Christopher BlancPensant à toiNuit après nuit, je regarde les étoilesMe demandant pourquoi tu n’es pas à mes côtésNuit apr...
dautre ne compte. Plus tard je veux que ce soit à moi de moccuper de toi.Je ne veux pas que tu aies honte de mavoir comme ...
Que tu sois ma princesseEt moi ton chevalierEt je sentirais alors, tes douces caresses.Pour que tu maimes, tu auras un gra...
Je travaille sur mon devoir dhier.Dans ce moment lugubre et obscurJe sentirai la douce brise du ventMérafler les mains, le...
Hugo GrimbertPhilippeTu tappelles Philippe.Tu es né le 10 décembre 2002.Tu es mon frère préféré.Jadore être avec toi.Nous ...
Je taimais depuis la rentrée, mais javais tellement peur de venir te voir,Tu es la plus belle fille que jai rencontrée,Tu ...
Tu tappelais ThierryTu marchais tranquillement dans la rueTu étais seul et tristeTu venais de perdre un procheTu voulais d...
Tu es ma maman,Tu es ma meilleure amie,Tu es lamour de ma vie,Sans toi, je nexisterais pas.Tu es ma vie, mon bonheur, ma s...
Dans ma valise, il y a la tristesse,La tristesse de quitter ma patrie,De quitter ma famille, mes amis,Cette tristesse me h...
Parce que toi,Toi, tu ne mas pas regardée,Tu nas rien vu,Vu que j’étais prête à tout,A tout pour que tu maimes.Pour que tu...
renfermée sur elle-même, celle pour qui on ne peut rien faire, celle sans nom, je suis la femme de, lamère de, je ne mappa...
A la base nous étions quatre, maintenant nous ne sommes plus que deux, et bientôt je partirai seulepour un long voyage, le...
Anthéa LuiziLa nuitToi qui te lèves le soirEt drapes le monde dun ciel noirToi qui chaque fin de journéeEndors le monde en...
Ma famille ne me dit pas au revoirElle ne peut pas me décevoirDans ma valise jemporte des baisersQue tu m’as donnésQui me ...
Nous sommes inséparables depuis toujours et j’espère sincèrement que cela ne changera jamais.Pour que tu maimesPour que tu...
Capucine MoreauPour toi mon petit papaDhabitude quand tu partais pour un voyage daffaires, tu revenais toujours.Je tattend...
Écoute comme je taimeJaurais aimé que tu saches que tu maimes beaucoup plus tôt.Jaurais aimé que tu me prennes dans tes br...
Ma valise est vide,Cependant mon cœur est rempli,De tout ce qui me fait sourire,Mais je dois partir.Je dois men aller loin...
Te demander de partager toutes ces difficultésTe demander de me les donnerTe demander de les oublier pour un instantMais t...
Tout ce que je peux te direC’est que c’est plus haut qu’une collineC’est plus impressionnant que la distance entre la terr...
La solitude te fait sentir que t’es toute seule dans le noir, que même si tu cries, personne ne peutt’entendre. Je crois q...
dans lespace, sans amitié, sans travail, sans rien. Je sens lhumiliation chaque jour. Quelle dure vie,quelle triste vie.Ja...
Dans le monde de lau-delàDes fictions, des miragesToujours interrompus trop tôtPar un commencement nouveauPar le début du ...
Son sourire me rend le mienJe la reflète, comme un miroirDepuis 12 ans déjà que je tiens sa mainEt je nai pas envie de la ...
brise de la mer venue de lOrient, remplit le jour dune présence aimable et habituelle, ta peauendurcie par le temps racont...
Et ma valise, parfois trop lourde, reste toujours à mes côtés, elle maccompagne.Et dans cette valise, pourtant bien rempli...
Apres quelques années à Marseille tu t’es fait de nouveaux amis.Mais ta maman a trouvé un nouveau métier alors tu dois dém...
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Culture urbaine - les textes

  1. 1. Christopher BlancPensant à toiNuit après nuit, je regarde les étoilesMe demandant pourquoi tu n’es pas à mes côtésNuit après nuit, j’écoute là, le son écrasantDe mon Cœur battantNuit après nuit, je regarde autour de moiEt je remarque que tu n’es plus làNuit après nuit, je m’assois iciPour ressentir seulement un manque, le videQue tu as laissé derrièreNuit après nuit, je prie DieuQue tu aies trouvé le bonheur,Là où tu es maintenant mon cœur.Depuis que tu es partieMes mains n’ont pas touché le plaisir depuis les tiennesMes lèvres n’ont pas retrouvé le sourire depuis nos « adieux »Et avec les jours, la distance entre nous s’étendSans parolesCependant, mon amour continue, abandonné et perduEt chaque nuit, l’aile d’un ange s’accroche à mon cœurEt me donne de l’espoir, me rassureMe fait croire qu’un jour, j’aurai de nouveau une place dans ton cœur.Alexandre BroquéLamour paternelQuand je suis né tu étais déjà là pour me protéger. Tu prenais soin de moi. Tu te réveillais tous lessoirs pour venir me voir quand je pleurais.Tu me nourrissais, tu prenais soin de moi. Et tu faisais tout ça sans te plaindre. Tu maimais. Tu mefaisais découvrir le monde. Tu mas accompagné pour mon premier jour décole. Tu mas fait visiterle monde. On a fait plein de voyages. Et tu étais toujours à côté de moi. Tu mas vu grandir ; je mesentais protégé, je me sentais bien quand tu étais là. Jétais content quand tu revenais du travail. Tumas éduqué. Tu maidais quand javais besoin daide. Tu me soignais quand je me faisais mal. Tu es lemeilleur père que quelquun puisse avoir. Maintenant jessaye datteindre tes espoirs, ce que tuattends de moi. Dêtre sportif, intelligent, poli, gentil. Je fais cela pour que tu sois fier de moi. Rien
