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Port Louis Pointe à Pitre
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La Guadeloupe entre intégration antillaise et attachement à l’Europe ?Un challenge : se donner les moyens de développer le...
IDH et croissance économique dans la région Caraïbe.
Plan de Pointe – à – PitreHéritage d’un passé colonial
Article du journal La Croix – mars 2009«La Guadeloupe est à nous, elle nest pas à vous ! » Cest le slogan du Collectif con...
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Thème 3 – l’union européenne

  1. 1. Thème 3 – L’Union Européennedynamiques de développement des territoires Les territoires ultra-marins Etude du cas sur la Guadeloupe
  2. 2. Quelles sont les particularités géographiques de ce territoire ?Guadeloupe Floride 2200 km Cuba – 1400 km Venezuela – 800 km
  3. 3. Port Louis Pointe à Pitre
  4. 4. Port-Louis au nord ouest de l’ïleActivités touristiqueset agricoles.
  5. 5. Les langues parlées en GuadeloupeContrairement à d’autres îles en Guadeloupe, il est plutôt question de la co-existence du créole et dufrançais. Le français est la langue officielle de la Guadeloupe depuis 45 années selon l’article 2 de laconstitution du 4 octobre 1958 : "la langue de la République est le français". Il est de ce fait la langue(privilégiée) de l’administration, de l’éducation et de la littérature (certains changements se dessinenttimidement), tandis que le créole convient davantage aux conversations privées et familiales.Le créole guadeloupéen est une langue formée du français et du parlé des esclaves Africains.Longtemps décrié, il tend aujourd’hui à être considéré en tant que langue patrimoniale reflétant l’histoireet, par la même, l’identité du peuple guadeloupéen.Certains tentent aujourd’hui de revaloriser le créole mais son histoire, attachée à l’esclavage, rend difficilece combat. Valdman (1978 : 367), linguiste et créoliste, explique que "cette attitude, survivance de lasociété esclavagiste dans laquelle cet idiome était le seul moyen de communication dont disposaient lescouches serviles de la population, explique les jugements dépréciatifs portés sur le vernaculaire et lerecours au français de la part des créolophones unilingues dans les situations où ils veulent rehausser leurlangage." Aussi, faut-il considérer que le combat contre la dévalorisation du créole reste encore àremporter.Néanmoins, depuis quelques années, une nouvelle conception, favorable au créole, se développe. Cettenouvelle façon de percevoir le vernaculaire résulterait des dures luttes menées par les écrivains de laNégritude qui cherchent à "promouvoir" le créole. Jardel (1979: 145) en rapporte ainsi les faits : "depuisdeux décennies, des changements rapides se produisent aux divers niveaux de la réalité sociale etculturelle, les discours prononcés par des hommes politiques, les idées diffusées par les écrivains de laNégritude (Césaire 1947, Tirolien 1948, etc.), l’autonomie ou l’indépendance acquise par plusieurs des îlesde l’Archipel Caraïbe ont fait comprendre à une large fraction de la population qu’il existait une entitéantillaise ayant ses propres valeurs, face aux valeurs des métropoles européennes."Aussi, si pendant longtemps le créole ne pouvait que rappeler à la Guadeloupe les souffrances de sesancêtres, aujourd’hui, il tend aussi à lui enseigner ses racines et ses valeurs.
  6. 6. Quelles sont les particularités géographiques de ce territoire ?- Un territoire éloigné de la métropole – vestige des premières vagues de colonisation – 1635⇒ Profonde marque de l’esclavage sur les Antilles => importance de cette histoire dans la culture guadeloupéenne et dans la langue = le créole. ⇒ Code noir de 1685 ⇒ Type d’exploitation agricole => système sucrier ⇒ Structuration très forte des populations selon les couleurs de peau- Un territoire marqué par des activités en lien avec l’espace tropical = activité touristique et culture tropicale- Organisation géographique assez typique opposant une côte au vent et une côte sous le vent, une ile au relief accidenté et une île volcanique.
  7. 7. En quoi la Guadeloupe est marquée par des réalités socio-économiques propres aux territoires ultramarins?
