Chap 12 Cours à Terme Et Futures Transparents

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Chap 12 Cours à Terme Et Futures Transparents

  1. 1. Chapitre 14 – Cours à terme et futures Plan Ø Différences entre contrat à terme et contrat de future Ø Fonction économique des marchés de futures Ø Rôle des spéculateurs Ø Futures de matières premières Ø Relation entre cours comptant et cours à terme Ø Information des cours à terme Ø Parité cours comptant – cours à terme pour l’or Ø Futures financiers Ø Actions Ø Devises 1Bodie Merton Thibierge - Chapitre 14 http://www.escp-eap.net/publications/bmt © Christophe Thibierge - 2002
  2. 2. Contrats à terme et futures Contrats sur un échange futur à un prix fixé d’avance. Vocabulaire Ø Cours à terme : prix fixé d’avance Ø Cours comptant : prix lorsque la livraison est immédiate Ø Acheteur en position longue / vendeur en position courte 2Bodie Merton Thibierge - Chapitre 14 http://www.escp-eap.net/publications/bmt © Christophe Thibierge - 2002
  3. 3. Contrats à terme et futures : différences Contrat à terme Contrat de Futures Qui ? Accord entre 2 parties Accord indépendant de 2 parties avec un marché donné. Contrat standard Non Oui, selon le marché concerné. Intermédiaire Pas forcément Oui, un courtier chargé de compenser les positions longues et courtes sur le marché. Possibilité de Non, car souvent ces contrats sont Oui car les contrats diffèrent souvent transfert à un tiers liés aux exigences des 2 parties seulement par leur date de livraison. initiales. Rupture de Pas tellement envisageable Régulier: les contrats s’échangent aisément . contrat Garanties ØDépôt de garantie pour s’assurer des retraits requises de parties. ØAppel de marge du courtier si le dépôt de garantie passe sous le niveau autorisé. Régularité Ponctuel Les contrats sont clôturés quotidiennement, ce qui permet de minimiser le risque de défaut. Une partie qui se retire est automatiquement prélevée de son dépôt de garantie. 3Bodie Merton Thibierge - Chapitre 14 http://www.escp-eap.net/publications/bmt © Christophe Thibierge - 2002
  4. 4. Fonction économique des marchés de futures Exemple 1: distribution de blé Un distributeur dispose encore d’un stock de blé équivalant à 1 tonne, à un mois de la récolte. Il hésite entre vendre son stock au cours comptant (C) aujourd’hui ou stocker son blé pendant un mois encore et acheter un contrat future au prix F. Supposons qu’il ait un coût de stockage de S. Dans quelle mesure choisira-t-il de vendre aujourd’hui ou de livrer dans un mois ? Il choisit le contrat future seulement si : F – C > S Cette décision est prise hors contexte économique. En effet, le distributeur ne se posera pas cette question si la prochaine récolte est annoncée comme étant abondante et risque donc de faire baisser le cours. 4Bodie Merton Thibierge - Chapitre 14 http://www.escp-eap.net/publications/bmt © Christophe Thibierge - 2002
  5. 5. Rôle des spéculateurs sur les marchés de futures Ø Réalisation de profits Ø Position avec espérance de gain Ø Démarche Vous prévoyez un cours du blé à 2 €/ boisseau dans un mois. Si le contrat de futures à livraison dans 1 mois a un cours actuel de 1.5 € (inférieur à 2 €), vous prenez une position longue. Vous espérez ainsi acheter à 1.5 € dans 1 mois et revendre directement au cours de 2 € prévu. Inversement, si le cours actuel est de 2.5 € (supérieur à 2 €), vous prenez une position courte. Vous espérez ainsi vendre à 2.5 € dans 1 mois, un blé que vous achèterez à 2 € selon vous prévisions. Ø Bilan • Les meilleurs spéculateurs sont ceux qui anticipent le mieux le marché • Le marché est plus liquide • Sans eux, il n’y aurait pas assez de transactions pour justifier un tel marché 5Bodie Merton Thibierge - Chapitre 14 http://www.escp-eap.net/publications/bmt © Christophe Thibierge - 2002
  6. 6. Information contenue dans les cours à terme des matières premières Ø Si le cours à terme > cours comptant actuel Exemple 1 Un acheteur est intéressé si: F – C =S Ø Le cours à terme informe du cours comptant futur anticipé Cas de l’équation précédente Si pas de blé en stock, F et C ne sont pas liés par une relation d’arbitrage. On achète un contrat future si F < C. Si blé en stock, on ne peut rien déduire du cours comptant futur, mais on peut estimer S 6Bodie Merton Thibierge - Chapitre 14 http://www.escp-eap.net/publications/bmt © Christophe Thibierge - 2002
  7. 7. Parité cours comptant – cours à terme pour l’or Ø Parité cours comptant – cours à terme Relation entre les 2 cours qui permet arbitrage Ø Investissement au comptant Soient C le cours comptant actuel, C1 le cours comptant futur et s le coût de stockage entre les dates d et d1. Le taux de rentabilité entre un achat à d et une revente à d1: C1 − C ror = −s C Ø Investissement en or synthétique Achat comptant à C et position longue (achat à terme) au cours à terme de F. Le taux de rentabilité: C1 − F ror = ˆ +r C Où r est le taux sans risque 7Bodie Merton Thibierge - Chapitre 14 http://www.escp-eap.net/publications/bmt © Christophe Thibierge - 2002
