ÉVALUATION DE LA
SANTÉ MENTALE
Collège de Bois-de-Boulogne
Soins infirmiers psychiatriques, été 2015
Document préparé par ...
Soins infirmiers, santé mentale
et psychiatrie de Fortinash est
votre livre de référence.
Chapitre 11 : Schizophrénie
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Condition physique et mentale d'une
personne *
Cette activité constitue l'assise de l'exercice infirmier.
Elle est essenti...
L’examen mental *
L'énoncé de l'activité signifie que l'évaluation
porte sur l'ensemble de la situation de santé du
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Maladie et santé sont-ils deux
concepts opposés ?
La maladie consiste en une détérioration de l’état de santé.
La santé et...
Normalité et anormalité
 La norme repose en médecine somatique sur des tests
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Anormal et pathologique sont-ils des
concepts synonymes ?
 Le terme « normal » est ambiguë et renvoie à des concepts de
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Principales classifications
 Troubles psychotiques
 Troubles de l’humeur
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Principaux changements du nouveau
DSM-5
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troubles dép...
Principaux changements du nouveau
DSM-5
 La possibilité de poser plus tôt un diagnostic de dépression en cas de deuil
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Construction du diagnostic
 Axe 1 : Trouble mental
 Axe 2 : Trouble de la personnalité
 Axe 3 : Troubles physiques
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Examen mental
 L’examen mental se déroule parallèlement à l’entrevue, la description
détaillée des signes et symptômes pe...
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 Les symptômes sont des problèmes perçus et signalés
par le patient. Il s’agit de plaintes subjectives ...
Examen mental
Comportement
Apparence
générale
Hygiène générale Négligée / soignée/exagéré
Handicap Amaigri, fatigué,
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Comportement
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Quantité et qualité Voix, intonation, logorrhée, verbosité, écholalie,
cris, richesse du voc...
Humeur : Condition affective constante
Affect : Degré d’expressivité d’une personne qui
traduit l’état émotionnel
Continuum de l’humeur
Dépressive > Normale >
Maniaque
La sensation de dépression est
tout à fait normale. Nous vivons
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Différentes sortes d’affect
Syntone
Inadéquate
Labile
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Déprimé
Émoussé
Plat
Humeur et affect
Affect
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Dépressive Tristesse Irritabilité, colère, apathie, honte,
souffrance morale, morosité, dé...
Cours ou forme de la pensée
 Le cours de la pensée (ou déroulement de la
pensée) rassemble et organise les idées,
selon u...
Associations incohérentes des idées
 On parle d’une pensée incohérente quand une partie du
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Pensée (cours de la pensée)
Rythme Accéléré Rapide, tachypsychie
    Diminué Lente, ralenti, bradypsychie,
 
 
 
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Pensée (fond de la pensée)
Forme Concrète Pensée magique
    Abstraite Autisme, fantaisiste, énigmatique,
hermétique, pauv...
Pensée (fond de la pensée)
Contenu
(fond de la
pensée)
Les obsessions
Les compulsions
Les phobies; spécifiques, sociales,
...
Obsession et compulsion
 Une obsession est un symptôme se traduisant par
une idée ou un sentiment qui s'impose à la
consc...
Le délire
 Le délire est une erreur de la logique
de la pensée ou du raisonnement. Il
se définit comme une conviction
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Le délire et le contenu de la pensée
 On s’intéresse au fond de la pensée,
c’est à dire aux thèmes qui reviennent
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Types définis selon le thème
délirant dominant
• Érotomaniaque: le thème est qu'une personne, habituellement d'un niveau
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Trouble de la perception
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 Touche l’un des 5 sens.
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Fonctions cognitives
Orientation Orientation Temps / espace / personne
Mémoire Encodage Immédiate, récente,
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Ce n'est pas du déni*
 Les recherchent montrent que ce n'est pas de la négation, mais
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Mémoire
 Mémoire lointaine (o n de m ande au patie nt de s
re nse ig ne m e nts sur so n e nfance q ue l'o n po urra
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Mini mentale
 http://www.douglas.qc.ca/news/1046
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outils-cliniques
 http://www.oiiq.org/pr...
