Rapport Annuel Max Havelaar 2009-2010

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Rapport Annuel 2009-2010 de l'association Max Havelaar France. L'activité du commerce équitable en France.

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Rapport Annuel Max Havelaar 2009-2010

  1. 1. Rapport annuel 2009-2010 Label Fairtrade / Max Havelaar Association Max Havelaar France
  2. 2. 2 Editorial............................................................................................p. 3 Fiche d’identité.................................................................................p. 4 Le mouvement Fairtrade dans le monde........................................p. 5 Les producteurs sur trois continents.................................................p. 6 Enjeux au Sud..................................................................................p. 8 Coton équitable...............................................................................p. 9 Reportage au Kerala........................................................................p.10 Un conseil scientifique pour Max Havelaar France........................p.12 La Commission nationale du commerce équitable en place.........p.13 Analyse des ventes..........................................................................p.14 Etude qualitative sur le commerce équitable.................................p.16 Volumes vendus...............................................................................p.17 Des produits équitables primés........................................................p.18 Consommation hors-domicile..........................................................p.20 Territoires de commerce équitable .................................................p.21 Le mouvement des bénévoles.........................................................p.22 Paroles de partenaires.....................................................................p.23 Quinzaine du commerce équitable ................................................p.24 Analyse financière...........................................................................p.26 Analyse budgétaire.........................................................................p.28 Nos partenaires................................................................................p.30 Crédit photos / illustrations : François Guénet, agence idé, Nicolas Gauthy, Bruno Fert, Didier Gentilhomme, Simon Rawles, Kenneth Havgaard, agence Rapp, Philippe Wang, Elise Aubry. Maquette, création graphique : bureau A En couverture : les enfants de l’école du village de Kotti Yoar, en Inde, béné- ficieront bientôt d’une cantine financée par la prime de développement du commerce équitable (photo François Guénet). Sommaire
  3. 3. 3 Selon la FAO, on a passé l’année dernière un cap décisif : c‘est maintenant un milliard de personnes qui souffrent de la faim dans le monde. Les trois quarts de ces personnes sont des paysans des zones rurales d’Afrique, d’Asie et d’Amé- rique latine. La pauvreté, c’est évidemment pour ceux qui en souffrent un problème matériel, mais c’est aussi le fait de devoir subir un rapport de force, de ne pas être maître de son propre destin. Grâce au commerce équitable, un million et demi de producteurs acquièrent les moyens de décider de leur avenir par eux-mêmes. Il y a aujourd’hui plus de 3 000 produits équitables. Ce sont des produits du quotidien : café, thé, sucre, riz, chocolat, bananes... D’autres sont plus inattendus : l’huile d’olive, la vodka, les roses, les glaces... La crise financière a été ressentie partout, et certains de nos partenaires commerciaux ont pu en ressentir les effets. Cependant, en 2008 et 2009, la consommation de produits du commerce équitable a continué à connaître une crois- sance à deux chiffres. Pour une période de crise, c’est une performance ! Aujourd’hui, plus que jamais, le consommateur cherche à donner du sens à sa consommation. Même si son choix se base toujours en priorité sur la marque, la qualité et le prix du produit, d’autres critères interviennent  : l’éthi- que, la conformité à certaines valeurs, la qualité sociale et environnementale. Aujourd’hui, il est plus que jamais important de poursuivre cette dynamique. Les producteurs d’Afrique, d’Amérique latine et d’Asie attendent que se pérennise l’immense espoir qui a été soulevé. Joaquin Muñoz, directeur de l’association Max Havelaar France Serge Fraichard, président de l’association Max Havelaar France L’éditorial Le commerce équitable lutte au quotidien contre la pauvreté
  4. 4. 4 Pourquoi faut-il un commerce équitable ? Aujourd’hui, parmi le milliard de personnes qui souffrent de la faim dans le monde, les trois quarts sont des paysans ou des ouvriers agricoles en Amérique latine, en Afrique et en Asie. Souvent, ils sont confrontés à la nécessité de survivre au jour le jour face à une situation de domination qu’ils subissent. Ils ne peuvent donc pas envisager l’avenir et sortir durablement de la pauvreté. Isolés en bout de chaîne, ils n’ont souvent pas les outils nécessai- res pour vendre, transformer et exporter leurs produits. Ils man- quent aussi d’informations sur les prix et les marchés. C’est pourquoi ils doivent être en mesure de se regrouper pour s’organiser et être reconnus comme partenaires par les autorités politiques et les acteurs économiques. Qui est Fairtrade / Max Havelaar ? Fairtrade / Max Havelaar est un label international cogéré par les représentants des producteurs, par des associations de commerce équitable, par des ONG et par des acteurs économiques. Le label connecte producteurs et consommateurs afin de créer des conditions propices au développement de communautés rura- les en Amérique latine, en Asie et en Afrique. L’initiative est née en 1988 suite à un appel de producteurs de café mexicains : « Recevoir chaque année vos dons pour construire une petite école afin que la pauvreté soit plus supportable, c’est bien. Une meilleure rémunération pour le développement en Afrique, en Asie et en Amérique latine Des producteurs unis qui décident de leur avenir Un environnement respecté 1 2 3 Mais le véritable soutien serait de recevoir un prix plus juste pour notre café ». Notre but est donc de proposer du commerce équita- ble à tous les consommateurs pour un maximum de producteurs. Qu’est-ce que le commerce équitable ? Le label garantit des conditions commerciales plus justes pour offrir aux producteurs unis et rassemblés les moyens de combattre la pauvreté par eux-mêmes, de renforcer leur capacité de négocier et de prendre en main leur propre avenir. Ces moyens passent par des critères économiques, organisation- nels et socio-environnementaux qui sont contrôlés annuellement par un certificateur. De plus, l’ONG appuie sur le terrain les orga- nisations de producteurs dans leur développement, mais aussi en France pour commercialiser leurs produits. Fiche d’identité Le label international du commerce équitable en trois questions
  5. 5. Organisations de producteurs Organisations de producteurs et Organisations de labellisation / promotion Organisations de labellisation / promotion Investissements productifs Amérique latine Montant total de la prime pour 2009 : 33,8 millions d’euros. Usage de la prime : Afrique Montant total de la prime pour 2009 : 12,6 millions d’euros. Usage de la prime : Asie Montant total de la prime pour 2009 : 5,6 millions d’euros. Usage de la prime : Investissements communautaires 36% 46% 20% 25% 12% 18% 4% 7% 14% 24% 22% 16% 6% 4% 4% 1% 0% 0,2% 3% 3% 3% 2% 18% 12% Éducation Environnement Santé Programmes en faveur des femmes Autres Pas encore dépensé Afrique : 231 organisations de producteurs 760 000 producteurs et travailleurs Asie et Océanie : 120 organisations de producteurs 189 000 producteurs et travailleurs Amérique latine et Caraïbes : 476 organisations de producteurs 280 000 producteurs et travailleurs Au total : 1,229 millions de producteurs et travailleurs regroupés dans 827 organisations. 5 Le mouvement Fairtrade dans le monde Utilisation de la prime de développement
  6. 6. 6 Panorama des réseaux de producteurs Le commerce équitable sur trois continents Amérique latine Le réseau de producteurs certifiés : Coordinadora lati- noamericana y del Caribe de pequeños productores de comercio justo – 300 membres dans 20 pays. « Je crois qu’il y a deux manières de voir le commerce équitable. La première est celle d’un outil pour améliorer le revenu des producteurs et renforcer leurs organisations grâce à l’accès au marché, au financement, etc. L’autre est de le voir comme un mouvement dont nous sommes une composante, et qui a contribué à changer l’attitude du marché. Il crée des relations plus justes entre produc- teurs et consommateurs, promeut le respect des droits humains, encourage la qualité des produits, la préserva- tion de l’environ­nement et l’implication dans des institu- tions démocratiques. » Raùl del Aguila, président de la CLAC et membre du conseil d’administra- tion de la fédération Fairtrade. La solidarité après les catastrophes Après les tremblements de terre en Haïti et au Chili, de nombreux producteurs de la famille Fairtrade / Max Have- laar se sont épaulés et sont venus en aide à leurs voisins en détresse. En Haïti, le Sud et les zones autour de la capitale ont beau- coup souffert du séisme. Le programme Mouvman Moun Mango, qui devait permettre à dix groupes de producteurs d’exporter des mangues équitables, a été stoppé net. Les producteurs de bananes dominicains envoient à leurs voi- sins haïtiens de l’aide alimentaire, quatre médecins, des médicaments et de l’eau. Ils organisent aussi une collecte de fonds. Au Chili, sur les 26 organisations de producteurs certifiées, au moins 16 ont été directement affectées. Neuf mem- bres d’organisations de producteurs ont perdu la vie. Les maisons de plus de 60 producteurs et travailleurs ont été totalement détruites. Des organisations de producteurs vinicoles et apicoles ont été endommagées.p  En Bolivie, le président de la coopérative Mejiliones vérifie des lots de café.
