Principaux enseignements du sondage



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note sur sondage csa marianne

  1. 1. Principaux enseignements du sondage CSA a réalisé à la demande de Marianne un sondage auprès des Français sur leur perception de la politique de sécurité intérieure. Sondage exclusif CSA / MARIANNE réalisé par téléphone le 11 août 2010 au domicile des personnes interrogées. Echantillon national représentatif de 1021 personnes âgées de 18 ans et plus, constitué d'après la méthode des quotas (sexe, âge, profession du chef de ménage), après stratification par région et catégorie d’agglomération. Les Français dressent un bilan assez sévère de la politique menée en France en matière de sécurité intérieure depuis huit ans. Seuls 27% des Français jugent que cette politique s’est avérée plutôt efficace pour lutter contre l’insécurité alors que 69% défendent l’opinion inverse. Même au sein des sympathisants de droite, une majorité juge que cette politique n’a pas permis de lutter efficacement contre l’insécurité (53% contre 72% des sympathisants de gauche). Les plus critiques à l’égard des actions menées sont les membres des catégories supérieures (79%) et les plus diplômés (71%) ainsi que les personnes ne déclarant aucune sympathie partisane (74%). Dans le détail, les Français estiment majoritairement que cette politique s’est montrée plutôt inefficace pour lutter contre les atteintes aux biens (à hauteur de 58%), contre les atteintes aux personnes (à hauteur de 69%), contre la délinquance financière (72%) et surtout contre les violences urbaines (78%). Si les sympathisants de droite émettent des jugements moins tranchés que les sympathisants de gauche, une majorité d’entre eux estime cependant que la politique menée ces huit dernières années n’a permis de lutter efficacement contre aucun de ces types de délinquance (51% en ce qui concerne les atteintes aux biens contre 57% des sympathisants de gauche ; 53% concernant les atteintes aux personnes contre 70% ; 58% concernant la délinquance financière contre 77% et enfin, 63% concernant les violences urbaines contre 82%). Appelés à se prononcer sur les éléments qui auraient pu faire augmenter la délinquance en France ces dernières années, les Français pointent d’abord du doigt les inégalités sociales. En effet, 73% estiment qu’elles ont contribué à faire augmenter la délinquance (dont 83% des sympathisants de gauche et 68% des sympathisants de droite). Vient ensuite la suppression de la police de proximité : plus des deux-tiers des Français (68%) estiment que cette disparition a pu entraîner une augmentation de la délinquance (78% à gauche et 64% à droite). Une proportion presque similaire de Français (66%) partage la même opinion concernant la réduction du nombre de policiers (72% à gauche et 65% à droite). Une majorité d’entre eux (68%) dénonce également comme cause d’une insécurité grandissante l’incivilité des citoyens, les sympathisants de gauche comme de droite étant d’accord sur ce point (71% et 71%). Les Français se montrent plus partagés quant à la contribution supposée de l’immigration à l’augmentation de la délinquance : 47% estiment qu’elle y a participé contre 49%
  2. 2. qui défendent l’avis contraire. On observe sur ce point une réelle fracture entre les sympathisants de gauche et les sympathisants de droite (33% des premiers et 61% des seconds jugeant que l’immigration a contribué à faire augmenter la délinquance). Après les débats suscités par la proposition de Nicolas Sarkozy, relayée par Brice Hortefeux, de déchoir de la nationalité française les personnes d’origine étrangère qui porteraient volontairement atteinte à la vie d’un dépositaire de l’autorité publique ou qui commettraient un autre crime grave, les Français se montrent assez divisés. Au cours de cette enquête réalisée près de deux semaines après l’annonce présidentielle et reprenant les principaux arguments de la majorité et de l’opposition, 46% se sont déclarés plutôt favorables à la mesure « car l’acquisition de la nationalité doit être remise en cause en cas d’acte grave » alors que 51% s’y sont dit plutôt défavorables « car tous les Français doivent être égaux devant la loi quelle que soit leur origine ». La proportion d’individus favorables à la proposition monte à 69% parmi les sympathisants de droite alors que 63% des sympathisants de gauche se rangent plutôt à l’argument de l’égalité devant la loi. Notons également que 69% des jeunes de moins de 30 ans, 63% des cadres, 66% des plus diplômés et 61% des Franciliens s’y déclarent plutôt défavorables alors que 53% des 50 ans et plus et 55% des peu ou pas diplômés affirment y être plutôt favorables. En outre, les trois-quarts des Français sont d’accord avec l’affirmation selon laquelle « Les Français d’origine étrangère sont des Français à part entière ». Cette opinion est majoritairement partagée par toutes les catégories de population mais on retrouve de plus fortes proportions de personnes qui réfutent cette affirmation parmi les non-diplômés (24%) ou les titulaires d’un diplôme inférieur au bac (27%), parmi les personnes âgées de 50 à 64 ans (28%), parmi les employés (29%), parmi les sympathisants de droite (27%) et d’extrême-droite (46%). Enfin, 66% des personnes interrogées estiment que les Français qui s’exilent pour ne pas payer d’impôts en France ne méritent pas la nationalité française. On n’observe pas de différence forte entre les sympathisants de gauche et les sympathisants de droite sur cette question (66% et 64%), les uns comme les autres faisant de l’exil fiscal un signe d’irrespect envers le modèle social français et la nationalité française. Cette enquête montre ainsi que, pour les Français, le bilan de l'action menée depuis 2002 en matière de sécurité intérieure ne peut être considéré comme positif. Reste que : 1. Si le bilan n'est pas perçu dans l'absolu comme "bon", il ne structure pas forcément le regard porté à l'égard de l'exécutif et - a fortiori - du Président de la République. La dernière vague de mesure de la confiance exprimée à l'égard du couple exécutif montrait que le Président
  3. 3. de la République remontait dans l'opinion après les annonces effectuées. Ce qui tendait à montrer que celui-ci était parfois plus jugé sur sa posture que sur l'efficacité de l'action menée, 2. En 2007, déjà, le bilan de Nicolas Sarkozy en tant que Ministre de l'intérieur n'était pas jugé avec enthousiasme de la part des Français. Mais si, dans l'absolu, les Français émettaient des réserves, celles-ci se heurtaient à l'absence d'offre et de compétences alternatives. La gauche - et Ségolène Royal - ne donnaient pas le sentiment d'être, à l'époque, en capacité de mener une politique plus efficace.

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