u Votre argent est-il encore en sécurité ? CAC 40   BANQUES                                                               ...
2                                                                                         LESSENTIELVARIATIONS DE LA SEMAI...
peugeotprofessionnel.fr   ET SI VOUS PROPOSIEZ À CHAQUE COLLABORATEUR                      une voiture de luxe,           ...
LÉVÉNEMENT  4 LESSENTIELEUROPE. Malgré la formation d’un gouvernement de coalition grec favorable à la poursuite des effor...
LÉVÉNEMENT                                                                                                                ...
ECONOMIE  6 LESSENTIELPILOTAGE. La Fed poursuit ses opérations « twist » et abaisse ses prévisions de croissance et d’infl...
ECONOMIE                                                                                                                  ...
Magazine investir n.2007 du 23 au 29 juin 2012
Magazine investir n.2007 du 23 au 29 juin 2012
Magazine investir n.2007 du 23 au 29 juin 2012
Magazine investir n.2007 du 23 au 29 juin 2012
Magazine investir n.2007 du 23 au 29 juin 2012
Magazine investir n.2007 du 23 au 29 juin 2012
Magazine investir n.2007 du 23 au 29 juin 2012
Magazine investir n.2007 du 23 au 29 juin 2012
Magazine investir n.2007 du 23 au 29 juin 2012
Magazine investir n.2007 du 23 au 29 juin 2012
Magazine investir n.2007 du 23 au 29 juin 2012
Magazine investir n.2007 du 23 au 29 juin 2012
Magazine investir n.2007 du 23 au 29 juin 2012
Magazine investir n.2007 du 23 au 29 juin 2012
Magazine investir n.2007 du 23 au 29 juin 2012
Magazine investir n.2007 du 23 au 29 juin 2012
Magazine investir n.2007 du 23 au 29 juin 2012
Magazine investir n.2007 du 23 au 29 juin 2012
Magazine investir n.2007 du 23 au 29 juin 2012
Magazine investir n.2007 du 23 au 29 juin 2012
Magazine investir n.2007 du 23 au 29 juin 2012
Magazine investir n.2007 du 23 au 29 juin 2012
Magazine investir n.2007 du 23 au 29 juin 2012
Magazine investir n.2007 du 23 au 29 juin 2012
Magazine investir n.2007 du 23 au 29 juin 2012
Magazine investir n.2007 du 23 au 29 juin 2012
Magazine investir n.2007 du 23 au 29 juin 2012
Magazine investir n.2007 du 23 au 29 juin 2012
Magazine investir n.2007 du 23 au 29 juin 2012
Magazine investir n.2007 du 23 au 29 juin 2012
Magazine investir n.2007 du 23 au 29 juin 2012
Magazine investir n.2007 du 23 au 29 juin 2012
Magazine investir n.2007 du 23 au 29 juin 2012
Magazine investir n.2007 du 23 au 29 juin 2012
Magazine investir n.2007 du 23 au 29 juin 2012
Magazine investir n.2007 du 23 au 29 juin 2012
Magazine investir n.2007 du 23 au 29 juin 2012
Magazine investir n.2007 du 23 au 29 juin 2012
Magazine investir n.2007 du 23 au 29 juin 2012
Magazine investir n.2007 du 23 au 29 juin 2012
Magazine investir n.2007 du 23 au 29 juin 2012
Prochain SlideShare
Chargement dans…5
×

Magazine investir n.2007 du 23 au 29 juin 2012

6 865 vues

Publié le

0 commentaire
0 j’aime
Statistiques
Remarques
  • Soyez le premier à commenter

  • Soyez le premier à aimer ceci

Aucun téléchargement
Vues
Nombre de vues
6 865
Sur SlideShare
0
Issues des intégrations
0
Intégrations
1
Actions
Partages
0
Téléchargements
17
Commentaires
0
J’aime
0
Intégrations 0
Aucune incorporation

Aucune remarque pour cette diapositive

Magazine investir n.2007 du 23 au 29 juin 2012

  1. 1. u Votre argent est-il encore en sécurité ? CAC 40 BANQUES u Garanties des dépôts, indemnisations. 3.090,90 Ce qu’il faut savoir. Lire pages 22 et 23 en clôture +0,11% sur la semaine LES COURS DE CLÔTURE DE VENDREDI À 17 H 30 4 € - N° 2007 DU 23 AU 29 JUIN 2012 20 FICHES LE NEXT 20, L’INDICE QUI MONTE CES OUTSIDERS QUI E POUR FAIR SON CHOIX SURCLASSENT LE CAC 40 Dans l’ombre des vedettes de la cote, Nos conseils pour tirer les sociétés du Next 20 affichent des performances exceptionnelles + 48 % le meilleur parti de ces valeurs 100 % DEPUIS SA de croissance CRÉATION par excellence + 43 % Next 20 Les meilleurs parcours en 2012 50 % Base 100 le 3-1-2005 + 23 % 0% Cac 40 + 19 % - 19 % Dassault Bureau Gemalto 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 Systèmes Veritas Lire les Pistes d’investissement page 2 et le Dossier pages 8 à 11 WENDEL. Son président PEUR SUR L’ESPAGNE dénonce les u Gagnée par la crise souveraine et gangrenée par ses dispositions sur banques, l’Espagne s’enfonce dramatiquement dans la crise. la taxation des u Alerte sur des poids lourds de la Bourse de Paris qui en font déjà les frais. Lire pages 4 et 5 dividendes. Page 25 et lire aussi Page 19 et 26 TECHNICOLOR. Les CARREFOUR. Face à ses SANOFI. Le géant français actionnaires ont donné actionnaires réunis en AG, de la pharmacie souffle leur préférence à Vector, Plassat trouve le ton pour le chaud et le froid sur le fonds californien, convaincre. Il veut être sa recherche. Page 14 face à JPMorgan. Page 15 jugé sur trois ans. Page 15FRANCE : 4 € - BELGIQUE ET LUXEMBOURG : 4,50 € - DOM RÉUNION : 5,35 € - MAROC : 47 DH - SUISSE : 7,90 FS - TOM : 1.300 XPF - ALLEMAGNE : 4,80 € - ZONE CFA : 3.200 CFA - ANDORRE : 4,50 € - IMPRIMÉ EN FRANCE