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  • Modèle médical : signes et symptômes, diagnostic, traitement.
    La limite entre la normalité et le pathologique est difficile à tracer
    Qui est toxicomane ? ROH, cigarette, pers.âgée et dépendance jeu et anxiolytique
    Qui est anorexique ? Maigreur versus maigre
    Qu’elle est la norme en matière sexuelle
    Norme et risque de qualifier de pathos toute les différences et marginalité
  • C’est à l’axe 1 et 2 que le Diagnostic Médicale est posé
    AXE 1
    Description du trouble mental + toxicomanie à l’aide de critères qui sous-tendent le diagnostic – la personne est plus qu’une série de critères et plus qu’un diagnostic psychiatrique.
    Il y a un début et une fin via la crise ou exacerbation d’une maladie existente
     AXE 2
    Troubles de la personnalité + déficience intellectuelle. la personnalité colore l’axe 1 et permet de comprendre les différence entre des patient souffrant d’une même pathologie.
    Permanence dans le temps, rigidité des structures permet d’expliquer le trouble de personnalité.
    AXE 3
    Troubles physiques associés à l’axe 1 ou 2 ou qui a un impact sur le choix du traitement.
    AXE 4 
    Problèmes psychosociaux et environnementaux soient les problèmes économiques, d’hébergement, occupationnel, judiciaires etc.
    AXE 5 
    Échelle global du fonctionnement – note de l’examinateur sur le fonctionnement du patient face à lui-même dans les différentes phases de sa maladie
    . Fait intéressant, la possibilité d’intégrer un 6E axe fut envisagée afin d’y inclure une dimension culturelle au diagnostique psychiatrique. Cette proposition fut cependant rejetée lors de la création du DSM-4 comme le souligne Bibeau.
  • Traitement bio-psycho-social
    Biologie : Un symptôme clinique observable du fonctionnement cérébral et qui débouche sur un traitement médicamenteux.
    Psychologique : Le sens du symptôme est propre à chaque individu et repose sur une théorie psychologique et renvoie à une forme de psychothérapie.
    Social : Analyse des systèmes de communication du client et approche thérapeutiques systémiques, familiale ou de couples.
  • Comportement : hygiène douteuse, trop ou mal vêtu pour la saison, tics et stéréotypie, maniérisme et échopraxie( répétions des gestes)
    Affect : Plat ou émoussé, inapproprié, éléments de dépression dans 25 % des cas
    Pensée : Hallucination principalement auditives, et autres hallucinations présentes, délire, idée de référence, délire schneiderien, idée suicidaire ( 50 % font une tentative suicidaire)
    Fonction mentale supérieure : bien orienté, mémoire intacte, attention et concentration souvent diminués, peu d’insight et de jugement
  • Ataxique : consiste en un manque de coordination fine des mouvements volontaires
    L'akathisie est un symptôme qui se définit par l'impossibilité de s'asseoir ou de rester dans la position assise.
    Catalepsie :'attitude qui s'en dégage est celle d'une statue ou d'un mime conservant une position figée en pleine action. Ce symptôme psychiatrique se retrouve dans des maladies telle la schizophrénie, l'hystérie, ou dans certains états hypnotiques. La catalepsie peut également résulter d'affections neurologiques (Parkinson, épilepsie)1
    Stéréotypie : Automatismes apparaissant au cours de certaines maladies touchant le système nerveux et consistant en une exagération ou une répétition continuelle des mêmes mots (écholalie), des mêmes gestes (échopraxie), et parfois de tics.
  • Écholalie : Une écholalie est une tendance spontanée à répéter systématiquement tout ou une partie des phrases, habituellement de l'interlocuteur, en guise de réponse verbale.