  2. 2. dautre ne compte. Plus tard je veux que ce soit à moi de moccuper de toi.Je ne veux pas que tu aies honte de mavoir comme fils.Je me force parfois à faire des choses que je naime pas.Je fais cela pour que tu maimes, papa.Le départJe vais bientôt devoir partir. Aller vers un autre pays et laisser derrière moi le bonheur de vivre ici. LeVietnam où jai vécu depuis tout petit. Où toute mon enfance sest passée, tous les bons moments,les bons souvenirs. Devoir quitter ce pays me paraît impossible.Ce sentiment de tristesse quand tu sais que tu ne vas plus revoir ce pays tous les jours. Ou même neplus revoir les personnes que tu connais depuis très longtemps, avec qui tu as créé un lien damitié.Ainsi que ne plus voir les endroits que je fréquentais. Cest comme si le monde que je connaissaisjusque là n’allait plus exister. Une autre porte de ma vie souvre devant moi. Je dois essayer doubliermon passé, et de laisser tomber. Cela m’angoisse.La maison où jai vécu depuis tout petit, je vais devoir la quitter. Ma chambre qui mappartenait et quiva être celle de quelquun dautre dans peu de temps. Celle dans laquelle jinvitais des amis et où onsamusait ensemble : les batailles de coussins, les films dhorreur sur lordinateur, les blagues et leshistoires.Jai préparé mes bagages et cela me rend triste de savoir que je vais partir. Mais cette fois, ce n’est pascomme pour partir en vacances.Je dois tout mettre dans ma valise. Tout ce quil y a dans le placard, tout ce qui dans cette maisonmappartient. Je me sens abandonné.Une des choses les plus dures ce sera de dire au revoir à mes proches, amis, amies, famille.Leurs visages sont gravés dans mon esprit. Je ne pourrai pas les oublier. Quitter mon pays cestcomme si je mabandonnais. Ce sentiment de tristesse me ravage. Il ne peut pas partir. Dans ma têtejai des images de ma vie qui défilent. Je me retourne une dernière fois pour revoir ce beau pays.Lheure est arrivée. Au revoir.Henri ChaligneLes douleurs de mon amourPour que tu maimes, il me faudrait devenir ton hérosQue je devienne à tes yeuxLhomme qui serait le plus grand et le plus beau,Qui pourrait te hisser vers les cieux,Pour que tu maimes, je devrais tout faireMême si tu mignoresMême si tu me coûtes cherJe serai fort, fort, fort !Pour que tu maimes, je devrais te faire rêver
  3. 3. Que tu sois ma princesseEt moi ton chevalierEt je sentirais alors, tes douces caresses.Pour que tu maimes, tu auras un grand dilemmeQue je sois ton héros ou pas.Tu ne serais plus jamais la même.Et je ferais tout et plus pour que ta vie soit sans trépasLes regrets dun déserteurLoin de chez moi, loin de mes douces prairiesJe marche sans jamais regarder derrière moiJai tant perdu, jai tant donné, juste pour quitter ma patrieJe vais de lavant, en espérant garder la foi.Ce matin, je me réveille seul, dans un lit qui ne mappartient pasA mes côtés, je nai plus aucune compagnieJe ne vois plus mes frères darmes avec qui jai partagé tant de repasCes frères que jai dû quitter au milieu de toute cette tyrannie.Même en ce beau midi, au milieu de tous ces étrangers,Je ressentirai une grande nostalgie.Puis arrivera lheure du déjeunerQui deviendra un moment de douce folie.Depuis si longtemps jai été banniJai perdu tant démotions et oublié tant de gensMaintenant en me couchant dans ce doux litJe ferme les yeux pour penser à tout ce qui reste : le néant.Ces moments de ma nuitDans ce moment sombre et noir quest la nuit,Des gens samuseront, dautres chanterontTandis que moi jaurai pour seule compagnieDans la nuit, mon ombre, mon sombre compagnon.Dans ce moment rempli de silenceJe contemplerai les cieux, jobserverai Dieu et son royaumeMon ombre comme seule audiencePuis je me coucherai, pour faire un petit somme.Dans ce moment sublimeOù jécris ces versOù jécris ces rimes
  4. 4. Je travaille sur mon devoir dhier.Dans ce moment lugubre et obscurJe sentirai la douce brise du ventMérafler les mains, les pieds et la figure,Et dans ce moment, ce très beau moment je me sentirai vivant.Ugo De ClerckDans ma ville de MarseilleElle est belle ma ville car ma ville cest MarseilleTu vois le soleil, cest MarseilleTu vois pas la pluie, cest pas ParisIci il y a du bruit, car cest MarseilleIci, tu roules pas en 4L, cest MarseilleMais en Ferrari, cest pas ParisDans cette ville où le foot est roi, Marseille est lempereurDans cette ville, faut pas avoir peurCar il peut y régner la terreurDans ma ville, les gens sont des battants, car on est des gagnantsIci, cest bruyant car ce sont les gensQui le font en regardantÀ la télé Marseille gagnerQuand on a gagné, cest la folie dans la citéEt quand on perd, cest la galèreMais comme cest pas souventOn a le tempsDe faire comme avantCélébrer la victoireCrépusculeÔ crépusculeÔ rouge journéeÔ moment romantiqueSans doute un des plus uniquesUn moment sans égalUn moment qui régaleUn instant de beautéJuste avant la nuitéeLe dernier de la journéeDont on profite avec sa bien-aimée
  5. 5. Hugo GrimbertPhilippeTu tappelles Philippe.Tu es né le 10 décembre 2002.Tu es mon frère préféré.Jadore être avec toi.Nous avons le même caractère.Je suis désolé si je suis parfois méchant.Quand je rentre de l’école, on joue au foot.Les week-ends on fait des matchs de Fifa 13.Merci pour tous les cadeaux que tu m’achètes à chaque fois que tu sors.Jadore dormir avec toi, tu es tout chaud et je dors bien.Jadore jouer au foot avec toi, et parfois je ne te laisse pas jouer parce que je suis jaloux, je sais que tuvas être plus fort que moi quand tu auras 15 ans.Mon rêve cest que tu sois footballeur professionnel.Grâce à toi, jai repris goût à la vie.Choisis bien tes amis petit frère, mais sil te plaît noublie pas le frère qui ta toujours aimé.Je ne saurais te dire combien je taime.Tu comptes tellement pour moi.J’espère que personne ne nous séparera.Parce que sans toi, je ne suis plus moi.Quand j’entends ton prénom, je ne fais que penser à toi.Quand tu es né, j’étais le premier à te porter.Quand tu étais dans ta poussette, j’étais ton chauffeur.Je passais mon temps à te conduire.Je voulais être près de toi.Je mexcuse de tavoir fait du mal quand on jouait car je suis un mauvais perdant.Je suis désolé de ne pas être venu à ton dernier tournoi.Je te promets qu’au prochain tournoi je raterai mon entraînement pour venir te voir et tencourager.Tu es lun des meilleurs joueurs au monde que jaie vu jouer à cet âge-là. Je suis fier de toi.Je tai toujours protégé quand maman te criait dessus, contrairement à mes autres frères.J’étais, je suis et je serai toujours là pour toi.Je suis vraiment fier davoir un frère comme toi.Parfois je me dis : Bon Hugo, tu vas être sympa avec mon petit frèreJe taime et je taimerai toujours petit frère.Mon premier AmourJe me rappelle de la première fois où je tai vue.Tu portais un short rouge et un t-shirt noir.Quand je tai vue, jai tout de suite su que tu serais mienne.Le plus beau jour de ma vie, fut le jour où je tai embrassée, le 6 octobre 2012.