  7. 7. 7 Afrique Le réseau de producteurs certifiés : African Fairtrade Network – 231 membres dans 28 pays. Le réseau de producteurs est monté en puissance en 2009 : plus d’information pour les producteurs sur les marchés et la hausse des ventes Sud-Sud. L’AFN compte quatre bureaux régionaux en Afrique de l’Ouest, de l’Est et en Afrique du Sud. Un autre devrait ouvrir en Afrique du Nord. Un accord a été signé pour donner nais- sance à la première organisation de promotion du label Fairtrade / Max Havelaar en Afrique du Sud. Asie et Océanie Le réseau de producteurs certifiés : Network of Asian Produ- cers – 96 membres dans 12 pays. NAP assure la représentation, coordination, échange et collabo- ration pour le développement des organisations de producteurs et travailleurs. Il développe le commerce équitable dans la région et s’assure que les enjeux spécifiques à l’Asie sont pris en compte dans les standards. Le café qui passe les montagnes La Papouasie – Nouvelle Guinée produit un café parmi les meilleurs au monde. Le pays est divisé en deux par une chaîne de monta- gnes et une forêt très dense. Le manque d’infrastructures de base fait que les organisations de producteurs dépensent énormément pour acheminer leur production par avion ou par bateau. D’autres transportent leurs récoltes par leurs propres moyens, ce qui les amène à marcher des journées entières. Depuis sa certification en 2004, la coopérative Yha Hauka Kopi Pty a beaucoup investi dans le transport. D’une part pour acheminer les récoltes des pro- ducteurs les plus isolés, d’autre part pour acheminer les malades jusqu’aux dispensaires, ou les élèves jusqu’aux écoles. p  Cueilleuse de thé hmong au Vietnam. p  Récolte de coton au village de Serankoro au Mali. Le succès des dattes de Tunisie Voici cinq ans que la coopérative GDAB (Groupement de déve- loppement de l’agriculture biodynamique) a décidé d’être certifiée Fairtrade / Max Havelaar, motivée par le désir d’accroître ses ventes à l’export tout en pérennisant des méthodes agricoles durables. Depuis, les producteurs tunisiens ont formé des relations com- merciales durables de long terme avec des partenaires européens, amélioré la qualité de leur production. Aujourd’hui, 75 % du revenu des membres du groupement viennent des ventes en commerce équitable.
  8. 8. 8 Plus de 250 000 enfants travailleraient dans les plantations de cacao en Afrique de l’Ouest dans des conditions qui mettent en péril leur éducation, leur santé et leur équilibre. Parfois, ils sont retirés à leurs familles et vivent dans des conditions proches de l’esclavage. De plus, l’absence de scolarisation leur ôte toute perspective d’avenir. Le travail des enfants est aussi le symptôme d’une très grande pauvreté. Quand un enfant est exploité, c’est que sa famille n’a plus les moyens de le nourrir ou de le protéger. Si aucun système ne peut garantir à 100 % l’absence de travail des enfants, Fairtrade / Max Havelaar met tout en place pour que le chocolat labellisé participe à l’éradication de ce phénomène. Lutter contre le travail des enfants Investir contre le changement climatique Des standards interdisant le travail des enfants, appli- qués à l’aide d’un système de contrôle rigoureux. Une action immédiate, lorsque des cas sont constatés, pour protéger les enfants impliqués. Un suivi particulier pour que les organisations de pro- ducteurs « à risques » mettent en place leurs propres systèmes de contrôle internes. Un ensemble de conditions économiques pour que les producteurs améliorent leurs revenus et la vie de leurs communautés. Les producteurs et travailleurs désavantagés du Sud sont en première ligne de l’urgence climatique. En Ouganda, la floraison des caféiers a été perturbée, causant une chute de production de 40 % en 2008. Dans les Caraïbes, selon la coopérative Winfa, l’ouragan Dean a détruit la totalité des récoltes de la Dominique en 2007. Selon des scientifiques, le changement climatique risque d’allonger la saison des cyclones en zone tropicale, avec des cyclones plus intenses. Les producteurs devront s’adapter, ce qui implique de pouvoir se projeter sur le long terme afin de mettre au point des stratégies agricoles adéquates. Le commerce équita- ble leur permet de s’unir et d’investir pour mettre en œuvre ces stratégies. Ainsi, les producteurs de coton du Mali ont investi dans des magasins pour stocker le maïs et le sorgho en vue de la période de soudure où l’alimentation se fait rare. En Ouganda, la coopérative Gumutindo a investi pour mettre sous ombrage les caféiers afin de les protéger des tempé- ratures de plus en plus élevées. Le rapport détaillé « Egalité, fraternité, durabilité » est disponible en ligne sur www.maxhavelaarfrance.org p Enfants scolarisés de la coopérative Kuapa Kokoo, au Ghana.
  9. 9. 9 Cultivé au Burkina Faso, au Cameroun, au Mali, au Sénégal et en Inde, le coton équitable apporte une solution concrète à plus de 50 000 producteurs en leur permettant de vivre dignement de leur terre, dans le respect de l’environnement. Le marché doit progresser Les résultats très encourageants obtenus dans les villages ont sus- cité un engagement très fort des producteurs de coton, à tel point que l’offre de coton équitable a dépassé la demande du marché. Le marché doit donc continuer à progresser, car les attentes sont très fortes, en particulier en Afrique de l’Ouest. Malgré son formida- ble potentiel et l’engagement croissant de nos partenaires, la filière coton équitable reste encore peu connue des consommateurs. Le marché de la consommation en entreprises est en progression régulière : de grandes organisations comme la mairie de Paris, la Poste ou la SNCF habillent leur personnel avec des tenues en coton équitable. Cependant, dans le prêt-à-porter, l’offre est encore trop confidentielle. Il est donc urgent que davantage de marques s’en- gagent significativement sur le long terme. Une campagne de mobilisation C’est pourquoi l’association Max Havelaar France a souhaité mobiliser massivement les consommateurs en lançant début 2010 la campagne « Changeons d’étiquette » pour prouver aux marques de prêt-à-porter que la demande est au rendez-vous. Le grand public est invité à voter pour plus de coton équitable Coton équitable Changeons d’étiquette ! dans les collections en effectuant un geste symbolique fort : cou- per l’étiquette de composition d’un de ses vêtements. 1 étiquette collectée = 1 voix pour le coton équitable ! La collecte est également virtuelle sur le site www.changeonsdeti- quette.fr. L’innovation et le design de la campagne ont été récom- pensés par le grand prix Stratégies Marketing Services et cinq autres prix. Aujourd’hui 16 000 signatures ont déjà été collectées, et on ne compte pas s’arrêter là !
  10. 10. 10 nieuse des différentes communautés religieuses. (2) La coopérative se veut un lieu d’échange entre les producteurs ainsi qu’un espace d’ouverture vers le monde. En son sein, les paysans s’expriment sur la politique, l’environnement et l’agricul- ture, ou plus largement sur des sujets sociétaux comme l’équité au sein des communautés. Le commerce à l’international n’est pas vécu comme un simple échange marchand mais comme une opportunité d’échanger autour d’idées ou de pratiques différentes, une manière de faire valoir le modèle du Kerala tout en s’inspirant de ses partenaires internationaux. (3) En s’appuyant sur les bénéfices des cultures d’exportation Unis au sein de la coopérative Fair Trade Alliance Kerala (FTAK), en Inde du Sud, des producteurs de noix de cajou, café et épices ont choisi le commerce équitable pour se développer de manière dynamique et inventive. (1) Le Kérala est un Etat à part en Inde, avec une biodiversité exceptionnelle, une langue propre et une cohabitation harmo- La coopérative Fair Trade Alliance Kerala est née du regroupement de 3 000 petits producteurs unis pour revendiquer de meilleures conditions de vie et de meilleurs prix. Ils ont choisi depuis 2005 de s’ap- puyer sur le système Fairtrade / Max Havelaar. A la découverte du commerce équitable au Kérala Reportage photos de François Guénet et Champassak Tiane Doan na 1
  11. 11. 11 qui leur permettent d’investir, ils favorisent les cultures vivrières et améliorent l’autosuffisance alimentaire de la région. (4) Babou Philip gère une pépinière de poivriers qui a été financée grâce à la prime de développement du commerce équitable. (5) FTAK propose à ses membres des prêts très avantageux. Au village d’Asan Kavala, les parents de cette petite fille ont pu ainsi acheter des chèvres qui leur fournissent du lait. L’une a donné naissance à des petits cabris qui pourront être revendus. (6) Les épices font partie intégrante de la cuisine réputée et de la pharmacopée des habitants du Kerala. (7) Au sein de la Fair Trade Alliance Kerala, les producteurs culti- vent une grande variété de produits : la noix de cajou, le café, la noix de coco, mais aussi toute une gamme d’épices : vanille, poivre, cardamone, gingembre, cannelle. (8) La coopérative a investi avec ses membres dans la trans- formation des épices, notamment celle du poivre, et a financé la construction de deux unités de transformation du poivre vert permettant de dégager un revenu supplémentaire. Elle dispose également d’une unité de transformation de noix de cajou. 5 6 7 8 2 3 4
  12. 12. 12 Au fil de l’évolution du commerce équitable, des ques- tionnements de plus en plus complexes apparaissent. Quelles formes d’organisation des producteurs permettent de générer du développement ? Quelles sont les nouvelles attentes des citoyens et des consommateurs en France ? Des outils privés de régulation des marchés agricoles sont- ils envisageables à grande échelle ? Pour y faire face, Max Havelaar France a décidé de faire appel à neuf scientifiques de haut niveau ayant des compé- tences dans des domaines complémentaires : économie, agronomie, organisation des producteurs, agro-alimen- taire, développement durable, sociologie, comportement des consommateurs. Ce conseil scientifique formulera des recommandations qui nourriront les positions et choix de l’association Max Have- laar France. Le conseil scientifique est indépendant. Ses membres y participent bénévolement et à titre personnel. Renforcement de l’expertise Max Havelaar France se dote d’un conseil scientifique Les membres du conseil scientifique Leurs domaines d’expertise Guy Riba, vice-Président de l'INRA. Plantes et produits du végétal. Président du conseil scientifique. Philippe Chalmin, Professeur à l'Université de Paris-Dauphine. Matières premières agricoles. Michel Griffon, Directeur Général Adjoint de l'Agence Nationale de la Recherche. Agricultures des pays du Sud. Pierre-Benoît Joly, Directeur de l'Institut Francilien de Recherche Innovation et Société. Sociologie de l’innovation. Élisabeth Laville, Fondatrice du cabinet Utopies. Responsabilité sociale et environne- mentale des entreprises. Alain Mergier, Directeur du Cabinet Wei. Etudes de l’opinion publique. Moïse Riboh, ex Directeur de la Recherche de Danone. Agro-alimentaire. Jean-Pierre Tillon, Directeur Scientifique d'In Vivo, premier groupe coopératif agricole français. Agriculture et développement durable. Betty Wampfler, Professeur à SupAgro Montpellier. Economie des conventions et cadres de régulation économique. p   Le sociologue Alain Mergier apportera son expertise sur les évolutions de l’opinion publique.
