14.la corruption gangrène l’armée du roi !

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Quel peut-être l’avenir d’un pays dont un grand nombre de ses cadres, honnêtes mais déboussolés par l’affairisme régnant à toutes les échelles de l’administration jusqu’au niveau du monarque, préfèrent s’exiler en Occident pour ne pas être éclaboussés par la corruption et vivre décemment en Europe ou en Amérique du Nord ? Comment notre pays peut-il espérer se développer si la plupart de ceux qui ont fait leurs études à l’extérieur ou à l’intérieur du pays choisissent de s’installer à l’étranger ? Le Maroc se vide de lui-même, de ses éléments les plus riches, pourquoi ? Parce que depuis l’indépendance et plus encore depuis l’arrivée sur le trône de Hassan II, le pays vit au rythme des dépenses éhontées du Palais, de la courtisanerie, de la traitrise, des passe-droits et de la corruption en tous genres, et tout cela au mépris du Peuple totalement exclu et des valeurs humaines les plus élémentaires.

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14.la corruption gangrène l’armée du roi !

  1. 1. 1 La corruption gangrène l’armée du roi ! i j’ai un bon conseil à vous donner, c’est dorénavantde faire de l’argent et de vous éloigner de la politique.1 Depuis l’arrivée au pouvoir de Hassan II, est apparu au Maroc une classe d’affairistes et d’opportunistes qui gravite autour du Palais ; une classe parasite et vautour qui a fait des institutions del’Etat des officines où touts’achète et tout se vend. Alors qu’il existe au Maroc des potentialités énormes et des cadres de qualité dans tous les domaines, des femmes et des hommes honnêtes, intègres, consciencieux qui veulent sincèrement travailler pour le développement de leur Nation, ils sont irrémédiablement écartés des affaires et des postes à responsabilités : nombre d’entre eux se résignent à l’exil, vidant ainsi le pays de ses richesses humaines. Quel peut-être l’avenir d’un pays dont un grand nombre de ses cadres, honnêtes mais déboussolés par l’affairisme régnant à toutes les échelles de l’administration jusqu’au niveau du monarque, préfèrent s’exiler en Occident pour ne pas être éclaboussés par la corruption et vivre décemment en Europe ou en Amérique du Nord ? Comment notre pays peut-il espérer se développer si la plupart de ceux qui ont fait leurs études à l’extérieur ou à l’intérieur dupays choisissent de s’installer à l’étranger ? Le Maroc sevide delui- même, de ses éléments les plus riches, pourquoi ? Parce que depuis l’indépendance et plus encore depuis l’arrivée sur le trône de Hassan II, le pays vit au rythme des dépenses éhontées du Palais, de la courtisanerie, de la traitrise, des passe-droits et de la corruption en tous genres, et tout cela au mépris du Peuple totalement exclu et des valeurs humaines les plus élémentaires. Le régime monarchique ne fonctionne plus que par la corruption. Dans la fonction publique tout ou presque s’achète. L’escalade de la corruption au plus haut degré de l’Etat est telle qu’il est impossible pour un citoyen-patriote qui à l’amour de sonpays desetaire ou derester indifférent devant le clientélisme, les passe-droits, la gabegie et l’altération de l’ensemble de l’appareil d’Etat. Un citoyen honnête ne peut tolérer ce monde de paillettes et de courtisans. Personne ne peut rester impassible éternellement sans aucune réaction face à des rapaces qui s’organisent en mafia, qui agissent en escrocs et détournent l’argent public à leur profit. On ne peut se taire lorsqu’on constate de visu l’incompétence, l’inefficacité, la suffisance, l’arrogance, la débilité, la crétinerie et l’aberration qui s’installent à tous les niveaux de la hiérarchie de l’appareil d’Etat totalement déstructuré et incapable de remplir ses fonctions, et pour cause. 1 Déclaration deHassan IIdevant unparterredecadres del’armée. S
  2. 2. 2 Tout citoyen honnête ne peut que s’insurger contre ce régime qui est seule responsable de cette désastreuse réalité. Comment fermer les yeux lorsque la corruption s’est insidieusement installée à tous les niveaux de l’Etat et au sein même dela société civile. La corruption occupedésormais une telle place, elle est si omniprésente qu’elle devient la règle et paraît même licite. Certes, depuis longtemps la corruption larvée sévissait au Maroc. Mais avec le temps elle a pris des proportions inouïes. Des promotions et des fonctions s’achètent, exactement comme les décisions de justice. Bons nombres de responsables dans tous les domaines ne cherchent qu’une seule chose : tirer un profit de leurs fonctions dans les diverses administrations. Ainsi la corruption est créée et entretenue par ceux- là mêmes qui devraient la combattre. La plupart des gendarmes sont devenus des bandits de grand chemin et n’hésitent pas à dévaliser les blessés lors des interventions sur les lieux d’accidents2. Depuis le milieu des années soixante-dix, la sale guerre déclenchée par Hassan II au Sahara Occidental a