  8. 8. Document extrait du site du Conseil Régional de la Guadeloupe.Le soutien de l’Europe au développement économique, social et culturel de la GuadeloupeUne intervention de l’Europe de longue date. La Guadeloupe bénéficie du soutien de l’Union européenneessentiellement à travers les fonds européens attribués à l’archipel depuis 20 ans. Le soutien financier de l’UEvient compléter les aides nationales, régionales et locales dans les régions de l’espace communautaire, et estdestiné à soutenir des projets dans de nombreux secteurs : formation, industrie, artisanat, tourisme,technologies, ingénierie financière, aménagement du territoire, environnement, aménagement du territoire…Cette intervention communautaire rentre dans le cadre de la politique de cohésion de l’Europe qui vise à réduireles écarts entre les différentes régions de l’Union. Il s’agit de favoriser la cohésion économique, sociale etterritoriale de l’espace communautaire, et de faire de l’Europe à terme « l’économie la plus compétitive aumonde » (stratégie dite « de Lisbonne » fixée en Juin 2000).Ce qu’il faut retenir du DOCument Unique de Programmation (DOCUP) 2000 -2006 qui cumule l’ensemble desaides européennes.Le FEDER (Fonds Européen de Développement Régional) à hauteur de 522 millions d’euros ;Le FSE (Fonds Social Européen) pour 166,8 millions d’euros ;Le FEOGA (Fonds Européen d’Orientation et de Garantie Agricole) d’un montant de 140,1 millions d’euros ;L’IFOP (Instrument Financier et d’Orientation de la Pêche) qui représentait 4,4 millions d’euros.Le montant total du DOCUP s’élevait à 2 milliards d’euros (le total prend en compte les aides d’Etat et descollectivités territoriales).Le DOCUP contenait des mesures destinées à renforcer le tissu productif, à faire face au retard de développementde l’archipel, notamment en termes de cohésion sociale, de formation, de création d’emplois durables et depréservation de l’environnement.« Les trois territoires des Antilles sont actuellement des DROM après avoir été de simples départements. Larévision constitutionnelle de 2003 permet une plus grande autonomie même si elle ne conduit pas àl’indépendance. Les DROM peuvent cumuler les collectivités territoriales et gagner en autonomie dans lesdéfinitions des institutions. C’est à ce titre que l’Europe reconnaît ces territoires comme des RUP (régionsultrapériphériques) qui peuvent bénéficier des aides européennes comme desrégions métropolitaines ». LesRégions françaises. Vincent Adoumié
  9. 9. En quoi la Guadeloupe est marquée par des réalités socio-économiques propres aux territoires ultramarins? - Population plus jeune à la croissance démographique plus rapide que le reste de la métropole. Place de la population étrangère 4% de la population de l’île. Vitalité démographique intéressante que l’on doit mettre en parallèle avec les difficultés sociales. Déficit sur les 15-24 ans qui peut s’expliquer par les migrations pour étude. - Quelles réalités socio-économiques - Part de la population dans les secteurs 1 et 3 (importance du secteur du tourisme – 5,5% de la population active) = 400000 touristes (55% des vols depuis Paris) - Gros déficit dans le secteur industriel (0,9%) - L’importance du soutien de l’Etat - Le pourcentage du chômage - Le soutien par l’importance des emplois publics (9%) - L’importance des aides européennes => plusieurs centaines de millions d’euros dont la région peut bénéficier grâce au changement de statut.
  10. 10. La Guadeloupe entre intégration antillaise et attachement à l’Europe ?Un challenge : se donner les moyens de développer les échanges avec la CaraïbeL’enjeu d’une meilleure intégration de la Guadeloupe dans l’espace caraïbe a fait l’objet d’une réflexionmenée lors des États généraux de la Guadeloupe en août 2009. Plusieurs préconisations ont été faites afinde permettre le développement des échanges :Rendre la Guadeloupe plus présente et plus responsable sur la scène internationale caribéenne (permettreson adhésion, si c’est juridiquement possible, à des organes de coopération régionale comme leCARICOM) ;Aboutir rapidement à une délimitation précise des zones maritimes (notamment en matière de pêche)pour se réapproprier l’océan et ses ressources ; Favoriser la libre circulation des personnes dans laCaraïbe ;Favoriser les transports inter-îles dans la Caraïbe ; Promouvoir l’image de la Guadeloupe et de ses voisinscaribéens ;Rendre possible l’ouverture de délégations guadeloupéennes (non diplomatiques) dans les États etterritoires de la zone ;Relancer les relations économiques et commerciales et la coopération régionale ;Favoriser la mobilité des jeunes au sein de la Caraïbe ;Rendre nécessaire pour les pays de la Caraïbe, s’ils veulent rester attractifs, l’application des mêmes règlesque l’UE en matière d’hygiène et de consommation alimentaires.Il est important pour les entreprises de Guadeloupe de développer une ouverture internationale,notamment vers les marchés à fort potentiel de croissance. L’étroitesse du marché génère une situationpénalisante qui ne peut être surmontée sans une stratégie d’accès aux protocoles financiers àl’exportation. Soutenir la Guadeloupe dans sa vocation à devenir une plate-forme de redistribution tantpour les produits européens vers la Caraïbe que pour les produits caribéens destinés aux marchéseuropéens permettrait d’optimiser ses atouts géographiques, juridiques et financiers.Le renforcement des liens commerciaux de la Guadeloupe avec ses voisins caribéens (hors DFA) représenteun enjeu considérable pour son développement et son insertion dans son environnement proche. La miseen oeuvre des accords de partenariat économiques (APE) prévus entre l’Union et les pays ACP représenteune opportunité pour la Guadeloupe d’une meilleure intégration dans le commerce régional.
