Unicef bilan innocenti_11

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Unicef bilan innocenti_11

  1. 1. UNICEFCentre de rechercheBilan Innocenti 11Le bien-être des enfantsdans les pays richesVue d’ensemble comparativeunissons-nouspour les enfants
  2. 2. Le Bilan Innocenti 11 a été rédigé par Peter Adamson.Le Centre de recherche Innocenti tient à remercier les comitésnationaux de l’UNICEF d’Andorre et de Suisse, ainsi que legouvernement de Norvège, pour le soutien généreux qu’ils ont apportéà l’élaboration de ce Bilan 11.Tout extrait de ce Bilan Innocenti peut être librement reproduit enutilisant la référence suivante :Centre de recherche de l’UNICEF, 2013, « Le bien-être des enfants dansles pays riches : vue d’ensemble comparative », Bilan Innocenti 11,Centre de recherche de l’UNICEF, Florence.La série des Bilans vise à suivre et à comparer les résultats des payséconomiquement avancés pour garantir les droits de leurs enfants.En 1988, le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) a ouvertun centre de recherche pour soutenir son engagement en faveur desenfants du monde entier et déterminer et approfondir les domainesd’activité de l’UNICEF présents et à venir. Les objectifs prioritaires duCentre de recherche sont d’améliorer la compréhension internationaledes questions liées aux droits des enfants afin de faciliter la pleineapplication de la Convention relative à ces droits dans le monde entier.Le Centre a pour objectif de mettre en place un cadre intégré pour lagestion de la recherche et des connaissances au sein de l’organisation,afin de soutenir ses programmes et politiques à l’échelle mondiale. Enrenforçant les partenariats de recherche avec des institutionsuniversitaires de premier plan et le développement de réseaux tant auNord qu’au Sud, le Centre s’efforce de dégager des ressourcessupplémentaires et de faire pression pour une politique de réformefavorable aux enfants.Les publications du Centre, en présentant un vaste éventail d’opinions,contribuent au débat international sur les questions liées aux droits desenfants. Pour cette raison, il se peut que certaines des publications nereflètent pas les politiques ou points de vue de l’UNICEF sur certainssujets. Les opinions exprimées n’engagent que leurs auteurs et/ouéditeurs et sont publiées afin d’encourager le dialogue au sujet desdroits des enfants.Photo en couverture © luxorphoto/Shutterstock© Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), Avril 2013ISBN : 978-88-6522-019-1ISSN : 1605-7317Centre de recherche Innocenti de l’UNICEFPiazza SS. Annunziata, 1250122 Florence, ItalieTél. : +39 055 2033 0Fax : +39 055 2033 220florence@unicef.orgwww.unicef-irc.org
  3. 3. UNICEFCentre de rechercheBilan Innocenti 11LA PREMIÈRE PARTIE présente un classement du bien-êtredes enfants dans 29 des économies avancées du monde.LA DEUXIÈME PARTIE s’intéresse à ce que les enfantsdisent à propos de leur bien-être personnel (et présente unclassement du niveau de satisfaction des enfants à l’égardde la vie).LA TROISIÈME PARTIE se penche sur les changementssurvenus dans le bien-être des enfants au sein deséconomies avancées au cours des années 2000 à 2010,passant en revue les progrès accomplis par chacun despays en termes de réussite scolaire, de taux de natalitéchez les adolescentes, de niveaux de l’obésité infantile,de prévalence des brimades et de consommation de tabac,d’alcool et de drogues.Le bien-être des enfantsdans les pays richesVue d’ensemble comparative
  4. 4. Bien-être global Dimension 1 Dimension 2 Dimension 3 Dimension 4 Dimension 5Classement moyen(ensemble des5 dimensions)Bien-êtrematérielSanté etsécuritéÉducation Comportementset risquesLogement etenvironnement(classement) (classement) (classement) (classement) (classement)1 Pays-Bas 2,4 1 5 1 1 42 Norvège 4,6 3 7 6 4 33 Islande 5 4 1 10 3 74 Finlande 5,4 2 3 4 12 65 Suède 6,2 5 2 11 5 86 Allemagne 9 11 12 3 6 137 Luxembourg 9,2 6 4 22 9 58 Suisse 9,6 9 11 16 11 19 Belgique 11,2 13 13 2 14 1410 Irlande 11,6 17 15 17 7 211 Danemark 11,8 12 23 7 2 1512 Slovénie 12 8 6 5 21 2013 France 12,8 10 10 15 13 1614 République tchèque 15,2 16 8 12 22 1815 Portugal 15,6 21 14 18 8 1716 Royaume-Uni 15,8 14 16 24 15 1017 Canada 16,6 15 27 14 16 1118 Autriche 17 7 26 23 17 1219 Espagne 17,6 24 9 26 20 920 Hongrie 18,4 18 20 8 24 2221 Pologne 18,8 22 18 9 19 2622 Italie 19,2 23 17 25 10 2123 Estonie 20,8 19 22 13 26 2423 Slovaquie 20,8 25 21 21 18 1925 Grèce 23,4 20 19 28 25 2526 États-Unis 24,8 26 25 27 23 2327 Lituanie 25,2 27 24 19 29 2728 Lettonie 26,4 28 28 20 28 2829 Roumanie 28,6 29 29 29 27 29PARTIE 1Classement du bien-être des enfantsLe tableau ci-dessous présente le classement de 29 pays développés en fonction du bien-être global de leurs enfants. Les pays sontordonnés selon la note moyenne obtenue dans les cinq dimensions du bien-être des enfants évaluées dans cette étude.Le fond bleu clair indique une position dans le tiers supérieur, le fond bleu moyen indique une position intermédiaire et le fond bleu foncéindique une position dans le tiers inférieur.En raison de l’absence de données pour certains indicateurs, les pays suivants n’ont pas pu être inclus dans le classement général du bien-être des enfants, bienqu’ils soient membres de l’OCDE et/ou de l’UE : Australie, Bulgarie, Chili, Chypre, Israël, Japon, Malte, Mexique, Nouvelle-Zélande, République de Corée et Turquie.2 B i l a n I n n o c e n t i 1 1
  5. 5. Le classement ci-contre présente ladernière synthèse disponibleconcernant le bien-être des enfants ausein de 29 des économies les plusavancées du monde.Cinq dimensions de la vie des enfantsont été prises en compte : le bien-êtrematériel, la santé et la sécurité,l’éducation, les comportements et lesrisques et enfin le logement etl’environnement. Au total, 26 indicateurscomparables à l’échelle internationaleont été inclus dans cette synthèse (voirencadré 1).Le tableau met à jour et affine lapremière synthèse de l’UNICEFconcernant le bien-être des enfantspubliée en 2007 (Bilan 7)i. L’évolution dubien-être des enfants au cours desannées 2000 à 2010 est examinée dansla troisième partie.Principales constatations» Les Pays-Bas maintiennent leurposition à la tête du tableau, étant leseul pays classé dans les cinqpremières places pour toutes lesdimensions du bien-être des enfants.» Les Pays-Bas sont égalementlargement en tête pour ce qui est del’évaluation du bien-être par lesenfants eux-mêmes, 95 % desenfants ayant classé leur propre vieau-dessus de la valeur moyenne del’Échelle de satisfaction de la vie (voirla deuxième partie).» Quatre pays nordiques (la Finlande,l’Islande, la Norvège et la Suède)occupent le haut du classement, justeen dessous des Pays-Bas.» Quatre pays d’Europe du Sud(l’Espagne, la Grèce, l’Italie et lePortugal) sont classés dans la moitiéinférieure du tableau.» Les quatre dernières places sontoccupées par trois des pays les pluspauvres de l’enquête (la Lettonie, laLituanie et la Roumanie) et par l’undes plus riches, les États-Unis.» Globalement, il n’y a a priori pas derapport direct entre le niveau debien-être des enfants et le PIB parhabitant. La République tchèqueobtient un meilleur classement quel’Autriche, la Slovénie est mieuxplacée que le Canada et le Portugalobtient de meilleurs résultats queles États-Unis.» Des signes montrent que l’écartentre les pays d’Europe centrale etde l’Est et les économiesindustrielles plus établiescommence à se réduire (voir latroisième partie).Changements au cours de ladécennieBien que des changements dans lesméthodes et structures compliquent lescomparaisons entre les deux premierspoints de la vue d’ensemble du bien-êtredes enfants élaborée par l’UNICEF (voirla troisième partie), il est cependant clairque des évolutions significatives ont eulieu au cours des années 2000 à 2010.» De manière globale, cette décennies’est accompagnée d’uneamélioration généralisée de la plupartdes indicateurs du bien-être desenfants, mais pas de tous. Parexemple, le taux d’« aisance familialefaible », le taux de mortalité infantileet le pourcentage de jeunes fumantdes cigarettes ont connu unediminution dans tous les paysdisposant de ces données.Sources de données et documents d’informationLes sources de données utilisées pour ce rapport sont présentées dansles trois documents d’information ci-dessous et disponibles à l’adressehttp://www.unicef-irc.orgMartorano, B., L. Natali, C. de Neubourg et J. Bradshaw (2013).« Child Well-being in Advanced Economies in the Late 2000s »,document de travail 2013-01. Florence, Centre de recherche de l’UNICEF.http://www.unicef-irc.org/publications/pdf/iwp_2013_1.pdfMartorano, B., L. Natali, C. de Neubourg et J. Bradshaw (2013).« Child Well-being in Economically Rich Countries: Changes in the firstdecade of the 21st century », document de travail 2013-02. Florence,Centre de recherche de l’UNICEF.http://www.unicef-irc.org/publications/pdf/iwp_2013_2.pdfBradshaw, J., B. Martorano, L. Natali et C. de Neubourg (2013).« Children’s Subjective Well-being in Rich Countries », document detravail 2013-03. Florence, Centre de recherche de l’UNICEF.http://www.unicef-irc.org/publications/pdf/iwp_2013_3.pdfIntroductionB i l a n I n n o c e n t i 1 1 3
  6. 6. » L’Espagne a chuté dans leclassement, passant de la 5e placesur 21 pays au début de la décennieà la 19e place sur les 29 pays faisantpartie de l’étude en 2009/2010.» Le Royaume-Uni a grimpé dans leclassement. Occupant la dernièreplace en 2000/2001 (21e sur21 pays), il se situe désormaisau milieu du classement.La troisième partie de ce rapportexamine en détail les changementssurvenus au cours des années 2000à 2010.