  6. 6. Je taimais depuis la rentrée, mais javais tellement peur de venir te voir,Tu es la plus belle fille que jai rencontrée,Tu es la première que jaime vraiment,Je suis amoureux de toi.Cest le premier grand amour que jai dans ma vie.Tu es tout pour moi, je ne sais pas comment je ferais sans toi.Chaque jour je pense à ton départ, et ça me rend triste.Jai envie que tu restes avec moi, que je puisse te faire des câlins, tembrasser...Pourquoi maimes-tu ?Quest-ce que jai de plus que les autres ?Je veux juste que tu me répondes à cette question avant que tu partes.Je fais tout ça pour que tu maimes.Le départ vers linconnuAujourdhui cest le pire jour de ma vie, je dois quitter ma ville, une ville que je noublierai jamais, uneville où jai grandi, où mes parents mont éduqué, où jai appris à vivre. Ce pays, cette ville, cespersonnes vont me manquer... Je nai jamais pris la route en destination de l’aéroport, je nai jamaisquitté ce magnifique pays. Je ne sais pas si je pourrai vivre dans un autre pays que le mien... Je ne saispas quoi mettre dans ma valise, jai tellement dobjets importants mais une chose est sûre cest quejemporte tous mes maillots de lOlympique de Marseille, cest la seule chose à laquelle je tiens, biensûr après ma famille. Je nai pas envie de quitter mon pays, je ferais tout pour y rester. Chaquepersonne a un pays à lui, et le Chili cest mon pays, et jamais je ne voudrais labandonner, je veuxmourir dans ce pays, y fonder une belle famille...Timoty GuiroyToi qui tappelaisTu tappelais ChloéTu avais une famille qui taimaitTu tes fait kidnapper et violerTu as été retrouvée, saine et sauveMais peut-être blessée à vie moralementTu tappelais JeanTu nétais quun simple enfant de 3 ansTu voulais vivre tranquillementTu as été enlevé et persécutéTu as été retrouvé 20 ans plus tardTu ne te souvenais plus de rienTu étais tout abîméMais tu as des parents qui taiment et qui taimeront toujoursEt qui vont taider à tout surmonter
  7. 7. Tu tappelais ThierryTu marchais tranquillement dans la rueTu étais seul et tristeTu venais de perdre un procheTu voulais du réconfort, un homme arrivaTe tendit la main et tu disparusTu étais tous ces enfantsTu as vécu un moment terribleTu as été aimé et retrouvéTu ne veux plus revenir en arrièreTu as survécu et tu vis de lavantMaintenant tu es heureux ...Cette nuitLobscurité règne autour de moi,Où je suis, je ne sais pas,Lentement mon cœur bat,Près de moi, une voix,Quelquun est présent,Cest son souffle, pas le vent,Je narrive pas à me lever,Je stresse, je suis coincé,De toutes mes forces je crie,Personne ne vient,Vais-je rester en vie ?Quimporte jai fait mon chemin,En une fraction de seconde,Ma vie a défilé,Et cest une femme blonde,Qui est venue me chercher,Je mendors pour la fin dune vie,Je vois mes proches dans les nuages,Tout autour de moi une lumière brille,Cest la fin de mon voyage.Silke KobzaLamour envers une mamanDepuis que je suis née, tes baisers mont toujours fait sourire,
  8. 8. Tu es ma maman,Tu es ma meilleure amie,Tu es lamour de ma vie,Sans toi, je nexisterais pas.Tu es ma vie, mon bonheur, ma souffrance.Tu es mon modèle,Je veux te ressembler,Sur ton passage, tu rends les gens heureux,Tu es la plus belle personne descendue sur terre,Même si ta vie nest pas parfaite,Même si au cours de ta vie, tu as manqué des étapes,Je tadmire,Je tadmire depuis toujours.Dès que jai appris que jallais vivre à lautre bout du monde,Jai paniqué, jai eu peur quil t’arrive quelque chose,Et que je ne sois pas là pour toi,Je tai fait souffrir en partant si loin, sans quon puisse se toucher, se parler.Tu me manques tellement,Chaque jour, chaque minute, chaque seconde je pense à toi,À toi ma maman.Ça fait longtemps que je veux te dire quelque chose,Quelque chose dimportant,Je veux que tu saches que «Je taime»,Si je pouvais, je te le dirais jour et nuit,Je rêve de te prendre dans mes bras,De te serrer fort,De ne plus te lâcher,De rester avec toi,Pour oublier tous ces moments de souffrance sans toi,En pleurant ce manque quil y a au fond de mon cœur.Je taime et je taimerai pour l’éternité, Maman.Un départ rempli d’émotionsDans ma valise, il y a bien sûr mes affaires,Cette valise renferme ma vie,Toute ma vie.Dans ma valise, il y a une angoisse,Une peur de faire un mauvais choix en te quittant,Une angoisse qui me ronge lesprit,Une angoisse interminable.
  9. 9. Dans ma valise, il y a la tristesse,La tristesse de quitter ma patrie,De quitter ma famille, mes amis,Cette tristesse me hante.Dans ma valise, il y a des souvenirs,Des souvenirs denfance,Qui restent gravés dans ma mémoire.Dans ma valise, il y a une pensée,Une pensée pour les gens que je connais,En regardant les étoiles je pense à eux,À ceux que jaime,Ceux qui ont toujours été là pour moi.Dans ma valise, il y a aussi une curiosité,Une curiosité de découvrir un nouveau pays,De découvrir une nouvelle culture, de nouvelles personnes,Une curiosité insatiable.Dans ma valise, il y a le bonheur,Le bonheur de retrouver les personnes que javais quittées,Ce moment où lon pleure de bonheur,Et cest grâce à ces retrouvailles,Quon découvre à quel point on aime certaines personnes,Cest un vrai sentiment de bonheur.Un amour tragiqueQuand je tai vu jai tout de suite su que c’était toi,Toi lamour de ma vie,Mais comment faire pour que tu maimes ?Jai essayé dattirer ton attention,Chaque jour, je tai observé,Chaque jour mon amour pour toi a grandi,Jai tout fait pour que tu t’intéresses à moi,Tout pour que tu maimes.Maintenant il est trop tard,Trop tard pour que tu penses à moi,Pour que tu sois là pour moi,Pour que tu maimes.Je suis partie,Partie trop loin,Avec trop de souffrance au fond de moi,
  10. 10. Parce que toi,Toi, tu ne mas pas regardée,Tu nas rien vu,Vu que j’étais prête à tout,A tout pour que tu maimes.Pour que tu te rendes compte que les filles comme moi,Les filles qui ne sont pas trop jolies,Nous avons des vraies valeurs,Il fallait que je fasse quelque chose,Pour que tu maimes.De ma tombe,Je pense à toi.Mia LamSous ta main, je meursRegarde autour de toi et dis-moi si le monde est parfait ? Regarde autour de moi et demande-toi si tuvois l’égalité régner ? Regarde autour de toi et explique-moi pourquoi, pourquoi la femme estinférieure, pourquoi les femmes sont-elles battues ? Qui est arrivé un jour et a dit : « Vous serezdominées, vous serez soumises à des hommes qui nont rien compris à la vie, qui ont perdu le sensde l’être, qui cherchent la puissance par la force alors que vous lavez dans l’âme. »Il nexiste rien de plus abject que la violence machiste : vouloir imposer la volonté du « mâle » par laforce ne fait que démontrer sa faiblesse et son étroitesse desprit.Comment sommes-nous arrivés au point où la maltraitance des femmes fait partie de la culture ? Aleur faire croire que tout ça est normal, telle est la