peut remercier le secteur de la finance. Les sociétés de services financiers ont été deux fois plus enclines à recourir aux annonces dans les journaux pour le lancement de nouveaux produits (42% contre 19% en moyenne). Elles ont également utilisé plus largement l’envoi d’e-mailings (37% contre 23% en moyenne), les sites web (67%) et les médias sociaux (45%). 12 L’avis de Hiscox Les décideurs politiques ont de quoi réagir. Lorsque l’on constate que plus de la moitié des PME dont le chiffre d’affaires est inférieur ou égal à 1 million d’euros ne parvient pas à obtenir le financement nécessaire au lancement d’un nouveau produit ou service, la mise en place de mesures adéquates serait la bienvenue afin de stimuler l’accès des petites structures au crédit. Cela est d’autant plus inquiétant que les très petites entreprises sont les plus désavantagées dans ce domaine. Ont développé un nouveau produit ou service au cours des 12 derniers mois 40% Pays-Bas Développement d’un nouveau produit ou service au cours des 12 derniers mois selon le chiffre d’affaires de l’entreprise 40% 50% 30% 20% 20% 10% 10% 30% Tous Espagne France Royaume-Uni Allemagne Etats-Unis Tous Plus de 5 millions € 1 à 5 millions € 501 000 € à 1 millions € 101 000 € à 500 000 € Moins de 100 000 € 2014 2013 31% 48% 35% 36% 28% 30% 31% 29% 42% 39% 34% 37% 33% 24% 25% 22% 22% 22% 19% 39% ADN d’un entrepreneur Enquête Hiscox 2014
  13. 13. Plus de la moitié des nouveaux produits ou services ont été lancés via un site Web. ADN d’un entrepreneur Enquête Hiscox 2014 13
  14. 14. Affronter les craintes et gérer les risques La crainte de ne pas attirer de nouveaux clients prédomine Cette année, la plupart des patrons de PME déclarent que l’une de leurs plus grandes craintes est l’incapacité à attirer de nouveaux clients (citée par 34% de l’ensemble des sondés), suivie de près par celle d’avoir à répercuter l’augmentation des coûts sur les clients (33%) et de ne pas avoir le soutien des pouvoirs publics (31%). Cela marque un tournant par rapport aux trois dernières années où la perspective d’un manque de soutien du gouvernement figurait constamment en tête des principales craintes de la plupart des personnes interrogées. Sans surprise, il y a de grandes divergences entre les différentes nationalités. La question demeure prioritaire en Espagne (50% contre 65% l’an passé), tandis qu’au Royaume-Uni la proportion des sondés s’inquiétant du manque de soutien des pouvoirs publics est maintenant réduite à un sur cinq (22% contre 29% l’année précédente). Plus d’un quart (27%) des propriétaires de PME craignent de ne pas disposer des ressources financières suffisantes pour maintenir leur entreprise à flot, et ce chiffre n’a jamais été aussi bas ces trois dernières années. La cyber-criminalité est une préoccupation croissante La crainte d’une cyber-attaque a été citée par un sondé sur huit (12%) dans l’étude de cette année, soit le double de l’an passé (6%). Le Royaume-Uni a enregistré la plus forte progression, 17% des personnes interrogées ayant mentionné la cyber-criminalité, contre tout juste 5% l’année précédente. D’importantes augmentations ont également été constatées en Allemagne (16% contre 7% l’an passé) et en Espagne (9% contre 3% l’année dernière). Les patrons de PME françaises sont les moins nombreux à craindre une cyber-attaque, 8% seulement l’ayant mentionnée comme un problème. Le piratage/la cyber-criminalité est également le second risque non couvert le plus souvent mentionné cette année (27% des sondés contre 24% l’an passé), notamment en France et aux Etats-Unis, où respectivement 31% et 30% des personnes interrogées le mettent en avant. Confusion quant aux possibiltés de couvertures Depuis deux ans, l’étude montre une diminution de la proportion des sondés à déclarer connaître les assurances disponibles et les risques qu’elles couvrent (36% contre 46% il y a deux ans). Les entreprises allemandes (44%) étaient les plus enclines à estimer connaître précisément les possibilités en matière de couvertures et de risques, contrairement à leurs homologues françaises (24%). Aussi, 28% des dirigeants interrogés ont affirmé ne souscrire que les polices essentielles – une proportion similaire à l’année précédente. Une entreprise sur dix a reconnu ne pas connaître les divers produits d’assurance