Évaluation des progrès en faveurdes enfantsLe classement du bien-être des enfantsest conçu pour mesurer et comparerles progrès en faveur des enfants dansles pays développés. Son but est denoter les niveaux atteints par les paysles plus avancés tout en contribuant audébat commun sur la manièred’atteindre de tels niveaux.En tant qu’impératif moral, le besoin depromouvoir le bien-être des enfants faitl’objet d’un large consensus. En tantqu’impératif pragmatique, ce besoindoit être également considéré commeune priorité. L’incapacité de protéger etpromouvoir le bien-être des enfants aen effet des répercussions variées surleur vie future. Ces conséquences vontde l’altération du développementcognitif à l’affaiblissement des résultatsscolaires, de la réduction descompétences et des aspirations à labaisse de la productivité et desrevenus, de la hausse des taux dechômage à la dépendance croissanteà l‘égard de l’aide sociale, de laprévalence élevée des comportementsantisociaux à la participation à desactes criminels, de la plus grandeprobabilité d’abus de drogues etd’alcool à l’augmentation du taux denatalité chez les adolescentes, et de lahausse des dépenses de santé à uneplus grande incidence des problèmesde santé mentaleii, iii.L’engagement national pour le bien-êtredes enfants est donc une obligation àla fois théorique et pratique. Et afin derespecter cet engagement, mesurerles progrès effectués dans laprotection et la promotion du bien-êtredes enfants est essentiel pourl’élaboration des politiques, la défensede leurs intérêts, la répartition rentablede ressources limitées et le processusde transparence et de responsabilité.Comparabilité au niveauinternationalIl convient cependant de retenir quel’évaluation du bien-être des enfantsest un domaine d’étude relativementnouveau et que la vue d’ensembleprésentée ici reste un travail inachevé.La principale limite vient du fait que lesdonnées sur la vie des enfants pouvantêtre comparées au niveau internationalne sont pas accessibles en tempsvoulu. Entre le recueil d’informationsissues de contextes très variés et leurpublication sous forme de documentsqui, après avoir été soumis à uncontrôle de qualité, sont comparablesau niveau international, le délai habituelest de deux à trois ans. Cela signifieque la majorité des statistiques sur lebien-être des enfants utilisées dans cerapport, même si elles se basent surles dernières données disponibles,correspondent à la période 2009/2010.Dans des circonstances favorables, untel délai serait source de frustration.Mais ces trois dernières années n’ontpas été favorables du tout. À partir defin 2008, le ralentissement économiquequi a touché la plupart des paysdéveloppés a entraîné une hausse duchômage et une chute des dépensespubliques, ce qui ne peut qu’affecter lavie de millions d’enfants. Les donnéesde 2009 et 2010 reflètent seulement ledébut de cette turbulence. Malgré cela,dans l’ensemble, les données utiliséesdans cette vue d’ensemble suivent lestendances à long terme et reflètent lesrésultats d’investissements durablesdans la vie des enfants. Par exemple, ilest peu probable que la récession deces trois dernières années modifieprofondément à court terme lesrésultats moyens concernant laréussite scolaire, les taux devaccination ou la fréquence descomportements à risque.À l’heure actuelle, nous devonsaccepter le fait que ce décalage faitpartie intégrante des comparaisonsinternationales du bien-être desenfants. Et bien que le suivi au niveaunational de la vie des enfants soit latâche la plus importante, l’UNICEF estconvaincu que la comparaisoninternationale peut aussi avoir un rôleà jouer. C’est la comparaisoninternationale qui montre ce qui estréalisable en pratique, donne un aperçudes forces et des faiblesses de chaquepays et démontre que le bien-être desenfants est sensible aux mesurespolitiques. C’est encore la comparaisoninternationale qui peut dire auxgouvernements, aux médias et auxpersonnes du monde entier : « Voicivos performances en termes deprotection de l’enfance par rapport àcelles des pays présentant le mêmeniveau de développement. »Enfin, toute vue d’ensemble uniqued’un problème complexe etmultidimensionnel risque de cacherplus de choses qu’elle n’en révèle.Dans les pages suivantes, nous avonsdonc cherché à clarifier le plus possiblecette vue d’ensemble du bien-être desenfants en examinant chacune desdimensions une par une.4 B i l a n I n n o c e n t i 1 1
  7. 7. Encadré 1 Comment le bien-être des enfants est mesuréLe tableau ci-dessous montre la façon dont la vue d’ensemble du bien-être des enfants a été élaborée et fournit laliste complète des indicateurs utilisés. Le score de chaque dimension a été calculé en effectuant la moyenne desscores de chaque composante. De la même manière, les scores de chaque composante ont été calculés eneffectuant la moyenne des scores de chaque indicateur.Dimensions Composantes Indicateurs TableauDimension 1Bien-être matérielTableau 1.0Dénuement monétaireTaux de pauvreté relative des enfants 1.1aÉcart de pauvreté relative des enfants 1.1bPrivation matérielleTaux de privation des enfants 1.2aTaux d’aisance familiale faible 1.2bDimension 2Santé et sécuritéTableau 2.0Santé des enfantsà la naissanceTaux de mortalité infantile 2.1aTaux de faible poids à la naissance 2.1bServices de médecinepréventiveTaux de vaccination général 2.2Mortalité infantile Taux de mortalité infantile de 1 à 19 ans 2.3Dimension 3ÉducationTableau 3.0ParticipationTaux de participation : éducation de lapetite enfance3.1aTaux de participation : enseignementsecondaire de 15 à19 ans3.1bTaux NEET (% des jeunes âgés de 15 à19 ans n’étant ni étudiants, ni employés,ni stagiaires)3.1cRéussite scolaireScore moyen aux tests PISA en lecture,en mathématiques et en connaissancesscientifiques3.2Dimension 4Comportements et risquesTableau 4.0Comportements de santéSurpoids 4.1aHabitude de prendre un petit-déjeuner 4.1bHabitude de manger des fruits 4.1cActivité physique 4.1dComportements à risqueTaux de fécondité des adolescentes 4.2aConsommation de tabac 4.2bConsommation d’alcool 4.2cConsommation de cannabis 4.2dExposition à la violenceImplication dans des bagarres 4.3aVictimes de brimades 4.3bDimension 5Logement et environnementTableau 5.0LogementNombre de pièces par personnes 5.1aProblèmes multiples de logement 5.1bSécurité environnementaleTaux d’homicides 5.2aPollution atmosphérique 5.2bB i l a n I n n o c e n t i 1 1 5
  8. 8. -3,5 -3,0 -2,5 -2,0 -1,5 -1,0 -0,5 0,0 0,5 1,0 1,5Pays-BasFinlandeNorvègeIslandeSuèdeLuxembourgAutricheSlovénieSuisseFranceAllemagneDanemarkBelgiqueRoyaume-UniCanadaRépublique tchèqueIrlandeHongrieEstonieGrècePortugalPologneItalieEspagneSlovaquieÉtats-UnisLituanieLettonieRoumanieÉvaluation du bien-être matérielCOMPOSANTES INDICATEURSDénuementmonétaireTaux de pauvreté relative des enfants (% des enfantsvivant dans des ménages dont les revenus sontinférieurs à 50 % du revenu médian national)Écart de pauvreté des enfants (écart entre le seuil depauvreté national et le revenu médian des ménagesvivant en dessous de ce seuil)PrivationmatérielleIndice de privation des enfants (% des enfants pourlesquels des éléments spécifiques sont manquants)Échelle d’aisance familiale (% des enfants signalantun taux d’aisance familiale faible)Tableau 1.0 Vue d’ensemble dubien-être matériel des enfantsLe classement du bien-être matériel desenfants montre les performances dechaque pays par rapport à la moyenne des29 pays développés faisant partie del’étude. Le tableau est agencé de façon àindiquer l’écart de chaque pays parrapport à cette moyenne.La longueur de chaque barre montrel’écart de chaque pays par rapport à lamoyenne de l’ensemble du groupe. L’unitéde mesure correspond à « l’écart type »(mesure de la dispersion des scores parrapport à la moyenne).Dimension 1 Bien-être matériel6 B i l a n I n n o c e n t i 1 1
  9. 9. Le tableau ci-contre (tableau 1.0) présenteune vue d’ensemble du bien-être matérieldes enfants dans les pays développés.De manière générale, on retiendra que leplus haut niveau de bien-être matérielcorrespond aux Pays-Bas et aux quatrepays nordiques et que le plus faibleniveau correspond aux États-Unis et à laLettonie, la Lituanie et la Roumanie.Deux composantes du bien-être matérielont été retenues pour obtenir cette vued’ensemble : la pauvreté relative desrevenus et la privation matérielle. Dansle rapport précédent de cette série(Bilan 10)iv, les points forts et les pointsfaibles de ces deux mesures ont faitl’objet d’un débat démontrant qu’ellesétaient toutes les deux nécessaires pourobtenir une vision globale du bien-êtrematériel des enfants.Pauvreté relative : taux depauvreté des enfantsDeux indicateurs distincts ont été utiliséspour mesurer le dénuement monétaire.Il s’agit du taux de pauvreté relative desenfants (tableau 1.1a) et de l’« écart depauvreté des enfants » (tableau 1.1b).Le taux de pauvreté relative des enfantsmontre la proportion dans chaque paysdes enfants vivant dans des ménages0 5 10 15 20 25FinlandePays-BasDanemarkIslandeNorvègeSlovénieSuèdeAutricheIrlandeSuisseAllemagneFranceRépublique tchèqueRoyaume-UniHongrieBelgiqueLuxembourgEstonieSlovaquiePologneCanadaPortugalGrèceItalieLituanieEspagneLettonieÉtats-UnisRoumanieChypreMalteAustralieNouvelle-ZélandeJaponBulgarieBien-être matériel des enfantsTableau 1.1a Taux de pauvreté relative des enfants(% des enfants âgés de 0 à 17 ans vivant au sein de ménages dont les revenussont inférieurs à 50 % du revenu médian national)Les pays représentés par des barres grisesn’ont pas été inclus dans les tableaux declassement ou dans le classement généraldu bien-être des enfants car ils ne disposentde données que pour moins de 75 % dunombre total des indicateurs utilisés.Résultats» La Finlande est le seul pays dont le taux de pauvreté relative des enfants estinférieur à 5 %. Elle est en tête du tableau avec une nette avance de plus dedeux points.» Les pays figurant dans la moitié supérieure du classement ont tous des taux depauvreté relative des enfants inférieurs à 10 %.» Quatre pays d’Europe du Sud (l’Espagne, la Grèce, l’Italie et le Portugal) ont untaux de pauvreté relative des enfants supérieur à 15 % (ainsi que les États-Unis,la Lettonie, la Lituanie et la Roumanie).dont le revenu disponible est inférieur à50 % du revenu médian national (revenucalculé une fois les impôts etprestations pris en compte et ajusté enfonction de la taille et de la compositionde la famille). Cette définition de lapauvreté infantile est celle utilisée par lamajorité des pays développés dans lemonde. Pour simplifier, le taux depauvreté relative montre la proportiond’enfants largement exclus desavantages et opportunités que laB i l a n I n n o c e n t i 1 1 7
  10. 10. majorité des enfants faisant partie de lasociété en question trouverait normaux.Pauvreté relative :l’écart de pauvretéLes taux de pauvreté relative desenfants du tableau 1.1a montrent lepourcentage d’enfants vivant sous leseuil de pauvreté relative de chaquepays. Mais ils ne révèlent pas jusqu’àquel niveau en dessous de ce seuil depauvreté ces enfants peuvent chuter.Pour évaluer l’importance de la pauvretérelative des enfants, il est égalementnécessaire de considérer l’« écart depauvreté des enfants », c’est-à-dire ladistance séparant le seuil de pauvreté etle revenu médian des ménages vivanten dessous de ce seuil.Le tableau 1.1b montre l’« écart depauvreté des enfants » pour chaquepays.Le fait de considérer le « taux » etl’« écart » ensemble montre que sixpays occupent le tiers inférieur des deuxtableaux. Il s’agit de l’Espagne, desÉtats-Unis, de l’Italie, de la Lettonie, dela Lituanie et de la Roumanie. Àl’inverse, nous remarquons que six paységalement se trouvent dans le tierssupérieur des deux tableaux : l’Autriche,la Finlande, la Norvège, les Pays-Bas, laSlovénie et la Suède.Cela signifie par exemple qu’au moins20 % des enfants d’Espagne et desÉtats-Unis se situent au-dessous duseuil de pauvreté relative et qu’enmoyenne, leur niveau est inférieur depresque 40 % à ce seuil. Dans le cas del’Autriche ou des Pays-Bas, en revanche,6 à 8 % des enfants se situentau-dessous du seuil de pauvreté relativeet en moyenne, leur niveau est inférieurd’environ 16 % à ce seuil.L’association de ces deux indicateurs depauvreté infantile (le taux et l’écart)constitue la composante de revenurelatif du bien-être matériel des enfants.LuxembourgHongriePays-BasAutricheFinlandeFranceNorvègeSuèdeAllemagneSlovénieIslandeSuisseCanadaRoyaume-UniRépublique tchèqueBelgiquePologneGrècePortugalLettonieDanemarkEstonieSlovaquieRoumanieItalieIrlandeLituanieÉtats-UnisEspagneChypreMalteAustralieNouvelle-ZélandeJaponBulgarie0 5 10 15 20 25 30 35 40Tableau 1.1b Écarts de pauvreté des enfants(écart entre le seuil de pauvreté et le revenu médian des ménages vivanten dessous ce seuil - en % du seuil de pauvreté)Résultats» La Hongrie et le Luxembourg ont les plus petits écarts de pauvreté des enfants.» Avec un écart de pauvreté des enfants élevé (presque 30 %), le Danemark faitfigure d’exception au sein des pays nordiques. Seule une petite proportion desenfants danois (6,3 %) se situe en dessous du seuil de pauvreté relative du pays,mais ces enfants présentent un niveau bien inférieur à celui de la plupart desautres pays.» Plusieurs pays ont laissé l’écart de pauvreté des enfants dépasser les 30 %.Il s’agit de la Bulgarie, de l’Espagne, des États-Unis, de l’Irlande, de l’Italie, duJapon, de la Lituanie, de la Roumanie et de la Slovaquie.8 B i l a n I n n o c e n t i 1 1