  13. 13. 13 Un nouveau point de repère pour les consommateurs La Commission nationale du commerce équitable est en place Le Gouvernement vient de mettre en place une commission chargée de valider les garan- ties données au consommateur français en matière de commerce équitable. C’est une bonne nouvelle pour Max Havelaar France qui a toujours soutenu cette initiative. « Nos achats ici changent leur vie là-bas » : c’est le grand mérite que Chantal Jouanno reconnaît au commerce équi- table. Selon la Secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie, il ne manquait maintenant que deux choses au commerce équitable : une meilleure « lisibilité pour le consommateur » et « un véritable appui des pouvoirs publics ». C’est pour- quoi, avec son homologue Hervé Novelli, elle a décidé d’encourager la création d’une Commission nationale du commerce équitable, dont l’installation a été annoncée le 22 avril. Un référentiel clair et ouvert à tous Son but, selon la ministre : « reconnaître les organismes de garantie du commerce équitable, fournir aux consom- mateurs la garantie des pouvoirs publics sur leur fiabilité et leur sincérité ». La Commission servira aussi de forum de discussion et d’échanges pour les multiples acteurs du secteur  : associations de consommateurs, systèmes de garantie, entreprises, pouvoirs publics. La reconnaissance du travail accompli La Commission sera composée de représentants des ministères concernés, d’acteurs du mouvement du com- merce équitable et d’experts. Max Havelaar France et d’autres acteurs historiques du commerce équitable comme Artisans du Monde y disposeront d’un siège. « Le gouvernement français reconnaît ainsi le travail accompli par le mouvement international du commerce équitable depuis plusieurs décennies. », se réjouit Joaquin Muñoz, directeur de l’association Max Havelaar France. La Commission fondera ses travaux sur un référentiel clair qui lui servira de grille de lecture. Celui-ci mettra l’accent sur les garanties économiques aux producteurs et sur l’autonomisation de leurs organisations. « Cette reconnais- sance de l’Etat permettra au commerce équitable de se différencier auprès du public par rapport à d’autres signes distinctifs ou simples assertions qui seraient moins exi- geantes », estime Georges d’Andlau, président de la Plate- forme française pour le commerce équitable. Une pluralité d’approches Fairtrade / Max Havelaar espère bien sûr que sa garantie sera parmi les premières à être reconnues. Cependant, elle n’a pas vocation à être la seule. « Depuis toujours, le com- merce équitable a été un mouvement fait d’une pluralité d’approches, rappelle Joaquin Muñoz. Artisans du Monde existe depuis 35 ans et les certifications Bio Equitable ou Ecocert Equitable depuis cinq ans. La pluralité du com- merce équitable a donc toujours existé ; il doit aujourd’hui, le faire progresser. » Cependant, ce progrès est suspendu à deux conditions essentielles, selon Max Havelaar France. La première est que la garantie offerte soit au moins aussi exigeante  : garanties économiques dont prix minimum garanti, prime de développement, préfinancement, renforcement de la capacité de négociation des organisations, gestion des ressources et durabilité environnementale, appui sur le ter- rain, système participatif au niveau mondial, évaluation de l’impact. La seconde est qu’une nouvelle certification ne brouille pas les repères pour les consommateurs, car ce serait contre- productif. Une communication, une transparence et une pédagogie très claires sont donc indispensables.
  14. 14. Combien de producteurs sont concernés par le commerce équitable labellisé? Environ un million et demi de producteurs et travailleurs ≠bénéficient du commerce équitable labellisé Fairtrade / Max Havelaar. En comptant leurs familles, on estime que cela représente environ 8 millions de personnes dans 60 pays d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine. Ils sont unis au sein de 827 organisations. Analyse des ventes Le commerce équitable progresse dans tous les foyers Quelle est l’importance du marché du commerce équitable labellisé? Dans le monde, les produits équitables labellisés Fair- ≠trade / Max Havelaar ont totalisé 3,4 milliards d’euros, soit 15% de plus qu’en 2008. Ils sont consommés dans 60 pays (Europe, Etats-Unis, Canada, Australie, Japon, Afrique du Sud…). Des organisations de labellisation, comme Max Havelaar France, existent dans 26 pays. Cacao 20% Part en volume (2008) 3,4 milliards d’euros de chiffre d'affaire en 2009 80 millions de familles consommatrices 80 pays consommateurs & producteurs Les produits labellisés Fairtrade / Max Havelaar dans le monde Café 40% Banane 7% Coton 6% Thé 5% Sucre 4% Quinoa & Riz 5% Autres 9% Jus de fruits 4% Du côté des producteurs… environ 1,5 million de producteurs avec leurs familles 8 millions de personnes 827 organisations dans 60 pays … et du côté de la France 287 millions d’euros soit 13% de plus qu'en 2007 3 015 produits labellisés 3 015 produits labellisés 205 entreprises 1 foyer sur 3 consommateur En France le chiffre d’affaires des produits équitables ≠labellisés Fairtrade / Max Havelaar s’élève à 287 mil- lions d’euros en 2009, soit 15% de plus qu’en 2008. C’est quatre fois plus qu’en 2004. Fin 2009, il existait en France plus de 3 000 produits ≠labellisés, commercialisés par plus de 205 entreprises. Les produits les plus vendus sont le café (40% du ≠total), le cacao (20%), la banane (7%), le coton (6%), le thé (5%), (pourcentages exprimés sur le volume).
  15. 15. 15 Qui sont les consommateurs ? Plus de 80 millions de familles dans le monde consom- ment des produits labellisés Fairtrade / Max Havelaar, dont 8 millions en France. En France, en 2009, plus d’1 foyer sur 3 a acheté au moins un produit labellisé Fairtrade / Max Havelaar. 600 000 nouveaux foyers ont acheté au moins un pro- duit labellisé. En moyenne, ils font 4 achats de produits équitables par an et dépensent 15,9 € dans l’année (TNS / Kantar Janvier 2010). Le profil des consommateurs qui achètent des produits équitables sont majoritairement des citadins aisés, assez âgés et sans enfants, sensibles aux problèmes éthiques et environnementaux. Cependant, le commerce équita- ble s’étend de plus en plus à toutes les catégories de la population, en particulier celles touchant des revenus modestes (TNS / Kantar Janvier 2010). Les 2/3 des ventes se font en grandes surfaces. Le reste a lieu dans des circuits spécialisés, des cafés, hôtels, restaurants, vente à emporter, consommation d’entreprises. En 2009, 95 % des Français ont déjà entendu parler de commerce équitable. 55 % des Français reconnais- sent le label Fairtrade / Max Havelaar et 90 % lui font confiance pour permettre aux producteurs d’améliorer leurs conditions de vie (IPSOS, Juin 2009). 26,2 27,9 17,7 16,7 4,5 4,4 15,9 4,3 30,3 Pourcentage des foyers français acheteurs Budget Moyen par foyer Fréquence (Nombre achat/an) 2007 2008 2009 +450 000 foyers +600 000 foyers 70 M Année 2004 2005 2006 2007 2008 2009 121 M 166 M 210 M 255 M 287 M Évolution du marché des produits labellisés de 2004 à 2009 (En millions d’euros - base prix de vente au consommateur) Le commerce équitable touche aujourd’hui 8 millions de foyers 30,3% en 2009 vs 27,9% en 2008 Un recrutement dynamique +600 000 foyers en 1an De plus en plus de Français achètent des produits du commerce équitable, mais la dépense moyenne annuelle stagne. Le défi est aujourd’hui d’en faire un réflexe de consommation au quotidien.
