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KPMG - Financement des entreprises familiales de taille intermédiaire : les investisseurs privés, clé de leur croissance ?

  1. 1. Financement des entreprises familiales de taille intermédiaire Les investisseurs privés, clé de leur croissance ? kpmgfamilybusiness.com
  2. 2. Financement des entreprises familiales de taille intermédiaire – Les investisseurs privés, clé de leur croissance ? | 1 Contributeurs Associations Albert Jan Thomassen Directeur Exécutif du FBNed Robin Buckham Directeur Général de Family Business Australia Olivier de Richoufftz Président de la Business Families Foundation Benoit Leleux Professeur à I’IMD et Conseiller Académique pour l’Étude Mondiale de KPMG sur les Entreprises Familiales Professeur Julian Lange Babson College ® Professeur Sophie Manigart Vlerick Business School Conseillers académiques Professeur Jonathan Levie Strathclyde University Professeur Martin Kupp ESCP et ESMT Professeur Chris Graves The University of Adelaide REAL WORLD. REAL LEARNING Premier conseiller académique Table des matières Contributeurs .............................................................. 1 Avant-propos ............................................................... 2 Introduction................................................................. 4 Points clés ................................................................. 6 Un moyen de financement pour les entreprises familiales de taille intermédiaire.............................12 Qui contrôle l’entreprise familiale ? ...........................16 Quels sont les besoins de financement des entreprises familiales ? ...................................... 20 Les entreprises familiales sont-elles prêtes à ouvrir leur capital à l’investissement ? ................... 24 Quels types d’investisseurs préfèrent les entreprises familiales ?........................................ 30 Objectifs des investisseurs privés ......................... 36 Quel est l’investissement type d’un investisseur privé ? ........................................... 40 Quelles sont les motivations des investisseurs privés à investir dans les entreprises ?...................... 44 Comment les investisseurs privés perçoivent-ils l’investissement dans les entreprises familiales ? .... 46 Quels facteurs pousseraient les investisseurs privés à investir dans des entreprises familiales ?..... 50 Conclusion : Comment favoriser le rapprochement des entreprises familiales et des investisseurs privés ? ..................................................................... 54 Quels sont les obstacles et comment les surmonter ? .................................... 56 Comment les entreprises familiales peuvent se rendre plus attractives aux yeux des investisseurs privés ?.......................... 60 Comment les investisseurs privés peuvent-ils gagner la confiance des entreprises familiales ?....................................... 62 Entretien avec le Comité consultatif ..................... 64 Focus par pays ........................................................ 66 Méthodologie ........................................................... 86
  3. 3. 2 | Financement des entreprises familiales de taille intermédiaire – Les investisseurs privés, clé de leur croissance ? Financement des entreprises familiales de taille intermédiaire – Les investisseurs privés, clé de leur croissance ? | 3 Avant-propos Si leur caractère familial fait d’elles des structures spécifiques, les entreprises familiales sont souvent, comme les autres entreprises, à la recherche de financement pour stimuler leur croissance. Comme toute famille qui évolue et grandit, l’entreprise familiale doit, elle aussi, suivre les évolutions de la dynamique familiale. L’avenir de l’affaire familiale dépend de la croissance de l’entreprise et de sa capacité à générer suffisamment de profits pour subvenir aux besoins de chacun de ses membres, tout en conservant l’indépendance de l’entreprise et la protection des intérêts familiaux. D’autant que le nombre d’individus dépendant financièrement des revenus de l’entreprise familiale augmente de génération en génération. L’avenir de la famille et la préservation de son unité sont très souvent les priorités d’une entreprise familiale, ce qui la différencie des autres entreprises et entraîne une pression supplémentaire en termes de croissance, ce qu’il convient de prendre en considération. Pour augmenter ses profits et accélérer sa croissance, une entreprise a besoin de financements solides. Dans un environnement économique tendu, marqué par une crise financière mondiale, l’accès au financement n’est pas toujours facile et trouver des ressources peut s’avérer complexe, surtout pour les entreprises familiales. De plus, la majorité des dirigeants d’entreprises familiales considère que le maintien du contrôle capitalistique de l’entreprise par le noyau familial constitue un facteur clé de succès, ce qui a tendance à limiter, encore davantage, leurs options de financement. Certains peuvent être tentés de se tourner vers des fonds d’investissement ou de développer des partenariats avec d’autres organisations, mais ces options limitent ou réduisent le contrôle capitalistique de l‘entreprise par la famille. Pour répondre à l’objectif prioritaire de conservation de la majorité des parts de l’entreprise, les investisseurs privés constituent une belle opportunité pour les entreprises familiales. Ils sont souvent disposés à accepter une participation minoritaire et sont susceptibles d’apporter, au-delà du financement, une expertise et une expérience dont l’entreprise pourra bénéficier. Notre étude, « Financement des entreprises familiales de taille intermédiaire - Les investisseurs privés, clé de leur croissance ? », analyse les différentes sources de financement des entreprises familiales, et approfondit les synergies potentielles entre investisseurs privés et entreprises familiales. Mergermarket a interrogé, pour KPMG International, 125 entreprises familiales et 125 investisseurs privés sur leurs besoins en investissements, sur les investisseurs avec lesquels elles ont déjà travaillé ou travaillent actuellement et sur leurs précédentes expériences avec les investisseurs privés et les autres entreprises familiales. Ce rapport décrypte leurs relations et apporte des pistes de réflexion afin d’optimiser leur collaboration, pour une relation efficace et durable. Nous nous sommes attachés à examiner le point de vue des deux parties, investisseurs privés d’une part et entreprise familiale d’autre part, pour consolider et maintenir une relation efficiente entre eux. Nonobstant quelques ajustements à opérer, nous sommes convaincus que ces deux acteurs peuvent faire d’excellents partenaires financiers. Notre étude fait écho à cette idée et offre des perspectives, tant pour les investisseurs privés que pour les entreprises familiales qui se lancent dans cette aventure. Nous espérons que ce rapport générera des échanges et incitera à la réflexion. Tout partage d’expériences ou de commentaires est le bienvenu : n’hésitez pas à nous contacter ! Dennis Fortnum Responsable mondial de KPMG Enterprise* +1 416 228 7232 dfortnum@kpmg.ca Christophe Bernard Responsable mondial de KPMG Family Business +33 1 55 68 90 20 cbernard@kpmg.fr * Réseau mondial du Middle Markets
  4. 4. 4 | Financement des entreprises familiales de taille intermédiaire – Les investisseurs privés, clé de leur croissance ? Financement des entreprises familiales de taille intermédiaire – Les investisseurs privés, clé de leur croissance ? | 5 Introduction Les entreprises familiales constituent une part importante de l’économie mondiale. D’après le Family Firm Institute, elles génèrent plus de 70% du PIB mondial. Et la Harvard Business School estime qu’elles représentent deux tiers des entreprises mondiales. Cependant, un certain nombre de caractéristiques les rendent très différentes des autres entreprises : un fort désir de la part des membres de la famille de conserver le contrôle capitalistique de l’entreprise, une gestion ancrée dans une perspective de pérennité (l’entreprise est très souvent perçue comme un héritage qui doit être préservé pour les futures générations), et le souhait que les informations concernant l’entreprise demeurent assez confidentielles. Dans le baromètre européen des entreprises familiales de KPMG-EFB, publié en juin 2014, 87% des entreprises déclarent que le maintien du contrôle est un facteur clé de succès, une augmentation de 15 % par rapport à l’année dernière. Ainsi, de nombreuses entreprises familiales sont partagées entre le fait d’attirer, avec succès, les financements dont elles ont besoin et de gérer l’impact que cela peut entraîner sur le contrôle de l’entreprise et le maintien de la confidentialité de leurs informations. Leur volonté de maintien du contrôle et de l’indépendance limite l’accès aux sources de financement qui s’offrent à elles telles que, les introductions en Bourse ou les prises de participation par des fonds d’investissement (Private Equity). Selon le rapport 2012 de Bain & Co PE, les investissements minoritaires dans les entreprises familiales par des fonds de Private Equity sont fréquents dans les pays émergents, en raison du stade de développement de ces marchés. En 2009, un rapport KPMG sur l’état du marché du Private Equity en Inde, après la crise financière, confirme cette tendance, soulignant que la volonté des entreprises familiales de conserver le contrôle favorise les participations minoritaires plutôt que la prise de contrôle majoritaire. Le financement par les fonds de Private Equity a également connu une croissance exponentielle ces dernières années dans les pays développés (jusqu’à 40% des placements des fonds d’investissement aux États-Unis étaient minoritaires en 2013, selon Preqin). Cependant, cela ne va pas sans poser de questions, en particulier sur les modalités de sortie du fonds : lorsqu’il décide de se retirer, cette sortie du capital peut parfois conduire à la vente de l’entreprise, ce qui rend ce type de partenariat inapproprié pour l’entreprise familiale. S’associer à une autre entreprise pour former un partenariat stratégique peut constituer une option de financement intéressante pour les entreprises familiales, bien que cet investissement puisse potentiellement dans le cadre d’un plan à long terme, résulter en une perte de contrôle de l’entreprise. En raison de ces limites, les entreprises familiales ont parfois du mal à optimiser leur potentiel de croissance. Or, en parallèle, le montant du capital disponible via des sources traditionnelles de financement autres que le Private Equity, tel que le prêt bancaire, ne suffit pas pour saisir toutes les opportunités de développement. En effet, depuis la crise, le financement par le prêt bancaire a considérablement diminué. Au Royaume-Uni, par exemple, le rapport trimestriel des « Trends in Lending » de la Banque d’Angleterre d’avril 2014 a révélé que les prêts bancaires aux entreprises anglaises ont diminué depuis 2009. De même, le baromètre KPMG-CGPME 2014 (Confédération Générale des Petites et Moyennes Entreprises) sur l’accès au crédit et au financement des PME en France présente une diminution de 45% du crédit et du financement bancaire. Un profil d’investisseur beaucoup plus adapté aux entreprises familiales existe néanmoins : les investisseurs privés. Ces investisseurs sont plus enclins à accepter des participations minoritaires, sans avoir à terme, l’objectif de prendre le contrôle ou de faire vendre l’entreprise pour rentabiliser leur investissement. Ils possèdent bien souvent une expérience et une expertise utiles au développement des entreprises dans lesquelles ils investissent. Nombre d’entre eux connaissent les organisations familiales et leurs spécificités. Par ailleurs, ils partagent souvent la même logique en termes de retour sur investissement à long terme et d’évaluation des risques. Cette étude explore la manière dont les entreprises familiales et les investisseurs privés peuvent travailler ensemble pour mieux tirer profit des opportunités de croissance. Pour ce faire, nous avons interrogé les entreprises familiales sur le type de financement dont elles ont besoin, sur leur choix d’investisseurs et leurs expériences antérieures avec des investisseurs privés ou des partenaires extérieurs à la famille. En parallèle, nous avons interrogé les investisseurs privés sur leur stratégie d’investissement et sur la manière dont ils pourraient travailler avec des entreprises familiales. Nous concluons en explorant des pistes de réflexion pour optimiser la collaboration entre les entreprises familiales et les investisseurs privés. Bien qu’il y ait des défis à relever de chaque côté, notre étude montre que ces deux parties ont de nombreux intérêts communs et peuvent se révéler des partenaires fortement compatibles. L’étude propose également des mesures pour améliorer l’efficacité de ce marché de capitaux.