  2. 2. 2 LESSENTIELVARIATIONS DE LA SEMAINE CAC 40 DOW JONES EURO STOXX 50 EURO/DOLLAR ONCE D’OR PÉTROLE3.090,90 Ã + 0,11 % 12.631,40 Ä – 1,06 % 2.186,81 Ã + 0,26 % 1,2538 Ä – 0,44 % 1.571,5 $ Ä – 3,13 % 89,85 $ Ä – 7,46 % LES PISTES D’INVESTISSEMENT NOS CHANGEMENTS DE CONSEILS CONSEIL DATE DU NOUVEAU Une bulle sur les placements Solvay VALEUR PRÉCÉDENT Acheter CONSEIL 17-2-12 CONSEIL Vendre réputés sans risque LES TITRES QUI PULVÉRISENT liards a déjà été franchi fin mai : les l’inflation à 2,4 % dans la zone euro, PAR FRANÇOIS épargnants ont mis à l’abri 10,4 mil- ces placements s’avèrent mécani- LEUR INDICE DE RÉFÉRENCE MONNIER liards d’euros en cinq mois. C’est quement perdants. Mais l’investis- davantage qu’en 2011 (9,6 mil- seur veut, coûte que coûte, protéger Performance Ecart indice Valeur Indice référent liards), p our tant la deux ième son capital, au point que l’ampleur depuis le 1-7-11 national L e risque de faillite rapide de la Grèce s’éloigne après la victoire d’un parti modéré aux élections meilleure année de collecte pour le livret A (17,4 milliards sur douze mois). Le record à battre restant de ces mouvements de capitaux interpelle. Comgest, réputé pour la bonne Grifols A Gemalto 55,6 % 58,1 % 91,9 % 82,5 % Ibex Cac40 législatives. Or, la confiance n’est pas l’exercice 2008, celui de la faillite de performance de ces fonds actions Rémy Cointreau 44 % 68,4 % Cac40 revenue sur le marché, comme (13,5 milliards d’actifs sous ASML Holding 51,2 % 66,1 % Aex s’il était trop tard, comme si le Notre allocation d’actifs gestion), se demande cette Anheuser-Bush-InBev 40,9 % 59,6 % Bel20 ver était déjà dans le fruit. Produits Obligations et semaine si « nous ne vivons pas Inditex 22,9 % 59,3 % Ibex L a c o n t a g i o n s e m b l e à de diversification assurance-vie une bulle de la sécurité après la (en euros) Vopak 43,6 % 58,5 % Aex l’œuvre (lire page 4). Les taux b u l l e In t e r n e t d e s a n n é e s Immobilier 7 20 Zodiac Aerospace 33,4 % 57,7 % Cac40 d’intérêt en Espagne sur les de rapport et 9 2000 ». Son principal concur- emprunts à dix ans flirtent dan- pierre-papier 2 Liquidités rent, Carmignac, tout aussi Essilor International 30,3 % 54,6 % Cac40 7 gereusement avec la barre des En % avisé et quatre fois plus gros, Luxottica Group 16,7 % 53,1 % FtseMib 7 %. Les statistiques macroéco- vient de vendre toutes ses obli- Hermes International 24,7 % 49 % Cac40 nomiques révèlent chaque jour gations allemandes, estimant Dassault Systèmes 21,2 % 45,5 % Cac40 des signes de plus en plus nom- 55 qu’elles étaient devenues trop Bic 20 % 44,4 % Cac40 breux de ralentissement aux Or et chères ! Etats-Unis, en Chine… (lire mines d’or Actions A l’o p p o s é, u n e c l a s s e Andritz 11,3 % 44,2 % Atx pages 6 et 7). Les sociétés sont d ’a c t i f s e s t b o u d é e : l e s UCB 23,7 % 42,5 % Bel20 ainsi touchées et contraintes de Lehman Brothers. Le flux avait alors actions. Pourtant, elles offrent un Bureau Veritas 17,8 % 42,1 % Cac40 revoir à la baisse leurs objectifs, atteint 18,7 milliards d’euros. matelas de sécurité naturel, en rai- Pernod Ricard 17,1 % 41,4 % Cac40 comme Danone (lire page 5). Les particuliers ne sont pas les son de leur sous-valorisation causée Ces craintes se manifestent par seuls à chercher de la sécurité. Les par l’aversion pour le risque, ainsi Iliad SA 15,3 % 39,7 % Cac40 une course aux placements dits sûrs. institutionnels se ruent sur les que des perspectives de gains Atos 12,9 % 37,3 % Cac40 Le livret A pourrait afficher une nou- emprunts d’Etat allemands, dont le importants à moyen et long termes. Sodexo 10,1 % 34,5 % Cac40 velle année historique de collecte taux à dix ans est tombé à 1,52 %. De bonnes idées sont d’ailleurs à Source : Aurel BGC. nette, d’autant que le gouvernement L’Allemagne a même pu emprunter, piocher dans notre dossier consacré Alors que, depuis le 1er juillet 2011, le Cac 40 a perdu 23 %, de socialiste a prévu de doubler le pla- en mai dernier, 4,6 milliards d’euros à l’indice Next 20 (lire pages 8 à 11), nombreux titres sont en forte hausse. Dans l’Euro Stoxx, la fond, fixé actuellement à 15.300 € à deux ans, avec un taux quasi nul de un vivier de valeurs solides et à forte palme revient à Grifols, un fabricant espagnol de produits théra- par personne. Le seuil des 10 mil- 0,07 %. Résultat, compte tenu de croissance bénéficiaire. peutiques, qui bat de 92 % son indice de référence, l’Ibex. LA SEMAINE DU CAC 40. UNE PROGRESSION, MAIS TOUTE SYMBOLIQUE Variation du Cac 40 Lundi 18 - 0,69 % Mardi 19 + 1,69 % Mercredi 20 + 0,28 % Jeudi 21 - 0,39 % Vendredi 22 - 0,75 % en clôture + haut / + bas / vol 3.129,29 3.054,38 3,3 Mds 3.119,59 3.052,65 3,2 Mds 3.131,20 3.100,51 2,5 Mds 3.153,28 3.099,74 3,3 Mds 3.113,76 3.075,14 2,6 Mds 3.200 Le soulagement qui a suivi Le rebond s’est accéléré dans La séance a été marquée par L’hésitation a persisté après Le Cac 40 est resté à la la victoire, aux législatives grecques, l’après-midi à la suite, paradoxale- l’indécision et par un modeste volume les annonces jugées décevantes recherche d’une tendance avant des conservateurs pro-européens ment, de statistiques inférieures aux de transactions dans l’attente des de la Fed, aux Etats-Unis. de faiblir peu avant la clôture. a été de courte durée. Le Cac 40 attentes pour l’immobilier américain déclarations de la Réserve fédérale Le retournement à la baisse La confirmation du déclassement a gagné jusqu’à 1,3 % avant de et le moral des investisseurs alle- en faveur, éventuellement, de mesures du Cac 40 a été mené par de 15 grandes banques par Moody’s se retourner à la baisse, mands. Ces déceptions ont ravivé de soutien à l’économie américaine. les financières, alors qu’étaient a eu moins d’incidence que la baisse les inquiétudes pour l’Espagne l’espoir d’une action concertée A la clôture, le nouveau attendus l’audit des cours du brut et qu’un mauvais 3.150 reprenant le dessus. des banques centrales pour soutenir gouvernement grec était sur les établissements indice du climat des affaires la croissance mondiale. partiellement formé. espagnols en Allemagne. 