  16. 16. 1616 Selon une étude sociologique récente(1) , la vision du commerce équitable est en train de fortement changer dans l’opinion publique. Cette vision est à la fois plus précise, plus sta- ble qu’il y a 3 ans(2) et résonne de façon iné- dite avec les préoccupations et l’expérience sociale des français. 75 % des Français(3) pensent que le commerce équitable permet d’agir sur une question qui nous concerne tous, même à des degrés différents, dans les pays du Nord comme dans les pays du Sud, à savoir le respect des pro- ducteurs et une meilleure rémunération de leur travail. Meilleure rémunération Toutes proportions gardées, le commerce équitable est davantage perçu à partir de ce que partagent le Nord et le Sud que sur ce qui les distingue, comme c’était le cas encore il y a peu où l’opposition Nord/Sud structurait les perceptions. Ce qui est partagé, c’est justement la ques- tion du travail et de sa meilleure rétribution, menacée par la financiarisation du monde : dans l’esprit du public, le pouvoir financier est devenu hégémonique. Etude qualitative sur les consommateurs du commerce équitable Une perception des enjeux partagée du Nord au Sud C’est parce qu’il est en contrepoint de cette tendance que le commerce équitable interpelle plus largement et plus fortement aujourd’hui. Ainsi, il se démocratise auprès de publics plus modestes qui s’intéressent généralement au fait de « consommer mieux ». Autonomisation Le deuxième point clé de cette évolution de la vision du commerce équitable est qu’elle rompt radicalement avec toute assimilation à de l’aide humanitaire ou de l’assistanat. A 89 %, les français considèrent que le commerce équi- table favorise l’autonomie des petits producteurs, de leur famille, et le développement de leur village. Ce qui est en jeu, c’est bien l’autonomisation, à savoir l’accroissement de la maîtrise que les producteurs peuvent avoir sur leurs vies, à la fois professionnelle, sociale, ou familiale... Démocratisation Cette nouvelle vision implique de nouveaux enjeux pour les marques. Reconnus comme des produits commerciaux à part entière, les produits équitables se doivent de jouer le jeu concurrentiel. C’est ce qu’attendent désormais 78 % des français qui pensent que les produits de commerce équitable devraient proposer aux consommateurs les mêmes offres que les marques habituelles. Parallèlement, les consommateurs éprouvent un besoin de garantie renforcée pour éviter les dérives. Pour rassurer et crédibiliser cette diversification de l’offre, les acheteurs de produits de commerce équitable comptent sur le label Fairtrade / Max Havelaar : 81 % des acheteurs de produits de commerce équitable jugent qu’il est le plus crédible dans le domaine du commerce équitable. La confiance envers le label Fairtrade  /  Max Havelaar repose sur son image de sérieux forgée à partir de son expérience de pionnier. Cela le prédispose à jouer un rôle d’arbitre, d’animateur au sein d’un environnement concur- rentiel et d’apparaître comme l’interlocuteur légitime des pouvoirs publics. (1) Etude sociologique réalisée par l’Institut Wei du 25 janvier au 1er Février 2010 pour Fairtrade/Max Havelaar. (2) Etude de l’Institut Wei réalisée en 2006 pour Fairtrade/Max Havelaar. (3) Quantification de l’étude sociologique de Wei par l’Ifop réalisée du 7 au 9 avril 2010 auprès d’un échantillon de 1 004 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus selon la méthode des quotas.
  17. 17. 17 Produit Volumes France (matière première) Volumes monde Café (T) 8 871 73 781 Cacao (T) 1 441 13 898 Bananes (T) 11 355 311 465 Sucre (T) 3 771 89 628 Coton (T) 1 092 23 346 Thé et infusions (T) 383 11 524 Miel (T) 207 2 065 Riz (T) 1 005 5 052 Quinoa (T) 305 556 Fonio (T) 4 - Roses (Tiges) 18 553 000 335 893 000 Fruits Frais (hors Bananes) (T) 143 20 091 Jus de Fruits (hors Bananes) (T) 5 386 45 582 Noix et Graines oléagineuses (T) 143 859 Fruits séchés (hors Bananes) (T) 10 541 Herbes Aromatiques et Epices (T) 22 578 Vin (litres) 4 985 11 908 000 Au total, 386 organisations de producteurs certifiées ont bénéficié des ventes françaises. Entre autres effets positifs du commerce équitable, ces ventes ont permis de transférer près de 3,5 millions d’euros en prime de développement pour des investissements collectifs. A noter : en raison de la mise en place d’une base de donnée de suivi des produits labellisés, le mode de calcul des volumes vendus à évolué. Alors que nous comptabilisions auparavant les ingrédients des produits finis, ce sont aujourd’hui les volumes de matière agri- cole brute vendue par les producteurs que nous évaluons. Les filières labellisées Volumes vendus par les producteurs du commerce équitable
  18. 18. 18 Commerce équitable et qualité Les produits labellisés distingués par des jurys d’experts Les produits du commerce équitable sont bons pour nous autant que pour les producteurs défavorisés du Sud. S’il fallait encore le prouver, voici un florilège de récompenses récentes que différents jurys d’ex- perts ont attribué à des marques engagées avec le label, ainsi que quelques nouveautés textiles à base de coton équitable. t Une dégustation de 24 différentes marques a placé la tablette Noir intense Force brute Pérou d’Alter Eco sur la première marche du podium. Les riz thaï et basmati Alter Eco avaient éga- lement obtenu tous deux la première place dans un dossier de Que Choisir ? En vente en GMS. t La Fair Vodka, à base de quinoa bo- livien, a été élue « meilleure vodka non parfumée du monde » en juin 2009 lors des New York Spirit Awards parmi 250 marques de vodka. Elle a aussi rem- porté une médaille d’or au Beverage Tasting Institut de Chicago, une des plus grandes autorités mondiales. En vente en boutiques spécialisées et duty free. t La confiture bio de Goyave 100 pour 100 Equitable et le Rooïbos Tropical de La Route des Comptoirs ont gagné le prix du public lors du salon Fair Trade In Europe 2009, à Lyon. En vente en boutiques spécialisées. p Collection de linge de toilette Elis à destination de l’hôtellerie. T-shirt Monsieur Poulet  u (modèle : Gimme some love de Margaux Motin). En vente sur www.monsieurpoulet.com p Marinière enfant Armor Lux.
  19. 19. 19 A l’international t  De nombreux cafés labellisés ont été utilisés lors des championnats « La passion du café » organisés par l’asso- ciation France Cafés Gourmets. Cette année, deux marques se sont distin- guées : Cafés Richard et Malongo. En vente en GMS et en restauration. t Le thé Earl grey de la marque Bri- tanique Hampstead tea s’est vu décer- ner le premier prix des Organic Food Awards 2009. t  Lors de championnats et de tests d’experts internationaux, on notera également la distinction de la pâte à tartiner Bio Cocoba de Gepa, le jus d’orange Fairglobe, les riz basmati et le sucre de canne en vente chez Migros et Coop, le café « Soleil levant » de La Semeuse, les vins d’Afrique du Sud Isabelo, les vins d’Argentine Raza et les vins Oxfam qui ont remporté la médaille d’or du concours mondial de Bruxelles. t Depuis 3 ans, Thémis remporte un grand succès au Palmarès des Cosmé- tiques des Éditions Leduc. Cette année, c’est l’Hydratante 24h qui arrive en tête du classement, devant plus de 3 300 produits. En vente en GMS et boutiques spécia- lisées. Sac isotherme en coton équitable et u jute - CSI pour Picard. En vente chez Picard. t Le magazine La cuisine de Cyril Lignac a particulièrement apprécié les cookies noix de cajou et choco- lat d’Ethiquable, la confiture allégée de goyave de Jardin Bio, le café Villa Oriente Bolivie de Lobodis et le nectar de mangue d’Alter Eco. En vente en GMS.
  20. 20. 20 Consommation hors-domicile Des produits équitables sur nos lieux de travail Avec TNS Sofres, Max Havelaar France a mené fin octobre 2009 une étude auprès de salariés et d’acheteurs d’entreprises. Elle démontre que l’offre de produits équitables en interne peut contribuer à valoriser une entreprise aux yeux de ses salariés. Les 3/4 des salariés (71 %) ont le sentiment de bien connaître le commerce équitable, et 89 % ont une bonne opinion des produits équitables. Près d’un sur deux (48 %) souhaite que son entreprise leur en propose à la machine à café, à la cantine, ou pour les tenues du personnel. Pourtant, moins de 16 % des décisionnaires achats le font aujourd’hui, et ce pour deux raisons : le prix plus élevé (que 71 % des salariés trouvent néanmoins justifié), et le fait que « l’entreprise a d’autres priorités ». Or cette étude souligne les bénéfices internes de l’achat équitable : 86 % des salariés se voyant proposer des pro- duits équitables sont satisfaits de la restauration dans leur entreprise, contre 69 % en moyenne. De plus, la moitié des salariés juge que l’achat équitable améliorerait l’opinion qu’ils ont de leur entreprise : ouverte sur la société (89 %), responsable (84 %), pionnière (77 %), et dans laquelle on est fier de travailler (77 %). 78  % des salariés dont l’entreprise achète équitable consi- dèrent que leur entreprise se comporte de façon respon- sable, contre 40 % en moyenne. Faites une pause ! La campagne « Faites une pause équitable ! » a été lancée pour susciter la consommation de produits équitables sur les lieux de travail. - Le site www.pause-equitable.fr valorise les bonnes prati- ques et donne les clés pour agir : menu équitable au res- taurant d’entreprise, café équitable dans les distributeurs automatiques, tenues de travail en coton équitable, événe- ments d’entreprise… - A l’automne, un concours de la meilleure « pause équita- ble » a distingué parmi une centaine d’entreprises la société Cadence qui a gagné un voyage solidaire au Nicaragua. - La société Avenance (Elior) a animé 100 restaurants d’entreprise. - Une petite annonce a été publiée dans les médias, tou- chant 1,2 million de lecteurs. - L’Assemblée des Chambres Françaises de Commerce et d’Industrie et la Fédération des Entreprises et Entrepre- neurs de France ont relayé la campagne.
