LOI DE FINANCES 2014  
 NOTE SYNTHETIQUE SUR LES PROPOSITIONS 
FISCALES ET DOUANIERES 
 
 
 
 
 
 
ARTEMIS _ Service...
Déclarée conforme à la Constitution par le Conseil constitutionnel dans sa décision n° 931/13 
du 30 décembre 2013, la loi...
‐ du 1er
 janvier 2016 jusqu’au 31 décembre 2017 : CA égal ou supérieur à 20 millions de DH ;   
‐ du 1er
 janvier 2018 ju...
Référence légale : article 11‐I‐ du CGI 
 
2‐ L'impôt sur le revenu – IR 
 Imposition des exploitants agricoles au titre d...
ou  dans  le  cadre  d’une  société  de fait,  la  LF a  institué  un  troisième régime en  faveur  de 
l’auto‐entrepreneu...
‐  et  tenir  de  manière  régulière  le  registre  prévu  pour  les  contribuables  dont  les  revenus 
professionnels so...
‐ Prestataires de services liés à l'organisation des fêtes et réceptions.  
En  matière  d’obligation  déclarative,  le  c...
  Suppression  de  l’exonération  des  revenus  provenant  de  la  location  des  nouvelles 
constructions 
L’exonération ...
L’inspecteur est tenu d’informer le contribuable de la date de clôture de la vérification qui 
ne peut en aucun cas durer ...
‐ enregistrer globalement les créances et les dettes à la clôture de l'exercice sur une liste 
sommaire  mentionnant  l'id...
‐ les matériels agricoles suivants, lorsqu’ils sont destinés à usage exclusivement agricole : 
* le retarvator (fraise rot...
La LF taxe au taux de 10%, les aliments destinés à l’alimentation du bétail et des animaux de 
basse‐cour ainsi que les to...
‐ maïs et l’orge, les tourteaux ainsi que les aliments simples tels que : issues, pulpes, drêches, 
pailles,  coques  de  ...
Néanmoins, le montant de la taxe ouvrant droit à déduction au cours du mois de janvier 
2014 peut être déduit en totalité ...
3.4.2. Condition pour le bénéfice du remboursement 
Les entreprises concernées sont tenues de déposer, dans les 2 mois qui...
5‐ Droits de timbre ‐ DT 
 Application de droits de timbre supplémentaire pour les véhicules à moteur soumis à la 
TSAVA d...
Référence légale : article 252‐I‐C du CGI 
 
6‐ Mesures communes 
 Institution des avantages fiscaux pour l’apport des élé...
‐ la raison sociale, l’adresse du siège social, le numéro d’inscription au registre du commerce 
ainsi que le numéro d’IF ...
 Institution  des  avantages  fiscaux  pour  l’apport  des  éléments  des  titres  de  capital 
détenus par des personnes ...
 Augmentation du montant minimum à percevoir en matière de cotisation minimale au 
titre de l’IS et institution dudit mini...
Cette mesure est applicable du 1er
 janvier 2014 au 31 mars 2014. 
Il est à rappeler que la suppression des avantages fisc...
Toutefois, les renseignement communiqués par l’administration fiscale doivent faire l’objet 
au préalable d’une demande éc...
 Précision de la date de prise en charge des marchandises dans les magasins et aires de 
dédouanement 
En  vertu  de  cett...
  Harmonisation  des  dispositions  relatives  au  régime  de  l’AT  avec  les  standards 
internationaux en matière de si...
La mesure vise à prendre en considération tous les actes et manœuvres informatiques qui 
peuvent être commis par les fraud...
IV‐ Taxes intérieures de consommation :  
 Augmentation des tarifs applicables aux boissons énergisantes et aux vins 
A co...
‐ des passagers utilisant des liaisons aériennes intérieures ; 
‐ des passagers transitant par les aéroports marocains, do...
à l’émission d’un titre de recette émis par l’ONMT portant sur le montant de la taxe éludée 
et l’amende. L’amende passera...
03  relative  aux  établissements  de  crédit  et  organismes  assimilés,  y  compris  à  l’égard  de 
l’administration. 
...
‐ procéder au paiement d’une contribution libératoire. 
2.5. Obligations déclaratives 
2.5.1. Obligations des personnes co...
 
2.6. Taux et paiement de la contribution libératoire 
2.6.1. Taux de la contribution libératoire 
Le taux de la contribu...
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Loi finances 2014 etude artemis

  1. 1.       LOI DE FINANCES 2014    NOTE SYNTHETIQUE SUR LES PROPOSITIONS  FISCALES ET DOUANIERES              ARTEMIS _ Service Editorial  Etudes disponibles sur www.artemis.ma  Tél. : 05 20 42 72 01 – info@artemis.ma 
  2. 2. Déclarée conforme à la Constitution par le Conseil constitutionnel dans sa décision n° 931/13  du 30 décembre 2013, la loi de finances (LF) n° 110‐13 pour l’année budgétaire 2014 a été  promulguée par le dahir n° 1‐13‐115 du 30 décembre 2013, publié au Bulletin officiel n° 6217  bis du 31 décembre 2013.   Cette  LF  s'articule  essentiellement  autour  de  la  mise  en  œuvre  progressive  des  recommandations  des  assises  de  la  fiscalité  tenue  en  avril  2013,  dont  les  axes  majeures  portent  sur  l’élargissement  de  l’assiette,  la  rationalisation  des  dépenses  fiscales,  l’amélioration  de  la  compétitivité  des  entreprises,  la  simplification  des  procédures,  le  renforcement du pouvoir de contrôle de l’administration et des droits des contribuables.  La  présente  étude  a  pour  objet  de  présenter  une  analyse  de  l’ensemble  des  dispositions  fiscales et douanières de la nouvelle LF, ainsi que les conditions de leur application.  Seront présentés successivement les modifications introduites au niveau du Code général  des  impôts  (I),  du  Code  des  douanes  et  impôts  indirects  (II),  des  tarifs  des  droits  d’importation (III), des taxes intérieures de consommation (IV), ainsi que les dispositions se  rapportant aux nouvelles contributions et taxes (V).  (Tous droits réservés ‐ Artémis 2014)    I‐ Code général des impôts (CGI) :   Les  modifications  apportées  par  la  LF  2014  au  CGI  visent  principalement  la  suppression  progressive  des  exonérations  accordées  au  secteur  agricole  en  matière  d’IS  et  d’IR,  l’amélioration des recettes fiscales, le rétablissement de la neutralité de la TVA, la promotion  de l’auto‐emploi ainsi que le renforcement des obligations déclaratives des contribuables et  des pouvoirs de contrôle de l’administration fiscale.     1‐ L'impôt sur les sociétés ‐ IS   Exonération du Fonds crée par la BAD intitulé « Fonds Afrique 50 »  La LF a institué une nouvelle exonération en faveur du Fonds Afrique 50 crée par la Banque  Africaine  de  Développement  (BAD)  en  vue  de lui  permettre  d’atteindre  les  objectifs  pour  lesquels il a été mis en place.  Référence légale : article 6‐I‐A‐12° du CGI   Imposition des exploitants agricoles dont le CA annuel est égal ou supérieur au seuil  d’imposition  Le  seuil  d’imposition  sera  progressivement  réduit  pour  intégrer  à  terme  l’ensemble  des  grandes exploitations agricoles, et ce suivant le calendrier suivants :  ‐ du 1er  janvier 2014 jusqu’au 31 décembre 2015 : CA égal ou supérieur à 35 millions de DH ;   
  3. 3. ‐ du 1er  janvier 2016 jusqu’au 31 décembre 2017 : CA égal ou supérieur à 20 millions de DH ;    ‐ du 1er  janvier 2018 jusqu’au 31 décembre 2019 : CA égal ou supérieur à 10 millions de DH.    Les  exploitations  agricoles  seront  imposées  au  taux  spécifique  de  17,5%  pendant  les  5  premiers exercices consécutifs à compter du premier exercice d’imposition.  En outre, les exploitants agricoles imposables sont dispensés du versement des acomptes  provisionnels dus au cours de leur premier exercice d’imposition.   Ces  dispositions  sont  applicables  au  titre  des  exercices  ouverts  à  compter  du  1er   janvier  2014.  Référence légale : articles 6‐II‐B‐1° et C‐5°, 19‐II‐C‐9°, 170‐I et 274‐XXIII du CGI      Exonération des exploitations agricoles réalisant un CA annuel inférieur à 5 millions de  DH   L’exonération  permanente  concerne  les  exploitations  agricoles  réalisant  un  CA  annuel  inférieur  à  5  millions  de  DH  au  titre  de  leurs  revenus  agricoles,  étant  précisé  que  ladite  exonération n’est pas appliquée aux autres catégories de revenus non agricoles réalisés par  les sociétés concernées.  A  préciser  que  cette  exonération  n’est  accordée  que  lorsque  le  CA  réalisé  au  cours  d’un  exercice donné est resté inférieur à 5 millions de DH pendant 3 exercices consécutifs.  Toutefois, il est à souligner que les exploitants agricoles devenus imposables à compter du  1er  janvier 2014 ne peuvent bénéficier de l’exonération.  Ces  dispositions  sont  applicables  au  titre  des  exercices  ouverts  à  compter  du  1er   janvier  2014.  Référence légale : articles 6‐I‐A‐29° et 247‐XXIII du CGI     Déductibilité des charges relatives aux indemnités de retard   Par dérogation à la règle interdisant la déductibilité du résultat fiscal des charges relatives  aux amendes, pénalités et majorations mises à la charge des entreprises pour infractions aux  dispositions législatives ou réglementaires, la LF autorise la déductibilité des indemnités de  retard régies par la loi n° 32‐10 promulguée par le dahir n° 1‐11‐147 du 17 août 2011.  A  signaler  que  cette  loi  avait  institué  des  pénalités  de  retard  de  paiement  entre  professionnels en cas de retard dans le règlement des factures (Cf. Etudes d’Artémis dans la  rubrique « Etude et Notes »).  Cette mesure s’applique aux indemnités de retard payées et recouvrées à compter du 1er   janvier 2014. (Tous droits réservés ‐ Artémis 2014) 
