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Revolution-de-l-informatique-historique

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Revolution-de-l-informatique-historique

  1. 1. Révolution de linformatique Les NTIC La fin des années quatre vingt dix a été caractérisée par une rigoureuse repriseéconomique dans les pays les plus industrialisés, reprise dont le moteur a été essentiellementconstitué par les nouvelles technologies de linformation et de la communication (NTIC), néesgrâce à la conjonction de linformatique et des télécommunications et lapparition dInternet. LesNTIC désignent les nouvelles technologies utilisées dans le traitement et la transmission desinformations et principalement : informatique, Internet et téléphonie mobile. Les NTICregroupent un ensemble de ressources nécessaires pour manipuler linformation etparticulièrement les ordinateurs et programmes nécessaires pour la convertir, la stocker, lagérer, la transmettre et la retrouver.On peut ainsi regrouper les NTIC par secteur :- les télécommunications et les réseaux informatiques- le multimédia- les services informatiques et les logiciels- le commerce électronique et les médias électroniques- la micro-électronique et les composants- léquipement informatiqueLes premiers pas vers une société de linformation furent entamés lors de linvention dutélégraphe électrique, du téléphone fixe, de la radiotéléphonie et, enfin de la télévision.LInternet, la télécommunication mobile et le GPS peuvent être considérés comme des NTIC.Le rapprochement informatique-télécom date de la dernière décennie du XX siècle ; Lesappareils miniaturisés "multifonctions" sont sur le marché depuis 2005. Après les années de gestation, linformatique qui était restée lapanage de quelquesspécialistes et utilisateurs sest progressivement démocratisée. Elle est aujourdhui dans toutesles entreprises et la plupart des ménages des pays développés. Les NTIC et en particulierlinformatique constituent-ils le fondement et le moteur de la troisième Révolution (ourévolution informatique) ?I Impact de lévolution des NTIC : Le développement des NTIC et de linformatique au cours des trente dernières annéesest étonnant. Les NTIC sont un espace de confrontation majeure entre les stratégiescommerciales et la pression sociale des nouveaux usagers. En effet nous sommes passés detechnologies balbutiantes limitées au téléphone et à une informatique réservée à quelquesinitiés dans leur cadre professionnel à une utilisation grand public et généralisée dans lesentreprises. Sur quels domaines économiques cette évolution a-t-elle eu un impact ?A- le travail- Agriculture et industrie : Toutes les compétences, savoirs et connaissances que recelaient jusqualors les cerveaux destravailleurs sont transférés sur une bande magnétique. Le processus de fabrication et le pilotage
  2. 2. à distance exigent désormais bien moins de surveillance directe et dintervention sur le lieu deproduction. Avec la commande numérique, nombre de décisions affectant latelier et leprocessus de fabrication passent des ouvriers aux programmateurs et aux gestionnaires. Lesavantages de la nouvelle technologie de lautomation néchappent pas aux responsablesindustriels. A partir de ce moment, un contrôle plus rigoureux va sexercer sur tous les aspectsde la production, y compris sur le rythme même du processus de fabrication. Ce ne sont plusdes hommes à encadrer mais des machines. Il y a donc une émancipation par rapport auxtravailleurs humains.- Tertiaire dont les nouveaux services :Le commerce de détail est un nouveau marché de plus en plus porteur. Ainsi le commerceélectronique européen représenterait aujourdhui environ 80 milliards deuros. De plus il est entrain de se diversifier de lachat du livre, des billets de voyages à lélectroménager jusquauxcontenus audiovisuels. De plus le travail peut se faire sous différentes formes grâce audéveloppement d’Internet et donc du travail à la maison.B – la croissance et la productivité : Les machines se substituant pour partie à lhomme, permettent daméliorer laproductivité grâce notamment à leur fonctionnement continu et au pilotage à distance. Après lapremière révolution industrielle (dans le secteur du charbon, de la vapeur, de lacier, du cheminde fer, du textile) et la deuxième révolution industrielle (électricité, pétrole, automobile, chimie,apparition du taylorisme...), on parle dune éventuelle troisième révolution, reposant sur lestechnologies de linformation et de la communication. Ces révolutions seraient à lorigine delongs cycles de croissance, cest à dire des périodes pendant lesquelles la consommation, laproduction