    Une logorrhée (de logo-, la « parole » et de -rrhée, tiré du grec rheî, « couler ») est un flux de paroles.
    glossolalie,suite de syllabes incompréhensibles mais revêtant l'aspect d'une langue véritable
    La dysarthrie (du grec dys-, préfixe qui exprime l'idée de mal ou de manque + grec -arthron, jointure) est un trouble de l'articulation de la parole, d'origine centrale (c'est le système nerveux qui est lésé).
    Aphasie : Il est question d'aphasie lorsqu'un individu a perdu totalement ou partiellement la capacité de communiquer par le langage
  • Syntone
    Inadéquate
    Labile
    Exalté
    Déprimé
    Émoussé
    Plat
  • Pensée tangentielle et circonstanciée
    Associations relâchées
    Fuite des idées
    Néologisme
    Jargonnage
    Difficulter èa décoder le message
  • La tachypsychie (du grec tachy = rapide et psyche = âme) est un symptôme psychopathologique caractérisé par une accélération anormale du rythme de la pensée créant un état de surexcitation. Le symptôme opposé est appelé bradypsychie.
  • La pensée abstraite est la capacité du patient d'utiliser des concepts. Par exemple, on demande au patient d'expliquer les similitudes entre une pêche et une poire, ou entre la vérité et la beauté.
    triade dépressive : perte estime de soi, désespoir, autodévalorisation
    La mégalomanie consiste en la surestimation de ses capacités, elle se traduit par un désir immodéré de puissance
    Systématique : cohérence interne
  • Ablutophobie - Peur de se baigner. Cette phobie est plus une peur de la noyade qu'une peur de l'eau. Acarophobie - Peur des parasites de la peau, des acariens3. Acérophobie - Peur de ce qui a un goût sur (acide). Achluophobie - Peur de l'obscurité et du noir. Achmophobie / Aichmophobie - Peur des aiguilles et des objets pointus (ciseaux, couteaux, seringues par exemple). Acrophobie - Peur des hauteurs ; s'accompagne souvent de vertiges. Aérophobie - Peur de l'air et du vent4. Aérodromphobie - Peur de l'avion, des voyages en avion5. Agoraphobie - Peur des espaces libres ou des lieux publics. Algophobie - Peur de la douleur. Anginophobie - Peur de l’étouffement, notamment par des angines de poitrine. Anthropophobie - Peur des gens ou d'être en leur compagnie, une forme de phobie sociale6. Anuptaphobie - Peur du célibat7. Apéirophobie - Peur de l'infini. Aphenphosmophobie - Peur d'être touché. Apopathodiaphulatophobie - Peur d'être constipé ou de la constipation en elle-même8. Astraphobie - Peur du tonnerre. Aquaphobie - Peur de l'eau9. Automysophobie - Peur d'être sale, de sentir mauvais10 Autophobie - Peur de la solitude11. Aviophobie - Peur de prendre l'avion12. Bacillophobie - Peur des bacilles, des bactéries13,14. Basophobie - Peur de marcher. Bélénophobie - Peur des aiguilles (cf. achmophobie). Borbophobie - Peur des gargouillements. Cancérophobie - Peur du cancer15.
