A tous ceux qui m ont aidé       Il est évident que la carrière de polémiste est     •          Aet quz se reconnartront. ...
DU MÊ~ I E AUTEUR                        Alain SORALEssaisLes Mouvem ents de m ode expliqués aux parents,Robert LAffont, 1...
battent. Ils se battent parce que sils ne se battaient pas,    enfants, et de ne jamais remonter sur les hautes lamesnu/ne...
dire du progrès et de la pe,fectibilité, et, en général, de       une politesse innée ne saurait éteindre tollt à fait let...
couchant, faisant encore ma prière par un reste           Un des grands paysans de la grande Champagne.dhabitude imbécile,...
IN TRODUCTION :                 COMPRENDRE L:EMPIRE        D éjà comprendre le titre.        Composé, comme Sociologie du ...
Quant à la motivatio n de lauteur, le pourquo id une telle prise de risques pour si peu d adhésion -do minatio n impéria l...
p                                                             claironnent les vainqueurs du moment, tout se               ...
des va inqueurs. Et que plu s cette idéologie se pare       ou même fonction dans La nation, et réunis à la foisde scienti...
LE MYfHE DE I.:ÉGALITÉ FRATEIUIELLE                       n os « droits de lho mme »- religion de la bourgeoi-            ...
-si son but est donc le bien commun et non pas                         LA RIVALITÉ CRO ISSANTE DU ROIun quelconqu e b ut c...
peuple, et que rie n n est plus m en songer que la         rien révolutio nnaire, alo rs de ce peuple ne reste, parscèn e ...
Necker), to ut e n délégitimant a uprès du peuple                LES TRO IS MORTS DE !.:ÉGLISE CATHOLIQUElordre aristocrat...
dans le d roit fil d e la D éclaratio n uni verselle des   a u m ê me D ieu abra hamiq u e et pour leur dévotiond roits d ...
abando n n é?»), ce qu i revient purem e nt et                 seffo rcent d e rester d es cath oliques intègres d a nssim...
,     Fédé ration fran ça ise d u Droit Humain ... ) aime à         voir en place (celui de lEglise ct du roi), être maçon...
plus ou moins de bonheur, le cautère humaniste sur              MAÇONNERIE DHIER ET DAUJOURDHUI :                         ...
La stratégie du pou voir bourgeois étant alors,             - les progressistes de droite, bourgeois ct libéraux,appuyée à...
LA MÉCANIQUE RÉVOLUTIONNAIRE    Derrière la mythologie révolutionnaire du bientriomphant du mal, se déploie la mécanique b...
DE LA SOCIÉTÉ DU DON                                                                                      , ,             ...
DE LARGE T À LIDÉE DU PRÊT                          spirituelle et pratique, cest à d ire sociale, autorise ce            ...
,         LE PRÊT AUTORISÉ CHEZ LES CHRETIENS                                LA LOGIQUE VICTOIRE DE LA RÉFORME            ...
duira un pouvoir de d omination sur le m onde sans                 D ès lo rs le travail de la Banque, à lintérieu r de   ...
Les politiques, dans cette logique, devenant de               DABORD PRÊTER D E LARG E T QUON Aplus en plus le personnel c...
PRÊTER DE LARGE T                                      PRÊT ER DE LARGENT QUI NEX1STE PAS,               QUON A DE MOIN El...
DE I.A BANQUE ACCÉLÉRAT EUR DE                       peuples avec la complicité sile ncieuse des politiques;   DÉVELOPPEME...
1913, CREATION DE LA        LE SECOND SAUT DE I.:EMPIRE :                                                                 ...
Alain soral   comprendre l empire
Alain soral   comprendre l empire
Alain soral   comprendre l empire
Alain soral   comprendre l empire
Alain soral   comprendre l empire
Alain soral   comprendre l empire
Alain soral   comprendre l empire
Alain soral   comprendre l empire
Alain soral   comprendre l empire
Alain soral   comprendre l empire
Alain soral   comprendre l empire
Alain soral   comprendre l empire
Alain soral   comprendre l empire
Alain soral   comprendre l empire
Alain soral   comprendre l empire
Alain soral   comprendre l empire
Alain soral   comprendre l empire
Alain soral   comprendre l empire
Alain soral   comprendre l empire
Alain soral   comprendre l empire
Alain soral   comprendre l empire
Alain soral   comprendre l empire
Alain soral   comprendre l empire
Alain soral   comprendre l empire
Alain soral   comprendre l empire
Alain soral   comprendre l empire
Alain soral   comprendre l empire
Alain soral   comprendre l empire
Alain soral   comprendre l empire
Alain soral   comprendre l empire
Alain soral   comprendre l empire
Alain soral   comprendre l empire
Alain soral   comprendre l empire
Alain soral   comprendre l empire
Alain soral   comprendre l empire
Alain soral   comprendre l empire
Alain soral   comprendre l empire
Alain soral   comprendre l empire
Alain soral   comprendre l empire
Alain soral   comprendre l empire
Alain soral   comprendre l empire
Alain soral   comprendre l empire
Alain soral   comprendre l empire
Alain soral   comprendre l empire
Alain soral   comprendre l empire
Alain soral   comprendre l empire
Alain soral   comprendre l empire
Alain soral   comprendre l empire
Alain soral   comprendre l empire
Alain soral   comprendre l empire
Alain soral   comprendre l empire
Alain soral   comprendre l empire
Alain soral   comprendre l empire
Alain soral   comprendre l empire
Alain soral   comprendre l empire
Alain soral   comprendre l empire
Alain soral   comprendre l empire
Alain soral   comprendre l empire
Alain soral   comprendre l empire
Alain soral   comprendre l empire
Alain soral   comprendre l empire
Alain soral   comprendre l empire
Alain soral   comprendre l empire
Alain soral   comprendre l empire
Alain soral   comprendre l empire
Alain soral   comprendre l empire
Alain soral   comprendre l empire
Alain soral   comprendre l empire
Alain soral   comprendre l empire
Alain soral   comprendre l empire
Alain soral   comprendre l empire
Alain soral   comprendre l empire
Alain soral   comprendre l empire
Alain soral   comprendre l empire
Alain soral   comprendre l empire
Alain soral   comprendre l empire
Alain soral   comprendre l empire
Alain soral   comprendre l empire
Alain soral   comprendre l empire
Alain soral   comprendre l empire
Alain soral   comprendre l empire
Alain soral   comprendre l empire
Alain soral   comprendre l empire
Alain soral   comprendre l empire
Alain soral   comprendre l empire
Alain soral   comprendre l empire
Alain soral   comprendre l empire
Alain soral   comprendre l empire
Alain soral   comprendre l empire
Alain soral   comprendre l empire
Alain soral   comprendre l empire
Alain soral   comprendre l empire
Alain soral   comprendre l empire
Prochain SlideShare
Chargement dans…5
×

Alain soral comprendre l empire

5 420 vues

Publié le

0 commentaire
1 j’aime
Statistiques
Remarques
  • Soyez le premier à commenter

Aucun téléchargement
Vues
Nombre de vues
5 420
Sur SlideShare
0
Issues des intégrations
0
Intégrations
11
Actions
Partages
0
Téléchargements
30
Commentaires
0
J’aime
1
Intégrations 0
Aucune incorporation

Aucune remarque pour cette diapositive

Alain soral comprendre l empire

  1. 1. A tous ceux qui m ont aidé Il est évident que la carrière de polémiste est • Aet quz se reconnartront. infiniment moins capitonnée que celle de poète élégiaque ou de romancier mondain. Le pamphlet conduit mrement à la fortune, encore moins aux honneurs. Son plus clair bénéfice est une longue suite de démêlés avec La Justice et lopinion. De manière invariable, lécrivain de com bat doit subir les reniements, les coups de ceux-/à quil croit défendre, et quen fait iL défend. Quels que soient son temps, son parti, quiL sappelle Marat, Courier, Carrel, Veuillot, Vallès, Rochefort, Dmmont, Bloy, Tailhade, Zola, Cassagnac, j ouveneL, Daudet, Maurras, son sort est régLé, pLus ou moins tragiquement, égaLement ingrat. Doù vient donc que toujours, en dépit de tout et de tous, il se trouvera des homrnes qui, dédaigneux des facilités de la vie, se consacreront en connaissance de cause à La plus redoutable des tâches humaines, qui est de jeter laLarme aux jours de grand périL, et, siL le faut, de crier malheur sur Les contemporains? Cest que le monde littéraire nest pas entièrement composé de littérateurs. Il se trouve des hommes qui ne se réfugient pas dans leur œuvre... Ces hommes se 5
  2. 2. DU MÊ~ I E AUTEUR Alain SORALEssaisLes Mouvem ents de m ode expliqués aux parents,Robert LAffont, 1984 (en collaboration avec H ector Obalket Alexandre Pasche).La C réation de mode, S. /.5., 1987. Sociologie du dragueur, Editions Blanche, 1996. COMPRENDRE Vers la fémin isation ?, Editions Blanche, 1999.Jusqu où va-t-on descendre?, Éditions Blanche, 2002. l:EMPIRE Socrate à Sai nt-Tropez, Editions Blanche, 2003. Demain la gouvernance globale ou la révolte des N ation s?Romans La Vie dun vaurie n, Editions Blanc/te, 200 1. ESSAI Misères du désir, Editions Blanche, 2004. ,Chute !, Editions Blanche, 2006.Films de court mEtrage Collection dirigée par Franck SpenglerChouabadaballet, une dispute amoureuse entre deux essuie-glaces, Editions Soral, 1990.Les Ram eurs, m isère affective ct cu lture physique àCarrière-sur-Seine, Agat films, 1993.Film de long mEtrageConfession dun dragueu r, Flach films, 200 1. 20 I l© Éditions Blanche, Paris, 20 I l EDITIONS BLAl"CHE!SB : 9782846282482 38, rue La Condaminelmprimt ~~~ Franc~ • P ARIS 17e
