Les réseaux sociaux,	 une question d’éducation ?RAPPORT MEDIAS 2011
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les acteurs éducatifs qui les uti-lisent ? Il s’agit donc bien pour cesderniers de comprendre et maîtriserle phénomène des...
IV Des initiatives à prendre pour les FrancasLes Francas ont acquis au fil dutemps des compétences tiréesde l’interaction ...
Mouvement.	 • en « organisant l’influ-ence » du monde éducatif sur lespratiques de notre société. Celapasse obligatoiremen...
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Les sources d’information surle web étant pour certaineséphémères, le choix a été faitde mettre en ligne ce documentavec u...
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  • Etude et analyse salutaires à l'heure où règne le narcissisme social qui voit fleurir via Facebook et d'autres, la mise en scène des égo plus que des égaux ! Eduquer à une lecture critique des medias et outils numériques devient un enjeu majeur.
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Rapport medias-2011-bai

  1. 1. Les réseaux sociaux, une question d’éducation ?RAPPORT MEDIAS 2011
  2. 2. Ce dossier a été élaboré par un groupe de militants des Francas destatuts et fonctions différents, souhaitant réfléchir à l’influence desmédias sur l’éducation. Ce groupe travaille depuis 2008 sur cettequestion et a choisi de se donner une obligation de publication en directiondu Mouvement de l’état de sa réflexion. La création de cette initiativerepose sur l’impulsion donnée par les textes d’orientations des congrès de2004 et 2009.Depuis sa création, le groupe s’est doté d’une méthode de travail qui s’ap-puie sur l’observation des pratiques d’animation, l’analyse de pratiquesmédiatiques, la lecture d’ouvrages et l’interviews d’experts de l’informa-tion, du numérique et de l’éducation.La thématique retenue dans cet article est celle des réseaux sociaux.Celle–ci s’est imposée d’elle-même dans nos échanges et nous espéronsqu’elle rencontrera vos préoccupations.Cécile PonsotChargée de l’animation du groupe national« Influence des médias sur l’Education »Ont participé à la rédaction de ce dossier :Olivier Baldomero, Christian Combier, Pascal Couffin, Stéphane Fermé, MickaëlGarnier-Lavalley, Gaelle Genevoy, Robert Lataste, Sabine Lavoipierre, SabineMarandon, Guy Pastre, Cécile Ponsot, Maurice Testemale.Ont bien voulu nous livrer le fruit de leur réflexion et de leur expérience surcette question :Pauline Reboul, Fréquence écolePascale Garreau, Internet sans crainteL’équipe de la M@ison de GrignyLe groupe cyber de la région Rhône AlpesLe réseau régional médias de Midi-PyrénéesLes Assises internationales du journalismeUn grand merci à tous !
  3. 3. Les réseaux sociaux,une questiond’éducation ?I Apparition et développement des réseaux sociaux (page 7)1.1 La question du vocabulaire (page 7)1.2 Les pratiques dans les réseaux sociaux / typologies (page 10)1.3 Mobilisation sociale et illusion participative (page 13)II Pourquoi les réseaux sociaux fonctionnent dans notre société ?Quelques hypothèses (page 14)2.1 Des pratiques de réseaux sociaux en cohérence avec le processusd’individuation observé (page 14)2.2 Des facteurs politiques (page 14)2.3 Des enjeux économiques : le web, outil de marketing individualisé(page 15)2.4 Des enjeux culturels (page 16)III Les tensions repérées pour éduquer aujourd’hui (page 17)3.1 Le processus d’individuation (page 17)3.2 La pratique des acteurs éducatifs (page 17)IV Des initiatives à prendre pour les Francas (page 19)4.1 Développer un accompagnement des usages (page 19)4.2 Former (page 20)4.3 Travailler sur une stratégie concertée d’investissementet d’utilisation du web (page 20)V Pour aller plus loin (page 23)3
  4. 4. L’éducation recouvre tout ce qui contribue à la construction et audéveloppement d’un être humain : l’éducation comprend toutesles influences qui peuvent s’exercer sur l’individu pendant sa vie.L’éducation est donc une combinaison d’influences diverses.Ponctuelles ou permanentes, ces influences peuvent être conver-gentes ou contradictoires ; l’individu peut les rechercher, les accep-ter ou les subir ; de natures différentes - physiques, psychologiques,idéologiques… - elles sont aussi d’origines diverses : environnementmatériel, environnement humain, environnement institutionnel, etc.Emanation des circonstances ou production des hommes, toutes cesinfluences sont éducatrices, alors que toutes les situations dont ellesémanent ou toutes les actions qui les produisent ne prétendent paséduquer. Toutes ces influences interfèrent, se complétant, se rela-tivisant ou s’opposant les unes aux autres. Et toutes constituent lebagage individuel et original à partir duquel chacun se construit.Quelle que soit leur nature et quelle que soit leur origine, toutes cesinfluences se conjuguent : l’éducation est globale.Au fil de la vie, toutes ces influences ne cessent de se multiplier etd’interagir : l’éducation est continue. 11 Définition de l’Education empruntée à Roger Legal et Pierre de Rosa, sur laquelle s’entendent lesFrancas.4