tradition, tel est le mode de vie, le mari a raison ettoi tu nauras pas davis.15 ans que je suis mariée, chaque jour est une crainte, une peur, une terreur, je ne sais plus où jensuis, je ne sais plus qui croire, à qui faire confiance, je ne peux pas me permettre de me confier àlhomme avec qui je vis, lhomme qui détruit ma vie petit à petit, lhomme qui ma piégée entrelamour, la douleur et la frayeur, lhomme qui me bat... mais je nai pas le choix maman, je nai nullepart où aller... Qui s’occupera de mes enfants ? Je ne peux pas partir, je ne peux pas men sortir, sortirde ce cauchemar permanent, de cette angoisse qui m’engloutit car je sais que si je pars il merattrapera…Je ne sais même plus si je saigne ou si je m’endurcis, si je pleure ou si je crie. Jai appris à souffrir ensilence, jai appris à me taire, mais combien de temps mon corps résistera ? Est-il vraiment fait poursubir et supporter autant ?Je ne vis plus, jai arrêté de vivre il y a déjà 15 ans, je suis sourde, muette et aveugle, je nentends quesa colère, je ne vois que ses mains, je ne dis que pardon. Le sang qui coule le long de ma jambe, lesbleus tout le long de mon corps font à présent partie de mon physique, cest une partie de moi, cestlà mon histoire, je suis la femme battue qui autrefois pensait être heureuse, je suis celle qui sest
  11. 11. renfermée sur elle-même, celle pour qui on ne peut rien faire, celle sans nom, je suis la femme de, lamère de, je ne mappartiens plus...Lespoir fait vivre ? Est-ce vraiment cela la devise, l’espoir d’être libre ? D’être indépendante ?Lespoir tue, maman, il me tue chaque jour et chaque instant...Il me dit quil maime, il me dit quil fait ça pour moi, il me dit que sans lui je ne serais rien… A-t-ilraison ? Lamour fera-t-il disparaître un jour la souffrance... ?"Ma chère, peu importe que ton mari ait fait quelque chose de mal, je te le dis, sois patiente, neréponds pas, ne cherche pas querelle, ne sois pas son ennemie..." Et vous trouvez ça normal ??Quune chose pareille soit transmise de génération en génération ? On dit que lhomme a évolué, quenous sommes supérieurs aux animaux, que notre intelligence les dépasse, mais je suis contrainte devous dire que chez les animaux le mâle ne bat pas la femelle, le lion ne mord pas la lionne, et lamante religieuse, elle, pendant ce temps, mange son mari !La violence conjugale nest pas un petit mot, un mot qui se fait discret, que lon place entre deuxphrases, la violence conjugale devrait apparaître en grand et en capitales, pour être dénoncée, pourêtre accusée, car elle existe encore de nos jours dans tous les milieux, cultures et religions.Va, Vis et DeviensD’où viens-tu ? Cest compliqué.Où habites-tu ? Cela dépend.Combien de langues parles-tu ? Plusieurs.Pourquoi ? Il le faut bien.Ou es-tu née ? Loin dici.Je ne comprends pas ? Tu nes pas le seul.Comptes-tu revenir dans ton pays denfance ? Lequel ?Où seront tes projets futurs ? Je ne sais pas.D’où vient ta famille ? De partout...Qui es-tu ? Je suis l’exilée.Les réponses ne sont pas simples, comment expliquer que je suis née dans un pays entourée depersonnes qui ne me ressemblent pas, comment expliquer que malgré ça, je fais tout de même partiedes leurs. En France je suis la Viet et au Vietnam la Française.Être exilé, cest apprendre à vivre autrement mais de la même façon, cest apprendre à dire sans cesseau revoir et faire de nouvelles rencontres. Lexil cest être international, ce sont les voyages et lesnouveaux pays, de nouvelles couleurs, de nouvelles odeurs, de nouvelles personnes, une nouvellelangue et une nouvelle vie.Il faut recommencer à zéro en laissant derrière une partie de notre histoire dans une partie du monde.Peut-être quun jour je reviendrai, peut-être que cet endroit ne fera plus partie de ma vie... Jeréapprends et je m’intègre, je mexcite et désespère.Souvent, jai limpression d’être entre deux mondes, deux origines, deux personnes, deux vies, deuxnationalités. Limpression d’être plusieurs en une seule.Je suis consciente d’être chanceuse, davoir fait, comme on pourrait le dire, le tour du monde à 15 ans,davoir de la famille dans les quatre coins du monde. Mais le monde, je le traverse seule car à chaquevoyage, je finis par laisser derrière moi une personne. Jai semé à chacun de mes pas un membre dema famille.
  12. 12. A la base nous étions quatre, maintenant nous ne sommes plus que deux, et bientôt je partirai seulepour un long voyage, le voyage de ma vie.Jai été, je suis et je serai l’exilée.Luc LonginLes Heures dObscuritéÀ la fin dune belle journée ensoleillée, une couverture dombre envahit la ville. Elle se propage,dévorant tout ce quil y a de bon et de gai, et rejette une tristesse infernale et un deuil incessant.La dernière vague de vent avant la nuit vient, donnant aux gens une dernière inspiration.Soudain, tout est calme. La fin commence.Je suis seul dans ma chambre éclairée ; ma maison située au centre dun océan noir. Je regarde par lafenêtre, échouant à discerner la moindre chose, je me demande ce quil se passe dehors ; ce qu’il y a,ce quils font. Jimagine des meurtres sanglants ; des tirs de pistolets, un homme ivre marchantdrôlement dans la rue, ou une tête qui peut me regarder également, de lautre côté de la fenêtre.Pendant la nuit, tout le monde a une cape dinvisibilité et peut donc faire ce qui lui plaît à labri despoliciers et des habitants. Les lois nexistent plus, les normes et valeurs abandonnées, lHommedevient sauvage et barbare.Mais moi, en toute sécurité dans ma chambre, je pense au lendemain.ExiléCest scandaleux ! Je suis chassé dun pays qui ma promis la liberté, des droits humains, un lieu oùpasser le reste de ma vie.Je dois bientôt prendre la route honteuse de laéroport où ils menverront quelque part ailleurs, dansun lieu étrange, inconnu. Jai passé toute ma vie ici, jy suis né, jy ai grandi, et je comptais vivre icijusquà la fin. Mais non.Chaque personne a un pays qui lui est propre, un lieu dappartenance, un lieu de refuge.Mais que faire si ce pays ne maccepte pas et ne veut plus de moi ?Il y a cinq jours, des soldats sont venus chez moi pour me dire quils ont fait une vérification desantécédents de toute la population et ils ont découvert que mes parents, morts, ont immigré iciillégalement. Une vague de choc ma envahi. Jai donc vécu dans un pays sans y être né, une vie demensonge. Mais ce nest pas possible ! Je me souviens encore de la première fois où je suis allé auparc dattraction de ma ville, la fois où jai serré la main du président quand il est venu faire undiscours sur la place publique. Je me souviens quand jachetais chaque dimanche une glace à la vanilleet surtout le dîner chaque soir à la table à manger avec mes parents.Je vais devoir partir, amenant avec moi tous ces souvenirs et laissant tout objet physique attribué àces souvenirs-là.