  4. 4. Référence légale : article 11‐I‐ du CGI    2‐ L'impôt sur le revenu – IR   Imposition des exploitants agricoles au titre de leurs revenus agricoles dont le CA annuel  est égal ou supérieur au seuil d’imposition, déterminé suivant le même échéancier qu’en  matière d’IS  Les  exploitations  agricoles  imposables  bénéficient  de  l’imposition  de  leur  revenu  net  imposable au taux spécifique de 20% pendant les 5 premiers exercices consécutifs à compter  du premier exercice d’imposition.  Sont  considérés  comme  revenus  agricoles,  les  bénéfices  réalisés  par  un  agriculteur  et/ou  éleveur et provenant de toute activité inhérente à l’exploitation d’un cycle de production  végétale  et/ou  animal  dont  les  produits  sont  destinés  à  l’alimentation  humaine  et/ou  animale, ainsi que des activités de traitement desdits produits à l’exception des activités de  transformation réalisées par des moyens industriels.  La production animale est celle relative à l’élevage des bovins, ovins, caprins et camélidés.  Sont également considérés comme revenus agricoles, les revenus réalisés par un agrégateur,  lui‐même  agriculteur  et/ou  éleveur,  dans  le  cadre  de  projets  d’agrégation  (loi  n°  04‐12  relative à l’agrégation agricole promulguée par le dahir n° 1‐12‐15 du 17 juillet).      Cette disposition est applicable au titre des exercices ouverts à compter du 1er  janvier 2014.  Référence légale : articles 46, 47, 73‐II‐F‐7° et 274‐XXIII du CGI       Exonération  permanente  des  exploitants  agricoles  disposant  des  revenus  agricoles  et  réalisant un CA annuel inférieur à 5 millions de DH   Lorsque  le  CA  réalisé  au  cours  d’un  exercice  donné  est  inférieur  à  5  millions  de  DH,  l’exonération  n’est  accordée  que  si  ledit  CA  est  resté  inférieur  à  ce  montant  pendant  3  exercices consécutifs.  A ce titre, les contribuables disposant uniquement de revenus agricoles exonérés ne sont pas  tenus de produire la déclaration du revenu global.  Cette disposition est applicable aux revenus réalisés à compter du 1er  janvier 2014.  Référence légale : articles 47‐I et 86‐1° du CGI   Institution d’un régime fiscal particulier en faveur de l’auto‐entrepreneur  A  côté  des  deux  régimes  de  détermination  du  revenu  net  professionnel  (résultat  net  simplifié et bénéfice forfaitaire) pour les contribuables exerçant leur activité à titre individuel 
  5. 5. ou  dans  le  cadre  d’une  société  de fait,  la  LF a  institué  un  troisième régime en  faveur  de  l’auto‐entrepreneur.  En  vertu  de  ce  nouveau  régime,  les  personnes  physiques  exerçant  une  activité  professionnelle,  à  titre  individuel  en  tant  qu’auto‐entrepreneur  sont  soumises  à  l’IR  en  appliquant au CA annuel encaissé l’un des taux libératoires suivants :  ‐  1%  du  CA  encaissé  dont  le  montant  ne  dépasse  pas  500.000,00  DH  pour  les  activités  commerciales, industrielles et artisanales ;  ‐ 2% du CA encaissé dont le montant ne dépasse pas 200.000,00 DH pour les prestataires de  services.  Toutefois, les plus‐values nettes résultant de la cession ou du retrait des biens corporels et  incorporels affectés à l’exercice de l’activité sont imposables selon les conditions de droit  commun (art. 40‐I) et selon les taux du barème.   Le régime de l’auto‐entrepreneur est applicable sur option dans les conditions de forme et  de délai ci‐après :  ‐  L’option  reste  valable  tant  que  le  CA  encaissé  n’a  pas  dépassé  pendant  2  années  consécutives les limites précitées. Dans le cas contraire, et sauf option pour le RNS ou du BF  formulée,  le  RNR  est  applicable  en  ce  qui  concerne  les  revenus  professionnels  réalisés  à  compter  du  1er   janvier  de  l’année  suivant  les  deux  années  au  cours  desquelles  lesdites  limites ont été dépassées. Le contribuable ne peut plus alors bénéficier du régime de l’auto‐ entrepreneur.  ‐ L’option formulée par les contribuables dont les professions ou activités relèvent à la fois  de 2 limites de CA prévues pour le régime objet de leur option, n’est valable que :   *  lorsque  le  CA  encaissé  dans  chacune  des  catégories  de  professions  ou  d’activités  ne  dépasse pas la limite prévue pour chacune d’elles ;   * ou lorsque le CA total encaissé dans les professions ou activités précitées ne dépasse pas  la limite correspondant à la profession ou à l’activité exercée à titre principal.   Les contribuables qui veulent opter pour le régime de l’auto‐entrepreneur doivent formuler  leur demande lors du dépôt de la déclaration d’existence auprès de l’organisme désigné à  cet effet, conformément à la législation et à la règlementation en vigueur.   A  signaler  que  l’option  pour  le  régime  de  l’auto‐entrepreneur  est  subordonnée  aux  conditions suivantes :  ‐ le montant du CA annuel encaissé ne doit pas dépasser 500.000,00 DH pour les activités  commerciales, industrielles et artisanales et 200.000,00 DH pour les prestataires de services.  ‐ le contribuable est tenu d’adhérer au régime de sécurité sociale prévu par la législation en  vigueur. 
  6. 6. ‐  et  tenir  de  manière  régulière  le  registre  prévu  pour  les  contribuables  dont  les  revenus  professionnels sont déterminés d’après le régime du BF (art 145 bis).  Néanmoins, sont exclus de ce régime, les contribuables exerçant des professions libérales ou  activités suivantes, exclues du régime du BF :   ‐ Administrateurs de biens et agents d'affaires ;   ‐ Architectes ;   ‐ Assureurs et courtiers ou intermédiaires d'assurances ;    ‐ Avocats, notaires, interprètes et traducteurs ;   ‐ Changeurs de monnaies ;   ‐  Chirurgiens,  chirurgiens‐dentistes,  médecins,  vétérinaires,  exploitants  de  clinique,  radiologues,  exploitants  de  laboratoire  d'analyses  médicales,  pharmaciens  et  kinésithérapeutes ;   ‐  Commissionnaires  en  marchandises,  marchands  importateurs,  transitaires  en  douane  et  représentants de commerce indépendant ;   ‐  Comptables,  experts‐comptables,  conseillers  juridique  et  fiscal  et  tenants  un  bureau  d'études ;    ‐ Editeurs, imprimeurs et libraires ;   ‐ Entrepreneurs de travaux divers, lotisseurs et promoteurs immobiliers ;  ‐ Entrepreneurs de travaux informatiques et prestataires de services informatiques ;   ‐ Entrepreneurs de travaux topographiques, topographes, géomètres et ingénieurs conseils ;   ‐ Experts en toutes branches ;   ‐  Exploitants  d'auto‐école,  exploitants  de  salles  de  cinéma  et  producteurs  de  films  cinématographiques ;   ‐ Exploitants d'école d'enseignement privé ;   ‐ Hôteliers et agents de voyages ;   ‐ Loueurs d'avions ou d'hélicoptères ;   ‐ Mandataires négociants, marchands de biens immobiliers, marchands en détail et en gros  d'orfèvrerie, bijouterie et joaillerie et marchands exportateurs ;  
