Approche communicative

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L' élève, réduit à un vulgaire objet d’apprentissage, n’accorde que peu de crédit à notre démarche imposée et à laquelle il n’a jamais été associé.

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Approche communicative

  1. 1. Elaboré Par M. Belkacem MIDOUN Instituteur 08 Mai 2013
  2. 2. A- Introduction B- Des acteurs et des risques en classe: 1 - Que se passe t-il classe? 2 - Dualité 3 - Les risques C- De l'obligation d'une approche adaptée: 1 - Définitions 2 - Dans quel but communiquer en classe? 3 - Les nouveaux rôles en classe: D-Conclusion
  3. 3. Maurice Tardif - professeur titulaire à la Faculté des sciences de l'éducation de l'Université de Montréal, disait : " enseigner ce n'est pas faire quelque chose, c'est faire avec d'autres quelque chose de significatif."
  4. 4. Autrement dit, si nous , enseignants/enseignantes ,voulons faire quelque chose dans notre classe, nous nous auto proclamons seuls acteurs et nous réduisons automatiquement nos élèves cet "autrui collectif " dans son rôle inactif de spectateur.
  5. 5. Si par contre nous voulons faire avec nos élèves quelques choses de significatif, mieux vaut chercher une entente et communiquez avec eux. Pour cela , Il suffit donc de ne plus voir cet enfant tel un vase à remplir mais comme potentiel immense qui n’attend qu’à être sollicité pour s’épanouir.
  6. 6. En classe , il s’agit beaucoup plus de faire agir l’esprit et l’intelligence. Pour être actif, l’élève doit parler à son tour, il doit collaborer, il doit être heureux. Ainsi, son intelligence s’aiguise car il s’implique dans sa propre instruction.
  7. 7. En classe, l'activité principale est conduite par le maître. De par sa fonction de "délégué des programmes officiels", de par ses moyens plus ou moins subjectifs, il va tenter d'imposer la collaboration de tous. Du coup, se pose non seulement le problème de l'interprétation que se fait le maître du sujet mais aussi de son imposition. Ces conditions ne peuvent garantir à elles seules une présentation ou exposition quantitative et qualitative du fait d'enseigner.
  8. 8. Comme le confirme le linguiste américain Stephen Krashen, l'enseignement magistral ou frontal est sans grands effets sur les aspects pratiques de l'apprentissage d'une langue. Selon lui, " l’exposition à la langue cible est insuffisante pour qu’il y ait acquisition de cette langue; il importe que l’apprenant puisse y donner du sens et soit motivé à le faire.» S.Krashen-1989.
  9. 9. En effet, l'élève, se trouvant à la merci de cette action univoque du maître, ne joue qu'un rôle subordonné. Certains avancent qu'il ne constitue que l'objet de l'enseignement.
  10. 10. C'est pour palier à cette imposition et à cette charge que subit constamment l'élève que le développement de la psycholinguistique, principalement aux états unis au début des années 80, qu'un équilibrage a été amorcé. Cet équilibrage concerne la part de l'élève l’orsqu'il construit ses propres apprentissages.
  11. 11. Ce développement n'est que le fruit d'une interaction entre l'enfant et son environnement. Les spécialistes parlent d'adaptation, d'assimilation et d'accommodation. Nous sommes donc, très loin de la simple transmission, acquisition, restitution. 
  12. 12. L'acte d'enseigner est ce que fait ou apporte le maître, l'acte d'apprendre est relatif à la part de l'élève qui change de statut et qui devient l'apprenant. De ce fait, en classe, il ne s'agit pas seulement d'enseigner, mais aussi d'apprendre.
  13. 13. Dans une classe équilibrée donc, chacun doit jouer son son rôle, le sein. Cela devient un impératif de complémentarité pédagogique. Il va du devenir psychologique de l'enfant et du rôle de l'école.
  14. 14. Avec la centration sur l'apprenant et la modification du rôle de l'enseignant, la psycholinguistique a induit d'importants changements pédagogiques. Il est évident de ne pas négliger, ni de neutraliser, ni encore de bloquer cet effort insoupçonné , très méconnu mais combien vital de la construction du savoir par l'apprenant.
  15. 15. Le risque est grand de voir la méthode d'enseignement pratiquée en classe par le maître, au lieu d'encourager et d'aider les apprenants, les bloquer et les brimer…
  16. 16. Afin de voir très clair, nous devons lever quelques ambigüités qui polluent le terme communication. Nous commencerons par distinguer trois notions très différentes: l'information, la communication et la relation. Nous proposons ici des extraits des définitions que se donne Thierry TOURNEBISE : Praticien en psychothérapie depuis 1979.
  17. 17. 1-a- L'information: L'information est une chose qu'on peut déplacer, stocker, classer, transmettre, déformer….. Evidement l'information n'est qu'un objet et non un individu. Il est exagéré d'appeler "communication" la technologie qui s'occupe de la circulation des informations.
  18. 18. 1-b- La relation : C'est quand l'information compte plus que l'individu. Dans le monde relationnel, les meilleures idées ne sont qu'idéologies. C'est quand on tente de convaincre l'autre. La relation génère de l'affectivité mais nuit à la qualité, à l'efficacité, au respect et à l'humanisme des échanges.
  19. 19. Dans la relation, l'information est imposée par l'émetteur et subie par le récepteur. Elle passe très mal… Un exemple: les gens qui s'insultent, échangent bien de l'information… mais ne communiquent pas. Que font-ils? Ils échangent sur le mode relationnel.