  11. 11. Privation matérielle : l’indice deprivation des enfantsLa mesure du revenu relatif ne fournitcependant que peu d’informations sur lesvéritables conditions de vie des enfantsdans les différents pays. Par exemple, lefait qu’un plus grand pourcentaged’enfants grandissent dans une pauvretérelative des revenus plus élevée au0 10 20 30 40 50 60 70 80BulgarieMalteChypreRoumanieHongrieLettoniePortugalPologneLituanieSlovaquieGrèceItalieEstonieFranceBelgiqueAllemagneRépublique tchèqueAutricheSlovénieEspagneRoyaume-UniIrlandeLuxembourgPays-BasDanemarkFinlandeNorvègeSuèdeIslandeTableau 1.2a Taux de privation des enfants(% des enfants pour lesquels au moins deux éléments spécifiques sont manquants -voir texte)Résultats» Les cinq pays nordiques et les Pays-Bas occupent les six premières places.» L’Irlande et le Luxembourg sont les seuls autres pays dont les taux de privationdes enfants sont inférieurs à 5 % (bien que le Royaume-Uni, avec 5,5 %, ne soitpas loin).» Les taux de privation des enfants de la France et de l’Italie dépassent 10 %.» Les taux de privation des enfants de quatre pays (la Hongrie, la Lettonie, lePortugal et la Roumanie) dépassent 25 %.Canada qu’en République tchèque nesignifie pas que le véritable niveau de viedes enfants canadiens est plus bas maisseulement que la proportion des enfantsvivant au sein de ménages qui disposentde 50 % du revenu médian est plusgrande. Afin d’obtenir une image pluscomplète de la pauvreté infantile, unemesure de la véritable privationmatérielle a donc aussi été incluse.À nouveau, deux indicateurs ont étéutilisés. Le premier est le taux deprivation des enfants de l’UNICEF(introduit dans le Bilan 10)vqui indiquele pourcentage des enfants de chaquepays privés d’au moins deux des14 éléments suivants :1. Trois repas par jour2. Au moins un repas avec viande,poulet ou poisson (ou équivalentvégétarien) par jour3. Fruits et légumes frais tous lesjours4. Livres appropriés à l’âge et auniveau de connaissances del’enfant (à l’exclusion des livresscolaires)5. Équipement de loisir extérieur(bicyclette, rollers, etc.)6. Activité de loisir régulière (natation,instrument de musique,organisation pour la jeunesse, etc.)7. Jeux d’intérieur (au moins un parenfant, dont des jouets éducatifspour bébé, des cubes encastrables,des jeux de société, des jeuxinformatiques, etc.)8. Ressources financières pourparticiper à des voyages et desmanifestations scolaires9. Endroit calme avec assez d’espaceet de lumière pour faire les devoirs10. Connexion Internet11. Quelques vêtements neufs (tousles vêtements ne sont pasd’occasion)12. Deux paires de chaussures de lapointure appropriée13. Possibilité d’inviter parfois des amisà la maison pour partager un repaset jouer14. Possibilité de célébrer desoccasions spéciales (anniversaire,fête et célébration religieuse, etc.).Le tableau 1.2a présente le taux deprivation des enfants dans 26 pays (leCanada, les États-Unis et la Suisse nedisposent d’aucunes donnéescomparables).B i l a n I n n o c e n t i 1 1 9
  12. 12. Privation matérielle :aisance familiale faibleLe second indicateur utilisé pourmesurer la privation matérielle sebase sur des questionnaires écritsauxquels ont répondu des échantillonsreprésentatifs d’enfants âgés de 11,13 et 15 ans issus de chaque paysvi.Les questions les plus pertinentesdu questionnaire sont les suivantes :0 5 10 15 20 25 30 35 40RoumanieSlovaquieHongrieLettonieLituaniePologneRépublique tchèqueEstonieGrèceItaliePortugalÉtats-UnisRoyaume-UniIrlandeAutricheEspagneAllemagneCanadaBelgiqueFranceSlovénieFinlandeLuxembourgSuèdeSuisseDanemarkPays-BasNorvègeIslandeTableau 1.2b Pourcentage des enfants signalant un taux d’aisance familiale faibleRésultats» Les Pays-Bas et les pays nordiques, aux côtés du Luxembourg et de laSuisse, possèdent le plus petit pourcentage d’enfants rapportant uneaisance familiale faible.» Le taux d’aisance familiale faible le plus important correspond à huit paysd’Europe centrale et de l’Est : l’Estonie, la Hongrie, la Lettonie, la Lituanie,la Pologne, la République tchèque, la Roumanie et la Slovaquie.» Ta famille possède-t-elle une voiture,une fourgonnette ou une camionnette ?» Au cours des 12 derniers mois,combien de fois es-tu parti(e) envacances avec ta famille ?» Combien d’ordinateurs avez-vous àla maison ?» As-tu une chambre pour toi tout(e)seul(e) ?Les résultats sont analysés grâce àl’échelle d’aisance familiale utilisée dansle tableau 1.2b afin de montrer lepourcentage d’enfants de chaque paysvivant dans des familles de « faibleaisance ».Comme on pouvait s’y attendre, le tauxde privation des enfants et le tauxd’aisance familiale faible produisent desclassements similaires. Ce quinéanmoins les distingue est que l’unest centré sur l’enfant et l’autre sur lafamille. Associés, ces taux offrent unevue d’ensemble de la privationmatérielle des enfants plus précise etjuste.Situation réelle et relativeLes différences entre les deuxcomposantes du bien-être matériel desenfants (pauvreté relative et privationmatérielle) sont souvent susceptibles decréer une confusion. C’est une erreur dedire que l’une est une mesure relative etl’autre une mesure absolue. Toutes lesdeux sont des mesures relatives. Onpeut penser que les taux de privationmesurent la pauvreté absolue car ils sebasent davantage sur une listespécifique de possessions que sur lerevenu médian de chaque pays. Maisces possessions sont choisies pourreprésenter ce qu’il est courant deconsidérer comme normal pour unenfant grandissant dans n’importe quelpays riche au début du 21e siècle. Ellesdépendent par conséquent du momentet du lieu. La véritable différence entreles deux approches est que l’unemesure la pauvreté en l’associant à unenorme en termes de revenu variant enfonction des pays (le revenu médiannational) alors que l’autre utilise pour cefaire une norme commune à tous lespays soumis à l’étude.1 0 B i l a n I n n o c e n t i 1 1
  13. 13. -3,0 -2,5 -2,0 -1,5 -1,0 -0,5 0,0 0,5 1,0 1,5 2,0RoumanieLettonieCanadaAutricheÉtats-UnisLituanieDanemarkEstonieSlovaquieHongrieGrècePologneItalieRoyaume-UniIrlandePortugalBelgiqueAllemagneSuisseFranceEspagneRépublique tchèqueNorvègeSlovéniePays-BasLuxembourgFinlandeSuèdeIslandeÉvaluation de la santé et de la sécuritéCOMPOSANTES INDICATEURSSanté des enfantsà la naissanceTaux de mortalité infantile (décès des bébés de moinsde 12 mois pour 1 000 naissances vivantes)Faible poids à la naissance (% des bébés pesantmoins de 2 500 grammes à la naissance)Services de médecinepréventiveTaux de vaccination national (taux moyen de lacouverture vaccinale des enfants âgés de 12 à 23 moispour la rougeole, la polio et le DPT3 (diphtérie/coqueluche/tétanos))Mortalité infantileet juvénileTaux général de mortalité infantile et juvénile (nombrede décès pour 100 000 enfants ou adolescents âgésde 1 à 19 ans)Tableau 2.0 Vue d’ensemble de lasanté et de la sécurité des enfantsLe classement de la santé et de la sécuritédes enfants montre les performances dechaque pays par rapport à la moyenne des29 pays développés faisant partie del’étude. Le tableau est agencé de façon àindiquer l’écart de chaque pays parrapport à cette moyenne.La longueur de chaque barre montrel’écart de chaque pays par rapport à lamoyenne de l’ensemble du groupe. L’unitéde mesure correspond à « l’écart type »(mesure de la dispersion des scores parrapport à la moyenne).Dimension 2 Santé et sécuritéRésultats» Les pays nordiques figurent ànouveau en haut du tableau, laFinlande, l’Islande et la Suèdeoccupant les trois premièresplaces.» L’Autriche, le Canada, leDanemark et les États-Unisoccupent la partie inférieure dutableau. (Le mauvais classementde tous ces pays est en partieattribuable aux faibles taux devaccination.)B i l a n I n n o c e n t i 1 1 1 1
  14. 14. Santé et sécuritéLa dimension de la santé dans lebien-être des enfants se base sur troiscomposantes pour lesquelles desdonnées comparables au niveauinternational sont disponibles. Cescomposantes sont :a) La santé des enfants à la naissance,mesurée par le taux de mortalitéinfantile et le pourcentage de bébésdont le poids à la naissance est faible(moins de 2 500 grammes).b) La disponibilité des services demédecine préventive pour enfants,mesurée par les niveaux devaccination nationaux pour larougeole, la polio et le DPT3.c) La santé et la sécurité des enfants,mesurées par le taux de mortalité desenfants et adolescents âgés de 1 à19 ans, toutes causes confondues.Le tableau présenté à la pageprécédente (tableau 2.0) combine cestrois composantes pour obtenir unclassement de la santé des enfants dansles 29 pays développés faisant partie del’étude.Santé à la naissance :mortalité infantileDans tous les pays développés, les tauxde mortalité infantile (TMI) sont tombéssous la barre des 10 décès pour1 000 naissances vivantes. Lesdifférences relativement faibles entre lespays ne représentent donc pas desvariations affectant les éléments de basede la santé publique, comme l’accès àl’eau potable et les conditions d’hygiène,mais des variations liées à l’engagementet la capacité des pays à fournir lesservices indispensables à la protectionde chaque future mère, chaquenaissance et chaque nourrisson au coursdes premiers jours ou des premièressemaines de sa vie. Les taux de mortalitéinfantile représentés dans le tableau 2.1apeuvent donc être interprétés commeétant le reflet de mesures prises enfaveur de la santé de toutes les mères etde leurs enfants, notamment les mèreset enfants issus des familles les pluspauvres et marginalisées.0 2 4 6 8 10 12 14BulgarieMalteNouvelle-ZélandeAustralieChypreJaponRoumanieLettonieSlovaquieÉtats-UnisHongriePologneLituanieCanadaRoyaume-UniSuisseGrèceEspagneBelgiquePays-BasFranceAutricheIrlandeAllemagneRépublique tchèqueDanemarkItalieEstoniePortugalNorvègeFinlandeLuxembourgSuèdeSlovénieIslandeTableau 2.1a Taux de mortalité infantile(décès des bébés de moins de 12 mois pour 1 000 naissances vivantes)Résultats» Trois pays nordiques (la Finlande, l’Islande et la Suède), plus le Luxembourget la Slovénie, occupent la tête du classement avec des taux de mortalitéinfantile inférieurs à 2,5 décès pour 1 000 naissances.» 26 des 35 pays ont réussi à réduire la mortalité infantile à 5 décès ou moinspour 1 000 naissances.» Les seuls pays dont la mortalité infantile dépasse le taux de 6 décès pour1 000 naissances sont les États-Unis, la Lettonie, la Roumanie, la Slovaquie.» Trois des pays les plus riches du monde développé (le Canada, les États-Uniset le Royaume-Uni) occupent le tiers inférieur du classement de la mortalitéinfantile.1 2 B i l a n I n n o c e n t i 1 1