  21. 21. 21 Territoires de commerce équitable : 14 collectivités s’engagent ! Les collectivités territoriales cherchent à faire évoluer leurs achats vers plus d’éthique. En partenariat avec Artisans du Monde et la Plate-forme pour le Commerce Equitable, Max Havelaar France leur propose des engagements concrets. Pour prétendre au titre de Territoire de commerce équi- table, les collectivités doivent présenter leurs actions sur cinq grands axes. Développer les achats équitables La ville de Paris a fait le choix d’équiper l’ensemble des salariés de la Propreté de Paris en coton équitable. Inciter les commerçants à proposer des  produits équitables La ville de Lyon propose à ses commerçants et aux entreprises de la ville de participer à son programme « Lyon, ville équitable et durable » . Plus de 40 dossiers ont été déposés pour avoir le droit de mettre le logo en vitrine. Inviter les entreprises et organisations du  territoire à consommer équitable La ville de Longjumeau organise des « petits déjeuners équitables » avec les entreprises de son territoire. Le but : les informer des possibilités de distribuer et de consom- mer des produits issus du commerce équitable. Sensibiliser leurs habitants sur les enjeux  du commerce équitable La mairie d’Alfortville a organisé des actions en direc- tion des plus jeunes dans ses centres de loisirs pour les informer sur les conditions de vies et de travail des producteurs du Sud. Créer un conseil local pour le commerce  équitable La région Nord-Pas de Calais réunit régulièrement les principales entreprises de son secteur avec les acteurs locaux du commerce équitable pour imaginer les futu- res actions à développer. Le premier jury national de la campagne s’est tenu à Paris le 18 novembre 2009 sur le Salon des Maires de France. Présidé par Claude Alphandéry, ce jury a attribué 14 titres « Territoires de Commerce Equitable » sur les 16 premières collectivités françaises candidates. Ces 14 collectivités viennent rejoindre les 954 autres ter- ritoires titrés dans le monde depuis 2000, parmi lesquels Londres, Rome, Bruxelles, Montréal, Copenhague, Tokyo et très bientôt New-york city. D’autres collectivités françaises sont déjà candida- tes  : la région Ile-de-France, la région Provence-Alpes- Côte  d’Azur ; les villes de Chalons-en-champagne, Ungersheim et bien d’autres travaillent déjà pour préparer leur candidature. Les collectivités françaises lauréates : Conseil régional du Nord-Pas-de-Calais Conseil régional des Pays de la Loire Ville d’Alfortville (Val-de-Marne) Ville de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) Ville de Cluses (Haute-Savoie) Ville de Dijon (Côte-d’Or) Ville de Drancy (Seine-Saint-Denis) Ville de Lonjumeau (Essonne) Ville de Lyon (Rhône) Ville de Mouans–Sartoux (Alpes-Maritimes) Ville de Nantes (Loire-Atlantique) Ville de Paris Ville de Saint-Paul (La Réunion) Ville de Tours (Indre-et-Loire)
  22. 22. 22 Mouvement des bénévoles Une mobilisation au quotidien C’est grâce à l’engagement de nombreux acteurs associatifs que le label Fairtrade / Max Havelaar a été lancé en 1992 en France. Aujourd’hui, il est toujours soutenu localement par un réseau d’individus et d’associations locales qui agissent pour le développement du commerce équitable. Partout en France, 28 associations et 14 individus enga- gés constituent un noyau dur de plus de 500 bénévoles qui agissent régulièrement aux côtés du label. En 2009, le mouvement de bénévoles a réalisé plus de 1 100 journées d’actions et sensibilisé 150 000 person- nes au travers d’opérations de sensibilisation, d’actions de communication, de lobbying auprès des collectivités, des entreprises, des lieux de distribution, etc. Les actions 2009 en chiffres Plus de 200 brunchs équitables organisés lors de la Quinzaine du Commerce Equitable 300 interventions en milieu scolaire  30 collectivités locales accompagnées dans leur démar- che de soutien et de promotion du commerce équita- ble, dont 14 engagées dans la campagne « Territoires de Commerce Equitable ». 80 journées d’action commerciales étudiantes Plus de 100 conférences et projections  Chantal Jouanno « Une tâche toujours noble » « Mes derniers mots seront pour tous les bénévoles du commerce équitable. Par leur implication et leur travail, ils méritent toute notre estime et nos encouragements. Leur tâche est difficile, parfois ingrate, mais toujours noble. Leur combat vers une société plus solidaire nous commande de mener notre combat pour la redéfinition globale des échanges entre les pays du Nord et du Sud. Il nous incite à poursuivre et amplifier notre action pour une consomma- tion plus respectueuse de l’environnement et des produc- teurs du Sud »*. * Discours d’installation de la CNCE le 22 avril 2010 par Chantal Jouanno, Secrétaire d’Etat à l’écologie
  23. 23. 23 Paroles de partenaires Quel sens donnez-vous à votre engagement pour le commerce équitable ? Didier Reynaud 23 ans, ambassadeur de la campagne « Changeons d’étiquette », membre de l’association Colecosol Alsace. « Ilya6ans,quandj’aicommencéàmiliterpourlecommerce équitable, les Français ne connaissaient pas beaucoup ce système et les rares articles qui abordaient ce sujet le décrivaient comme une mode ou de la charité. Aujourd’hui, les citoyens deviennent réellement « consom’acteurs ». Les politiques, les entreprises et les médias s’emparent de plus en plus du commerce équitable. C’est une utopie aujourd’hui de plus en plus réaliste ! » Guylaine Gouzou-Testud Adjointe au Maire, déléguée à l’économie sociale et solidaire et au développement durable de la ville de Lyon. « La Ville de Lyon s’est engagée dès 2001 en faveur du commerce équitable. Elle a reçu en 2008 le prix de la col- lectivité la plus engagée en faveur du commerce équitable et est devenue Territoire de commerce équitable en 2009. Emmanuel Pierson Créateur de la marque de T-shirts Monsieur Poulet. « En 2006, quand nous avons monté le projet de Monsieur Poulet, mon associé Rachid Baalla et moi-même nous sommes posés longuement la question d’un sourcing ins- crit dans une démarche de développement durable. La solution du commerce équitable nous est apparue comme évidente, car elle garantit un certain respect des produc- teurs et de leur portefeuille, ainsi qu’une charte environ- nementale clairement définie. Depuis, l’intégralité de notre production est à base de coton labellisé ». Son engagement se traduit notamment par un soutien aux acteurs du secteur mais également par la mise en place de clauses en faveur de produits issus du commerce équi- table dans divers marchés publics tels que les marchés traiteurs ou restauration scolaire. Enfin, le lancement du label « Lyon Ville équitable & durable » permettra aux Lyon- nais d’identifier les structures engagées dans ce domaine sur le territoire ».
  24. 24. 24 Pour son dixième anniversaire, la Quinzaine s’est donné pour objectif de contribuer à faire rentrer les produits équitables dans les habi- tudes de consommation des Français. Elle a donc mis l’accent sur la diversité des produits équitables disponibles. t p u A l’occasion de la Journée mondiale du commerce équitable le 8 mai, cinquante « brunchs » ont permis à 36  000 personnes de se mettre à ta- ble partout en France. De même, dans plus de vingt pays (Europe, Afrique du Sud, Corée, Brésil…) 110 000 personnes étaient attablées. C’était le premier événement international du mouvement Fairtrade / Max Havelaar. Quinzaine du commerce équitable Tous à table pour des brunchs géants !