3.126,52 et une possible 3.117,92 Alcatel-Lucent. Les résultats meilleurs que prévu 3.114,22 3.100 de l’américain Oracle dégradation, par Moody’s, de grandes 3.087,62 ont profité à tout banques internationales. le vendredi 3.090,90 en clôture L’Oréal. Le numéro un mondial France Télécom. EDF. L’électricien le compartiment de la beauté a pâti du profit warning Crédit Agricole (- 1,8 %). La ban- lancé par l’américain que verte est celle qui a le plus accusé L’opérateur a été retiré +0,11% a bénéficié d’un relève- technologique. de la liste des valeurs sur la 3.050 ment de recommandation 3.066,19 Procter & Gamble. le coup devant la menace de déclasse- à éviter de semaine d’Exane BNP Paribas, ment de Moody’s. la banque UBS. de « neutre » à « surperformance ». Danone. Seule baisse du jour, Peugeot. Selon un article GDF Suez. L’action a été portée Technip. Le groupe a été très Essilor International (+ 1,2 %). le groupe a été sanctionné dans de Latribune.fr, le président par la perspective d’augmentations pénalisé par la baisse des prix du Pour son entrée dans l’indice Eurostoxx d’importants volumes pour du directoire, Philippe Varin, pourrait rétroactives des prix du gaz. pétrole alors que les signes de 50, l’opticien a affiché un nouveau l’abaissement de sa rentabilité être remercié, ce que la société Le Conseil d’Etat pourrait en effet juger faiblesse de la croissance mondiale 3.000 record, à 73,40 . opérationnelle prévue pour 2012. a démenti après la clôture. illégal le gel des tarifs décidé fin 2010. se confirment. +3 STMicro. – 3,4 Crédit Agric. + 5,5 ArcelorMittal – 6 Danone + 6,5 Peugeot – 1,6 LVMH + 1,2 Lafarge – 2,9 Michelin + 1,9 France Tél. – 3,5 Renault Le palmarès + 2,9 EADS – 4,3 Société Gén. + 5,1 Alcatel-Lucent + 3,7 Crédit Agricole – 1,6 Danone + 1,2 EADS – 3 ArcelorMit. + 1,8 EDF – 4,3 EADS en % + 2,8 EDF – 4,4 BNP Paribas + 4,6 Renault + 3,6 STMicroelectr. – 1,9 L’Oréal + 1,1 GDF Suez – 4 Peugeot + 1,1 GDF Suez – 4,4 TechnipSamedi 23 juin 2012 Investir-Le Journal des Finances n° 2007
  3. 3. peugeotprofessionnel.fr ET SI VOUS PROPOSIEZ À CHAQUE COLLABORATEUR une voiture de luxe, une voiture de sport, une voiture électrique et une voiture 4 roues motrices. CONSOMMATION MIXTE : 3,6 L/100 KM, ÉMISSIONS DE CO2 : 95 G/KM La technologie HYbrid4 est idéale pour les entreprises puisqu’en plus de réduire considérablement la consommation de carburant, jusqu’à 39% d’économie*, elle CONDUISEZ EN 4 DIMENSIONS permettra à vos collaborateurs de s’adapter à toutes les conditions grâce à ses 4 modes de conduite : Auto, ZEV 100 % électrique, 4 x 4 et Sport avec 200 chevaux. * vs moteur thermique de puissance équivalente 2,2 l HDi 204 ch FAP BVA6.NOUVELLE PEUGEOT 508 HYbrid4
  4. 4. LÉVÉNEMENT 4 LESSENTIELEUROPE. Malgré la formation d’un gouvernement de coalition grec favorable à la poursuite des efforts d’assainissement des finances publiqont franchi temporairement la barre de 7 %, censée être pour les marchés un signal d’intervention de l’aide européenne. Le Conseil europVICTIME DE LA CRISE SOUVERAINE ETS’ENFONCE ET PÉNALISE DES POIDS L«L a contagion de la crise souve- raine est déjà là », écrivions-nous dans Investir-Le JDF du 16 juin. La spéculation s’attaque à l’Espagne Retrait des dépôts en Espagne En milliards d’eurosCe n’est pas l’orientation des marchés, Ecart des taux d’intérêt à 10 ans avec l’Allemagne et le seuil clé 240lundi, qui nous fera changer de percep- des 500 points de base 730tion. La Bourse a reculé, malgré le 1.100 220 Sauvetage 680résultat des élections législatives en de la GrèceGrèce, conforme à notre scénario gris Entreprises 200 1.000 630 (échelle de droite)clair de formation d’un gouvernement Ménagesde coalition susceptible de poursuivre (échelle de gauche) 180 580la politique d’austérité après quelques 900aménagements à négocier avec la 160 530Troïka. Surtout, les rendements obliga- 800 2007 2008 2009 2010 2011 .12taires espagnols ont continué à se ten- Sauvetage Sauvetage de lIrlande du Portugaldre. Ceux à dix ans ont même dépassé 700 Besoins de financement Pare-feux européensla barre symbolique de 7 %. Les mar- Grèce : 22-4-2010 des Etats (2012-2014) FESF et MES**chés ont établi un lien entre ce seuil et Hors bons du Trésor, En milliardsla mise en place d’un plan de secours 600 Portugal : 31-3-2011 en milliards d’euros d’euros Irlande : 4-11-2010de l’Union européenne. Il ne repose 800 500 192que sur la croyance des marchés. Les 600 Grèce Espagne : 28-5-2012stratégistes de la banque suisse Pictet 400 Capacité 190 500 Capacitéont établi un autre indicateur : l’écart de prêt alloué totale 400 200 250 dispo 0 5 10 15 20 25 30 35 40 du FESF de prêtde taux d’intérêt à dix ans avec l’Alle- Nombre de jours écoulés Grèce : 16 jours 0 440 dispo 500magne. Le franchissement du seuil de depuis le franchissement Portugal, Portugal, FESF MES 2014 des 500 points de base Irlande : 24 jours Irlande, Irlande,5 points serait un premier signal (voir décart des taux Espagne Espagne,l’illustration). L’Espagne l’aurait fran- et laide européenne Portugal : 34 jours Italie ** Hors contribution du FMI.chi le 28 mai et le signal serait encore Sources : AA&MR, Datastream, Pictet. Source : Bloomberg, IIF.valide, contrairement au simple niveau Contagion. Les marchés surveillent l’écart de taux d’intérêt à dix ans de l’Espagne avec l’Allemagne. Il serait annonciateur d’une aide européenne, une fois franchie la barredes rendements à dix ans. de cinq points (500 points de base), ce qui s’est passé le 28 mai. L’Europe avait attendu 16, 24 et 34 jours avant de voler au secours de la Grèce, de I’Irlande et du Portugal.Pourquoi la spéculationse renforce-t-elle en Espagne ? Une première explication est assez Sans décisions fortes, bles pour financer ses déficits publics et d’un soutien massif à son économie. Des ébauches de solutions existent pourtant (lire ci-dessous), mais lasimpliste : l’hypothèque grecqueétant levée à très court terme, les mar- la spéculation s’étendra à l’Italie, Que nécessite la situation volonté politique ne semble pas à la hauteur des décisions qui doivent êtrechés focalisent de nouveau sur l’Espa-gne. Certains experts prétendent et pourquoi pas, à la France ? espagnole ? Ces points ne sont pas réunis prises. Donner une licence bancaire au FESF lui permettrait d’avoir un accès aumême qu’en cas de crise en Grèce lyse de la situation économique et ans, sont ravagées, sous le double choc aujourd’hui, sauf, partiellement, le pre- robinet de liquidités de la BCE, ce quil’Europe aurait dû sortir l’arme lourde financière de l’Espagne. Celle-ci est de la récession économique et de la mier. L’Europe a promis une aide allant calmerait la spéculation. Cette décisionet