  15. 15. Il est possible que le mauvais résultatdes États-Unis soit injustifié : un débat aactuellement lieu pour savoir si les tauxde mortalité infantile des États-Unisdoivent inclure les décès des bébés qui,étant nés extrêmement prématuréset/ou avec un poids faible, sontmaintenus en vie pendant un certaintemps dans le cadre de soins néonatalsintensifs. Dans d’autres pays, cesnaissances ne font en effet pas partiedes « naissances vivantes ».Santé à la naissance :faible poidsLe second indicateur utilisé pourmesurer la santé au tout début de lavie est la proportion des bébés dontle poids à la naissance est faible (moinsde 2 500 grammes).Selon les centres américains de contrôleet de prévention des maladies, « lepoids d’un bébé à la naissance est lefacteur déterminant le plus importantquant à ses chances de survie et decroissance en bonne santévii. » Cetindicateur sert également de guide pourla santé générale et les comportementsde santé des femmes enceintes et desmères, qui jouent tous les deux un rôlemajeur dans toutes les autresdimensions du bien-être des enfants. Ilest aussi prouvé qu’un faible poids à lanaissance est associé à un plus grandrisque face à un ensemble deproblèmes de santé affectant aussi bienl’enfance que l’âge adulte.Le tableau 2.1b montre le pourcentagede bébés présentant un faible poids à lanaissance dans chacun des 29 paysdisposant de ce type de données.0 2 4 6 8 10 12JaponAustralieNouvelle-ZélandeGrèceHongriePortugalÉtats-UnisEspagneRépublique tchèqueSlovakiaAutricheRoyaume-UniItalieAllemagneBelgiqueFranceSuisseLuxembourgDanemarkCanadaPologneSlovéniePays-BasNorvègeIrlandeEstonieFinlandeSuèdeIslandeTableau 2.1b Faible poids à la naissance(% des bébés pesant moins de 2 500 grammes à la naissance)Résultats» Cinq pays européens (l’Estonie, la Finlande, l’Irlande, l’Islande et la Suède) sontparvenus à faire passer l’incidence du faible poids à la naissance sous la barredes 5 %.» Ce taux ne dépasse 8 % qu’aux États-Unis, en Grèce, en Hongrie et au Portugal.B i l a n I n n o c e n t i 1 1 1 3
  16. 16. Services de médecinepréventive : vaccinationLa seconde composante choisie pourévaluer la santé des enfants est ladisponibilité et l’efficacité des servicesde médecine préventive infantile dechaque pays. Cette composante a étémesurée par le biais du taux devaccination (couverture vaccinalemoyenne pour la rougeole, la polio et leDPT3).Les taux de vaccination de routine dansles pays développés sont généralementélevés (proches de 95 %). Comme dansle cas des taux de mortalité infantile, onpeut donc dire que les différencesrelativement faibles entre les paysreflètent l’engagement à mettre à ladisposition de tous les enfants, mêmeles plus marginalisés, des servicesessentiels de médecine préventiveauxquels tous les enfants ont droit.Le tableau 2.2 présente un classementdu taux de vaccination dans 29 pays.On peut soupçonner que les faibles tauxenregistrés dans des pays commel’Autriche, le Canada et le Danemarksont liés à des rumeurs se basant surdes recherches discréditées selonlesquelles le triple vaccin ROR(rougeole, oreillons, rubéole) seraitassocié à des cas d’autisme. Une telle« excuse » ne justifie pas réellement lesfaibles taux de couverture vaccinale. Eneffet, la mise en œuvre de programmesde vaccination de qualité implique quele public soit correctement informé etque les fausses informations soientdémenties afin de ne pas mettre enpéril la santé des enfants. Cela étant, lescraintes envers le vaccin ROR nesemblent pas être la cause majeure desrésultats de l’Autriche, du Canada et duDanemark, les taux de ces trois paysrestant insuffisants même lorsque lavaccination contre la rougeole estexclue des calculs (au Canada, le tauxde vaccination contre la rougeole estplus important que celui du DPT3 ou dela polio).Résultats» La Grèce et la Hongrie occupent la tête du classement avec 99 % decouverture vaccinale.» Trois des pays les plus riches de l’OCDE (l’Autriche, le Canada et le Danemark)sont les seuls dont le taux de vaccination tombe en dessous de 90 %.70 75 80 85 90 95 100MalteNouvelle-ZélandeAustralieChypreBulgarieJaponAutricheCanadaDanemarkLettonieIrlandeNorvègeÉtats-UnisSuisseItalieEstonieAllemagneIslandeLituanieRoyaume-UniSlovénieFranceRoumanieEspagnePays-BasPortugalBelgiqueSuèdePologneLuxembourgRépublique tchèqueFinlandeSlovaquieGrèceHongrieTableau 2.2 Taux de vaccination(taux moyen de la couverture vaccinale des enfants âgés de 12 à 23 mois pour la rougeole, lapolio et le DPT3)1 4 B i l a n I n n o c e n t i 1 1
  17. 17. Résultats» L’Espagne, l’Islande, le Luxembourg, les Pays-Bas, la Suède et la Suisse sont entête du classement avec des taux de mortalité inférieurs à 15 pour 100 000.» Les pays d’Europe centrale et de l’Est occupent le tiers inférieur du tableau auxcôtés de la Belgique et de la Grèce.0 5 10 15 20 25 30 35 40BulgarieMalteChypreRoumanieLettonieLituanieEstonieSlovaquiePologneHongrieGrèceBelgiqueRépublique tchèqueAutricheIrlandePortugalFranceDanemarkFinlandeRoyaume-UniItalieSlovénieNorvègeAllemagneEspagneSuèdePays-BasSuisseLuxembourgIslandeTableau 2.3 Taux de mortalité infantile et juvénile(nombre de décès pour 100 000 enfants ou adolescents âgés de 1 à 19 ans)Santé des enfants : taux demortalité pour la tranche d’âge1 – 19 ansLa troisième composante utilisée pourélaborer une image globale de la santédes enfants est le taux de mortalité desenfants et des adolescents âgés de 1 à19 ans.Dans les économies avancées, lesdécès affectant ce groupe d’âge sontrares et leurs causes ne se limitent pasaux maladies et à l’efficacité desservices de santé. En effet, lessuicides, meurtres, accidents de lacirculation, noyades, chutes etincendies jouent également un rôle. Onpeut donc dire que les différencesentre les pays concernant le taux demortalité des enfants et des jeunes decette tranche d’âge reflètent le niveaugénéral de santé et de sécurité aucours de l’enfance et de l’adolescence.Le tableau 2.3 présente le taux demortalité des enfants et adolescents de1 à 19 ans dans chaque pays. Ennombre absolu, les différences entreles pays sont insignifiantes. Il estcependant intéressant de noter que sitous les pays européens avaient untaux identique à celui de l’Islande ou duLuxembourg, plus de 8 000 décèsreprésentant une souffrance indiciblepour les familles pourraient être évitéschaque année.Associées, les trois composantesdétaillées ci-dessus fournissent unguide approximatif pour analyser ladimension de la santé dans le cadre dubien-être des enfants. L’idéal seraitqu’une telle une vue d’ensemble inclueégalement certains indicateurs prenanten compte la santé mentale et affectivedes enfants et la prévalence des abuset de la négligence à leur égard. Maisde tels paramètres sont difficiles àdéfinir et à mesurer, même au seind’un seul pays. Au niveau international,nous ne disposons d’aucunes donnéescomparables.B i l a n I n n o c e n t i 1 1 1 5
  18. 18. -4,0 -3,0 -2,0 -1,0 0,0 1,0 2,0RoumanieGrèceÉtats-UnisEspagneItalieRoyaume-UniAutricheLuxembourgSlovaquieLettonieLituaniePortugalIrlandeSuisseFranceCanadaEstonieRépublique tchèqueSuèdeIslandePologneHongrieDanemarkNorvègeSlovénieFinlandeAllemagneBelgiquePays-BasÉvaluation du bien-être éducationnelCOMPOSANTES INDICATEURSParticipationTaux de participation préscolaire (% des enfants dontl’âge est compris entre 4 ans et le début de la scolaritéobligatoire et étant inscrits en maternelle)Taux de participation à l’enseignement secondaire(% des jeunes âgés de 15 à 19 ans inscrits dansl’enseignement secondaire)Taux NEET (% des jeunes âgés de 15 à 19 ans n’étantni étudiants, ni employés, ni stagiaires)Réussite scolaireScore moyen aux tests PISA en lecture, enmathématiques et en connaissances scientifiquesTableau 3.0 Vue d’ensemble dubien-être éducationnel des enfantsLe classement du bien-être éducationneldes enfants montre les performances dechaque pays par rapport à la moyenne des29 pays développés faisant partie del’étude. Le tableau est agencé de façon àindiquer l’écart de chaque pays parrapport à cette moyenne.La longueur de chaque barre montrel’écart de chaque pays par rapport à lamoyenne de l’ensemble du groupe. L’unitéde mesure correspond à « l’écart type »(mesure de la dispersion des scores parrapport à la moyenne).Dimension 3 Bien-être éducationnelRésultats» Le bien-être éducationnel estle plus élevé en Allemagne,Belgique, Finlande et auxPays-Bas, ces pays obtenant unscore global nettement supérieurà la moyenne des 29 pays.» Les niveaux de bien-êtreéducationnel en Espagne, auxÉtats-Unis, en Grèce et enRoumanie sont les plus faibles.1 6 B i l a n I n n o c e n t i 1 1
  19. 19. Bien-être éducationnelAfin d’estimer le bien-être éducationnel,deux composantes principales ont étéretenues : les taux de participation et lesniveaux de réussite scolaire. Associées,elles fournissent un guide approximatifpermettant d’analyser l’éducation dupoint de vue à la fois quantitatif etqualitatif. Le tableau 3.0 (ci-contre)combine ces deux composantes pouroffrir une vue d’ensemble du bien-êtreéducationnel des enfants dans 29 paysdéveloppés.Participation : éducation de lapetite enfanceLa première composante, la participation,a été évaluée grâce à trois indicateurs :a) Participation à l’éducation de la petiteenfanceb) Participation à l’enseignementsecondairec) Proportion des jeunes âgés de 15 à19 ans ne participant à aucunprogramme d’enseignement, deformation ou d’emploi.Aujourd’hui, on s’accorde généralementà penser que les bases de la réussitescolaire se définissent avant le début del’éducation formelleviii. Afin de répondre àcette théorie et de faire face à d’autrestypes de pressions, tous lesgouvernements des pays développés ontinvesti de manière plus ou moinsimportante dans l’enseignementpréscolaire gratuit ou subventionné.Il est difficile de mesurer les premièresannées d’éducation du point de vuequalitatif et quantitatif en se basant surdes éléments comparables au niveauinternational. Cette difficulté estsoulignée dans le Bilan 7 (2007), quiindiquait que l’absence d’indicateurs departicipation dans l’éducation préscolaireest une « omission particulièrementregrettable » dans la tentative d’élaborerune image globale du bien-être desenfantsix.Le présent rapport prend en comptecette omission en incluant le taux departicipation préscolaire de 32 paysdéveloppés (tableau 3.1a).Résultats» L’éducation de la petite enfance est pratiquement universelle en Belgique,en Espagne, en France et aux Pays-Bas.» Les taux de scolarisation en maternelle dépassent 90 % dans la moitié des32 pays présentés.» Les taux de participation à l’éducation de la petite enfance tombent en dessousde 80 % dans huit pays seulement : la Bulgarie, les États-Unis, la Finlande(voir encadré 2), la Grèce, la Lituanie, la Pologne, la Slovaquie et la Suisse.60 65 70 8075 85 90 95 100BulgarieChypreMalteJaponFinlandeGrèceÉtats-UnisPologneSlovaquieLituanieSuisseRoumanieIrlandeLettonieRépublique tchèquePortugalEstonieSlovénieAutricheHongrieLuxembourgSuèdeIslandeAllemagneRoyaume-UniNorvègeItalieDanemarkBelgiqueEspagnePays-BasFranceTableau 3.1a Taux de scolarisation en maternelle(% des enfants dont l’âge est compris entre 4 ans et le début de la scolarité obligatoire etétant inscrits en maternelle)B i l a n I n n o c e n t i 1 1 1 7