  5. 5. 6 | Financement des entreprises familiales de taille intermédiaire – Les investisseurs privés, clé de leur croissance ? Financement des entreprises familiales de taille intermédiaire – Les investisseurs privés, clé de leur croissance ? | 7 Points clés
  6. 6. 8 | Financement des entreprises familiales de taille intermédiaire – Les investisseurs privés, clé de leur croissance ? Financement des entreprises familiales de taille intermédiaire – Les investisseurs privés, clé de leur croissance ? | 9 Points clés Points clés sur les investisseurs privés Points clés sur les entreprises familiales de taille intermédiaire Conserver le contrôle majoritaire est prioritaire pour les entreprises familiales. 76% des personnes interrogées indiquent que les membres de la famille détiennent la majorité des parts de l’entreprise et la grande majorité des propriétaires d’entreprises familiales n’est pas disposée à vendre l’entreprise ou à renoncer à son contrôle. Aux yeux des membres de la famille, l’entreprise est primordiale et doit être managée dans une perspective de pérennité. 1 3 1 3 Néanmoins, de nombreuses entreprises familiales reconnaissent l’importance d’une influence extérieure et de la présence de membres indépendants au sein des conseils d’administration. Ainsi, 50% des personnes interrogées indiquent que plus de la moitié de leur conseil de gouvernance est composée de membres non familiaux. Les investisseurs privés gèrent généralement eux-mêmes leurs investissements. 72% assument la responsabilité de la moitié ou plus de leurs investissements. 61% soulignent qu’ils gèrent seuls leurs investissements en consultant, si besoin, des experts. Seuls 25% confient la gestion de leurs investissements à un « Family Office ». 60% des investisseurs privés sont à la recherche d’investissements présentant un risque et un rendement raisonnables... ...et préfèrent une plus-value du capital à long terme. Ces deux caractéristiques correspondent bien aux investissements dont ont besoin les entreprises familiales. 44% des investisseurs privés interrogés ont déjà investi dans une entreprise familiale et 95% d’entre eux témoignent d’une expérience positive en comparaison avec d’autres types d’investissements réalisés. 2 2 Comme les autres entreprises, les entreprises familiales ont besoin de financements pour assurer leur développement. 58% d’entre elles sont actuellement à la recherche de financements extérieurs. La croissance, à court et à long terme, est la priorité de la plupart d’entre elles. À court terme, elles se focalisent sur la croissance organique dans les marchés existants ; tandis qu’à long terme, l’objectif principal des stratégies est l’acquisition et l’expansion sur de nouveaux marchés géographiques. Pour réussir cette croissance, les entreprises familiales sont souvent prêtes à ouvrir leur capital, à condition qu’elles puissent conserver leur contrôle capitalistique et leur indépendance stratégique. 42% des entreprises familiales ont déjà obtenu un financement de la part d’investisseurs privés. Cependant, il s’avère qu’une majorité de ces investisseurs privés sont de proches parents ou amis. 92% des investisseurs privés qualifient cette expérience de positive, par comparaison à d’autres sources de financement. Néanmoins, bien que ces investissements soient attractifs, beaucoup soulignent qu’ils sont difficiles à obtenir en raison de leur manque de disponibilité et de la difficulté à trouver le bon partenaire. Le facteur principal qui pourrait dissuader les investisseurs privés d’investir dans les entreprises familiales est le risque de conflits entre les membres de la famille. Hormis ce point, le manque de disponibilité et d’information sur de telles opportunités sont les principaux freins à ce type d’investissement. Les investisseurs privés apprécient d’être impliqués dans des projets familiaux et de pouvoir être apporteurs de conseils, ce qui est recherché par de nombreuses entreprises familiales. Nombre d’entre eux souhaitent néanmoins obtenir une participation au capital, ce qui pourrait constituer un obstacle à ce type d’investissement, même si près de la moitié des entreprises familiales se disent prêtes à ouvrir leur capital dans certaines circonstances.
  7. 7. 10 | Financement des entreprises familiales de taille intermédiaire – Les investisseurs privés, clé de leur croissance ? Financement des entreprises familiales de taille intermédiaire – Les investisseurs privés, clé de leur croissance ? | 11 Points clés Une opportunité de partenariat à saisir Les résultats de cette étude montrent que les investisseurs privés et les entreprises familiales sont de bons partenaires l’un pour l’autre. L’expérience est perçue de manière positive des deux côtés. Il existe donc de réelles opportunités pour multiplier ce type de partenariat. Cependant, cela ne peut arriver que si les deux parties parviennent à trouver un moyen d’entrer en contact, de mieux communiquer et de trouver des compromis quant au contrôle et à l’indépendance de l’entreprise familiale. Pour renforcer cette collaboration, les entreprises familiales doivent notamment trouver une manière de communiquer sur leurs besoins en financement, tout en maintenant le niveau de confidentialité requis sur leurs informations financières. Principaux enseignements de cette étude : Les entreprises familiales peuvent apporter aux investisseurs privés : • Des opportunités d’investissement pérennes : les membres de la famille sont reconnus pour leur investissement et leur engagement dans l’entreprise • Des investissements avec un niveau de risque raisonnable et une bonne préservation du capital • Des opportunités de croissance • Des rapports personnalisés et des relations sur le long terme Les investisseurs privés sont appréciés par les entreprises familiales car : • Ils sont des investisseurs « patients » développant une vision sur le long terme • Ils ne sont pas focalisés sur une stratégie de sortie rapide • Ils sont des partenaires de confiance, discrets quant au traitement de l’information, simples dans leur relation et faisant preuve d’une plus grande flexibilité que d’autres investisseurs « classiques » • Ils ont souvent une bonne connaissance de l’entreprise familiale et de ses spécificités, car leur patrimoine provient majoritairement du succès d’entreprises familiales • Ils partagent leurs connaissances et expertises et contribuent par leurs conseils au développement de l’entreprise
  8. 8. 12 | Financement des entreprises familiales de taille intermédiaire – Les investisseurs privés, clé de leur croissance ? Financement des entreprises familiales de taille intermédiaire – Les investisseurs privés, clé de leur croissance ? | 13 Un moyen de financement pour les entreprises familiales de taille intermédiaire
  9. 9. 14 | Financement des entreprises familiales de taille intermédiaire – Les investisseurs privés, clé de leur croissance ? Financement des entreprises familiales de taille intermédiaire – Les investisseurs privés, clé de leur croissance ? | 15 Maintenir le contrôle familial de l’entreprise est la priorité absolue pour les entreprises familiales à l’échelle mondiale, avec 76% des familles interrogées détenant la majorité des parts de leur entreprise. Assurer leur financement peut être difficile pour les entreprises familiales à cause de leur désir de discrétion, de confidentialité et de rétention du contrôle. Malgré ce fait, 58% des entreprises interrogées se disent à la recherche de financements externes. Les résultats de l’enquête démontrent que les entreprises familiales sont plus disposées à ouvrir leur capital que ce qui est communément perçu. Un tiers a déclaré qu’elles seraient prêtes à ouvrir leur capital à court et moyen terme de façon minoritaire, avec la moitié disposée à l’ouvrir sur le long terme. 94% des répondants affirment que l’expertise et la vision à long terme sont les qualités qu’ils recherchent chez un investisseur. Un moyen de financement pour les entreprises familiales de taille intermédiaire Résumé
  10. 10. 16 | Financement des entreprises familiales de taille intermédiaire – Les investisseurs privés, clé de leur croissance ? Financement des entreprises familiales de taille intermédiaire – Les investisseurs privés, clé de leur croissance ? | 17 Gagner en expertise et en indépendance La plupart des entreprises familiales reconnaît la nécessité d’avoir une expertise et des talents extérieurs à des postes clés. Elles comprennent l’importance d’avoir des contrepouvoirs extérieurs et indépendants de ceux exercés par la famille. Un Directeur Général d’Afrique du sud, membre de la famille, témoigne : « Nous allons accueillir de nouveaux membres au sein de notre conseil d’administration pour échanger sur des propositions et prendre des décisions concernant notre activité sur la base de leurs perceptions et connaissances ». Le conseil d’administration joue un rôle vital dans de nombreuses entreprises, avec 52% des entreprises qui déclarent que moins de la moitié de leurs conseils est constituée de membres de la famille (Graphique 3). Seuls 10% des entreprises familiales ont un conseil d’administration entièrement composé de membres de la famille. De plus, la moitié des entreprises reconnaît avoir une structure formelle de gouvernance avec un conseil d’administration (Graphique 4, page suivante). La seconde moitié des entreprises a une structure de gouvernance moins formelle, bien que 20% aient recours à un comité consultatif pour apporter à l’entreprise un regard extérieur. Qui contrôle l’entreprise familiale ? Le leadership et le contrôle de l’entreprise par la famille font partie intégrante de l’entreprise familiale. Un grand nombre de ces entreprises est le fruit de générations qui se sont succédé. Les familles souhaitent conserver la majorité des parts de l’entreprise et la direction des opérations courantes. Cependant, la plupart des familles reconnaît le besoin d’une expertise venant de l’extérieur et d’un certain degré d’indépendance dans la gestion de l’entreprise. Les entreprises familiales ont tendance à équilibrer l’implication de la famille dans la gestion de l’entreprise par la mise en place de conseils composés en partie de membres extérieurs à la famille. Le contrôle par la famille 76% des entreprises interrogées affirment que la famille détient la majorité des parts de l’entreprise. Ce chiffre inclut 42% des entreprises familiales qui détiennent 100% des parts de leur entreprise, en donnant aux membres de la famille le contrôle de la direction de l’entreprise (Graphique 1). La famille joue un rôle dominant auprès des équipes de management : selon l’échantillon des entreprises sondées, dans 71% des cas, le Directeur Général est un membre de la famille (Graphique 2). Cependant, des différences apparaissent en fonction de la taille de l’entreprise : alors que la majorité des petites et moyennes entreprises familiales a un membre de la famille comme Directeur Général, les entreprises familiales plus importantes sont plus ouvertes à des dirigeants non familiaux. L’engagement de la famille dans l’entreprise s’organise autour de valeurs partagées et d’une vision à long terme de l’entreprise. Dans certains cas, l’implication dans l’entreprise est considérée comme un rituel pour les membres de la famille. « Nous sommes très émotionnellement attachés à notre entreprise familiale, car elle existe depuis des décennies », raconte un Directeur Général, membre de la famille, d’une entreprise familiale australienne. « Les membres de la famille occupent des postes à tous les niveaux de l’entreprise selon leurs intérêts et compétences. Quelle proportion de l’entreprise appartient à la famille ? 34% Le Directeur Général est-il un membre de la famille ? GRAPH 1 GRAPH 2 Quelle proportion du conseil d’administration est composée de membres de la famille? GRAPH 3 Dans l’ensemble 10% 26% 45% 7% 12% Selon le chiffre d’affaires 200 Mio USD – 1 Mrd USD 2% 11% 70% 15% 2% 50 Mio USD – 200 Mio USD 8% 28% 46% 8% 10% 20 Mio USD – 50 Mio USD 21% 39% 16% 24% 0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90% 100% Aucun membre de la famille n’est administrateur Pas applicable (pas de conseil d’administration) Tout le conseil d’administration Plus de 50% Moins de 50% 29% Non 71% Oui 100% 24% Plus de 50% Moins de 50% 42% Notre entreprise est au service des membres de notre famille, nous avons récemment recruté des membres de la jeune génération pour les aider à acquérir les connaissances nécessaires car ils ont envie de s’investir dans la réussite de l’affaire familiale ».