et les revenus augmenteraient à un rythme plus soutenu, favorisant le plein emploi. (inspiration Schumpétérienne et les innovations en grappes) Lefficacité productive de lhomme na pas cessé de croître et ces gains de productivité sesont traduits par une multiplication des richesses produites, une élévation considérable duniveau de vie mais également par une diminution du temps consacré au travail(remarque aucours des deux derniers siècles : productivité du travail multipliée par 28 et la durée de travaildivisée par 2) au cours des années 2000 on sait ainsi que sur les 2.20% de croissance annuelle du PIB 0.36 point était imputable aux NTIC donc 16% de la croissance économique françaiseC – les ménages : Les nouvelles technologies semblent avoir envahi le quotidien des français. Deuxpersonnes sur trois sont équipées dun téléphone mobile, deux sur trois ont déjà utilisé Internetou lordinateur et au deuxième trimestre 2006 52% des ménages en sont équipés. Les appareilsnumériques se vendent comme des petits pains. Pour prouver l’ampleur du phénomène, depuis2004, internet à doublé (aujourd’hui 100 millions de sites.). Les nouvelles technologiesoccupent une place de plus en plus importante dans la vie des français. Ils sont prêts à dépenserde plus en plus pour ces nouveaux produits dont le prix ne cesse quant à lui de baisser. Ilsconsacrent de plus en plus de leur temps professionnel mais aussi de loisir aux diversesactivités numériques.
  3. 3. Ce schéma souligne limportance de la complémentarité des innovations effet "boule de neige" :Ladoption de la prochaine étant favorisée par lappropriation de la précédente. Le total des dépenses consacré aux cinq grands postes de consommation des ménages enmatière de nouvelle technologie : la téléphonie, lInternet, le matériel micro-informatique, lematériel électronique grand public et les contenus numériques; représente 30 milliards deuros(hors TVA) en 2003 en France.Le poste NTIC dans le budget des ménages est de 4%.Mais au-delà de léquipement des foyers, lappropriation de la technique et lutilisation régulièredans les familles sest considérablement développée, notamment les jeunes avec 51% qui ont unblog ou un site internet.D- Relation entres les hommes Malgré lintense publicité que connaît Internet et lextrême valorisation dont lesnouvelles technologies de linformation sont aujourdhui lobjet, le thème est encore loin de fairelunanimité. Si les NTIC rencontrent un succès certain, des franges de la population en restent àlécart. Les raisons en sont multiples mais nous pouvons citer des facteurs économiques, dâgeet de capacité de compréhension et dadaptabilité. Si les NTIC peuvent rapprocher les gens ,elles peuvent aussi contribuer à accroître leur marginalité.On distingue grossièrement trois positions à légard des NTIC:- dabord les militants du tout Internet, prosélytes sans le savoir forcément dun nouveau culte- les technophobes hostiles à toute technique- Ceux qui pensent quun usage raisonné des techniques peut sous certaines conditions être facteur de progrès. Puis on peut aussi faire une constatation : le rapport du BIT de 2002 donne à penser quelessor des NTIC ouvre de nombreux débouchés aux femmes. En engendrant de nouvellesformes de travail. Ce qui leur permet de travailler à domicile et de mieux concilier leurs horairesprofessionnels et familiaux. Mais il existe toujours un clivage homme/femme, une fracturenumérique. Enfin on peut noter une marginalisation des humains seule face à l’ordinateur.E- Au niveau géopolitique : Les disparités qui caractérisent la diffusion et lutilisation des ces nouvelles technologiesrisquent délargir la "fracture numérique" déjà béante entre les nantis et les laissés pour comptede la technologie. La convergence numérique des NTIC a quasiment balayé les deux grandsobstacles qui entravaient la communication : la lenteur et la distance. Grâce à lexistence demoyens toujours moins coûteux, toujours plus rapide et toujours plus variés de transmettre degrandes quantités dinformation via Internet ou dautres réseaux, nous vivons aujourdhui dansun monde où laccès à linformation est plus aisé que jamais. La quasi-totalité des NTIC estproduite par environ 15% de la population mondiale. A peu près la moitié seulement de lapopulation mondiale dispose de lélectricité, des lignes téléphoniques et des autres équipementsnécessaires pour appliquer ces technologies dans les secteurs de la production et de laconsommation. Cela signifie que la majorité des habitants de la planète souffre à cet égard dunlourd handicap et quau moins un tiers dentre eux est carrément déconnecté de la technologie.