  7. 7. ‐ Prestataires de services liés à l'organisation des fêtes et réceptions.   En  matière  d’obligation  déclarative,  le  contribuable  soumis  au  régime  de  l’auto‐ entrepreneur doit souscrire une déclaration d’existence, et le cas échéant, la déclaration de  cessation, cession, fusion, scission ou transformation de l’entreprise auprès de l’organisme  désigné  à  cet  effet  (art.  148‐IV),  chargé  d’envoyer  une  copie  desdites  déclarations  à  l’administration fiscale.   Le contribuable est également tenu de déclarer mensuellement ou trimestriellement son CA  encaissé.  Cette  déclaration  ainsi  que  le  versement  correspondant  doivent  être  effectués  auprès de l’organisme concerné selon les délais suivants :  ‐ mensuellement : avant la fin du mois qui suit le mois au cours duquel le CA a été encaissé ;  ‐ trimestriellement : avant la fin du mois qui suit le trimestre au cours duquel le CA a été  encaissé. (Tous droits réservés ‐ Artémis 2014)  L’organisme concerné est tenu de verser au RAF du lieu du domicile fiscal du contribuable, le  montant de l’impôt encaissé, dans le mois qui suit celui au cours duquel l’encaissement a eu  lieu, sous peine de l’application des sanctions pour paiement tardif (art 208).  Les nouvelles dispositions précisent que les règles relatives au contrôle, aux sanctions, au  contentieux  et  à  la  prescription  prévues  pour  les  contribuables  dont  les  revenus  professionnels  sont  déterminés  selon  le  régime  du  BF  sont  applicables  aux  contribuables  ayant opté pour le régime de l’auto‐entrepreneur.    Référence légale : articles 32‐I, 40‐I, 42 bis, 42 ter, 43‐4°, 44‐II, 73‐I, 73‐III, 82 bis, 145 bis,  148‐V bis, 150 et 173‐II du CGI et l’article 1er  du décret n° 2‐08‐124 du 28 mai 2009.    Plafonnement  de  l’abattement  forfaitaire  de  55%  applicable  aux  pensions  et  rentes  viagères  L’abattement  forfaitaire  de 55%  appliqué  sur  le  montant  brut  imposable  des  pensions  et  rentes viagères a été plafonné au montant annuel de 168.000,00 DH avec application d’un  abattement au taux de 40% pour le montant dépassant ce seuil.   Cette  nouvelle  mesure  est  applicable  uniquement  aux  revenus  versés  sous  forme  de  pensions et rentes viagères et pas ceux versés sous forme de capital qui restent soumis au  taux de 40% sans limitation du montant.    Il est à rappeler que la LF 2013 a relevé le taux d’abattement forfaitaire de 40% à 55% pour  les pensions et rentes acquises à compter du 1er  janvier 2013 sans plafonnement du montant  dudit abattement (Cf. Etude d’Artémis sur la LF 2013).   Cette mesure est applicable aux revenus acquis à compter du 1er  janvier 2014.  Référence légale : article 60‐I du CGI 
  8. 8.   Suppression  de  l’exonération  des  revenus  provenant  de  la  location  des  nouvelles  constructions  L’exonération portait sur les revenus provenant de la location des constructions nouvelles et  additions de construction, pendant les 3 années qui suivent celle de l'achèvement desdites  constructions.  En application de ces dispositions, sont imposables les revenus fonciers acquis à compter du  1er  janvier 2014.  Référence légale : article 63‐I du CGI   Introduction d’une précision selon laquelle les profits de cession d’immeubles non bâtis  imposables concernent les cessions à titre onéreux  Ainsi, les profits nets réalisés ou constatés à l’occasion de la première cession d’immeubles  non bâtis inclus dans le périmètre urbain imposable au taux de 30% concernent les cessions  à titre onéreux desdits immeubles ou des droits réels immobiliers y afférents.  Il est à rappeler que la LF 2013 a relevé le taux d’imposition de 20% à 30% pour les profits  fonciers nets réalisés ou constatés à l’occasion de la première cession d’immeubles non bâtis  inclus dans le périmètre urbain ou de la cession de droits réels immobiliers portant sur ces  immeubles.  Référence légale : article 73‐II‐G‐7° du CGI    Institution  de  nouvelles  obligations  déclaratives  et  modalités  de  contrôle  pour  les  contribuables soumis au régime d’imposition forfaitaire  Obligation de tenue d’un registre     Les contribuables dont les revenus professionnels sont déterminés d’après le régime du BF  doivent désormais tenir de manière régulière un registre dont les pages sont numérotées et  visées  par  le  service  local  d’assiette  sur  lequel  sont  enregistrées  jour  par  jour  toutes  les  sommes  versées  au  titre  des  achats,  appuyées  de  pièces  justificatives  probantes  ou  tout  autre document en tenant lieu, ainsi que celles perçues au titre des ventes, des travaux et  des services effectués.  Ce registre et les modalités d’enregistrement des sommes versées au titre des achats et des  sommes  encaissées  ainsi  que  la  forme  des  pièces  justificatives  desdits  achats  sont  déterminés par voie réglementaire.     Contrôle de l’administration fiscale     En  cas  de  contrôle  du  registre,  il  est  notifié  au  contribuable  concerné,  au  moins  8  jours  avant, un avis de vérification qui doit comporter les nom et prénom des agents vérificateurs  et préciser la période objet dudit contrôle. Ce registre est présenté aux vérificateurs pour la  vérification des déclarations souscrites. 
  9. 9. L’inspecteur est tenu d’informer le contribuable de la date de clôture de la vérification qui  ne peut en aucun cas durer plus de 30 jours.  A l’issue du contrôle, l’administration fiscale engage la procédure de taxation d’office en cas  de régularisation ou dans le cas contraire, avise le contribuable de la suite réservée.      Taxation d’office suite au contrôle     L’administration fiscale peut, d’après les éléments dont elle dispose, évaluer d’office la base  d’imposition des contribuables concernés, et ce dans les cas suivants :  ‐ absence du registre ;  ‐ irrégularités relevées lors du contrôle du registre (registre non visé et/ou non conforme au  modèle ou absence de pièces justificatives des achats) ;  ‐  dissimulation  ou  insuffisance  des  achats  ou  de  ventes  dont  la  preuve  est  établie  par  l’administration fiscale ;  ‐ opposition au contrôle.  Dans ces cas, l’inspecteur notifie les motifs, le montant détaillé des redressements envisagés  et la base d’imposition retenue.  Les intéressés disposent alors d’un délai de 30 jours suivant la date de la réception de la  lettre de notification pour formuler leur réponse et produire, s’il y a lieu, des justifications. A  défaut  de  réponse  dans  le  délai  prescrit,  l’imposition  est  établie  d’office  et  ne  peut  être  contestée que suivant la procédure prévue en matière de contentieux fiscal (art 235 du CGI).  Si des observations ont été formulées dans le délai et si l’inspecteur les estime non fondées  en tout ou en partie, il notifie aux intéressés, dans un délai maximum de 60 jours, les motifs  de son rejet partiel ou total, ainsi que les bases d’imposition retenues.  Ainsi, les nouvelles dispositions instituent pour les forfaitaires des obligations comptables  allégées  et  étendent  par  la  même  occasion  l’application  du  droit  de  constatation  à  leurs  opérations.  Il  est  à  rappeler  à  cet  égard  que  la  loi  n°  9‐88  relative  aux  obligations  comptables  des  commerçants,  promulguée  par  le  dahir  n°  1‐92‐138  du  25  décembre  1992,  a  institué  l’obligation  de  tenir  une  comptabilité  par  toute  personne  physique  ou  morale  ayant  la  qualité de commerçant.  A cet effet, cette loi a prévu des obligations simplifiées pour les personnes physiques dont le  CA annuel n'excède pas 2 millions de DH qui peuvent se limiter à :  ‐ procéder à l'enregistrement chronologique et global, jour par jour, des opérations à leur  date d'encaissement ou de décaissement ; 
  10. 10. ‐ enregistrer globalement les créances et les dettes à la clôture de l'exercice sur une liste  sommaire  mentionnant  l'identité  des  clients  et  des  fournisseurs  et  le  montant  de  leurs  dettes ;  ‐ enregistrer, en cas de nécessité, les menues dépenses sur la base de pièces justificatives  internes signées par le commerçant concerné.  Ces  dispositions  sont  applicables  au  titre  des  exercices  ouverts  à  compter  du  1er   janvier  2015.  Référence légale : articles 145 bis, 212 bis et 229 bis du CGI   Institution de l’obligation de télédéclaration pour les professions libérales  Les  contribuables  exerçant  des  professions  libérales  doivent  souscrire  désormais  leurs  déclarations et verser le montant de l’impôt auprès de l’administration fiscale par procédés  électroniques.  La  liste  de  ces  professions  libérales  ainsi  que  les  modalités  de  télédéclaration  et  de  télépaiement seront fixées par voie réglementaire.  A signaler que les conditions de mise en œuvre de la procédure de télédéclaration et de  télépaiement pour les contribuables concernés sont fixées par :  ‐ l’Arrêté du Ministre de l’Economie et des Finances n° 1665‐13 du 24 mai 2013 pour la TVA ;  ‐ l’Arrêté du Ministre de l'Economie et des Finances n° 1666‐13 du 24 mai 2013 pour l’IS.  ‐ et les Arrêtés n° 695‐11 du 22 mars 2011 et n° 2481‐12 du 28 juin 2012 pour l'IR.  Référence légale : articles 155 et 169 du CGI    3‐ Taxe sur la valeur ajoutée ‐ TVA   3.1. TVA à l’intérieur    Application  du  taux  d’imposition  de  10%  ou  de  20%  à  certains  produits  et  services  exonérés  Le taux de 10% porte sur :  ‐  les  prestations  de  restauration  fournies  directement  par  l’entreprise  à  son  personnel  salarié ;  ‐ le bois en grumes, écorcés ou simplement équarris, le liège à l'état naturel, les bois de feu  en fagots ou sciés à petite longueur et le charbon de bois ; 