  11. 11. 18 | Financement des entreprises familiales de taille intermédiaire – Les investisseurs privés, clé de leur croissance ? Financement des entreprises familiales de taille intermédiaire – Les investisseurs privés, clé de leur croissance ? | 19 La gouvernance formelle est plus fréquente dans les grandes entreprises 84% des entreprises avec des revenus situés entre 200 millions de dollars et 1 milliard de dollars ont un conseil d’administration structuré, alors que seulement 11% des entreprises avec des revenus situés entre 20 millions de dollars et 50 millions de dollars en ont un. 13% de ces dernières s’appuient sur des conseils de famille pour prendre des décisions stratégiques et opérationnelles (Graphique 4 – selon le chiffre d’affaires). Dans les grandes entreprises, les conseils sont plus enclins à accueillir un plus grand nombre de membres indépendants, reflétant la nécessité d’une expertise provenant de l’extérieur et d’une gouvernance d’entreprise plus forte au sein d’entreprises plus matures. Les marchés émergents, pionniers en gouvernance formelle Il y a des différences importantes dans la structure de gouvernance des entreprises selon le stade de développement économique des marchés sur lesquels elles opèrent. Les entreprises familiales dans les marchés émergents sont plus susceptibles d’avoir un conseil d’administration que celles implantées sur les marchés développés. Deux tiers des entreprises dans les marchés émergents ont une structure formelle avec un conseil d’administration et 11% d’entre elles font appel à des conseils consultatifs. En Amérique du Nord, seulement la moitié a un conseil d’administration. Cette proportion est encore plus faible en Europe et en région Asie-Pacifique (Graphique 4 – selon la région). GRAPH 4 Quelle est l’option qui décrit le mieux votre structure de gouvernance ? Dans l’ensemble 51% 20% 16% 6% 7% Selon le chiffre d’affaires 200 Mio USD – 1 Mrd USD 84% 9% 2% 5% 50 Mio USD – 200 Mio USD 50% 20% 15% 5% 10% 20 Mio USD – 50 Mio USD 11% 34% 34% 8% 13% Selon la région Marchés émergents 66% 11% 17% 3%3% 41% 29% 17% 10% Amérique du Nord 51% 12% 12% 17% 8% 0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90% 100% Conseil de famille Aucune structure formelle et décisions prises par le propriétaire/PDG Structure formelle avec conseil d’administration Structure formelle avec Comité consultatif Pas de structure formelle mais comité d’experts informel avec des réunions régulières Marchés développés d’Europe et d’Asie-Pacifique 3%
  12. 12. 20 | Financement des entreprises familiales de taille intermédiaire – Les investisseurs privés, clé de leur croissance ? Financement des entreprises familiales de taille intermédiaire – Les investisseurs privés, clé de leur croissance ? | 21 Quels sont les besoins de financement des entreprises familiales ? Le financement est vital pour les entreprises familiales. Beaucoup sont à la recherche de capitaux afin de financer leurs projets de croissance. Trouver des financements peut s’avérer être un véritable défi pour l’entreprise familiale. D’une part, les membres de la famille veulent développer l’entreprise sur le long terme, et d’autre part, ils sont réticents à l’idée d’abandonner le contrôle et veulent garder la confidentialité de la gestion. Par conséquent, lorsqu’elles recherchent des financements, les entreprises familiales explorent toutes les possibilités en utilisant un large choix de sources allant du prêt bancaire classique, au financement familial, au soutien d’autres entreprises ou encore à l’intervention d’investisseurs privés dans le conseil d’administration en tant que partenaires financiers. Les résultats de l’enquête montrent le manque de connaissances sur les avantages d’un partenariat avec des investisseurs privés. Cela met en évidence la nécessité d’informer les propriétaires d’entreprises sur les options de financement et avantages qui s’offrent à eux. Les associations d’entreprises familiales pourraient être un relais approprié pour communiquer ce genre d’information. Le capital nécessaire à la croissance Les entreprises familiales sont généralement perçues comme s’autofinançant. Cela est vrai pour 42% des entreprises familiales que nous avons interrogées. Elles affirment ne pas chercher de financements extérieurs (Graphique 5). Comme le souligne un cadre argentin : « Nous proposons en premier aux membres de la famille d’investir des capitaux afin que l’entreprise reste au sein de la famille ». En effet, beaucoup d’entre elles soulignent leur préférence pour un mode de financement interne lorsque cela est possible. Cependant, 58% des entreprises familiales interrogées disent chercher actuellement des sources de financement externes. À court et moyen terme, la croissance interne sur les marchés existants, le financement des opérations quotidiennes et le développement de nouveaux produits et services sont les principales priorités d’affectation des ressources de financement de l’entreprise. (Graphique 6). Sur le long terme, les entreprises familiales ont des projets de croissance plus ambitieux. Les acquisitions figurent parmi les priorités, un quart d’entre elles les citant comme leur besoin de financement le plus important, suivi de l’expansion dans de nouvelles zones géographiques (18%) et dans de nouveaux secteurs (16%) (Graphique 7). Les entreprises familiales pourraient être plus audacieuses et se développer plus rapidement si elles pouvaient avoir un accès facilité aux différentes options de financement. Gestion courante 39% 24% 14% Développement de nouveaux ou meilleurs produits/services 17% 28% 26% 2% Qu’est-ce qui est susceptible d’influencer vos besoins en financement sur le long terme (+ de 3 ans) ? Acquisitions 22% 16% 27% géographiques 18% 28% 17% 16% 20% 17% 11% 16% 13% Gestion courante 15% 5% 4% 0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% Expansion dans de nouvelles zones Expansion dans de nouveaux secteurs (diversification) Développement de nouveaux ou meilleurs produits/services Développement sur les marchés existants via la croissance interne 16% 11% 11% 11% Restructuration (ex. rachat des parts d’autres membres de la famille) 2% GRAPH 7 Qu’est-ce qui est susceptible d’influencer vos besoins en financement sur le court et le moyen terme (1-3 ans) ? GRAPH 6 Cherchez-vous actuellement des sources externes de financement pour vos projets ? GRAPH 5 0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% Développement sur les marchés existants via la croissance interne 32% 23% 27% Expansion dans de nouvelles zones géographiques 8% 12% 7% Expansion dans de nouveaux secteurs (diversification) 2% 8% 16% Restructuration (ex. rachat des parts d’autres membres de la famille) 5% Acquisitions 2%5% Le plus important Le second Le troisième 42% Non 58% Oui 3% 4% L’entreprise avait besoin de financement pendant les périodes de crise alors que le financement par les banques était devenu plus épars et difficile à obtenir. Nous avons alors contacté quelques investisseurs bien connus de notre famille pour nous financer. DIRECTEUR GÉNÉRAL, ROYAUME-UNI
  13. 13. 22 | Financement des entreprises familiales de taille intermédiaire – Les investisseurs privés, clé de leur croissance ? Financement des entreprises familiales de taille intermédiaire – Les investisseurs privés, clé de leur croissance ? | 23 26% 38% vendre l’entreprise 48% 48%2%2% 27% 9% est un des objectifs majeurs de l’entreprise 71% 28% 1% 34% 53% 13% 3% 0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90% 100% Des prêts bancaires difficiles à obtenir Le financement bancaire constitue, de loin, la méthode la plus répandue de financement des entreprises familiales, avec 30% des personnes interviewées confirmant qu’il constitue leur source de financement la plus importante, suivi de l’autofinancement mentionné par 28% des répondants (Graphique 8). Près de trois quarts des entreprises déclarent que le climat économique actuel a un impact sur leur capacité à financer leurs projets par des crédits bancaires (Graphique 9). entreprise familiale. Ces commentaires illustrent le fait que les entreprises familiales entendent conserver un niveau de confidentialité et se replient sur elles-mêmes. Ces entreprises pourraient bénéficier de la vision indépendante d’un investisseur privé. Déterminées à préserver le capital Le fait que les prêts bancaires et l’autofinancement sont de loin les modes de financement les plus utilisés met en évidence l’importance que beaucoup d’entreprises familiales accordent à la préservation du capital. En effet, plus de 96% des répondants déclarent que les membres de leur famille ne vendront jamais l’entreprise et 99% attestent que le maintien du contrôle de l’entreprise par la famille et son indépendance font partie des principaux objectifs (Graphique 10). Une proportion similaire des répondants considère que l’entreprise familiale est un héritage à préserver pour les futures générations. Dans beaucoup de pays, les banques ont largement réduit leurs prêts depuis la crise et l’un des défis majeurs pour les entreprises familiales, dont beaucoup accordent une haute importance à la confidentialité des informations, est le niveau de détails de l’information exigé par les banques dans l’examen des demandes de prêts. Comme le souligne un cadre singapourien interrogé : « Nos stratégies sont bien documentées et nos business plan décrits étape par étape. Néanmoins les banques ne sont pas prêtes à nous financer car elles demandent un niveau de détail, comme le chiffre d’affaires, que nous ne sommes pas prêts à divulguer ». Un Directeur Général indien partage ses préoccupations à propos des prêts bancaires : « Globalement, nous parvenons à obtenir des capitaux des banques, mais quand nous avons rencontré des difficultés à fournir des informations financières précises, cela a pris plus de temps, ce qui aurait pu avoir un impact sur la performance de l’entreprise ». Un Directeur japonais affirme : « Les banques commencent toute discussion en nous demandant des documents que nous gardons confidentiels et que nous considérons comme personnels puisque nous sommes une entreprise familiale… Nous essayons donc de trouver des solutions alternatives avant de recourir aux prêts bancaires ». Certaines personnes interrogées estiment également que les banques ne comprennent pas les caractéristiques spécifiques des entreprises familiales et ne parviennent alors pas à apprécier les particularismes de la gestion d’une Notre entreprise familiale nous est très précieuse. Nos ancêtres ont travaillé dur pour maintenir l’activité et la croissance de l’entreprise. Nous essayons de poursuivre sur cette voie. Nous n’envisagerions jamais de vendre notre entreprise. PRÉSIDENT, AUSTRALIE Les banques ont des modèles d’analyse trop rigides qui ne tiennent pas compte des éléments immatériels propres à une entreprise familiale. Nous avons manqué trop d’opérations avec les banques car elles appliquaient des modèles trop rationnels. PRÉSIDENT, CANADA GRAPH 8 Comment votre entreprise familiale finance-t-elle généralement ses projets ? Le contexte économique actuel a-t-il un impact sur votre capacité à financer vos projets par l’endettement bancaire ? GRAPH 9 GRAPH 10 Quel est votre niveau d’approbation des propositions suivantes ? 44% 53% Les membres de la famille ne voudront jamais La continuité de l’héritage familial et de la tradition Protéger le bien-être des membres de la famille est un aspect important de la manière dont l’entreprise est dirigée Les membres de la famille ont un fort sentiment d’appartenance à l’entreprise familiale 18% 25% Les émotions et sentiments affectent souvent la prise de décision 39% 18% 34% 65% La préservation du contrôle de l’entreprise par la famille et son indépendance sont des objectifs importants 1% Fortement d’accord D’accord En désaccord Fortement en désaccord Prêt bancaire 30% 29% 14% (autofinancement) 28% 18% 16% Capital-investissement/Capital-risque 16% 18% 15% Investissements obligataires 4% 7% 13% privés 1% 8% 13% Introduction en bourse 6% 4% 10% 0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% Réinvestissements des bénéfices Investissement direct d’investisseurs Investissement direct d’autres entreprises familiales 9% 5% 7% Pas d’impact Un certain impact Impact significatif Impact très significatif 6% 5% Membres de la famille souscrivant à des titres d’entreprise/investissant dans le capital 4% Prêts hypothécaires 2% 7% 7% Le plus important Le second Le troisième