existants et 8% des sondés ont admis ne pas être certains de connaitre leur couverture exacte et ne pas comprendre leur police d’assurance. Les PME françaises (17%) ont été les plus nombreuses à admettre ne pas comprendre leur couverture. Crainte d’une cyber-attaque 2014 2013 14 Quelles sont vos plus grandes craintes pour l’année à venir ? Je ne pourrai pas attirer de nouveaux clients Je vais devoir répercuter l’augmentation des coûts sur mes clients Les pouvoirs publics ne vont pas soutenir les petites entreprises Je ne dispose pas de ressources financières suffisantes pour maintenir l’entreprise à flot L’augmentation du coût de la dette 40% 30% 20% 10% 0% 2014 2013 34% 35% 33% 34% 31% 38% 27% 31% 22% 21% 3% 9% 7% 10% 7% 11% 7% 16% 17% 5% 6% 12% Quelles affirmations correspondent à votre profil d’assuré ? Je sais quels types d’assurance sont disponibles sur le marché Je ne souscris que les polices essentielles Je m’assure contre toute erreur pouvant entraîner des poursuites à mon encontre Je recherche des conseils en matière de gestion du risque Je ne suis pas assuré contre les erreurs pouvant engager ma responsabilité J’ignore quels types d’assurance sont disponibles sur le marché Je prendrais plus de risques si j’avais la certitude d’être couvert par mon assurance Je ne comprends rien à ma police d’assurance 7% 40% 30% 20% 10% 0% 8% 2014 2013 36% 41% 28% 29% 22% 19% 12% 15% 16% 14% 10% 13% 11% 10% 8% 9% 15% 10% 5% 0% Tous Royaume-Uni Allemagne Etats-Unis Pays-Bas Espagne France ADN d’un entrepreneur Enquête Hiscox 2014
  15. 15. Affronter les craintes et gérer les risques continue Seulement une entreprise sur huit est couverte contre les risques informatiques Compte tenu de l’inquiétude croissante que suscite la cyber-criminalité, il est sans doute surprenant de constater qu’à peine 12% des sondés ont déclaré être couverts contre les risques informatiques. Cette proportion tombe à 5% en Allemagne et à 6% aux Etats-Unis et au Royaume- Uni. Les entreprises espagnoles et françaises ont été les plus nombreuses à souscrire une assurance contre les risques informatiques (22% dans les deux cas). Les petites entreprises ne sont pas correctement couvertes et s’exposent à certains risques Interrogés sur les differentes assurances auxquelles ils ont souscrit, 46% des sondés ont déclaré avoir une assurance responsabilité civile. Les proportions sont similaires s’agissant de l’assurance individuelle accidents et de l’assurance responsabilité civile professionnelle (46% et 45% respectivement). Seulement une entreprise sur trois environ est couverte par une assurance responsabilité du dirigeant (34%) ou de locaux commerciaux (31%). Crainte liée aux créances irrécouvrables Les impayés demeurent le risque majeur contre lequel les PME sont les plus nombreuses à ne pas être couvertes, mais la proportion des sondés mentionnant ce risque est tombée de 55% à 49% cette année, ce qui reflète sans doute une amélioration de l’environnement commercial. Les espagnols ont encore une fois été les plus enclins à citer les créances irrécouvrables comme principal risque non assuré (55%). Ils étaient également les plus nombreux à considérer l’incendie et le vol (respectivement 25% et 22%) comme un risque majeur contre lequel ils ne sont pas couverts. La cyber-criminalité et l’atteinte à la réputation sont respectivement les 2ème et 3ème risques non couverts par les PME. En Allemagne, 38% des PME considèrent la perte de données ou la perte de capital intellectuel comme un risque majeur non assuré. La question de la sécurité informatique Compte tenu de la prise de conscience croissante de la menace que constitue la cyber-criminalité, dans quelle mesure les PME prennent-elles au sérieux la sécurité informatique ? Selon cette étude, la réponse est satisfaisante sur certains points, mais moins sur d’autres. Les deux tiers des sondés (67%) ont déclaré utiliser un pare-feu et des mesures de sécurité Internet supplémentaires, contre 71% l’année précédente. 53% des personnes interrogées ont mis en place un système de sauvegarde systématique. Les français et les espagnols ont été les moins nombreux à utiliser une protection contre les menaces liées à Internet, respectivement 25% et 22% des sondés n’ayant ni pare-feu ni dispositif de sécurité Internet. Ils ont par contre été les plus nombreux à disposer de sauvegardes en interne et en externe (49% et 51% respectivement). Les entreprises allemandes ont été les moins disposées à mettre en oeuvre une procédure de sauvegarde systématique (28%) ou à disposer de sauvegardes en interne et en externe (31%). 