  5. 5. Lors de notre premier rap-port, nous avions formuléclairement que nous nepouvions plus nous contenterde parler « d’éducation auxmédias », mais que nous de-vions observer également « l’in-fluence des médias sur l’édu-cation » de par leur prégnancedans la vie quotidienne de cha-cun, prégnance toujours plusforte par le développement destechnologies et des pratiquesculturelles et sociales.S’intéresser à ces évolutions etces pratiques, c’est se préoc-cuper aussi de l’évolution desnormes sociales et des codessociaux aujourd’hui en présen-ce dans notre société : qu’ilsrégissent le rapport aux autres,l’image de soi, les pratiquesrelationnelles, les valeurs do-minantes, les idéologies…Les réseaux sociaux et leurdéveloppement sur le netsont caractéristiques de cesévolutions et il nous semblaitindispensable de nous arrêtersur la compréhension de cequi se jouait au travers de leurdéveloppement. Par ailleurs,les nombreuses interpellationsdes acteurs de l’éducation ontconfirmé la nécessité de ten-ter d’y voir plus clair. Au vu del’impact des réseaux sociaux surnotre quotidien, un mouvementd’éducation, se dotant d’unedéfinition de l’éducation telleque présentée ci-dessus, confir-me l’urgence de s’en emparer.Nous nous sommes donc atta-chés à comprendre le phénomè-ne « réseaux sociaux » ainsi quele contexte dans lequel il s’estdéveloppé et les ressorts surlesquels il repose. Rapidement,nous avons identifié sept ques-tions essentielles pour conduireune action éducative : • De quoi parle t-on ?• Comment les enfants et lesjeunes s’emparent-ils des ré-seaux sociaux ? (Quelle ges-tion ont-ils de l’imaginaire etdu virtuel ? Comment traitent-ils des identités multiples,multiformes ?)• Quelles conséquences sur levivre ensemble ?• Quelles conséquences surle respect des libertés, lesdroits des individus, l’égalitépour tous ?• Quelle contribution à l’épa-nouissement, la compréhen-sion, l’émancipation ?• Quelles conséquences sur laconstruction de la sphère pri-vée, publique, des enfants etdes jeunes ?• Quel accompagnement desenfants et des jeunes dansl’acquisition des savoirs, com-pétences et relations socialesqui en découlent ?5
  6. 6. L’ambition de ce texte est d’offrirquelques clés de lecture et de com-préhension qui doivent permettreaux acteurs éducatifs de situerleurs réflexions dans les multiplesregards médiatiques sur le sujet,qu’ils soient alarmistes, réducteursou encenseurs, ainsi que de donnerdu sens à leurs pratiques.Il s’agit également de poursuivre ledébat de la place des Francas dansces nouveaux médias : quelles utili-sations et quel investissement ?Le développement de la formation,de l’éducation, de l’action des ani-mateurs, est un élément essentielpour assurer cet accompagnement.Mais il est aussi important de réu-nir l’ensemble des acteurs édu-catifs afin de poser une réflexioncommune sur ces questions et deproduire des contenus médiatiquesqui puissent être utilisés par l’en-semble de ces publics.▪6
  7. 7. 1-1 La question du vocabulaireAvant tout, il est nécessairede clarifier ce que l’on en-tend par « média », ce motétant utilisé aujourd’hui comme unterme générique, sans forcémentbeaucoup de discernement.Ainsi nous pouvons distinguer :- Le média : de façon générale,c’est un moyen de communication(naturel ou technique) qui permetla diffusion d’un message comme lelangage, l’écriture, la musique...Dans le domaine de l’informatique,le mot média est aussi utilisé pourdésigner un support qui contient del’information ou des données com-me clés USB, DVD...- Les médias de masse (mass-media) : ce sont des moyens dediffusion collective à destina-tion d’un large public comme lapresse, la radio, la télévision, etplus récemment le web, ou encorel’accès à l’Internet mobile (smart-phone, tablette…).Aujourd’hui, lorsque l’on évoqueles « nouveaux médias », c’est bienen référence à cette dernière caté-gorie, celle des médias de masse.- Internet : c’est le réseau mondialavec son architecture techniqueparticulière « en toile d’araignée ».On pourrait le définir rapidementen disant que c’est un ensemble de« tuyaux » associés à des technolo-gies qui permettent de faire circu-ler des données de façon sécurisée,et ce de plus en plus rapidement,en utilisant des protocoles dif-férents suivant les données trans-portées.De façon plus générale, on regroupesous le terme d’Internet l’ensembledes services  qui l’utilisent, commepar exemple le web (avec ses mil-lions de sites), la messagerie, latéléphonie sous IP, le stockage etl’échanges de fichiers...Le langage commun a tendance àréduire l’Internet au web.- Le web : est un service qui uti-lise Internet. Les évolutions tech-niques et technologiques lui per-mettent de progresser de façonrégulière, notamment en termesd’interactivité avec ses utilisa-teurs. Aujourd’hui, nous sommesdans la fin de période dite du « Web2.0 », dont la manifestation em-blématique est centrée autour desmédias sociaux2.I Apparition et développement des réseaux sociauxAfin de poser un regard critique sur les réseaux sociaux et en comprendreleurs usages, il paraît nécessaire voire indispensable de se cultiver aupréalable sur le contexte de leur apparition puis de leur avènement dansl’évolution d’Internet ainsi que sur l’écosystème auquel ils appartiennent.7