  11. 11. IDH et croissance économique dans la région Caraïbe.
  12. 12. Plan de Pointe – à – PitreHéritage d’un passé colonial
  13. 13. Article du journal La Croix – mars 2009«La Guadeloupe est à nous, elle nest pas à vous ! » Cest le slogan du Collectif contre la vie outrancière (LKP, abréviationde la transcription en créole), à lorigine de la grève générale qui paralyse lîle depuis maintenant plus de trois semaines.Ce slogan prouve que le mouvement de contestation, lancé le 20 janvier, traduit non seulement lattente de meilleuresconditions matérielles dans une société où la vie est plus chère quen métropole, mais encore la quête dune identitéguadeloupéenne qui aurait été, jusque-là, refoulée.Rien détonnant sur cet archipel qui, dans le passé, a tout autant montré son attachement à la France que développé unesprit rebelle. Certes, en décembre 2003, comme dans la Martinique voisine, un référendum proposant une clarificationstatutaire par linstauration dune Assemblée régionale unique (1) a été repoussé. Il nen demeure pas moins que lidéedindépendance, qui avait fait parler delle par la violence au début des années 1980 au travers notamment de lAlliancerévolutionnaire caraïbe (ARC), est restée agissante et a incontestablement progressé au bénéfice du contextecontestataire ambiant."UNE CRISE IDENTITAIRE"À 42 ans, le leader charismatique du LKP, Elie Domota, par ailleurs fonctionnaire de lAgence nationale pour lemploi,manie autant la revendication syndicale que la revendication identitaire. À chacun de ses meetings, les attaques quilprofère à lencontre du « grand patronat béké » (blanc en créole) soulève des applaudissements nourris. En arrière-plan,la référence à la négritude est affirmée et assumée sans complexe, et avec fierté.Julien Mérion, politologue guadeloupéen de renom rattaché à luniversité des Antilles, confirme, au demeurant, que «derrière la crise sociale qui est réelle, il y a une crise identitaire ». Selon lui, celle-ci est « profonde » et ne se limite pas àendosser le passé douloureux de lesclavage. Elle inclut la revendication de se poser en peuple libre et souverain, capablede « se prendre en main » et de « décider par lui-même ». Ainsi, se trouve en réalité posée « une problématiqueinstitutionnelle et politique » - celle dune autonomie, voire dune indépendance, sans rompre les liens avec la France - «quil sera de moins en moins possible déluder ».Julien Mérion se veut néanmoins optimiste sur lissue de lactuel mouvement de contestation, dans la mesure où lalogique identitaire se voit confortée par « lattitude froide et rationnelle des plus hautes autorités de lÉtat (…). Pour lapremière fois, estime luniversitaire, le pouvoir entend rompre avec la gestion interventionniste et paternalistepoursuivie depuis le général de Gaulle. Jusquà présent, notre économie vivait protégée sous un parapluie étatique. Elleest désormais appelée à sadapter par elle-même à une économie mondiale, qui vient également de connaître une gravecrise. »
  14. 14. En quoi la Guadeloupe est marquée par des réalités socio-économiques propres aux territoires ultramarins? - Niveau de développement supérieur au pays de la zone avec 0,914 soit au second rang derrière la Martinique – croissance économique positive - Constat d’une grande difficulté à créer des relations avec les autres territoires des Caraïbes => on en prend conscience sur les échanges commerciaux et sur les initiatives proposées. Pour autant les infrastructures de transport sont importantes, notamment le port avec 3 millions de tonnes de marchandises - Difficulté de positionnement comme l’illustre la crise de 2009 => on voit une crise sociale (le taux de chômage, les prix, l’accès aux formations) et une crise identitaire (le passé esclavagiste en référence dans le discours du leader syndical = les Békés).

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