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+ 1.3. La linguistique située de Bakhtine  Esthétique…1924, Volochinov Marxisme… 1929      Bakhtine 1924 trad. fr. 1978 :...
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1.4.2. Côté sémantique discursive : Pêcheux, Haroche &  Henry 1971« Le cas est tout différent pour la sémantique. En effet...
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2.2.      Kerbrat-Orecchioni       2012.     Notion  d’«  influence  » et interne vs externe : position  dualiste    «  2...
    «  Quels que soient le cadre théorique et la terminologie     adoptés, on admet très généralement qu’il convient de  ...
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3.2. Le réseau Facebook
+ Ce qui est écarté par l’analyse logocentrée du  réseau Facebook      Design des comptes (couleurs, dispositions, colonn...
3.3. Le tweetPrésentation logocentrée :12 ans que la Hollande a légalisé l’#euthanasie ! On y meurt  mieux accompagné, plu...
+ Ce qui est écarté par l’analyse logocentrée du  tweet      L’avatar, le pseudo, le nom (métadonnées)      La date (en ...
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+ 4.2. Choix théoriques (Paveau 2012)      dépasser l’approche logocentrée (focus sur les seuls       observables langagi...
+ 4.3. Une conception composite du discours. La  linguistique symétrique (Paveau 2009)      Symétrique < Latour 1991, ant...
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+ L’exemple du technodiscours rapporté      Twitter. Le RT simple
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+ Références  Achard-bayle G., 2006 (coord.), Pratiques 129-130, « Textes contextes ».  Bakhtine M., 1978 [1924)] Esthétiq...
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« Du contexte à l'environnement : une approche écologique du discours », conférence à la journée Doscila 2013, Paris Diderot

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  1. 1. + Université Paris Diderot Paris 7 DoSciLa 2013 – Journée d’étude doctorale CLILLAC-ARP La langue en contexte « Du contexte à lenvironnement : une approche écologique du discours »Marie-Anne Paveau, Université de Paris 13 Sorbonne Paris Cité, Pléiade (Cenel)
  2. 2. + Introduction. Le contexte introuvable Achard-Bayle 2006   objet linguistique paradoxal ; à la fois partout et mal identifié : 3 colonnes (15 définitions et/ou références) dans Glossaire bibliographique des sciences du langage (Gobert 2001)   représente plus de 60 occurrences dans l’index du Dictionnaire encyclopédique de pragmatique (Moeschler & Reboul 1994) => record   apparaît 1 seule fois dans les « domaines de recherche » de l’annuaire des membres de l’ASL (en 2006)   Dictionnaire d’analyse du discours (Charaudeau & Maingueneau 2002) : 2 pages, équivalent volume de cooccurrence et contradiction
  3. 3.   donc : «  incontournable  » depuis linguistiques TDI (France années 1960-70) MAIS en même temps contourné   « absence de délimitation » (Gary-Prieur 1999, Les termes clés de la linguistique)  « polysémie », « qui le rend faiblement opératoire bien qu’il soit omniprésent dans le discours linguistique  » (Neveu 2000, Lexique des notions linguistiques)  DAD : article contexte 3 ouvrages cités : 1992 et 1996  donc : notion de contexte a investi recherches linguistiques (énonciatives, discursives, textuelles, cognitives, socio-, psycho-, ethno-, anthropo-linguistiques, pragmatiques, interactionnelles…) MAIS semble condamné à place d’«  arrière-plan  » (au sens scientifique et terminologique du terme)
  4. 4. + Plan de la conférence   1. Le contexte, une tradition linguistique parallèle   2. Définitions du contexte dans les linguistiques TDI (linguistique française)   3. Problèmes concrets d’analyse liés au contexte. L’exemple des discours numériques   4. L’écologie du discours : l’environnement dans une linguistique symétrique