  3. 3. battent. Ils se battent parce que sils ne se battaient pas, enfants, et de ne jamais remonter sur les hautes lamesnu/ne se battrait à leur place. Et pourquoi se battent- de la mer.ils ? Par devoir civique, assurément, mais encore et lJ y avait là des visages étranges dhommes et desurtout pour lhonneur de leur profession. Seuls et femmes, marqués dune beauté fatale, quil me semblaitdésannés, ils vont au cœur de la bataille parce quils avoir vus déjà à des époques et dans des pays dont il m étaitobéissent à leur mission. Ils se mentiraient à eux- impossible de me souvenir exactement, et qui minspiraientmêmes, sils renonçaient au combat. plutôt une sympathie fraternelle que cette crainte qui naît ordinairement à laspect de linconnu. Sije voulais essayer Henri Béraud de définir dune manière quelconque lexpression singulière de leurs regards, je dirais que jamais je ne vis dyeux bnïlant plus énergiquement de lhorreur de lennui et du * * * désir immortel de se sentir vivre. Mon hôte et moi, nous étions déjà, en nous asseyat1t, Hier, à travers la foule du boulevard, je me sentis de vieux et pmfaits amis. Nous mangeâmes, nous bûmesfrôlé par un Etre mystérieux que javais toujours désiré outre mesure de toutes sortes de vins extraordinaires, et,connaître, et que je reconnus tout de suite, quoique je chose non moins extraordinaire, il me semblait, après ne leusse jamais vu. Ii y avait sans doute chez lui, plusieurs heures, que je nétais pas plus ivre que lui. relativement à moi, un désir analogue, car il me fit, en Cependant le jeu, ce plaisir surhumain, avait coupé àpassant, un clignement doeil significatif auquel je me divers intervalles nos fréquentes libations, et je dois direhâtai dobéir. Je le suivis attentivement, et bientôt je que javais joué et perdu mon âme, en partie liée, avecdescendis derrière lui dans une demeure souterraine, une insouciance et une légèreté héroïques. [;âme est uneéblouissante, oii éclatait un luxe dont aucune des chose si impalpable, si souvent inutile et quelquefois si 1habitations supérieures de Paris ne poun·ait fournir un genallle, que 1e n eprouvat, quant a cette perte, qu un "" 0 , , • exemple approchant. Il me parut singulier que jeusse pett moins démotion que si javais égaré, dans unepu passer si souvent à côté de ce prestigieux repaire sans promenade, ma carte de visite.en deviner lentrée. Là régnait une atmosphère exquise, Nous fumâmes longuement quelques cigares dontquoique capiteuse, qui faisait oublier presque la saveur et le paifum incomparables donnaient àinstantanément toutes les fastidieuses horreurs de la lâme la nostalgie de pays et de bonheurs inconnus, et,vie; on y respirait une béatitude sombre, analogue à enivré de toutes ces délices, josai, dans un accès decelle que durent éprouver les mangeurs de lotus quand, familiarité qui ne parut pas lui déplaire, mécriet; endébarquant dans une île enchantée, éclairée des lueurs m emparant dune coupe pleine j usqu au bord:dune éternelle après-midi, ils sentirent naître en eux, «A votre immortelle santé, vieux Bouc 1»aux sons assoupissants des mélodieuses cascades, le désir Nous causâmes aussi de lunivers, de sa création et dede ne jamais revoir leurs pénates, leurs femmes, leurs sa future destruction; de la grande idée du siècle, cest-à- 6 7
  4. 4. dire du progrès et de la pe,fectibilité, et, en général, de une politesse innée ne saurait éteindre tollt à fait letoutes les formes de linfatuation humaine. Sur ce souvenir danciennes rancunes. »sujet-là, Son Altesse ne tarissait pas en plaisanteries Il est douteux que Son Altesse ait jamais donné une silégères et irréfutables, et elle sexprimait avec une suavité longue audience à un simple mortel, et je craignaisde diction et une tranquillité dans la drôlerie que je nai dabuse1: Enfin, comme laube fnssonnante blanchissaittrouvées dans aucun des plus célèbres causeurs de les vitres, ce célèbre personnage, chanté par tant de poèteslhumanité. Elle mexpliqtta labsurdité des diff rentes é et servi par tant de philosophes qui travaillent à sa gloirephilosophies qui avaient jusquà présent pris possession sans le savoù; me dit: «Je veux que vous gardiez de moidu ce1veau humain, et daigna même me faire confidence un bon souvenù; et vous prouver que Moi, dont on ditde quelques principes fondamentaux dont il ne me tant de mal, je suis quelquefois bon diable, pour me servirconvient pas de partager les bénéfices et la propriété avec dune de vos locutions vulgaires. Afin de compenser laqui que ce soit. Elle ne se plaignit en aucune façon de la perte in·émédiable que vous avez faite de votre âme, jemauvaise réputation dont elle jouit dans toutes les parties vous donne lenjeu que vous auriez gagné si le sort avaitdu monde, massura qu elle était, elle-même, la personne été pour vous, cest-à-dire la possibilité de soulager et dela plus intéressée à la destruction de la superstition, et . vaincre, pendant toute votre vie, cette bizarre affection dem avoua quelle navait eu pew; relativement à son lEnnuz~ qui est la source de toutes vos maladies et de touspropre pouvoir, quune seule fois, cétait le jour où elle vos misérables progrès. jamais un désir ne sera formé paravait entendu tm prédicateur, plus subtil que ses confrères, votiS, que je ne votiS aide à le réaliser; votiS régnerez sursécrier en chaire: «Mes chers frères, noubliez jamais, vos vulgaires semblables; vous serez fou mi de Jlatten.es etquand vous entendrez vanter le progrès des lumières, que même dadorations; largent, lor, les diamants, les palaisla plus belle des ruses du diable est de vous persuader féenques, viendront vous chercher et votf.S prieront de lesqu ii nexiste pas!» accepte!; sans que vott.S ayez fait un effort pour les gag11et~· Le souvenir de ce célèbre orateur nous conduisit votf.S changerez de patrie et de contrée aussi souvent quenaturellement vers le sujet des académies, et mon votre fantaisie vous lordonnera; vous vous soûlerez deétrange convive maffirma qu il ne dédaignait pas, en voluptés, sans lassitude, dans des pays_ charmants où ilfaitbeaucoup de cas, dinspirer la plume, la parole et la toujours chaud et où les femmes sentent aussi bon que lesconscience des pédagogues, et quil assistait presque fleurs, - et caetera, et caetera ... », ajouta-t-il en se levanttoujours en personne, quoique invisible, à toutes les et en me congédiant avec un bon sourire.séances académiques. Si ce neût été la crainte de m humilier devant une Encouragé par tant de bontés, je lui demandai des aussi grande assemblée, je serais volontiers tombé auxnouvelles de Dieu, et sil Lavait vu récemment. Il me pieds de ce joueur généreux, pour le remercier de sonrépondit, avec une insouciance nuancée dune certaine inouïe mut1ijicence. Mais peu à peu, après que je leustristesse: «Nous nous saluons quand nous nous t·encon- quitté, lincurable défiance rentra dans mon sein; jetrons, mais comme deux vieux gentilshommes, en qui nosais plus croire à un si pmdigieux bonheur, et, en me 8 9
  5. 5. couchant, faisant encore ma prière par un reste Un des grands paysans de la grande Champagne.dhabitude imbécile, je répétais dans un demi-sommeil Cest bien. Mais, vois, là-bas, le long du vert sillon,«Mon Dieu/ Seigneur, mon Dieu/ faites que le diable Une calèche an·ive, et, comme un tourbillon,me tienne sa parole/ » Dans la poudre du soÙ quà ton front tu secoues, Mêle léclaù· du fouet au tonnerre des roues. C harles Baudelaire Un homme y dort. Vieillard, chapeau bas 1 Ce passant Spleen de Paris, Le joueur généreux Fit sa fortune à lheure où tu versais ton sang; Il jouait à la baisse, et montait à mesut·e Que notre chute était plus profonde et plus sûre; * * * Il fallait u11 vautour à nos morts; ille fut; Il fit, travailleur âpre et toujours à laffût,Tu casses des cailloux, vieillard, sur le chemin; Suer à nos malheurs des châteaux et des rentes;Ton feutre humble et troué souvre à lair qui le Moscou remplit ses prés de meules odorantes;mouille; Pour lui, Leipsick payait des chiens et des valets,Sous la pluie et le temps ton crâne nu se rouille; . Et la Bérésina charriait tm palais;Le chaud est ton tyran, le froid est ton bourreau; Pour luz~ pour que cet homme ait des fleurs,Ton vieux corps grelottant tremble sous ton san·au; des chatmilles,Ta cahute, au niveau du fossé de la route, Des parcs dans Paris même ouvrant leurs la1ges grilles,Offre son toit de mousse à la chèvre qui broute; Des jardins où lon voit le cygne errer sur leau,Tu gagnes dans ton jom-juste assez de pain noir Un million joyeux sortit de Waterloo;Pour manger le matin et pour jeûner le soir; Si bien que du désastre il a fait sa victoire,Et, fantôme suspect devant qui lon recule, Et que, pour la mange1; et la tordre, et la boù·e,Regardé de tt·avers quand vient le crépuscule, Ce Shaylock, avec le sabre de Bluche1;Pauvre au point dalarmer les allants et venants, A coupé sm· la France une livre de chaù:Frère sombre et pensif des arbres frissonnants, 01; de vous deux, cest toi quon hait, lui quon vénère;Tu laisses choir tes ans ainsi queux leur feuillage; Vieillard, tu nes quun gueux, et ce millionnaire,Autrefois, homme almS dans la force de lâge, Cest lhonnête homme. Allons, debout, et chapeauQuand tu vis que lEurope implacable venait, bas!Et menaçait Paris et notre aube qui naît,Et, mer dhommes, roulait vers la France effarée, Victor HugoEt le Russe et le H un sur la terre sacrée Le travailleur et le joueur en BourseSe ruer, et le nord revomir Attila,Tu te levas, tu pris ta fourche; en ces temps-là,Tu fus, devant les t·ois qui tenaient la campagne, JO
  6. 6. IN TRODUCTION : COMPRENDRE L:EMPIRE D éjà comprendre le titre. Composé, comme Sociologie du dragueur, de textes courts senchaîna nt logique me nt pour raconter ce combat didées qu est lHistoire, sans omettre de resituer ces idées dans l Histoire qui les a vu naître, Com prendre lEmpire aurait tout aussi bien pu sintituler : Sociologie de la domination ou Sociologie du mensonge, tant Empire et domination pa r le mensonge sont liés. Peu universitaire dans sa forme, par respect pour le lecteur, mais fruit de cinq uante années dexpé- riences combina nt lectures et engageme nt sans lequel il nest point de compréhension véritable, cet essai pédagogique récapitule le parcours complet - allant de la Tradition au marxisme et du ma rxisme à la Tradition - qui seul permet la mise à jour du processus de dom ination oligarchique engagé depuis plus de de ux siècles en Occident. 13