15 Nette amélioration dans la gestion des mots de passe La proportion des entreprises à déclarer que les mots de passe étaient systématiquement modifiés en cas de départ d’un collaborateur est passée de 31% à 38%. Parallèlement, 35% des sondés ont demandé à leurs collaborateurs de modifier régulièrement les mots de passe contre 27% l’année précédente. Moins d’une PME sur cinq (18%) a souscrit une couverture d’assurance contre les risques de perte de données, avec en tête les espagnols (24%), les britanniques et les français (20% chacun). L’avis de Hiscox Les PME ont beaucoup à faire si elles veulent se prémunir contre les risques auxquels elles s’exposent. La compréhension du rôle que peut jouer l’assurance dans la gestion des risques clés - tels que la cyber-criminalité - demeure disparate, les sondés continuant majoritairement à souscrire uniquement les polices qu’ils jugent « essentielles ». Notre propre expérience nous indique que la négligence figure parmi les trois principaux sinistres déclarés par les petites entreprises, suivie du vol et des dommages accidentels, bien qu’une grande proportion de petites entreprises ne souscrive aucune assurance dans ce domaine. Principaux risques non couverts Impayés des clients Piratage ou cyber-criminalité Atteinte à la réputation Perte de données ou perte de capital intellectuel Poursuites engagées par un client Dégâts subis par les installations, l’usine ou les stocks lors d’un incendie Décès ou invalidité d’un employé occupant une fonction clé Vol d’équipements, d’articles en stock ou de matériaux Trouble à l’ordre public Atteinte à la propriété intellectuelle Poursuites engagées par un employé Violation d’un brevet 50% 40% 30% 20% 10% 0% 49% 27% 26% 24% 20% 18% 17% 16% 12% 12% 9% 8% ADN d’un entrepreneur Enquête Hiscox 2014
  16. 16. Dans quelles mesures les pouvoirs publics pourraient-ils intervenir ? A l’instar des années précédentes, les personnes interrogées ont été invitées à classer une série de mesures gouvernementales, selon leur importance, qui permettraient de rendre le secteur des PME plus florissant. Baisse d’impôts Ce sujet arrive en tête (classé 7,5 sur 10). Il est suivi par la simplification des règles comptables et la stimulation des crédits octroyés par les banques (classées toutes deux 7,3 sur 10). De nets contrastes ont cependant été relevés entre les pays. Rien de surprenant sans doute à ce que la stimulation de nouveaux crédits arrive en tête des priorités des PME espagnoles (8,2 sur 10). En Allemagne et aux Pays-Bas, la demande numéro un concerne la simplification des règles comptables (classée respectivement 7,3 et 7,2 sur 10), un sujet qui n’a cessé de gagner en importance aux Etats-Unis (7,2 sur 10) et en France (7,7 sur 10) également. La création d’aides à la location de premiers locaux ou de sites situés dans des parcs d’activités a également joui d’une popularité croissante, les britanniques (7,4 sur 10) et les espagnols plébiscitant le plus ce type de mesure (7,5 sur 10). La bureaucratie demeure un problème clé… Plus des deux tiers des sondés (70%) dans les six pays estiment que les lourdeurs administratives restent un frein majeur à la création d’entreprise. C’est le même chiffre que l’an passé. En moyenne, les PME consacrent un peu plus de 100 minutes par semaine à remplir des formulaires et autres questionnaires, soit un temps globalement stable par rapport à 2013. Mais cette moyenne cache des disparités : les néerlandais et les français ont affiché la plus forte augmentation du temps consacré aux formalités administratives cette année, qui est passé respectivement de 98,1 minutes à 104 minutes et de 99 à 108,5 minutes par semaine. …mais certains pays notent une amélioration L’étude de cette année apporte des nouvelles encourageantes en provenance de l’Allemagne, de l’Espagne et des Etats-Unis. Dans ces trois pays, les personnes interrogées ont fait part d’une nette diminution du temps consacré aux formalites administratives. En deux ans, le patron de PME allemande moyen a ainsi gagné 55 minutes