  13. 13. Anthéa LuiziLa nuitToi qui te lèves le soirEt drapes le monde dun ciel noirToi qui chaque fin de journéeEndors le monde entierTu fais rêver des enfantsEn leur donnant des rêves charmantsMais tu fais pleurer les plus vieuxAvec des films disgracieuxTa couleur est sombreComme une ombreQui recouvre la mer et le cielAvec tes bras irréelsToi la nuit avec ta luneQui fait ta fortuneFais des envieux partoutAvec tes airs de grand manitouToi la nuit qui finiras par partirTu nous laisseras un bon ou un mauvais souvenirÀ raconter à tous nos prochesAvec une bonne ou une mauvaise approcheLexilJe dois partir loin diciOn ne maccepte plus dans mon paysJai fait quelque chose de malQui est anormalDans ma valise je prends des affairesQui me sont très chèresJy ai des souvenirsQui me font sourireMais aussi des malheursQui font pleurer mon cœurLà où je vais, je suis seulAbandonné comme une vieille feuille
  14. 14. Ma famille ne me dit pas au revoirElle ne peut pas me décevoirDans ma valise jemporte des baisersQue tu m’as donnésQui me réchaufferont chaque foisQue je serai pris deffroiDans ma valise il ny a rienJuste des affaires de vaurienMa valise est videComme la fin dun génocideJe men vais mais ce nest pas définitifSois compréhensifQuand je serai de retourJe ne serai plus un poids lourdMais un homme fortQui se battra jusquà la mortPour protéger sa moitiéQui la tant aiméKim-Anne MerletÀ jamais à toi, à jamais à moi, à jamais à nousQuand j’étais petite tu étais comme mon meilleur ami, mon meilleur complice, mon copilote.Ensemble nous faisions les 400 coups, que ce soit sonner à une porte et partir en courant ou bieninonder la pelouse de grand-mère et nous faire gronder ensuite. Je pouvais manger les tonnes debonbons que tu machetais et je te donnais toujours ceux saupoudrés de sucre acide puisque je saisque tu les adores. Sur la route nous faisions le concours de celui qui voyait le plus denseignes Mc Do.Quand tu venais me chercher à la sortie de l’école nous passions par la boulangerie pour acheter despains au chocolat ou des pailles à la framboise. Tous les dimanches midis c’était pâtisserieobligatoirement. Quand nous étions tout seuls le soir à la maison c’était plateau-télé de petits foursPicard. A Pâques, pluie de chocolats. A l’Épiphanie je tombais toujours sur la fève.Jai une chance inouïe de tavoir ; je tadore. Tellement de personnes ne sont pas proches de leursgrands-parents mais moi cest tout le contraire, sans toi grand-père jaurais raté tellement de choses.Tu es comme le frère que je nai pas eu. Tu me connais par cœur : tu sais ce que jaime, ce qui ne meplaît pas. Il ne faut pas croire que tout cela sest arrêté quand jai grandi. Avec qui ai-je poursuivi legarçon qui me plaisait en voiture ? Qui m’emmène à chaque fois dans mes restaurants préférés ? Toigrand-père, toi. Tu as toujours cherché à me faire plaisir ; même quand j’étais fâchée, même quandnous étions bloqués à la maison. La preuve, quand je navais pas pu aller chez une de mes amies tumavais emmenée dans un parc de jeux ; quand il pleuvait nous faisions des jeux de société et cetteliste peu encore s’éterniser.
  15. 15. Nous sommes inséparables depuis toujours et j’espère sincèrement que cela ne changera jamais.Pour que tu maimesPour que tu maimes, il faudrait que je sois celle que je ne suis pas ; celle qui resterait pour toujoursavec toi. Celle qui puisse te combler ; celle qui occuperait tes pensées. Celle qui te créerait dessouvenirs mémorables ; celle avec qui tu serais inséparable.Pour que tu maimes, il faudrait que je sois celle avec laquelle tu oublies le temps ; celle qui occupeton esprit.Pour que tu maimes, il faudrait que ce soit moi qui tincite à rêver ; celle qui ne cesserait de te faireespérer.Pour que tu maimes, il faudrait que nous soyons de nouveau réunis ; quune toute autre version detoi et moi soit définie. Que même si nos peurs nous crient de tout arrêter, nous ne cessions davancer.Pour que tu maimes, il faudrait quavec moi tu te sentes en parfaite sécurité ; que tu puisses tout meconfier.Pour que tu maimes, il faudrait que je sois celle qui aurait affaibli tes peurs ; celle qui ferait passer lesheures.Pour que tu maimes, il faudrait quà lappel de lamour fracassant, nos cœurs vibrent. Il faudrait quetes sentiments, tu arrêtes de les enfermer et que tu les laisses plutôt sexprimer ; il ne faudrait pas quetu aies honte car tu es la seule personne qui pourrait sen rendre compte.Pour que tu maimes, il faudrait que tes peines se dissipent, que ton âme participe ; que ton amoursubsiste ; pour un sourire, un songe qui feront quil existe.AdieuxJe me condamne à partir. Loin de tous, loin de toi, loin de vous. Je nemporte rien sauf les milliers desouvenirs bouillonnant dans mon esprit. Je men vais demain par le premier train qui rentrera en gare.Je ne reviendrai sûrement pas. Regarde-moi m’éloigner doucement et fais-moi un signe de la main jete regarderai probablement.Je pars car jai besoin doublier tout ce passé troublant, toutes ces histoires que je te racontais. Je veuxme couper du monde extérieur, menfermer dans ma bulle que personne ne pourra jamais percer etque personne ne pourra trouver. Je ne veux pas que lon me cherche, je ne veux pas de contact. Jeveux mimmerger dans la solitude et ne plus penser à rien. Crois-moi cest pour notre bien. Continueà vivre ta vie sans moi, avec un poids en moins. Jexisterai néanmoins en songe, ne m’oublie pascontrairement à moi qui ne veux que ça. Jirai me cacher, au fin fond de nulle part, là où personne neva. Je sais me débrouiller ne t’inquiète pas. Je nai plus dautre solution, je dois fuir, je ne peux pasaffronter la réalité, je nen ai pas le courage ni la force, je suis bien trop faible pour ça et tu le sais trèsbien. Je nai pas cherché à te faire autant de mal. Je vais misoler et écrire encore et encore jusquà ceque je nen puisse plus. Il faut que je me vide et peut-être quaprès je reviendrai mais ne mattends pas.Si tu lis mes écrits un jour, tu verras sous un autre angle mes choix, mes décisions, mes sentiments,mes mensonges et j’espère que tu comprendras. Mais pour le moment je pars et probablement àjamais.
  16. 16. Capucine MoreauPour toi mon petit papaDhabitude quand tu partais pour un voyage daffaires, tu revenais toujours.Je tattendais sur les marches du perron et puis tu arrivais, le sourire aux lèvres, tu étais heureux denous retrouver.Aujourdhui je tai attendu. Pendant longtemps, un peu trop longtemps à mon goût.Puis maman est venue sasseoir à côté de moi, pour la première fois.Mais elle pleurait. Je ne comprenais pas.Puis je suis allée regarder la télé qui était restée allumée,Et jai vu.Jai vu les maisons arrachées. Les rues dévastées.Jai vu les cris, la mort, la souffrance.Jai vu une ville morte, sans signe de vie.Jai vu des quartiers inondés, jai vu des gens crier.Jai cherché un signe de vie, jessayais de comprendre où étaient passés les êtres humains qui étaient làavant.Jai tai cherché du regard papa.Je nai pas cligné des yeux ne serait-ce quune seule fois.Mais c’était dur de comprendre. La ville était sans électricité, sans eau.Jai vu des gens morts sur le bord de la route.Jai vu des gens mourir de tristesse.Jai vu la précipitation, jai ressenti la souffrance, jai senti la boule venir dans ma gorge.Je suis allée voir maman. C’était dur, tu sais papa, de la regarder pleurer.Je voulais tellement que quelqu’un mexplique.Elle ma pris dans ses bras. Elle ma simplement dit quelle maimaitJe suis allée chercher des mouchoirs, et je me suis assis à côté delle.Et je tai attendu papa.Mais tu nes pas arrivé.Jai alors compris que tu ne reviendrais pasMaman ma dit que Sandy tavait pris,Et ce nest que des jours après que jai compris.Petit, tu me disais toujours de rester fidèle à ce que jaime.Cest pourquoi je viens maintenant te rendre visite comme tous les dimanches.Aujourdhui je t’écris cette lettre.J’espère que tu prendras le temps de la lire parce que je taime, moi.Sache que je tattendrai aussi longtemps que tu le voudras.Mais maintenant, je sais que même si je tattends, assis sur les marches du perron,Je sais que plus jamais tu ne me souriras comme avant,Plus jamais tu ne seras heureux de nous voir.Mais tant pis, jattends et je tattendrai jusquà que tu me donnes un signe,Que tu me dises que tu seras toujours là,Que tu me dises que pour toujours tu maimeras.