  5. 5. + 1. Le contexte, une tradition linguistique parallèle   début des années 1920, possibilités théoriques & disciplinaires pour l’élaboration d’une science des mots en contexte : Sapir 1921, Malinovski 1922 (AP), Bakhtine en 1924 (ETR)   Sapir,   Malinovski & Bakhtine analystes du discours ou sociolinguistes de la première génération ?   à quelques années près, linguistique de la langue (CLG 1916) et linguistique de la parole contemporaines   spécialistes TDI (Paveau 2013a) : peuvent s’autoriser de la solidité d’une tradition ancienne vs assumer fragilité de positions dites récentes ou marginales dans les sciences du langage
  6. 6. + 1.1. L’aspect culturel du contexte, Sapir, Linguistique, 1921, trad. fr. 1968   Langage et expérience : «  Autre trait psychologique caractéristique du langage, ce système symbolique n’est, en pratique, nullement isolé ou indépendant de l’expérience directe à laquelle il se réfère ou se substitue, mais, au contraire, langage et expérience s’interpénètrent mutuellement » (p. 35).   Langage et interaction : « L’emploi de certains mots dans un contexte particulier peut en modifier complètement la signification apparente. Un “même” message sera interprété de façon différente selon la place psychologique occupée par l’auteur du message vis-à-vis de ses interlocuteurs, ou bien encore selon que des manifestations expressives primaires comme l’affection, la colère ou la peur viennent charger les mots d’une signification qui transcende complètement leur valeur normale. » (p. 36)    Expression & référence : « Le fait que presque n’importe quel mot ou groupement de mots peut être doté d’une variété infinie de significations semble indiquer que toute activité linguistique suppose l’imbrication étonnamment complexe de deux systèmes isolables que l’on désignera de façon un peu schématique comme un système référentiel et un système expressif. » (p. 37)
  7. 7. + 1.2. L’approche anthropologique de Malinovski : Argonautes 1922, Mœurs et coutumes des Mélanésiens, 1933   1922 trad. fr. 1963 : «  Les mots isolés sont des fictions linguistiques […]. La phrase constitue parfois une unité linguistique autonome, mais elle n’est pas pour autant une unité linguistique à part entière. À nos yeux, le fait linguistique véritable est l’énoncé complet en situation » (p. 246 )   1933 trad. fr. 1975 : « Lanthropologue se trouve dans une situation telle que les résultats de ses recherches ne dépendent pas de quelques maigres restes culturels, de tablettes brisées, de textes effacés ou dinscriptions fragmentaires. Il na pas besoin, pour combler dimmenses lacunes, de recourir à des commentaires volumineux, mais conjecturaux. Le faiseur de mythes est là, à sa portée […]. Il a devant ses yeux, dans toute sa plénitude, la vie même doù le mythe est né. Et, ainsi que nous le verrons plus loin, ce contexte fourni par la vie nous apprend autant sur le mythe que le récit lui-même » (p. 8)   1933 : «  Certes, le texte est extrêmement important, mais, isolé du contexte, il est sans vie. »  (p. 12)
  8. 8. + 1.3. La linguistique située de Bakhtine Esthétique…1924, Volochinov Marxisme… 1929   Bakhtine 1924 trad. fr. 1978 : «  Un énoncé isolé et concret est toujours donné dans un contexte culturel, sémantique et axiologique  : contexte scientifique, artistique, politique et autre […]. C’est dans de tels contextes que tel énoncé est vivant et intelligent […]. Il n’existe point, il ne peut exister d’énoncés neutres. Or, la linguistique ne voit en eux qu’un phénomène de langage et ne les relate qu’à l’unité du langage » (p. 58)   Volochinov 1929 trad. fr. 1977 : « Toute énonciation, quelque signifiante et complète qu’elle soit par elle-même, ne constitue qu’une fraction d’un courant de communication verbale ininterrompue (touchant à la vie quotidienne, la littérature, la connaissance, la politique, etc.). Mais cette communication verbale ininterrompue ne constitue à son tour qu’un élément de l’évolution tous azimuts et ininterrompue d’un groupe social donné »   Volochinov : «  La langue vit et évolue historiquement dans la communication verbale concrète, non dans le système linguistique abstrait des formes de la langue, non plus que dans le psychisme individuel des locuteurs » (p. 137).
