122
La terre glaise apporte confort et
qualité sanitaire à cette longère
vieille de 150 ans.
Chronologie
Conception archit...
www.libnam.eu 2
L’objectif pour les maîtres
d’ouvrage était d’agrandir la surface
d’habitation de la maison (de 105
m² à 2...
Collectif franco-britannique Libnam3
Système constructif
Le bâti existant est réalisé avec
des pierres hourdées à la terre...
www.libnam.eu 4
de chauffage au sol. Le revêtement
de sol est en carreaux de terre cuite,
fixés avec de la barbotine de ch...
Collectif franco-britannique Libnam5
Focus technique :
Le cloisonnement en
torchis.
Les cloisons en torchis, créées dans
l...
www.libnam.eu 6
dont la teneur en eau est de 20%
à 35%. La fabrication du torchis
a nécessité 2  m3 de terre et les
enduit...
Collectif franco-britannique Libnam7
charpentier concernant la pose du
plancher, à l’étage. Celui-ci voulait
faire un lind...
8
Intervenants
Maître d’ouvrage : M. et Mme Montès
Architecte : Cabinet l’Epineguen
(Guingamp - 22)
Extension et charpente...
Prochain SlideShare
Chargement dans…5
×

Montès-fr

184 vues

Publié le

Montès-fr

Publié dans : Formation
0 commentaire
0 j’aime
Statistiques
Remarques
  • Soyez le premier à commenter

  • Soyez le premier à aimer ceci

Aucun téléchargement
Vues
Nombre de vues
184
Sur SlideShare
0
Issues des intégrations
0
Intégrations
28
Actions
Partages
0
Téléchargements
2
Commentaires
0
J’aime
0
Intégrations 0
Aucune incorporation