  25. 25. 25 16 RUE DU QUATRE SEPTEMBRE 75112 PARIS CEDEX 02 - 01 49 53 65 65 10 MAI 10 Quotidien Paris OJD : 121356 Surface approx. (cm²) : 357 N° de page : 27 Page 1/1 DISTRIBUTION Près de 3 milliards d'euros au niveau mondial, 300 millions en France : ce marché, dont l'objectif est d'assurer aux producteurs des pays en développement une «juste » rémunération, reste dix fois plus petit que celui du bio. En croissance de près de 10 %; le commerce équitable fait son trou dans les linéaires Un Forum national du commerce équitable, clos aujourd'hui, a Lille ; la Journée mondiale du commerce equitable, organisée samedi dernier, avec aussi l'ouverture en France de la 10e édition de la Quinzaine du commerce équitable, jusqu'au 23 mai : toutes ces manifestations sont l'occasion de donner une large visibilité à ce concept qui constitue encore une niche en termes de parts de marché. Les acteurs du secteur saisis- sent ces occasions pour multi- plier les animations. Ainsi, Max Havelaar, association emblémati- que de cette demarche censée as- surer aux producteurs des pays en développement une rémuné- ration garantie supérieure à celle du marché, prévoyait samedi d'organiser un brunch équitable géant gratuit dans le parc de La Villette, à Paiis, tandis qu'Artisans du Monde, de son côté, lanta!!, une campagne dédiée aux peu- plesamérindiens. En France, les ventes de pro- duits issus du commerce équita- ble se sont elevées en 2009 a 287 millions d'euros, selon Max Havelaar, qui revendique 95 % des produits équitables, soit 3.015 références. Joaquin Munoz, directeur géneral France de l'as- sociation, revendique une crois- sance des ventes de 13 % en 2009. Chez Alter Eco, PME spécialisée fondée par Tristan Lecomte, la hausse a éte de 7 %, pour 15 mil- lions deuros de vente. Sur le plan mondial, la croissance est esti- mée à 10 % pour un marché total d'environ 3 milliards d'euros. 10 % plus cher en moyenne Selon les données du panélisle IFJ fournis par Alter Eco, les pro- duits équitables ne représen- taient en 2009 que 0,35 % du chif- fre d'affaires dans l'univers épicerie-liquide des hypers et su- permarchés français, soit 120 millions d'euros. Maîs les chiffres montent à 3,7 % pour le café et 2,1 % pour le chocolat, les deux produits phares d'un sec- teur où l'alimentaire domine en- core très largement. Et les ventes progressent de façon significa- tive, malgré un contexte de crise, qui aurait pu conduire les con- sommateurs à bouder des art! cles vendus en moyenne 10 % plus cher que leurs homologues dits « conventionnels ». En France, ce marché reste cepen- dant 10 fois plus petit que le bio. Pour Joaquin Munoz comme Le marché alimentaire du commerce équitable Parts de marche 2009 en % (en France) Autres - Cafe 20,6 14,6 Jus 5,2 the 8 '1 Chocolat ! « Les Echos » / Source lr Tristan Lecomte la croissance est portée par la multiplication des références « commerce équita- ble » dans les gammes de mar- ques de distributeur. Une ten- dance qui tire les Lanis vers le bas et rend donc les produits plus accessibles. Le développement du marché passera aussi par l'ex- tension du label équitable à d'autres catégories de produits. Mais le président d'Alter Eco, qui a créé le Laboratoire du com- merce équitable, estime que, pour gonfler le marché, il faut en outre « convaincre et aide! IPS grandes marques à adopter la dé- marche ». La Commission natio- nale du commerce équitable, qui se réunira pour la première fois le 19 mai, aidera à faire avancer les choses, peut-être en donnant plus de lisibilité au secteur. Car, enlre commerce équitable, bio et produits carbone compen- sés, la nuance est parfois ténue. Dans la chaine Biocoop, par exemple (320 magasins, 450 mil- lions d'euros de chiffre d'affaires, en hausse de 15 %), 600 produits sont à la fois bio et équitables. Les notions se complexifient en- core quand on sait que les ac- teurs du secteur ajoutent désor- mais au commerce équitable traditionnel « Nord Sud », celui dit«Nord-Nord». ChezBiocoop, cela recouvre le label Ensemble pour plus de sens... «Il s'agit de donner une rémunération juste a des collectifs d'agriculteurs fran- çais, pas forcément indexée sur le prix du marché. Par exemple, pour notrefilièrelait, nous payons 43 centimes le litre, contre unprix moyen de 30 centimes pour le lait conventionnel», explique Pa- trick Colin, directeur de la cen- trale d'achats. Une évolution du concept qui séduit les consom- mateurs. PHILIPPEBERTRAND Les Français veulent aussi une démarche locale Une étude menée par Wei pour Max Havelaar montre que les consommateurs identifient bien le principe de ces produits. Ils les veulent attractifs, diversifiés, accessibles... et, pourquoi pas?, trade/Max Havelaar avec un vo- let quantitatif mesuré par l'ifop. Crise aidant, les consomma- teurs se sentent concernés de plus pres, au-delà d'une simple problématique Nord-Sud. Car, françaises comme le lait ou les fruits et légumes. . afin d'avoir des assurances sur la remunéra- tion des agriculteurs. De quoi laire plancher le label mais aussi les industriels. produits doivent eire attraclils, afin de susciter l'envie comme n'importe quel autre article, et aussi afficher des prix jugés concurrentiels. Le grand public veut avoir le p Julie Andrieu et Pierre Marcolini ont créé Regards, le gâteau officiel de la Quinzaine, réalisé à partir d’ingrédients équitables. p Le 6 mai, la réunion organisée à la grande école de commerce Négocia a réuni plus de 300 personnes autour d’intervenants des producteurs, du WWF, de l’institut Wei… Les conférences co-organisées avec les vil- les de Lyon et Nantes ont réuni chacune une centaine de personnes. Merci à nos partenaires Primagaz, la Commission européenne, le conseil régional d’Ile-de-France, la mairie de Paris, Negocia / une école de la CCIP, Ushuaia TV, Radio Nova, A Nous, Mondomix. EXPRESS STYLES 29 RUE DE CHATEAUDUN 75308 PARIS CEDEX 9 - 01 75 55 10 00 18/24 MARS 10 Hebdomadaire Paris OJD : 451713 Surface approx. (cm²) : 1189 N° de page : 76-78 Page 1/3 HAVELAAR 9903433200508/GCD/MAF/2 Eléments de recherche : MAX HAVELAAR : association/label de promotion du commerce équitable, toutes citations a v e u r s Pierre Marcolini roule sa cabosse Nous avons suivi Pierre Marcolini, k meilleur des chocolatiers belges, à Cuba, à ladécouverte de la baracoa, une fève de cacao exceptionnelk, et jusqu'alors méconnue. H aren, dans la zone industrielle des abords de Bruxelles, un matin brumeux de septem- bre.Ilest8heures,nous avonsrendez-vousavec PierreMarcolini,tablier blanc Dash ultra, mècheeffetmouillé,poignéedemauifranche terminéeparunsourire confiant qui embrasse d'un coup l'ambiance déprimante de l'endroit. Il faut dire qu'un autre univers, insoupçonné et bien plus séduisant que les alentours, se déploie derrière les portes de son atelier : I 500 mètres carrés de plain-pied entièrement dévolus à l'accomplissement d'un rêve qui a pris en quinze ans les traits de la réalité. Aprèsavoirrajeunilechocolatbelgedepapa à la faveur de produits gourmands mais plus légers et par un packaging proche du design minimalisle, le petitgars de Charleroi,formé en pâtisserie àAnderlecht, est aujourd'hui le seul artisan belge indépendant à signer ses tablettes etses pralines. « En2007, après cinq ans de recherche durant lesquels je travaillais encoreenpartie avecCallebautetValrhona,je suis sorti du système pour gagner en liberté etproposerunproduitgriffe IOU%Marco, directement issu de la fève », raconte-t-il en parcourant son atelier. Il y a les sacs de fèves en provenance du Venezuela, de Java ou de l'Equateur qui dégagent leur arôme lactique, comme un dernier souffle, avant de se faire brûler dans le torréfacteur. Et puis l'unité de production, composée de 50 personnes, que Marcolini Du purchocolat, vendu sous l'appellation « grand cru de propriété ». Lacabosse(fruit du cacaoyer)deCubafait partie des 8 % de cacaos fins que compte la planète. A ce titre, elle est extrêmement recherchée par les chocolatiers. nomme ses « artisans », du chef d'atelier au débutant charge du tri des pralines. Une brigade, une véritable armée enrôlée pour sortir un chocolat de combat, un chocolat «hautecouture»,commeditlamaison. Pour comprendre concrètement ce que signifie cette métaphore, nous avons suivi le choco- latier au cours d'une de ses pérégrinations autour du monde à la recherche des meil- leuresfèves. Direction Cuba. La Habana, capitale mélancolique etjoli- ment décatie, un soir chaud et humide d'au- tomne. Il est 19 heures, l'heure de l'apéro et du premier cigare sur le toit d'un hôtel sur- plombant le crépuscule tropical. Nicolette Regout, ex-épouse de Pierre Marcolini, cofondatricedelasociété, devenueexpertca- cao auprès du chocolatier est là. Elle est arri- vée il y a quèlques jours pour préparer le ter- rain de la négociation avec le ministèrebelge du Commerce extérieur, qui aboutira au fi- nal à un accord d'exportation de 3 tonnes de fèves.Ecritcommeça,çaal'airsimple.Enréa- lité,riennel'estàCuba.Lesprémicesdecemar- ché remontent à 2008 et au Congrès interna- 11/15 PLACE DE LA BOURSE 75061 PARIS CEDEX 02 - 01 40 41 46 46 28 AVRIL 10 Quotidien Paris Surface approx. (cm²) : 296 Page 1/1 28/04/2010 09:01:00 Le 5e Forum du commerce équitable invite les entreprises et collectivités LILLE, 28 avr 2010 (AFP) - La cinquième édition du Forum national du commerce équitable, du 8 au 10 mai à Lille, consacrera pour la première fois une journée dédiée aux entreprises et aux collectivités territoriales, afin de développer la diffusion de produits labellisés. L'un des enjeux est la généralisation des produits issus du commerce équitable, car si 95% de la population approuve le concept, "la démarche d'achat (chez les consommateurs) reste assez confidentielle", selon Julie Stoll, coordinatrice de la Plateforme pour le commerce équitable, un des principaux acteurs du secteur. La journée du 10 mai, la seule qui ne sera pas ouverte au grand public, aura pour objet de favoriser l'achat éthique dans les entreprises et les collectivités. "On assiste à un changement d'échelle", a souligné Olivier Cabrera, chargé des relations extérieures chez Max Havelaar France, citant notamment l'exemple du glacier américain Ben & Jerry's, qui est en train de passer au commerce équitable. Le commerce équitable "doit s'ancrer plus fort dans les territoires", a souligné Christiane Bouchart, conseillère municipale de Lille, déléguée à l'économie sociale et solidaire et au commerce équitable, lors de la présentation du congrès qui se déroulera pour la première fois en province. "Les collectivités ont un rôle à jouer", a-t-elle souligné, citant l'exemple de la campagne "Equitable au quotidien" lancée par la ville de Lille en début d'année pour soutenir le commerce solidaire. La ville a mis en place depuis 2008 "une stratégie d'achats responsables". Le commerce équitable a connu entre 2008 et 2009 une croissance de 13% en France, pour arriver à un chiffre d'affaires de 300 millions d'euros l'an passé. Le début du Forum, qui doit accueillir 75 exposants, marquera aussi le début de la lOème édition de la quinzaine du commerce équitable, jusqu'au 23 mai dans toute la France. spe/aro/ag Le Monde, Psychologies Magazine, TF1... Les médias, toutes catégories confondues, ont parlé 525 fois de la Quinzaine, contre 342 en 2009 et 126 en 2008.