  14. 14. 24 | Financement des entreprises familiales de taille intermédiaire – Les investisseurs privés, clé de leur croissance ? Financement des entreprises familiales de taille intermédiaire – Les investisseurs privés, clé de leur croissance ? | 25 La question du capital a toujours été un sujet controversé entre la majorité des entreprises familiales qui redoute de perdre le contrôle avec l’arrivée d’investisseurs extérieurs, et les investisseurs privés qui préfèrent avoir un rôle décisionnel dans les entreprises investies. Chacune des parties hésite à cause de ce problème : les entreprises familiales pensent que les investisseurs ne seraient intéressés que si elles ouvraient leur capital, et les investisseurs, quant à eux, craignent de ne pas avoir de pouvoir s’ils investissaient dans les entreprises familiales. Cependant, la réalité est que les deux parties sont prêtes à faire davantage de concessions qu’elles ne l’auraient initialement imaginé. Les résultats de notre étude démontrent que les entreprises familiales sont généralement ouvertes à l’idée de faire appel à des investisseurs, que ce soit pour du conseil, de l’expertise sectorielle, voire dans certains cas, pour ouvrir le capital ou offrir un siège au conseil. Ceci implique que la question du capital pourrait ne pas être un obstacle aux investisseurs privés. Dans le passé, avez-vous ouvert votre capital à des investisseurs extérieurs pour poursuivre votre stratégie ? GRAPH 11 53% 47% Dans le futur, envisageriez-vous d’ouvrir votre capital pour poursuivre votre stratégie ? GRAPH 12 Les entreprises familiales sont-elles prêtes à ouvrir leur capital à l’investissement ? Non Oui 51% Non 49% Oui 67% Non 33% Oui Disposées à ouvrir le capital aux investisseurs appropriés Notre étude montre que certaines entreprises familiales sont prêtes à ouvrir leur capital aux investisseurs appropriés. Presque la moitié des répondants classe le capital-investissement et le capital-risque parmi les trois sources principales de financement. (Graphique 8, page précédente). Les visions à long terme des investisseurs privés en font des partenaires idéaux pour les entreprises familiales et des investisseurs appropriés. Malgré cela, seulement 22% des entreprises familiales estiment que les investisseurs privés font partie de leurs trois sources principales de financement. Les personnes interrogées qui ont obtenu des financements d’investisseurs privés gardent un souvenir très positif de l’expérience, ce qui pourrait laisser penser que beaucoup d’autres entreprises familiales pourraient profiter de ce type d’investissement. « Nous comptons d’abord sur nos propres profits pour nous financer, puis nous essayons de trouver des moyens pour attirer les investisseurs privés à investir dans notre entreprise car ils privilégient les investissements à long terme », confie un Directeur Général australien. Un cadre suisse déclare que la fiabilité des investisseurs privés fait qu’ils se substituent aujourd’hui au financement bancaire : « Il y a quelques années, nous comptions sur les banques, désormais nous privilégions les investisseurs privés et d’autres entreprises familiales puisqu’ils sont des investisseurs patients ayant une vision à long terme ». D’une manière générale, notre étude démontre que la difficulté à obtenir des fonds pour une entreprise familiale est bien moins forte que ce que certains investisseurs peuvent penser. Presque la moitié des entreprises interrogées explique que pour mener à bien leur stratégie, elles ont déjà ouvert leur capital à des investisseurs extérieurs (Graphique 11). Un tiers des entreprises déclare qu’elles sont disposées à ouvrir leur capital à court ou moyen terme, et la moitié se déclare prête à ouvrir son capital à long terme (Graphique 12). Court/moyen terme Long terme Les investisseurs privés sont fortement appréciés car ils s’engagent à long terme et qu’ils ne s’immiscent pas dans les affaires de l’entreprise. DIRECTEUR GÉNÉRAL, SUISSE
  15. 15. 26 | Financement des entreprises familiales de taille intermédiaire – Les investisseurs privés, clé de leur croissance ? Financement des entreprises familiales de taille intermédiaire – Les investisseurs privés, clé de leur croissance ? | 27 Les entreprises les plus grandes peuvent offrir de réelles opportunités pour les investisseurs privés puisqu’elles sont davantage ouvertes à l’idée d’ouvrir leur capital. À partir d’une certaine taille, la croissance devient plus difficile à financer par des fonds familiaux et par l’endettement. 71% des entreprises familiales ayant un chiffre d’affaires entre 200 millions de dollars et 1 milliard de dollars sont disposées à ouvrir leur capital à long terme, tandis qu’un tiers des entreprises de taille plus modeste (chiffre d’affaires entre 20 millions de dollars et 50 millions de dollars) en ferait autant (Graphique 13 – selon le chiffre d’affaires). Les entreprises implantées sur les marchés émergents sont également en moyenne davantage disposées à ouvrir leur capital que celles des marchés matures, ce qui reflète peut-être le manque d’alternatives en termes de financement sur les marchés moins matures. (Graphique 13 – selon la région). La volonté des entreprises familiales d’ouvrir leur capital est influencée non seulement par la taille de l’entreprise, sa situation géographique mais aussi par son historique générationnel. Alors que les entreprises familiales de première génération se déclarent prêtes à ouvrir leur capital à long terme et à court terme (respectivement 71% et 50%), les entreprises de sixième génération n’envisageraient pas une ouverture de capital à court terme et seulement un quart envisagerait cette option à long terme (Graphique 13 – selon la génération au pouvoir). Dans le futur, envisageriez-vous d’ouvrir votre capital pour poursuivre votre stratégie ? (Réponses positives uniquement) Selon la génération au pouvoir Selon le chiffre d’affaires 71% 25% 6ème et plus 0% 56% 200 Mio USD – 1 Mrd USD 38% 29% 50 Mio USD – 200 Mio USD 33% 10% 20 Mio USD – 50 Mio USD Selon la région 58% 41% Marchés émergents 45% 30% Marchés développés d’Europe et d’Asie-Pacifique 42% 29% Amérique du Nord 43% 14% 5ème 32% 25% 4ème 53% 33% 3ème 47% 39% 2ème 71% 50% 1ère GRAPH 13 Oui, à long terme Oui, à court/moyen terme
  16. 16. 28 | Financement des entreprises familiales de taille intermédiaire – Les investisseurs privés, clé de leur croissance ? Financement des entreprises familiales de taille intermédiaire – Les investisseurs privés, clé de leur croissance ? | 29 Les familles recherchent des financements et une expertise Si le besoin de financement est la principale raison pour laquelle les entreprises familiales ouvrent leur capital, elles sont aussi attirées par l’expertise complémentaire que peut apporter un investisseur extérieur. Cela suggère que, malgré la volonté de garder le contrôle de l’entreprise, les familles admettent qu’une expérience et une expertise extérieures peuvent considérablement améliorer la performance de leur entreprise. 13% des personnes interrogées déclarent qu’elles souhaiteraient que les investisseurs soient totalement passifs (Graphique 14). Au contraire, 30% d’entre elles affirment qu’elles seraient prêtes à ce qu’un investisseur extérieur siège au conseil d’administration. Ce chiffre souligne la valeur qu’elles accordent à la contribution que pourrait apporter un investisseur extérieur en matière de stratégie. 57% souhaiteraient que les investisseurs extérieurs apportent leur expertise. De plus, le faible niveau de risque, comparé au prêt bancaire, ainsi que la possibilité d’une meilleure gouvernance découlant de ce type d’investissement sont des éléments qui encouragent les entreprises familiales à se tourner vers ce type de financement (54% et 22%, Graphique 15). Malgré ces avantages potentiels, les entreprises familiales expriment des réticences face à l’intervention d’un investisseur extérieur. La barrière la plus importante, qui empêcherait les entreprises d’ouvrir leur capital, est l’éventuelle perte d’indépendance, citée par presque 70% des personnes interrogées (Graphique 16). Cela montre clairement l’importance que les entreprises familiales accordent à la conservation de la majorité des droits de vote. Un autre obstacle important pour les entreprises familiales est l’obligation de fournir des informations financières détaillées, à l’origine de leurs difficultés pour l’obtention de prêts bancaires dans l’environnement économique actuel. Comme le commente un cadre allemand : « Lorsque nos fonds propres sont en jeu, l’obligation de transparence sur nos informations financières et stratégiques est accrue, éléments que nous ne souhaitons pas divulguer ». Cependant, cette préoccupation devrait être atténuée par le fait que la plupart des investisseurs privés comprennent la réticence des entreprises familiales en matière de divulgation d’informations. GRAPH 15 Quels sont les facteurs qui vous amèneraient à ouvrir votre capital ? La disponibilité de financement 33% 33% L’amélioration de la gouvernance 6% 16% 0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% L’apport d’une expertise venant de l’extérieur 31% 27% Un risque opérationnel faible comparé à la dette 30% 24% Une possible perte d’indépendance 34% 33% Une exigence trop forte en termes de reporting 23% 25% La perte de nos valeurs familiales 27% 21% Une focalisation sur le court terme 16% 21% 0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% En supposant que vous soyez intéressé par l’ouverture de votre capital à des investisseurs extérieurs, voudriez-vous que ces investisseurs aient un rôle actif ? GRAPH 14 GRAPH 16 Quels sont les facteurs qui vous empêcheraient d’ouvrir votre capital ? Le plus important Le second 13% Nous souhaiterions des investisseurs passifs 57% Nous serions prêts à ce que ces investisseurs nous conseillent et apportent leur expertise 30% Nous serions prêts à donner une place au sein du conseil et/ou un droit de vote