  17. 17. Écoute comme je taimeJaurais aimé que tu saches que tu maimes beaucoup plus tôt.Jaurais aimé que tu me prennes dans tes bras.Que tu dises que je suis tout pour toi,Et non que tu fasses comme si je nexistais pas, papa.Jai tout fait pour te plaire et t’impressionner.Pour voir un sourire, sur tes lèvres se dessiner,Sentir un minimum de fierté.Mais tu nas jamais été là, papa.Peut-être nétais-je pas assez bien à tes yeux.Peut-être que tu étais trop coléreux.Peut-être aurais-je dû laisser tomber.Mais tout me disait dessayer.Tu devenais parfois violent,Et même un peu trop souvent.Les coups et les bleus sur mon corps auraient dû m’arrêter,Mais je continuais de taimer.Je savais que rien ne nous séparerait,Jamais tu ne tes battu avec moi,Parce que tu ne savais pas que tu maimais.Mais moi je restais près de toi.Aujourdhui tu es parti,Et ce nest quavec la maladie que tu as compris,Que tu tenais à moi,Que je vivais près de toi,Jaurais aimé que tu saches que tu maimes beaucoup plus tôt, papa.Partout où jiraiDans ma valise il y a des souvenirs,Des photos qui me rappellent des sentiments qui ne soublient pasDes photos qui se rapportent à toi.Des photos juste de toi et moi.Dans ma valise il y a du passé, des moments volés,Des passages clés,De la vie,De tout ce quon a bâti.Dans ma valise il y a des cris,Des pleurs, de la rage, de la tristesse,Des bouts de ton cœur, des gribouillages, de la maladresse.Tout ce quon a pu ressentir la nuit et le jour.Mais avant tout de lamour.Dans ma valise jemporte de la tendresse,Jemporte de la délicatesse,Car mon amour pour toi ne cesse,Même si je te laisse et que je te blesse.
  18. 18. Ma valise est vide,Cependant mon cœur est rempli,De tout ce qui me fait sourire,Mais je dois partir.Je dois men aller loin de là,Mais ne tinquiète pas :Je serai toujours près de toi,Loin des yeux mais près du cœurMême si tout cela me fait très peur.Shane MyeongTon vrai sourireTant de mots que j’ai envie de te direTant de câlins que j’ai envie de t’offrirTant de souhaits que j’ai envie de réaliserTant de regrets que j’ai envie deffacerMais lâche comme je suisFaible comme je suisPessimiste comme je suisJe ne peux pasJ’ai envieJe le veuxJe le désireAvec tout mon cœurAvec tout mon espritMais je ne peux pasÀ te regarder souffrirÀ te regarder te forcer à sourireÀ te regarder briséCar tu retiens tout pour moiTu continues à sourire pour moiTu continues à te blesser pour moiTu continues à souffrir pour moiQuelles sont tes limites ?Quelles sont tes motivations ?Tout humain a ses faiblessesTu retiens tes larmesTu retiens tes souffrancesTu retiens tes enviesMais n’es-tu pas aussi un simple être humain ?
  19. 19. Te demander de partager toutes ces difficultésTe demander de me les donnerTe demander de les oublier pour un instantMais tu n’écoutes pasTu ne fais que sourireTu ne fais que prendre toute la responsabilitéAlors, ça suffitDonne-moi ta mainDonne-moi tes souffrancesDonne-moi toutIl faut que tu réalisesTu n’es pas seulTu n’es pas le seul personnage de ton histoireTu n’es pas celui qui doit être au milieu de la scèneJe serai ta collineJe serai ton soleilJe serai ta lumièreSi prendre du courageSi prendre de la forceSi être optimisteSont les qualités qu’il me faut, soitJ’en ai assez de te regarder dans cet étatJ’en ai assez de te voir te sacrifierJ’en ai assez de ne rien faireJ’en ai assez de faire semblant de ne rien remarquerCœur, donne- moi de la forceEsprit, donne-moi du courageCerveau, donne-moi de l’optimismeAfin de protégerAfin de changerAfin de grandirJe ne suis plus la petite filleQui dépendQui a peurQui est immatureFais-moi confianceComme je te fais confiance.Repose-toi sur moiIl n’y a pas de mots pour exprimerMon amourMon respectLa confiance, que jai en toi
  20. 20. Tout ce que je peux te direC’est que c’est plus haut qu’une collineC’est plus impressionnant que la distance entre la terre et le cielC’est plus grand que l’universNe t’inquiète pas pour moiJ’ai grandiJe suis forteJ’ai confiance en moi-mêmeJ’ai du courageAlors, souris pour moi PapaMontre-moi ton vrai sourireCar pour moi, ton sourire, cest la motivationQui me donnera toutes les solutionsEt qui chassera toutes les malédictionsQu’une illusionRegardez cette pomme verte qui est toute seule parmi les pommes rouges. Cette petite pomme vertequi veut s’intégrer à ces pommes rouges. Elle va faire tout ce quelle peut pour y parvenir. Mais pourréussir cela, elle doit aussi sabandonner. Pour pouvoir appartenir aux pommes rouges, elle doitabandonner ses traits de pomme verte. Elle voudra sadapter aux traits des pommes rouges. Cest vraiquappartenir à un groupe nous soulage le cœur, on ne se sent pas seul. Mais nest-ce pas le contraire ?Abandonner ses traits et essayer de sadapter aux autres, ce sont les vraies raisons de notre solitude.Même si on réussit à y appartenir, on perd son individualité donc on ne sera quune carapace. Jessayedavoir le même style que les autres, les mêmes goûts concernant la musique, la nourriture, lesvêtements et l’humeur. Mes désirs et mes envies aussi, je les change afin quils aient quelque chose encommun avec les autres. Je ne me permets aucun défaut, aucune différence par rapport aux autres.Jai peur dêtre rejetée et dêtre seule. Donc je me mens à moi-même ainsi qu’aux autres. Je tourne ledos à ma propre existence et deviens une ombre pour les autres. On ne peut pas jeter les ombresdonc cela me soulage. Mais la vérité ne peut pas changer, la solitude reste. Je me pose la question :est-ce être au centre de l’attention le moyen d’échapper à la solitude ? On dit que même l’homme leplus riche du monde, ressent la solitude. Pour moi, la solitude n’est pas uniquement un sentimentqu’on ressent lorsqu’on est seul. C’est plutôt lorsqu’on sent qu’on n’a pas notre place dans le monde.Lorsqu’on se dit qu’on ne sert à rien dans ce monde et que personne ne vous cherchera si ondisparait un jour.L’envie que mon existence ait une importance sur la vie quotidienne est trop grande pour être justeune envie. C’est là où la solitude est née, un mélange d’envie, de tristesse, de dépression, defrustration et de la peur. C’est un sentiment qui peut pousser une personne à terminer sa vie. Maismême si on tend le bras, espérant que quelqu’un le tiendra pour nous aider, personne ne peut noussortir de la solitude.Seule, uniquement moi.Si je ne me relève pas avec ma propre force, avec ma propre détermination, avec ma propremotivation, je ne pourrai rien faire.La solitude n’est pas un sentiment qu’on peut vaincre facilement et rapidement. Cela demande de lapatience et de la volonté.