  4. 4. F - La montée en puissance des transnationales : Le déploiement des entreprises transnationales constitue un des traits les plus marquantsde la mondialisation de léconomie. De plus en plus de marchés sont dominés par des firmes quiagissent à léchelle de toute la planète. Pour suivre cet essor, le principal indicateur concerne lesstocks dinvestissements directs à létranger : ils pesaient 22.3% du PIB mondial en 2002 contre6.7% en 1980. De nombreux facteurs ont concourus à ce développement spectaculaire destransnationales comme la libéralisation des flux financiers ou le rapprochement des modes devie et de consommation. Les NTIC sont au cœur dun double mouvement contradictoire desentreprises : une centralisation croissante du pouvoir économique au sein de ces entreprisestransnationales mondialisées, et dautre part la décentralisation toujours plus poussée desprocessus de production eux même.II Avantages et limites aux NTIC et à linformatique :A - Avantages :1)au niveau de lentreprise- hausse de la productivité du travail donc baisse des coûts- meilleure connaissance de lenvironnement donc meilleure réactivité- amélioration de lefficacité de la prise de décision- meilleure gestion des ressources humaines- nouveau circuit de production grâce à lélargissement du marché potentiel- baisse des coûts dapprovisionnement (grâce à la réduction du nombre dintermédiaires)2)au niveau du travailleur- Diminution du temps de travail car utilisation des gains de productivité pour y parvenir et donc augmentation du temps de loisir.- Elle permet lautonomie des salariés dans la gestion de leur structure temporelle et du contrôle quils peuvent exercer sur leurs horaires- Possibilité de choisir son lieu de travail.3) au niveau des ménages- Accès banalisé 24h/24 de nimporte quel point du globe à un ensemble puissant de données.- Partage dinformation entre les gens.- Communication avec le monde entier même pour les plus jeunes- Facilite la communication dans de nombreux domaines: la politique, la culture, la consommation…- Facilite la vieB - Limites :1) au niveau de lentreprise- Problème de rentabilité (coût du matériel du logiciel de la maintenance et de renouvellement ; phénomène de suréquipement donc coût de sous-utilisation des outils ; coût de formation du personnel ; coût du rythme soutenu des innovations (18 mois) alors que la durée damortissement est entre 5 et 7 ans…)- durée des start-up- foisonnement trop dense de linformation- Concurrence exacerbée en facilitant des consultations de prix.
  5. 5. 2)au niveau du travailleur- délocalisations de la production (ex centre dappels)- Pertes demplois liés à lautomatisation et lautomation.- Disparition demplois peu qualifiés.3) au niveau des ménages :- Problème de relationnel humain vers le virtuel.- une aliénation à ces technologies (dépendance)- marginalisation des plus faibles.4)au niveau géopolitique:- fracture entre les régions équipement ADSL limité à certaines zones urbanisées.- fracture entre les paysIII Sommes nous dans une troisième révolution informatique et industrielle ?A la troisième révolution industrielle La révolution industrielle partie dAngleterre au 18° siècle constitue une référenceincontournable et un cadre idéal pour illustrer leffet dinnovations radicales sur léconomie etplus largement sur lorganisation sociale. Lélectricité et aujourdhui les technologies delinformation sont souvent présentées comme les vecteurs de deux autres révolutions. Unecertaine similitude entre ces trois époques existe même si des différences substantielles lesdistinguent nettement. A chaque fois, il sagit en effet de dépasser les dysfonctionnementsconstatés ou de répondre aux attentes sociales nouvelles par des innovations techniques etorganisationnelles. La troisième révolution sest construite autour de trois systèmes ledéveloppement de la consommation et de la production de masse, la formation de réseauxtechniques à grande échelle, la constitution du complexe des techniques de linformation. LeXX° siècle a été marqué par lemprise des réseaux techniques à grande échelle sur les sociétés etle monde. Aux réseaux du 19° siècle de canaux ,de chemin de fer, de télégraphie, deau et degaz sont venus sajouter des réseaux délectricité, daéronautique, de téléphonie, et de radio. Ilsont fait