de productivité par semaine grâce à l’allègement de la bureaucratie. En Espagne, le gain est de 46 minutes et aux Etats-Unis de 22 minutes. Les PME britanniques consacrent aujourd’hui 91 minutes par semaine aux formalités administratives contre 96 il y a deux ans. 16 Rigidité des droits du travail Cet élément a de nouveau été cité comme un obstacle au bon fonctionnement de l’entreprise par une majorité de sondés (52%). Le chiffre global s’est lentement orienté à la baisse au cours des trois dernières années (56% en 2011), mais il a progressé aux Pays-Bas en 2014 (passant de 48% à 53%). Les patrons de PME françaises sont de loin les plus préoccupés par la législation du travail de leur pays (65%). Minutes consacrées chaque semaine à des aspects réglementaires 150 140 130 120 110 100 90 2012 125 2013 102 2014 101 ADN d’un entrepreneur Enquête Hiscox 2014
  17. 17. Plus des deux tiers des personnes interrogées estiment que les lourdeurs administratives restent un frein majeur a la creation d’entreprise. ADN d’un entrepreneur Enquête Hiscox 2014 17
  18. 18. Profil des entrepreneurs par pays 18 Les britanniques sont les moins enclins à dire que le manque de soutien du gouvernement est une préoccupation. Ils sont les plus nombreux à avoir obtenu un prêt d’une banque ou d’un autre établissement financier au cours des cinq dernières années. Ils sont les plus préoccupés par la menace que représente la cyber-criminalité (17%). Ils travaillent le moins longtemps (38,7 heures par semaine) et un sondé sur trois souhaite réduire son temps de travail. 45% des sondés britanniques considèrent la pause déjeuner au bureau comme du travail. Première attente à l’égard des pouvoirs publics : une baisse des impôts. Allemagne Plus de la moitié des patrons de PME allemandes (59%) ont vu leurs bénéfices augmenter l’an passé. Ils ont été plus enclins à investir dans leur entreprise en 2013 (72%), et sont les plus optimistes quant à l’année à venir (53%). Ils sont les plus susceptibles de recruter en 2015 (20%). Les patrons de PME allemandes sont ceux qui prennent le plus de congés (21 jours par an), mais ils travaillent aussi le plus grand nombre d’heures par semaine (43,7 heures par semaine). Ils sont les moins susceptibles de songer à prendre leur retraite. Première attente à l’égard des pouvoirs publics : une simplification des règles comptables. Pays-Bas Espagne 27% des sondés néerlandais se considèrent comme des entrepreneurs. Ils sont les plus enclins à souhaiter vendre leur entreprise à un bon prix (14%). Ils sont les moins nombreux à avoir augmenté les investissements dans leur entreprise au cours de l’année passée. Plus de la moitié (52%) se déclarent confiants pour l’année à venir. Ils sont les plus satisfaits du nombre d’heures travaillées, et les moins nombreux à avoir ressenti du stress en raison de la situation économique de ces cinq dernières années. Première attente à l’égard des pouvoirs publics : une simplification des règles comptables. La majorité des sondés aux Etats- Unis se considèrent comme des entrepreneurs (57%). Ils sont de loin ceux qui prennent le moins de congés (8,8 jours par an) et sont les plus nombreux à apprécier la souplesse des horaires de travail. Ils consacrent le moins de temps aux formalités administratives (88 minutes par semaine). Ils sont les moins enclins à penser que prendre des risques ne fait pas partie de leur culture nationale (20%). 51% des sondés américains se déclarent optimistes concernant l’année à venir, mais seulement 8% prévoient de recruter – la plus faible proportion des six pays interrogés. Première attente à l’égard des pouvoirs publics : une baisse des impôts. Les patrons de PME françaises sont les plus nombreux (un sur quatre) à vouloir travailler davantage, et sont également ceux qui ont pris le moins de congés en 2013 sur les cinq pays interrogés en europe (17,7 jours). Ils sont les plus nombreux à se considérer comme des entrepreneurs (59%). Ils sont les plus enclins à convenir que la prise de risque n’est pas inscrite dans la culture nationale (68%). Ils sont de loin les moins optimistes pour l’année à venir (27%). Plus de la moitié (53%) considèrent leur temps de trajet comme faisant partie du travail. Première attente à l’égard des pouvoirs publics : une baisse des impôts. Les patrons de PME espagnoles sont les premiers à convenir qu’il est difficile pour une start-up de trouver des financements (83%). 