Lir plaidoyer 060412

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Lir plaidoyer 060412

  1. 1. L’AVENIR DE L’INNOVATION EN SANTE : LE DIALOGUE ET LA CONFIANCELes membres du LIR1 en sont convaincus : l’innovation en santé est un vecteur sans équivalent deprogrès médical, économique et sociétal.Pour favoriser la mise au point de traitements innovants et faire face aux besoins médicaux noncouverts, les entreprises internationales de recherche sont unies sur trois objectifs : ! Renforcer la sécurité sanitaire, ! Développer l’excellence et la compétitivité de la recherche française, ! Contribuer à l’efficience du système de soin.Aucun de ces objectifs n’a de sens sans l’adhésion des autres acteurs de la chaîne du soin ni lesoutien des pouvoirs publics. L’État joue évidemment un rôle clé pour créer les conditions d’unedynamique favorable à l’innovation et au dialogue entre toutes les parties, sans exclusive, dans uncontexte financier contraint.L’INDISPENSABLE RENFORCEMENT DE LA SECURITE SANITAIRELe patient doit être mis au centre de toutes nos réflexions: la sécurité sanitaire de nosconcitoyens passe par la mise en place dune meilleure information et d’outils de surveillance dumédicament en vie réelle. Depuis plusieurs années, les membres du LIR militent activementdune part, en collaboration avec les représentants des associations de patients, pour unemeilleure information des patients et dautre part, pour le développement del’épidémiologie et de la pharmaco épidémiologie en France. Ces derniers domaines de laconnaissance jouent un rôle critique pour une information validée des patients et des autorités, pourl’étude des maladies, leur prise en charge, l’orientation de la recherche clinique et l’efficience del’innovation.Les membres du LIR ont fait savoir à plusieurs occasions qu’ils étaient prêts à co-investir pour que desstandards méthodologiques de niveau européen et international voient le jour en France. Les bases dedonnées existent – générales ou spécialisées – qui, si elles étaient partagées, permettraient ledéveloppement d’études indépendantes de pharmaco épidémiologie.Patients, médecins, pouvoirs publics, agences sanitaires et industriels, ont tous intérêt àce que le suivi des nouveaux produits de santé en vie réelle soit doté d’instruments decontrôle performants. L’équilibre entre innovation thérapeutique et sécurité en dépend.1 Le LIR représente seize filiales d’entreprises internationales de recherche en santé : ABBOTT, ASTRAZENECA,BAYER SANTÉ, BOEHRINGER INGELHEIM, BRISTOL-MYERS SQUIBB, GLAXOSMITHKLINE, JANSSEN, LILLYFrance, LUNDBECK, MERCK SANTE, MSD, NOVARTIS, NOVO NORDISK, PFIZER, ROCHE, TAKEDA.
  2. 2. Un suivi des médicaments en vie réelle fera émerger des données scientifiques nouvelles qui : ! renforceront le partage des responsabilités entre autorités de santé, corps médical et industriels ; ! aideront le patient à rebâtir sa confiance dans le système de surveillance du médicament ; ! produiront des connaissances scientifiques nouvelles nécessaires à la mise au point d’innovations plus efficaces, plus sûres et mieux tolérées.Placer la France en pharmaco épidémiologie revient à émettre un double signal : - en direction du patient qui veut les preuves que sa sécurité est prise en considération. - en direction aussi de la communauté internationale qui comprendra que notre pays entend accroitre et défendre ses positions dans le secteur clé de la recherche clinique moderne.EXCELLENCE ET COMPETITIVITE DE LA RECHERCHE : UNE DYNAMIQUE A PRESERVERDepuis plusieurs années, la France a choisi de se placer en acteur-clé des sciences du vivant. Désignécomme priorité stratégique, ce secteur a bénéficié de mesures adaptées (Crédit impôt recherche,fonds Innobio, plan Alzheimer, plan Cancer, plan Maladies Rares). Parallèlement, une politiqueactive de décloisonnement de la recherche académique a été menée dans le but de créerdes passerelles avec la recherche privée.Tous ces efforts ont fait de la France un pays précurseur.Si la contrainte financière amenait notre pays à ralentir son investissement, le risque existe que cettedynamique construite sur plusieurs années se ralentisse, puis s’estompe.Dés lors, l’hexagone apparaîtrait moins attrayant aux investisseurs internationaux qui opèrent sur unescène mondiale ; les mutations accomplies par les universités et les initiatives prises par l’Agencenationale pour les sciences de la vie et de la santé (AVIESAN) perdraient une partie de leur force ;l’accès des patients à l’innovation serait remise en cause.In fine, la santé cesserait d’être une piste de retour à la croissance pour notre pays.Les seize entreprises internationales de recherche qui composent le LIR se sententd’autant plus légitimes à tenir ce discours qu’elles mènent à bien près de 70% des essaiscliniques réalisés en France, et fournissent aux Français 8 médicaments évalués commeinnovants sur 10.Les Filiales françaises de nos groupes pharmaceutiques internationaux jouent un rôle moteur dans lamise au point des nouveaux médicaments et emploient près de 27000 salariés : ! elles investissent chaque année plus de 700 millions d’euros dans la R&D française, c’est à dire autant que le budget investi par L’INSERM ; ! elles mènent plusieurs actions décisives de rapprochement entre les acteurs de la recherche académique et ceux de la recherche industrielle (rencontres internationales de recherche) ! elles jouent un rôle d’ambassadeurs de l’excellence de la recherche française auprès de leurs maisons-mères et se mobilisent pour attirer les investissements internationaux dans notre pays ; ! elles participent activement au bon usage des soins et s’emploient à être des partenaires responsables et crédibles.LIR –ASVF100412 2