  11. 11. ‐ les matériels agricoles suivants, lorsqu’ils sont destinés à usage exclusivement agricole :  * le retarvator (fraise rotative) ;                                                                                                                                  * le sweep ;   * le rodweeder ;                                                                                                                                                  * les moissonneuses‐batteuses ;   * les ramasseuses de graines ;   * les ramasseuses chargeuses de canne à sucre et de betterave ;                                                                               * les pivots mobiles ;   * le cover crop ;   * les moissonneuses ;  * les poudreuses à semences ;   * les ventilateurs anti‐gelée ;  * les canons anti‐grêle ;   * les appareils à jet de vapeur utilisés comme matériel de désinfection des sols ;  * les conteneurs pour le stockage d'azote liquide et le transport de semences congelées  d'animaux ;   * les sous‐soleurs ;   * les stuble‐plow ;                                                                                                                                                        * les rouleaux agricoles tractés ;   * les râteaux faneurs et les giroandaineurs ;   * les hacheuses de paille ;  * les tailleuses de haies ;   * les effeuilleuses ;   * les épandeurs de fumier ;   * les épandeurs de lisier ;   * les ramasseuses et/ou andaineuses de pierres ;   * les abreuvoirs automatiques ;   * les tarières ;   * les polymères liquides, pâteux ou sous des formes solides utilisés dans la rétention de l’eau  dans les sols.   Référence légale : articles 91‐I‐B‐2°, 92‐I‐41°, 5° et 99‐1° du CGI  Le taux de 20% concerne les opérations et produits suivants :  ‐ les raisins secs et figues sèches ;  ‐ les engins et filets de pêche ;  ‐ les acquisitions de biens et matériel effectuées par l’université Al Akhawayn d’Ifrane.  Référence légale : articles 91‐I‐A‐4°, 92‐I‐3°, 11°, 99‐3°et 98 du CGI   Application du taux d’imposition de 10% aux produits soumis au taux de 7% 
  12. 12. La LF taxe au taux de 10%, les aliments destinés à l’alimentation du bétail et des animaux de  basse‐cour ainsi que les tourteaux servant à leur fabrication à l’exclusion des autres aliments  simples tels que céréales, issues, pulpes, drêches et pailles.  A rappeler que la LF 2013 avait réduit le taux de 10% à 7% applicable aux tourteaux ainsi que  les aliments destinés au bétail et aux animaux de basse‐cour pour répondre aux doléances  du secteur de la provende en vue d’atténuer les effets du butoir.   Référence légale : article 99‐1° et 2° du CGI   Application du taux d’imposition de 20% à certains produits soumis au taux de 14%, à  savoir :  ‐ les graisses alimentaires (animales ou végétales) et margarines, margarines et saindoux ;  ‐  le  véhicule  automobile  pour  le  transport  de  marchandises  dit  "véhicule  utilitaire  léger  économique " ainsi que le cyclomoteur dit "cyclomoteur économique " ainsi que tous les  produits et matières entrant dans leur fabrication.  Référence légale : articles 98 et 99‐3° du CGI    3.2. TVA à l’importation    Application  du  taux  d’imposition  de  10%  aux  matériels  à  usage  exclusivement  agricole précités  Référence légale : article 123 du CGI   Suppression de l’exonération accordée aux opérations suivantes et leur soumission au  taux de 20% :  ‐ les bougies et paraffines entrant de leur fabrication ;  ‐ les engins et filets de pêche, les rogues de morues et appâts destinés aux bateaux pêcheurs  ainsi  que  les  appareils  aéronautiques  destinés  aux  armateurs  et  aux  professionnels  de  la  pêche en haute mer et utilisés exclusivement pour le repérage des bancs de poissons ;  ‐ les acquisitions de biens, matériels et marchandises effectués par l'Université AI Akhawayn  d'Ifrane. (Tous droits réservés ‐ Artémis 2014)  Référence légale : article 123‐1° et 9° et 27° du CGI   Application du taux d’imposition de 10% à certains produits soumis au taux de 7%  Il s’agit du : 
  13. 13. ‐ maïs et l’orge, les tourteaux ainsi que les aliments simples tels que : issues, pulpes, drêches,  pailles,  coques  de  soja,  drêches  et  fibres  de  maïs,  pulpes  sèches  de  betterave,  luzernes  déshydratées et le son pellitisé, destinés à l’alimentation du bétail et des animaux de basse‐ cour ;  ‐ le manioc et le sorgho à grains.   Référence légale : article 121‐1° et 2° du CGI   Application du taux d’imposition de 20% à certains produits soumis au taux de 14%, à  savoir :  ‐ les graisses alimentaires (animales ou végétales) et margarines, margarines et saindoux ;  ‐  le  véhicule  automobile  pour  le  transport  de  marchandises  dit  "véhicule  utilitaire  léger  économique " ainsi que le cyclomoteur dit "cyclomoteur économique " ainsi que tous les  produits et matières entrant dans leur fabrication.  Référence légale : articles 121‐3° et 99‐3° du CGI    3.3. Modalités de déduction et de paiement   Suppression de la règle de décalage d’un mois  Suivant les nouvelles dispositions de la LF, le droit à déduction prend naissance à l'expiration  du mois de l'établissement des quittances de douane ou du paiement partiel ou intégral des  factures ou mémoires établis au nom du bénéficiaire.   Toutefois, en vue de pallier l’impact négatif se traduisant par une moins‐value d’environ 3  milliards  de  DH  sur  le  budget  de  l’Etat,  correspondant  au  montant  des  taxes  du  mois  de  décembre 2013 déductibles sur le mois de janvier 2014, la LF prévoit la mise en place d’un  régime transitoire selon lequel le montant de la taxe dont le règlement est effectué au mois  de décembre 2013, est déductible avec étalement sur une période de 5 années à compter du  1er  janvier 2014.  Concrètement, le montant de la TVA du mois de décembre 2013 ouvrant droit à déduction  au mois de janvier 2014, est déductible sur une période étalée sur 5 années à concurrence  de 1/5 dudit montant. Cette déduction est opérée au cours du premier mois ou du premier  trimestre de chaque année, à compter de l’année 2014.  Pour  ce  faire,  les  contribuables  concernés  doivent  déposer  avant  le  1er   février  2014,  au  service local des impôts, un relevé de déduction comportant la liste des factures d’achat de  produits et de services dont le paiement partiel ou total est effectué au cours du mois de  décembre 2013. 
  14. 14. Néanmoins, le montant de la taxe ouvrant droit à déduction au cours du mois de janvier  2014 peut être déduit en totalité au mois de janvier 2014 lorsqu’il n’excède pas 30.000,00  DH.   Référence légale : articles 101‐3° et 124‐VII du CGI   Institution du régime de l’auto‐liquidation en matière de retenue à la source au titre des  produits versés aux non‐résidents  La  LF  consacre  la  règle  selon  laquelle  le  redevable  légal  de  la  TVA  lorsqu’il  s’agit  des  opérations  réalisées  avec  des  entreprises  non  résidentes  est  le  client  établi  au  Maroc  au  profit  duquel  les  opérations  imposables  ont  été  réalisées,  et  ce  en  vue  de  simplifier  et  d’alléger  les  obligations  fiscales  incombant  aux  opérateurs  économiques  n’ayant  pas  d’établissement stable au Maroc.  Dans  ce  cas,  lorsque  le  client  exerce  une  activité  passible  de  la  TVA,  il  doit  déclarer  le  montant HT de l’opération sur sa propre déclaration, calculer la taxe exigible et procéder en  même temps à la déduction du montant de ladite taxe exigible ainsi déclarée.  Toutefois, lorsque le client exerce une activité exclue du champ de la TVA, il est tenu de  procéder au recouvrement de ladite taxe due au nom et pour le compte de la personne non‐ résidente  par  voie  de  retenue  à  la  source,  faite  pour  le  compte  du  Trésor  sur  chaque  paiement effectué.  Par ailleurs, la TVA due au titre des opérations imposables effectuées par les personnes non‐ résidentes au profit de leurs clients établis au Maroc et exerçant des activités exclues du  champ d’application de la taxe, est retenue à la source pour chaque paiement et versée par  le client au RAF dont dépend ledit client, et ce au cours du mois qui suit celui du paiement.  Référence légale : articles 115 et 117‐III du CGI    3.4. Remboursement du crédit de taxe  3.4.1. Contenu de la mesure  En vue du renforcement de la neutralité de la TVA et d’alléger la trésorerie des entreprises,  le  crédit  de  taxe  cumulé  à  la  date  du  31  décembre  2013  est  désormais  éligible  au  remboursement selon les conditions et les modalités fixées par voie réglementaire précisant  le mode, le calendrier ainsi que les plafonds des crédits.  En vertu de la LF, le crédit de taxe cumulé est celui né à compter du 1er  janvier 2004 et  résultant de la différence entre le taux de la taxe appliqué sur le CA et celui grevant les coûts  de  production  et/ou  de  l’acquisition  en  taxe  acquittée  des  biens  d’investissement  immobilisables.   