  • Soins inf :
    Ne pas dire que ça n’a pas de bon sens
    Faire alliance thérapeutique
    Accéder a la souffrance que lui procure ses idées
    Tacher de convaincre le patient de prendre sa rx
    Ayez une position intermédiaires donc sans confrontation ni adhésion
    Soyez l’ambassadeur de la réalité
    Respect de l’opinion et des perceptions de l’autre
    Émettre le doute par un approche socratique
    ‘qu’est-ce qui vous fait croire que…’
    Degré de certitude
    Comment en êtres-vous venus à penser cela
    Pouvez-vous m’expliquer pourquoi vous continuer à croire
    avez-vous chercher à avoir des preuves
    existe t’il des indices permettant de croire cela
  • Contrôle de la pensée
    Vol de la pensée
    Divulgation et écho de la pensée
    Délire de référence
    EX ; président du gouvernement parallèle de l’univers
    Univers est un monde virtuel
    Délire systématique : plausible
    Délire non systématique; bizarre
  • Les voix mandatoires : ordres que reçoit le client > déshabille-toi, marche, salaud, tu es nuls
    Hallu mental : ne passe pas par les 2 oreilles
    Perception sans objet
    Hallu visuel : ne voit pas son nez dans le miroir
    déformation, plus grand ou plus petit
    Illusion : dans le delirium tremens voir des monstres dans des ombres
  • L'hypermnésie (du grec huper, avec excès, et mnesis, mémoire), appelée également exaltation de la mémoire, désigne en médecine une condition psychologique caractérisée par une mémoire exceptionnelle due à une suractivité du cerveau
    Paramnésie est la sensation d'avoir déjà été témoin ou d'avoir déjà vécu une situation présente, accompagné d'une sensation d'irréalité, d'étrangeté.
    La dysmnésie est un trouble de la mémoire consistant dans l'évocation difficile ou incomplète des souvenirs.
    L’amnésie (du grec Ἀμνησία) est une perte partielle ou totale de la mémoire
    Mémoire récente ancienne :
  • Cours évaluation de santé mentale

    1. 1. ÉVALUATION DE LA SANTÉ MENTALE Collège de Bois-de-Boulogne Soins infirmiers psychiatriques, été 2015 Document préparé par Michel Perrier, Inf. B.Sc La reproduction et l’utilisation de ce document est interdite sans la permission de l’auteur.
    2. 2. Soins infirmiers, santé mentale et psychiatrie de Fortinash est votre livre de référence. Chapitre 11 : Schizophrénie Chapitre 28 : Troubles sévères et persistants Ma page Facebook Psychiatrie et société
    3. 3. Condition physique et mentale d'une personne * Cette activité constitue l'assise de l'exercice infirmier. Elle est essentielle à la détermination des problèmes de santé et des besoins de la personne, y compris ceux qui requièrent un suivi clinique dans le plan thérapeutique infirmier (PTI). La plupart des interventions de l'infirmière découlent de cette évaluation. En effet, évaluer signifie poser un jugement clinique sur la condition physique et mentale d'une personne et en communiquer les conclusions. Le jugement clinique peut mener à exécuter des interventions complexes, voire à initier des mesures diagnostiques et thérapeutiques et à ajuster des médicaments et autres substances selon une ordonnance. * http://www.oiiq.org/pratique-infirmiere/activite-reservees/evaluer-la-condition-physique-
    4. 4. L’examen mental * L'énoncé de l'activité signifie que l'évaluation porte sur l'ensemble de la situation de santé du client, c'est-à-dire son état de santé physique et mentale. Cela inclut les facteurs de son environnement physique, social, culturel et spirituel qui ont une incidence sur sa situation de santé. L'évaluation de la condition de santé mentale comprend, notamment, les paramètres liés aux aspects cognitifs, perceptifs, émotifs et relationnels de la personne (Leclerc, 2002) * http://www.oiiq.org/pratique-infirmiere/activite-reservees/evaluer-la-condition- physique-et-mentale
    5. 5. Maladie et santé sont-ils deux concepts opposés ? La maladie consiste en une détérioration de l’état de santé. La santé et la maladie ne sont pas des concepts entièrement opposés, la maladie fait partie de la santé et un symptôme peut être un signal d’alarme qui peut nous permettre de réagir contre un danger potentiel. Diagnostic : Acte par laquelle le médecin, groupant les symptômes morbides chez le patient, les rattaches à une maladie ayant sa place dans la nosographie. Pronostic : Fait référence à ce qu’on peut prévoir de l’évolution d’une situation clinique à partir de ce qu’on connaît et, par extension, peut désigner une conjecture concernant l’avenir. Étiologie. : Désigne la recherche des causes d’une maladie, ce terme désigne également la connaissance de la cause d’une maladie.