fait de l’armée le modèle de corruption le plus accompli dans ce domaine. En effet cette guerre a donné un extraordinaire coup de fouet à cemercantilisme grandissant, la proximité des îles Canaries, pourne citer qu’elles permettant tous les trafics. Certains officiers, dont les soldes étaient pourtant très moyennes se retrouvèrent alors très vite à la tête de véritables fortunes3. Toutes les illusions que certains pouvaient nourrir encore sur le bienfondé et la légitimité de cette guerre ne peuvent que s’évanouir tel un mirage : en effet la monarchie et son makhzen se moquent éperdument des Marocains en ce qui concerne les véritables enjeux de cette guerre qui n’ont rien à voir avec la propagande massive admirablement orchestrée par le pouvoir pour tromper le Peuple et s’enrichir sur sondos. Lorsqueles responsables dece conflit rendront comptepour de bondes dessous decetteguerre, les Marocain, les Sahraouis, les soldats et les combattants découvriront qu’ils ont été tous les victimes d’une farce royale macabre. Rappelons que pour financer sa sale guerre au Sahara, la monarchie hassanienne a lancé "l'Emprunt Sahara" en juillet 1976 d'un milliard de dirhams. Cette opération fut un véritable racket royal (tout comme le fut l'emprunt organisé pour financer la mosquée à Casablanca), cet emprunt intérieur ne fut rien d'autre qu'un impôt obligatoire :ceux qui refusaient d'ysouscriredefaçon « libreet volontaire » étaient emprisonnés ou fouettés sur la place publique. Ajouté aux différents problèmes socio-économiques du moment après la baisse des revenus du phosphatel'écrasante majorité du peuple marocain se retrouvait jetée dans la plus crasse pauvreté. Le Sahara fut, et est toujours, un terrain propiceaux bonnes affaires et aux dérives des responsables militaires dont le premier souci est l’appât du gain. Ils ont 2 Les officiers desa majesté/ MahjoubTobji 3 Les officiers desa majesté / Mahjoub Tobji
  3. 3. 3 consacrétoute leur ingéniosité (vice) et tout leur savoir à amasser des fortunes en trafiquant avec les îles Canaries, en rognant sur tout ce qui devait en principe revenir à leurs subordonnés :nourriture, habillement, services, etc. Dans ce cadre être versé dans l’intendance permet defaire defructueuses affaires aussibien dans le secteur del’alimentation que dans l’habillement. On a vu par exemple des chefs de corps vendre des beignets, multiplier par deux les boissons servis dans leur cantine etc. L’ensemble du Sahara étant hors taxe, des trafics en tous genres fleurissent et les magouilles semultiplient. Touts’achètesur le territoire sahraoui et tout serevend trois fois plus cher sur le territoire marocain. Des convois de dizaines de camions sont bourrés de produits de contrebande allant de piles radio, de boites de thé, au matériel électronique et même du matériel militaire en passant par des voitures débarquées fraichement des îles Canaries. En outre tout cela, le jeune élève officier doit acheter son affection non seulement à la sortie de l’école, mais aussi à l’entrée du corps qu’il souhaite intégrer. Pour devenir simple gendarme il faut qu’il verse au moins 5 000 dirhams ; pourdevenir officier dans le même corps, au moins le triple ; les soldats sont tenus de verser une somme d’argent pour que leur soit accordée une permission ! Le critère de nomination à certains postes n’est pas la compétence, mais l’obéissance à tout crin. Tout est donc bon pour que les chefs de corps s’engraissent sans relâche. Il y en a pour tous les goûts : tout se monnaie, du carburant à l’huile et à la farine censée revenir aux soldats. Le général Kourima, parexemple, a fait venir duJapon un décorateurpourréaliser les finitions de sa somptueuse villa dans sa ferme située à proximité de Beni- Mella. Lors de l’opération « Ouhoud », certains soldats sont morts de soifs alors que le colonel-major Ben Driss se douchait à l’eau minérale. Dans une région du sud où les villageois avaient du mal à trouver de l’eau potable à cause de la sécheresse qui sévissait depuis des années, le ministère de l’intérieur, avec l’aval du roi bien sûr, mena un projet de constructionde piscine et d’uncentre aquatique de plusieurs millions d’euros. Sur les cents plus grandes fortunes du Maroc on trouve cinquante officiers supérieurs et hauts responsables de police ! Ce n’est même plus étonnant tellement la corruption est devenue naturelle et totalement intégrée et acceptée par le système et le roi qui en est le premier promoteur. Pour toutes ces raisons, le régime et les militaires acceptent le statu quo car il est la seule solution pour que leurs intérêts perdurent. Il n’est donc pas question de trouver une solution au conflit du Sahara, mais de le faire durer. 4 Les officiers sous le patronage de sa « majesté » ont consacré toute leur énergie non à la défense de l’Etat comme toutes les armées du monde mais à accumuler 4 Les officiers desa majesté/ MahjoubTobji