  8. 8. - Les médias sociaux (social me-dia) : ils ont fait leur apparitionauprès du grand public avec leweb 2.0. Ils sont constitués parune multitude de services destockage, d’échange, de partage,de travail collaboratif... spéciali-sés dans différents domaines3.Parmi les médias sociaux, les ré-seaux sociaux ont, entre autres,la particularité de pouvoir regrou-per différentes fonctionnalités etservices disponibles par ailleurset agréger des contenus issus dedifférents services spécialisés utili-sés par l’internaute (comme Flickr,Youtube...).Au sein des médias sociaux, levocabulaire autour des réseaux so-ciaux crée lui aussi de la confusion.Force est de constater que « réseausocial » est aujourd’hui un motvalise qui tient à la fois de lasociologie et de la technologie.Pour y voir plus clair, on essaierade faire la différence entre le ré-seau social et les outils de réseau-tage social (notion bien antérieureà l’arrivée d’Internet).- Un réseau social (concept dela sociologie) est un ensembled’entités sociales (organisationsou individus) caractérisé par lesliens et les interactions entre lesindividus qui le composent. Il nes’agit donc pas là d’outils infor-matiques ou web.On désignera par réseautage socialla démarche qui consiste à utili-ser des moyens et actions qui vontsoutenir et favoriser l’émergencede réseaux sociaux. Car l’arrivéedu web a mis à disposition des in-dividus toute une panoplie d’outilsqui, à travers les fonctionnalitésqu’ils proposent, sont aussi desfacilitateurs de réseaux sociaux,voire de communautés4.▪2 A titre indicatif :- Le web 1.0 : L’utilisateur n’était que consommateur de contenu mis en ligne par “des professionnels”.- Le web 2.0 : L’utilisateur peut interagir, donner son avis sur les contenus proposés,  il peut lui-mêmemettre à disposition, créer et partager ses propres contenus (informations, photos...).- Le futur immédiat : Le web est disponible en flux continu. Une grande diversité de supports etd’objets s’y connecte pour utiliser ou enrichir des bases de données informationnelles dont certainessont en partie co-construites avec les internautes. C’est l’ère de l’Internet mobile qui se dessine. Entermes d’usages, cela s’illustre par la proposition en temps réel d’informations qui viennent enrichirl’environnement dans lequel on évolue. Ainsi, les smartphones sont aux premières loges avec les donnéesdisponibles via la géolocalisation de l’utilisateur. Cette tendance qui utilise les possibilités de l’Internetmobile vise à proposer une “réalité augmentée” à l’internaute.3 (Illustration: http://tinyurl.com/cavazza-panorama2011)4 Sources : http://tinyurl.com/techno-sciences-Glossaire ; http://tinyurl.com/iteco-be-reseau ;http://tinyurl.com/Eric-Delcroix8
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  10. 10. 1-2 Les pratiques dans lesréseaux sociaux / typologies 5Les « statuts » : des raisonsmultiples pour une présence dansles réseauxSans rentrer dans une typolo-gie détaillée, notre approchepragmatique fondée sur unepratique des réseaux et une obser-vation de leur fonctionnement nousamène à identifier des motivations,des pratiques et des intentions dif-férentes. Cet éclairage a pour vo-cation d’éviter toute généralisationhâtive sur les comportements dansles réseaux sociaux.Nous rencontrons donc pêle-mêle :des curieux avec une faible acti-vité, des prosélytes qui ont pourambition d’arriver rapidement aux5 000 amis et de diffuser leursidées ; des « voyeurs » qui cher-chent simplement à surveiller ceque font leurs amis, leur progé-niture ; des animateurs de com-munautés ; des institutions quiproduisent de l’information ouqui cherchent le contact avecles plus jeunes ; des « passeurs »d’information, de veille ; des asso-ciations qui explorent de nouveauxcanaux de diffusion ; des joueursqui recherchent des amis pour déve-lopper leur ville, leur ferme... ;des « réseauteurs » qui entretien-nent des réseaux familiaux, decontacts, d’anciens amis... ; des« pros » qui affichent leur carte devisite, produisent de l’influence outentent de promouvoir des produits.Il est évident que la logique mêmede réseau ne cloisonne pas ces at-titudes, et que nous croisons despros qui affichent leur réseau fa-milial, des joueurs qui par ail-leurs sont animateurs d’une com-munauté d’intérêts...Quelques repères et tendancespour illustrer le paysage ● Suivant les pays, la diver-sité des réseaux sociaux présentset leur investissement par les in-ternautes sont différents. ● En France en 2010, leclassement des réseaux sociauxétait le suivant :- Copains d’Avant (49%)- Windows live (48%)- Facebook (37%) ● En France, en 2010 tou-jours, 77% des internautes sont5 Pour en savoir plus : - Quelle philosophie est inscrite dans Facebook : http://tinyurl.com/internetactu-facebook - Vie privée : le point de vue des petits cons : http://tinyurl.com/internetactu-vieprivee(Jean Marc Manach a sorti un livre sur le sujet.) - Génération des 15-24 ans : décryptage des usages : http://tinyurl.com/usages15-24 - Réseaux sociaux, le spectre du consensus mou : http://tinyurl.com/owni-fr10