  17. 17. 30 | Financement des entreprises familiales de taille intermédiaire – Les investisseurs privés, clé de leur croissance ? Financement des entreprises familiales de taille intermédiaire – Les investisseurs privés, clé de leur croissance ? | 31 Quels types d’investisseurs préfèrent les entreprises familiales ? Les entreprises familiales accordent une grande importance aux perspectives d’investissement à long terme ainsi qu’à l’expertise de leurs partenaires financiers. C’est précisément ce que les investisseurs privés peuvent apporter. Toutefois, la plupart des entreprises familiales semble ne pas avoir pris conscience de l’opportunité que représente ce type d’investisseur ou rencontre des difficultés à se rapprocher d’eux. Une vision à long terme essentielle pour les entreprises familiales Si elles sont prêtes à ouvrir leur capital, les entreprises familiales accordent une grande importance à ce que leurs partenaires financiers visent un retour sur investissement à long terme (Graphique 17). Un cadre sud-coréen explique : « Les investisseurs privés ayant eu une expérience précédente au sein d’une entreprise familiale ont tendance à mieux comprendre la manière dont le risque est partagé, c’est pourquoi ils sont moins exigeants et plus patients en matière de rendement. Ce type d’investisseur est idéal pour une entreprise familiale ». 23% des personnes interrogées déclarent qu’il s’agit de la caractéristique la plus importante, tandis qu’il s’agit de la deuxième plus importante pour 15% des personnes sondées. Une expérience dans le même secteur ainsi qu’une appétence partagée pour le risque sont également très importantes. Un cadre chinois justifie : « Nous préférons des investisseurs ayant une connaissance de l’industrie dans le sens où ils ont une bonne raison de nous accorder leur confiance. Ils peuvent également nous apporter leur conseil sur nos stratégies ». Il est intéressant de noter, compte tenu de l’attachement émotionnel de nombreuses familles à leurs entreprises, que ces trois éléments (retour sur investissement à long terme, expertise sectorielle, approche similaire du risque) sont considérés comme beaucoup plus importants que d’autres éléments plus « incorporels » comme la confiance, les valeurs, la proximité, même si ces facteurs peuvent être décisifs dans la volonté d’accueillir un investisseur à long terme. La moindre importance accordée à ces éléments incorporels peut également refléter la volonté de nombreuses entreprises familiales d’équilibrer l’implication de la famille au sein de l’entreprise par l’intervention d’investisseurs extérieurs disposant d’un regard plus objectif. Un cadre américain commente : « Avoir une combinaison de membres de la famille et d’investisseurs extérieurs impliqués dans le processus de prise de décision peut contribuer à diminuer la tension émotionnelle ». Les contradictions entre ce que les entreprises familiales attendent des investisseurs externes et le type d’investisseur qu’elles contactent, mettent en évidence un manque de connaissance des particularités des investisseurs privés et des possibilités de financement par d’autres entreprises familiales. En dépit de leur durée limitée, le capital-investissement et le capital-risque ont été classés comme deux des sources de financement préférées des entreprises familiales (Figure 18). Les entreprises possédant une expertise sectorielle arrivent en second dans le classement, en dépit de leur inadéquation avec la préférence des entreprises familiales pour les participations minoritaires sur le long terme. Les investisseurs privés et les autres entreprises familiales arrivent en bas de la liste des sources de financement préférées. Ils sont même considérés comme moins attrayants que les fonds spéculatifs, qui généralement ont des attentes de rendement sur un temps beaucoup plus court. Il semblerait qu’il y ait une perception erronée de la très faible disponibilité de financements par ces sources. Supposons que vous envisagiez une augmentation de capital par l’émission d’actions, quelles caractéristiques rechercheriez-vous/seraient importantes pour vous ? Une perspective sur le long terme pour le retour d’investissement 23% 15% 9% Une expertise sectorielle 7% 21% 19% Une approche similaire risque/retour 19% 18% 10% 7% 12% 10% Une expérience internationale 2%4% 14% Une confiance 7% 5% 9% GRAPH 17 Des valeurs similaires à celles de la famille 11% 3% 6% 11% 5% Une volonté de la part de l’investisseur extérieur que la famille garde le contrôle 4% Une mentalité d’entreprise familiale 3% 6% 6% 6% 5% Une connaissance de la famille (confiance, recommandation) 3% Des amis/connaissances de la famille comme investisseurs extérieurs 4% 3% 4% Une autre entreprise familiale comme investisseur extérieur 3%3%3% 0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% Des compétences et capacités qui peuvent s’ajouter aux membres actuels du conseil En supposant que vous soyez intéressés par l’ouverture de votre capital à des investisseurs extérieurs, quels types d’investisseurs préféreriez-vous ? Capital-investissement/Capital-risque 30% 26% 19% Financiers disposant d’une expertise sectorielle 22% 18% 26% 20% 23% 19% 0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% Investisseurs financiers (fonds spéculatifs, SICAV) en capitaux propres D’autres entreprises familiales 10% 12% 16% Investisseurs privés 9% 13% 14% Introduction en Bourse 9% 8% 6% GRAPH 18 Le plus important Le second Le troisième
  18. 18. 32 | Financement des entreprises familiales de taille intermédiaire – Les investisseurs privés, clé de leur croissance ? Financement des entreprises familiales de taille intermédiaire – Les investisseurs privés, clé de leur croissance ? | 33 Des expériences très positives avec les investisseurs privés Une large minorité d’entreprises familiales a déjà eu recours à des sources de financement provenant d’investisseurs privés ou d’autres entreprises familiales. 42% des répondants disent avoir reçu des investissements directs de ce type de source (Graphique 19). Fait encourageant, 92% de ceux ayant attiré des fonds d’investisseurs privés décrivent cette expérience comme positive en comparaison à d’autres sources de financement, citant comme avantages, l’expertise apportée par ces personnes et leurs attentes situées sur une vision à long terme (Graphique 20). Une personne interrogée aux Émirats arabes unis note : « Ils sont fiables et plus accessibles que les autres sources de financement. Par ailleurs, nous pouvons bénéficier de leurs compétences dans notre gestion grâce à leur expertise ». Un PDG italien, également membre de la famille, ajoute : « Les investisseurs privés sont des personnes qui demeurent fidèles à leurs décisions d’investissement et ne sont pas inquiètes si l’entreprise passe par des moments difficiles. Ils n’envisagent pas de se retirer rapidement, ils sont patients et désireux de donner toutes les chances de succès à l’entreprise ». En effet, lorsqu’un investissement est envisagé via ces sources de financement, les entreprises familiales évaluent l’allongement des délais d’investissement et l’appréhension du risque comme les attributs positifs les plus importants d’une offre (Graphique 21). Ceux-ci sont suivis par des négociations plus faciles, une exigence plus souple en termes de reporting et une réelle volonté d’offrir une aide et des conseils. Un Directeur Général situé au Brésil confie : « Nous ressentons le besoin de travailler à plusieurs sur différentes stratégies et les investisseurs extérieurs pourraient être la clé pour une prise de décision efficace ». Pour tous les répondants, la principale raison qui pourrait dissuader les entreprises familiales de recourir à des investissements provenant d’investisseurs privés et d’autres entreprises familiales est le risque d’interférence ou d’ingérence avec le management de l’entreprise (Graphique 22, page suivante). Pourtant, l’expérience montre que la plupart de ceux qui ont eu recours à ce type de financement déclare que ces peurs sont infondées comme le montre un cadre américain : « Nous recherchons des investissements de la part d’investisseurs privés car ils ne cherchent pas à interférer dans les décisions de notre entreprise ». Les investisseurs privés ne nous apportent pas uniquement du capital mais également leur connaissance du marché international et leur expertise stratégique. DIRECTEUR GÉNÉRAL, FRANCE Quels facteurs pourraient vous encourager à chercher des sources de financement auprès d’investisseurs privés ou d’autres entreprises familiales plutôt qu’auprès de sources traditionnelles comme les banques ou les fonds de capital-investissement ? Comment jugeriez-vous votre GRAPH 21 expérience de financement par des investisseurs privés ou d‘autres entreprises familiales en comparaison avec d’autres financements ? Avez-vous déjà reçu des GRAPH 20 investissements directs d’investisseurs privés ou d’autres entreprises familiales ? GRAPH 19 Un investissement à plus long terme 19% 16% 8% Une approche similaire du risque 11% 11% 13% Des négociations plus faciles 13% 10% 10% Une exigence plus faible en reporting 14% 12% 6% Une volonté d’apporter du conseil/de l’aide 3% 9% 15% Des relations plus personnelles 11% 7% 8% Un fort niveau de confiance 6% 5% 14% Une expérience des entreprises familiales 10% 11% 2% Des valeurs similaires 3% 9% 7% Des affinités avec la famille 6% 8% 5% Une focalisation plus faible sur la sortie 4% 2% 12% 0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 58% Non 42% Oui 8% 28% Plutôt positive Plutôt négative 64% Très positive Le plus important Le second Le troisième
  19. 19. 34 | Financement des entreprises familiales de taille intermédiaire – Les investisseurs privés, clé de leur croissance ? Financement des entreprises familiales de taille intermédiaire – Les investisseurs privés, clé de leur croissance ? | 35 Un partenariat entre investisseurs privés et entreprises familiales potentiellement croissant Le fait que le répondant soit un membre de la famille ou non crée une nette différence entre les perceptions de barrières potentielles à l’investissement. Les cadres qui ne sont pas des membres de la famille apparaissent comme étant plus inquiets de la potentialité d’interférence, en plaçant cette inquiétude en première position (Graphique 22 – Réponse des cadres dirigeants non familiaux). Les membres de la famille choisissent eux la difficulté de trouver le partenaire adéquat (Graphique 22 – Réponse des membres de la famille). Les personnes qui ne sont pas de la famille sont préoccupées par le fait que des investisseurs extérieurs à la famille puissent mettre en péril leur position d’influence au sein de l’entreprise, alors que les personnes de la famille sont moins soucieuses sur ce point. Ces dernières placent en seconde position la disponibilité limitée du capital des investisseurs privés et des autres entreprises familiales. Pour tous les répondants, le deuxième obstacle à ce type d’investissement est la nécessité d’ouvrir le capital, mais là encore, les personnes qui ne sont pas de la famille semblent plus préoccupées par cet obstacle que les membres de la famille. Ces résultats soulignent que malgré le fait que les propriétaires et les cadres dirigeants familiaux soient plutôt ouverts à l’idée d’avoir des investisseurs privés et d’autres entreprises familiales dans le capital, la difficulté de trouver les investisseurs appropriés les freine. Il existe un potentiel pour ce type de partenariat mais les idées reçues (mais fausses) sur de possibles interférences avec le management, des exigences en termes de reporting, ajoutées à un manque de coordination prennent le dessus. C’est là qu’une meilleure information des associations des entreprises familiales et d’autres organismes économiques peut aider à combler l’écart de perceptions. Quels sont, selon vous, les principaux obstacles à l’obtention d’investissement de la part d’investisseurs privés ou d’autres entreprises familiales ? L’ensemble des répondants 23% 20% La possibilité d’interférence avec le management Le besoin d’ouvrir le capital 15% 15% Des négociations complexes 12% 13% supplémentaire pour la croissance future 6% 12% L’incapacité d’apporter un soutien Le besoin d’ouvrir le capital 21% 22% 0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% Réponses des membres de la famille Réponses des cadres dirigeants non familiaux Une nécessité d’ouvrir le capital 19% 19% Une disponibilité limitée 19% 18% 21% Des difficultés à trouver un partenaire approprié 15% Des négociations complexes 14% 14% 4% L’incapacité d’apporter un soutien supplémentaire pour la croissance future 14% 33% Des difficultés à trouver un partenaire approprié 20% Une disponibilité limitée 17% 21% 17% La possibilité d’interférence avec le management 19% 27% 19% La possibilité d’interférence avec le management Une disponibilité limitée 21% 17% Des négociations complexes 17% 14% Des difficultés à trouver un partenaire approprié 11% 11% L’incapacité d’apporter un soutien supplémentaire pour la croissance future 3% 17% GRAPH 22 Le plus important Le second