Aucune remarque pour cette diapositive

Montès-fr

  1. 1. 122 La terre glaise apporte confort et qualité sanitaire à cette longère vieille de 150 ans. Chronologie Conception architecturale du projet en 2010. Travaux de gros œuvre d’avril à juillet 2011. Enduits de finition en 2012. Les propriétaires de cette maison en pierre et en terre ont souhaité agrandir leur maison, pour mieux répondre aux besoins de la famille, qui compte plusieurs enfants d’âges différents. La préoccupation majeure était de conserver la structure et les matériaux d’origine, tout en les complétant par des matériaux isolants écologiques (journal recyclé, laine de mouton, fibre de bois), disponibles localement et mis en œuvre grâce aux savoir-faire d’artisans. Présentation Saint Brieuc Quimper Vannes Rennes Maroué Montès Façade Sud - Photo © Robert Junalik
  2. 2. www.libnam.eu 2 L’objectif pour les maîtres d’ouvrage était d’agrandir la surface d’habitation de la maison (de 105 m² à 220 m² au total), afin de créer des espaces de vie indépendants et autonomes pour chaque membre de la famille (il y a cohabitation d’adolescents et de jeunes enfants). Il s’agissait de créer 3 chambres, une pièce à vivre et une salle de bain. L’idée était de pouvoir compartimenter l’habitat, dans le but de créer des espaces de vie Contexte séparés et autonomes. Sensibilisés à l’éco-construction, les maîtres d’ouvrage souhaitaient que les travaux puissent permettre la mise en œuvre d’éco-matériaux et de techniques traditionnelles. Les agrandissements ont été imaginés de chaque côté du bâtiment existant, à l’est puis à l’ouest, le nord étant protégé par un hangar accolé. Plans © Cabinet l’Epineguen N
  3. 3. Collectif franco-britannique Libnam3 Système constructif Le bâti existant est réalisé avec des pierres hourdées à la terre. Il n’a pas fait l’objet de travaux, en dehors du local technique, destiné à accueillir la chaudière à granulés de bois. Ce local a été isolé par l’extérieur : pose de l’ossature bois en OSB, de fibragglos (panneaux isolants rigides en béton de bois) et insufflation de ouate de cellulose. Les enduits de finition sont réalisés en sable et chaux. L’agrandissement réalisé à l’est, lui, a été édifié à partir d’une grange en terre. Les murs existants (en bauge) ont été rehaussés de 50 cm pour amener la toiture au même niveau que celle du bâtiment principal et pour donner plus d’habitabilité à l’étage. Ces murs ont ensuite été remis en état avec un corps d’enduit terre/ sable/fibres végétales (paille) à l’extérieur, sans enduit de finition. Aucune isolation n’a été ajoutée afin de préserver les capacités d’inertie thermique naturelle de la paroi en terre et ses propriétés hygrothermiques. Un enduit en terre crue a été appliqué à l’intérieur. Pour le sol, il a été effectué un décaissement avec hérisson de pierre (20/40), recouvert de panneaux de liège de 60 mm d’épaisseur (résistance thermique 1,71) et d’une chape maigre en sable et chaux, intégrant le réseau Enduit terre / sable / fibres - Photo © Robert Junalik
  4. 4. www.libnam.eu 4 de chauffage au sol. Le revêtement de sol est en carreaux de terre cuite, fixés avec de la barbotine de chaux. En outre, le cloisonnement d’une des chambres de cette extension est a été fait en torchis. Des ouvertures ont également été créées pour relier cette partie au bâtiment principal (au rez-de- chaussée et à l’étage) et apporter de la lumière avec la pose de carrés bois. Enfin, la couverture de cette partie a été faite en tavaillons (bardeaux de mélèze). Elle a été isolée avec de la laine de bois, recouverte de panneaux de fibres de bois puis de lambris ou de plaques de gypse (Fermacell), à l’intérieur. Concernant l’agrandissement à l’ouest, accueillant le jardin d’hiver, une ossature en bois de douglas a été assemblée, isolée avec de la laine de mouton. La toiture a été réalisée avec du zinc, taillé sur mesure. Un chauffage au sol est alimenté avec des granulés de bois et des panneaux solaires thermiques ont été installés. Pose des tavaillons - Photo © Robert Junalik
  5. 5. Collectif franco-britannique Libnam5 Focus technique : Le cloisonnement en torchis. Les cloisons en torchis, créées dans la chambre au rez-de-chaussée, ont été prévues pour apporter du confort thermique. Elles permettent également une meilleure gestion de l’hygrométrie en favorisant la migration de la vapeur d’eau dans les murs et la captation du surplus d’humidité dans les pièces. En plus, le mélange terre/paille qui compose le torchis procure un confort phonique. Pour réaliser ces cloisons, après la pose d’une bande résiliente en liège au sol et d’une lisse basse en douglas, il a fallu fixer des chevrons verticaux de 8 cm d’épaisseur, tous les 40 cm. Une fois passées les gaines et installés les boitiers électriques, un lattis a été cloué de chaque côté de l’armatureenchevrons.D’uncôté,les lattes ont été fixées horizontalement tous les 5 cm, sur toute la hauteur de l’armature. De l’autre côté, elles ont été fixées seulement sur 30 cm, afin de permettre le remplissage manuel avec le mélange terre- paille, puis le lattis est cloué au fur et à mesure du remplissage. L’état hydrique du mélange doit être celui d’une pâte molle. Il est alors très difficile de former une boule avec la terre, très collante et salissante, Cloison en torchis - Photo © Robert Junalik