  26. 26. 2626 La croissance rapide du commerce équitable labellisé implique de renforcer les outils de régulation mis en œuvre par Fairtrade Interna- tional (FLO) et la qualité des services apportés aux producteurs : un développement structuré de nouveaux produits, l’arrivée de nouvelles organisations de producteurs, une meilleure participation des réseaux de producteurs à la défi- nition des standards, la mise en œuvre de nouveaux services et formes de garanties. En 2008, Fairtrade International s’est dotée d’une nouvelle straté- gie pour faire face à ces défis. Cela nécessite un investissement dont la pérennité économique ne peut être assurée qu’à moyen et long terme. Analyse financière Une contribution en hausse au service des producteurs C’est pourquoi, depuis 2009, quatre bailleurs de fonds publics européens ont accepté une approche commune afin de rentrer dans un partenariat stratégique et de disposer d’une capacité d’influence sur la mise en œuvre des objectifs : ICCO (Pays-bas), DFID (Royaume-Uni), Irish Aid (Irlande), NORAD (Norvège) et SECO (Suisse). Ils contribueront à atteindre les objectifs suivants en 6 ans : doubler le nombre de producteurs ayant accès au commerce équitable, assurer la réduction du niveau de pauvreté pour ces familles, asseoir l’autonomie financière de Fairtrade International à l’ho- rizon 2013. 20% 37% 22% 20% Information et sensibilisation grand public Développement de débouchés commerciaux pour les producteurs Gestion du label Animations territoriales 41% 11,4% 16,2% 5,2% 26% Services d’appui aux producteurs Développement des standards Stratégie et politiques Communication, marketing, gestion de marque et produits Gouvernance et services centraux 92% 8% Droits de licence Subventions Cotisations des associations de labellisation Subventions 44,9% 55,1% La fédération internationale Fairtrade Dépenses Fairtrade International : Ressources Fairtrade International :
  27. 27. 27 20% 37% 22% 20% Information et sensibilisation grand public Développement de débouchés commerciaux pour les producteurs Gestion du label Animations territoriales 92% 8% Droits de licence Subventions Le programme prévoit entre 2 et 2,5 millions d’euros par an, dégressifs jusqu’en 2013, avec un objectif de fonds propres supérieurs à 80 % à l’horizon 2013, par le biais de la contribution des associations nationales comme Max Havelaar France. Les dépenses internationales sont principalement destinées à l’appui aux organisations de producteurs (41 %) sur des domaines techniques, organisationnels et financiers. Le poste « Direction et services généraux » se compose principalement de la coordination du système global multi-parties prenantes : réseaux de produc- teurs, associations nationales, entreprises, ONG, syndicats… L’association Max Havelaar France En 2009, l’association a confirmé son indépendance financière malgré un contexte économique morose et des bailleurs de fonds difficiles à mobiliser. Les ressources de l’association Au total, malgré la crise, les redevances versées par les marques pour l’utilisation du label s’élèvent à fin 2009 à 4,3 millions d’euros, en hausse de 11 %. Le total des ressources de l’association augmentent de 8 % entre 2008 et 2009, atteignant 4,8 millions d’euros. L’exercice comptable 2009 termine avec un excédent de 48  000  euros que le conseil d’administration de Max Havelaar France a décidé d’affecter aux réserves de l’association. Les dépenses de l’association Les dépenses d’exploitation augmentent de 15 % en 2009 pour atteindre 4,8  millions d’euros. Les charges salariales passent à 1,9 millions d’euros, soit une progression de 24 % qui s’explique en partie par le renforcement de nos effectifs. Les dépenses cor- respondant au financement du système international représentent 21 % du total des charges. Dépenses Max Havelaar France : Ressources Max Havelaar France :
  28. 28. 28 Actif 31 décembre 2009 31 décembre 2008 Brut Amort & Prov. Net Net A.IMMOBILISE Immobilisations incorporelles 50 854 40 911 9 943 7 245 Concessions, brevets, licences 50 854 40 911 9 943 7 245 Immobilisations corporelles 283 155 218 215 64 940 98 912 Agencements, aménagements divers 105 548 85 629 19 919 36 348 Matériel/Mobilier de bureau et informatique, mobilier 106 886 79 474 27 412 31 636 Emballages récupérables et divers 70 721 53 112 17 609 30 928 Immobilisations financières 141 745 20 000 121 745 89 453 Prêts 71 500 20 000 51 500 21 500 Dépôts et cautionnements Participations 31 799 31 799 31 799 Autres immobilisations financières 38 446 38 446 36 154 TOTAL I 475 754 279 126 196 628 195 610 A.CIRCULANT Stocks et en-cours 72 153 38 087 34 066 14 349 Stocks Matières premières et approvisionnement 72 153 38 087 34 066 14 349 Créances d'exploitation 1 857 109 200 500 1 656 609 1 997 983 Avances et acomptes versés Créances usagers et comptes rattachés 1 316 961 187 000 1 129 961 1 094 699 Autres créances 164 997 13 500 151 497 228 816 Valeurs mobilières de placement 0 452 944 Disponibilités 342 928 342 928 168 506 Charges constatées d'avance 32 223 32 223 53 019 TOTAL II 1 929 262 238 587 1 690 675 2 012 332 Charges à répartir sur plusieurs exercices (III) TOTAL GENERAL ( I + II + III) 2 405 016 517 714 1 887 302 2 207 943 Passif 31 décembre 2009 31 décembre 2008 Net Net F.ASSOCIATIFS Fonds associatif avec droit de reprise 111 658 121 658 Report à nouveau 19 274 212 489 Résultat comptable de l'exercice 48 403 231 762 TOTAL I 179 335 140 932 Provisions risques et charges 80 000 80 000 TOTAL II 80 000 80 000 DETTES Emprunts et dettes auprès des établissements de crédit 261 162 480 278 Emprunts et dettes financières divers 12 609 22 851 Avances et acomptes reçus sur commandes Dettes fournisseurs et comptes rattachés 629 851 696 080 Dettes fiscales et sociales 607 753 604 140 Autres dettes 25 783 21 771 Produits constatés d'avance 90 810 161 891 TOTAL III 1 627 968 1 987 011 TOTAL GENERAL ( I + II + III) 1 887 302 2 207 943
  29. 29. 29 Charges Année 2009 Année 2008 Année 2007 Année 2006 Année 2005 Année 2004 Année 2003 Charges d'exploitation Achats et services extérieurs 2 668 015 2 183 329 1 477 930 1 851 177 1 882 880 1 093 367 673 956 Impôts, taxes et versements assimilés 105 103 75 234 124 973 53 556 26 759 5 385 3 957 Charges de personnel 1 860 627 1 499 583 1 808 261 1 830 579 1 203 380 941 966 765 646 Dotations 105 979 308 445 164 870 66 841 40 677 182 849 68 689 Autres charges 42 429 93 419 25 418 57 367 47 155 74 330 965 TOTAL I 4 782 153 4 160 009 3 601 452 3 859 520 3 200 851 2 297 897 1 513 213 Charges financières 35 246 29 497 40 517 29 148 13 213 21 646 16 808 TOTAL II 35 246 29 497 40 517 29 148 13 213 21 646 16 808 Charges exceptionnelles 8 577 39 486 31 371 188 834 72 645 13 757 10 818 TOTAL III 8 577 39 486 31 371 188 834 72 645 13 757 10 818 TOTAL DES CHARGES 4 825 976 4 228 992 3 673 340 4 077 502 3 286 709 2 333 300 1 540 839 Impôt sur les bénéfices 365 29 582 4 779 Résultat de l'exercice = bénéfice (IV) 48 403 231 762 100 774 541 987 Produits Année 2009 Année 2008 Année 2007 Année 2006 Année 2005 Année 2004 Année 2003 Ventes et prestations 