  15. 15. 3.4.2. Condition pour le bénéfice du remboursement  Les entreprises concernées sont tenues de déposer, dans les 2 mois qui suivent celui de la  publication au BO du décret d’application, une demande de remboursement et de procéder  à  l’annulation  du  crédit  de  taxe  au  titre  de  la  déclaration  de  CA  qui  suit  le  mois  ou  le  trimestre du dépôt de la demande.  Le montant à restituer est limité au total du montant de la taxe initialement payé au titre  des achats effectué, diminué du montant HT desdits achats affecté du taux réduit applicable  par le contribuable sur son CA.  En  ce  qui  concerne  le  crédit  de  taxe  résultant  uniquement  de  l’acquisition  des  biens  d’investissement,  le  montant  à  restituer  est  limité  au  montant  de  la  taxe  ayant  grevé  l’acquisition desdits biens.  L’administration fiscale procède à la liquidation des remboursements lorsqu’elle s’assure de  la véracité du crédit cumulé. Ces remboursements font l’objet de décisions du Ministre des  Finances ou son déléguée et donnent lieu à l’établissement d’ordres de remboursement.    Toutefois, l’administration fiscale garde la possibilité de rectifier les irrégularités constatées  lors  de  la  liquidation  du  remboursement  du  crédit  de  taxe  cumulé  même  si  le  délai  de  prescription a expiré.    Référence légale : articles 103, 232‐VIII et 247‐XXV du CGI    4‐ Droits d’enregistrement ‐ DE   Exonération du Fonds crée par la BAD intitulé « Fonds Afrique 50 »  L’exonération s’applique aux actes relatifs aux opérations de crédit effectuées par le Fonds  Afrique 50 crée par la BAD ainsi que les acquisitions réalisées à son profit lorsque ledit fonds  doit supporter seuls et définitivement la charge de l’impôt.  Référence légale : article 129‐V‐1° du CGI             
  16. 16. 5‐ Droits de timbre ‐ DT   Application de droits de timbre supplémentaire pour les véhicules à moteur soumis à la  TSAVA dont la valeur est égale ou supérieur à 400.000,00 DH/HT  A compter du 1er  janvier 2014, les véhicules à moteur assujettis à la taxe spéciale annuelle  sur les véhicules automobiles sont soumis, lors de leur première immatriculation au Maroc,  aux taux proportionnels ci‐après :  Valeur du véhicule hors TVA  Taux  de 400.000 à 600.000 DH  5%  de 600.001 à 800.000 DH  10%  de 800.001 à 1.000.000 DH  15%  Supérieur à 1.000.000 DH  20%  Ces nouveaux droits de timbres viennent en sus des droits fixe de 50 DH/cheval vapeur (art.  252‐II‐G‐3°) et ceux déterminé selon la puissance fiscale du véhicule (art. 252‐II‐L).  Pour le calcul de ce droit proportionnel, la note de service de la DGI n° 898 du 31 décembre  2013 prévoit que la valeur à retenir est constituée par :  ‐  le  prix  de  vente  hors  TVA  du  véhicule  qui  figure  sur  la  facture  délivrée  par  les  concessionnaires et autres revendeurs pour les véhicules importés ou montés localement ;  ‐ la valeur hors TVA, augmentée des autres droits et taxes à l’importation, retenue par les  services des Douanes et figurant sur la fiche de liquidation ou la déclaration occasionnelle  pour les véhicules importés à l’état neuf ou usagés par les particuliers.  Le propriétaire du véhicule, le concessionnaire ou l’organisme de financement, selon le cas,  est  tenu  de  déposer,  quelle  que  soit  la  valeur  du  véhicule,  le  dossier  d’immatriculation  auprès  du  service  immatriculateur,  accompagné  de  la  facture  d’achat,  de  la  fiche  de  liquidation ou la déclaration occasionnelle.  La note de service susvisée précise que les nouveaux droits proportionnels sont applicables  aux  véhicules  dont  les  demandes  d’immatriculation  sont  déposées  auprès  de  l’Administration fiscale à compter du 1er  janvier 2014, même si ces véhicules ont été livrés  ou importés avant cette date.  Exemples de calcul des droits : Véhicule de puissance fiscale de 10 CV et d’une valeur de  475.000 DH/HT  ‐ Droit de 50 DH/CV (50 X 10) = 500 DH  ‐ Droit fixé selon la puissance fiscale = 4.500 DH  ‐ Droit proportionnel de 5% = 23.750 DH  Total des droits de timbre : 28.750 DH 
  17. 17. Référence légale : article 252‐I‐C du CGI    6‐ Mesures communes   Institution des avantages fiscaux pour l’apport des éléments de l’actif et du passif des  exploitants agricoles soumis à l’IR à une société soumise à l’IS  Contenu des avantages  Les exploitants agricoles individuels ou copropriétaires dans l’indivision soumis à l’IR au titre  de leurs revenus agricoles et qui réalisent un CA supérieur ou égal à 5 millions DH, ne sont  pas imposés sur la plus‐value nette réalisée suite à l’apport de l’ensemble des éléments de  l’actif  et  du  passif  de  leur  exploitation  agricole  à  une  société  soumise  à  l’IS  au  titre  des  revenus agricoles qu’elles créent entre le 1er  janvier 2015 et le 31 décembre 2016.  En  outre,  l’acte  constatant  l’apport  des  éléments  n’est  passible  que  d’un  droit  d’enregistrement fixe de 1.000,00 DH.  Conditions de bénéfice des avantages  Le bénéfice des avantages fiscaux est subordonné aux conditions suivantes :  ‐ les éléments d’apport doivent être évalués par un commissaire aux apports choisi parmi les  personnes habilitées à exercer les fonctions de commissaires aux comptes ;  ‐ ledit apport doit être effectué entre le 1er  janvier 2015 et le 31 décembre 2016.  ‐ les exploitant agricoles doivent souscrire la déclaration annuelle du revenu global, au titre  de  leur  revenu  agricole  déterminé  selon  le  régime  du  RNR  et  réalisé  au  titre  de  l’année  précédant celle au cours de laquelle l’apport a été effectué (par dérogation à l’exemption  prévue à l’art 86‐1°) ;  ‐  la  cession  des  titres  acquis  par  l’exploitant  agricole  en  contrepartie  de  l’apport  des  éléments de son exploitation agricole ne doit pas intervenir avant l’expiration d’une période  de 4 ans à compter de la date d’acquisition desdits titres.  Obligations déclaratives  La société bénéficiaire de l’apport doit déposer, auprès de l’inspecteur des impôts du lieu du  domicile  fiscal  ou  du  principal  établissement  de  l’exploitant  agricole  ayant  procédé  audit  apport,  dans  un  délai  de  60  jours  suivant  la  date  de  l’acte  d’apport  une  déclaration,  en  double exemplaire, comportant :  ‐ l’identité complète des associés ou actionnaires ; 
  18. 18. ‐ la raison sociale, l’adresse du siège social, le numéro d’inscription au registre du commerce  ainsi que le numéro d’IF de la société ayant reçu l’apport ;  ‐ le montant et la répartition du capital social.  Cette déclaration est accompagnée des documents suivants :  ‐ un état récapitulatif comportant tous les éléments de détermination des plus‐values nettes  imposables ;  ‐ un état récapitulatif des valeurs transférées à la société et du passif pris en charge par cette  dernière ;  ‐ un état concernant les provisions figurant au passif du bilan de l’exploitant agricole ayant  effectué  l’opération  de  l’apport,  avec  indication  de  celles  qui  n’ont  pas  fait  l’objet  de  déduction fiscale ;  ‐ l’acte d’apport dans lequel la société bénéficiaire de l’apport s’engage à :   * reprendre pour leur montant intégral les provisions dont l’imposition est différée ;   *  réintégrer  dans  ses  bénéfices  imposables,  la  plus‐value  nette  réalisée  sur  l’apport  des  éléments  amortissables,  par  fractions  égales,  sur  la  période  d’amortissement  desdits  éléments. La valeur d’apport des éléments concernés par cette réintégration est prise en  considération pour le calcul des amortissements et des plus‐values ultérieures ;      * ajouter aux plus‐values constatées ou réalisées ultérieurement à l’occasion du retrait ou  de la cession des éléments non concernés par la réintégration susvisée, les plus‐values qui  ont été réalisées suite à l’opération d’apport et dont l’imposition a été différée.  Les  éléments  du  stock  à  transférer  à  la  société  bénéficiaire  de  l’apport  sont  évalués,  sur  option, soit à leur valeur d’origine, soit à leur prix du marché.  Les éléments concernés ne peuvent être inscrits ultérieurement dans un compte autre que  celui des stocks.  A défaut, le produit qui aurait résulté de l’évaluation desdits stocks sur la base du prix du  marché lors de l’opération d’apport, est imposé entre les mains de la société bénéficiaire de  l’apport, au titre de l’exercice au cours duquel le changement d’affectation a eu lieu, sans  préjudice de l’application de la pénalité et des majorations (art. 186 et 208).  En cas de non‐respect de ces conditions et obligations, l’administration fiscale régularise la  situation  de  l’exploitant  agricole  ayant  procédé  à  l’apport de  l’ensemble  de  ses  éléments  d’actif et du passif (art. 221).  Référence légale : article 247‐XVII‐B du CGI 