  20. 20. L’âge auquel la scolarité devientobligatoire varie entre 4 et 7 ans. Le tauxde participation préscolaire est ici définicomme le pourcentage des enfantsdont l’âge est compris entre 4 ans et ledébut de la scolarité obligatoire et quisont inscrits en maternelle.Résultats» Dans cinq pays (la Belgique,l’Irlande, la Lituanie, la Pologne et laSlovénie), au moins 90 % desjeunes sont inscrits dansl’enseignement secondaire.» Sept des pays les plus riches del’OCDE occupent le tiers inférieur duclassement : l’Autriche, le Canada,l’Espagne, les États-Unis, l’Italie, leLuxembourg et le Royaume-Uni.» Le taux de scolarisation secondairedépasse 80 % dans l’ensemble despays développés les plus peuplés, àl’exception du Royaume-Uni. Celui-ciest en effet le seul pays développéoù le taux de participation àl’enseignement secondaire estinférieur à 75 %. Cettecaractéristique est peut-être liée aufait que la politique de mise envaleur combinée des qualificationsacadémiques et des différentssystèmes de qualificationsprofessionnelles n’a pas encoreréussi à établir une « paritéd’ estime » ou à créer de la valeursur les marchés de l’emploi.60 65 70 75 80 85 90 95MalteChypreBulgarieAustralieNouvelle-ZélandeRoyaume-UniLuxembourgRoumanieAutricheÉtats-UnisCanadaEspagneItalieGrèceDanemarkFrancePortugalEstonieSuisseIslandeSlovaquieNorvègeFinlandeSuèdeAllemagneLettonieRépublique tchèquePays-BasHongrieSlovénieLituanieIrlandePologneBelgiqueTableau 3.1b Taux de participation à l’enseignement secondaire(% des jeunes âgés de 15 à 19 ans inscrits dans l’enseignement secondaire)Note : il est possible que les taux de participation à l’enseignement secondaire de certains paysà la population très réduite, comme c’est le cas du Luxembourg et de Malte, soient faibles. Cela estdû à la proportion importante de jeunes de la tranche d’âge concernée qui poursuivent leurs étudesà l’étranger.Enseignement secondaireLe taux de participation à l’enseignementsecondaire (tableau 3.1b), qui représentel’autre extrémité du système éducatif,montre le pourcentage de jeunes âgésde 15 à 19 ans inscrits dans les lycéeset établissements d’enseignementsupérieur. Ce taux de participation reflètele « bien-être éducationnel » dans lamesure où il indique le niveau de réussiteau cours des années de scolaritéobligatoire. Il est bien sûr égalementassocié à un éventail plus larged’opportunités à l’entrée dans la vie adulte.1 8 B i l a n I n n o c e n t i 1 1
  21. 21. Taux NEETLe troisième indicateur du bien-êtreéducationnel examine la participationdes jeunes sous un angle différent ense basant sur le pourcentage des jeunesâgés de 15 à 19 ans qui ne participent àaucun programme d’enseignement, deformation ou d’emploi (ce que l’onappelle le taux « NEET »).Dans tous les pays, ce taux est affectépar les conditions économiques et lesRésultats» Le Danemark, la Norvège et laSlovénie occupent la tête duclassement avec des taux NEETinférieurs à 3 %.» L’Espagne, l’Irlande et l’Italie, avecdes taux supérieurs à 10 %,occupent pour leur part le basdu tableau.0 2 4 6 8 10 14 181612BulgarieNouvelle-ZélandeMalteAustralieChypreEspagneItalieIrlandeRoumanieRoyaume-UniÉtats-UnisCanadaLettonieEstonieGrèceSuissePortugalFranceAutricheBelgiqueHongrieSuèdeFinlandeSlovaquieLituanieAllemagnePolognePays-BasRépublique tchèqueLuxembourgDanemarkSlovénieNorvègeTableau 3.1c Taux NEET(% des jeunes âgés de 15 à 19 ans n’étant ni étudiants, ni employés, ni stagiaires)possibilités d’emploi ainsi que par ledegré d’efficacité des systèmesd’éducation dans la préparation desjeunes à l’entrée dans la vie active. Il estpar ailleurs évident qu’un taux NEETélevé constitue une menace pour lebien-être actuel et à venir des jeunesadultes, crée un effet dissuasif auprèsde ceux qui sont encore dans lesystème éducatif et représente ungaspillage des investissements dansl’éducation et des ressources humaines.Des recherches menées dans plusieurspays ont également établi des liensentre le statut « NEET » et les problèmesde santé mentale, de consommation dedrogue, de participation à des actescriminels, de chômage de longuedurée et de dépendance au systèmed’aide socialex.Le tableau 3.1c montre le taux NEET de33 économies avancées.Pour que ces comparaisonsinternationales soient impartiales, lesdonnées doivent porter sur une périodede temps similaire. Malheureusement,la dernière année commune disponiblepour l’évaluation des taux NEET est2009/2010. Le tableau 3.1c ne reflètedonc pas forcément la situation actuelle.Il met cependant en avant le fort impactdu ralentissement économique actuelsur les taux de chômage des jeunes(qui, après avoir atteint un pic de 18,3 %en novembre 2009, repassentlégèrement en dessous de cette barreen 2012). Au total, plus de 23 millionsde jeunes issus des pays de l’OCDEfont désormais partie de la catégorieNEET et plus de la moitié d’entre eux asignalé avoir abandonné toute recherched’emploixi.Commentant l’impact de la criseéconomique sur le passage de l’écoleau monde du travail, l’OCDE a soulignéen 2011 que « des taux de chômageglobalement élevés rendent cettetransition nettement plus difficile,d’autant que les travailleurs qui ont unecertaine expérience professionnelle sontpréférés aux débutantsxii. »B i l a n I n n o c e n t i 1 1 1 9
  22. 22. d’évaluer les compétences des élèvesdans trois domaines de base : lalecture, les mathématiques et lesconnaissances scientifiques. Ces tests,répétés tous les trois ans, sont soumis àdes échantillons représentatifs dejeunes âgés de 15 ans dans le butd’évaluer leurs connaissances etaptitudes en relation avec la gestionfuture de leur vie et de leur carrière dansle monde moderne. Au total, 34 Étatsmembres et pays partenaires de l’OCDEparticipent à cette évaluation de laréussite scolaire.Le tableau 3.2 présente une vued’ensemble des résultats du dernier testPISA pour les pays faisant partie decette étude. Dans chaque cas, lesscores indiqués sont les résultatsmoyens en lecture, mathématiques etsciences. Tous les scores ont étéreprésentés sur une échelle communese basant sur un score moyen nonRéussite scolaireLa seconde composante du bien-êtreéducationnel est la qualité del’enseignement reçu.Cet élément clé du bien-être desenfants est bien entendu difficile àdéfinir et à mesurer en se basant surdes éléments comparables au niveauinternational. Idéalement, le concept de« qualité » dans l’éducation devraitcouvrir un large éventail de facteurs telsRésultats» Avec presque 20 points d’avance, laFinlande maintient un large écart avecle pays occupant la seconde place(voir encadré 2).» Le Canada et les Pays-Bas occupentrespectivement la seconde et latroisième place.» Trois des pays les plus richesd’Europe (l’Autriche, le Luxembourg etla Suède) se trouvent dans la moitiéinférieure du tableau, aux côtés desquatre pays d’Europe du Sud.» La Roumanie se distingue égalementpar le fait que son score est inférieurde plus de 40 points au pays situéjuste au-dessus.» L’Australie, le Japon et la Nouvelle-Zélande auraient également été dansles cinq premiers s’il avait été possiblede les inclure dans le classementprincipal (voir note page 7).BulgarieAustralieNouvelle-ZélandeJaponRoumanieGrèceLituanieLuxembourgEspagneItalieLettonieAutricheSlovaquiePortugalRépublique tchèqueSuèdeHongrieÉtats-UnisFranceIrlandeSlovénieDanemarkRoyaume-UniNorvègeIslandePologneBelgiqueAllemagneEstonieSuissePays-BasCanadaFinlande400 420 440 480460 500 520 540 560Tableau 3.2 Réussite scolaire à l’âge de 15 ans(score moyen aux tests PISA en lecture, en mathématiques et en connaissances scientifiques)que le développement de lacompréhension sociale, la formation devaleurs (notamment l’éducation à lacitoyenneté) ainsi que la possibilité pourles jeunes de développer descompétences et potentiels variés. Maiscela reste une promesse d’avenir. Àl’heure actuelle, la seule mesurepratique de la qualité dans l’éducationest fournie par le Programmeinternational pour le suivi des acquis desélèves (PISA) de l’OCDE, chargé2 0 B i l a n I n n o c e n t i 1 1
  23. 23. 1 Le Bilan 9 de cette série s’est penché surce problème, montrant que certains paysprennent beaucoup plus de mesures qued’autres en faveur des élèves aux résultatsscolaires les plus faibles (en réduisantnotamment « l’écart de réussite scolaire »entre les 10 % présentant les résultats lesplus faibles et la moyenne nationale).Le fait que la Finlande ait le taux de scolarisation en maternelle le plusbas (tableau 3.1a) et le taux de réussite scolaire le plus élevé(tableau 3.2) pourrait sembler contredire l’idée que l’enseignementpréscolaire est important pour réussir à l’école. Il est peut-être plusjuste de prendre cet état de fait comme un avertissement dans le soinà apporter à l’élaboration de comparaisons transnationales.Premièrement, la scolarité obligatoire en Finlande ne commence pasavant sept ans, ce qui signifie que la population de référence pourdéterminer le taux de scolarisation en maternelle est celle des enfantsde quatre à sept ans (dans beaucoup d’autres pays, la tranche d’âgeprise en considération va de quatre à cinq ans). Si le taux descolarisation en maternelle était redéfini sur la base du « pourcentaged’enfants inscrits à l’école maternelle l’année précédant leur entrée dansla scolarité obligatoire », la Finlande se trouverait au sommet du tableauavec un taux avoisinant 100 %.En second lieu, les taux de scolarisation en maternelle ne renseignentpas sur la qualité de l’enseignement reçu. S’il était possible de mesurerla qualité, il est probable que la Finlande se situerait aussi en tête duclassement. Cette prévision se base sur plusieurs constatations.D’abord, les dépenses de la Finlande en matière d’éducation et de soindes enfants en bas âge sont beaucoup plus importantes que celles dela moyenne des pays de l’OCDE. La Finlande a également instauré unniveau de qualification minimal très élevé pour le personnel enseignanten maternelle. Enfin, elle possède les normes les plus avancées de tousles pays développés en termes de taux d’encadrement (1:4 pour lesenfants de moins de trois ans et 1:7 pour ceux âgés de 4 à 6 ans).Selon la plupart des analystes, les extraordinaires résultats éducatifs dela Finlande