  11. 11. membres au moins d’un réseausocial. Chez les 18 et 24 ans cechiffre monte à 96%, avec 35%d’entre eux sur plus de 4 réseaux.Un internaute est membre de 1,9réseau social en moyenne. ● En Europe (2010), lessites dits « communautaires » sontpassés premiers devant les portailsInternet et autres outils de mes-sagerie en ligne.Sur la question dela participation activedes internautes (France)- 70% des internautes ne sont pasactifs sur les réseaux sociaux, lesblogs, les pages perso ;- 24% complètent une pageFacebook ou de blog ;- Seuls 15% s’expriment sur desforums ou des groupes de discus-sions.Et ces chiffres seraient encore àmoduler si l’on regardait de plusprès les catégories socioprofes-sionnelles et, bien sûr, les tranchesd’âge6.Au final, « tout le monde n’estdonc pas sur Facebook » et noussommes loin de l’adage « tout lemonde donne son avis ou s’exprimesur Internet».Si l’on est facilement consom-mateur-spectateur du web, il fautdévelopper d’autres compétenceset appétences pour en devenirproducteur-acteur. D’où la néces-sité « d’accompagner » les indivi-dus face à ces pratiques.Réseaux sociauxet réseaux relationnelsLe nombre de personnes que nousconnaissons dans la vie (INRL) va-rie entre 300 et 3 000. Mais, parminos relations, il y a toujours unpetit groupe de personnes aveclesquelles nous communiquons demanière continue et régulière.Le nombre de personnes avec quichacun peut discuter de questionsimportantes tourne en moyenneautour de 3.On répertorie aujourd’hui 4 typesde relations différentes sur lesréseaux sociaux :  ● notre réseau, c’est-à-dire l’ensemble des personnes quiont accepté d’être notre “ami”, ouplutôt d’entrer dans le cercle denos relations affichées ; ● ceux avec qui on a descommunications réciproques, c’est-à-dire les  “amis” auxquels on ré-pond et qui nous répondent danscet ensemble de relations socio-technique. ● ceux avec qui il n’y aqu’une voie de communication,c’est-à-dire les “amis” où il n’ya qu’une des deux personnes quicommunique, et jamais l’autre.11
  12. 12. ● ceux avec qui il y a desrelations suivies, c’est-à-dire ceuxavec lesquels les échanges bidirec-tionnels sont soutenus et dont onregarde le profil “au moins 2 foisen 30 jours” !Sur Facebook, le nombre moyend’amis tourne autour de 120. Sice réseau offre une possibilitésupplémentaire de communiqueravec ses proches, il crée aussi des« liens faibles » et maintient uneforme de relation « en pointillé ».Les réseaux sociaux désinhibent lacapacité d’entrer en contact avecdes personnes qui n’appartiennentpas au réseau des proches. ● Un utilisateur moyenqui compte 150 “amis” établit enmoyenne des relations soutenuesuniquement avec 5 personnes (7 sivous êtes une  femme).  ● Si votre réseau relation-nel est plus petit (50 personnes),le nombre de personnes avec les-quelles vous aurez des relationssoutenues sera plus faible (3 per-sonnes pour les hommes, 4 pourles femmes).  ● Si au contraire votreréseau relationnel est plus grand(500 personnes), le nombre depersonnes avec lesquelles vousaurez des relations soutenuessera plus fort (10 pour les hommes,16 pour les  femmes). ● Si l’on investit la plate-forme (en temps, en compétences,en attention), le nombre de nosrelations soutenues peut y aug-menter sensiblement.  ● En passant du temps eten acquérant des compétences etdes savoir-faire sur Facebook, onparvient à développer nos réseauxrelationnels réciproques, unidirec-tionnels et soutenus, comme si onarrivait à inviter le cœur de nosrelations à s’y investir à mesurequ’on s’y investit soi-même. L’apparition d’une zonemi-publique, mi-privée L’e-mail est une communicationinterpersonnelle privée. Avec lesréseaux sociaux, nous sommesface à l’apparition d’une commu-nication privée qui se déroule enpublic.Les réseaux sociaux sont unemanière de « socialiser la com-munication personnelle » en lamontrant à un réseau de con-tacts. Ainsi, si on a jusqu’à présentréussi à préserver une séparationentre canal privé et canal pu-blic, s’invente désormais une zoneintermédiaire qui nécessite unephase d’apprentissage.▪6 http://www.marsouin.org/spip.php?article38512