  19. 19.  Institution  des  avantages  fiscaux  pour  l’apport  des  éléments  des  titres  de  capital  détenus par des personnes physiques dans une ou plusieurs sociétés à une société holding  résidente soumise à l’IS  Contenu des avantages  Les personnes physiques qui procèdent à l’apport de l’ensemble des éléments des titres de  capital  qu’ils  détiennent  dans  une  ou  plusieurs  sociétés  à  une  société  holding  résidente  soumise à l’IS, ne sont  pas imposables au titre de la plus‐value nette réalisée suite audit  apport.  Conditions de bénéfice des avantages  Le bénéfice de cet avantage fiscal est subordonné aux conditions suivantes :  ‐ l’apport doit être effectué entre le 1er  janvier 2014 et le 31 décembre 2015 ;  ‐ les titres de capital apportés doivent être évalués par un commissaire aux apports choisi  parmi les personnes habilitées à exercer les fonctions de commissaires aux comptes ;  ‐  la  société  bénéficiaire  doit  s’engager  dans  l’acte  d’apport  à  conserver  les  titres  reçus  pendant une durée d’au moins 4 ans à compter de la date dudit apport ;  ‐ la personne physique ayant procédé à l’apport de l’ensemble de ses titres de capital doit  s’engager  dans  l’acte  d’apport  à  payer  l’IR  au  titre  de  la  plus‐value  nette  résultant  de  l’opération, lors de la cession partielle ou totale ultérieure, de rachat, de remboursement ou  d’annulation des titres reçus en contrepartie.  Pour la société bénéficiaire de l’apport, la plus‐value nette résultant de la cession des titres  de capital susvisés après l’expiration du délai de 4 ans, est déterminé par la différence entre  le prix de cession et la valeur des titres au moment de l’apport.  Obligations déclaratives  Les contribuables ayant effectué l’apport doivent remettre contre récépissé, à l’inspecteur  des impôts du lieu de leur domicile fiscal, une déclaration dans les 60 jours qui suivent la  date  de  l’acte  de  l’apport.  Cette  déclaration  doit  être  accompagnée  de  l’acte  de  l’apport  comportant le nombre et la nature des titres apportés, leur prix d’acquisition, leur valeur  d’apport, la plus‐value nette résultant et le montant de l’impôt y correspondant, la raison  sociale, le n° d’IF des sociétés dans lesquelles il détenait les titres apportés ainsi que la raison  sociale, le n° d’IF de la société holding devenue propriétaire des titres de capital apportés.  Toutefois,  en  cas  de  non‐respect  des  conditions  susvisées,  la  plus‐value  réalisée  suite  à  l’opération d’apport est imposable dans les conditions de droit commun, sans préjudice de  l’application des pénalités et majorations (art. 208).   Référence légale : articles 67‐II et 247‐XVIV du CGI 
  20. 20.  Augmentation du montant minimum à percevoir en matière de cotisation minimale au  titre de l’IS et institution dudit minimum pour les contribuables soumis à l’IR  Le montant minimum de la cotisation minimale à payer en matière d’IS même en l’absence  de chiffre d’affaires a été relevé de 1.500,00 à 3.000,00 DH.  De même, un montant minimum fixé à 1.500,00 DH a été institué pour les contribuables  soumis à l’IR au titre des revenus professionnels déterminés selon le régime du RNR ou celui  du RNS ainsi que pour les revenus agricoles déterminés d’après le régime du RNR.  Référence légale : article 144‐I‐D du CGI   Suppression de l’obligation pour le bailleur de logements sociaux de joindre le cahier  des charges à la déclaration  La  LF  supprime  l’obligation  pour  les  bailleurs  de  logements  sociaux  de  joindre  à  leur  déclaration  un  exemplaire  du  cahier  des  charges,  du  fait  que  ce  document  concerne  le  promoteur immobilier qui réalise le projet de construction desdits logements et non pas le  bailleur.  A  rappeler  que  la  LF  2012  avait  instituée  des  exonérations  pour  les  logements  sociaux  destinés à la location, consistant pour les bailleurs qui concluent une convention avec l'Etat  ayant pour objet l'acquisition d'au moins 25 logements, en vue de les affecter pendant une  durée minimale de 8 ans à la location à usage d'habitation principale.  Référence légale : article 247‐XVI‐B bis du CGI   Augmentation du prix de vente du m2 du logement destiné à la classe moyenne et de la  limite maximale de la superficie couverte  La LF 2014 a relevé le prix de vente au montant de 6.000 DH HT et la superficie couverte à  150 m2, et ce en vue de rendre ce produit plus attractif et y faire adhérer les promoteurs  immobiliers.  A signaler que dans le cadre des avantages accordés aux acquéreurs de logements destinés à  la classe moyenne, institués par la LF 2013, les promoteurs immobiliers qui réalisent dans le  cadre d’un appel d’offres et d’une convention conclue avec l’Etat, assortie d’un cahier des  charges, un programme de construction d’au moins 150 logements, répartis sur une période  maximum  de  5  ans  à  compter  de  la  date  de  délivrance  de  la  première  autorisation  de  construire, doivent céder les logements auxdits acquéreurs qui bénéficient de l’exonération  des droits d’enregistrement et de timbre, à condition, notamment, que le prix de vente du  m2 couvert n’excède pas le prix de 6.000 DH TTC et la superficie couverte comprise entre 80  et 120 m2. (Tous droits réservés ‐ Artémis 2014)  Référence légale : article 247‐XXII‐A‐1°du CGI   Prorogation de la date de suppression de l’exonération au titre de l’IS et de l’IR accordées  aux entreprises installées dans la zone franche du port de Tanger  
  21. 21. Cette mesure est applicable du 1er  janvier 2014 au 31 mars 2014.  Il est à rappeler que la suppression des avantages fiscaux précités a été instituée par la loi de  finances 2010 dans la perspective du déménagement de la ZFT et prorogée par la LF 2012 du  1er  janvier 2012 au 31 décembre 2013.  Référence légale : articles 7‐II‐14 de la LF 2010, 7‐III‐12 de la LF 2012 et 4‐IV‐11 de la LF 2014    7‐ Procédure fiscale   Obligation pour l’administration fiscale d’établir un PV avant le début de vérification de  comptabilité   La  nouvelle  règle  exige  des  agents  de  l’administration  fiscale  de  procéder  au  début  de  l’opération de vérification à la rédaction d’un procès‐verbal signé par les deux parties dont  une copie doit être remise au contribuable.  Référence légale : article 212 du CGI   Institution de l’obligation pour l’administration fiscale de d’informer le contribuable de la  rectification des impositions dans un délai maximum de 6 mois   La  LF  a  institué  un  délai  pour  l'inspecteur  des  impôts  qui  doit  désormais  notifier  aux  contribuables  les  redressements  envisagés,  dans  le  cadre  de  la  procédure  normale  et  accélérée de rectification des impositions, durant les 6 mois qui suivent la date de la fin du  contrôle fiscal.   Il  est  à  rappeler  que  l'inspecteur  est  tenu  d’inviter  le  contribuable  à  produire  ses  observations  dans  un  délai  de  30  jours  suivant  la  date  de  réception  de  la  lettre  de  notification.   Ces  dispositions  sont  applicables  aux  opérations  de  contrôle  pour  lesquelles  un  avis  de  vérification a été adressé à compter du 1er  janvier 2014.  Référence légale : articles 220‐I et 221‐I du CGI   Levé  du  secret  professionnel  au  profit  de  la  Douanes,  la  TGR,  la  CNSS  et  l’Office  des  changes pour les informations détenues par l’administration fiscale    Après  avoir  été  rejetée  par  le  Parlement  lors  de  la  discussion  du  PLF  2013,  la  LF  2014  introduit une disposition dérogatoire à l’obligation faite à l’administration fiscale de respect  du secret professionnel en levant ledit secret au profit de l’Administration des Douanes et  Impôts  Indirects,  la  Trésorerie  Générale  du  Royaume,  l’Office  des  Changes et  la  Caisse  Nationale de Sécurité Sociale. 
  22. 22. Toutefois, les renseignement communiqués par l’administration fiscale doivent faire l’objet  au préalable d’une demande écrite adressée au Ministre des Finances ou son déléguée et ne  peuvent concerner que les éléments nécessaires à l’exercice de la mission dont est chargée  la partie qui en fait la demande.  Les  agents  des  administrations  et  organismes  concernés  sont  à  leur  tour  tenus  au  secret  professionnel, sous peine des sanctions pénales, et ce pour tous les renseignements portés à  leur connaissance par l’administration fiscale.   Il est à rappeler que les personnes appelées à l'occasion de leurs fonctions ou attributions à  intervenir dans l'établissement, le contrôle, la perception ou le contentieux des impôts ainsi  que les membres des commissions fiscales sont tenues au secret professionnel.  Les inspecteurs de l'administration fiscale ne pouvaient communiquer les renseignements ou  délivrer  copies  d'actes  ou  documents  en  leur  possession  aux  parties,  autres  que  les  contractants ou contribuables concernés ou à leurs ayants cause à titre universel, que sur  ordonnance du juge compétent.   Cette nouvelle mesure vise à atteindre les objectifs suivants :    ‐ l’encadrement et le renforcement de la collaboration en matière d’échange d’informations  entre l’Administration fiscale et les organismes concernés ;    ‐ l’amélioration de la qualité des informations échangées ;    ‐ la réalisation d’un contrôle coordonné dans le cadre de la lutte contre la fraude et l’évasion  en  matière fiscale,  douanière,  de  change,  de  recouvrement  des  créances  publiques  et  de  sécurité sociale.  Référence légale : article 246 du CGI    II‐ Code des douanes et impôts indirects ‐ CDII :    Professionnalisation de l’exploitation des magasins et aires de dédouanement  En  vue  de  professionnaliser  l’exploitation  des  magasins  et  aires  de  dédouanement,  la  LF  limite  la  création  et  la  gestion  aux  seules  sociétés  qui  exercent  dans  le  domaine  de  la  logistique et du transport international.  De même, une obligation supplémentaire a été ajoutée aux exploitants consistant au respect  d’un cahier de charges élaboré par l’administration, dont les modalités d’application seront  définies par instruction administrative.  Référence légale : articles 61‐1° et 63‐1°du CDII 