93 531 150 671 113 477 81 543 137 166 21 073 101 563 Subventions 378 298 331 682 288 318 1 121 997 1 115 966 1 713 923 457 031 Ministère des affaires étrangères 826 087 836 120 1 279 431 180 936 Union européenne / CDE 150 000 150 000 100 000 93 000 157 000 150 000 40 000 Ministère de la Jeunesse et des Sports 5000 Projet Fairtrade Towns 8 217 37 074 24 900 25 869 Subvention AFD 90 000 Emplois jeunes 48 419 20 699 49 926 59 786 14 674 73 590 Ministère des affaires sociales 136 827 Géofairtrade 30 270 Autres 141 392 123 909 23 492 112 255 108 173 210 901 99 268 Autres produits 4 343 598 3 986 841 3 340 946 2 524 572 1 852 364 1 133 924 626 892 Redevances 4 323 505 3 931 061 3 327 325 2 490 408 1 818 467 1 085 054 577 676 Autres 20 094 55 780 13 621 34 164 33 897 48 870 49 216 TOTAL I 4 815 427 4 469 193 3 742 741 3 728 112 3 105 496 2 868 920 1 185 486 Produits financiers 8 101 6 251 1 833 5 407 6 488 194 22 TOTAL II 8 101 6 251 1 833 5 407 6 488 194 22 Produits exceptionnels 51 216 14 892 29 540 624 639 119 293 10 952 5 315 TOTAL III 51 216 14 892 29 540 624 639 119 293 10 952 5 315 TOTAL DES PRODUITS 4 874 744 4 490 337 3 774 114 4 358 158 3 231 277 2 880 066 1 190 823 Résultat de l'exercice = déficit (IV) 210 982 55 432 350 016 TOTAL GENERAL (I + II + III + IV) 4 874 744 4 490 337 3 774 114 4 077 502 3 286 709 2 880 066 1 540 839
  30. 30. 30 Merci à tous nos partenaires Ils s’engagent avec Fairtrade / Max Havelaar Le Conseil d’administration FRAICHARD Serge, Président – DOUSSIN Jean-Pierre, Vice-Président – LAMENARDIE Jean-Paul, Secré- taire – CARIE Jean-Loup, Trésorier – TERRISSE Laurent – CHARBONNIER Jean-René – LAURENT Nicolas – LEGRIGEOIS Franck – YOUNAN Michelle Les groupes locaux APCE 89 – ATB – ATPCE – Bayeux Commerce Equitable – Bretagne Commerce Equitable Nord Sud – CAFE ! – C’est tout Com – COLECOSOL – Correspondant local 14 – Correspondant local 22 – Correspondant local 29 – Crozon – Correspondant local 29 – Saint Yvi – Correspondant local 47 – Correspondant local 56 – Cor- respondant local 59 – Correspondant local 69 – Correspondant local 77 – Correspondant local 79 – Corres- pondant local 94 – Correspondant local Auvergne – Correspondant local Eaubonne – Correspondant local Polynésie française – EQUI’MAX – IDCE 86 – LOR-SUD/Collectif Commerce Equitable – Madin’Ekitab – Max Havelaar 35 – Max Havelaar 92 – Max Havelaar Anjou – Max Havelaar Champagne-Ardenne – Max Havelaar Limousin – Max Havelaar Midi-Pyrénées – Max Havelaar Paca – Max Havelaar Sud-Bourgogne – NAPCE – Paris Equitable – Pôle local d’économie solidaire chevillais – Pont l’Eveque Equitable -Réunion Equitable – Solid’Ere – Terre Humaine – Viking Equitable – YPCEL Consommation hors-domicile - Activité CHR (café hôtel restaurant) : Accor – Best Western – Châteaux & Hôtels Collection – Pierre & Vacances – Touristra Vacances – Elior (Eliance, Avenance) – Sodexo – Compass (Scolarest, Eurest) – Cremo- nini, EXKI – Flunch – Courtepaille – Quinoé. - Chefs cuisiniers ambassadeurs : Olivier Roellinger – Jean-François Piège – Julie Andrieu, Alain Alexanian, Toques Blanches lyonnaises – Laurence Salomon – Gérard Cagna – Guy Krenzer… - Entreprises consommatrices  : Aéroports de Paris –  Bouygues Construction –  Crédit Agricole –  EDF – FNAC, La Poste – Primagaz – RATP – SNCF – Saur – Séché Environnement, – Sanofi Aventis
  31. 31. 31 Les détenteurs de licence 123 Etam – Abeil – ADM Bressuire – Aekitas – Agence M&C – AgroFair Benelux BV – Algra Koffie en Thee B.V. – Alter Eco – Alterka Kooperatiba – Araquelle – Armor Lux – Artisanat Sel – Auchan – AZ Mediterranee – Baud SA – Belco SAS – Ben & Jerry’s Homemade Holdings, Inc. – Bestseller A/S – Bigot Fleurs – Biocoop – Birdy Nam Nam – Boomerang SAS – Boyere – Brochenin SA – Cafés Albert – Cafés Bibal SAS – Cafés Chapuis S.A. – Cafés Excella – Cafés Henri SAS – Cafés Merling – Cafés Pivard – Cafés Reck – Cafés Rombouts Koffies – Caraibos C.I.P.P.T – Carrefour – Casino – CAT Notre Avenir – Celio (France) – Centre de Cafeologie – Cepovett – Ceribio – Cham- pion – Chocolat Mathez – CIAD – Clarysse – Clipper Teas – Coic – Comazo GmbH & Co. KG – Compagnie Méditerranéenne des cafés Malongo – Confiserie Rohan – Cora – Cora Bonneterie Chaussettes – Cora PAP – Country Farm – Sagy – CSI SAS – Dalliance – Dammann – DanielMercier– DelicesduPalais– DevasChocolaterie– Distriborg– Dodo– DoleFranceSAS– Dolfin– Dr.OttoSuwelackNachf.GmbH&Co. KG – Eider – Elis – Eminence – Ethiflora – Ethiquable – Ethis – Ets. George Cannon – Eurogran A/S – Favols – Fichaux Industries SA – Fileane – Filet Bleu – Flore Distri – Flower Direct BV – Folliet – Foret des Loges (Weiss) – Foucteau – France cacao – France Lyo – Francoise Saget – Fruidor – FTB - Fun Adventure – Hacot et Colombier – Herbal Health Ltd – Hydra et Tetra Medical – I.C.S. International B.V. – IEC – Intermarche – J.J. Darboven – Jardins de Gaia – Katope International SA – Kenty – Kindy Bloquert – Klaus – Kwintet – La Chocolaterie du Pecq – La Compagnie du Commerce Equitable – La Redoute SA – La route des comptoirs – La route des fleurs – La Vie en Pro – Lafodex – Larex AB – Le Moulin du Pivert – Le Temps des Cerises – Legal le Gout – Les chevaliers d’argouges – Les jardins du Ried – Les Pots Ethiques – Lestra – Lobodis – Logoclub – Loiret & Haentjens – Lucien Georgelin – Maison J. Quille et Fils – Maison P. JOBIN et Cie – Maison Roucadil – Markal – Maya Fair Trading ASBL – Menguy’s – Meo – Meyer-Hosen AG – Michaud Apiculteurs – Miel Villeneuve – Miko Coffee Service NV – Monbana – Mongozo B.V. – Monoprix SA – Monsieur Chat – Monsieur Poulet – Mulliez Freres – N.P. Créations – Naturalim France Miel – Naturenvie SA – Neuteboom Koffiebranders B.V. – Norma – Olivier Langlois – OMPE – Oxbridge – Oxfam Fairtrade cbva – Pagès – Papili – Patisserie les comtes de la marche – Pâtisserie Michel Kremer – PEG – Peter Riegel Weinimport GmbH – Pfanner GmbH – Pomona Terreazur – Pro Natura SA – Pueblos Nativos – Pyrenex – Racines – Rauch Fruchtsäfte GmbH & Co – Raverdy – Reismühle Brunnen – Rica Lewis – Richard – Routin – Sageco – Sati – Satro Quality Drinks GmbH – Saveurs et Nature – Scamark – Schirmer Kaffee GmbH – Scop Café Michel – Seda Solubles – Segafredo Zanetti France – Simon Levelt – Siplec – SNT – Sogecoq – Solidar’Monde – Solo Invest – Solyland – Somovedi – Soufflet – limentaire – Starbucks France – Switcher – Système U – Talux SA – Tenthorey – Tereos – The Cotton Group – B&C Collection – The Fair Trade Spirits Company – Thomas Le Prince – Tisseray – Top Flora – Torréfaction de Broceliande – Transgourmet – Truffaut – Unilever (Alsa) – Valrhona – Vandershooten – Vertbaudet – Vita Terra AG – Vitality Foodservice – Vitamont – Walomo - Wertform GmbH (DEK) – Zahor France SAS
  32. 32. Association Max Havelaar France 261 rue de Paris 93556 Montreuil cedex Tél. 01 42 87 70 21 www.maxhavelarfrance.org Filière classique Producteur Regroupement coopératif Directement au port Investissements Intermédiaire Intermédiaire Intermédiaire Filière équitable Équitable ou non ? Deux cas de figure.

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