    6. 6. Normalité et anormalité  La norme repose en médecine somatique sur des tests et des examens précis qui permettent de préciser l’écart par rapport à une moyenne.  La norme en psychiatrie repose sur des données culturelles, géographiques, temporelles etc. La norme n’est que la convention d’un groupe social en un lieu donné, à un moment donné.  L’homme oscille entre la normalité et le pathologique, il s’agit d’un continuum variant selon le moment et les circonstances de la vie.
    7. 7. Anormal et pathologique sont-ils des concepts synonymes ?  Le terme « normal » est ambiguë et renvoie à des concepts de normes et de moyenne. Il faut éviter de poser le problème de normalité et d’anormalité en terme trop généraux. Des conduites jugées anormal amèneront l’individu è certains comportements adaptatifs et ayant un sens malgré une perception différentes de l’extérieur.  Il faut être prudent avant d’accoler « anormalité » au pathologique et comprendre que la science médicale ne défini pas la normalité.  La psychopathologie s’intéresse plus à l’anomalie qu’à l’anormalité. L’anomalie est en psychopathologie un « marqueur du comportement » et d’en trouver une genèse.
    8. 8. Principales classifications  Troubles psychotiques  Troubles de l’humeur  Troubles anxieux  Troubles de la personnalité  Troubles de l’adaptation  Troubles somatoformes  Troubles dissociatifs  Troubles factices  Troubles sexuels et troubles de l’identité sexuelle  Trouble de l’alimentation  Démences et troubles cognitifs  Troubles lié à une substance
    9. 9. Principaux changements du nouveau DSM-5  Le diagnostic de trouble dysphorique prémenstruel, classé parmi les troubles dépressifs. Le syndrome, qui peut être qualifié de forme sévère de syndrome prémenstruel, est principalement caractérisé par des symptômes de labilité émotionnelle (variabilité anormale), d'irritabilité et de colère qui surviennent au cours de la phase lutéale du cycle menstruel (de l'ovulation au début des règles).  Les termes autisme et syndrome d'Asperger disparaissent. Les troubles qu'ils désignent sont désormais regroupés sous une seule appellation de trouble du spectre autistique qui inclut aussi les diagnostics actuels de trouble désintégratif de l'enfance et de trouble envahissant du développement non spécifié.  Le diagnostic d’hyperphagie boulimique est un trouble caractérisé par des épisodes d'orgie alimentaire, mais sans geste compensatoire (vomissements, usage de laxatifs ou de diurétiques, etc.), suivis également de sentiments de honte et de culpabilité. Le syndrome d'hyperphagie est souvent lié aux régimes amaigrissants et/ou à la dépression.  Le diagnostic de trouble d'accumulation compulsive est un trouble qui se définit par l’accumulation d’objets qu’un œil extérieur jugerait inutiles au point de causer de la détresse, soit parce que la personne ne peut plus utiliser certaines pièces de sa maison, trop encombrées, soit parce qu’elle est incapable de se débarrasser de certains objets sans vivre des épisodes d’anxiété sévère.
    10. 10. Principaux changements du nouveau DSM-5  La possibilité de poser plus tôt un diagnostic de dépression en cas de deuil (tout en conseillant aux cliniciens de faire la distinction avec le deuil normal).  Le diagnostic de trouble de dérégulation dit d'humeur explosive pour les enfants de plus de 6 ans qui présentent de fréquents accès de colère avec irritabilité chronique. Ce diagnostic viserait à réduire les surdiagnostics de trouble bipolaire chez les enfants.  Les critères du stress post-traumatique seront modifiés pour ajouter un quatrième groupe de symptômes aux trois existants. Ce trouble ne serait plus classé parmi les troubles anxieux mais constituerait une catégorie en soi.  Combinaison en un seul diagnostic de trouble d'utilisation de substance les diagnostics d'abus de substance et de dépendance à une substance du DSM-IV.  Une nouvelle organisation des diagnostics est proposée pour la nouvelle édition du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux, le DSM-5.