  23. 23.  Précision de la date de prise en charge des marchandises dans les magasins et aires de  dédouanement  En  vertu  de  cette  nouvelle  disposition,  la  durée  maximum  de  séjour  des  marchandises  placées en magasins et aires de dédouanement a été fixée à 45 jours.  En outre et en vue de clarifier la date exacte à prendre en considération pour le calcul de  cette durée de séjour, la LF précise que cette date commence à courir à partir de l’entrée  effective des marchandises au sein des magasins et aires de dédouanement.    Référence légale : article 62‐5° du CDII    Renforcement  des  pouvoirs  de  contrôle  de  la  douane  en  matière  de  lutte  contre  la  contrefaçon  La  LF  harmonise  la  législation  douanière  avec  les  standards  internationaux  en  vue  d’une  implication accrue des services douaniers en matière de protection des droits de propriété  intellectuelle  et  du  consommateur  face  à  l’invasion  et  la  menace  des  produits  de  contrefaçon.  Ainsi,  constituent  désormais  des  contraventions  douanières  de  première  classe,  l’importation  de marchandises  comportant  une  marque de  fabrique,  de commerce  ou  de  service  contrefaite  au  sens  de  la  loi  n°  17‐97  relative  à  la  protection  de  la  propriété  industrielle.  Référence légale : article 285‐12° du CDII   Mise à la consommation du matériel importé dans le cadre de l’admission temporaire et  utilisé dans la production de biens destinés à l’exportation  Le matériel importé dans le cadre de l’admission temporaire et utilisé dans la production de  biens destinés pour au moins 75% à l’exportation est exonéré du paiement de la redevance  trimestrielle.  Mais lorsque le matériel est mis à la consommation, il acquitte en sus des droits et taxes  exigibles sur la base de la valeur d’importation, les intérêts de retard calculés depuis la date  de son importation sous le régime de l’AT jusqu’au jour de sa mise à la consommation.  La LF prévoit que la mise à la consommation du matériel s’effectue sur la base des droits et  taxes  et  de  sa  valeur  au  jour  de  l’enregistrement  de  la  déclaration  de  mise  à  la  consommation,  dès  lors  que  ledit  matériel  a  été  utilisé  dans  le  développement  des  exportations.  Le matériel, les équipements et leurs parties et pièces détachées bénéficient également de  ces nouvelles dispositions.   Référence légale : articles 134 quinquies et 151 du CDII 
  24. 24.   Harmonisation  des  dispositions  relatives  au  régime  de  l’AT  avec  les  standards  internationaux en matière de simplification des régimes douaniers  Il s’agit de l’harmonisation du régime de l’AT des moyens de transport à usage personnel  avec les standards internationaux, notamment la convention de Kyoto pour la simplification  et l’harmonisation des régimes douaniers.  Cette mesure vise à donner une meilleure définition des marchandises pouvant bénéficier  du régime de l’AT et ce, à l’instar des bonnes pratiques internationales en la matière.  Ainsi,  peuvent  désormais  bénéficier  du  régime  de  l’AT, les  moyens  de  transport  à  usage  privé,  ainsi  que  leurs  pièces  de  rechange,  leurs  accessoires  et  équipements  normaux,  importés  par  des  personnes  ayant  leur  résidence  habituelle  à  l’étranger,  pour  leur  usage  personnel,  à  l’exclusion  des  moyens  de  transport  à  usage  privé  transportant  des  marchandises à caractère commercial.  Par ailleurs, la LF limite pour les voyageurs ayant leur résidence habituelle à l'étranger, le  bénéfice du régime de l’AT aux effets personnels, neufs ou usagés, apportés pour leur usage  personnel au cours de leur voyage, à l’exclusion de toute marchandise importée à des fins  commerciales.  Cette disposition entre en vigueur à compter du 1er  mai 2014.  Référence légale : articles 145 et 146‐2° du CDII   Alignement des dispositions du Code des douanes sur celles de la loi n° 53‐05 relative à  l’échange électronique de données juridiques  La LF aligne les dispositions du Code des douanes traitant de la transmission informatique  des déclarations en douanes et des documents requis sur les dispositions de la loi n° 53‐05  relative à l’échange électronique de données juridiques.  Ainsi,  le  dépôt  des  déclarations  en  détail,  des  déclarations  sommaires  et  des  acquits‐à‐ caution  mais  également  le  dépôt  des  documents  qui  leur  sont  annexés,  s’effectuent  par  procédés électronique ou informatique, sauf dérogation prévues par arrêté du Ministre des  Finances.   Ces documents sont signés conformément à la loi n° 53‐05 sur l’échange électronique des  données juridiques.  Les modalités d'application de ces nouvelles dispositions qui entrent en vigueur à compter  du 1er  juillet 2014 seront fixées par voie réglementaire.  Référence légale : article 203 bis du CDII   Répression des actes et manœuvres portant atteinte aux données contenues dans le  système informatique de l’administration des douanes 
  25. 25. La mesure vise à prendre en considération tous les actes et manœuvres informatiques qui  peuvent être commis par les fraudeurs pour altérer, modifier ou ajouter des données ou des  programmes  du  système  informatique  de  l’administration  en  vue  de  bénéficier  indûment  d’un avantage quelconque.  Référence légale : article 281 du CDII   Harmonisation des dispositions du Code des douanes avec celles du statut de la fonction  publique  au  niveau  de  l’appellation  de  certains  fonctionnaires  de  l’administration  des  douanes  Les expressions « d’inspecteur adjoint » et « d’inspecteur divisionnaire » seront remplacées  par  les  expressions  « d’agents  classées  respectivement  au  moins  au  grade  équivalent  à  l’échelle de rémunération n° 8 et 11 ».  Référence légale : articles 42 et 238 du CDII    III‐ Tarifs des droits d’importation :     Suspension  de  la  perception  du  droit  d’importation  applicable  au  blé  tendre  et  ses  dérivées  La  LF  a  institué  un  régime  fiscal  de  faveur  par  la  suspension  de  la  perception  du  droit  d’importation applicable au blé tendre et ses dérivées relevant des positions tarifaires n°  1001909019 et 1001909090 du tarif des droits de douanes pour la période du 1er  janvier au  30 avril 2014, sans préjudice de l’application des dispositions de l’article 13 du CDII.  A  signaler  que  cet  article  dispose  que  les  textes  instituant  ou  modifiant  des  mesures  douanières  peuvent  prévoir  l'application  du  régime  antérieur  plus  favorable  aux  marchandises pour lesquelles :  ‐ les justifications résultant des titres de transport créés avant l'entrée en vigueur desdits  textes établissent que ces marchandises étaient, dès leur départ, à destination directe et  exclusive d'une localité du territoire assujetti ;  ‐ un crédit irrévocable et confirmé a été ouvert en faveur du fournisseur étranger avant la  date d'entrée en vigueur desdites mesures.  Toutefois, ne peuvent bénéficier des dispositions de cette clause que les marchandises mises  directement à la consommation, sans avoir été placées en entrepôt.  Référence légale : article 3 bis de la LF     
  26. 26. IV‐ Taxes intérieures de consommation :    Augmentation des tarifs applicables aux boissons énergisantes et aux vins  A compter du 1er  janvier 2014, les quotités de la taxe ont été relevées :  ‐ de 150,00 DH/hl à 500,00 DH/hl pour les boissons énergisantes ;  ‐ de 500,00 DH/hl à 700,00 DH/hl pour les vins.  Référence légale : article 3 quater de la LF    V‐ Dispositions relatives aux nouvelles contributions et taxes :   1‐ Taxe aérienne pour la solidarité et la promotion touristique    Institution d’une taxe sur les billets d’avion  La  LF  a  institué,  à  compter  du  1er   avril  2014,  une  taxe  aérienne  pour  la  solidarité  et  la  promotion  touristique,  sur  les  billets  d’avion,  quelle  qu’en  soit  la  forme.  Cette  taxe  est  supportée par les voyageurs en plus du prix desdits billets.  Le produit de cette taxe est affecté à concurrence de 50% au profit du Fonds d’appui à la  cohésion sociale, institué par l’article 18 de la LF 2012 et 50% au profit de l’ONMT.    1.1. Base imposable  La  taxe  est  appliquée  aux  billets  d’avions  concernant  les  vols  en  partance  des  aéroports  marocains,  quelles  que  soient  les  conditions  tarifaires  consenties  par  les  compagnies  aériennes, à l’exception :  ‐ du personnel dont la présence à bord est directement liée au vol considéré, notamment,  les  membres  de  l’équipage  responsables  du  vol,  les  agents  de  sûreté  ou  de  police  et  les  responsables du fret ;  ‐ des enfants de moins de 2 ans ;  ‐ des passagers en transit direct, effectuant un arrêt provisoire à l’aéroport et repartant sur  le même vol et le même avion au bord duquel ils sont arrivés ;  ‐  des  passagers  reprenant  leur  vol  après  un  atterrissage  forcé  en  raison  d’incidents  techniques,  de  conditions  météorologiques  défavorables  ou  de  tout  autre  cas  de  force  majeure ; 