la BCE inonder les banques de nou- particulièrement dégradée. « L’écono- crise bancaire », juge Bruno Cavalier, jusqu’à 100 Mds€. Le doute persistera ne sera malheureusement pas prisevelles liquidités, ce qui aurait soutenu mie réelle est un champ de ruines (...), chef économiste d’Oddo Securities. donc, au risque que tôt ou tard les mar- lors du sommet européen des 28 etles marchés obligataires, notamment. une bonne partie du système bancaire L’Espagne a besoin de capital à chés s’interrogent sur la présence de 29 juin. Tout au plus, le FESF sera invitéCes mêmes experts ne tenaient pas le est virtuellement en faillite (...), les injecter dans ses banques (au plus l’Espagne dans la zone euro ! La spécu- à acheter de la dette obligataire espa-même discours à la veille des élec- finances publiques nationales et loca- 62 Mds€, selon les deux premiers lation se renforcera alors sur l’Italie et gnole à la place de la BCE. Une timidetions grecques ! Plus fondée est l’ana- les, qui étaient en bon état il y a cinq audits publiés), de taux d’intérêt fai- in fine, pourquoi pas, sur la France ? avancée. Philippe Wenger Que peut et que doit faire l’Union européenne ?u Si l’Europe attendait une solution de la quelque 20 Mds€ à verser en 2015. D’autres garantie des dépôts mutualisée, supervision BCE, repose sur une mutualisation partielle (laréunion du G20 lundi et mardi à Mexico, elle pistes peuvent déjà être tracées. Les chefs centralisée et système de résolution des crises dette de moins d’un an) et limitée (inférieure àpeut déchanter. Les dirigeants de ces pays ont d’Etat et de gouvernement français, allemand, intégré capable de prendre les décisions de 10 % du PIB) de la dette des pays de la zonesimplement appelé leurs homologues du espagnol et italien se sont rencontrés vendredi recapitalisation des banques. euro. Un marché, très liquide pour les banquesVieux Continent à prendre leurs responsabili- et demandent un plan global de croissance de (950 Mds€), serait créé, satisfaisant les critèrestés. Tout au plus, le renforcement des moyens 130 Mds€. Ce montant élevé est largement Serpent de mer de Bâle III en limitant l’exposition des banquesd’intervention du Fonds monétaire internatio- trompeur. Il comprend, en outre, l’utilisation Le projet est complexe. Faut-il superviser au risque souverain.nal (FMI) de quelque 456 Mds$ a été confirmé des fonds structurels non utilisés (55 Mds€), la toutes les banques ou seulement celles de Pour les juristes, ce projet réduit le risqueen contrepartie, il est vrai, d’une augmentation nouvelle force de frappe de la BEI (60 Mds€) taille systémique ? Comment répartir les d’aléa moral à un degré compatible avec la loides droits de vote des pays émergents. après l’augmentation de son capital de pertes entre créanciers, une fois le capital fondamentale allemande. Une autre forme deL’Europe doit donc avancer seule. 10 Mds€ et, enfin, la mise en place de project épuisé ? Les obstacles sont aussi politiques. mutualisation a certaines faveurs en Europe, bonds pour un montant limité de 4,5 Mds€. Berlin n’imagine pas avancer sur cette ques- dont celles du Parlement européen : le FondsUn sommet européen crucial Ces avancées ne seront malheureusement que tion tant que l’intégration budgétaire ne sera de remboursement de la dette européenneLes rencontres entre chefs d’Etat et ministres des mesurettes face aux enjeux. pas finalisée. Et les visions française et alle- (ERF). Proposé par le Conseil des Sages alle-européens des Finances vont aller crescendo La situation nécessite un véritable bond dans mande d’une fédération sont diamétralement mands, il ne nécessiterait pas de modificationd’ici au sommet des 28 et 29 juin prochains. la construction européenne pour mettre fin à opposées. La meilleure preuve en est les diver- des traités européens et mutualiserait tempo-Les Vingt-Sept n’auront pas le droit de déce- la spéculation. Les présidents de la BCE, de gences sur la mutualisation des dettes euro- rairement la dette publique dépassant les 60 %voir de nouveau les marchés. l’Union européenne, de la Commission euro- péennes. Les euro-obligations sont le point de du PIB de chaque Etat européen. Chaque paysQue peut-on espérer ? Davantage de souplesse péenne et de l’Eurogroupe rendront un rap- départ pour la France des réformes à accom- rembourserait sa dette, transférée avec unpour les maillons faibles. Athènes va deman- port très attendu sur ce thème, dont l’un des plir alors qu’elles sont le point… d’arrivée pour échéancier portant sur vingt à vingt-cinq ans.der un délai supplémentaire de deux années axes devrait être une intégration budgétaire et l’Allemagne. La France a mis de l’eau dans son Problème, le risque d’aléa moral reste élevépour assainir ses finances publiques (2016 au bancaire plus importante. Une vision idéale de vin et se contenterait des eurobills. Cette dans ce système. Dans le meilleur des cas,lieu de 2014). Le coût pour l’Europe sera de l’intégration bancaire repose sur trois piliers : version soft, soutenue par Bruxelles et par la une feuille de route pourrait être établie. P. W.Samedi 23 juin 2012 Investir-Le Journal des Finances n° 2007