    11. 11. Construction du diagnostic  Axe 1 : Trouble mental  Axe 2 : Trouble de la personnalité  Axe 3 : Troubles physiques  Axe 4 : Problèmes psychosociaux  Axe 5 : Échelle du fonctionnement (EGF)
    12. 12. Examen mental  L’examen mental se déroule parallèlement à l’entrevue, la description détaillée des signes et symptômes permet l’établissement d’un diagnostic médical par le psychiatre. On apporte alors une attention particulière aux comportements, à l’humeur ainsi qu’à la pensée du client au cours de la maladie actuelle.  L’examen mental constitue un processus d’analyse, une décomposition d’un tout en ses diverses parties. L’infirmière en psychiatrie doit être en mesure d’observer le comportement verbal et non verbal de son client ainsi que de pouvoir vérifier l’exactitude de ses perceptions. Elle doit rapporter les faits de façon claire, précise et correspondant à la réalité vécue et exprimée par le client.
    13. 13. Signe et symptôme  Les symptômes sont des problèmes perçus et signalés par le patient. Il s’agit de plaintes subjectives qui appartiennent à l’histoire du patient.  Les signes sont des manifestations objectives découvertes par le médecin au cours d’un examen mental.
    14. 14. Examen mental
    15. 15. Comportement Apparence générale Hygiène générale Négligée / soignée/exagéré Handicap Amaigri, fatigué,     Tenue vestimentaire Négligée / soignée     Démarche /posture Ébrieuse, lente, traînante, ataxique, figé, nonchalante,   Niveau d’activité psychomotrice Exagéré Hyperactivité psychomotrice, Akathisie, agitation     Diminué Ralentissement moteur, bradykinésie, catatonie     Divers Compulsion, rituel divers, tics, bizarrerie, stéréotypie, catalepsie,       Mimétisme, maniérisme, répétition       Impulsivité, violence, ambivalence
    16. 16. Comportement   Langage verbal Quantité et qualité Voix, intonation, logorrhée, verbosité, écholalie, cris, richesse du vocabulaire,       Pression du discours, logorrhée, monologue   Mutisme, dysarthrie, salade de mots, glossolalie,     Langage non verbal Signaux Regard, expression faciale, pleurs, rire, dramatique, malaise, menaçante, contact visuel       Mimique, gestuelle, blocage de la pensée, bégaiement,, débit, dysarthrie, Aphasie   Coopératio n Fiabilité Adéquate, , méfiance, opposition passive, négativisme   Disposition générale Confiance de base Estime de soi, pessimiste, autodépréciation, fier   Attitude   Optimiste, préoccupé, dégagé, méprisante, authenticité        
    17. 17. Humeur : Condition affective constante Affect : Degré d’expressivité d’une personne qui traduit l’état émotionnel
    18. 18. Continuum de l’humeur Dépressive > Normale > Maniaque La sensation de dépression est tout à fait normale. Nous vivons tous de la tristesse et des moments de dépression au cours de la vie. Les variation de l’humeur sont normales. L’intensité des variations et l’aspect quantitatif devient un indice important
    19. 19. Différentes sortes d’affect Syntone Inadéquate Labile Exalté Déprimé Émoussé Plat
    20. 20. Humeur et affect Affect /Humeur Dépressive Tristesse Irritabilité, colère, apathie, honte, souffrance morale, morosité, désespoir, pleurs, chagrin, dysphorie, perte d’intérêts, découragement     Atténuée Émoussée, plat, perplexité, spleen   Expansive Euphorique Exubérance, exaltation     Concordance Inappropriée , labile, théâtralisme, discordant   Euthymique Positive Syntone, joie, plaisir, espoir   Anxiété Intensité Légère, modérée, sévère, panique     Pathologique Psychotique, morcelant, panique homosexuelle, angoisse de séparation       Phobie, évitement, préoccupation,     Normale Peur adéquate, inquiétude, désarroi, détresse,
    21. 21. Cours ou forme de la pensée  Le cours de la pensée (ou déroulement de la pensée) rassemble et organise les idées, selon un certain déroulement. Le cours de la pensée peut être logique et cohérent, ou complètement illogique, voire incompréhensible. Le patient peut exprimer une multitude d'idées ou avoir un discours très pauvre.