  13. 13. 1-3 Mobilisation sociale etillusion participativeComme nous le savons tous,les outils peuvent favoriser,mais ne peuvent pas remplirtoutes les fonctions et conditionsnécessaires à une véritable mise enréseau, à l’émergence d’une véri-table intelligence collective, à lacréation de lien social.Cohabiter sur une plateforme oudans l’utilisation commune d’unservice ne crée pas forcémentune appartenance à un groupe ouune communauté, ou à un réseau.Notre expérience et analyse enla matière tend à démontrer quequel que soit le système utilisé (fo-rum, blog, chat, discussion Face-book...), la prise en compte del’expression individuelle, la valeuraccordée aux idées émises, est dif-férente au regard de la connais-sance réelle ou virtuelle des con-tributeurs entre eux (hormis surdes espaces très ciblés en termesde sujets, de préoccupations, dequestionnements).Pourtant, d’autres effets produitspar les réseaux sociaux doiventnous interroger. C’est le cas de lamobilisation que ces outils peuventparfois entraîner.Témoignage à propos de l’événe-ment Yess, qui s’est tenu àGrenoble en septembre 2010(deux jours de regroupement desacteurs de l’économie socialeet solidaire) : Lorsque certains,simplement à partir d’une pageFacebook qui relaye l’opération, ar-rivent à doubler le nombre de bé-névoles mobilisés sur un événementà l’échelle d’une grosse métropole,alors que sont déjà présentes lesforces des fédérations d’éducationpopulaire et le monde de l’économiesociale et solidaire, cela réinterrogeles modes de mobilisation de nosorganisations sur des causes et desenjeux de société.Bien sûr, les personnes regroupéessur un événement grâce à une mo-bilisation via les réseaux sociauxne forment pas un groupe social ausens sociologique du terme (ici sesentant tous appartenir au groupe,et partageant un projet social com-mun). Mais tout de même, ces per-sonnes ne sont pas complètementétrangères aux valeurs et principesmis en œuvre lors des journées surlesquelles ils se mobilisent. Il restetoutefois une question, celle dessuites de cet investissement ponc-tuel : feu de paille, déclenchementd’un engagement... ?▪13
  14. 14. Même si, comme nous venons de levoir, « tout le monde n’est pas surFacebook », l’engouement pourles médias sociaux pose tout demême question. La seule arrivéed’un nouvel outil attractif paraîtun peu limitée pour expliquerce phénomène. Il y a en fait uneconvergence de facteurs.2-1 Les pratiques des réseauxsociaux en cohérence avec leprocessus d’individuation observéDepuis quelques années main-tenant, les sciences socialesnous ont démontré la mon-tée de « l’individuation » dans nossociétés7. L’individu éprouve au-jourd’hui une grande indépendanceà l’égard des traditions, quellessoient religieuses, étatiques, poli-tiques, industrielles ou familiales.Nous sommes face à une montéeen puissance apparente du choixindividuel pour se construire unetrajectoire et des comportementssociaux. Les réseaux sociaux, parleur principe de fonctionnement,trouvent alors toute leur placecomme supports de trajectoire in-dividuelle dans un ensemble socialreconstruit.▪2-2 Des facteurs politiquesAvec le développement de lasociété des individus se posela question du lien social.Dès lors que le système politiquen’est plus fondé sur une autoritéde fait qui impose la cohésion entreles individus, se pose la questiond’assurer le vivre ensemble, quine va plus de soi. Or, paradoxale-ment, on constate depuis quelquesannées un désengagement de l’Etat(à peine remis en cause par la criseéconomique) dans sa responsabilitéII Pourquoi les réseaux sociaux fonctionnent dansnotre société ? Quelques hypothèses7 Par exemple, cet extrait de L’individu démocratique de Jean-Claude Kaufmann : « L’« individudémocratique » est donc devenu maître de sa vie. Il a capacité à être en regard de soi-même, às’analyser, à opérer des choix et à prendre des décisions, dans tous les domaines de sa vie, quellesoit publique et privée. Or, cette évolution comporte selon certains auteurs, un revers à la médaille.L’individu d’aujourd’hui porte comme un fardeau psychique l’obligation d’être autonome, tiraillépar la contradiction entre la responsabilité individuelle accrue, d’une part, et une exclusion socialecroissante d’autre part. Dans le même temps se développe une sensibilité à toutes les souffrancessociales, psychiques, ou physiques. L’individu, sommé d’être libre, est pris dans une tension entrela nécessité d’être soi et la difficulté à l’être. L’augmentation des maladies mentales et notammentde la dépression, mais aussi la consommation de drogues, le refuge dans les organismes sectaires, ouencore le consumérisme effréné etc… sont aussi quelques conséquences de cette évolution ». D’autreschercheurs porteront la focale sur la fragmentation, ou la dissolution des cadres collectifs qui assuraientle maintien de nos solidarités et de notre organisation sociale, trouvant là la cause du processusd’individuation voire selon certains, de la négation du sujet.14