  5. 5. LÉVÉNEMENT LESSENTIEL 5ances publiques, la contagion de la crise souveraine à l’Espagne se renforce. Lundi, les rendements obligataires espagnols à dix ansonseil européen des 28 et 29 juin sera crucial pour sauver la zone euro. Les experts doutent de fortes avancées pourtant indispensables.E ET DE SES BANQUES, L’ESPAGNEDS LOURDS DE LA BOURSE DE PARIS DANONE RATTRAPÉ PAR LA CRISE SUR UN DE SES MARCHÉS HISTORIQUES U n avertissement sur les résul- tats, suivi d’un plongeon de 6 % de l’action, comme au temps des L’Espagne et le coût des matières premières pénalisent Danone Des parts de marché perdues Des réductions de coûts indispensables ses gammes Activia, Actimel ou Densia, par de nouvelles offres, comme un yaourt grec, par des pro- mieux, en Russie et aux Etats-Unis », deux chantiers importants pour Danone. Les marchés asiatiques au profit des yaourts les moins chers pour le groupe (en millions d’euros) sombres séances de l’automne 2008. motions et des baisses de tarifs. restent très dynamiques (+ 19,4 % en C’est Danone qui en a fait les frais, le comparable au premier trimestre). 53,6 % Danone 516 528 > 500 19 juin, une entreprise qui résistait Lait, sucre, emballages L’objectif de croissance de 5 à 7 % du 51,2 % 470 plutôt bien, pourtant, dans l’envi- plus chers que prévu chiffre d’affaires (en comparable) ronnement économique et boursier Les gains de productivité et est maintenu pour l’année sans qu’il que nous connaissons. La sanction 324 réductions de coûts sont aussi au ait été un soutien pour l’action. Mais des mauvaises nouvelles n’en a été programme, en Espagne comme le profit warning de Danone a été que plus sévère. Elle s’est effectuée Marques de 38,4 % pour l’ensemble du groupe, car suivi le lendemain d’un avertisse- 36,2 % rs dans des volumes exceptionnelle- distributeu l’autre mauvaise surprise qui expli- ment de l’américain Procter & Gam- ment élevés, proches de 10 millions que l’avertissement de Danone tient ble, invoquant aussi la faiblesse de d’actions échangées mardi. 31-12-2011 31-3-2012 2008 2009 2010 2011 2012 est. à l’augmentation du prix des matiè- l’activité dans les pays matures et les Source : Danone. res premières. Elle devrait être plus matières premières. En novem- 12 % des profits en Espagne proche de 10 % que des 5 % initiale- bre 2008, déjà, Danone avait été Le numéro trois européen de André Térisse. Selon le directeur la crise de la dette et celle du système ment prévus sur l’année. « La hausse sanctionné pour avoir été le premier l’alimentation a jeté un grand froid général en charge des finances, ce bancaire espagnol « ont affecté la est supérieure à 20 % pour les protéi- groupe de grande consommation à en annonçant prévoir désormais un pays représente 7 à 8 % du chiffre confiance des consommateurs », avec nes de lait et certains emballages », se montrer prudent envers la con- recul de 0,5 point de sa marge opé- d’affaires de Danone (ce qui en fait des conséquences qui se sont aggra- déplore le directeur général, qui joncture européenne. Cécile Le Coz rationnelle, à périmètre et devises son troisième débouché derrière la vées en avril-mai pour le groupe évoque aussi des surcoûts de plus de comparables pour 2012, par rapport Russie et la France) et, surtout, 12 % français. Ses parts de marché dans 10 % pour les fruits et le sucre. Après ACHETER aux 14,7 % de 2011. C’est une stabi- de son bénéfice opérationnel. C’est les produits laitiers se sont contrac- des réductions de coûts d’environ Après une chute de 8 % en trois séances, lité qui était anticipée, selon les un marché d’autant plus important tées en un an, passant de 53,6 à 520 millions d’euros au cours de l’action s’est stabilisée jeudi alors que la objectifs encore confirmés lors de pour les produits laitiers frais qu’il 51,2 %, au profit des yaourts moins chacun des deux derniers exercices, défiance se portait de nouveau sur les l’assemblée générale du 26 avril. en est le berceau historique : les pre- chers, vendus sous des marques de Danone compte économiser encore cycliques et les financières. Nous restons C’est en Espagne que la machine miers yaourts Danone y ont été con- distributeurs. plus de 500 millions cette année. à l’achat après cette baisse, avec un s’est grippée. « Les choses deviennent çus voilà près d’un siècle par le père A l’image de ce qu’il avait effectué Dans ce contexte, Pierre-André objectif ramené de 65 à 58 €. Le groupe a de plus en plus complexes en Europe de Daniel Carasso, le président avec succès en France lors de la crise Térisse a voulu rassurer : « Les fon- déjà montré sa capacité à se ressaisir sur du Sud, et particulièrement en Espa- d’honneur de Danone jusqu’à sa de 2008-2009, Danone entreprend damentaux de notre modèle de déve- des marchés en déclin (mnémo : BN). gne, un pays très important pour le mort en 2009, et dont le prénom a en Espagne une relance commer- loppement sont très bons. L’activité PROCHAIN RENDEZ-VOUS groupe », a commenté mardi Pierre- inspiré la marque. L’aggravation de ciale qui va passer par une refonte de progresse comme prévu, voire un peu Le 27 juillet, résultats semestriels. Les groupes liés à la consommation des ménages en première ligne u Du fait de sa proximité géographi- effritées, 17,3 % en 2011, contre 19,2 % teurs, a enregistré, au cours des quatre touché. Les groupes liés à la consom- Klépierre (10 % du CA), qui exploitent que, de son appartenance à la zone en 2007. La situation de Renault est dernières années, une chute de 80 % mation, probablement plus préservés des centres commerciaux, ne sem- euro et de son dynamisme économi- comparable avec 99.000 ventes en de ses ventes dans ce pays. au début de la crise, pourraient être en blent pas menacés. Leurs loyers sont que avant la crise de 2008-2009, 2011, contre 199.000 en 2007. Dans le première ligne cette fois. C’est notam- sûrs, mais qu’adviendrait-il si la situa- l’Espagne a été un débouché naturel domaine de la nacelle, Haulotte Après l’industrie, ment le cas de Carrefour, qui y réalise, tion économique espagnole devait pour un très grand nombre de socié- Group a enregistré une évolution plus les services sont plus exposés selon certaines sources de marché, de être soumise à un choc violent ? Le tés cotées françaises. Au-delà des sévère encore. Ce pays représentait Aujourd’hui, avec l’adoption de mesu- 15 à 20 % de son résultat d’exploita- secteur du tourisme est aussi impli- grandes banques françaises, dont plus de 20 % de son chiffre d’affaires res de redressement des finances tion. Dans l’alimentation, Danone qué, même s’il convient d’être nuancé. l’exposition aux obligations d’Etat total avant la crise et moins de 5 % au- publiques et la récession dans la (voir ci-dessus) est aussi très