  21. 21. La solitude te fait sentir que t’es toute seule dans le noir, que même si tu cries, personne ne peutt’entendre. Je crois que la solitude est juste un test, un contrôle. Ce n’est qu’une illusion, c’est moi quil’ai créée donc c’est à moi de la détruire. Je peux crier tant que je veux et demander de l’aide mais moiseule, peux la chasser. La clé pour fermer la porte de solitude est en moi, j’ai juste à la trouver. Lasolitude n’est qu’une pierre qui m’a fait tomber et je n’ai qu’à me relever. Cela semble si simple or, cen’est pas le cas pour tout le monde. Il faut juste être fier de soi-même et avoir ses propres désirs etenvies, ses propres goûts. Moi aussi, j’avais peur de la solitude mais plus maintenant car je l’ai ferméedans mon cœur, et la clé est détruite. Plus jamais, je ne tomberai dans l’illusion de la solitude. Je neme forcerai plus à essayer d’appartenir à un groupe, je serai moi-même. Tout ce qu’il me fallait était laconfiance, la volonté et ne jamais abandonner. Et vous, avez-vous trouvé une clé qui fermera cetteporte éternellement ?Thinh NguyenMa ville uniqueMa ville est une ville seule au mondeTrès différente des autres villesMa ville qui est la plus belle au mondePetite de taille mais joyeuse villeMa ville avec beaucoup dhumourToujours calme et très sympathiqueLes gens donnent toujours leur amourLes gens se parlent toujours en publicLe matin les hommes prennent leur caféDautres jouent aux échecsDautres prennent leur tasse de théCest le début dune journée correcteMidi est le moment familialLes hommes rentrent chez eux et prennent leur repasCest le moment le plus calmeAprès ce moment de repas, les hommes reprennent leurs pas.Le soir, les hommes entre euxDiscutent de leurs affairesEt les femmes entre ellesSe rassemblent pour faire des commentaires.Cest la fin dune journée sans soucis.Après avoir quitté mon cher pays, jétais triste. Je ne sentais plus la personne en moi. Un pays avectant de souvenirs, tant de joie. À cause de limpossibilité de survivre dans un pays pareil, je devaisdonc déménager pour vivre dans un autre pays ce qui impliquait tant de contraintes pour moi. Jai lesentiment de méloigner de ma patrie, la nostalgie saccumule en moi.Jai une nouvelle vie devant moi. Une nouvelle langue, un nouveau mode de vie. On peut dire quetout a changé pour moi. Les gens de ce pays sont très différents du mien. Je me sens comme jeté
  22. 22. dans lespace, sans amitié, sans travail, sans rien. Je sens lhumiliation chaque jour. Quelle dure vie,quelle triste vie.Jaimerais tant revenir, retrouver mes habitudes, la vie qui mappartient. Chaque nuit, en regardant lesétoiles dans le ciel, je pense à ma famille, dans ce misérable pays en train de souffrir. Ma famille quimattend en mourant de faim, en mourant de soif. Ils mattendent en espérant que je ramène deschoses nouvelles, des choses qui leur permettront de survivre. Moi, dans ce sale état, je nespère riende plus que de survivre dans ce pays lointain.Julie RebejacLa Bella NocheLes étoiles apparaissentLe Soleil tombe du cielPour laisser place à la LuneElles forment un crépusculeCest alors quarriveLambiance festiveEt toutes ses lampes brillantesLe monde commence à s’enivrerChacune leur rythme,Les silhouettes dansentComme si cétait la dernière nuit de leur vieSachant toutes quune fois laube levéeIl faudra rentrer et oublierEt recommencer encore et encorePar là, de temps en tempsTentant de s’agripper à chaque instantUne âme rend son dernier souffleDans les lueurs sombres des ruellesLà où ni la lumière de la LuneNi la clarté des étoiles ne peuvent laiderLà où les joies du champagneNe peuvent pas latteindre non plusEt le lendemain comme si de rien nétaitAprès une dernière prièreElle seffacera des mémoiresLoin des plaisirs nocturnesEt des terreurs de lobscuritéDans les bras de MorphéeBien nichés dans notre litLes rêves nous consumentLes songes nous emportent
  23. 23. Dans le monde de lau-delàDes fictions, des miragesToujours interrompus trop tôtPar un commencement nouveauPar le début du jourLaurore annonce la fin de la nuitChaque chose reprend sa couleurChacun son dynamisme, sa vivacitéAttendant patiemment le retour des ténèbres.Meilleures amies de cœurUne sœur,Cest comme la pluieCest comme une tempêteCest comme un tsunamiCest comme le TêtElle est mon contraireMais elle me complèteAvec elle, jy vois clairAvec elle, tous les jours une fêteCest ma meilleure amieMais aussi ma pire ennemieElle me réconforteNous sommes comme le Ying et le YangTellement contrairesMais toujours complémentairesDhumeur qui change sans arrêtAvec elle, cest pluie puis beau tempsPuis vice versaSans elle, tout aurait été tellement différentGrâce à elle, jai changéJai grandi, mûri, pris confianceEt je nai rien à regretterMa sœur, cest comme ma deuxième moitiéOn est pour toujours connectéesEt quand personne ne me comprendCest elle la première à me tendre la mainCest elle qui me sort de mes malheursParce quelle sait que jaurais fait la même choseElle me fait rire quand jai envie de pleurer
  24. 24. Son sourire me rend le mienJe la reflète, comme un miroirDepuis 12 ans déjà que je tiens sa mainEt je nai pas envie de la lâcherElle me connaît parfaitementElle connaît les goûts, ce que jaimeComme je connais les siensLe destin a bien fait les chosesSi nous nétions pas sœursNous aurions été meilleures amiesMeilleures amies de cœur.Tri Uyen TangLa NuitLe soleil englouti par la mer lui donne une couleur rose, orange marquant la fin dune journée.Poussant un cri silencieux en se noyant. Le sombre règne sur tout, un frisson rend la pièce sinistre.Le silence accompagné par la solitude envahit son corps. Ses grands yeux transparents laissent passerla lumière familière dun astre brillant dans le ciel.