  8. 8. Parité cours comptant – cours à terme pour l’or (suite) Ø Loi du prix unique : Deux actifs équivalents ont même rentabilité D’où, C1 − F C −C +r = 1 −s C C Soit, F = (1 + r + s )C Ø Si F > (1 + r + s) C Profit en empruntant pour acheter à C et en vendant simultanément à terme à F F doit être suffisamment supérieur pour couvrir les coûts de portage et intérêts d’emprunt. Ø Si F < (1 + r + s) C Profit en vendant (à découvert) à C et en achetant à terme à F 8Bodie Merton Thibierge - Chapitre 14 http://www.escp-eap.net/publications/bmt © Christophe Thibierge - 2002
  9. 9. Coût de portage « implicite » pour l’or Ø Le cours à terme n’informe pas plus sur le cours comptant futur que ne le fait déjà le cours comptant actuel Ø Il existe, cependant, un indicateur pour l’arbitrage: Coût de portage implicite = F − C Il représente le coût pour lequel un investisseur choisira l’or synthétique ou l’or réel. Ø Exprimé en pourcentage, il correspond à la somme de r et s: F −C =r+s C Ø D’où un coût implicite de stockage équivalant à: F −C s= −r C 9Bodie Merton Thibierge - Chapitre 14 http://www.escp-eap.net/publications/bmt © Christophe Thibierge - 2002
  10. 10. Les futures financiers Ø Titres non matérialisables : pas de coûts de stockage Ø Exemple 2 Action CAC : part d’un fonds investi dans un portefeuille d’actions. Les dividendes sont réinvestis automatiquement. Contrat à terme sur l’action CAC ó Promesse de livraison de l’action CAC à un prix F et une date fixés d’avance. C1 est le cours comptant à la date de livraison. A la livraison, fictive, il y a compensation ó différence entre F et C1. Si F < C1, l’intervenant qui est long va recevoir la différence. Inversement, si F > C1, il paiera la différence. 10Bodie Merton Thibierge - Chapitre 14 http://www.escp-eap.net/publications/bmt © Christophe Thibierge - 2002
  11. 11. Les futures financiers (suite) Ø En suivant le même raisonnement de parité que pour l’or, la loi du prix unique donne: Entre une action CAC synthétique et une action CAC réelle, en supposant que le prix actuel de l’action synthétique est égal à son cours, F C= 1+ r ⇒ Le cours comptant est égal à la valeur actuelle du cours à terme (actualisé au taux sans risque). Ø Généralisation à T années: F = C (1 + r ) T Ø Si la parité n’est pas respectée, il y a arbitrage. 11Bodie Merton Thibierge - Chapitre 14 http://www.escp-eap.net/publications/bmt © Christophe Thibierge - 2002
  12. 12. Le taux sans risque « implicite » Ø Le taux sans risque « implicite » d’une action achetée au comptant et revendue à terme: F −C r= ˆ C 12Bodie Merton Thibierge - Chapitre 14 http://www.escp-eap.net/publications/bmt © Christophe Thibierge - 2002
  13. 13. Cours à terme et cours comptant futur d’une action Exemple 3 Action CAC à 100 € Pas de dividendes mais prime de risque de 7% par an Le taux sans risque est de 8% ⇒ La rentabilité espérée est de 15%, soit un cours comptant à 115 € dans 1 an. Or, le cours à terme est de 108 € (parité cours comptant – cours à terme). Entre une action CAC synthétique ou réelle, la prime de risque est la même. Le rendement à terme est identique. ⇒ Le cours à terme ne permet pas de prévoir le cours futur. 13Bodie Merton Thibierge - Chapitre 14 http://www.escp-eap.net/publications/bmt © Christophe Thibierge - 2002
  14. 14. Parité et versement intermédiaires Ø La notion de dividendes modifie l’équation de parité : F C= 1+ r Ø Qui devient : D+F C= (1 + r ) Où D est le dividende Ø Soit : F = C + rC − D Ø F = C si et seulement si r = rendement de l’action (D/C) F = C si et seulement si r = rendement de l’action (D/C) 14Bodie Merton Thibierge - Chapitre 14 http://www.escp-eap.net/publications/bmt © Christophe Thibierge - 2002
  15. 15. Dividende « implicite » D = C (1 + r ) − F 15Bodie Merton Thibierge - Chapitre 14 http://www.escp-eap.net/publications/bmt © Christophe Thibierge - 2002
  16. 16. La parité des cours de change Selon la loi du prix unique : En actualisant les valeurs d’un bon du Trésor canadien au cours actuel du $ canadien de C, et d’un bon du Trésor français à valeur de remboursement F, on obtient, F C = (1 + reuro ) (1 + rCAD ) rCAD étant le taux sans risque canadien et reuro le taux français. 16Bodie Merton Thibierge - Chapitre 14 http://www.escp-eap.net/publications/bmt © Christophe Thibierge - 2002
  17. 17. Anticipations dans la détermination des taux de change Ø Hypothèse des anticipations Le cours à terme d’une devise est égal à l’anticipation de son futur cours comptant F = E (C1), où E (C1) est l’anticipation du futur cours comptant C1 Ø En replaçant F par sa valeur d’après l’équation de parité: (1 + reuro ) C = E (C1 ) (1 + rCAD ) 17Bodie Merton Thibierge - Chapitre 14 http://www.escp-eap.net/publications/bmt © Christophe Thibierge - 2002

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