concerné. L’attractivité du pays reste forte malgré (qui n’est pas la seule) s’est considéra- jourd’hui. Manitou, dans un métier péninsule Ibérique, c’est directement Pour l’instant, les groupes fonciers la grave crise. Seuls des troubles blement réduite par rapport à la fin du assez proche, celui des chariots éléva- le pouvoir d’achat des ménages qui est Unibail (12 % du chiffre d’affaires) et sociaux majeurs seraient de nature à premier semestre 2011, quasiment fortement détériorer le climat dans ce tous les grands groupes, tant indus- L’exposition espagnole des sociétés françaises se réduit mécaniquement secteur. Nous n’en sommes pas du triels que de services, s’y sont déve- Société (mnémo) Commentaires Conseil tout là. En outre, les groupes français loppés et y sont encore présents. Pour p ré s e nts dans c e tte p ro f e ssio n BNP Paribas (BNP) L’exposition aux obligations d’Etat est passée de 2,7 milliards d’euros il y a un an à 400 millions fin avril 2012. E autant, le poids de ce marché s’est vu – Accor, Homair, Pierre & Vacances… réduit de façon mécanique depuis Carrefour (CA) Les marges du distributeur, très impliqué en Espagne, n’ont pas souffert en 2011, grâce à des baisses de coûts. A â 18 – n’ont pas d’engagement immobilier. 2008. Ainsi, les groupes industriels Crédit Agricole SA Enfin, dans le travail temporaire, les Le risque souverain a été divisé par plus de 10 en moins d’un an (162 millions d’euros, contre 1.769 millions). E ont souvent souffert dès 2008, mais (ACA) deux sociétés Synergie et Groupe Crit désormais la part de l’Espagne dans le Haulotte Group (PIG) L’Espagne était un de ses plus gros débouchés. Mais, avec l’effondrement du marché, ce n’est plus le cas. E – qui y sont présentes à hauteur de 5 % chiffre d’affaires global est souvent Manitou (MTU) La part de l’Espagne dans le chiffre d’affaires était de l’ordre de 10 % en 2007 et est de 2 % maintenant. A â 20 à 3,5 % de leur chiffre d’affaires – ont devenue mineure. L’exemple de Le portefeuille d’obligations d’Etat est passé de 980 millions d’euros au 30 juin 2011 à 116 millions enregistré une légère progression de Natixis (KN) A â 2,5 l’automobile l’illustre bien. Peugeot a en mars 2012. leur activité dans ce pays l’an dernier. vendu 158.000 voitures l’an dernier, Peugeot (UG) e L’Espagne n’est désormais plus que le 7 marché du constructeur français. E L’impossibilité pour le secteur du BTP soit 5,1 % de ses ventes totales contre Renault (RNO) Depuis le début de l’année, les ventes espagnoles n’ont représenté que 3,4 % de celles réalisées dans le monde. A â 48 d’avoir recours, pour l’instant, au tra- 363.000 unités en 2007, ce qui repré- vail temporaire explique une partie de Société Générale L’engagement sur la dette souveraine au 31 mars 2012 n’est plus que de 700 millions d’euros, sentait 11,2 % de ses ventes de l’épo- E ce paradoxe. Mais une nouvelle dégra- (GLE) contre 2,3 milliards en juin 2011. que. En revanche, les parts de marché dation du marché du travail pourrait Synergie (SDG) Le groupe a réalisé un chiffre d’affaires de près de 76 millions en 2011, contre 66 millions en 2010. A â 11 du groupe français se sont à peine avoir des répercussions. J.-L. M. Investir-Le Journal des Finances n° 20071Samedi 23 juin 2012
  6. 6. ECONOMIE 6 LESSENTIELPILOTAGE. La Fed poursuit ses opérations « twist » et abaisse ses prévisions de croissance et d’inflation, renforçant la probabi-lité d’un nouvel assouplissement monétaire quantitatif (QE3). Le niveau des créations mensuelles d’emploi sera déterminant.LA RÉSERVE FÉDÉRALE SECONTENTE DU SERVICE MINIMUMC eux qui sur les marchés finan- ciers avaient misé, cettesemaine, sur un grand coup de Les prévisions revues à la baisse... Croissance du PIB, en % ... plaident pour une politique très accommodante Membres du FOMC (Federal Open Market Committee)pouce à l’économie de la part de la favorables à une hausse des taux (sur 19 membres)Réserve fédérale américaine (Fed) Prévisions... ... davril ... de juin 3,6 19 19 19 19en sont pour leurs frais. A l’issue dedeux jours de réunion du FOMC 3,6 3,5(Federal Open Market Committee), 3,4la Fed s’est simplement contentée deprolonger son opération « twist », qui 3,2 3,1consiste à échanger des titres obliga- 3 2,9 3,1taires américains de court terme 2,8 2,8 3(moins de trois ans) contre des obli-gations de maturité plus longue, de 2,6 2,4 2,7 7 6six à trente ans, pour 267 milliards de 2,4 2,4dollars. Une opération qui permetde détendre les taux longs sans pour 2,2 2,2 3 3 2autant augmenter la taille du bilande la Fed. 1,9 Ben Bernanke, 2012 2013 2014 2012 2013 2014 2015 président de la Fed Source : Réserve fédérale, UniCredit Research.Des propos prometteurs Heureusement, les investisseurs Colombe. La Fed s’attend également à une inflation plus modérée qu’auparavant. Autant d’éléments qui plaident pour une politique monétaire très « colombe », tendant àétaient peu nombreux à anticiper favoriser la croissance au détriment de l’inflation. La plupart des membres de la Fed sont donc défavorables à une hausse des taux à court et moyen termes.dès à présent à un QE3, un troi-sième plan d’achat de bons du tré- à aider l’économie ». Et d’ajouter, « de d’un nouvel ass oupliss ement américains. bre supérieur à 150.000 la dissua-sor et de titres hypothécaires propre plus amples achats d’actifs se trou- monétaire. Certains considèrent Reste qu’en l’absence de marge dera d’agir. Ces statistiques, dévoi-à donner un nouveau coup de fouet vent parmi les outils que nous consi- inutile, voire néfaste, de doper arti- de manœuvre budgétaire de la part lées chaque premier vendredi duà l ’é c o n o m i e a m é r i c a i n e . L a dérerons très certainement si nous ficiellement l’économie, la crois- du Congrès, la Fed se trouve être la mois, seront donc à scruter avec laRéserve fédérale a injecté à deux avions besoin de mesures supplémen- sance potentielle du pays étant seule institution capable de plus grande attention. Alors