  20. 20. 36 | Financement des entreprises familiales de taille intermédiaire – Les investisseurs privés, clé de leur croissance ? Financement des entreprises familiales de taille intermédiaire – Les investisseurs privés, clé de leur croissance ? | 37 Objectifs des investisseurs privés
  21. 21. 38 | Financement des entreprises familiales de taille intermédiaire – Les investisseurs privés, clé de leur croissance ? Financement des entreprises familiales de taille intermédiaire – Les investisseurs privés, clé de leur croissance ? | 39 La majorité des investisseurs privés gère elle-même son patrimoine et est issue d’entreprises familiales ou a une expérience en tant qu’entrepreneur. Avoir une plus-value du capital à long terme est l’élément qui influence le plus son investissement, suivi par des flux de trésorerie stables et une diversification de leurs actifs. Plus de 70% des répondants investissent directement dans d’autres entreprises, les petites et moyennes entreprises étant les principales concernées. Les investisseurs privés interrogés perçoivent les entreprises familiales comme un bon investissement, avec près de la moitié qui a déjà investi au moins une fois dans une entreprise familiale. 95% d’entre eux parlent d’une expérience positive. La vision à long terme, la rentabilité de l’entreprise et la possibilité de siéger au conseil sont les trois facteurs les plus attractifs pour un investisseur privé à investir dans une entreprise familiale. Objectifs des investisseurs privés Résumé
  22. 22. 40 | Financement des entreprises familiales de taille intermédiaire – Les investisseurs privés, clé de leur croissance ? Financement des entreprises familiales de taille intermédiaire – Les investisseurs privés, clé de leur croissance ? | 41 Quel est l’investissement type d’un investisseur privé ? Les investisseurs privés ont souvent une expérience dans une entreprise familiale et gardent généralement le contrôle de leur portefeuille d’investissement. Ils recherchent des opportunités pour placer leur capital qui leur procurent des profits à long terme et leur offrent des avantages en matière de diversification. Et, bien que la plupart préfère un niveau de risque moyen dans l’attente de rendements moyens, il existe également des investisseurs privés qui prennent des risques élevés et d’autres des risques beaucoup plus minimes. Ceci laisse suggérer qu’il existe, sur le marché, des investisseurs qui correspondent aux différents types de risques pris par les entreprises. Les investisseurs privés comprennent les entreprises familiales Les investisseurs privés ont généralement une bonne compréhension de la manière dont fonctionne une entreprise familiale, étant donné que leur patrimoine est souvent issu de leur propre entreprise familiale. La majorité des investisseurs privés interrogés a une expérience de l’entreprise familiale : 48% ont été membre d’une entreprise familiale de plus d’une génération et 34% ont créé eux-mêmes une entreprise (Graphique 23). Les investisseurs privés aiment également avoir la responsabilité de leur portefeuille d’investissement en direct, ce qui suggère un fort degré d’engagement de leur part dans les investissements qu’ils entreprennent. 72% d’entre eux managent eux-mêmes 50% ou plus de leur patrimoine (Graphique 24). Seulement 2% confient leurs investissements à une tierce personne. Comme le commente un entrepreneur japonais : « J’ai bâti mon patrimoine. Je m’implique dans tous mes investissements mais reste ouvert aux conseils d’experts. C’est de l’argent durement gagné, je désire donc rester impliqué dans le processus d’investissement ». Ce niveau d’engagement se reflète dans la faible proportion d’investisseurs privés utilisant un Family Office pour gérer leur patrimoine. Les trois quarts ne font pas appel à un Family Office, ce qui montre qu’une approche moins formelle et plus individualisée est préférée par la plupart des investisseurs privés (Graphique 25). GRAPH 23 Votre patrimoine est-il en lien avec une entreprise familiale ? 16% 48% Un investisseur privé qui est en lien avec une entreprise familiale établie (quelle que soit la génération) 34% Un investisseur privé qui a réussi à créer une entreprise familiale (entrepreneur de la première génération) Un investisseur privé sans lien avec une entreprise familiale, ayant hérité d’un patrimoine ou l’ayant constitué suite à une réussite professionnelle Un investisseur privé qui n’a plus d’entreprise familiale mais dont le patrimoine provient d’une ancienne entreprise familiale (suite à une vente) GRAPH 24 Dans quelle mesure gérez-vous vous-même votre patrimoine ? 2% 2% Entièrement externalisé 26% 11% 19% Entièrement géré par moi-même 42% Géré par moi-même avec la consultation d’experts En partie géré par moi-même, l’autre partie étant externalisée Majoritairement externalisée, excepté les investissements clés GRAPH 25 Faites-vous appel à un Family Office pour la gestion de vos investissements? Recours à un Family Office 75% Pas de recours à un Family Office 25%
  23. 23. 42 | Financement des entreprises familiales de taille intermédiaire – Les investisseurs privés, clé de leur croissance ? Financement des entreprises familiales de taille intermédiaire – Les investisseurs privés, clé de leur croissance ? | 43 Horizon à long terme, rendement et diversification sont clés dans les décisions d’investissement Les investisseurs privés investissent pour trois raisons principales. Un placement à long terme est la plus importante, suivi du rendement, et de la diversification du capital (Graphique 26). Cependant, de nombreux investisseurs privés cherchent également à associer leurs choix d’investissement avec leur expertise et leur expérience dans la gestion d’entreprise. L’entrepreneuriat et la passion pour les affaires sont des moteurs de leurs investissements. Le désir des investisseurs privés d’un placement sur le long terme est reflété par leur approche du risque. 60% ont une approche raisonnée du risque pour les investissements autres que dans leurs activités principales. Ils cherchent alors un risque mesuré avec des retours sur investissement raisonnables (Graphique 27). Comme l’affirme un entrepreneur allemand : « La gestion de mon patrimoine est davantage basée sur une préservation que sur une croissance rapide. Je préfère largement des gains plus lents mais durables à des opportunités d’investissements risqués ». En ne prenant pas en compte les investissements dans votre propre entreprise, quels éléments pourraient influencer vos choix d’investissement ? Une plus-value à long terme 37% 25% 31% Revenu/flux de trésorerie réguliers 32% 25% 23% Diversification 23% 29% 17% 8% 21% 23% Philanthropie 1% 6% 0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90% 100% Entrepreneuriat/Passion pour les affaires GRAPH 26 En ne prenant pas en compte les investissements dans votre propre entreprise, quels sont les risques que vous êtes prêts à prendre lors de vos choix d’investissement ? GRAPH 27 Le plus important Le second Le troisième 17% Des risques raisonnables pour des retours raisonnables Des risques élevés dans le but d’avoir la chance d’obtenir des retours importants De faibles risques avec des retours limités Je n’investis que lorsque je n’ai que l’assurance que mon capital sera préservé 20% 3% 60% Toutefois, sur l’échelle de la prise de risque, il existe des investisseurs privés aux deux extrêmes. Un cinquième des investisseurs privés est prêt à assumer des stratégies d’investissement à haut risque dans le but de générer des rendements importants. Et un autre cinquième exprime une aversion au risque, préférant de moindres retours pour un risque faible. Comme les temps ont évolué et qu’il y a désormais davantage d’information sur le marché, je gère seul mon patrimoine parce que je ne souhaite pas publier ces données confidentielles. Ces épargnes sont le fruit d’un dur travail, et à ce titre, méritent d’être conservées personnellement. INVESTISSEUR PRIVÉ, INDE
  24. 24. 44 | Financement des entreprises familiales de taille intermédiaire – Les investisseurs privés, clé de leur croissance ? Financement des entreprises familiales de taille intermédiaire – Les investisseurs privés, clé de leur croissance ? | 45 Quelles sont les motivations des investisseurs privés à investir dans des entreprises ? Les investisseurs privés sont des investisseurs très actifs et une large majorité investit directement dans les entreprises. Si certains d’entre eux ont une appétence particulière pour les grandes entreprises et les start-up, les PME sont leur cible privilégiée, là où leurs capitaux et leur expertise sont hautement appréciés et où il existe un potentiel de croissance considérable. Les investissements directs se classent juste derrière les actions cotées L’investissement direct dans une entreprise représente une grande partie du portefeuille type des investisseurs privés, occupant la deuxième part la plus élevée de l’investissement (Graphique 28). Seules les actions cotées représentent une proportion plus importante. De plus, les investissements directs dans les entreprises constituent la proportion la plus forte du portefeuille d’investissement pour presque un tiers des investisseurs privés (29%). 