  6. 6. www.libnam.eu 6 dont la teneur en eau est de 20% à 35%. La fabrication du torchis a nécessité 2  m3 de terre et les enduits de finition, 1 m3, auxquels a été ajoutée de la chènevotte de chanvre. Pluslevolumedeterreestimportant, plus on favorise l’isolation phonique. A l’inverse, plus la quantité de paille est importante, plus on renforce l’isolation thermique. Avant d’effectuer le remplissage en torchis, pour marquer la finition sur laquelle l’enduit viendra s’arrêter, il faut prévoir une planche de délimitation sur laquelle les montants de porte seront fixés. Lors du remplissage, le torchis qui déborde des lattis sera plaqué sur ceux-ci pour bien les enrober et former un corps d’enduit. Ce dernier sera travaillé ensuite à la taloche. Le torchis devra alors sécher, grâce à l’aération de la pièce, de façon naturelle ou bien à l’aide d’un déshumidificateur, selon les conditions climatiques. Lorsque la terre est bien sèche, l’enduit de finition peut être appliqué. Pour les cloisons intérieures de la chambre, on utilise un mélange de terre argileuse, de sable et de fibre végétale (chènevotte de chanvre). Du côté du couloir, l’enduit de finition est en sable et chaux. Le cloisonnement en torchis apporte une ambiance et un confort exceptionnels à la chambre. La terre utilisée pour les cloisons en torchis provient d’une carrière située à 5 km du chantier. Freins et leviers Chacune des phases du chantier s’est déroulée dans les temps prévus. La relation entre les corps d’état s’est bien passée grâce au maître d’ouvrage qui a joué un rôle de maître d’œuvre. Les intervenants étaient des artisans maîtrisant les techniques de mise en œuvre anciennes (toit en tavaillons, murs en bauge, enduits terre, murs en torchis), ayant du plaisir à exécuter du travail de qualité. Ils étaient peu nombreux et communiquaient bien. A titre d’exemple, le maçon a pu faire modifier le système proposé par le Carrée bois - Photo © Robert Junalik
  7. 7. Collectif franco-britannique Libnam7 charpentier concernant la pose du plancher, à l’étage. Celui-ci voulait faire un lindier supporté par des poteaux à chaque angle de la pièce, n’ayant qu’une confiance modérée dans les murs en bauge, pour y sceller les solives. In fine, il a pu sceller ses solives directement dans la bauge. Parmi les freins rencontrés au cours du projet  : le souhait des propriétaires de remplacer la fosse septique conventionnelle par de la phyto-épuration s’est heurté à un problème d’homologation. En effet, le Centre Scientifique et Technique du Bâtiment (CSTB) n’ayant validé ce type de systèmes que pour 4 équivalents habitant alors que l’habitation en compte 5, le projet a été abandonné, pour l’instant. De plus, l’éco-prêt à taux zéro a été refusé lors de la première demande. Il était exigé la pose d’un isolant unique pour en bénéficier (contre deux prévus). Finalement, le prêt a été accordé après discussions mais le début des travaux a été retardé de trois mois. Chambre : enduit en terre crue - Photo © Robert Junalik
  8. 8. 8 Intervenants Maître d’ouvrage : M. et Mme Montès Architecte : Cabinet l’Epineguen (Guingamp - 22) Extension et charpente : Habitat et Environnement (Kerfot - 22) Maçonnerie et sols en terre cuite : Entreprise Junalik (St Vran - 22) Chauffage au sol : ABE (Trégueux - 22) Chaudière à granulés: Armor Energies Nouvelles (Pléneuf Val André - 22) Isolation par l’extérieur : Avalenn Productions (Plouër-sur-Rance - 22) Carrées bois : Tamm Koad (Plouër-sur- Rance - 22) Coûts Le coût total du chantier s’élève à 90 000 € TTC, dont 30 000€ pour la seule extension ouest. L’éco-prêt à taux zéro obtenu atteint 30 000 € et concerne 3 postes : le remplacement des menuiseries, l’isolation par l’extérieur du local technique et la pose de panneaux solaires (5 m²). Le toit en tavaillons a coûté 7 000€ pour 30 m² de surface de toit. Le coût de cette partie est élevé mais le résultat remarquable. La chaudière (puissance de 14kW) consomme 6 tonnes de granulés bois par an, pour 220 m² habitable, avec un coût annuel de 1 750€. L’eau chaude sanitaire est assurée par la chaudière, les panneaux solaires (qui couvrent 60% des besoins sur l’année) et l’électricité interviennent en complément, hors période de chauffe. La facture électrique s’élève à environ 500€ /an. A moyen terme, les maîtres d’ouvrage ont un projet de récupération d’eau de pluie (grâce aux 700 m² de toiture, hangar inclus). Performances globales Réseau de chauffage, chape maigre et carreaux de terre cuite - Photo © Robert Junalik Contact études ET chantiers www.ecbpdl.org

×