que lareprises, en 2008 et 2011, 2.300 mil- taires pour renforcer l’économie ». désormais durablement affectée ragaillardir l’économie. Il est pro- Fe pourrait laisser passer le pro-liards de dollars dans l’économie Les chiffres du chômage, qui ont par la crise et moins vigoureuse bable qu’une nouvelle série d’indi- chain comité monétaire du mer-grâce à cette manœuvre. également été reconsidérés à la qu’auparavant. cateurs décevants sur le front de credi 1er août pour en savoir plus, le Les marchés n’ont donc pas été hausse pour les prochaines années, Le seul effet de ce coup de pouce l’emploi, confirmant que cette fai- comité du 13 septembre sera déci-trop chahutés à l’issue de la déci- constituent la première préoccupa- serait, pour ceux-là, une flambée blesse n’a rien de passager, pousse- sif.sion de la Fed, mercredi. D’autant tion des banquiers centraux. Il faut des matières premières, en raison rait la Fed à agir. Jeudi, les chiffres En attendant, les anticipationsque l’institution a revu à la baisse dire que les embauches en mai n’ont de l’anticipation d’une plus forte des inscriptions au chômage se en matière de politique monétaireses prévisions de croissance et jamais été aussi faibles depuis un an demande mondiale. Or le recul des sont révélés supérieurs aux atten- américaine continueront d’être und’inflation du pays jusqu’en 2014, et le taux de chômage reste obstiné- cours du pétrole est un soulage- tes. des éléments déterminants deslaissant la porte ouverte à un nou- ment supérieur à 8 % depuis ment dont il serait aujourd’hui fluctuations des marchés finan-veau tour d’assouplissement quan- février 2009. dommage de se priver. Par ailleurs, Le seuil des 100.000 emplois ciers. Dans ce cadre, le discours detitatif d’ici à la fin de l’année. un dollar affaibli par la création Alors que des créations men- Ben Bernanke, lors du traditionnel Un espoir renforcé par les propos Une utilité discutée monétaire d’un QE3 entraînerait suelles d’emplois inférieures à colloque de Jackson Hole, sera àdu président, Ben Bernanke, qui n’a Les membres du FOMC sont une inflation importée préjudicia- 100.000 donneront un signal fort à suivre minutieusement.pas hésité à dire qu’il se tenait « prêt aujourd’hui partagés sur l’efficacité ble au pouvoir d’achat des ménages la Fed en faveur d’un QE3, un nom- Caroline MignonAvis de tempête LES ÉCONOMISTES RÉAGISSENTsur l’économie française Europe Laurence Parisot, présidente du Medef Nous avons besoin d’un géant européen. Même Angela Merkel parle d’union politique. Nous représentons 7,5 % de la Les patronats, réunis à l’occasionu La patronne des patrons, Pari- de la propriété et une hausse des population mondiale : pour compter, il faut peser d’une du Businesseurope à Copenhague etsot, n’a pas le moral ! Cela s’expli- impôts acquittés par les entrepri- manière unie, solide, intense. Il nous faut une voix unique du B20 de Los Cabos (Mexique),que : le taux de marge des entrepri- ses : l’épargne chute donc forte- dans la finance, l’économie, la politique pour contrebalancer ont tous fait part de leur immenseses françaises a fléchi en 2011 à son ment (– 11,5 %) et le taux d’autofi- les puissances colossales des grandes régions du monde. inquiétude à l’égard de l’Europe.plus faible niveau depuis le milieu nancement baisse ». Le décalagedes années 1980 (à 28,6 %). Lavaleur ajoutée des entreprises nonfinancières a progressé de 2,8 % entre les entreprises françaises et les stars du Cac 40 est donc criant. Ajoutez à cela une prochaine taxe Franck Dixmier, chief investment officer d’Allianz GI Au-delà de 7 % pour les rendements obligataires espagnols à 7% Les rendements des obligationsl’an passé, mais l’excédent brut de 3 % sur les dividendes versés dix ans, on entre dans une zone d’intervention politique. L’Espa- publiques espagnoles à dix ans ont,d’exploitation (EBE), lui, a reculé aux actionnaires, et l’on comprend gne ne peut pas faire face toute seule. Cela peut favoriser la lundi, temporairement dépassé lade 2,2 % après une contraction de mieux les craintes du patronat prise de conscience politique que rien n’arrête la contagion barre de 7 %, seuil d’alerte des6 % en 2010. La cause est à cher- français devant les risques de perte dans la zone euro. Notre conviction est que cela sera traité. marchés financiers.cher du côté de la flambée des de compétitivité et d’attrait du ter-matières premières alors que lerenchérissement des salaires réelsest en phase avec les gains de pro- ritoire français. La France a perdu une place au profit de l’Allemagne en matière d’implantations inter- Jean-Louis Mourier, économiste d’Aurel BGC Bien que la zone euro ait formellement échappé à la réces- sion, il est difficile de trouver des raisons de se montrer opti- 35 mois L’indice PMI Markit des directeurs desductivité. Le mal est encore plus nationales (Ernst & Young 2012). miste. Les mouvements des derniers mois montrent, en fait, achats du secteur privé a stagné àprofond. Selon l’Insee, « au recul Enfin, selon KPMG, l’inquiétude plutôt une stabilisation à bas niveau de la confiance des 46 points en juin, un plus-bas de 35 mois.du taux de marge s’ajoutent une des patrons est à un record de trois consommateurs européens. Un scénario optimiste serait une Un niveau compatible avec un recul dudégradation du solde des revenus ans. P. W. stagnation de l’activité pendant un ou deux trimestres. PIB de 0,6 % au deuxième trimestre.Samedi 23 juin 2012 Investir-Le Journal des Finances n° 2007
