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Aspects économiques

  1. 1. Économie de KontumKontum a une très faible économie mais tente dy remédier. Kontum est une région deshauts plateaux du centre du Vietnam couvrant environ 9 900 km². Géographiquement KonTum occupe une position clé dans les échanges avec le Cambodge et le Laos. La régionde Kontum est peuplée majoritairement par des minorités. Économiquement pauvre, defaible densité, sans grandes ressources minières ni réseau éducatif digne de ce nom, larégion est fortement défavorisée. Cependant, une université a été fondée pour tenter decombler ces lacunes. Son principal secteur d’activité est le secteur agricole. Champs de café de la région de KontumLa région dispose d’une économie assez faible mais assez variée comportant notammentle riz (surtout cultivé par les Bahnars sur terrain inondé/les autres ethnies cultivent surbrûlis), le maïs, la patate douce, le sésame, les haricots, la banane, lorange, lamandarine, lananas, lélevage bovin et porcin (qui est bien développé), lhévéa, le tabac,le coton, la canne à sucre, le chanvre, le théier, le bois de fer (bois de la forêt), le teck(bois de la forêt), le bassia (bois de la forêt), le santal (bois de la forêt), le shoréa (bois dela forêt), le dipterocarpus (bois de la forêt), lébène (bois de la forêt), le ginseng (herbesmédicinales de valeur), langélique (herbes médicinales de valeur), la cardamome (herbesmédicinales de valeurs), le titane, le fer, le chrome, le zinc, lor, le cuivre et le bauxite.Léconomie de Kon Tum est majoritairement basée sur le café et le manioc. Le Vietnamest entré de manière triomphante dans léconomie du café, il y a quelques années pour seplacer 1er producteur mondial de robusta et 2ème producteur de café (toutes catégoriesconfondues), largement devancé par le Brésil, mais très largement devant la Colombie.Rapidement devenu le premier producteur mondial de robusta, sa surproduction a hélasfait chuter le cours mondial à la bourse de Londres en 2000. Ainsi, le Vietnam, pour desvolumes de production toujours aussi élevés, gagnait beaucoup moins dargent et certainsproducteurs de café se retrouvaient à produire à perte. Heureusement, aujourd’hui, lecours du café se porte mieux et l’économie caféière continue de monter.
  2. 2. Cours mondial du café depuis 2001 à la bourse de LondresLe café vietnamien est majoritairement vendu aux Philippines, en Indonésie, en Malaisie,à Cuba, ainsi que sur dautres marchés émergents tels que le Sénégal, le Bangladesh etla Côte dIvoire. Le Vietnam a également des échanges commerciaux avec ses paysvoisins tel que le Cambodge et le Laos.La production de café vietnamienne se concentre dans les provinces de Dac Lac, LamDong, Gia Lai et Kon Tum dans les Hauts Plateaux centraux, où au moins 470 000hectares de terre (514 000 hectares selon certaines estimations) sont dédiés à la culturedu café, ce qui représente 85% de la superficie totale affectée à la culture du café dans lepays. La province de Dac Lac est la première région de culture, avec 264 000 hectares.Il existe comme une sorte de code entre les deux ethnies les plus importantes de la régionde Kontum: les Bahnars cultivent les terres blanches alors que les terres rouges sontréservées aux Jaraïs. Or les terres rouges sont plus propice à la culture du café tandis quesur les terres blanches, c’est le manioc qui pousse le mieux. Ce qui explique pourquoi lesJaraï cultivent le café tandis que les Bahnars cultiveront plutôt du manioc. L’économie ducafé présente l’avantage d’être plus durable dans le temps et les cultivateurs disposaient,il y a quelques années, de nombreuse aides pour se lancer dans l’économie caféière. Pied de café robusta
  3. 3. Le café de Kon Tum, le Robusta, ne rapporte hélas pas beaucoup, se vendant à environ20 000 VND le kilo (cours actuel: 1€ = 27 000 VND), chaque caféier produisant environ10Kg de café. Cependant, le café extrait de graines digérées par une belette peut sevendre près de 140 000 VND le verre de café (avec glaçons et eau). Le café Robusta,ayant beaucoup moins de goût (pour la plupart des gens) et moins prisé que le caféarabica, se voit souvent relégué dans la création en poudre ou “expresso”. Le Robusta acependant l’avantage d’être plus résistant (au maladies, aux parasites...). (note: certainsscientifiques pensent pouvoir créer un hybride Robusta/Arabica).Le manioc est cultivé pour sa racine afin de faire des nouilles blanches (utilisé dans lessoupes). Après avoir déterré les racines, il faut les éplucher afin qu’ils sèchent au soleil. Lemanioc à l’avantage d’être plus productif à court terme, mais a tendance à épuiserrapidement les terres sur lesquelles il est cultivé, provoquant ainsi une infertilité pendantplusieurs années. Tubercules de maniocDans les années d’après-guerre et du fait du développement démographique etéconomique, la région a été très largement déboisée, perdant ainsi une grande partie deressources sylvicoles de la région. La déforestation a eu pour effet de remplacer la forêtvierge par des plantations (notamment hévéa, manioc et café) et des “forêts” artificielles(dans une tentative de limiter la déforestation, cependant, lesdites forêts artificiellesdisposent en moyenne de 10 fois moins d’espèces différentes). Exemple de déforestation : la colline était à la base recouverte de forêts.
  4. 4. Malheureusement pour Kontum, au Vietnam, les minorités ne sont pas vues du meilleurœil par le gouvernement. La région a traversé des troubles en 2001 suite aux révoltes desminorités montagnardes, protestant contre la confiscation de leurs terres pour cultiver lecafé (par la majorité Kinh), révoltes qui furent réprimées par le régime communiste.Ainsi 88 % des minoritaires tombent sous la médiane de la richesse du pays, et 72 % fontpartie du quart de la population la plus pauvre du Vietnam. Aussi, malgré une netteamélioration des conditions de vie constatée dans le pays, le développement desminorités est plus lent que celui de lethnie Kinh (lethnie majoritaire). Ainsi un fossédinégalités se creuse entre lethnie majoritaire et ethnies minoritaires. De plus, lesinfrastructures d’éducation sont également moins développées dans les zones dethniesminoritaires, réduisant ainsi les chances des minoritaires d’obtenir des meilleuresconditions de vie.Hélas, les inégalités ne s’arrêtent pas là. Les ethnies minoritaires sont également moinsbien pourvues en infrastructures médicales : moins de médicaments, de cliniques,d’hôpitaux... Il en résulte que les morts causées par des infections et maladies aujourd’huifacilement et communément guéries sont beaucoup plus élevées chez les minoritaires quechez les majoritaires car seulement 38 % des jeunes enfants minoritaires disposent d’unevaccination complète (couvrant toutes les maladies pouvant être mortelle jusqu’à 2 ans)contre 73 % (le double) de jeunes enfants Kinhs. Cependant, il ne faut pas négliger lesavancées sociales ayant eu lieu dans la région, en effet, pour les minoritaires, on estpassé dun revenu moyen de 1 500 000 VND/mois à 3 000 000 VND/mois. Ces progrèssont majoritairement dus à l’explosion de l’économie caféière dans la région. Maison Bahnar Typique Luc Rigaud, Alexandre Wotawa et Jakub Skorupinski

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