  7. 7. Quant à la motivatio n de lauteur, le pourquo id une telle prise de risques pour si peu d adhésion -do minatio n impéria le oblige - peut-être une e nvied entrer dans la légende plus forte que celle dentre rd ans la carrière ? I..:ivresse de la vérité qui finit parsimposer comme une religion ? Cet ennui m ortelaussi quon ressent à force de n e côtoyer d an sl Olympe que des salauds, des soumis et des con s. En résumé, une tournure d esprit qui m e dépasse, 1.m ais qu i fait q u e je ne parvien s pas, m algré les DIEU ET LA RAISONleçons d e la vie et les déceptio ns, à me résou d recomme tant d autres laissés sur le bord d e la route,à ce cynism e délite qui con du it au m épris dupeuple et du bien commun. L a Répu blique française est invincible comme la R aison, elle est immortelle comme la vérité. Quand la liberté a fait une conquête telle que la France, nulle pu issance h umaine ne peut len chasser. Maximilien de Robesp ierre Partout où la bourgeoisie est parvenue à dominer, elle a détntit toutes les conditions féodales, patriarcales, idylliques. Impitoyable, elle a déchiré les liens multicolores de la féodalité qui attachaient lhomme à son supén.eu r naturel, pour ne laisser subsister d autre lien entre lhomme et lhomme que lintérêt tout nu, linexorable "paiement comptant". Fnssons sacrés et pieuses ferveurs, enthousiasme chevaleresque, mélancolie béotienne, elle a noyé tout cela dans leau glaciale du calcul égoïste. Karl M arx 15
  8. 8. p claironnent les vainqueurs du moment, tout se pou rsuit dune a utre fa çon. Er comme nous sommes en France ct fra nçais, cette histoire ne commence pas par lItalie des Borgia, lAngleterre de Cromwell, même si quelque chose de notre modernité se jo ue déjà ici et là, mais par cet autre g rand mo ment quest la Révolution fra nça ise. Pas la mythologie révolutionnaire, ce début du roman national qui, nécessairement, comme chaque LA RÉVOLUTION FRANÇAJSE fois quil sagir dinstiller dans lesprit du peuple sa soumissio n à un ordre nouveau, en fair une lutte du Il faut bien commence r par un commencement, bien, lumineux, progressiste contre le ma l, obscu-or l Histoire na ni début ni fin. Cest dailleurs rantiste, absolutiste; soit la Révolutio n françaiselespoir, le seul, en période daccumu lation des dans le «sens de lhistoi re» vue par Jules M ichelet,défaites: liquidation du ga ullisme, d isparitio n du mais pour le dire e ncore plus simplement : quandPC F, victoire du «o ui » à Maastricht, électio n de Dieu fut politiquement vaincu par la Raison.N icolas le perir, mo ntée en puissance du C RIF ...O n peut être mené 15 à 0, personne jamais ne siffie la fi n du match ct lécrasant gagnant du mo ment CATH OLIC ISME, IDEOLOGIE DE LA OBLESSE ETpeut deveni r le perdant de demain; un jour élu, RAJSON, RELIGION DE LA BOURGEOISIElautre martyr ... C est sa ns doute ce q ue Nietzsche, raillant les Par Raison, il ne faut pas e ntendre le rationa lismetenants naïfs et brutaux d un «sens de lHistoire » qui prévautdans lessciencesexactes (mathém atiques,jalonné de Raison (bo uche ries napoléoniennes), de physique) ce qui reviendrait à dire que, par laLumières (hécatombe industrielle de Ve rdun) et de Révolutio n française, le vieux monde des vieillesProgrès (atom isatio n tech nicienne d Hiroshima) croya nces re ligie uses fu r logiquement va incu,appelait «léternel retour » . .. .Léternel retour qui dépassé par Je monde nouveau de la vérité des . . .. sciences. Une visio n q ui renvoie au positivismen est pas un concept ma1 une mtultlon, un sconstat. dAuguste Comte et à laquelle la bo ucherie de la Mais si lHistoire ne finit jamais, comme la Prem ière G uerre m ondia le mit un terme par lesuccession des buts da ns un match sans fin, il y a désencha nteme nt existentialiste.des « mo ments», des bornes, des sauts q u alitatifs .L H istoire nous démontrant que derrière la pré-(Soljenitsyne pa rle de « nœ uds»), des temps où, te ntion à la scientifi cité des scie nces humai nes,si tour ne cha nge pas, contraire me nt à ce que sociologie, économie ... se cache toujours lidéologie 16 17
  9. 9. des va inqueurs. Et que plu s cette idéologie se pare ou même fonction dans La nation, et réunis à la foisde scientificité - le «socialisme scientifique» rayon- pour la préservation de leurs intérêts particuliers etna nt sous Staline en fut le plus bel exemple - plus celle du bien commun. Ces corps existaient avec lacette raison scientifique ct son «Sens de lHistoire » permission du sou verain et lui étaient subordonnés,génèrent de fo lies dans les actes : du génocide ven- bien que leur existence fût souvent antén.eure àdéen à la Révolution culturelle chinoise. linstauration de son pouvoir; cétaient les parlements, Par victoire politique de la Raison politique cours et conseils souverains, corps de médecins ouentendons : quand une idéologie de domination, la d avocats, corporations et métiers, compagnies deRaison bourgeoise commerça nte et rationaliste, soit commerce ou dindustn·e. Ils possédaient leurs propresla nouvel le rel igion toute neuve et fervente de la lois et statuts, ce qui ne les dispensait pas d obéir auxclasse montante, va inquit le catholicisme, cette lois générales, et des Libertés et pn.vilèges qui lesidéologie de la roya uté usée par mille ans de pouvoir, garantissaient contre tarbitraire et le despotisme. Enà laquelle la nobl esse elle-même ne croyait plus tant que personne morale, un c01ps pouvait posséder .vra1ment. des biens ou intenter un procès pour faire t·especter ses Personne, à par le postillonnant Mélenchon coutumes; il avait un rang dans la société, auquelpeut-être, na urait la rroga nce aujourdhui , avec le étaient attachés honneurs et dignités ...recul, de prétendre qu il sagissa it de la lumière faceaux ténèbres, mais cest pourtant ce quil fa llaitcroire à lépoque pour tenter cette grande aventure LE MYfHE DE l:UNAllJMITÉ DU PEUPLEet entreprendre ce grand bouleversement. P uiser RÉVOLUTIONNAIREdans cen e croya nce la conviction, et la violencenécessaire, pour mettre à bas, dans le meurtre et le A ceux qui croient encore au discrédit et à lasang, le monde ancien, usé et finalement si fa ible du réprobation populaire unanime, nous rappelons lesroi ca tholiq ue . .. «Chouans ». Soit tous ces paysans de Bretagne, du Maine, de Normandie, de lAnjou, de lAveyron, de la Lozère, LE MYrHE D E I.:.ABSOLUTISME ROYAL de Vendée et du Poitou qui, pour sopposer au nouvel ordre révolutionnaire et républicain, A ceux qui croient encore à !«absolutisme royal », rejoignirent larmée catholique et royale parce quenous rappelons lexistence des «corps intermédiaires». de lancien ordre, bien que du petit peuple, ils se Comme nous le elit IEnl.)rclopédie Universalis : trouva ient fo rt bien ... ~L:.ancienne France était, depuis le Moyen Age, composéede groupes d individus appelés corps : collèges,communautés, associations de gens ayant même métier /8 19
  10. 10. LE MYfHE DE I.:ÉGALITÉ FRATEIUIELLE n os « droits de lho mme »- religion de la bourgeoi- sie - seffo rcent datténuer les violen ces du libéra- E nfin, à ceux qu i ve rraie nt e ncore dans la lisme bourgeois sa ns jamais, non plus, le rem ettreRévolution la naissance de léga lité et d e la frate rnité . en questton.réelles, no u s rappelon s la « lo i Le C h apelier ». Cet e ffort d ad o ucissem e nt de la vio le n ce , Soit lavèn em ent aussi, d an s le dos des «droits de intrinsèque au pouvoir par lEglise, au côté dulhomme » m ais sur le dos du petit peuple du travail, pouvoir roya l, ce fut, par exemple, à partir dudu plus brutal libéralisme écono mique l La loi xe siècle, « la pa ix et la trêve d e Dieu ». UnLe Chapelier, promulguée en France deux ans m o uvem en t spirituel et m o ral qui seffo rçait deseu lem ent a près la prise de la Bastille, proscrivant limiter dans le temps et dans ses conséquences, lesles organisatio ns ouvrières et les rassemblem ents d e activités guerrières. Son but étant de m ettre unp aysans. Interdisa nt, d e fait, les g rèves et la terme aux guerres privées entre seigneurs dont lescon stitutio n des syndicats, ainsi que les entreprises pauvres - ainsi sont d ésig nés ceux qui ne peuventno n lucratives comme les mutuelles. Ne visa nt n i pas se défen dre - étaient les pre miè res victimes. U nles clubs patronaux, n i les trusts, ni les ententes . mou vement d e paci fi cation initié par lEglise quim onopolistiques qui ne furent jamais inquiétés, elle reçoit fin a le ment lappui du po uvoir royal et de laprovoque, d ès 1800 chez les ouvriers charpentiers, h aute noblesse pour d even ir, d an s to ute la chevalerie,la fo rmation de ligues privées d e défense et de grèves la fameuse m o rale chrétienne de la «défen se de lasauvages, qu elle pe rmet de réprimer jusq u à veu ve et de lorphelin ».Napoléon III.. . Dans un m ême esprit, mais à un n iveau social supérieur, la volo nté d es papes fut égalem en t de limite r les affrontem ents e ntre princes chrétie ns, LE CATHOLICISME DÉTAT OU NOS ANCIENS sefforça nt dorienter leur fe rveur gue rrière à DROITS DE t:HOMME: TRÈVE DE DIEU, DÉFENSE lextérieur d e lespace euro péen , notamment vers le DE LA VEUVE ET DE I.:ORPH ELI N, GUERRE JUSTE soutien à lEmpire romain d O rient par les croisades. D e plus, contrairem ent à ce qui l est aussi Un autre exemple en core du , rôle authentique-du sage d e croire dans nos milie ux du confo rmism e m ent pacificateur et chrétien de lEglise est la théorielibre pen seur, la religion catholique, certes idéologie de la «guerre juste » élaborée par Saint Thom asdu pouvoir roya l, ne fut pas seulem ent m en songe, dAquin . En g ros une guerre était considé rée comme ,tartuferie ct pure trahison du C hrist dans sa collusio n juste par l Eglise, si et seulem ent si :avec lau torité . - tous les moyens pour léviter ont été entrepris; .LÉg lisc était aussi atténuation de la violence - si le résultat quon peut en attendre sur le plancon substantielle au pouvoir, comme aujourdhu i du bien est meilleur que la situation initiale; 20 21