  27. 27. ‐ des passagers utilisant des liaisons aériennes intérieures ;  ‐ des passagers transitant par les aéroports marocains, dont la durée d’arrêt ne dépasse pas  24 heures.    1.2. Tarif de la taxe  Le tarif de la taxe est fixé à 100,00 DH pour les billets de la classe économique et à 400,00  DH pour la 1ère  classe ou la classe affaires.    1.3. Obligations de déclaration et de versement  Les sociétés de transport aérien sont redevables de la taxe et sont tenues de la recouvrer  auprès de leurs clients et d’en verser le produit au Trésor.  Ces sociétés sont tenues de déclarer chaque mois, selon un imprimé modèle (état mensuel)  établi par l’ONMT, faisant état du nombre des passagers transportés le mois précédent sur  les vols dont le départ est effectué à partir du Maroc.  Elles doivent également payer la taxe auprès du percepteur du lieu de leur siège social ou de  leur représentation au Maroc. Ce paiement doit être effectué sur la base de la déclaration  précitée, établie en 3 exemplaires, dont un est remis à la société de transport. (Tous droits  réservés ‐ Artémis 2014)  Les sociétés non‐résidentes n’ayant pas de siège social ou de représentation au Maroc, sont  tenues de payer la taxe auprès de l’ONDA en sus des autres taxes dues à son profit.    1.4. Sanctions et contrôle  A défaut de paiement dans le délai imparti, il sera appliqué une amende de 25% du montant  de la taxe due.  Les déclarations peuvent être vérifiées par les agents assermentés relevant de l’ONMT, à qui  il  appartient  d’examiner  sur  place  les  documents  correspondants  après  avoir  avisé  au  préalable la compagnie concernée. L’ONDA est tenu de fournir à l’ONMT les informations  requises relatives aux passagers embarquant à bord d’avions au Maroc.  Les infractions constatées sont consignées dans un rapport transmis à la compagnie, afin  qu’elle émette ses observations dans un délai d’un mois suivant la date de sa notification.  Toute omission, insuffisance ou minoration dans l’état mensuel susvisé est passible d’une  amende équivalente à 25% du montant de la taxe objet de fraude ou d’évasion et donne lieu 
  28. 28. à l’émission d’un titre de recette émis par l’ONMT portant sur le montant de la taxe éludée  et l’amende. L’amende passera à 100% de la valeur de la taxe en cas d’établissement de la  mauvaise foi.  Il est à rappeler qu’une taxe parafiscale sur les billets de voyage par avion à destination de  l'étranger  délivrés  au  Maroc  par  les  compagnies  de  transport  aérien,  dénommée  "taxe  d'équipement aéroportuaire", a été instituée par le décret n° 2‐89‐592 du 30 décembre 1989  au profit de l'ONDA, mais a été supprimée en vertu du décret n° 2‐12‐48 du 7 mars 2012 en  raison  des  difficultés  de  recouvrement  en  particulier  après  le  développement  du  billet  électronique.  La  mesure  de  suppression  avait  été  justifiée  par  la  volonté  de  promouvoir  le  plan  de  développement  du  secteur  touristique  par  l’allègement  des  charges  des  compagnies  aériennes en particulier nationales dans un contexte de difficultés financières.  Cette taxe a été initialement instituée, à compter du 1er  janvier 1990, afin de renforcer les  moyens d'action de l'ONDA en matière de financement d'équipements aéroportuaires. Elle  était à la charge des voyageurs et venait en supplément du prix des billets. Son tarif était fixé  à 100,00 DH par billet délivré.  Référence légale : article 4 bis de la LF    2‐ Contribution libératoire au titre des avoirs et liquidités détenus à l’étranger     Institution  d’une  contribution  libératoire  au  titre  des  avoirs  et  liquidités  détenus  à  l’étranger  La  LF  a  institué  une  contribution  libératoire  au  titre  des  avoirs  et  liquidités  détenus  à  l’étranger avant le 1er  janvier 2014 par les personnes en infraction à la réglementation des  changes et à la législation fiscale dont le produit est affecté au Fonds d’appui à la cohésion  sociale.  2.1. Personnes concernées  La  contribution  libératoire  concerne  les  personnes  physiques  et  morales  ayant  une  résidence, un siège social ou un domicile fiscal au Maroc et qui ont commis des infractions  en matière de réglementation des changes régie par le dahir n° l‐59‐358 du 17 octobre 1959  relatif  aux  avoirs  à  l’étranger  ou  en  monnaies  étrangères,  ainsi  qu’en  matière  fiscales  prévues par le CGI.  Ces  personnes  disposent  d’une  période  d’une  année  allant  du  1er   janvier  2014  au  31  décembre 2014 pour souscrire la déclaration et payer la contribution libératoire.  Elles disposent de la garantie de l’anonymat couvrant l’ensemble des opérations effectuées  au titre de cette contribution, conformément aux dispositions de l’article 79 de la loi n° 34‐
  29. 29. 03  relative  aux  établissements  de  crédit  et  organismes  assimilés,  y  compris  à  l’égard  de  l’administration.  Il ne peut y avoir à ce titre, après paiement de la contribution libératoire, aucune poursuite  administrative ou judiciaire que ce soit en matière de la législation de changes ou en matière  fiscale.  Toutefois, les avoirs et liquidités déclarés demeurent régis, pour la période postérieure à la  date  de  déclaration,  par  les  dispositions  de  la  législation  en  vigueur  (dahir  n°  l‐59‐358  et  CGI).    2.2. Infractions de change concernées  Les  infractions  concernées  sont  celles  régies  par  le  dahir  du  30  août  1949  relatif  à  la  répression  des  infractions  à  la  réglementation  de  changes  et  afférents  à  la  constitution  d’avoirs à l’étranger sous forme :  ‐ de biens immeubles détenus sous quelque forme ;  ‐ d’actifs financiers, valeurs mobilières et autres titres de capital et de créances ;  ‐  d’avoirs  liquides  déposés  dans  des  comptes  ouverts  auprès  d’organismes  financiers,  d’organismes de crédit ou de banques.    2.3. Infractions fiscales  Les infractions fiscales sont celles relatives au défaut de déclaration des revenus, produits,  bénéfices  et  plus‐values  afférents  aux  avoirs  immobiliers  et  mobiliers  ainsi  qu’aux  disponibilités en devises détenues à l’étranger.    2.4. Conditions exigées   Les personnes intéressées peuvent bénéficier de ce nouveau dispositif dans les conditions  suivantes :  ‐ déposer auprès d’un établissement de crédit ayant le statut de banque (loi n° 34‐03), une  déclaration faisant ressortir la nature des avoirs détenus à l’étranger ;  ‐ rapatrier les liquidités en devises ainsi que leur revenu et produits et céder au moins 25%  de ces liquidités sur le marché des changes au Maroc contre des dirhams avec possibilité de  déposer  le  reliquat  dans  des  comptes  en  devises  ou  en  dirhams  convertibles  auprès  des  banques situées au Maroc ; 
  30. 30. ‐ procéder au paiement d’une contribution libératoire.  2.5. Obligations déclaratives  2.5.1. Obligations des personnes concernées  La déclaration susvisée doit comporter les renseignements suivants :  ‐ l’ensemble des informations habituellement requises par les banques pour l’ouverture d’un  compte bancaire ;  ‐ la nature et la description des avoirs et la valeur correspondante.  La  déclaration  doit  être  déposée  auprès  d’une  banque  selon  le  modèle  établi  par  l’administration à cet effet.  Elle  doit  être  accompagnée  des  documents  justifiant  la  valeur  d’acquisition  des  biens  immeubles,  des  actifs  financiers  et  des  derniers  relevés  bancaires  faisant  ressortir  le  montant des avoirs liquides.  2.5.2. Obligations des banques  Les banques sont tenues aux obligations suivantes :  ‐ ouvrir un compte en dirhams convertibles ou en devises au nom des personnes concernées  pour déposer les disponibilités en monnaies étrangères ;  ‐ prélever à la source la contribution libératoire et la verser au RAF du lieu de sa situation  dans le mois qui suit celui au cours duquel le rapatriement des avoirs ou des devises a eu  lieu.  Chaque  versement  est  effectué  par  un  bordereau‐avis  de  versement  établi  en  3  exemplaires sur un imprimé modèle établi par l’administration, daté et signé par la partie  versante et indiquant uniquement :     * le numéro de la déclaration ;    * les montants rapatriés ainsi que la valeur d’acquisition des biens immeubles et la valeur  de souscription ou d’acquisition des actifs financiers ;    * le montant de la contribution versée.  ‐  envoyer  des  copies  des  bordereaux‐avis  de  versement  au  siège  central  de  l’Office  des  changes et à la DGI au plus tard dans le mois qui suit celui du versement de la contribution.       
  31. 31.   2.6. Taux et paiement de la contribution libératoire  2.6.1. Taux de la contribution libératoire  Le taux de la contribution libératoire est fixé comme suit :  Assiette imposable  Taux  Valeur  d’acquisition  des  biens  immeubles  et  de  souscription ou d’acquisition des actifs financiers  10%  Montant  des  avoirs  liquides  en  devises  déposés  dans  des  comptes  en  devises  ou  en  dirhams  convertibles  5%  Montant  des  liquidités  en  devises  cédées  sur  le  marché des changes contre le dirham  2%    2.6.2. Effets résultant du paiement de la contribution libératoire  Le  paiement  de  la  contribution  libère  la  personne  concernée  du  paiement  des  pénalités  relatives aux infractions à la réglementation des changes et de l’IR ou de l’IS ainsi que des  amendes, pénalités et majorations y afférentes au titre des sanctions pour infraction aux  obligations de déclaration, de versement et de paiement prévues par le CGI.    2.7. Sanctions  2.7.1. Sanctions pour non‐respect des obligations par les personnes concernées  Les personnes qui ne respectent pas les conditions et obligations précitées ne bénéficient  pas  des  dispositions  de  la  contribution,  et  demeurent  soumises  à  la  réglementation  en  vigueur.  2.7.2. Sanctions pour non‐respect des obligations par les banques  Les  banques  qui  ne  versent  pas  dans  le  délai  le  montant  de  la  contribution  libératoire  encourent, en plus du paiement du principal de la contribution, l’application des sanctions  prévues par la loi n° 15‐97 formant Code de recouvrement des créances publiques.  Référence légale : article 4 ter de la LF  Tous droits réservés - Artémis 2014.   Vous souhaitez nous faire part de vos commentaires ou suggestions,  envoyez‐nous votre courriel à l’adresse info@artemis.ma

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