    22. 22. Associations incohérentes des idées  On parle d’une pensée incohérente quand une partie du discours ne respecte pas la logique usuelle aisément compréhensible par l’auditeur.  Formes d’incohérence : Pensée tangentielle et circonstanciée, associations relâchées, coq à l’âne,fuite des idées, néologisme, persévération
    23. 23. Pensée (cours de la pensée) Rythme Accéléré Rapide, tachypsychie     Diminué Lente, ralenti, bradypsychie,         Trouble de logique Processu s Cohérence et incohérence       Associations lâches, coq-à-l’âne       Circonstancié Tangentielle               Blocage de la pensée   Fuite des idées, néologisme
    24. 24. Pensée (fond de la pensée) Forme Concrète Pensée magique     Abstraite Autisme, fantaisiste, énigmatique, hermétique, pauvre       Contenu (fond de la pensée) Préoccupations excessives, culpabilité, triade dépressive, mythomanie, mensonge pathologique, peur phobique (agoraphobie, claustrophobie phobie sociale etc)   Délire Systématisé/ non-systématisé Expansif : grandiose, puissance, mégalomanie     Rétractif : persécution, indignité, jalousie     Type Schneidériens Vol, écho, référence, divulgation, contrôle, diffusion   Idéation délirante Autocritique partielle (insight)
    25. 25. Pensée (fond de la pensée) Contenu (fond de la pensée) Les obsessions Les compulsions Les phobies; spécifiques, sociales, agoraphobie symptômes hypochondriaques; comportements anti-sociaux spécifiques. Les intentions, idées récurrentes de suicide ou d'homicide                
    26. 26. Obsession et compulsion  Une obsession est un symptôme se traduisant par une idée ou un sentiment qui s'impose à la conscience du sujet qui le ressent comme contraignant et absurde, mais ne parvient pas à le chasser malgré ses efforts pour cela.  Compulsions : rites conjuratoires, pensées magiques, actes que le sujet sait absurdes mais qu'il doit accomplir pour soulager son anxiété. Ce sont souvent des exacerbations d'actes normaux (par exemple, des lavages longs et très fréquemment renouvelés, vérifier constamment que la porte est bien fermée).
    27. 27. Le délire  Le délire est une erreur de la logique de la pensée ou du raisonnement. Il se définit comme une conviction absolue, erronée et irréductible par la logique et l’évidence des faits.  Le délire est également non- conformes aux croyances du groupe.  Délire systématisé et non systématisé  Délire expansif et rétractif
    28. 28. Le délire et le contenu de la pensée  On s’intéresse au fond de la pensée, c’est à dire aux thèmes qui reviennent dans le discours du client.  Les délires de type Schneidérien se voient surtout dans la schizophrénie.  Formes : Contrôle de la pensée, vol de la pensée, divulgation et écho de la pensée, délire de référence
    29. 29. Types définis selon le thème délirant dominant • Érotomaniaque: le thème est qu'une personne, habituellement d'un niveau plus élevé, est amoureuse du sujet. • Mégalomaniaque: le thème est une idée exagérée de sa propre valeur, de son pouvoir, de ses connaissances, de son identité ou d'une relation exceptionnelle avec une divinité ou une personne célèbre. • Jalousie: le thème est que le partenaire sexuel du sujet lui est infidèle. • Persécution: le thème est que l'on se conduit d'une façon malveillante envers le sujet (ou envers une personne qui lui est proche). Ce type est le plus courant. • Somatique: le thème est que la personne est atteinte d'une imperfection physique ou d'une affection médicale générale. Il peut être difficile de distinguer ce type de trouble délirant avec l'hypocondrie et la peur d'une dysmorphie corporelle. Ce qui les distingue est l'intensité de la croyance. Dans le trouble délirant, la personne ne peut admettre la possibilité que la maladie redoutée ne soit pas présente ou qu'elle a une vision faussée de son aspect physique. • Mixte et non spécifié: lorsqu'aucun thème délirant ne prédomine et lorsque le thème ne peut être clairement identifié ou ne correspond à aucun des types spécifiés.