  20. 20. 1-c- La communication: C'est l'état de liberté et d'ouverture d'esprit. C'est quand l'individu compte plus de l'information. Etre communicant, c'est d'abord être ouvert alors qu'être relationnel, c'est être attaché et dépendant.
  21. 21. Dans la communication, l'information est proposée par l'émetteur et accueillie par le récepteur. C'est aussi sortir des reflexes quasis animaux pour entrer dans la dimension humanisée.
  22. 22. Centrée sur l'apprenant, l'approche communicative privilégie les besoins langagiers de l'enfant. Jean-Pierre Cuq -Ancien instituteur en Afrique du Nord,agrégé de grammaire et docteur en linguistique préconise la connaissance des règles socioculturelles d’emploi de la langue et des règles assurant la cohérence et la cohésion textuelles.
  23. 23. Ces matériaux langagiers agrées par l'apprenant et déclinés sous formes "d'actes de paroles " doivent être d'abord suffisamment compréhensibles. Ils sont adaptés au vécu quotidien de l’apprenant et de ses spécificités culturelles.
  24. 24. L'intelligence est, par là, sollicitée car elle est disposée à l'expérience lucide, à l'observation et au bon sens. Ce qui compte pour l'apprentissage, ce n'est pas le résultat ,aussi correct soit-il, mais le travail cognitif que doit entreprendre l'apprenant.
  25. 25. c-3-a-Le candidat- apprenant: Les théories cognitivistes considèrent l'apprenant comme un être doté d’un cerveau qui lui permet de traiter l’information nouvelle en fonction de l’information stockée antérieurement en mémoire. Ces théories ont permis aussi aux l'élèves de changer de statut. Ils deviennent des apprenants sur lesquels sont focalisés tous les regards. Cependant, si pour certains apprenants, cette promotion est assumée, pour d'autres, par contre, elle n'est guère aisée. Ils doivent attendre l'encouragement nécessaire.
  26. 26. Tous les apprenants doivent être guidés et surtout aidés pour que : - Leurs compétences cognitives et métacognitives soient développées. - Les nouvelles connaissances seront autrement et mieux construites. - Les tâches auxquelles ils seront soumis régulièrement seront mieux représentées. - Les buts seront efficacement précis. - Les procédures de travail seront réorganisées et renouvelées.
  27. 27. C- 2-b- Le nouveau rôle du maître: Puisque tout est centré sur l'apprenant, le nouveau rôle du maître doit évoluer. Il ne se limite plus à apporter des connaissances en classe mais doit promouvoir et provoquer des situations claires que le candidat-apprenant peut explorer comme il veut par ses propres prises de conscience.
  28. 28. Dans ce contexte, nous ne pouvons taire le remarquable travail de Me BENAMAR Rabéa, responsable de la filière français de l’Université Abou Bekr Belkaïd, Tlemcen .
  29. 29. Dans son ouvrage ‘Stratégies d’aide à la production orale en classe de FLE" , Elle indique que « … pour faciliter la communication, le rôle de l’enseignant est de maintenir un bon équilibre relationnel, en diminuant la distance que les interactants établissent dans leurs relations. Autrement dit, la relation doit tendre vers la collaboration, vers l’entraide, qui va se traduire dans la pratique par des répétitions, des questions, des reformulations, des achèvements interactifs, etc »
  30. 30. Autrement dit, le rôle du maître apparait multiple... D'un côté, il est l'agent de l'institution scolaire et par conséquent, il entretient un processus d'enseignement dont la finalité est l'acquisition des programmes officiels, de l'autre, il développe « des procédures d'étayage de la tâche d'apprendre » comme le préconise Jérôme Bruner Psychologue américain dans le domaine de la pédagogie.
  31. 31. Nous pouvons citer pour l'enseignant, les activités suivantes: - Faire assurer aux apprenants un savoir pratique approprié à leurs futurs besoins. - -Faire apprendre à apprendre. (Ne me donne point de poisson mais apprend moi à le pécher- P.Chinois) -Il module son discours en fonction des besoins afin de lancer la mise en œuvre pratique chez les apprenants. Les tâches… -Crée le climat qui incite l'apprenant à l'initiative, à l'autonomie et à la prise de risque dans le discours. -Il met en place des séquences de correction et de reformulation qui sont des types de communication.
  32. 32. - Il contribue à faire de l'apprenant un partenaire. - Il habitue les apprenants à travailler en groupe.
  33. 33. Avons-nous réfléchi sur ce qui se passe au cours de l’apprentissage de l’enfant ?
  34. 34. Nous avons des raisons de penser qu’il est possible que cet élève, réduit à un vulgaire objet d’apprentissage, n’accorde que peu de crédit à notre démarche imposée et à laquelle il n’a jamais été associé. Parce que …
  35. 35. Nous ne communiquons pas avec lui même si les finalités de l’enseignement des langues étrangères en Algérie définissent les objectifs généraux comme suit : « le français est enseigné en tant qu’outil de communication et d’accès direct à la pensée universelle en suscitant les interactions fécondes avec les langues et les cultures nationales. »
  36. 36. M. B.Midoun Vous remercie de votre attention.Travail élaboré par M. Belkacem MIDOUN sur instruction de l’I.E.P. Nédroma Mai 2013

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