naître des formes nouvelles de dépendances des utilisateurs. Lextension des réseaux aprovoqué des contraintes techniques liées aux économies déchelle mais aussi au désir desutilisateurs de disposer de connexions toujours plus lointaines et nombreuses. Les réseaux decommunications forment le cœur des technologies de linformation, produit de la fusion entreles techniques de reproduction, linformatique et les télécommunications. Les procédés optiqueset électroniques se sont substitués à des procédés mécaniques, électriques et électromagnétiqueset la numérisation a unifié lensemble. La société de masse sest transformé en une société deconsommation. Le passage vers une possible troisième révolution sest ainsi réalisé selon unprocessus comparable à celui du passage vers la seconde.B - Vers une nouvelle révolution informatique ? : La première révolution informatique a pris forme il y a 30 ans quand respectant la loiempirique de MOORE la puissance des microprocesseurs sest mise à doubler tous les 18 mois.La seconde révolution se déroule sous nos yeux sans que nous en ayons pris réellementconscience : celle de la montée en puissance dInternet. La loi empirique de MOORE vadorénavant sappliquer sur la capacité du réseau, en bouleversant notre environnement que ce
  6. 6. soit au travail chez nous dans notre voiture… Mais peut être bien quune troisième révolution seprépare en informatique ! Aujourdhui encore le plus gros des supercalculateurs est incapable de savoir quisapproche de lui et de décrire lenvironnement dans lequel il se trouve. Il est aveugle, sourd etmuet et incapable de réagir à un contact ou danalyser un goût. Il ne dispose daucun des sensqui permettent au cerveau humain déchanger avec son environnement. Une nouvelle phasepourrait donc prendre corps à une vitesse sidérante. Elle sera spectaculaire et sera plusfacilement "assimilable" en donnant un caractère "naturel" à toutes les nombreuses machines.Dici quelques années, nous parlerons à notre ordinateur, notre réfrigérateur, notre voiture, …Ces nouvelles relations entre lêtre humain et la machine pourront être majeures pour nous faireentrer culturellement dans un monde nouveau. Le clavier ne sera plus considéré comme unelimite. Les machines de demain seront-elles sensibles à notre présence, anticiperont–t-elles nossouhaits, auront –elles la capacité de lire nos émotions ? Est-elle la révolution que des vieuxpeuples comme le nôtre attendent pour entrer dans le futur ?Conclusion Pour la première fois dans lhistoire de lhumanité, lhomme a construit un dispositiftechnique, Internet, capable de dispenser les hommes de toute communication directe. Personnenaurait sans doute pensé à un tel usage, si Internet et les NTIC nétaient pas devenus lobjetdun véritable culte porté par la promesse dun monde meilleur, celui du "cyberespace". Pourtantcomme toute évolution et innovation, les NTIC recèlent leurs propres travers et limites. Pour que les NTIC puissent être un instrument de développement, il faudrait égalementque leur régulation, ce quon appelle désormais leur gouvernance, soir partagée aux PVD afinque ceux ci puissent atteindre leurs besoins spécifiques et participer à la définition des règlesqui conditionnent lexploitation des réseaux de télécommunication. Or, jusquà présent cetterégulation sest largement faite en fonction des intérêts des pays les plus développés que ce soitau sein de lUnion Internationale de télécommunication ou des instances de gestion de lInternet.Toutefois, et même si lon doit être prudent quant à la contribution des NTIC à la réduction desinégalités dans le mouvement de mondialisation, on peut néanmoins espérer que celles-cipermettront aux pays les plus avancés de prendre davantage conscience de lexistence des PVD.Question pour l’avenir :Que ferons-nous de ces progrès? Les utiliserons-nous pour en faire une société encore plusindividualiste ou serviront-ils à rapprocher les gens? Seront- ils à lorigine de nouveaux gains deproductivité mis au service daméliorations de conditions de vie ou simplement de profitséchappant et abstraits pour le plus grand nombre?Si les innovations technologiques semblent sans fin, les voies de leur utilisation les pluspertinentes seront difficiles à trouver.

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