  11. 11. -si son but est donc le bien commun et non pas LA RIVALITÉ CRO ISSANTE DU ROIun quelconqu e b ut cach é; ET DE LA 1 OBLESSE - et e n fi n , et s urtout, si cette guerre restelimitée. En fa it, il ressort de mille ans de règne et d e En effet, et comme n ou s le rappellera plus tard collaboration du po u voi r royal et de lÉg lise, un rô leCarl Schmitt, pas de «guerre totale» sou s lAncien g loba l de pacification et d·adm inistration de larégime des rois t rès catho liques. France. Un partage des pouvoirs où le roi ct lÉglise Sou veno n s-n ou s dailleurs, plus p rès de no u s, d u fu rent souvent les deux recou rs des pauvres face aux ,rôle joué encore par lEglise dan s ses tentatives d e abus de la noblesse. Les rois de France ayantm édiatio n pour éviter la Premiè re Guerre mond iale. d a illeurs progressivemem affi rmés et renfo rcés leurTentative n otammen t de paix séparée avec lAutriche pouvoi r, auprès de le urs su jets, en prenant la défensequi fut rejetée par les alliés, C lém e nceau e n tête, qui des petits contre les grands. Ce qui expliqu evoulaiem tous la destruction complète des E mpires notamment la précocité de labo lition du servage encentraux .. . FraHce, le roi ayant tout intérêt, fa ce à la noblesse terrienne ct ses serfs, à être le su zerain d u p lus gra nd no m bre dhom m es libres. FIN DE I..:OMNIPOTENCE CATHOLIQUE ET Une histoire inté ri eure de la m o na rchie fra nça ise GUERRES DE RELIGIONS qui, contrairement à la mythologie révolutio nna ire et républica ine, se résuma souvent à un affro ntement Un d ouble m ou vem en t de pacification , des n obles du pouvoi r roya l contre la n oblesse qui tentait elleenvers les pauvres et des nobles e ntre eux, san s soit d e resta urer, soit daugm enter ses privilèges. E t lequel o n peut estimer que lOccident du Moye n lon peut m ême d ire que cest cene incapacité de laAAge, rongé par la multitude d es guerres minuscules m onarchie à é liminer cette noblesse parasitaire,et imestines, nau rait pas connu lessor qui fu t le plus le ch oix, à partir du règne de Lou is XIV, desien. Cest d ailleurs la Guerre d e Ce nt an s, s·appu yer sur la bourgeoisie pour atteind re ce butet surtout les gu erres d e religions -soit la fin d e (de Colbe rt à Turgot) plutôt que de la réformer àl omnipotence cath olique- q ui m ettra un term e langla ise, qui abou tira à la Révolution.à cette p ériode d e p aix d o nt le m odèle d e ,gouvernem ent, selon lEglise, fut le règ n e d e SaintLouis. JAlvWS CHANGEME T E FUT VOULU PAR LE PEUPLE Pour continu er d e détricoter le rom an nation al, ajouto ns que jamais changement ne fu r désiré par Je 22 23
  12. 12. peuple, et que rie n n est plus m en songer que la rien révolutio nnaire, alo rs de ce peuple ne reste, parscèn e finale du fil m de Tavernier, Que La fête ce to ur de passe-passe, que la bourgeoisie. Soit cenecommence, o ù lon veut nous fai re croi re, en fraction de classe minuscule, pas plus nombreusefaisant passer des paysans d eva nt un carrosse en que la noblesse qui pèse, comme tout po uvoir, unfl ammes, à une h aine du petit peuple paysan pour po ur cent de la population g lobale, m ais qui parlele pou voir roya l. Ca r dan s une France agricole à au n o m du peuple: juges, avocats, clercs, richesplus d e 80% (elle le restera jusquau milie u du non- terrien s dans la coulisse. U n e fraction de classexxe siècle), le peuple cest la paysannerie et la qui n est plus du peuple depuis longtemps, mais quipaysa nnerie est to ut sau f révolutionnaire. Plutôt possèd e toute les ca rtes et une partie des clefs, dé jà,e ncline à respecter lautorité sacrée, do nc le pour exercer les pleins pouvoirs ...catho licism e et le roi, le peuple paysa n, au g ré desplus ou m o ins m au vaises récoltes, a tout au plusdes colères, des jacq ucries sp oradiques souvent COMMENT I:AR.ISTOCRATIEtou rnées vers le parasitism e loca l, m ais sa ns projet SEST T UÉE ELLE-MÊMErévolutio nnaire pensé et théorisé. Face aux abusd e la noblesse, sa phrase nest pas : « Mort au Mais si la bourgeoisie révolutio nnaire pu tue rtyran », mais au contraire: « Si le b on roi savait ». Dieu , la n oblesse et le roi si faci lem ent, cest que ce D a ns les faits, comme avec Tavernier - typique trava il d e d estruction ava it été fa it d e l intérieur etd e cette bourgeoisie de gauche d e culture trotskiste que laristocratie sétait déjà tuée e lle- m êm e. qui travestit ch aque foi s la voix du peuple sa ns en D abord par lEdit de la Pa ulette, qui fa it entrerêtre - tout sc jou e dans les villes, dans les salons, le ver bourgeois, sous le n om de noblesse de robe,dans les clubs, à Paris ... dans le fruit aristocratique par la vén alité des ch arges. D écision qui m arque le d ébut de la prise du pouvoir de largent et des ser vices sur celui de la LE PEUPLE CEST LE TIERS- ÉTAT grande propriété foncière et de la fon ctio n militaire; MAIS LE TIERS-ETAT CEST LA BOURGEOISIE soit le début de la remise en cause du pouvoir d e laristocratie. A Paris où les théoricien s de la révolution E n suite sou s Lo uis XIV, par la logique et lapeuvent dire, e n to ute Raison, q u e le p euple cest stratégie politiq ue de Versailles, où le pouvoir royal, le Tiers-Etat, cest-à-dire ni la noblesse ni le clergé, m arqué par la Fronde des princes et pour jugu lereffectivem e nt deux classes non productives, donc lopposition de la n oblesse, choisit, plutôt que deparastta tres. tenter de la réformer, de la po usser dans sa fo n ction Seu le me nt, si du Tiers-État on retranche la parasita ire, au risque d e sen re m ettre exclusivem entpaysa nnerie fidèle au roi, soumise à Dieu et en d ésorm ais à la bourgeoisie daffaires (de Colbert à 24 25
  13. 13. Necker), to ut e n délégitimant a uprès du peuple LES TRO IS MORTS DE !.:ÉGLISE CATHOLIQUElordre aristocratiq ue. Un double suicide pratique auquel il fa ut ajouter Ainsi la bourgeoisie révolutionnaire tue Dieu etle suicide idéologique qu est ladhésion, par toute la avec e lle une aristocratie qui, sans en prendreh aute noblesse cultivée, roi y compris, aux idées de conscience, a déjà renoncé à elle-même.lEncyclopédie. Autant d idées nouvelles qui trans- A ce stade, on aurait pu penser que l Eglise,fo rment en profondeur la vieille noblesse française libérée du pouvoir royal puisse redevenir la religione n une intelligentsia très bien décrite par Georges des pauvres et des premiers chrétiens. Mais pourSorel dans Les Illusions du Progrès. Une aristocratie sauver ses privilèges terrestres, et parce que lade salon de plus en plus détachée de la m écanique bourgeoisie, après la radicalité robespierriste de Aconcrète d un pouvoir depuis trop longtemps héré- «l Erre suprême», se rend compte aussi quil vala itditaire, et qui ne compre nd plus - comme plus tard mieux, pour un temps, compte r encore avec elle, lelintelligentsia russe pré-révolution naire, elle a ussi clergé entra dans un le nt processus de soumission etsouvent issue de la noblesse - q uen préférant le de collaboratio n avec lordre bourgeois.charme de la dialectique pour esprits fin à lobscure Progressive soumission et collabo ratio n quiscolastiq ue, elle ne fai t pas q u un choix intellectue l tueront le catholicisme une deuxième foi s, deet esthétiq ue, elle scie aussi la branche sur laque lle lintérieur cette fois, pour fai re de lui - et malg rée lle est assise. une opposition inte rne exprimée par la très Car, quand le catholicisme nest plus compris respectable «doctrine socia le de 1église» - unpar la noblesse comme idéologie de domination et m o ralism e bou rgeo is de d roite, fin a le me ntordre du monde, mais comme sujet de débat complémentaire, dans la mascarade dém ocratiquephilosophique (débat certes passion na nt, ma is ô bipartite, du moralisme bourgeois de gauche incarné,combien dangereux, a me né tout en douceur pa r le lui, par la pensée maçonnique.génie de nos philosophes chrétiens du xvnc et du Cest ce catholicisme de la bigoterie de province,XVIIIe siècle, de Pascal à Ro ussea u en passa nt par devenu idéologie de droite de la Troisièm eVoltaire, génies de plus e n plu s philosophes mais de République qui faisait, à juste titre, hu rler de colèremoins en moins catholiq ues); quand une idéologie et crier à la trahison ce g rand catholique du Moyendordre et de domination tombe dans le piège de la " Age et des catacombes quétait Léon Bloy.question de la vérité, au fi na l, cest la classe Abandonné par le pouvoir, détruit de lintérieur,domina nte q u ell e soutend et qu elle légitim e, la troisième mort du catholicisme, surviendra enfinqu elle remet toute entière e n ca use po ur la la isser lors du concile Vatica n Il. Une soumission cene foisnue, face aux force s productives, dans la frivolité de non plus seulement pratique et politique ma isson parastttsme ... théologique (dans l Histoire la théorie suit tou jours la pratique) au mo ralisme syncrétiste de gauche, 26 27