viennent du fait que le pays a su miser sur la qualité dansson système d’éducation des enfants en bas âge.Sources :Miho Taguma, Ineke Litjens, Kelly Makowiecki, Quality Matters in Early ChildhoodEducation and Care: Finland, OCDE, 2012.Starting Strong II, Early Childhood Education and Care, OCDE, 2006.Encadré 2 Le paradoxe de la Finlandepondéré pour tous les pays participants(pour rendre l’interprétation plus facile,ce score a été redéfini sur 500).DésavantageLes indicateurs utilisés pour évaluer lebien-être éducationnel général desenfants reflètent l’engagement des paysdans le respect du droit des enfants àêtre correctement préparés face auxexigences du monde dans lequel ils ouelles seront amenés à vivre. La gestionet la négociation de ce monde, quiimpliquent de prendre des décisionsconcernant leur emploi, leur carrière,leur famille et leur domicile, leursfinances et leur retraite, ainsi que leurengagement citoyen dans la vie de lacollectivité, les obligent à développerdes aptitudes très poussées d’obtentionet d’analyse de nouvelles informationset des capacités d’adaptation face à dessituations en perpétuelle évolution.Dans nos sociétés actuelles, les jeunessouffrant de désavantages au niveauéducatif subissent ces derniers demanière probablement beaucoup plusprononcée que par le passé. Il estégalement probable qu’il leur soit plusdifficile de tirer parti et de contribuer auxsociétés complexes dans lesquelles ilsvivent 1. À l’image des autresdimensions du bien-être des enfantsétudiées dans ce rapport, le bien-êtreéducationnel représente donc unemesure déterminante aussi bien pourles enfants d’aujourd’hui que pour leurssociétés de demain.B i l a n I n n o c e n t i 1 1 2 1
  24. 24. Évaluation des comportements et des risquesCOMPOSANTES INDICATEURSAlimentation etactivité physique% des enfants souffrant de surpoids% des enfants prenant un petit-déjeuner tous lesmatins% des enfants mangeant des fruits tous les jours% des enfants pratiquant une activité physiqueComportementsà risqueTaux de fécondité des adolescentesConsommation de tabacConsommation d’alcoolConsommation de cannabisExposition àla violenceImplication dans des bagarresVictimes de brimadesTableau 4.0 Vue d’ensemble descomportements et des risquesLe classement des comportements et desrisques des enfants montre lesperformances de chaque pays par rapportà la moyenne des pays faisant partie del’étude. Le tableau est agencé de façon àindiquer l’écart de chaque pays parrapport à cette moyenne.La longueur de chaque barre montrel’écart de chaque pays par rapport à lamoyenne de l’ensemble du groupe. L’unitéde mesure correspond à « l’écart type »(mesure de la dispersion des scores parrapport à la moyenne).Dimension 4 Comportements et risques-2,5 -2,0 -1,5 -1,0 -0,5 0,0 0,5 1,0 1,5 2,0LituanieLettonieRoumanieEstonieGrèceHongrieÉtats-UnisRépublique tchèqueSlovénieSlovéniePologneSlovaquieAutricheCanadaRoyaume-UniBelgiqueFranceFinlandeSuisseItalieLuxembourgPortugalIrlandeAllemagneSuèdeNorvègeIslandeDanemarkPays-Bas2 2 B i l a n I n n o c e n t i 1 1
  25. 25. Comportements et risquesLa dimension « Comportements etrisques » a été incorporée dans leclassement général du bien-être desenfants en tenant compte du fait qu’elleest plus difficile à cerner que lesdimensions traitant du bien-être matériel,de la santé ou de l’éducation. Pourtant,cette quatrième dimension regroupe unéventail d’habitudes et decomportements déterminants pour lebien-être actuel et à venir des enfants.Trois composantes distinctes ont étéincluses. La première est l’étendue selonlaquelle les enfants de chaque paysintègrent à leur quotidien des habitudesalimentaires saines et des activitésphysiques. Quatre indicateurs individuelsont été utilisés pour cette mesure :a) Le pourcentage d’enfants souffrantde surpoids (indiqué en se référant àl’indice de masse corporel calculé àpartir de la taille et du poids qu’ils ontrapporté).b) Le pourcentage des enfants dechaque pays indiquant prendre unpetit-déjeuner tous les matins.c) Le pourcentage des enfants indiquantmanger des fruits tous les jours.d) Le pourcentage des enfants indiquantpratiquer une activité physique aumoins une heure par jour.Chacun de ces indicateurs, bien qu’ayantune importance variable, est associé à lasanté et au bien-être à long terme. Uneactivité physique régulière, par exemple,est liée non seulement à la santéphysique et mentale mais aussi à laprévention et/ou au traitement deproblèmes spécifiques comme l’asthme,l’obésité, l’anxiété et la dépression. Il aégalement été démontré que demauvaises habitudes alimentaires dansles premières années de la vieaugmentent la possibilité que desproblèmes de santé apparaissent plustard, notamment du diabète, desmaladies cardiovasculaires et descancersxiii.Les tableaux 4.1a à 4.1d montrent leclassement des pays pour chacun desindicateurs choisis. Dans tous les cas,les données sont extraites dequestionnaires remplis par les jeuneseux-mêmes.Comportements à risqueLa seconde composante prise encompte est la prévalence d’un autreensemble de comportements quireprésentent des dangers immédiatspour les enfants et de sérieusesmenaces pour leur bien-être à plus longterme. Compte tenu des limitesimposées par les données disponibles,quatre indicateurs de risque ont étéchoisis :a) Le taux de fécondité chez lesadolescentes (nombre annuel denaissances pour 1 000 filles âgées de15 à 19 ans)b) Le taux de consommation de tabac(% des jeunes âgés de 11, 13 et15 ans ayant signalé fumer descigarettes au moins une fois parsemaine)c) Le taux d’abus d’alcool (% des jeunesâgés de 11, 13 et 15 ans ayantsignalé avoir été ivres au moins deuxfois)d) Le taux de consommation decannabis (% des jeunes âgés de 11,13 et 15 ans ayant signalé avoirconsommé du cannabis au cours des12 derniers mois)Le fait de donner naissance à un âgetrop précoce met en péril le bien-être dela mère et celui de l’enfant. Pour lamère, il y a un risque plus grand dedécrochage scolaire, de chômage, depauvreté et de dépendance à l’aidesociale, facteurs qui perpétuent lesdésavantages d’une génération à l’autre.L’enfant est également exposé à un plusgrand risque de pauvreté, de problèmesde santé et d’échec scolaire. Le lien decausalité dans ces relations n’est pasnécessairement évident. Les mèresadolescentes ont tendance à provenirde milieux pauvres, à avoir des résultatsscolaires moins satisfaisants et desperspectives de carrière plus réduites.Le fait d’avoir un enfant peut être unfacteur aggravant, bien que ne pas avoird’enfant ne suffise pas à faire disparaîtreces problèmes. Avoir un enfant à un âgetrop précoce reste néanmoins unindicateur soulignant undysfonctionnement dans la vie del’adolescente avant que celle-ci netombe enceinte. C’est pour cette raisonque le taux de fécondité desadolescentes est en général considérécomme un indice révélateur denombreux aspects du bien-être desenfants qui sont autrement difficiles àsaisir.Les menaces posées à la santéphysique et mentale par le tabac,l’alcool et le cannabis sont bienconnues. Les tableaux 4.2a à 4.2dsynthétisent les performances des payspar rapport à chacun des indicateurs.ViolenceLa dernière composante descomportements et des risquesmenaçant le bien-être des enfants estleur degré d’exposition à la violence.Compte tenu des dangers connus liésau fait de grandir dans unenvironnement violent (des blessures etsouffrances immédiates jusqu’à lapropension à la violence, en passant parles conséquences à plus long termecomme l’anxiété, la dépression ou lesproblèmes de comportementxiv), il estregrettable que le volume des donnéesdisponibles pour comparer l’expositiondes enfants à la violence, que ce soit entant que victimes ou témoins, soit siréduit. L’enquête « Health Behaviour inSchool-aged Childrenxv» fournitnéanmoins des informations concernantl’expérience des enfants impliqués dansdes bagarres (tableau 4.3a) ou victimesde brimades (tableau 4.3b).B i l a n I n n o c e n t i 1 1 2 3
  26. 26. Tableau 4.1c Habitude de manger des fruits(% des enfants âgés de 11, 13 et 15 ans mangeant des fruits tousles jours)FinlandeLituanieEstonieLettonieSuèdePolognePays-BasGrèceIslandeHongrieSlovaquieAllemagneIrlandeBelgiqueRoyaume-UniEspagneLuxembourgFranceSlovénieAutricheRoumanieRépublique tchèqueItalieNorvègeSuisseÉtats-UnisPortugalCanadaDanemark0 10 20 30 40 50 60 0 5 10 15 20 25 30 35ItalieDanemarkFranceSuisseSuèdePortugalEstonieGrèceNorvègeIslandeLituanieBelgiqueAllemagnePays-BasHongrieRoumanieLettonieSlovéniePologneRoyaume-UniLuxembourgSlovaquieCanadaFinlandeRépublique tchèqueEspagneAutricheÉtats-UnisIrlandeTableau 4.1d Activité physique(% des enfants âgés de 11, 13 et 15 ans ayant signalé faire au moinsune heure d’activité physique modérée ou intense tous les jours)Tableau 4.1b Habitude de prendre un petit-déjeuner(% des enfants âgés de 11, 13 et 15 ans prenant un petit-déjeunertous les matins)0 10 20 30 40 50 60 70 80 90SlovénieRoumanieÉtats-UnisGrèceHongrieRépublique tchèqueAutricheSlovaquieSuisseLituanieLuxembourgPologneRoyaume-UniCanadaItalieLettonieEstonieEspagneAllemagneFranceFinlandeNorvègeBelgiqueIrlandeIslandeSuèdeDanemarkPortugalPays-BasTableau 4.1a Surpoids(% des enfants âgés de 11, 13 et 15 ans qui, selon leur indice de massecorporelle, souffrent de surpoids)0 5 10 15 20 25 30 35États-UnisGrèceCanadaPortugalSlovénieItalieEspagnePologneFinlandeIrlandeHongrieRépublique tchèqueRoumanieEstonieAutricheIslandeLuxembourgAllemagneSlovaquieRoyaume-UniNorvègeSuèdeBelgiqueLituanieLettonieFranceDanemarkSuissePays-Bas2 4 B i l a n I n n o c e n t i 1 1
  27. 27. Tableau 4.2a Natalité chez les adolescentes(nombre de naissances pour 1 000 adolescentes âgées de15 à 19 ans)0 5 10 15 20 25 30 35 40 45BulgarieNouvelle-ZélandeMalteAustralieChypreJaponÉtats-UnisRoumanieRoyaume-UniEstonieSlovaquieLituanieLettonieHongriePortugalIrlandePologneIslandeBelgiqueCanadaEspagneAutricheGrèceRépublique tchèqueLuxembourgFinlandeNorvègeAllemagneFranceSuèdeDanemarkItalieSlovéniePays-BasSuisseTableau 4.2b Consommation de tabac(% des jeunes âgés de 11, 13 et 15 ans fumant des cigarettes aumoins une fois par semaine)0 2 4 6 8 10 12 14 16LettonieRépublique tchèqueLituanieHongrieAutricheRoumanieSlovaquieItalieEstonieFinlandeLuxembourgFranceEspagnePologneSuisseSlovénieBelgiquePays-BasSuèdeGrèceAllemagneDanemarkRoyaume-UniIrlandePortugalÉtats-UnisCanadaNorvègeIslandeTableau 4.2c Consommation d’alcool(% des jeunes âgés de 11, 13 et 15 ans ayant signalé avoir été ivresau moins deux fois)0 5 10 15 20 25 30LituanieFinlandeLettonieDanemarkRépublique tchèqueEstonieRoyaume-UniHongrieSlovénieRoumanieSlovaquieCanadaPologneAutricheEspagneIrlandeAllemagneBelgiqueSuisseNorvègeSuèdeGrècePortugalFranceLuxembourgItaliePays-BasIslandeÉtats-UnisTableau 4.2d Consommation de cannabis(% des jeunes âgés de 11, 13 et 15 ans ayant signalé avoirconsommé du cannabis au cours des 12 derniers mois)0 5 10 15 20 25 30CanadaSuisseEspagneFranceÉtats-UnisRépublique tchèqueLettonieSlovénieRoyaume-UniPays-BasItalieBelgiqueLuxembourgEstoniePologneLituanieIrlandeSlovaquieDanemarkHongriePortugalAutricheAllemagneFinlandeIslandeGrèceRoumanieSuèdeNorvègeB i l a n I n n o c e n t i 1 1 2 5