47% ont créé leur activité depuis le ralentissement économique. Ils ont la troisième semaine de travail la plus longue (42,1 heures), bien qu’ils soient les plus enclins à inclure dans leur temps de travail les événements liés au développement du réseau et l’amélioration de leur expertise. Presque la moitié d’entre eux souhaiterait travailler moins. Ils sont également les plus nombreux à songer à se retirer des affaires. Première attente à l’égard des pouvoirs publics : une stimulation de l’accès au crédit pour les PME. Principales caractéristiques recensées pour chaque pays. Royaume-Uni Etats-Unis France ADN d’un entrepreneur Enquête Hiscox 2014
  19. 19. Méthodologie et profil des sondés Pour les besoins de cohérence dans la traduction de l’étude en français, nous avons choisi d’utiliser une équivalence livre sterling et euros pour les seuils de chiffres d’affaires des entreprises. L’enquête a été menée par the Survey Shop pour l’assureur spécialiste Hiscox. L’échantillon est issu de sondages en ligne réalisés entre le 28 mai et le 6 juin 2014. Marge d’erreur : de +/- 1% à +/-2% pour l’échantillon complet des 3 500 sondés et de +/-2% à +/-4% s’agissant des participants interrogés dans chaque pays, à l’exception du Royaume-Uni pour lequel elle est de +/- 1% à +/-3%. Pour des raisons d’arrondi, le cumul de certains chiffres peut ne pas être exactement égal à 100%. Les conclusions de l’enquête se basent sur les réponses de 3 500 patrons ou associés d’entreprises de moins de 50 salariés (1,000 personnes ont été interrogées au Royaume-Uni et 500 dans chacun des pays suivants : France, Allemagne, Pays-Bas, Espagne et Etats-Unis). 19 Services aux entreprises/ professionnels 34% Vente de détail/ distribution 19% Bâtiment/ construction 10% Informatique/médias/ télécommunications/ imprimerie 11% Loisirs/restauration 10% Industrie manufacturière/ ingénierie 6% Automobiles/servives d’entretien mécanique 5% Services financiers 6% Masculin 51% Féminin 49% Entrepreneur individuel 42% 1 à 4 salariés 26% 5 à 9 salariés 12% 10 à 19 salariés 11% 20 à 50 salariés 8% Moins de 30 ans 6% 30 à 39 ans 19% 40 à 49 ans 27% 50 à 59 ans 29% 60 ans et plus 19% Jusqu’à 100 000 € 61% 100 000 € – 500 000 € 18% 500 000 € à 1 million € 10% 1 à 5 millions € 9% 5 à 10 millions € 1% 10 à 20 millions € 1% Déterminantes 7% Relativement importantes 14% Pas importantes 79% Secteurs Sexe Age Nombre de salariés Chiffre d’affaires Importance accordée aux exportations ADN d’un entrepreneur Enquête Hiscox 2014
  20. 20. Hiscox est un spécialiste international de l’assurance et de la réassurance, qui compte 1,600 salariés dans 14 pays. Forts de plus de 100 ans d’expérience, nous travaillons avec des entreprises et des individus à travers le monde pour offrir une couverture adaptée à des besoins d’assurance souvent complexes et inhabituels. Nous travaillons actuellement avec plus de 227 000 petites et moyennes entreprises (PME), professionnels et consultants au Royaume-Uni, en Europe et aux Etats-Unis. En se spécialisant dans des secteurs bien définis et en plaçant l’assuré au coeur de ses préoccupations, Hiscox a mis au point des solutions sur mesure pour garantir les résidences et patrimoines de valeur, les risques professionnels et les risques spéciaux. En 2013, nous avons géré plus de 3 000 sinistres émanant de petites entreprises. Pour plus de détails, nous vous invitons à vous rendre sur notre site www.hiscoxgroup.com. En France, Hiscox dispose de bureaux à Paris, Lyon et Bordeaux. Hiscox France s’appuie sur ses 105 collaborateurs pour proposer une large gamme d’assurances conçues pour répondre aux besoins des particuliers, des professionnels et des collectivités. En France, Hiscox distribue ses produits à travers un réseau de courtiers sélectionnés et permet depuis 2008 aux professionnels du conseil et des services de souscrire directement en ligne leur assurance responsabilité civile professionnelle. Pour plus d’informations merci de contacter Solène Poudou (Communication France) à l’adresse suivante : solene.poudou@hiscox.com ou de vous rendre sur le site : www.hiscoxdnareport.com Published: septembre 2014 13539 08/14

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