  15. 15. d’assurer la cohésion et le maintiendes solidarités. La réussite écono-mique est mise en avant comme mo-dèle républicain, accompagnée decomportements individualistes etoffensifs, de clivages entre caté-gories de personnes. Ceci crée for-cément un modèle de réussite lié àla mise en avant de l’égo (illus-tré par le comportement deshommes politiques eux-mêmes),qui concorde parfaitement avecla vitrine offerte par les réseauxsociaux. La course aux amis peutdémarrer, qui confère à la personneun sentiment d’exister, mais quirepose surtout sur du superficiel etvalorise la loi du plus fort.▪2-3 Des enjeux économiques : le web,outil du marketing individualiséAl’heure où la consommationest un moteur important del’économie et des pratiquessociales, les marques sont un vec-teur important d’identification pourles adolescents (voire les adultes).Aujourd’hui, les services marketinget recherche des entreprises ontbesoin d’éléments de connaissancetoujours plus précis sur les pratiquesde leurs clients éventuels. Si lesenfants ont depuis de nombreusesannées été des cibles privilégiéesde ces observateurs, les nouvellestechnologies n’ont en rien ralentices pratiques, bien au contraire.C’est en effet un excellent supportqu’ont trouvé les tenants de l’éco-nomie pour récolter des informa-tions personnelles sur les consom-mateurs avec toujours un mêmeprocédé : récupérer au travers dela pratique de navigation sur leWEB (les traces laissées) les inté-rêts et pratiques de l’internaute.Par exemple, lorsqu’un internautes’inscrit sur un réseau social, il estinvité à remplir un questionnairequi peut être une mine d’or pourles annonceurs (goûts musicaux,littéraires, orientations sexuelles,politiques, religieuses...). En fonc-tion du degré d’information délivrépar l’internaute, les annonceursvont pouvoir cerner finement lesprofils de consommation de chaquepersonne et adapter ainsi leur stra-tégie de communication et de mar-keting à chacun...8Ce processus est renforcé au-jourd’hui par la multiplication dunombre de médias financés par desfonds privés (grandes entreprisesou annonceurs). Ces derniers mobi-lisent de forts moyens au service deleurs objectifs en utilisant les audi-teurs/spectateurs/lecteurs commedes cibles marketings, commedes consommateurs disponibles(cf. citation de Patrick Le Lay). Ilfaut reconnaître d’ailleurs qu’en8A lire : Les enjeux des médias sociaux pour les marques(http://tinyurl.com/owni-fr-Reseauxetmarques)15
  16. 16. tant qu’acteurs éducatifs nous nesommes pas les derniers à utiliserces services rendus gratuits.Une somme d’individus consommeplus qu’un groupe, et avec les ré-seaux sociaux, chaque individu/consommateur a la possibilité des’affirmer et de mettre en avant sonego. Sous couvert de réseau social,on encourage les pratiques indivi-duelles et la consommation.▪2-4 Des enjeux culturelsLe web bouleverse complète-ment la création culturellepar les potentiels qu’il ouvreen termes d’outils de création maisaussi de diffusion et d’accès. Il per-met d’être producteur et de rendrevisible sa création dans un modèleéconomique modeste. Il fait cohabi-ter le modèle des majors et la librecirculation de la création.Le web permet aussi une augmenta-tion du potentiel d’accessibilité à laproduction culturelle à l’échelle dela planète ; nous pouvons par contrecraindre l’effet « buzz » comme surd’autres domaines, qui n’ira pasforcément sur la qualité de la dé-marche artistique et de la liberté decréation.Les réseaux sociaux, comme lesautres modes de diffusion, peuvents’inscrire dans une uniformisationdes pratiques culturelles, voire enaccompagner le mouvement, parles stratégies de communication deleurs auteurs.▪16
  17. 17. III Les tensions repérées pour éduquer aujourd’hui3.1 Le processusd’individuationNos démocraties modernes,promouvant l’épanouisse-ment et la responsabilitéindividuelle, font face à de nom-breuses contradictions, qui setrouvent être des raisons de diffi-cultés rencontrées par les acteurséducatifs aujourd’hui. Ainsi, nousfaisons face à plus de normalisationet au même moment, plus d’exclu-sion, plus d’autosurveillance hygié-niste. Et parallèlement, plus depratiques déviantes (alcool, toxico-manies…), plus de répulsion enversla délinquance et plus de délin-quance sur certains territoires,plus de désirs et de confort, et enmême temps, plus de sans-abri, ouencore, plus d’amour des enfants etplus de familles monoparentales…Comme le montre Gilles Lipovetsky,« ces dichotomies sont un reflet es-sentiel de nos sociétés : d’un côtél’individualisme hédoniste apporteun travail d’autocontrôle et d’autosurveillance permanente, et d’unautre côté il annihile le sens dutravail et de l’effort, il réprouveles instances de contrôle social etmène à la désocialisation et à lacriminalisation.»9Cette donnée est à prendre encompte dans l’acte éducatif.Les acteurs de l’éducation ontaujourd’hui la lourde tâche decontrer dans la mesure du possibleles méfaits de l’individuation, outout au moins, agir en connaissancede cause.▪3.2 La pratique des acteurséducatifsAu regard de ce qui a été ditprécédemment (voir le profildes utilisateurs des réseauxsociaux), nous pouvons supposeraujourd’hui que les acteurs éduca-tifs sont de plus grands utilisateursdes réseaux sociaux que les enfantset les jeunes eux-mêmes. D’où lanécessité d’agir en deux sens : • envers les pratiques desacteurs éducatifs, c’est-à-direcelles des parents, des animateurs,des enseignants… • par l’accompagnementau fur et à mesure du développe-ment des pratiques des enfants etdes jeunes sur le web.Car une question essentielle estaujourd’hui posée : quelle influenceont les réseaux sociaux sur les pra-tiques éducatives développées par9Christophe Moreau évoquant les théories de Gilles Lipovetski dans un ouvrage collectif à paraître.17
