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Interview Pierre Camou (Midol du 29 juin)

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Interview Pierre Camou (Midol du 29 juin)

  1. 1. 29/6/2015 Detaille Article http://ejournal.midi­olympique.fr/epaper/xml_epaper/Rouge/29_06_2015/pla_4995_Midi_Olympique_Rouge/xml_arts/art_29554795.xml 1/6 PIERRE CAMOU ­ PRÉSIDENT DE LA FFR AUSSI RARE DANS LES MÉDIAS QU’OMNIPRÉSENT SUR LE TERRAIN AUPRÈS DES CLUBS DE RUGBY, PIERRE CAMOU A ACCEPTÉ DE S’EXPRIMER. POUR MIDI OLYMPIQUE, IL ÉVOQUE LE CONGRÈS DE BELFORT­MONTBÉLIARD, MAIS PAS SEULEMENT… LE MONDIAL, LA NOMINATION DE GUY NOVÈS, LA FUSION BASQUE AVORTÉE, LES DÉRIVES FINANCIÈRES DES CLUBS DE FÉDÉRALE, MAIS AUSSI L’AVENIR ET UNE POSSIBLE CANDIDATURE EN 2017… LE PATRON DU RUGBY FRANÇAIS DIT TOUT. « Les clubs, sur le long terme, n’auront pas les moyens de rivaliser » Propos recueillis à Belfort par Simon VALZER  simon.valzer@midi­olympique.fr  Quel bilan dressez­vous de ce congrès ? Cette année nous avons tenu à changer le format du congrès pour le rendre plus dynamique et favoriser l’échange. D’ailleurs je remercie le secrétaire général Alain Doucet pour son travail. Plutôt que de diviser les interventions de chacun dans des salles sous des formes d’ateliers, nous avons fait défiler à l’amphithéâtre les intervenants, le tout étant supervisé par les responsables de chaque sujet à la Fédération. De cette façon, les congressistes ont pu poser des questions en direct aux personnes spécialisées. La Fédération n’est pas un seul homme, nous avons besoin d’échanger et ces sujets nous concernent tous. Samedi matin, j’ai tenu à remettre en place certains sujets… Je m’exprime rarement dans la presse, mais j’ai tenu à le faire devant les miens. C’est pour cela que je sillonne la France, pour aller à la rencontre des clubs.  L’année dernière vous aviez présenté le projet de développement « Ambition 2020 ». Un an
  2. 2. 29/6/2015 Detaille Article http://ejournal.midi­olympique.fr/epaper/xml_epaper/Rouge/29_06_2015/pla_4995_Midi_Olympique_Rouge/xml_arts/art_29554795.xml 2/6 après, où en est­il ? Nous avons présenté avec Alain Doucet les conventions d’objectifs qui sont en cours de finalisation au sein de neuf comités­tests. On aimerait que tout se fasse d’un claquement de doigt mais il faut d’abord déterminer les besoins, les moyens et les modalités financières de chacun. La France du rugby est diverse et les ambitions de la Franche­Comté ne sont pas les mêmes que celles de la Côte basque. C’est une démarche de construction adaptée à chacun mais dans une ligne générale qui s’appelle la Fédération Française.  Comment résumeriez­vous « Ambition 2020 » ? Ce sont des déclinaisons sur le club, qui est au centre du projet et sur la liberté. Liberté financière, de construire, l’autonomie… Ce plan veut avoir une vision dans le futur et prend notamment en compte les lignes de fractures de notre société. C’est pour cela que nous avons signé et adopté cette charte d’éthique et de déontologie du rugby français. On peut aimer ou non notre société mais nous devons nous y adapter et nous demander comment amener les gens à aimer notre sport, pour ses valeurs ou ses vertus. Nous ne sommes pas que des consommateurs de compétition, et la notion de citoyenneté est très chère à mes yeux.  La Fédération avait enregistré l’année dernière un nombre record de licenciés, mais a accusé depuis une légère baisse. Comment l’expliquez­vous ? Il fallait bien que cette hausse régulière s’accompagne d’une période de stagnation. Cette baisse ne m’inquiète pas du tout puisqu’elle ne concerne qu’un pour cent de licenciés. Le reste ce sont des Pass Rugby dont le remplissage est aléatoire puisqu’il dépend de la présence ou non de cadres des comités pendant les rassemblements.  Deux niches sont en revanche en progression, les féminines et les nouvelles pratiques… Concernant les féminines, c’est le résultat d’une politique appliquée depuis trois ans. Je l’ai dit dans mon discours, nous voulons casser des codes. Pour moi les féminines sont des sportives à part entière, et dans les clubs, je ne fais pas des équipes féminines un ghetto. Alors, cela peut déplaire, car certains ont pris des habitudes et l’on aime jouer entre soi. Mais ce n’est pas ça qu’il faut faire. Enfin le rugby à V représente le plaisir d’être ensemble, la mixité, la cohésion, la santé, l’esprit d’entreprise… L’entreprise peut s’intéresser à ce projet, car c’est une autre façon d’être ensemble. Il y a la fête, la convivialité, le jeu, mais aussi la découverte de l’activité par des personnes qui pourront devenir les dirigeants de demain.  Êtes­vous toujours aussi optimiste quant à la réalisation du Grand Stade ?