  9. 9. + 1.4. Années 1960-70, le discours 1.4.1. Côté énonciation : Benveniste 1966 [1962] «  La phrase, création indéfinie, variété sans limite, est la vie même du langage en action. Nous en concluons qu’avec la phrase on quitte le domaine de la langue comme système de signes, et l’on entre dans un autre univers, celui de la langue comme instrument de communication, dont l’expression est le discours. Ce sont là vraiment deux univers différents, bien qu’ils embrassent la même réalité, et ils donnent lieu à deux linguistiques différentes, bien que leurs chemins se croisent à tout moment. Il y a d’un côté la langue, ensemble de signes formels, dégagés par des procédures rigoureuses, étagés en classes, combinés en structures et en systèmes, de l’autre, la manifestation de la langue dans la communication vivante. La phrase appartient bien au discours. C’est même par là qu’on peut la définir : la phrase est l’unité du discours. » (p. 130)
  10. 10. 1.4.2. Côté sémantique discursive : Pêcheux, Haroche & Henry 1971« Le cas est tout différent pour la sémantique. En effet, le lien qui relie les «  significations  » d’un texte aux conditions socio-historiques de ce texte n’est nullement secondaire, mais constitutif des significations elles-mêmes  : comme on l’a remarqué à juste titre, parler est autre chose que produire un exemple de grammaire. » (p. 141)«  […] le sujet parlant prend position par rapport aux représentations dont il est le support, ces représentations se trouvant réalisées par du «  pré-construit  » linguistiquement analysable. » (p. 153)
  11. 11. + 2. Définitions du contexte dans les linguistiques TDI (linguistique française) 2.1. Moirand 2006 : une conception dynamique «  […] une conception dynamique du contexte, ce qui, pour le chercheur en analyse du discours qui travaille sur les données empiriques, repose sur le repérage et la prise en compte d’indices de contextualisation de niveaux divers au fur et à mesure de l’avancée du recueil des données et des analyses effectuées (mais pas forcément dans l’ordre de l’énumération qui suit : – le cotexte linguistique, le cotexte linéaire du «  fil  » intratextuel (le fil horizontal du discours ou le fil déroulant de l’interaction et les reprises de formes diverses qui s’y manifestent) ; – le contexte sémiotique et situationnel (le « hic » et « nunc » de la situation de communication) ; – le contexte des séries génériques dans lesquelles s’inscrivent les unités discursives empiriques recueillies à l’intérieur d’un domaine, dans une situation de communication ou sur un type de support ; – et enfin le contexte socio-historique qui entre de manière exhibée ou cachée dans les configuration discursives, donc tout ce qui relève de l’intertexte et de l’interdiscours (voire de l’histoire conversationnelle), ainsi que des mémoires collectives et des savoirs partagés, c’est-à-dire de l’histoire… » (p. 43)
  12. 12. 2.2. Kerbrat-Orecchioni 2012. Notion d’«  influence  » et interne vs externe : position dualiste  «  2.  Contexte défini comme “ensemble d’éléments qui influencent l’interprétation” vs contexte comme “pur environnement” » (en ligne)  «  On voit mal comment les entours d’une unité X pourraient être sans influence sur X, aussi bien du point de vue de la production de X par A (c’est-à-dire de l’ensemble de ses choix discursifs) que de l’interprétation de X par B.Cette définition distingue deux types de contextes qui sont en réalité tous deux susceptibles d’avoir de l’influence sur l’unité envisagée […]Mais pour l’heure, intéressons-nous à la diversité des influences qu’ils peuvent exercer sur un segment discursif quelconque, et en particulier sur les effets possibles du contexte sur l’interprétation. »  (en ligne)
  13. 13.   «  Quels que soient le cadre théorique et la terminologie adoptés, on admet très généralement qu’il convient de distinguer deux grands types de contextes, le contexte interne (contexte «  linguistique  », «  discursif  », «  endogène  » ou «  séquentiel  », parfois appelé également «  cotexte  », ce qui rend ambigu le terme de «  contexte  » qui tantôt s’oppose à « cotexte » et tantôt l’englobe) vs externe (« extralinguistique » ou « exogène »). »  «  Si donc la distinction entre données «  internes  » et «  externes  » n’est pas une vue de l’esprit (il y a bien des énoncés, et des choses autour), d’un point de vue descriptif la question pertinente se pose en ces termes  : quels sont les types de savoirs nécessaires à l’interprétation du segment discursif soumis à l’analyse (savoirs linguistiques, pragmalinguistiques et socio-pragmatiques, génériques, cotextuels et intertextuels, situationnels, encyclopédiques…)  ? S’agit-il de savoirs préalables ou construits au cours de l’événement communicatif lui-même, et sont-ils ou non partagés par les différents participants à l’interaction ? »