  14. 14. dans le d roit fil d e la D éclaratio n uni verselle des a u m ê me D ieu abra hamiq u e et pour leur dévotiond roits d e l H o mme portée par lON . mariale, ct ce m alg ré leur n on reconnaissance de Nouvelle Ég lise de la soumiss ion et du la d ivinité du C hrist ; le g ros m o rcea u d ereno n cem ent dont la revue Golias, des prélats d u Vatica n II est sans conteste la déclaration seloncalibre du cardinal Lustiger ou m onseigneur Gaillot laquelle «avec ceux qui, baptisés, shonorent du nomson t la con séque nce et l ill ustration .. . de chrétiens, mais ne professent pas intégralement la foi ou ne conservent pas lunité de la communion avec le successeur de Pierre, LEglise se sait unie par de multi- VATICAN II OU LAPPEL A ples rapports». D écla ratio n qui revient explicitem ent LA FRATERNITE UNIVERSELLE à renoncer, sur le plan théologique, à sopposer à la Réfo rme protestante. Initié par le Pape Jea n XXIII et se voulant une P ire en core, d an s cet esprit de coh abitatio nouverture au m o nde m oderne, de fait de plus en frate rnelle m asq ua nt, en réalité, une pure redditio nplu s antire ligieux, o n peut comparer Vatican Il - théologique, est la déclaration selon laquelle, au2 po ur faire m od erne, comme à la m êm e époque n om d es pe rsécution s subies par les jui fs à travers Parly 2 o u Vélizy 2 -à la Perestroïka d e Gorbatchev. lHistoire, lEglise ren once par son actio n à opposerUne pro fo nde remise en questio n de soi- m êm e et la Nouvelle Alliance à lAncienne. U ne Nou velle . . , ,une concessiOn aux autres, Inte rpretees non pas Allian ce accom p lie pourtant explicitem ent par lacomme gén ére use o u verture, m ais comme un aveu Passion du C hrist po u r la d épasser et labolir.d e faiblesse qui prélude à leffo ndrem ent. U n ren oncem ent doctrinal pou r raisons politiques D o min ation du m ond ialism e capitaliste qui revient en fait, pa r une théologie de contrebande,am éricano- protestant, culpabilité envers les jui fs à ad mettre leur coexistence. Et comme les juifs, d an spe rsécutés par le régime National-socialiste le m êm e temps, n e reconnaissent pas, eux, laallemand, Vatican II, au delà de lalibi pastoral et N ouvelle Allian ce qui no us ferait tou s juifs, cetted octrinal, doit se comprend;e très littéralem e nt déclaration de <<frate rnité universelle» aux relentscomme la soumissio n d e lEglise catholiq u e au m açonnique revie nt, en bo nne logique, à fa irenouveau rapport de force issu de la D euxièm e purem ent et simplem ent du catho licisme, un sous-G u erre mondiale, à l intérieur d u camp occidenta l. produit du judaïsm e en plus n on reconnu par lui ! Au -delà d une m a in te ndue au x bo uddhistes et Ainsi, par Vatica n II, les catho liques sont-ils tenusaux hindous san s con séquen ce, puisqu e que h ors d e reconnaître les juifs com m e leurs « frè res ai nés»de la sphère m o nothéiste m éditerran éenne ; à côté d an s lEglise, tandis que les juifs, eux, con tinuent d ed u n e déclaration fraternelle, d éjà plus politique, considérer le C hrist, au mieux comm e un rabbiadressée au x musulma ns en pleine décolonisation apostat ayant abjuré sur la C roix («Eli, EIL~ Lama (ceci expliquant en partie cela) pour leur croyan ce sabachthani » : « Dieu , Dieu, pourq u oi m a s-ru 28 29
  15. 15. abando n n é?»), ce qu i revient purem e nt et seffo rcent d e rester d es cath oliques intègres d a nssimplem ent à n ier lÉg lise et à professer son mé pris. un m o nde aya nt p rogrammé sa désintégratio n. Ainsi, pa r Vatican II, M o n seig n eur Lustiger, O n peut b ie n û r se perdre e n conjectures su r ccconverti au catho licism e en 1940 (pé riode d e qu aurait pu devenir ou red evenir lÉglise si elleconversion pour le m o in s ambiguë) sera po rté, pou r ava it cho isi a près le roi la rupture totale avec unson de rnier repos da n s la cathédrale N otre-Dame d e monde bo urgeois si é lo ign é d elle.Paris, non plu s p ar la lecture du Notre P ère, m ais par M a is, face au poids d u réel, que po uvait fa irecelle du Kaddish. La m esse est dite . . . cette in stitution fo rcéme nt u sée et compro mise par mille a ns de partage du p ou voir roya l, face à l idéologie toute neu ve d e la Raison et d es Lum ières , LES SOUFFRANCES ET LE DECLIN DE LA qui, e lle, pou vait tout p rom ettre po ur n e lavoir BOURGEOISIE CATHOLIQUE jamais exercé? Que pou vait faire, d a ns un m o nde de plus e n C omme en tém oigne lœuvre d e Bernan os devenue p lus m a té ri aliste et technicien , une religio n quip arfaite m ent incompréh e nsible aux gé nérations n ava it que le cie l p our promesse et lhumilité pou rissu es d u libertarism e post-soixante- h u itard ; comme vecteur, q uand la n o u velle relig ion de la fraternitélexpriment ses romans m ettant inlassablem en t en universelle et d e lélectio n en douce promettait ellescène la collision du catholicism e et de la pensée au no m de la ra ison m êm e, le pa rad is sur terre parbourgeoise d ans un tourment mo ral insoluble, cette la dém ocratie de la liberté et de léga lité?religion passio nnée, sacrificielle- non pas du livre etde la lettre, mais de lesprit et d e lincarnation - est .. ,incompatible avec lesprit bourgeois, lui, parfaitement LAIC!TE = FRA C-MAÇONNERIEjud éo-protestan t. Par sa fo i de l hum ilité et du don , le catho lique En bonne logiq ue. le con traire d e la rel igion cestbourgeois, à moins qu il n e se convertisse à la la laïcité. M ais d a ns la réalité historique, politique,« modernité», sera toujo u rs un bourgeois mal à le combat a nticlérical, me né excl usivem ent contre la laise, luttan t con tre lui- m ê me et dont la soumission relig io n cath o liq u e, fut le fai t dune autre église:a u m o nde marchand de légoïsm e et d u calcul n e celle d u «gran d a rchitecte de lunivers ,, et de la peut m e ner qu au ren oncem ent à sa foi , ou à son fran c-m açon ncrie. inadaptatio n. Apparue en Gra n de-Bretagn e au XVI Ie siècle ct Voilà pourquoi le catholicism e a u t h entiq u e, introduite e n Fra n ce a u siècle d e la Révo lution la résiduel, n est plu s a ujourd hui qu une p ratique fra nc- m açonnerie fran çaise, a u -d elà d e la di ve rsité marginale de déclassés nommés « intégristes » par le d e ses ch ap elles (G rand Orient d e Fra nce, Grande nouvea u po uvo ir, tout simplem e nt parce qu ils Loge de Fra nce, Grande Loge n ationa le fran ça ise, 30 31
  16. 16. , Fédé ration fran ça ise d u Droit Humain ... ) aime à voir en place (celui de lEglise ct du roi), être maçon se décrire comme une association essentieLlement à partir de la République cest être du pouvoir. philosophique et philanthropique et comme un Un pouvoir qui culminera sous la Troisième système de morale propagé de façon initiatique et par République par la loi de, 1905 - loi dite de« séparation , • cooptatt on . des Eglises et de lEtat » - mais, en réa lité, la•1 Dans les fa its, elle est une contre-Église, dépossession du dernie r bastion spirituel et politique , , alternative à lEglise catholique. Me nace très tôt resté aux mains de lEglise catholique qu était identifiée par le pape C lé me nt XII qui, dés 1738, la léducation des e nfants. Une charge de fo rmater les condamne pa r la bulle In eminenti apostolatus esprits et les â mes, cruciale po ur la dominatio n, specula. Une actio n sa ns effet, puisq ue aucune bu lle dorénavant confiée aux instituteurs laïquards de ne pouvait avoir valeur de loi dans le royaume de cu lture o u dobédience largem ent maçonnique. France sa ns être enregistrée par le Parleme nt ; ce Ajoutons, pour nous faire une idée encore plus que le dit pa rlement, déjà large ment maçon à précise de cet humanisme maçonnique f ait lépoque, se garda bien de fai re. doccultisme et de cooptation initiatique, que Et même si la maçonnerie prérévolutionnaire .lInte rnationa le communiste inte rdit, dès 1922, la put compter au dépa rt de nombreux aristocrates , double appartenance loge et Parti. I.:apparte nance à - Phi lippe Egalité qui vota la mort du roi (et q ui la franc-maçonnerie étant considérée alors par les était fort probableme nt l homme des Anglais) fut un communistes comme une trahison de classe. des prem iers grand maître d u Grand Orient. Même U ne in terdictio n qui vaudra à tous ces maçons, si la maçonnerie prérévolutionna ire comptait aussi privés de com munisme, de finir socialistes au Grand de nombreux prêtres, son humanisme sociéta l, Orient de France. inspirateur de notre Déclaration des droits de lhomme Ajouto ns e nfin que la maçonne rie européenne et du citoyen, en attendant la « D éclaration universelle est à lorigine, à la même époque, de la Société des des droits de lH o mme», était directe me nt en Nations, comme après guerre de 10 T elle même U, co nc urrence avec lo rdre catholique et la prodrome du futur gouvernement mondial. .. m ona rchie ... LA MAÇONNERIE, C LERGÉ MAÇONNERI E DH IE R ET DAUJOURDH UI OCCULTE DE LA RÉPUBLIQUE Quoi que lon pense de la maçonnerie, il est évi- C omme !e pouvoir royal, mi litaire et économique, dent que si être maçon sous Louis XV, comme confia it à lEglise les domaines complémentaires du Casa nova ou Mozart, était la marque dun esprit spirituel et de lidée, le po uvoir bourgeois a donc libre ou idéaliste qui che rchait à saffranchir du pou- aussi son clergé, chargé dappliquer lui aussi, avec 32 33