  3. 3. 29/6/2015 Detaille Article http://ejournal.midi­olympique.fr/epaper/xml_epaper/Rouge/29_06_2015/pla_4995_Midi_Olympique_Rouge/xml_arts/art_29554795.xml 3/6 Je l’ai dit, j’ai une volonté : il se fera. De toute façon, je ne serai pas là pour le voir. Mais je me dois de penser aux générations futures… Dans vingt ans, nous devrons avoir les moyens de développer la liberté et les clubs. Donc il faut une ambition d’entreprise. Ce n’est pas facile, mais si l’on ne pense pas aux générations futures, alors j’attends que l’on m’explique comment on va faire. Ce n’est pas en tendant la main que l’on construit quoi que ce soit.  Vous dites que vous ne serez pas là pour le voir : que cela signifie­t­il ? Je ne le verrai pas en tant que président, car j’ai un âge : le temps qu’il se fasse, cela nous amène à 2020, 2021 ou 2022… J’espère bien sûr le voir en tant qu’homme ! Mais je ne le fais pas pour moi. Je n’ai jamais fait les choses pour moi.  Comment expliquez­vous que le Grand Stade ne figure pas parmi les stades retenus pour l’organisation des Jeux Olympiques de 2024 ? Il l’est pour le football, le rugby, ainsi que d’autres sports. Mais dans le projet olympique implique une concentration des équipements… alors qu’il est situé de l’autre côté de l’axe Le Bourget­Saint­ Denis.  Donc il n’a pas été retenu parce qu’il est géographiquement trop éloigné ? Il est un peu plus éloigné dans la concentration telle qu’elle est prévue au jour d’aujourd’hui.  Venons­en aux équipes de France et au Mondial qui se profile pour le XV de France. À quel niveau de compétition estimeriez­vous que les Bleus ont réussi leur Mondial ? La victoire…  Et l’échec ? Ne pas avoir la victoire. C’est toujours un échec.  À l’issue du Mondial, les Bleus auront un nouveau sélectionneur. Le nom de Guy Novès avait déjà été retenu il y a quatre ans… (il coupe) Ah, mais le système était tout à fait différent. Quatre ans auparavant, c’est moi qui proposais dans un ordre que nous avions défini à cinq. Pour des raisons diverses et variées qui le regardaient, il (Guy Novès, N.D.L.R.) n’avait pas voulu donc nous avions pris Philippe (Saint­ André) qui était le second dans notre choix. Cette fois, le processus était complètement différent.  D’accord, mais avec deux citations de suite, le nom de Guy Novès s’apparente dès lors à
  4. 4. 29/6/2015 Detaille Article http://ejournal.midi­olympique.fr/epaper/xml_epaper/Rouge/29_06_2015/pla_4995_Midi_Olympique_Rouge/xml_arts/art_29554795.xml 4/6 une évidence… Non, pourquoi ? Ça, c’est votre point de vue.  Alors comment s’est déroulé ce processus ? Avec les auditions des uns et des autres et les votes des uns et des autres. Je ne vous donnerai pas les résultats.  Comment avez vous fait votre choix ? Vous êtes parti au Maroc pour prendre du recul et faire le point sur les différentes candidatures… Pas du tout. Je suis parti au Maroc car il s’agissait de vacances prévues depuis deux mois. Au soir de la date butoir du dépôt, j’ai regardé les soixante­six candidatures, puis je suis parti. C’est tout.  Qu’avez­vous pensé de la candidature de Clive Woodward ? Il avait le droit. Je n’avais pas fermé la porte à qui que ce soit et d’ailleurs vous ne savez pas qui étaient les autres candidats… Vous avez l’air sûr de l’un d’entre eux, mais il y avait peut­être d’autres étrangers… D’ailleurs je ne vous ai pas dit que Clive Woodward était candidat, c’est peut­ être lui qui vous l’a dit… Je n’ai jamais dit qui était candidat. Et je ne le dirai pas.  La candidature de Vincent Moscato vous a­t­elle fait rire ? Non, pourquoi ? Il a le droit… Ça ne m’a pas posé plus de problème que les 65 autres…  A­t­il été difficile de faire ce tri pour passer de 66 à 8 candidatures ? Moyennement.  Guy Novès était votre favori ? C’est celui qui est sorti du chapeau. Point final.  Vendredi soir, le projet de fusion des deux clubs basques a été enterré par le refus de l’association de l’Aviron bayonnais. Quel regard portez­vous sur cette fusion avortée ? Je regrette qu’elle n’ait pas eu lieu. 