  18. 18. les acteurs éducatifs qui les uti-lisent ? Il s’agit donc bien pour cesderniers de comprendre et maîtriserle phénomène des réseaux sociaux,de manière globale, mais aussi surleurs propres pratiques, pour pou-voir mener une action éducativeefficace.▪18
  19. 19. IV Des initiatives à prendre pour les FrancasLes Francas ont acquis au fil dutemps des compétences tiréesde l’interaction permanenteentre l’action et la théorisation despratiques. Ce va et vient est unevéritable richesse pour les enjeuxéducatifs d’aujourd’hui.Nous confirmons que l’enjeu autourde l’utilisation des médias numé-riques -comme des médias tra-ditionnels- est de permettre auxenfants et aux jeunes de décou-vrir, jouer, rencontrer leurs pairs,comprendre, apprendre, maîtriser,produire : • réaliser un acte de com-munication en direction d’autrespersonnes en se respectant et enrespectant le récepteur ; • produire une informationde qualité, relater un fait, une ana-lyse étayée, développer son juge-ment et son sens critique ; • se projeter dans un en-semble social, tout en respectantsa propre identité ; • concourir à construirel’être social et l’identité dechacun ; • traiter « un vrai sujet »comme de vivre une vraie situa-tion de participation sociale (nonconstruite pour la simple situationpédagogique).C’est aussi de permettre aux jeunesd’apprendre à se projeter : • vivre une situation d’in-teractivité réelle ; • vivre des situations deprojet collectif ; • s’investir dans des pro-jets à long terme.4-1 Développer unaccompagnement des usages Tout d’abord, en nous position-nant à la fois en observateursattentifs aux évolutions despratiques, et en acteurs volonta-ristes dans ces processus : • en organisant la fonc-tion de veille : observation desévolutions (analyses, études spé-cialisées, rencontres avec deschercheurs s’appuyant sur des indi-cateurs, une évaluation). • en expérimentant denouvelles formes d’approche édu-catives. • en mettant en place desformations :- en direction de nos cadres et ani-mateurs,- en direction également de nosélus afin que la problématique glo-bale de la relation médias/éduca-tion s’inscrive dans les axes de nosprogrammes d’actions.  • en mettant en place, enexpérimentant, en utilisant desoutils de relations internes à notre19
  20. 20. Mouvement. • en « organisant l’influ-ence » du monde éducatif sur lespratiques de notre société. Celapasse obligatoirement par la ren-contre, l’échange,  le partage avecl’ensemble de nos partenaires édu-catifs (enseignants, parents, organi-sateurs…). • en saisissant toutes les oc-casions d’enrichir la réflexion com-mune, quel qu’en soit l’initiateur. • en utilisant toutes les tri-bunes possibles pour exprimer lefruit de nos réflexions communes. • en réaffirmant notre posi-tion d’éducateurs face à des pra-tiques où la dimension économiqueexerce une pression très forte.▪4-2 FormerAu-delà de ces acquis au plande l’action éducative et dessavoirs pédagogiques, leséquipes militantes ont besoin deformations qui éveillent et ren-forcent leurs connaissances sur plu-sieurs volets.Il s’agira donc d’apporter desconnaissances, mais aussi d’encou-rager les individus à l’analyse et aurecul sur leurs propres pratiqueset sur leur rôle d’acteurs éducatifsdans l’accompagnement des pra-tiques sur le web, et notamment : • l’utilisation des outils dis-ponibles sur le web, les situer auregard des questions éthiques etphilosophiques ; • les techniques de base dessupportsmédias :photo,vidéo,infor-matique, blog, page Facebook… ; • les pratiques des publics ; • les circuits et financementsde ces nouveaux médias ; • les moteurs de rechercheet leurs effets en termes des tracessur le net ; • le Droit sur le net : parexemple, le téléchargement, lesdroits d’auteurs… • la réflexion autour del’éthique et la déontologie des pra-tiques journalistiques, des métho-dologies de construction d’une in-formation de qualité ; • la pédagogie de la créationde projet médiatique : quel supportpour quelle action éducative ? • la réflexion à propos del’identité numérique, apprendreà gérer son image, comment seprotéger…▪4-3 Travailler sur une stratégieconcertée d’investissementet d’utilisation du webDeux sujets sont posés : A / Comment les institu-tions comme le mouvementassociatif, notamment l’éducationpopulaire, doit instruire la ques-tion de sa présence sur le web,notamment dans les différentsréseaux sociaux, afin d’asseoirune image officielle ?20