  3. 3. OUI, L’INNOVATION EST COMPATIBLE AVEC LA MAITRISE DES COUTSPouvoirs publics, patients, entreprises de recherche, organismes payeurs, médecins ethôpitaux… tous, nous avons intérêt à la maîtrise des dépenses de santé. Mais les effortsde chacun seront d’autant mieux consentis que les voies d’un retour à l’équilibre aurontété élaborées en commun.Les pistes existent pour restaurer l’équilibre des comptes tout en maintenant des objectifs ambitieuxen matière de recherche ou d’égalité d’accès aux produits de santé innovants. Mais ces solutions nepeuvent être que partenariales.Le dialogue permanent et les différents éléments de la méthode contractuelle qui a été mise en placeentre les entreprises du médicament et les Pouvoirs Publics (i.e. Conseil Stratégique des Industries deSanté, Accord Cadre avec le Comité Economique des Produits de Santé, etc.) a permis dobtenir desrésultats significatifs tels que, par exemple, de contenir la croissance du marché du médicament touten garantissant l’accès des patients à l’innovation. Cette approche doit être poursuivie et élargie dansun contexte financier, technologique et réglementaire encore plus complexe.Seul un dialogue confiant et permanent entre les pouvoirs publics et les différents acteurs ensanté fera en sorte que les défis posés par la crise financière ne priment pas sur d’autres défisde long terme comme le vieillissement de la population, la montée en puissance des maladieschroniques, la complexité croissante des enjeux éthiques, la préservation des bases de lacroissance économique de demain …La mise au point de solutions concertées est seule à même de préserver les intérêts demoyen et long terme des acteurs de la chaîne du soin, au premier rang desquels se situele patient.Si les pouvoirs publics estimaient que l’innovation en santé devait être maintenue en tête des prioritésnationales, le circuit qui va de la recherche amont à la reconnaissance de l’innovation mériterait alorsêtre clarifié.Les entreprises de recherche qui apportent chaque année leur pierre aux efforts demaîtrise des coûts et à l’efficience du système de soin, ont besoin que les règles daccèsaux patients de linnovation redeviennent stables, lisibles, incitatives et surtout déployéeset soutenues de façon cohérente par l’ensemble des administrations.Dans un monde de ressources plus que jamais contraintes, seule une gouvernance nouvelle où lesmissions des différentes institutions du système de santé auront été clarifiées, permettra de soutenirl’accès à l’innovation de demain.SOCIETE ET PROGRES THERAPEUTIQUELa santé est un bien à part et la rigueur qui s’impose à tous ne doit pas se réduire à des actionscomptables, mais devrait plutôt nous permettre d’œuvrer de concert vers plus de qualité.L’occasion est aujourd’hui unique de rassembler l’ensemble des acteurs, sous laresponsabilité des pouvoirs publics, au sein d’une réflexion de fond dans le but derestaurer l’équilibre des comptes publics tout en protégeant l’avenir de l’innovation ensanté.En faisant évoluer ses méthodologies d’évaluation dans la concertation, en investissant enépidémiologie et en rendant plus lisibles et prédictibles ses modes de décisions administratives, notrepays jettera les bases d’une légitimité nouvelle, murie collectivement, et susceptible d’influencer laréflexion et l’action des pays membres de l’Union européenne.LIR –ASVF100412 3
  4. 4. Créée exactement il y a 15 ans, l’association LIR a été conçue par les acteurs internationauxde la recherche privée dans le but de débattre des enjeux de la recherche et de l’innovationen santé, en favorisant le dialogue entre payeurs, entreprises, prescripteurs, patients,administratifs et politiques afin de pérenniser un égal accès à l’innovation.Ce « think tank » a acquis une notoriété en produisant des analyses rigoureuses sur lestoutes les questions du progrès thérapeutique et en faisant de son association un espace deréflexion et de dialogue ouvert et constructif, centré sur les attentes des patients et de lasociété. Pour en savoir plus, contacter la directrice du LIR - AGNES SOUBRIER :agnes.soubrier@lir.asso.fr- Centre d’Affaires ATEAC - 112, avenue Kléber – 75 784 Paris cedex LIR centre d’Affaires ATEAC – 112, avenue Kléber – 75 784 Paris cedex 16 www.lir.asso.fr – Tél. : + 33 (0) 1 47 55 74 08LIR –ASVF100412 4

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