  14. 14. + 3. Problèmes concrets d’analyse liés au contexte. L’exemple des discours numériques 3.1. Les blogs
  15. 15. + Ce qui est écarté par l’analyse logocentrée des blogs   Le design du blog et en particulier sémiotique des couleurs (rouge couleur lutte anti-sida)   L’image et son interaction avec le texte (Romero & Sheila)   Les métadonnées (billets précédents haut, catégories et mots clés bas)   Les commentaires   L’environnement colonne droite du blog (ADMD)   Le lien hypertexte sur Elus locaux contre le sida  : intertextualité hypertextuelle
  16. 16. 3.2. Le réseau Facebook
  17. 17. + Ce qui est écarté par l’analyse logocentrée du réseau Facebook   Design des comptes (couleurs, dispositions, colonnage, etc.) : guide de la l’interprétation et de la production   Indices d’identité (technomots ou segments) : nom, photo de profil, photo de couverture, guides de production du sens et éventuellement d’usage des langues en situation de diglossie   Métadonnées (techno): «  à propos  », amis, pages «  j’aime  », fenêtre photos, etc.   Technomots-consignes (j’aime, commenter, partager) et boutons fonctionnels (ajouter) : indices de construction du « fil » du discours
  18. 18. 3.3. Le tweetPrésentation logocentrée :12 ans que la Hollande a légalisé l’#euthanasie ! On y meurt mieux accompagné, plus humainement et chez soi ! (Économist Intelligence unit)Présentation contextuelle :
  19. 19. + Ce qui est écarté par l’analyse logocentrée du tweet   L’avatar, le pseudo, le nom (métadonnées)   La date (en haut), l’heure (en bas)   Les technomots fonctionnels   La contextualisation de l’énoncé par le hashtag   La fonction « détail »   Les retweets et les favoris   Les avatars des twittos qui ont retweeté et favorisé   La fenêtre de réponse   Timeline : la conversation
  20. 20. + 4. L’écologie du discours : l’environnement dans une linguistique symétrique 4.1. Inspirations épistémiques : la cognition externe dans un cadre postdualiste   The Theory of Affordances : Gibson 1979, The Ecological Approach to Visual Perception & Norman 1988, Design of Everyday Things => activités cognitives du non-humain   Distributed Cognition : Hutchins 1994, « How a Cockpit Remembers its Speed » => notion d’environnement cognitif   Active externalism, Clark & Chalmers 1998, « The extended Mind » => extension de la conscience hors de l’esprit   Postdualisme : Schaeffer, 2007, La fin de l’exception humaine => réintégration de l’homme dans l’ordre de la nature   (+ travaux éthologie homme-animal, couplage homme-machine, posthumanisme, etc.)
  21. 21. + 4.2. Choix théoriques (Paveau 2012)   dépasser l’approche logocentrée (focus sur les seuls observables langagiers) et « égocéphalocentrée » (sortir du subjectivisme énonciativiste)   penser le rapport linguistique / extralinguistique comme un continuum et non une distinction voire opposition : approche écologique (active externalism)   prendre comme observables l’ensemble des éléments de l’environnement humain et non-humain (affordances) (Paveau 2013b)   penser le contexte comme un écosystème où s’élabore le discours et non comme un arrière-plan ou un lieu d’inscription et d’influence du discours (cognition distribuée) => technologie discursive pour les DN
  22. 22. + 4.3. Une conception composite du discours. La linguistique symétrique (Paveau 2009)   Symétrique < Latour 1991, anthropologie symétrique, objets hybrides «  Le discours n’est pas un monde en soi, mais une population d’actants qui se mêlent aux choses comme aux sociétés, qui font tenir les unes et les autres et qui les tiennent. s’intéresser aux textes ne nous éloigne pas de la réalité car les choses ont droit, elles aussi, à la dignité d’être des récits » (p. 123). «  Toutes les natures-cultures sont semblables en ceci qu’elles construisent à la fois les êtres humains, divins et non humains » (p. 143).   Penser le langagier comme un composite hétérogène fait de langagier, social, culturel, historique, matériel, technologique, émotionnel, etc.