  21. 21. Aujourd’hui, la question doit êtremise au débat. Assurer une présencesur la toile relève de la constructiond’une image cohérente, choisie,maîtrisée, facteur incontournabled’une identification ainsi que dela communication institutionnelle(de l’achat des noms de domainesau choix des outils à investir). Un« site vitrine » est nécessaire maisil s’avère insuffisant compte-te-nu des modes de recherches, deconnexions, de référencements, dediffusions, d’échanges, de relais, de« buzz », de liens, de redondances,d’intégrations... utilisés ou produitspar les internautes.Sans se précipiter, ni s’engouffrerdans les réseaux sociaux de manièredésordonnée, les Francas, commetoute association, doivent, surdes bases identiques à celles pro-duites lors du travail sur la chartegraphique, travailler à leur imageinstitutionnelle dans les différentsespaces de communication du web,afin d’être repérés quels que soientles modes d’entrées des inter-nautes. Cette action ne se dispen-sera pas bien sûr d’un travail avecles militants, en fonction de leursresponsabilités, du respect deschoix collectifs en matière d’image,de principes (logos, textes de réfé-rence, avatars, liens institutionnelsou affinitaires, déontologie de pu-blication...). En d’autres termes  :il nécessiterait de répondre à desquestions telles que : faut-il twit-ter les discussions pendant uneréunion, avant d’avoir les résultatsd’une position officielle ? Faut-il, età quelles conditions, investir Face-book en tant qu’association, es qua-lité ? Est-il possible de baliser desespaces sur Dailymotion, Youtube,pour qu’ils reflètent la réalité d’unesession Bafa ? Autant de questions qu’il existed’espaces ? Certainement non, ils’agit de travailler sur une straté-gie concertée d’investissement duweb. B / Quelle utilisation desréseaux sociaux au service del’animation d’un mouvement dejeunesse ?La problématique est plus complexe.Investir les réseaux sociaux commemode d’animation du mouvement,c’est tentant, sans aucun doute...Mais, cela suppose que les modes degestion de la représentation et dudébat démocratique soient en capa-cité d’intégrer les modes diversifiésd’animation :- une discussion sur un mur (Fa-cebook, par exemple) a-t-elle lamême valeur qu’une expressiondans des instances physiques ?- une initiative locale de pétitionen ligne, sur des questions d’éduca-tion, est-elle relayable à l’échelle nationale ?- l’utilisation d’outils forums, wi-kis, plus largement d’expression21
  22. 22. collective, sont-ils une opportunité dedébat ?- des blogs, des pages Facebookpeuvent-ils être des supports à lamobilisation ?     Quelles que soient les réponses aufinal amenées à ces deux sujets, c’estune nécessité aujourd’hui pour desmouvements comme les nôtres de :- travailler sur les déontologies mili-tantes et professionnelles en la ma-tière,  - se donner la capacité d’une ex-pression publique univoque sur leweb.▪22
  23. 23. Les sources d’information surle web étant pour certaineséphémères, le choix a été faitde mettre en ligne ce documentavec un dossier ressources qui per-mettra :• de réactualiser les liens et lesdocuments cités• d’enrichir avec d’autres sourcesd’information et de documentation• de compléter son contenu si lecontexte s’y prête.Le site : des ressources pour agirhttp://exprime-toile.fr/multi/ressourcesQuelques ressources repéréeschemin faisant :LivreLa vie privée, un problème devieux cons - Jean Marc Manach –fyp éditions – 2010Liens internetMédiasSociaux.fr : toute l’actua-lité des médias sociauxhttp://www.mediassociaux.frInternetACTU : site d’actualitéconsacré aux enjeux de l’inter-net, aux usages innovants qu’ilpermet et aux recherches qui endécoulent.http://www.internetactu.netWebilus : les meilleures infogra-phie du web (pour trouver desschémas et illustrations)http://webilus.frOwni.fr : société, pouvoir etcultures numériqueshttp://owni.fr/Le marque pages d’Eric Delcroixsur Diigo : une vraie mine commeporte d’entrée sur les réseaux(sociaux)http://www.diigo.com/profile/erdelcroixEtude Fréquences Ecoles (2010) :Les ados et internet, de quoi avonsnous peur ?http://tinyurl.com/FrequenceEcoles-Etude2010A la dernière minuteUne série de 3 articles d’HubertGUILLAUD sur InternetACTU :Comprendre Facebookhttp://tinyurl.com/internetactu-comprendFacebookSchémas trouvés sur Webilus.fr :La Pyramide de Maslow illustréeavec les outils 2.0http://tinyurl.com/weblus-Maslow2-0Courbe d’évolution du web : 1.0,2.0, 3.0...http://tinyurl.com/webilus-EvolutionWebV Pour aller plus loin23
  24. 24. Directeur de la publication: Alain FavierImpression : Les FrancasDépôt légal : janvier 2012Fédération nationale des Francas10-14 rue Tolain75980 Paris cedex 20
  25. 25. 10-14 rue Tolain75980 Paris cedex 20Tél. : 01 44 64 21 00www.francas.asso.fr

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