  28. 28. RésultatsObésité» Le taux d’obésité infantile dépasse 10 % dans tous lespays à l’exception du Danemark, des Pays-Bas et de laSuisse.» Seuls le Canada, les États-Unis et la Grèce font état d’untaux supérieur à 20 %.Consommation de fruits» La Finlande, la Suède et les trois pays baltes (l’Estonie, laLettonie et la Lituanie) sont les seuls pays où moins de30 % des enfants mangent des fruits tous les jours.Petit-déjeuner» Dans l’ensemble des 29 pays à l’exception de laRoumanie et de la Slovénie, plus de 50 % des enfantsprennent un petit-déjeuner tous les matins. Les Pays-Baset le Portugal sont les seuls pays où le pourcentaged’enfants prenant un petit-déjeuner tous les matinsdépasse 80 %.Activité physique» Les États-Unis et l’Irlande sont les seuls pays dont le tauxd’enfants pratiquant une activité physique au moins uneheure par jour est supérieur à 25 %.2» L’Italie est le seul pays où moins de 10 % des enfantssignalent pratiquer une activité physique une heure parjour.Natalité chez les adolescentes» Les Pays-Bas, la Slovénie et la Suisse ont les taux denatalité chez les adolescentes les plus bas (en dessous de5 naissances pour 1 000).» À l’inverse, les États-Unis, la Roumanie et le Royaume-Uniont les taux les plus élevés (plus de 29 naissances pour1 000).Consommation de tabac» Le Canada, les États-Unis, l’Islande, la Norvège et lePortugal sont les seuls pays où le taux de consommationde tabac chez les jeunes est inférieur à 5 %.» L’Autriche, la Hongrie, la Lettonie, la Lituanie, laRépublique tchèque, la Roumanie et la Slovaquieprésentent les taux les plus élevés, avec plus de 10 %des jeunes indiquant fumer des cigarettes au moins unefois par semaine.2 Le critère « une heure par jour » utilisé ici suit les recommandations de l’Organisation mondiale de la Santé.Consommation d’alcool» Les États-Unis ont le taux d’abus d’alcool chez les jeunesle plus faible.» Ce taux est inférieur ou égal à 10 % dans seulement huitpays : les États-Unis, la France, la Grèce, l’Islande, l’Italie,le Luxembourg, les Pays-Bas et le Portugal.» Au Danemark, en Estonie, Finlande, Lettonie, Lituanie etRépublique tchèque, plus de 20 % des jeunes ont signaléavoir été ivres au moins deux fois.Consommation de cannabis» La Norvège est le seul pays où le taux de consommationde cannabis chez les jeunes est inférieur à 5 %.» C’est au Canada que le taux de jeunes fumant ducannabis est le plus élevé (28 %).» Dans six pays, ce pourcentage est d’au moins 20 %. Ils’agit du Canada, des États-Unis, de la France, del’Espagne, de la République tchèque et de la Suisse.Bagarres et brimades» Avec le plus faible pourcentage de jeunes indiquant avoirété impliqués dans des bagarres, l’Allemagne occupeclairement la tête du classement.» Trois pays nordiques (le Danemark, l’Islande et la Suède)présentent des niveaux bas en ce qui concerne lesbrimades et les bagarres.» L’Espagne est le seul pays où la proportion de jeunesimpliqués dans des bagarres dépasse 50 % (talonnée parla Grèce avec 49 %).» La Lituanie est le seul pays où la proportion de jeunessignalant avoir fait l’objet de brimades dépasse 50 %.2 6 B i l a n I n n o c e n t i 1 1
  29. 29. Le tableau 4.3a montre le pourcentagedes jeunes âgés de 11, 13 et 15 ans ayantsignalé avoir été « impliqués dans unebagarre au moins une fois au cours des12 derniers mois ». Le tableau 4.3bmontre pour sa part le pourcentage desjeunes ayant signalé avoir « fait l’objet debrimades à l’école au moins une fois aucours des deux derniers mois ».Les brimades peuvent marquer la vie d’unenfant pour des semaines, des mois,voire des années. Elles peuvent aussicontribuer à l’apparition de problèmes decomportement ou de difficultés affectivestels que l’anxiété, la dépression, demauvais résultats scolaires et uneaugmentation de l’absentéismexvi. Mais le fait même que les brimades dans la viedes jeunes soient difficiles à définirimplique aussi qu’il est compliqué deconcevoir des méthodes de surveillanceefficaces. Afin que les mesures et lescomparaisons soient les plus significativespossible, tous les enfants participant àl’enquête ont pris connaissance de ladéfinition suivante des brimades.« On dit qu’un élève subit des brimadesquand un autre élève ou un grouped’élèves lui dit ou lui fait des chosesméchantes et déplaisantes. Embêterconstamment un élève d’une façon qu’iln’apprécie pas ou le tenir délibérément àl’écart constitue également une brimade.Par contre, le fait de taquiner quelqu’unde façon amicale et enjouée ou que deuxélèves de force à peu près égale sedisputent ou se battent ne constitue pasune brimade. »Tableau 4.3a Implication dans des bagarres(% des jeunes âgés de 11, 13 et 15 ans ayant signalé avoir « été impliqués dans une bagarreau moins une fois au cours des 12 derniers mois »)0 10 20 30 40 50 60EspagneGrèceRépublique tchèqueHongrieLettonieRoumanieSlovénieBelgiqueSlovaquieLituanieAutricheRoyaume-UniItalieCanadaPologneFranceIrlandeÉtats-UnisPays-BasLuxembourgIslandeSuèdeDanemarkEstonieSuissePortugalFinlandeAllemagneB i l a n I n n o c e n t i 1 1 2 7
  30. 30. Tableau 4.3b Victimes de brimades(% des jeunes âgés de 11, 13 et 15 ans ayant signalé avoir « fait l’objet de brimades à l’écoleau moins une fois au cours des 2 derniers mois »)0 10 20 30 40 50 60LituanieLettonieRoumanieEstonieAutrichePortugalBelgiqueSuisseCanadaFranceFinlandeAllemagneLuxembourgIrlandeRoyaume-UniGrèceHongrieÉtats-UnisSlovaquiePologneNorvègePays-BasSlovénieDanemarkIslandeRépublique tchèqueEspagneSuèdeItalieBonnes nouvellesRendre compte de la dimension dubien-être des enfants liée auxcomportements et aux risques centreinévitablement l’attention sur lescomportements négatifs des jeunes.Il faut cependant noter que, dans laplupart des cas, ces comportementsconcernent seulement une petiteminorité. Les mêmes données peuventpermettre de constater que parmi lesenfants et les jeunes issus des paysparticipant à l’enquête :» 99 % des filles ne tombent pasenceintes pendant leur adolescence» 92 % ne fument pas de cigarettes» 85 % ne souffrent pas de surpoids» 86 % ne consomment pas decannabis» 85 % ne se soûlent pas» environ les deux tiers ne sont nivictimes de brimades, ni impliquésdans des bagarres.2 8 B i l a n I n n o c e n t i 1 1
  31. 31. Évaluation du logement et de l’environnementCOMPOSANTES INDICATEURSLogementNombre de pièces par personnes% des ménages avec enfants ayant signaléplusieurs problèmes de logementSécuritéenvironnementaleTaux d’homicides (nombre annuel d’homicidespour 100 000 habitants)Pollution atmosphérique (taux annuel de particulesen suspension, PM10 [µg/m3])Tableau 5.0 Vue d’ensemble dulogement et de l’environnementLe classement du logement et del’environnement des enfants montre lesperformances de chaque pays par rapportà la moyenne des 29 pays développésfaisant partie de l’étude. Le tableau estagencé de façon à indiquer l’écart dechaque pays par rapport à cette moyenne.La longueur de chaque barre montrel’écart de chaque pays par rapport à lamoyenne de l’ensemble du groupe. L’unitéde mesure correspond à « l’écart type »(mesure de la dispersion des scores parrapport à la moyenne).Dimension 5 Logement et environnement-3,0 -2,5 -2,0 -1,5 -1,0 -0,5 0,0 0,5 1,0 1,5RoumanieLettonieLituaniePologneGrèceEstonieÉtats-UnisHongrieItalieSlovénieSlovaquieRépublique tchèquePortugalFranceDanemarkBelgiqueAllemagneAutricheCanadaRoyaume-UniEspagneSuèdeIslandeFinlandeLuxembourgPays-BasNorvègeIrlandeSuisseB i l a n I n n o c e n t i 1 1 2 9
  32. 32. Logement et environnementL’absence de mesures évaluantl’environnement de l’enfant dans lapremière vue d’ensemble du bien-êtredes enfants de l’UNICEF (Bilan 7) a faitl’objet de critiques. La compilation dedonnées récentes issues de l’UnionEuropéennexviiet de l’Organisationmondiale de la Santé commenceaujourd’hui à combler cette lacune.Deux composantes ont été prises encompte :a) Logement : évaluation des logementssurpeuplés et en mauvais étatb) Sécurité environnementale : mesurede l’exposition des enfants à lacriminalité et à la pollutionSurpeuplementPour de nombreuses familles, l’époquemoderne se traduit par une nettediminution du nombre de personnesévoluant autour et chez les enfants. Engénéral, les enfants d’aujourd’hui, aulieu d’avoir quatre ou cinq frères etsœurs comme auparavant, soit sont desenfants uniques, soit n’ont qu’un seulfrère ou sœur. Avec la hausse desdivorces et des séparations, leschangements dans la structure familialeet le développement des structuresd’accueil extérieures pour les enfants,nombre d’entre eux vivent dans desmaisons beaucoup moins peupléesqu’avant. Cependant, le fait de vivredans un logement surpeuplé reste unparamètre important dans la mesure dubien-être des enfants. Hormis lemanque d’intimité et la difficultéd’étudier dans un lieu calme, lesurpeuplement a des effets négatifs surles comportements des parents et surle développement cognitif et affectif desenfants, incluant notamment un risquede stress plus grand et d’éventuellesdifficultés comportementalesxviii.Selon les données disponiblesxix, lavariable la plus significative semble êtrele nombre de pièces par personne,dont la mesure est présentée dans letableau 5.1a.Résultats» Dans 17 des 26 pays, le nombre de pièces du domicile est supérieur au nombrede personnes y résidant.» Parmi les neuf pays où le nombre de pièces du domicile est inférieur au nombrede personnes y résidant, huit se trouvent en Europe centrale et de l’Est.Tableau 5.1a Nombre de pièces par personne0 0,2 0,4 0,6 0,8 1 1,2 1,4 1,6BulgarieChypreMalteHongrieLettonieRoumaniePologneLituanieSlovaquieSlovénieEstonieGrèceRépublique tchèqueItaliePortugalIslandeAutricheFranceAllemagneDanemarkSuèdeLuxembourgRoyaume-UniNorvègeFinlandeEspagnePays-BasIrlandeBelgique3 0 B i l a n I n n o c e n t i 1 1