  17. 17. plus ou moins de bonheur, le cautère humaniste sur MAÇONNERIE DHIER ET DAUJOURDHUI : ,la botte de loppression économique dont chacun CFR, TRILATERALE, BILDERBERG ...sa it qu elle est plus de fe r que de bois. Une maçonnerie élevée sur les cendres de la ncie n , Aujourd hui, à lheure du mondialisme, la maçon-pouvoir de lEglise devenue, de fa it, la nouvelle nerie fran çaise traditionnelle, à laffairisme provincialreligion du pouvoir, le clergé de la République et moyen-bourgeois, est sans doute e n déclin, non pasbourgeoise et, au pla n interna tional, le nouvel ord re quant aux nombres de ses initiés, mais quant à sondes jésuites de la République mondiale. influence sur la marche de la République. Un ordre occulte passé pe u à peu, du xvme au Et cest sans doute parce que, désormais, lesxxe siècle, de la maçonnerie symboliste et grandiose décisions qui concernent notre Nation se décidentd un Rudyard Kipling (exprimée dans son poème au niveau mondial dans ces nouvelles maçonne riesSi ... , sachevant par le fameux vers Tu seras un pour lhyperclasse que sont les think tanks stylehomme mon fils/) à celle bien peu philosophique et Bilderberg, CFR et Trilatérale, que la plupart de nosencore moins laïque dun AJain Ba ue r, a ncien grand gra nds médias respectables- et plus seulement lemaître du Grand Orient, aujourd hui e n charge des Crapouillot -sortent de plus en plus souve nt desquestions de sécurité au côté de Nicolas Sa rkozy. , dossiers sur le sca ndale que constitue effectivement M ais à la différence du pouvoir de lEglise, le pouvoir occulte de la franc-maçonnerie régnantofficielle a u côté du roi, ce pouvoir maçonnique en douce sur la démocratie françai se.da ns la Républiqu e a toujours été nié, caché, Courageux médias osant enfin sattaquer a u pou-honteux. On doit se demander pourquoi. voir qui les paie maintenant quil est ailleurs ... Sans doute parce que la démocratie dAgora,la Ré publiq ue dégalité citoyenne est, à lévidence, , ,aux antipodes dune philosophie philanthropique DIEU OU UNE SOCIETE DE CLASSESocculte propagée de façon initiatique et par cooptation, SMS LUITE DES CLASSESqui plus est à travers les frontières et par dessus lesclasses. Avec la mort de Dieu, pour la bourgeoisie de Et ce nest peut-être pas un hasard si le symbole légalitarisme abstrait et formel, vint le début desde ces farouches bâtisseu rs de démocratie laïque et problèmes. Car dans ce monde sans pa radis et sansrépublicai ne nest pas, comme on serait en droit de ciel de limmane nce absolue surgit iné luctablementsy attendre, le panthéon des Grecs, mais plus ce que C ha rles P éguy appelait le « lu ttisme deétrangement, le temple de Salomon ... classe». Soit la fin de la croya nce populaire en un ordre divin ; la fin de léquilibre aussi des corps interméd iaires et de la solidarité vertica le des 0 corporatismes. 34 35
  18. 18. La stratégie du pou voir bourgeois étant alors, - les progressistes de droite, bourgeois ct libéraux,appuyée à la fois sur le m e nsonge progressiste et la inspirés par Voltaire.stupid ité réactionnaire, de nou s présenter un monde P rogressistes qui cro ient et espère nt en la m odernité,fait de deux ca mps: à gau che, le bien, le Progrès; à m ais pour d es raisons diamétralement opposées:d roite le mal, la Réactio n , an cêtre de tous les - les prem iers en attendant légalité et la fraternitéfascism es. Les esprits libres pa rvenant, au mieux, à citoyennes effectives par le plus juste partage du tra-saisir que, le pou voir produ isant mythification du vail et des richesses;vainqueur et d iabolisatio n du vaincu, le p lu s méchant - les seconds, légalité en droit et la libertédes deux n est pas fo rcém ent celui quon croit. d entrepre ndre; soit le droit dexploiter sa ns entraves, M ais quon cho isisse d e se soumettre à lordre libérés des interdits moraux de lAncien régime portantnouveau ou quon lui oppose une virile critique à la sur largent. ~..:égoïsme des uns, selon le credo libé ralLouis d e Bonald o u Joseph de M aistre, lessentiel rare m ent démontré, fai sa nt la prospérité d es a utres.pour la domination bourgeoise est que tous De m êm e, ch ez les réactionnaires d eux ca mpscontinuen t d e pen se r, comme en sport, qu il n y a égalem e nt :que deu x camps, deux équipes : ga uche et droite, - ceu x qui veulent conserver leurs privilègesprogressistes du côté d es pauvres, d es petits; d arrogance et de parasitism e au nom du droit divin ;réactio nn aires du côté des riches et des gros. -ceux qui, face à la déferlante libé rale et à sa vio- Soit, comme le d it Arlette qui a bien m érité du lence sociale (inaugurée d ès le lendem a in d e la Révo-Système du h aut de son utile naïveté : «des patrons et lutio n par la lo i Le Chapelier) veulent conserver cedes travailleurs>), Même si, à y regarder de plus près quil y avait de bo n , d e mesuré et d humain dans laavec les lunette de M arx, ces patro ns sont parfois des tradition.travailleurs et ces travailleurs des petits rentiers ... Con servatism e d e gauche qui donnera la révolte des Luddites en Ang leterre, celle des Ca nuts e n Fra nce et qui fut la cau se, pour partie, de linsurrec- RÉACTIONNAJRES, CONSERVATEU RS, tion vendéenne. PROGRESSISTES ET LŒÉRAUX Une droite anri-libérale rejoignan t la gauch e radi- ca le d a ns sa critique d un certa in progrès, et qu on Une m ythologie du combat progressistes 1 réac- retro uvera un dem i siècle p lus ta rd dans le syndica-tionnaires - pitch d e tout le roman national - qui lism e révolutionnaire, les pensées d e Pierre-Josephcach e la complexité d es luttes et à qui e lle pro fite. Proudhon et de Georges Sorel. Et e ncore m oi n s d un C ar, ch ez les progressistes, il existe en réalité siècle plus tard en Allemagne d an s la Révolutiond eux camps opposés : con servat rice d un Ernst N ie kisch , trop souve nt - les prog ressistes de gau ch e, populaires et con fondue avec le Nationa l-socialism e . ..sociaux, inspirés par Ro ussea u; 36 37
  19. 19. LA MÉCANIQUE RÉVOLUTIONNAIRE Derrière la mythologie révolutionnaire du bientriomphant du mal, se déploie la mécanique beaucoupmoins binaire mais récurrente de la Révolution. Mécanique très bien décrite par le Soljenitsyne dela deuxième période (celle du retour dexil et de DeuxSiècles ensemble) à propos de la Révolution russe. Unemécanique faite de manipulation, de liquidation et 2.de récupération que nous reverrons encore à lœuvre DIEU, LA RAISON ET LA BANQUEen Afrique au moment de la décolonisation. Soit, pour revenir à la matricielle Révolutionfrançaise, non plus telle que la présente le romannational, mais vue de la coulisse : 1/ est appréciable que le peuple de cette nation ne Faire faire le sale boulot par les progressistes de comprenne rien au système bancaire et monétaire, cargauche (Robespierre et Saint Just) afin de liquider les si tel était le cas, je pense que nous serions confrontés à réactionnaires de droite: la noblesse terrienne puis le une révolution avant demain matin. pouvoir royal accrochés à leurs privilèges héréditaires.Afin que les progressistes de droite - en réalité la H enry Ford bourgeoisie dargent déjà aux affaires-, une fois débarrassé des progressistes de gauche (liquidation de Robespierre et Saint Just) puissent enfin niquer fe ne suis quun banquier foisant le travail de Dieu. tout le monde: spolier la noblesse et mettre les anciens serfs, futurs prolétaires, au boulot! Lloyd Blankfein Les prem iers, idéal istes montagnards, qui PDG de la banque Goldman Sachs croyaient aux idées, découvrant un peu tard, en montant à léchafaud, que leurs compagnons de route, G irondins et autres affairistes tapis dans lombre, ne croyaient quau pognon. Ou, dit plus simplement encore : découvrant, mais un peu tard, derrière la mythologie bipartite du bien de gauche luttant contre le mal de droite, la sournoise victoire de la Banque ... 39
  20. 20. DE LA SOCIÉTÉ DU DON , , A LA SOCIETE DE I.:ARGE T Il faut en suite compre ndre comme nt les sociétés humaines o nt p u passer du don pour le prestige au prêt po ur l inté rêt. D e léléga nce à la laideur, de la n oblesse à lu sure. Sa ns doute le dévelo ppe m ent inéluctab le d es forces produ cti ves, dû à l h o m o sapie ns e t à lho m o PETITE GÉNÉALOGIE DE LA BANQUE: fa ber - a u génie inven tif et techni cie n de AU DÉBUT ÉTAIT LE DON lho mme- a- t-il pe rmis à l huma nité de passer progress ivem e nt d une société de la stricte D abord tout commen ce par la société du do n. survie- o n m a nge tout ce quon produit - à laDu don et du con tre-don , d e léchange, o ù la notio n société d e p ro ducti o n d excéd ents. E xcéden tsd e prêt intéressé - à lopposé du prêt pour le pres- d a rte facts: ag riculture (et n o n plus cu eillette)tige : « je do nne donc je suis » -est inconcevab le. obj ets m a nufacturés (outils, po te ri es . . . ) q u e lon Ce sont les sociétés dites « primitives», avec leur p eut d ès lo rs éch a nge r sur un m arch é, po ur ra ison sfo nctio nnem ent d écou vert par Robert H arry Lowie utilita ires, soit le d ébut du comme rce.(le potlatch, léch ange symbo liq u e non utilita ire) D es éch a nges qui samplifient et se généralisentétudiées p ar M arcel M au ss, et qui re nd to u te et qui, après la phase p remi ère d u troc, a mè ne ntlogiq u e libéra le impen sable. nécessairem e nt l idée pratique dun m oyen abstra it D es sociétés qui o n t fo n ctio nné partou t, et po lyva le nt d échange géné ralisé: la mo nna ie.pen dant des millén aires, d ont Pie rre C lastres n ou s E t q ui dit m o nna ie d it argent : idée daccumula-fait léloge à travers son observation des indien s tion d e rich esses pour la richesse. U ne accumula-dAm ériq ue, «ces p erdants m agnifiques» qui tio n qui pe u t, dès lors, sur un ch a mp socia lviva ie nt encore su r ce p rincipe il y u n siècle et lui- m êm e m odifié et déspiritualisé par cc processu s,d e mi . Sociétés do nt Jea n-Claude Mich éa fa it venir concurrencer le prestige du do n et finir, fata le-rem arque r q u elles sont les seu les durables, quand m ent, par le remplacer.la société d ite < ibérale », fo ndée sur le principe d Une prise d e po uvoir p ar largen t contre leinverse - le prêtà intérêtdel individ u égoïste- n existe, prestige de lauto rité fort bien m o n trée, par exemple,a u mie ux, que d epuis d eu x siècles et a généré, fort d an s le très beau film sur la fin d une certainelog iqu em e nt, p lu s de viole n ce et d in stabilité a ristocratie indienne- d Inde cette fo is: Le Salonquaucune autre organisation sociale avant elle .. . du musique de Satyajit Ray. 40 41