    30. 30. Trouble de la perception et les hallucinations  Touche l’un des 5 sens.  Selon les sens en cause, on parlera d’hallucinations auditives, visuelles, olfactives, gustatives et tactiles.  Les hallucinations auditives sont les plus fréquentes et consistent en une ou plus voix qui commentent ses comportements ou qui parlent de lui en permanence.  Les voix mandatoires : Ordres que reçoit le client
    31. 31. Pensée et troubles de la perception       Hallucinatio n Perception Visuelles Auditifs Olfactifs Gustatives Tactiles     Interprétation Illusion     Dépersonnalisati on Détachement et étrangeté     Déréalisation Sensation d’étrangeté
    32. 32. Hallucinations auditives
    33. 33. Fonctions cognitives Sensorium Clair Éveillé     Somnolence Vigilance     Obnubilation Lucidité diminuée     Stupeur Altération importante     Coma Aucune réaction   Attention   Difficulté de concentration, difficulté à maintenir son attention, vigilance,  
    34. 34. Fonctions cognitives Orientation Orientation Temps / espace / personne Mémoire Encodage Immédiate, récente, ancienne   Altérations diverses Hypermnésie, paramnésie     Dysmnésie, amnésie Jugement Pratique Administrer ses biens     Insight, autocritique
    35. 35. Ce n'est pas du déni*  Les recherchent montrent que ce n'est pas de la négation, mais qu'environ 50% des personnes atteintes de la schizophrénie ne savent pas qu'ils ont une maladie, et cette inconscience ne s'améliore pas avec l'éducation, le temps, ou le traitement. Volontairement je n'utilise la le terme ''déni'' parce que ce problème n'est pas de la négation. Le déni est une stratégie d'adaptation pour faire face à la connaissance douloureuse. les gens en déni savent à l'intérieur d'eux (inconsciemment) qu'il y a quelque chose, mais ils se mentent à eux sur le sujet.  Ce dont nous parlons ici, c'est de l'anosognosie. Un syndrome neurologique qui laisse les patients dans l'ignorance de leur maladie. Les résultats probants suggèrent que la mauvaise connaissance est une manifestation de la maladie elle-même, plutôt que d'une stratégie d'adaptation. Extrait : leçons apprises sur le déni, Xavier Amador, Université Columbia
    36. 36. Mémoire  Mémoire lointaine (o n de m ande au patie nt de s re nse ig ne m e nts sur so n e nfance q ue l'o n po urra vé rifie r par aille urs);  Mémoire du passé récent ou mémoire intermédiaire (o n de m ande au patie nt de s é vè ne m e nts im po rtants surve nus au co urs de s de rnie rs m o is);  Mémoire récente (o n pe ut é value r la m é m o ire ré ce nte e n de m andant au patie nt si so n appé tit e st bo n e t ce q u'ila m ang é le m atin au pe tit dé je une r o u au dîne r la ve ille au so ir);  Mémoire immédiate (o n de m ande au patie nt de ré pé te r un no m bre à 6 chiffre s dans un se ns e t dans l'autre ).
    37. 37. Mini mentale
    38. 38.  http://www.douglas.qc.ca/news/1046  http://www.douglas.qc.ca/page/repertoire- outils-cliniques  http://www.oiiq.org/pratique-infirmiere/activite-rese  http://www.la.refer.org/psychiatrie_4.5/Cours/e xamenMental.htm

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