  7. 7. ECONOMIE LESSENTIEL 7MONNAIES ET TAUX Euro contre dollar Cours des principales devises Taux à 10 ans Taux d’intérêt (%) le 22-06-2012 Livre sterling contre dollar En dollar En % En dollar 15-6-2012 22-6-2012 6,40 3 mois (1) 10 ans (2) 7 France 0,56 2,61 Euro/dollar 1,2593 1,2538 Espagne 1,65 1,5571 6 1,4 1,2538 Allemagne 0,56 1,56 Euro/yen 99,108 100,76 5 1,60 Euro/franc suisse 1,2010 1,2009 4 Royaume-Uni 0,91 1,70 1,3 3 1,56 Etats-Unis 0,46 1,64 1,55 Euro/livre sterling 0,80895 0,80464 2 Allemagne Japon 0,20 0,83 1,2 Dollar/yen 78,685 80,361 1 1,50 Janv. 2011 Juin 2012 Janv. 2011 Juin 2012 (1) Taux interbancaires à Londres (BBA). Janv. 2011 Juin 2012 Les cours indiqués sont relevés le vendredi à 15 heures. (2) Rendement des emprunts d’Etat (Bloomberg).L’effet Grèce profite peu à l’euro Nouvelles mesures au Royaume-Uni Assouplissement. La Banque bres de la Banque centrale esti-Délais. Très délaissé à chaque sou- internationale à la Grèce. Avec un face au dollar. L e billet ver t a d’Angleterre prépare un nouvel ment que l’inflation s’est atté-bresaut de la crise grecque, l’euro chômage record de près de 23 %, le retrouvé des couleurs après la déci- assouplissement quantitatif. nuée depuis la publication, enn’aura que peu profité des résultats pays entre dans sa cinquième année sion de la Fed de ne pas faire mar- Selon les minutes publiées du mai, du rapport trimestriel,rassurants des élections législatives consécutive de forte contraction de cher la planche à billets (lire ci- Comité de politique monétaire grâce à la détente des prix destant attendues du 17 juin. Pourtant, l’é c o n o m i e, e t l e s c o n d i t i o n s contre), comme certains l’avaient des 6 et 7 juin, la proposition de matières premières.toutes les bonnes volontés semblent demandées par la Troïka (FMI, anticipé. Même les dernières statis- nouveaux achats d’obligations Ils anticipaient alors un retours’unir pour sor tir le pays de Commission européenne, Banque tiques décevantes sur l’économie publiques par la Banque cen- sous les 2 % au second semes-l’impasse. En ligne avec les projec- centrale européenne) en échange américaine (chiffres hebdomadai- trale a été rejetée de justesse tre 2013 seulement. Sans cettetions d’Investir-Le JDF publiées d’une aide de 253 milliards d’euros res de l’emploi, ventes de logements par 5 voix contre 4. crainte, la Banque d’Angleterredans notre dernier numéro, c’est la sont jugées bien trop austères et anciens) n’ont pas eu raison de la Le gouverneur de l’institution, aurait certainement déjà agi.droite conservatrice, la Nouvelle destructrices pour la croissance. hausse du dollar. Il faut dire que, de Mervin King, était favorable à Il est vrai que la crise souve-Démocratie, qui est arrivée en tête ce côté-ci de l’Atlantique, les nou- des achats de titres publics raine de la zone euro inquiète,des élections avec 130 sièges sur les Négociations velles n’ont guère été meilleures, pour un montant de 50 mil- y compris de l’autre côté du300 que compte le Parlement. Son Dès lundi, les bailleurs de fond du avec un indice Ifo du climat des liards de livres sterling. Channel.chef de file, Antonis Samaras, a donc pays se réunissent à Athènes afin de affaires allemand au plus bas depuis Un autre membre souhaitait un Le Comité de politique moné-eu le champ libre cette semaine revoir le programme des réformes. deux ans. Et, en cas de malaise paquet limité à 25 milliards de taire attribue en effet les diffi-pour former un nouveau gouverne- Pa r m i l e s p re m i è re s re q u ê t e s généralisé, c’est vers l’ultime valeur livres sterling. La dégradation cultés du système bancairement de coalition pro-euro, avec les demandées par la Grèce figure le refuge, le dollar, que se sont portés de l’activité dans le monde britannique aux troubles finan-socialistes du Pasok, qui ont obtenu retrait de la demande de suppres- les investissements. L’annonce ven- laisse à penser que l’institution ciers dans la zone euro. Pour lestrente-quatre sièges, et la Gauche sion de 150.000 postes dans la fonc- dredi par la BCE d’un assouplisse- monétaire pourrait agir au économistes, ce stress finan-démocratique (dix-sept sièges). tion publique et de la baisse du ment des critères exigés pour ses cours de sa prochaine réunion, cier justifie une prochaineDès mercredi, les trois partis se sont salaire minimum de 22 %. opérations de refinancement n’a en juillet. Et ce, d’autant plus action de la Banque d’Angle-entendus pour renégocier les condi- Mais l’euro n’a pas attendu toutes d’ailleurs soutenu l’euro que tempo- facilement que tous les mem- terre. P W. .tions imposées par le plan d’aide ces nouvelles et s’est replié dès jeudi rairement. C. M.LE PÉTROLE Pétrole Brent En dollars/baril 89,85 120 Marché à terme (en $/baril) 15-6-2012 22-6-2012 110Brent 97,09 89,85 100WTI 83,85 78,17Cours à la première échéance mensuelle sur l’IPE 90pour le Brent et sur le Nymex pour le WTI. Janv. 2011 Juin 201290 dollars. Le pétrole a accéléré sa climat des affaires et leurs pronos-chute cette semaine, avec la multi- tics, se sont repliés en juin. Le barilplication des signes d’un ralentisse- de Brent a donc reculé sous la barrement de l’économie mondiale. En des 90 dollars. Outre un geste dezone euro, aux Etats-Unis et en l’Opep, les ouragans dans les Caraï-Chine, tous les indicateurs PMI bes pourraient changer la donne cetmanufacturiers, qui prennent le été si les sources d’approvisionne-pouls des directeurs d’achats sur le ment étaient endommagées. C. M.L’OR Once d’or à Londres En dollars/once 1.571,50 1800 Cours de l’or 1700 15-6-201 22-6-201 2 2 1600L’once à Londres en $ 1622,25 1571,5 1500Le lingot en € 41.490 40.780 1400Le napoléon en € 263,90 255,6 1300La cote complète du marché de l’or sur Investir.fr. Janv. 2011 Juin 2012Délaissé. L’avalanche de mauvai- ner onze années de hausse consécu-ses nouvelles macroéconomiques tives), de même que d’autres matiè-aura profité cette semaine à la valeur res premières comme le pétrole, lesrefuge ultime, le dollar. Au contraire, actifs en dollars sont moins prisésl’once d’or, délaissée, a affiché un dès que le billet vert prend de la hau-recul de plus de 3 %. Autre explica- teur. Un QE3 pourrait néanmoinstion de cette défection des acheteurs réorienter les investisseurs vers l’or,de métal jaune (l’or vient d’enchaî- au détriment du dollar. C. M. Investir-Le Journal des Finances n° 20071Samedi 23 juin 2012

×