Émergeant dans la lueur de la nuit, lange vêtu de ses vielles toiles, passant de maison en maisonlibère ses bêtes affolées, les laissant se faufiler entre les esprits. Elles prennent ceux qui étaient élus etépargnent les autres. Certaines les mordent à belles dents en arrachant du corps leur récompense,dautres font subir à leurs victimes une souffrance infernale jusquà ce qu’elles cèdent en lesplongeant dans un repos éternel. Lenfer donne naissance à ces démons qui ne connaissent aucunegrâce. Ces bêtes définissent toutes douleurs de la vie : lépidémie, la souffrance interne, la mélancolie.Leur cris stridents que seul lautre monde peut entendre, dénoncent les défunts. Et comme le vent, ilsdisparaissent sans aucune trace, laissant dans leur passage des corps inanimés. Je les sens de loin,leurs esprits indignes qui infectent lair froid. Ce monde injuste, égoïste et cruel, rend la mort siminable. Le Jour éclaire les cieux qui cherchent les délinquants. La nuit est timide et effrayée, elle lesvoit, mais ne dit rien. Au loin, des fauves nocturnes qui dorment à laube et vident leurs bouteilles lesoir, dans leur coin, sortent en signalant leur présence, faisant la tournée des grands ducs. Ils excitentles rues et les boîtes de nuit. Ivres de bonheur ils semparent des faibles proies en les prenant par lahanche. Cette eau de vie dont ils dépendent, les rend fous, leur offre un délice sublime et une gloireirréelle.Dans cette pièce vide que jappelle ma chambre je les regarde. À lhorizon létoile du jour sélève avecfierté. Ces bêtes qui baignent si longtemps dans le sombre, craignent la lumière divine qui les rendaveugles, se sauvent dans leur cachette souterraine. Et voici que commence un nouveau jour.Ma villeLoin de toi je me sens mal. Le chagrin et la mélancolie me grignotent jour après jour. Vide de tonabsence, le monde semble irréel. Ton odeur douce et familière de brume du matin, emportée par la
  25. 25. brise de la mer venue de lOrient, remplit le jour dune présence aimable et habituelle, ta peauendurcie par le temps raconte l’histoire digne et noble de ta naissance sous une domination étrangère.Toi qui es si fort et céleste, ne crains rien : seule la guerre sanglante blesse la partie la plus profondede ton cœur. Toi qui ne dors jamais, grandis en télevant vers le ciel éternel, pour te couvrir de gloire,rayonne avec ferveur à travers mon pays natal. Maintenant que tu es loin, je ne sens rien, seule tamémoire me hante. Je ne peux demeurer plus loin de toi. Je sais que tu mattends là-bas à lhorizonoù lor du jour naît. Je reviendrai vers toi, mon amour, mon pays, ma ville.Thierry Tong VietMa sœur, toujours et encoreJe ne me souviens plus comment sest passé le jour de ta naissance. Je ne sais pas comment tu esrentrée dans ma vie, ma maison. Je tai vue grandir. Depuis toute petite, tu étais très bruyante et faible.Tu ne faisais que pleurer et tu ne savais pas encore marcher à lâge de deux ans. Tu naimais pasmanger, il fallait que je te force, que je te crie dessus. Cest peut-être pour cela que tu as un peu peurde moi maintenant. Mais je faisais cela pour ton bien, hein.Après, quand tu as un peu grandi, tu es devenue très calme et timide. Tu étais encore très innocente.Tu avais peur de tout, des fantômes, des abeilles... Il fallait que je te protège toutes les nuits, que je terassure en te disant quaucune chose ne te ferait du mal.Maintenant que tu es un peu plus grande, tu es devenue très indépendante et tu naimes pas lorsquequelquun essaye de taider. Tu es toujours naïve mais tu peux aussi être violente et agressivelorsquune personne t’énerve. Tu es souvent très sérieuse à l’école et en public mais lorsque tu esdans ta chambre, tout ce que tu fais cest chanter, jour et nuit. Tu as une belle voix mais cestinsupportable de t’écouter chanter après une journée fatigante à l’école.Petite sœur, je sais quon nest plus très proches maintenant et quon se dispute très souvent, je veuxque tu saches que tu habites un coin de mon cœur, un coin de ma vie, de mes pensées. Dansquelques années, quand je ne serai plus à tes côtés, il faudra que tu te prennes bien en charge. Parceque je ne veux rien dautre que chaque jour de ta vie, tu tamuses et tu ries.Javais dans ma valise...Dans ma valise, il y a des livres, des gros, des petits, des livres de toutes sortes des livres qui me fontvoyager, qui permettent la fuite, qui aident à rêver.Dans ma valise, il y a la trahison, la tristesse, la solitude et des amis qui m’aiment comme je suis, avecmes défauts et mes qualités. Avec qui tout est simple, avec qui les mots « partage », « rire », « amour »existent vraiment.Dans ma valise, il y a la famille, pour certains ce ne sont que des personnes que lon na pas choisies.Pour certains ce ne sont que des personnes qui partagent nos vies. Pour moi cest bien plus que ça, ilsont toujours été là. Et ça je ne loublierai pas.Dans ma valise, il y a des souvenirs, des deuils partagés ou non, des paroles souvent interdites, dessecrets.Dans ma valise, il y a le bonheur, le rire, la tendresse. Mais aussi le froid, les cauchemars et la lâcheté.Dans ma valise, il y a des rêves…
  26. 26. Et ma valise, parfois trop lourde, reste toujours à mes côtés, elle maccompagne.Et dans cette valise, pourtant bien remplie, pourtant bien lourde de souvenirs, il y a quelque chosequi manque.Nightmares will never go awayThe dreams that I have every night,What do they mean ?Can anyone tell me ?Can anyone help ?They seem so real.They scare me,And play with my mind.I open my eyes and the sky turned red.The red,dripping down my arm.Its in front of my face, behind my back,Its like a river, surrounding me,Drowning me.And I cant see nothing else.Anywhere I look, its still there.There is no place to runNo place to hide, to escape.That red color...The nightmares just wont go away,The darkness is here and is still looming.And if it wakes me up,I will roll over and sleep again.Just so the nightmaresCan once more,Come through the door.Sylvain TraFamilleTu es née en 1972, bien après la Seconde guerre mondiale.Tu n’as pas connu ton père, car ton père s’est fait tuer pendant la guerre.Mais tu as quitté le Vietnam avec ta famille pour chercher une nouvelleVie en France.Tu vas à l’école en France à Marseille pour la première fois. Et tu te sens seule car tu es la seule élèvequi a une autre couleur de peau que les autres.
  27. 27. Apres quelques années à Marseille tu t’es fait de nouveaux amis.Mais ta maman a trouvé un nouveau métier alors tu dois déménager à Montpellier.Et elle s’est remariée avec un autre homme, et elle a eu deux enfants, un fils et une fille.En 1990 tu t’es mariée avec un homme que j’appelle papa.En 1995 je suis né dans un hôpital. Et papa et toi vous avez beaucoup pleuré.NuitLe ciel est noir comme la mort.La nuit nous donne de la tristesse et des mauvais souvenirs.Les ombres sont vivantes dans la nuit.Quand la lumière de la lune envoie ses rayons,Nous voyons nos ombres vivre.Et la couleur noire nous fait toujours peur,Parce qu’à chaque fois qu’on ferme nos yeux,On dirait que c’est la mort.

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