73% des personnes interrogées indiquent qu’elles investissent directement dans d’autres entreprises (Graphique 29). Les motivations pour investir directement dans les entreprises peuvent varier mais elles sont généralement centrées autour du besoin de diversifier leurs propres activités, ainsi que de se protéger en réponse à la volatilité du marché boursier. De même, ce type d’investissement est souvent aligné avec l’approche du risque des investisseurs privés. Un entrepreneur américain commente : « Nous anticipons de bons niveaux de rendement en cash sur ces investissements. Nous investissons dans les entreprises afin d’obtenir un fonds de roulement nécessaire pour nos besoins opérationnels ». La proximité est une autre motivation pour investir directement. « Avec une amélioration des technologies de communication et d’information, une part importante de nos investissements va directement dans les entreprises, principalement les entreprises qui sont dans le même secteur », explique un investisseur privé australien. En cohérence avec le profil de risque et les perspectives de rendement à long terme souhaités par la plupart des investisseurs privés, les petites et moyennes entreprises sont leur cible d’investissement privilégiée (62% et 68%), une part plus réduite privilégiant les start-up et les grandes entreprises (Graphique 30). Beaucoup d’investisseurs privés voient en ces entreprises une relative stabilité mais également un potentiel de croissance rapide. Un entrepreneur indien déclare : « Les PME doivent passer par différentes phases de croissance. Si dès les premières étapes de leur existence celles-ci sont bien gérées, nous pouvons anticiper une rapide prospérité en définissant clairement les processus, en surveillant les synergies financières et en adoptant les dernières technologies ». Les entreprises de taille moyenne sont de bonnes cibles car il s’agit d’entreprises qui n’ont pas encore atteint leur stade de développement final. De plus, elles bénéficient souvent de dirigeants qui sont plus performants que ceux d’autres entreprises. INVESTISSEUR PRIVÉ, FRANCE Un investisseur italien ajoute : « Comme les petites entreprises sont plus capables de s’adapter rapidement, je me sens plus à l’aise en abordant des petites entreprises qui peuvent potentiellement devenir grandes dans un avenir proche. Je préfère investir pour au moins trois ans et j’aurais investi du mieux possible ». Étant donné la préférence des investisseurs privés à gérer eux-mêmes leur propre patrimoine, il n’est pas surprenant de constater que la majorité d’entre eux (67%) préfère effectuer un nombre d’investissements réduit, mais dans un volume plus conséquent. Le tiers restant préfère multiplier les investissements (Graphique 31). Actions cotées 13% 30% 21% 13% 7% 2%2% 29% 18% 9% 10% 7% 6% 5% /Capital-risque 26% 13% 16% 6% 10% 3%2% Obligations 10% 14% 20% 10% 6% 5% 2% 5% 7% 8% 27% 0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90% Investissement direct dans des entreprises 73% 30% Immobilier 18% 17% 10% 11% 9% 10% 5% Lequel de ces deux comportements vous décrit le mieux ? GRAPH 31 Quels types d’entreprises ciblez-vous ? (Plusieurs réponses possibles) GRAPH 30 Investissez-vous actuellement dans d’autres entreprises ? GRAPH 29 En ne prenant pas en compte les investissements dans votre propre entreprise, notez par ordre d’importance vos investissements réalisés selon leur type. (Sept réponses possibles) FIGURE 28 1er 2ème 3ème 4ème 5ème 6ème 7ème Capital-investissement Centres d’intérêt (art, vin, voiture, etc.) 2%2%2% Fonds spéculatifs 2%2% 6% 12% 10% 14% 6% 27% Oui Non 33% 67% Je préfère effectuer un faible nombre d’investissements, avec un montant significatif dans chacun d’eux Je préfère multiplier les investissements, avec un montant plus faible dans chacun d’eux Les grandes entreprises Les entreprises de taille moyenne Les petites entreprises Les start-up 62% 68% 15%
  25. 25. 46 | Financement des entreprises familiales de taille intermédiaire – Les investisseurs privés, clé de leur croissance ? Financement des entreprises familiales de taille intermédiaire – Les investisseurs privés, clé de leur croissance ? | 47 Des expériences très positives Les investisseurs privés sont généralement très satisfaits de leurs investissements dans les entreprises familiales. 95% de ceux ayant investi dans une entreprise familiale ont une perception très positive de cette expérience. 55% la décrivent comme très positive, en comparaison avec d’autres investissements (Graphique 35). On le constate dans tous les pays, tous les investisseurs privés interrogés dans les marchés développés et émergents ont décrit cette expérience comme positive (Graphique 35 – selon la région). Tous les investisseurs privés interrogés attribuent cette expérience positive à l’engagement personnel de la famille vis-à-vis d’eux et aux intérêts et objectifs commerciaux mutuels des deux parties. « L’ensemble de l’expérience était positive », confie un investisseur privé néo-zélandais. « La spécificité des entreprises familiales réside dans le fait qu’elles privilégient le long terme et qu’elles sont soucieuses de leur réputation. Par conséquent, nos investissements assurent des rendements à long terme ». « Cette expérience a été très positive, nous avons effectué nos meilleurs investissements avec des entreprises familiales car elles sont plutôt flexibles dans leur fonctionnement et dans leur vision. De plus, nous n’avons connu aucun conflit lorsque nous traitions avec celles-ci », ajoute un investisseur privé sud-africain. Comment les investisseurs privés perçoivent-ils l’investissement dans les entreprises familiales ? Les investisseurs privés considèrent que les entreprises familiales répondent à leurs attentes. Presque la moitié d’entre eux a déjà investi dans une entreprise familiale, souvent à titre personnel. Un des résultats encourageants de l’enquête est que la très grande majorité d’entre eux évoque une expérience positive. Une large proportion préfère les entreprises familiales Beaucoup d’investisseurs privés sont attirés par les entreprises familiales. Lorsqu’ils ont le choix entre investir directement dans une entreprise familiale ou dans une entreprise non familiale, une large proportion d’entre eux préfère l’entreprise familiale (39%), alors qu’ils sont 25% à opter pour l’investissement dans une entreprise non familiale (Graphique 32). 36% n’ont pas de préférence. L’importance que les familles accordent à la pérennité de leur entreprise, ainsi que l’idée qu’elles soient gérées comme un héritage à transmettre aux futures générations, sont tout autant de facteurs qui font que les investisseurs privés se sentent à l’aise avec les entreprises familiales et voient en elles un potentiel de rendement stable et durable. Comme le dit un entrepreneur espagnol : « J’apprécie les entreprises familiales qui perdurent au fil des ans car elles sont susceptibles d’avoir développé une recette pour réussir et d’avoir un réel avantage concurrentiel sur le marché ». Un investisseur privé basé au Royaume-Uni ajoute : « Je suis favorable aux entreprises familiales car elles sont créatives et beaucoup d’entre elles ont prouvé leur force et leur valeur en perdurant. Malgré les tourments économiques, elles restent des acteurs forts dans leur secteur ». Cette attirance pour les entreprises familiales est reflétée par le fait que 44% des investisseurs privés ont déjà investi directement au sein de l’une d’entre elles (Figure 33), avec plus de trois quarts d’entre eux qui ont déjà investi dans une ou deux entreprises familiales (Figure 34). 24% sont des investisseurs expérimentés, comptant déjà trois investissements ou plus dans des entreprises familiales. J’aurai toujours envie d’investir dans une entreprise familiale car elles font preuve d’une plus grande stabilité sur le marché. Une entreprise gérée depuis plusieurs générations continuera à grandir et augmentera également ses profits. Une entreprise familiale est vouée à réussir, car la plupart de ces entreprises sont là pour accroître le patrimoine de la famille. ENTREPRENEUR, CANADA 56% 44% 25% Dans combien d’entreprises familiales avez-vous déjà investi ? GRAPH 34 Comment jugeriez-vous votre expérience d’investissement direct au sein d’entreprises familiales en comparaison avec d’autres investissements ? GRAPH 35 Dans l’ensemble 55% 40% 5% Marchés émergents 53% 47% 61% 31% 8% 0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90% 100% Marchés développés d’Europe et d’Asie-Pacifique Amérique du Nord 40% 50% 10% Avez-vous une préférence pour les entreprises familiales ou non familiales ? GRAPH 32 Avez-vous déjà investi dans une entreprise familiale ? GRAPH 33 Selon la région Très positive Plutôt positive Plutôt négative 2% Cinq 4% Quatre 18% Trois 38% 38% Deux Une Non Oui 36% Entreprises familiales Entreprises non familiales Pas de préférence 39%
  26. 26. 48 | Financement des entreprises familiales de taille intermédiaire – Les investisseurs privés, clé de leur croissance ? Financement des entreprises familiales de taille intermédiaire – Les investisseurs privés, clé de leur croissance ? | 49 Une approche personnelle privilégiée La plupart des investisseurs privés s’investit personnellement dans les entreprises familiales (Graphique 36). Cette attitude s’explique par le fait que la plupart des investissements est effectuée sur la base de recommandations personnelles ou par le biais d’un réseau personnel de contacts. Un entrepreneur argentin commente : « Nous avons investi personnellement car nous connaissions la famille qui dirigeait l’entreprise et que nous avions des garanties sur les rendements et la rentabilité ». Un investisseur brésilien ajoute : « Dans les deux cas où nous avons investi dans des entreprises familiales, ces investissements ont été faits dans des entreprises que nous connaissions personnellement et nous avons financé la croissance de leurs activités ». Un autre investisseur saoudien n’ayant jamais investi dans les entreprises familiales ajoute : « Il est très probable que j’investisse dans une entreprise familiale si je connais un membre de la famille ou si je dispose d’informations sur la valeur de l’entreprise. L’expérience dans le secteur n’est pas, pour moi, un facteur déterminant, puisque la compétence peut être externalisée ou est déjà présente dans la famille ». Toutefois, il existe des disparités selon les pays. Les investisseurs privés basés en Europe et en Asie-Pacifique sont davantage disposés à investir de façon plus informelle, tandis que les investisseurs basés en Amérique du Nord et dans les marchés émergents tendent à investir dans un cadre plus formel, en ayant recours à des gestionnaires d’actifs pour leurs décisions d’investissement (Graphique 36 – selon la région). Quels modes d’investissement utilisez-vous quand vous investissez dans des entreprises familiales ? GRAPH 36 Dans l’ensemble 45% 33% 18% 4% Selon la région Marchés émergents 47% 42% 11% 46% 19% 27% Amérique du Nord 40% 50% 10% 0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90% 100% Marchés développés d’Europe et d’Asie Pacifique 8% Par le biais d’une structure formelle avec des gestionnaires guidant mes investissements J’investis personnellement Avec d’autres investisseurs privés/ membres de la famille dans une structure propre Avec un groupe d’individus via un accord Investir dans les entreprises familiales a été une très bonne expérience car elles sont très ouvertes d’esprit et elles entretiennent de très bons rapports avec tous leurs contacts. Elles accordent systématiquement de l’importance à tous leurs investisseurs financiers, ce qui encourage davantage l’investissement. INVESTISSEUR PRIVÉ, CHINE