  5. 5. 29/6/2015 Detaille Article http://ejournal.midi­olympique.fr/epaper/xml_epaper/Rouge/29_06_2015/pla_4995_Midi_Olympique_Rouge/xml_arts/art_29554795.xml 5/6 Pourquoi ? Parce que je suis celui qui a défendu les provinces depuis vingt ans. J’ai aussi dit en 2007, 2008 et en 2010 qui si nous ne faisions pas les provinces en Coupe d’Europe nous serions tôt ou tard rayés de la carte…  Dans quelle mesure ? Les clubs, sur le long terme, n’auront pas les moyens de rivaliser. Je ne parle pas du simple aspect sportif, je regarde aussi la construction des équipes.  Quel rôle avez­vous joué dans ce projet de fusion basque ? Cela ne vous regarde pas. Ça regarde les clubs concernés. Je ne suis licencié dans aucun des deux clubs. Je suis licencié à l’US Nafarroa, qui est un club basque. Je peux simplement regretter que cette fusion ne se soit faite en tant qu’acteur et spectateur du rugby dans ma région.  Pensez­vous qu’elle reste inéluctable ? Je ne me prononcerai pas.  Terminons par le cas de « Lille »… Je n’ai rien à dire sur le cas de Lille, puisqu’il est en possession de différentes instances qui se prononceront bientôt sur celui­ci.  De façon plus générale, les présentations de la commission de contrôle des championnats fédéraux ont montré plusieurs dérives financières au niveau des clubs amateurs. Vous inquiètent­elles ? C’est la folie des clubs… et elle ne concerne pas que les clubs amateurs, car on en voit partout. C’est la folie de vouloir évoluer en Top 14, et de ne pas être un club de sa cité, c’est­à­dire de jouer là où l’on peut jouer avec les moyens que l’on a. Ce désir peut être totalement destructeur. L’ambition est bonne quand on a les moyens de la pérenniser. Il s’agit de construire un club et de ne pas l’amener à se tuer.  Êtes­vous inquiet quand vous voyez des projets sportifs et financiers montés de façon brutale, et qui brûlent comme un feu de paille ?
  6. 6. 29/6/2015 Detaille Article http://ejournal.midi­olympique.fr/epaper/xml_epaper/Rouge/29_06_2015/pla_4995_Midi_Olympique_Rouge/xml_arts/art_29554795.xml 6/6 Bien sûr… s’il n’y a pas de projet de club, comment voulez­vous que je ne sois pas inquiet ? Je ne suis pas simplement pour le rugby fédéral mais aussi pour l’ensemble du rugby français.  On a l’impression que le rugby peine à se développer dans le Nord. Comment faire pour y remédier ? Attention, il y a deux choses. Certes, à l’heure actuelle les effectifs des licenciés des Flandres ont baissé, mais la Bretagne doit se classer à la quatrième ou la cinquième place des comités de France. Il ne faut pas confondre le fait qu’il n’y a pas de clubs du Nord dans la pointe de l’iceberg des trente avec le fait que le rugby ne se développe pas dans le Nord. Ce sont deux choses différentes. Et puis, il me semble que Maxime Mermoz est bien des Vosges…  Oui, Alexandre Flanquart est également Lillois. Il me semble aussi qu’il y en a de Metz, avec Morgan Parra. Ces terres fournissent des joueurs. Non loin d’ici, on trouve à Dijon l’un des meilleurs pôles de France. Le problème, c’est que ces clubs fournissent les clubs du Sud. Le problème est donc ailleurs.  Que faire alors ? Il faut du temps, tout simplement. Ce sont aux clubs de se consolider… Je ne vais pas le faire à leur place ! Mais ils doivent le faire en s’appuyant sur des projets pérennes.  Dernière question : vous représenterez­vous en 2017 ? Je ne sais pas. Je prendrai ma décision un matin, en me rasant… « Pour des raisons diverses et variées qui le regardaient, il (Guy Novès, N.D.L.R) n’avait pas voulu donc nous avions pris Philippe (Saint­André) qui était le second dans notre choix. Cette fois, le processus était complètement différent. » Pierre CAMOU Président de la FFR

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