  33. 33. Problèmes multiples de logementLe tableau 5.1b complète l’indicateurde surpeuplement en tentant d’évaluerles qualités physiques des logementsdes enfants. Il montre plus précisémentle pourcentage de ménages dont lesenfants signalent l’existence de plusde deux des problèmes spécifiquessuivants :1. toit qui fuit, sol/murs/fondationshumides ou moisissure dans leschâssis de fenêtre2. logement trop sombre3. pas de baignoire ou de douche4. absence de toilettes intérieuresréservées à l’usage exclusif despersonnes vivant dans le logement.De même qu’avec le surpeuplement, letableau montre des différences clairesentre les pays moins riches d’Europe del’Est et ceux plus riches d’Europe duNord.Criminalité et pollutionLa seconde composante permettantd’évaluer le bien-être environnementaldes enfants est la sûreté de leurenvironnement, mesurée par deuxindicateurs très différents : le niveau decriminalité et le niveau de pollution.CriminalitéAucun enfant ne devrait grandir ensubissant des actes violents, en enétant témoin ou en les redoutant. Bienque l’exposition à la violence sembleaffecter certains enfants plus qued’autres, le risque pour tous est qu’unenvironnement violent perturbe leurdéveloppement normal et nuise à leurbien-être à court et à long terme. Lesconséquences peuvent inclure destroubles du comportement tels quel’agressivité et une incapacité à entreren relation avec les autres, des troublesaffectifs tels que la dépression etl’anxiété et des problèmes de santécomme l’insomnie et les cauchemarsxx.Résultats» Le Danemark, l’Islande et la Norvège occupent le haut du tableau avec moins de1 % des ménages affectés par des problèmes multiples de logement.» Ce taux passe à plus de 20 % en Lettonie pour atteindre presque 40 % enRoumanie.» La Belgique et le Luxembourg sont les seuls pays d’Europe occidentale où,selon les enfants consultés, plus de 5 % des logements sont affectés par desproblèmes multiples de logement.Tableau 5.1b Problèmes multiples de logement(% des familles avec des enfants ayant signalé plusieurs problèmes de logement)0 5 10 15 20 25 30 35 40 45BulgarieChypreMalteRoumanieLettonieLituanieEstoniePologneHongrieBelgiqueSlovénieLuxembourgPortugalItalieRoyaume-UniGrèceFranceAutricheAllemagneFinlandeRépublique tchèqueEspagneIrlandeSlovaquieSuèdePays-BasDanemarkNorvègeIslandeB i l a n I n n o c e n t i 1 1 3 1
  34. 34. Selon l’initiative Safe Start, active auxÉtats-Unis, l’exposition à la violence« peut interférer avec la capacitédes enfants à apprendre et à réfléchiret perturber leur santé physique etleur développement affectif etintellectuelxxi. »Mesurer et comparer la violenceprésente dans l’environnement d’unl’enfant pose des problèmes évidents.Les taux de criminalité et devictimisation pourraient être une unitéde mesure possible mais les variationsdes méthodes utilisées pour définir etenregistrer les crimes dans lesdifférents systèmes juridiques rendentimpossible tout effort de comparaisontransnationale fiable. Le seul indicateurdisponible éliminant en grande partie lerisque de biais est le taux d’homicidespour chaque pays. Plutôt que d’omettrecomplètement le problème importantde la violence dans l’environnement del’enfant, la décision a été prised’accepter le taux d’homicides commeguide approximatif de la violenceglobale dans la société (tableau 5.2a).PollutionLa seconde composante du bien-êtreenvironnemental des enfants, l’étenduede la pollution environnementale, estégalement difficile à comparer sur leplan international. Il existe néanmoinsune norme commune pour laquelle desdonnées sont disponibles : le niveau depollution de l’air extérieur. Ce critère aété utilisé pour élaborer le classementprésenté au tableau 5.2b.Tableau 5.2a Taux d’homicides(nombre annuel d’homicides pour 100 000 habitants)Résultats» L’Estonie, les États-Unis, la Lettonie et la Lituanie sont les seuls pays où letaux d’homicides est supérieur à 4 pour 100 000. Les taux de la majoritédes autres pays se situent dans une frange allant 0 à 2,5 pour 100 000.» Le taux d’homicides du pays le moins performant, la Lituanie, est plus dequinze fois supérieur à celui du pays le plus performant, l’Islande.0 1 2 3 4 5 6 7 8BulgarieNouvelle-ZélandeChypreAustralieMalteLituanieEstonieÉtats-UnisLettonieFinlandeIrlandeRoumanieCanadaBelgiqueSlovaquieDanemarkHongriePologneGrècePortugalRoyaume-UniPays-BasFranceItalieLuxembourgRépublique tchèqueSuèdeEspagneAllemagneSuisseSlovénieNorvègeAutricheIslande3 2 B i l a n I n n o c e n t i 1 1
  35. 35. Résultats» Avec moins de 20 parties par million, l’Estonie, les États-Unis, la Finlande,l’Irlande et le Luxembourg sont les pays dont le niveau de pollutionatmosphérique est le plus bas. Le bon résultat des États-Unis est influencé parla législation sur la pollution atmosphérique (1997, révision en 2006) qui aimposé une série de règles plus strictes que celles en vigueur dans la plupartdes pays européens.» Avec des niveaux supérieurs à 30 parties par million, la Grèce, l’Italie, la Lettonie,la Pologne et la Roumanie sont les pays qui présentent les plus mauvaisrésultats.Tableau 5.2b Pollution atmosphériqueConcentration moyenne annuelle de particules fines dans l’atmosphère (taux annuel departicules en suspension PM10 [µg/m3]).0 10 20 30 40 50 60 70BulgarieChypreMalteJaponNouvelle-ZélandeAustralieGrèceRoumanieLettonieItaliePologneSlovénieRépublique tchèqueEspagnePortugalDanemarkFranceHongrieSlovaquieBelgiquePays-BasAutricheAllemagneSuèdeIslandeRoyaume-UniNorvègeSuisseCanadaLituanieFinlandeLuxembourgÉtats-UnisIrlandeEstonieB i l a n I n n o c e n t i 1 1 3 3
  36. 36. Les cinq dimensions du bien-êtreprises en compte dans cette étude(bien-être matériel, santé, éducation,comportements et risques ainsi quelogement et environnement) contribuentà parts égales au classement du bien-être général des enfants de la page 2.Comme l’indiquent les commentairesliés aux indicateurs utilisés, mesurer etcomparer les niveaux de bien-être desenfants dans les différents pays est unetâche imparfaite dont les écarts et leslimites sont importants. L’idéal serait decompter sur de meilleures données,davantage orientées sur les enfants etproduites en fonction d’indicateursdéterminants, par exemple :» La qualité des compétencesparentales» L’aspect qualitatif de l’éducation dela petite enfance, et non l’aspectpurement quantitatif» La santé mentale et affectivedes enfants» L’exposition des enfants à la violenceau sein du domicile familial (que cesoit comme victime ou témoin)» La prévalence des abus etnégligences envers les enfants» La qualité et la sécurité desenvironnements consacrés auxenfants, notamment la possibilité dejouer de manière sûre sanssurveillance» Le bien-être des enfants amenés àêtre pris en charge par l’État» La commercialisation et lasexualisation des enfants» L’exposition aux médias en tousgenres et leurs effets sur la viedes enfantsLa petite enfanceEn plus de ces lacunes, presque toutesles tentatives actuelles visant à surveillerle bien-être des enfants, que ce soit auniveau international ou national, sontconfrontées à une autre faiblesse. Peude données sont en effet disponiblesconcernant le bien-être lié audéveloppement des enfants au coursdes premiers mois et des premièresannées de leur vie.Il n’est peut-être plus nécessaired’insister sur l’importance cruciale despremières années de la vie. Les progrèsréalisés dans les domaines de laneuroscience et des sciences socialesont confirmé à maintes reprises que lesinteractions ayant lieu durant cettepériode entre le potentiel génétique etles expériences liées au jeune âge sontextrêmement complexes. Cesinteractions construisent en effet leschaînes et connexions nerveuses quiseront rapidement amenées à devenir àla fois la base et la structure dudéveloppement ultérieur. C’est donc àcette période que le bien-être, la santéet le développement des enfants ont leplus besoin de l’attention et de laprotection de la société.Pourtant, dans la pratique, la majoritédes données disponibles concernentla vie des enfants plus âgés et desjeunes adolescents. Par exemple, lesdeux études internationales les plusimportantes sur lesquelles ce rapportse base sont l’enquête HealthBehaviour in School-aged Children,axée sur des enfants âgés de 11 à15 ans, et le Programme internationalpour le suivi des acquis des élèves(PISA), qui examine les progrèsscolaires des élèves âgés de 15 ans.L’absence presque totale de donnéesrecueillies à l’échelle nationale sur lesprogrès du développement des trèsjeunes enfants reflète probablementl’intérêt relativement récent despolitiques et du public pour ce sujetimportant. De plus, elle illustre en partiele point de vue traditionnel selon lequella collecte de données sur la vie destout-petits est peu pratique,potentiellement intrusive et d’unepertinence limitée sur le plan de lapolitique publique. Mais le problème estaussi lié au manque de moyenspermettant de mettre en place desméthodes largement applicables demesure et de surveillance des progrèsde développement des enfants au coursdes premières années de leur vie. Sansune telle mesure, la politique resteaveugle, les investissements difficiles àjustifier, les objectifs impossibles àdéfinir et les procédures incapables decontrôler les progrès.Cet état de fait est peut-être en train dechanger avec les efforts entrepris par leCanada et l’Australie, premiers pays aumonde à avoir instauré un suivi régulierdes premières années dudéveloppement de tous les enfants.Conclusion3 4 B i l a n I n n o c e n t i 1 1
  37. 37. L’encadré 3 revient sur l’histoire de cesmesures aujourd’hui appliquées. Pourrésumer, la méthode mise au point dansles deux pays repose sur une liste decontrôle que les enseignantsremplissent pour chaque élève âgé d’àpeu près cinq ans (c’est-à-dire quelquesmois après le début de l’éducationformelle). Cette liste inclut une centained’éléments couvrant cinq domaines dudéveloppement de la petite enfance : lasanté et le bien-être physiques, lesaptitudes sociales, la maturité affective,les capacités linguistiques et cognitiveset enfin les compétences en termes decommunication. L’avant-propos dupremier bilan de l’Australian EarlyDevelopment Index (AEDI) précise :« Nous disposons désormaisd’informations recueillies au niveau localsur le développement de la petiteenfance pour toute l’Australie. De lamême manière que le PIB est laréférence permettant d’évaluer notrestatut économique, l’AEDI est une unitéde mesure nationale qui évalue nosprogrès en matière de développementdes enfants. »Un long chemin reste à parcourir avantqu’un pays puisse affirmer qu’il possèdedes informations pertinentes sur ledéveloppement de tous ses enfants aucours de leurs premières années. Lesefforts du Canada et de l’Australie afind’identifier leurs jeunes enfants étant« sur la bonne voie », « en situation derisque » ou « vulnérables » en termes dedéveloppement sont des exemples àsuivre. Susceptibles d’être agrégées etadaptées à une communautégéographique spécifique, unecirconscription électorale, un districtadministratif, un État, une région ou unpays tout entier, de telles donnéescommencent à être utilisées pour aiderles parents, les collectivités, lesorganisations dédiées à l’enfance, lacommunauté universitaire et toutes lesstrates des gouvernements à mieuxconnaître les problématiques liées auxpremières années de la vie des enfantset à accentuer leurs efforts pour leurdonner le meilleur départ dans la vie.Personne ne devrait affirmer que lesoutien au développement des jeunesenfants n’est qu’une proposition ou quele simple fait de disposer de ressourcespermet d’apporter toutes les réponses.Mais il est également clair que desinvestissements correctement allouéspendant ces années peuvent avoir deseffets notables et soutenus sur lebien-être des enfants aujourd’hui, surleur vie future et sur le bien-être à longterme de l’ensemble de la société danslaquelle ils viventxxii.À l’avenir, nous espérons que la vued’ensemble du bien-être des enfants del’UNICEF pourra intégrer des donnéessur leur développement au cours de cesmoments critiques que sont lespremiers mois et les premières annéesde la vie.B i l a n I n n o c e n t i 1 1 3 5

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