  27. 27. 50 | Financement des entreprises familiales de taille intermédiaire – Les investisseurs privés, clé de leur croissance ? Financement des entreprises familiales de taille intermédiaire – Les investisseurs privés, clé de leur croissance ? | 51 Quels facteurs pousseraient les investisseurs privés à investir dans des entreprises familiales ? Les facteurs qui encourageraient les investisseurs privés à investir dans les entreprises familiales concordent avec les considérations révélées comme importantes par les familles interrogées, à savoir une vision à long terme et une approche plus personnelle que rationnelle. L’étude montre également que les difficultés rencontrées sont partagées à la fois par les entreprises familiales et les investisseurs privés. Cela signifie que les investisseurs privés pourraient être une source de financement bien plus importante pour les entreprises familiales, si l’offre et la demande étaient plus facilement mises en relation. Les investisseurs privés cherchent à investir davantage dans les entreprises familiales Les investisseurs privés désirent investir davantage dans les entreprises familiales en raison des expériences précédentes positives. 62% déclarent qu’ils sont intéressés ou très intéressés par la perspective d’investir dans une entreprise familiale (Graphique 37). Seulement 10% d’entre eux déclarent qu’ils n’ont aucun intérêt à investir dans ce type d’entreprise. Gérer les entreprises familiales dans une perspective de long terme est l’attrait principal pour les investisseurs privés (Graphique 38). Cette perspective à long terme est également la principale motivation des entreprises familiales à obtenir des financements de la part des investisseurs privés. Une approche partagée du risque est la deuxième motivation des investisseurs privés (et la troisième des entreprises familiales). La probabilité de négociations moins complexes et le fait que les entreprises familiales représentent un mécanisme efficace pour la pérennité du capital sont d’autres facteurs importants Les entreprises familiales sont gérées avec une vision à long terme. C’est ce qui garanti leur réussite d’un point de vue stratégique. Un accord ou une collaboration avec l’une d’entre elles est moins compliqué à obtenir et a une dimension plus personnalisée. Ces éléments sont très attractifs. ENTREPRENEUR, ALLEMAGNE de décision pour les investisseurs privés, ainsi que l’interaction personnelle avec les membres de la famille, en particulier avec les cadres dirigeants. Beaucoup d’entre eux expliquent que cela leur ouvre plus de possibilités pour apporter des conseils stratégiques. Un investisseur polonais le formule ainsi : « Je suis très intéressé par ce type d’investissement car les entreprises familiales sont concentrées et déterminées à travailler pour la pérennité et le succès de leur famille et de leur entreprise. Les décisions sont rapides et nous pouvons constater davantage de partage et de collaboration dans leur management ». Un entrepreneur russe reconnait que les relations plus personnelles et l’esprit collaboratif dans les entreprises familiales rendent l’investissement plus attractif : « J’ai financé beaucoup d’entreprises familiales parce qu’elles privilégient les relations personnelles et fournissent des informations quant à leur progression. De plus, grâce à une croissance des activités et l’apparition de nouvelles opportunités, les fonds accordés à ces entreprises ont tendance à dégager un meilleur rendement ». Un entrepreneur mexicain précise : « J’estime que les investissements sont des paris et je fais de mon mieux pour tirer les bonnes cartes dans la mesure où j’investis massivement dans un nombre réduit d’entreprises en misant sur une meilleure rentabilité à long terme. Si je me fie à mes expériences passées, je préfèrerais investir dans des entreprises familiales ». En accord avec la vision des entreprises familiales, les principaux facteurs d’investissement sont tous tangibles et mesurables. Les facteurs moins tangibles tels que les valeurs ou les affinités familiales sont considérés comme moins importants figurant au bas de la liste. Quels facteurs vous ont poussé ou pourraient vous pousser à investir directement dans une entreprise familiale ? 31% 9% 19% Une approche similaire du risque 15% 16% 13% Des négociations plus faciles 10% 17% 12% 13% 11% 13% Des relations plus personnelles 9% 13% 12% Des valeurs similaires/une philosophie similaire 8% 15% 12% Des affinités et des connexions existantes 7% 10% 11% 7% 9% 8% 0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% Des entreprises gérées dans un perspective à long terme Un mécanisme efficace pour la préservation du capital Des expériences précédentes au sein d’entreprises familiales Quels facteurs vous ont découragé ou pourraient vous décourager à investir directement dans une entreprise familiale ? 19% 11% 13% 0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% Possibilité de conflits entre les membres de la famille Offre limitée 23% 11% 8% Difficultés à trouver le partenaire approprié 14% 17% 9% Difficultés à obtenir une part dans le capital 7% 14% 17% Faibles exigences en matière de reporting financier 13% 10% 13% 4% 8% 17% Stratégie peu claire, uniquement tournée vers le « bien-être à long terme de la famille » Complexité des négociations 10% 13% 5% 8% 10% 10% Manque de professionnalisme dans l’équipe de management 4% 5% Personnalités fortes des précédents/actuels propriétaires 2% Attentes fortes en matière de responsabilité sociétale 2%3% GRAPH 38 GRAPH 39 Le plus important Le second Le troisième Dans quelle mesure êtes-vous intéressé pour investir directement dans une entreprise familiale ? GRAPH 37 10% Pas intéressé 28% Peu intéressé 42% Relativement intéressé 20% Très intéressé
  28. 28. 52 | Financement des entreprises familiales de taille intermédiaire – Les investisseurs privés, clé de leur croissance ? Financement des entreprises familiales de taille intermédiaire – Les investisseurs privés, clé de leur croissance ? | 53 Des opportunités difficiles à trouver Sans surprise, la possibilité de conflit et de désaccord entre les membres de la famille se révèle être la principale raison pouvant décourager les investisseurs privés d’investir dans une entreprise familiale (Graphique 39, page précédente). « Si les membres d’une famille gèrent une situation avec leurs émotions plutôt qu’avec pragmatisme, il y aura des conflits qui les empêcheront d’atteindre leurs objectifs. Cela pourrait me décourager fortement d’investir dans des entreprises familiales », déclare un entrepreneur canadien. Cependant, les autres obstacles cités sont les mêmes que ceux évoqués par les dirigeants familiaux : une offre limitée et des difficultés à trouver le bon partenaire. Il y a clairement une nécessité de trouver des moyens efficaces pour rapprocher les entreprises familiales et les investisseurs privés. Un entrepreneur français ajoute : « Il est particulièrement difficile de trouver un partenaire adapté qui partage la même philosophie et les mêmes méthodes de travail, c’est pour cela que la disponibilité est réduite ». Les investisseurs privés considèrent que la difficulté à obtenir une part du capital dans l’entreprise familiale est un obstacle (quatrième facteur cité). Pourtant, en réalité cela ne constitue pas nécessairement un obstacle, puisque les résultats de notre enquête sur l’entreprise familiale laissent penser que beaucoup d’entreprises seraient disposées à ouvrir leur capital à l’investisseur adéquat. La participation au conseil d’administration et le contrôle sont importants pour les investisseurs privés En termes de gouvernance, la possibilité d’obtenir une place au conseil d’administration est le critère le plus important pour les investisseurs privés (Graphique 40). L’enquête sur les entreprises familiales indique que cette option est possible car 30% des entreprises déclarent qu’elles seraient prêtes à accorder un siège au conseil d’administration en échange d’investissement (Graphique 14, page 26). Cependant, la question du contrôle est une question plus complexe. Si la possibilité d’obtenir une part majoritaire est classée comme la deuxième exigence la plus importante aux yeux des investisseurs privés, la quasi-totalité des entreprises familiales interrogées fait part de sa volonté de garder le contrôle de la direction de l’entreprise et du capital. Les bénéfices et les perspectives de croissance sont attractifs Les facteurs opérationnels les plus attractifs pour les investisseurs privés sont la rentabilité élevée et le potentiel d’une forte croissance interne, témoignant de leurs objectifs de valorisation du capital à long terme et de leur volonté de prendre des risques modérés (Graphique 41). Ces facteurs sont suivis par des flux de trésorerie importants et une solvabilité élevée. Si vous investissez dans une entreprise familiale, quels facteurs relatifs à la gouvernance seraient importants pour vous ? 25% 28% 20% L’entreprise montre une bonne rentabilité 41% 16% 10% L’entreprise a un fort potentiel de croissance interne 14% 18% 16% L’entreprise a d’importants flux de trésorerie 9% 21% 10% L’entreprise affiche une forte solvabilité 10% 16% 14% L’entreprise existe depuis des générations 7% 5% 19% 5% 7% 10% 0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% L’entreprise est située dans un pays aux perspectives économiques favorables 10% 14% 6% La gestion de l’entreprise est impressionnante et inspirée 0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% Possibilité d’obtenir un siège au conseil d’administration 27% 9% 14% Possibilité d’acquérir la majorité des parts de l’entreprise 14% 16% 19% Possibilité d’investir par les capitaux propres plutôt que par la dette 12% 6% 14% L’implication de membres indépendants au sein du conseil d’administration 10% 10% 12% Une vision claire sur le plan de succession de l’équipe dirigeante 4% 15% 10% Une vision claire sur le plan de succession de l’actionnariat de l’entreprise 10% 8% L’absence de conflits d’intérêts dans les activités de l’entreprise 2% 6% 6% Le fort investissement des membres de la famille dans la gestion de l’entreprise 3% Le capital est réparti entre les actionnaires 2%2% 10% 5% Il existe une opportunité pour l’entreprise d’avoir une position forte en termes de concentration sectorielle (par exemple à travers des acquisitions) 2%1% GRAPH 40 Si vous investissez dans une entreprise familiale, quels facteurs relatifs à l’entreprise seraient les plus importants pour vous ? GRAPH 41 Le plus important Le second Le troisième
  29. 29. 54 | Financement des entreprises familiales de taille intermédiaire – Les investisseurs privés, clé de leur croissance ? Financement des entreprises familiales de taille intermédiaire – Les investisseurs privés, clé de leur croissance ? | 55 Conclusion : Comment favoriser le rapprochement des entreprises familiales et des investisseurs privés ? Résumé Les principaux obstacles aux partenariats entre les investisseurs privés et les entreprises familiales concernent leurs perceptions respectives du contrôle de l’entreprise. Les solutions proposées sont l’actualisation des actionnaires familiaux de ces entreprises aux différentes options de financement, le réseautage et le recours aux conseils extérieurs. L’engagement dans l’entreprise, que ce soit par l’obtention de parts au capital ou par l’attribution d’un siège au conseil d’administration, devrait attirer les investisseurs privés. Pour une entreprise familiale, les caractéristiques les plus attractives chez un investisseur privé sont : une vision à long terme, une expertise du secteur et un faible niveau d’interférence dans la gestion opérationnelle de l’entreprise.

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