  23. 23. + L’exemple du technomot :   pseudo, lien, #, mots-consignes : morphologie composite langage/ technologie => hypertextualité, mise en réseau éléments langagiers   pseudos : identification/explicitation protagonistes conversation polylogale   hashtag (mot-clic QBC, mot-dièse FR) : redocumentation   mots-consignes : communication/partage/annotation/diffusion
  24. 24. + L’exemple du technodiscours rapporté   Twitter. Le RT simple
  25. 25. +   Twitter. Le RT avec commentaire (problème de la frontière énonciative)
  26. 26. +   Twitter. Le MT
  27. 27. +   Les boutons de partage, exemple de carnet à réseau (FB) 1. Billet à partager 2. Clic sur le bouton : fenêtre du TDR (± verbe locutoire) 3. Rédaction du TDR 4. Partage effectué
  28. 28. +
  29. 29. +
  30. 30. +
  31. 31. +
  32. 32. + Références Achard-bayle G., 2006 (coord.), Pratiques 129-130, « Textes contextes ». Bakhtine M., 1978 [1924)] Esthétique et théorie du roman, trad. D.  Olivier, Paris, Gallimard. Benveniste É., 1966 [1962], Problèmes de linguistique générale, tome I, Paris, Gallimard [Chapitre X : « Les niveaux de l’analyse linguistique »], 119-131. Charaudeau P., Maingueneau D. (dir.), 2002, Dictionnaire d’analyse du discours, Paris, Seuil. Clark A., Chalmers D., 1998, «  The Extended Mind  », Analysis 58 (1), p. 10-23. Gary-Prieur M.-N., 1999, Les termes clés de la linguistique, Paris, Seuil. Gibson J.J., 1979, The Ecological Approach to Visual Perception, Hillsdale, Lawrence Erlbaum. Gobert F., 2001, Glossaire bibliographique des sciences du langage, Paris, Panormitis. Hutchins E., 1994 [1991], «  Comment le cockpit se souvient de ses vitesses » (trad. de « How a Cockpit Remembers its Speed »), Sociologie du travail 4 : 461-473. Kerbrat-Orecchioni C., 2012, «  Le contexte revisité    », CORELA - RJC Cotexte, contexte, situation : http://corela.edel.univ-poitiers.fr/index.php?id=2627 Latour B., 1991,  Nous n’avons jamais été modernes. Essai d’anthropologie symétrique, Paris, La découverte.
  33. 33. Malinovski B., 1963 puis 1989 [1922], Les Argonautes du Pacifique, Paris, Gallimard.Malinovski B., 1933, « Le mythe dans la psychologie primitive », in Mœurs et coutumes des Mélanésiens, Paris, Payot, http://www.uqac.uquebec.caMoeschler J., Reboul A., 1994, Dictionnaire encyclopédique de pragmatique, Paris, Éditions du Seuil.Moirand S., 2006, «  Textes, discours et contextes  », Pratiques 129-130, 43-49.Neveu F., 2004, Dictionnaire des sciences du langage, Paris, A. Colin.Norman, D. A., 1988, The Design of Everyday Things. New York, Doubleday.Paveau M.-A.– 2009, « Mais où est donc le sens ? Pour une linguistique symétrique », conférence invitée au deuxième colloque international Res per nomen, Reims, 30-31 mai, in Actes prépubliés, p. 21-31.– 2012, «  Réalité et discursivité. D’autres dimensions pour la théorie du discours », Semen 34, 95-115.– 2013a (à par. juin), «  Genre de discours et technologie discursive. Tweet, twittécriture et twittérature », Pratiques 156-157.– 2013b, «  Environnement  », Technologies discursives [carnet de recherche], http://technodiscours.hypotheses.org/311, consulté le 4 avril 2013.Pêcheux M., Haroche C. & Henry P., 1971, « La sémantique et la coupure saussurienne », Langages 24, repris in Maldidier, 1990, p. 133-153.Sapir E., 1968 [1921], Linguistique, trad. J.-É. Boltanski & N.  Soulé- Susbielles, Paris, Gallimard.Schaeffer J.-M., 2007, La fin de l’exception humaine, Paris, Gallimard.Volochinov V.N., 1977 [1929], Le marxisme et la philosophie du langage, trad. M. Yaguello, Paris, Éditions de minuit.

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