  21. 21. DE LARGE T À LIDÉE DU PRÊT spirituelle et pratique, cest à d ire sociale, autorise ce prêt, m ais à la marge. I.:argent accumulé, n é d e léch ange m archand, E lle confie donc cette pratique à la fois ig noble ctam èn e n écessaire m ent à son tour l idée du prêt. n écessaire - tout à la fo is sociale m atériellem ent etEt dan s une société march an de d accumulation , an tisociale spirituellem ent - à u n e caste m audite,plus du prêt g ratuit pour le prestige et le plaisir de m a intenue hors de la société de Dieu, par quilécha nge, o ù la domin ation symbo liq ue provient de circulera largen t, m ais à qui ont se gardera bien ,lélégan ce et de la mag n anim ité du prêteur (m éca- pour qu elle n e vienne pas m en acer, avec so nn ism e toujours vivace d an s la s phè re intime et privé, accumulation d e pro fit, lordre social fond é su r leq u an d d eux m âles saffronten t pou r le p restige d e prestige et la dépe nse, de lui octroyer aucun droitpayer laddition a u restaurant), mais d u prêt pour la politique.d ominatio n m atérielle par la rgent ; soit le pouvoir Ainsi existera-t-il, pen dant quelques siècles, unevil au-dessu s du prestige ... société double, l une officielle, prestigieu se et som p- tuaire, ayant le pouvoir par la noblesse et la te rre, m ais sappuyant en douce sur une caste cach ée, o ffi - LE PRÊT À INTÉRÊT INTERDIT cieuse et m au d ite, accumulant progressivem e nt , MAIS AUTORISE A LA MARGE d an s l hum iliatio n la richesse de l usure; é no rme m oye n par ailleurs de corruption et de dom in ation. Encore un pied dans les sociétés traditionnelles Et cest par cet acide maté riel de la tentatio n ,de la n oblesse et d u don , les sociétés à la fo is rongeant d e p lus e n plus la société spirituelle,m arch and es, m ais toujo u rs religieuses- soit, par quarrivera fa talem ent le m o m ent d e la d estructionexemple, nos m onarchies chrétiennes du M oyen du Prin ce, pa r labolitio n des privilèges héréditaires ,Âge- on t encore la conscience que le prestige social, de la noblesse et légalité citoyenne. Egalité citoyenn epour que la société d em eure à l image de Dieu , doit ratifiant dan s les faits le po uvoir exclu sif de largen t,venir de la noblesse d attitude et d â me. et par laque lle la Ba nque, peu à peu , pre ndra les Ainsi inte rdisent-elles, pour raison relig ieu se, pleins pou voirs.cest-à-d ire spirituelle et m o ra le, le prêt à intérêt ... Ce m oment étant précisém e nt cel ui d e la Mais com m e le développement du commerce et Révolutio n fran çaise où Robespierre tue le roi, puisdes écha nges à cette m êm e période - d ison s à partir la Banque tue Robespierre. Soit u n e révolution,du xme siècle - re nd au ssi le prêt nécessaire à son au -delà d e l habillage formel éga litaire, auxdéveloppement, et qu il n e peut plus y avoir, dans m otivation s cach ées parfaitement a ntisociales etune société de commerce et d argent, de prêt sans antipopula ires ...intérêt - le prêt d argent sa n s ,intérêt n aya ntlittéralem e nt «a ucun intérêt » - lEglise, à la fois 42 43
  22. 22. , LE PRÊT AUTORISÉ CHEZ LES CHRETIENS LA LOGIQUE VICTOIRE DE LA RÉFORME PROTESTANTE SUR LA TRA SGRESSION Mais les choses ne sont évidemment pas si CATH OLIQUE, OU DE VEN ISE A LA CITY linéaires. Parallèlem ent à ce systèm e d interdit autorisé à la La solutio n protestante, adaptant la théologie à marge par les sociétés très chrétien n es, se développent la pratique p lutôt que de la bafouer outrageu sem e nt dautres métastases et d autres logiques de la comme les papes banquiers catho liques, trio mphera Banque. logiquement dans le te mps. Ce sera par exemple la Ren aissance italienne Ainsi, la banque chrétienne, initialement catho- avec ses papes banquiers, oxymore théologique m ent lique ct italienne, sombre ra dans le crime fam ilial h érétique qui, notamment avec les Borgia, porte ra et lépopée tragique, tandis que l industrieu se prati - durablem ent atteinte à la resp ectabilité de la catho- que protestante ct bourgeoise triomphera pour licité et entraîne ra, en partie, la Réforme . devenir monde, d ab ord dans le monde ré fo rmé• Soit le protestantism e sous sa forme spiritualiste a llem a nd, puis dans le monde occidental tout e ntier, et popu laire de retour à la pureté origin elle . via le puritanism e ang lo-saxon. chrétienne. Jésus étant par excellen ce linca rnation Nous e n sommes d ailleu rs to ujo u rs là occidentale du don et de lordre social par lécha nge aujo urd hui, où deux principes bancaires coexistent d ésintéressé. en Occide nt, l un protestant et d e forme plutôt ascé- Ce sera, a utre réponse mais inverse, la tique et entrepreneurial ; lautre plus difficilem ent modification théolog ique de la Réforme, comprise n ommable et plus spécu latif. Principes tantôt alliés, cette fois comme adaptatio n des valeurs chrétiennes A tantot con curre nts ... à la société du comme rce et de linté rêt. Soit le protestantisme, non pas comme refu s du papism e décadent et ostentatoire - ce qu il fut JONCTION DE LA BA QUE ET DE LA COURONNE aussi - mais le protestantism e tel que le définit Max DANGLETERRE : .:-.IAJSSA CE DE CEMPIRE Webe r, comme éthique du capitalisme n aissant où le bourgeois, encore religie ux, accumule la richesse D eux principes con traires qui, alliés, produisent ct n e senrichit pas e ncore p our lui- m êm e, m ais d évide nce un é no rme saut qualitatif. po ur la plus grande g loire de Dieu. Cc sera lallian ce d e la noblesse et de la banque historiqueme nt effectu ée, cette fois, par la couro nne dAngleterre. Alliance et saut qualitatif que no us pouvons poser, au sens où n ou s lentendons, comme acte d e naissan ce de lEmpire. Alliance d e la Cou ronne et de la Banque qui pro- 44 45
  23. 23. duira un pouvoir de d omination sur le m onde sans D ès lo rs le travail de la Banque, à lintérieu r de commune m esure avec les expériences précédentes, ce po uvoir partagé et n o n visible au commun des italiennes ou germaniques. La force de m odificatio n m o rtels, sera d inverser le rapport d e force, sur la march e du monde d e la Compagnie des Indes notamme nt en sefforçant d e prendre le contrôle d e orientales allant très au-delà de la théologie réform ée la m o nnaie. Une prise de p ou voir histo riquem ent et de lépopée famili ale d es Borgia ... ratifiée p ar la privatisatio n des banques centrales. Un pouvoir impérial qui samplifiera en core, nou s U ne prise d e p ouvoir no mmée pa r les m éd ias le verrons, en passant d e la Couronne et de la C ity, à complices « indépendance», po ur sig nifier quelles Wall Street et aux Etats-Unis dAmérique comme sont parvenues à éch apper, en fin d e course, a u lévoqu e souvent, de façon obscure et contradictoire, p ou voir régalien du Prince; soit à tout p ou voir et à le populiste américain Lyndon LaRouche ... tout contrôle po litique ... BANQUE ET POUVOIR POLIT IQUE, LA ABSTRACTION ET LOGIQUE PROGRESSIVE INVERSON DU RAPPORT DE FORCE ASOCIALE DE LA BANQUE Dans le systèm e monarch ique catholique, la La Ba nque sém a ncip ant prog ressivem ent d e banque se trouve donc à côté du pouvoir, tenue en tout pou voir po litique pour d evenir, en réalité, le respect. Brutalem ent remise à sa place pa rfois, po u voir politique cach é sexerça nt à travers la comme sous le règ ne d e Saint Louis, mais le politique des ba nques centrales (masse monétaire, déstabilisant p arfois au ssi, comme à la fin du règne taux d inté rêt ... ), la Banque se libère aussi de Louis XVI. logiquem en t d e to ut frein social. Avec le systèm e m onarchique puritain a ng lais, La responsabilité de tenir compte des effets sociaux au contraire, la banque partage le p ouvoir, donnant et humains des politiques bancaires (spéculation , à cette allian ce a p rio ri contre nature, une stabilité et d ésindustrialisatio n, d élocalisation, ch ôm age ... ) une puissance inégalées. incombant toujours, officiellem ent et m édiatique- Un pouvoir décuplé pour le Prin ce, mais aussi m ent, au Prince et aux représenta nts politiques. un risque de voir sinverser le rapport de fo rce. Un processu s de domination des banques, d e Un rapport de force établit par le pou voir régalien le ur visio n abstra ite et aso ciale du monde d e - d abord aux mains du Prince - de battre monnaie. léchange qui explique, à lui seul, la vio len ce sociale Le contrôle de la monnaie étant, dans un monde de et l inégalité sociale aggravée qui accompag n e moins en m oins terrien et de plus en plus cap italiste, p aradoxalem ent laccroissem ent des richesses, ainsi la clef de la domination économique et politique à que l impuissance croissante d es po litiques, en travers la politique des banques centrales. réalité san s pouvoir, à résoudre la Crise. 46 47
  24. 24. Les politiques, dans cette logique, devenant de DABORD PRÊTER D E LARG E T QUON Aplus en plus le personnel communiquant payé parle pouvoir occulte ba nca ire (soit Ben Bernanke L:argen t prêté aux uns pa r la ba nquede rrière et au-dessus de Barack Obama) pour d investissement et de dépôt correspo nd à de largentpre ndre les coups à sa place et mentir au peuple en déposé par dautres, et le taux dintérêt re mbourséne pa rlant jamais des causes réelles et ba ncaires de en plus du capital - soit de la masse mo nétaire crééela Crise. en plus que celle déjà e n circulatio n - correspo nd Une re marque valable en France aussi bien po ur également à la création de richesse réelle duneIUM P que po ur le NPA. entreprise aidée par cet investissement productif. .. La Ba nque, intrinsèquem ent fondée surlabstraction du chiffre au détriment de l humain(spéculatio n), libérée de tout frein politique et social ENSUITE PRÊTER DE LAGE T QUO A .. .(indé penda nce des banques centrales) et protégée EN PARTIEde surcroît par son invisibilité politique et m édiatique(domination de la rgent sur le politique et les I..:argent réellement présent en banq ue ne risquantmédias) devena nt progressivem ent - compte tenu pas dêtre retiré en même temps par tous les déposants,de sa logique mê me - pure prédation et pu re la tentation devient rapidement gra nde de prêter plusviolence. que les sommes effectivement en dépôt. U ne violence assumée et encore accrue par N aît alors le« multiplicate ur », soit une fabri catio nlidéologie de ses dirigeants et cadres, majoritaire- d argent scriptural m a is toujo urs dévolu àme nt formés à linégalitarisme méprisant de lAn- linvestissement productif. Argent tempora irement . fi cti f, mais devenant réel au fin al par la créa tion decten testament. .. richesses (valeur ajoutée) due à linvestissement productif. PETITE GÉ ÉALOGIE DE LA BANQUE, SUITE : U n méca nisme de fu ite en ava nt peu dangereuxDU PRÊT P RODUCTIF AU RACKET PUR ET SIMPLE à deux conditions. Un. Que léconomie se tro uve da ns une phase de La Banque comme force et principe impérial développe ment et de croissance illimitées, commen a donc ri en à voir, au fin a l, avec la banque de céta it le cas au mome nt de linvention de cettedépôt et de prêt d u coin de la rue, son ancêtre et pratique à la Re naissa nce.so n orig ine dévoyée. D eux. Qu une autorité politique au -dessus de la Un dévoiem ent dont on peut m arque r les Ba nque régule et limite cette pratiq ue au regard deétapes successives comme au tant de sauts ... la croissance et du développeme nt économique réel, et pas seuleme nt scriptura l et spéculatif... 48 49
  25. 25. PRÊTER DE LARGE T PRÊT ER DE LARGENT QUI NEX1STE PAS, QUON A DE MOIN El" ~ 1 0 1 S MAlS TOUJOURS CONTRE INTÉRÊT ET QUON EST LE SEUL À POUVOIR PRÊTER, Y COMPRIS AUX ÉTATS U n contrô le et une mo dératio n de la fuite en avant d e prêts bancaires, sans commune m esure C e processus dendette m ent voulu , fata l et• avec les dépôts, appelés « réserve fractionnaire». généralisé, d abord appliqué au m onde de lentreprise Une réserve fractio nnaire imposée aux banques privée, connaîtra en core un saut qualitatif avec la par le politique, m ais q ui , par la force des choses et privatisatio n des b anqu es centrales dans tout compte tenu de lévolution du rapport de force e ntre l O ccident. le po litique et largent, aura tenda nce au cours d u Privatisation des banques centrales correspondant te m ps à tendre progressivemen t vers zéro ... à lultime dépossession du Prince et du politique d un po uvoir régalien fondamental. Un pouvoir qui était celui de fa ire , émettre par la ba nque n ation ale, PRÊTER DE I.:ARGENT QU I NEXISTE PAS, sous contrô le d e lEtat, une m asse d argent pour les MAIS TOUJOURS CO TRE T TERET . . grands investissements publics (Plan, développement d es infrastructures, politiques socia les ... ) prêtée à , S uite à ce lent processus de d égéné rescence et d e l Etat à taux zéro. prise d e pouvoir - l un étant permis par lautre - la Cette m asse , argent créée de to utes pièces, m ais d Ba nq ue d evient don c progressivem en t une pure garantie par l Etat en bons du Trésor devenant, e ntre prise de racket et d e d épossessio n. comme à la pé riode vertueu se de la ba nque de dépôt En effet, la masse m o nétaire mise en circu latio n et d investissem ent, richesse réelle à term e, absorbant p ar les ba nques étant toujours su périeure à la cette m asse monétaire supplém entaire, par la cro issa nce possible (créatio n de va leu r ajoutée) et le productio n de richesses effectivem ent permises et ta u x d inté rêt, lui, m éca ni quement impossib le à produites pa r ces investissem ents publics; soit d u re mbourser. Ce prêt d argent, ficti f, m ais que seules d éveloppe m ent, et non de linflation. les banques o nt le pouvoir d e prêter, équivaut donc, Pure inflation en effet si le pouvoir politique1 par à t ravers la gara ntie h ypothécaire sur loutil d e d ém agogie é lectorale, se m et à abuser de la planche travail ct les b ien s, à une lente captation d e to utes à billets. Raison in voquée pour privatiser le systèm e les richesses privées par la Banque. sa ns rien y changer, sinon réserver ce d roit d abuser La Banque devenant a in si progressive m ent a ux seules banques privées ... propriétaire d e to ut, sa ns jam ais rien produire, et avec de la fa usse monnaie pour seule mise d e fond s! Nous toucho n s là à ce que nous pouvo n s appeler à la fois le gén ie et le vrai secret bancai re ... 50 51
  26. 26. DE I.A BANQUE ACCÉLÉRAT EUR DE peuples avec la complicité sile ncieuse des politiques; DÉVELOPPEMENT À lA BANQUE PARASITE: y compris du bouillonnant Besa ncenot qui sa it fort FIN DES POLITIQUES SOCIALES, bien quil ne doit ja mais aborde r ce su jet sil veut INTÉRÊT DE lA DEITE, RACKET DES BANQUES continuer à passer chez Drucker. ET TRAHISON DES POLITIQUES Un racket bancaire à léchelle des Etats, et sur le dos des pe uples, qui est la pre mière raison de la fin , Or, avec la privatisation des banques centrales, de lEtat providence au tournant des années 1970.imposée à linsu des peuples maintenus dans La raison majeu re de la fin de toutes les politiqueslignorance complète des processus bancaires, les sociales de développement quon appelle la Crise. Etats se voient tous désormais dans lobligation Le paieme nt de lintérêt de la dette - en réalité purdemprunter largent nécessaire à leur développement racket de la Banque absorbant désormais toutsur le marché privé, avec intérêt. la rgent normalement dévolu au dévelo ppement et Pour la France ce sera: , au socia l - étant exactement égal, en France, à la La fin du droit de prêt à lE tat à taux zéro par la tota lité de limpôt sur le revenu du travail.Banque de France. D écision prise le 3 janvier 1973 Une éq uiva le nce que lon doit comprendre,sous la présidence de G eorges Pompidou {a ncien au-delà du sym bole, comme une pure équation ...directeur de la ba nque Rothschild). Une décision etune dépossession du pouvoir régalien de lÉtat quiava ie nt nécessité, a u préa lable, léviction du LA DEITE, SOIT LA CAPTATION PROGRESSIVE DEGé né ra l de Gaulle. TOUTE LA RICH ESSE DE [ÉTAT PAR LA BANQUE Pour lEurope: , La création de la Ba nque centrale européenne Cette obligation pour les Etats demprunter de(volet bancaire de IUE), imposant en douce - pa r la rge nt sur le marché privé, avec taux dintérêtlarticle 104 des accords de Maastrich, rebaptisé contre gara ntie en bons du Trésor, prod uit au niveauarticle 123 dans le Traité de Lisbonne- cette même des Nations occidentales la mê me conséquence queinterd iction à toutes les anciennes banques nationales la garantie hypothéca ire pour le monde privé desdes membres de lUnion européenne. Et ce au nom, affaires. Soit, à travers une dette toujours grandis-bien sûr, de la rigueur économique et de la fraternité sa nte et structurelle ment in remboursable, et par cedes peuples. même processus de racket et de dépossession, le Un taux d intérêt, payé désormais pour les inves- tra nsfe rt progressif (notamment par les privatisa- ,tissements publics nécessaires au développement, tions) de toute la richesse de lEtat dans les mains dequi est le vrai nom de la dette et de la politique de la Ba nq ue, pourtant pur pa rasite ...la dette. , Un racket privé imposé aux Etats sur le dos des 52 53
  27. 27. 1913, CREATION DE LA LE SECOND SAUT DE I.:EMPIRE : DE LA C ITY À WALL STREET ET DE I.:EMPIRE RESERVE FEDERALE AMERJCAJ E ANG LAIS À I.:IMPÉRIALI SME US, SOIT , I.:ESCROQUERJ E DU DOLLAR En 19 10, le Congrès des E ta ts-U nis pour en finir avec le pouvoir financier qui, déjà, déstabilise léco- Ainsi, de lItalie des Borgia à une certaine Améri- nomie du pays (panique bancaire de 1907), organiseque de Wall Street, en passant par la City de Londres, une ré union secrète des gra nds ba nq uie rs a méri -la Banque, comprise comme processus de concentra- cains et occidentaux (Rockefe lle r, J.P. Morga n,tion et vision du monde, a-t-elle pris progressivement Vande rl ip ... mais a ussi lEu ropéen Rothschild àles pleins pouvoirs sur les nations dO ccident. , travers Paul Wa rburg ... ) afin de mettre les banques Pouvoir occulte mais bien réel piloté des Etats- sous contrôle. D émarche qui revient, selon la célè-Unis par Wall, Street, et qui seul peut expliquer la bre formule ini tia leme nt due à Ka rl Marx, à confierréponse des Etats occidentaux au dernier crack au rena rd la ga rde du poulailler ! Le résultat ne sefi nancier. Soit, plutôt que la liquidation de ces fait pas attendre, cest le 22 décembre 19 13, soit unprédateurs ct parasites bancaires en fai ll ite, le an à peine avant la Première Guerre mondiale ettra nsfe rt de le ur dette aux pe uples et leur sou s la préside nce de Wood row Wilson - falotere nflouement par des masses encore accrues de créature fin ancée par la Banque- la création de lafau sse monnaie tou jours dévolue à la spéculation, Réserve fédéra le américaine.quand cette masse de fausse monnaie à usage U ne Ba nque des banques qui, contraire me nt àspéculatif, destructrice déconomie, est la raison cc q ue son nom indiq ue de façon pa rfa itementmême de la C rise . .. me nsongère, nest ni une réserve, ni fédéra le, n i mê me spécia lement amé rica ine (lE urope: la C ity, lAlle magne et la France y éta nt représentées), ma is LE PROGRESSIF DÉCOUPLAG E DU DOLLAR DE un ca rtel m ondial des douze plus gra ndes ba nq ues T OUT CONTRÔLE POLIT IQUE ET DE T O UTE pri vées (Ba rings, H a mbros, L azard, Erla nger,RÉALITE ÉCONOMIQUE, ET SES CONSÉQUENCES Schroder, Seligm an, Speyer, Ma llet, Rothschild, Morgan, Rockefeller ... ) travaillant de concert et Une prise de pouvoir total de la Banque sur le aya nt désorma is la haute ma in sur le dollar, devenupolitique et les peuples d Occident, fond ée sur un monnaie mondiale ...découplage total de la finance et du dollar davectoute réalité économiqu e, effectuée e n plusieursétapes, et a ux multiples conséquences .. . 54 55

×