  4. 4. 4 une fortune colossale surle dos duPeuple. Grâce aux marchés de la viande passés en Argentine et en Australie, aux contraventions maritimes qui portent sur une zone s’étendant d’Agadir à la frontière mauritanienne, les généraux se sont retrouvés à la tête d’un immense pactole. La prévarication des généraux et des officiers des FAR n’a pas de limite : nombreux sontceux qui possèdentun grand nombre de bateaux de pêche dans les eaux poissonneuses dans la zone côtière du Sahara Occidental. On comprend mieux pourquoi le roi tient tant à ce que le conflit ne trouve pas de solution. D’une pierre il fait deux coups :d’unepart il éloigne l’armée qui pourrait potentiellement représenter une menace directe pour le trône (tentatives de putschs de Medbouh en 1971, d’Oufkir en 1972 et de Dlimi en 1983) et d’autre part il permet à la hiérarchie militaire corrompue de faire ses affaires : s’il y avait une résolution du conflit ces ripoux verraient le montant de leurs rentes seréduire considérablement ce qui n’arrangerait aucun des deux partis. Le Statu quo est donc admis par tous ! Il se peut que même une partie des généraux algériens y trouvent également son compte dans cette affaire ainsi que les quelques harkis sahraouis. L’indifférence de la monarchie et de son makhzen au sort des simples soldats est inhumaine. Depuis le début de la guerre larvée au Sahara Occidental jusqu’au cesséle feu de1991, le Frontdu Polisario a capturé 2300 soldats alors que du côté des FAR les prises se sont limitées à une vingtaine de combattants sahraouis. Alors que la dignité du Polisario exigeait dene jamais laisser derrière lui de morts ou de blessés, les généraux de sa « majesté » n’avaient aucun scrupule à laisser blanchir les os de ses soldats sous le soleil du désert sans sépulture : lorsqu’onne porte pas d’intérêt pour les vivants, il est clair que l’on ne peut pas s’occuperdes morts. Dans le même temps, la hiérarchie militaire ne trouvait rien de mieux que d’amener en ces lieux alcool, corruption pourse remplir les poches et prostitution pour passer du bon temps. En plus de tout cela, le bilan de cette triste période a été la mort de milliers de soldats (dont le nombre réel reste inconnu), ce qui a engendré des dizaines de milliers d’orphelins ignorés par le makhzen qui ne leur reconnait pas le statut de pupilles de la nation, à quoi s’ajoutent des milliers de veuves qui se sont retrouvées du jour au lendemain à la rue, sans un sous.5 La monarchie ainsi que sa hiérarchie militaire qui exécute sa sale besogne n’ont absolument aucun égard vis-à-vis de ses soldats morts ou vivants. Pour eux il ne s’agit que de chair à canon que l’on sacrifie pour la plus grande gloire du trône ‘alaouite. Pour la monarchie et son makhzen, l’être humain n’a tout simplement aucune espèce de valeur ou d’importance. La monarchie méprise le peuple et sonarmée : parexemple en 1989, le roi Hassan II a refusé le retour de deux cents prisonniers de guerre marocains, libérés 5 Ibid
  5. 5. 5 unilatéralement par le Front du Polisario, et ce, au mépris des conventions de Genève dont le Maroc est pourtant signataire. Ce n'est que huit ans après leur libération, soit en 1997, que le Maroc a enfin accepté le rapatriement de ses tous premiers prisonniers de guerre. A la rare exception de quelques organisations de défense des droits de l'homme, aucune voix ne s'estfait entendre à l'époque pour dénoncer l'attitude, pour le moins incompréhensible, du roi6. Un autre exemple qui montre la manière dont la monarchie traite avec mépris son armée : le 4 février 1991, 2150 militaires marocains de la garnison de Mahbès choisissent de ne plus se battre au Sahara et passent en Algérie. 1290 d’entre eux sont refoulés à la frontière au Maroc ; 719 sont exécutés dans les garnisons de Beni Millal, Khénifra, Azrou… et one ne connaît rien du sort qui fut réservé aux autres à part que quelques officiers sont enfermés à Ahermoumou7. Lors de la guerre impérialiste en Irak (pays arabe en prince frère) sa "majesté" décida contrel'avis du peuple marocain, qui a massivement manifesté contre cette guerre impérialiste, d'envoyer sonarmée et participer à la collation internationale comme aujourd'hui c'estle cas au Yémen dans la coalition arabe. 310 officiers et soldats marocains refusent de sa battre contre leurs frères irakiens en Arabie Saoudite. Ils sont menottés et renvoyés dans un Hercule C-310 de la Saudi Air Force. 98 soldats et 2 officiers seront exécutés le 30 mai 1991 à Kénitra, il y aura le black-out sur les soldats morts sur le champ de bataille en Arabie saoudite, les familles ne seront jamais informées8. Voilà comment la monarchie traite sapropre armée. Et les exemples en la matière sont légion. Notre constat sur la situation que vit le pays est plus qu’alarmant. Puiser à large main dans les deniers publics est devenu un sport national et plus personne n’a jamais été inquiété pour de telles peccadilles. Entre les courtisans, les pique- assiette, les flagorneurs serviles et les escrocs en tous genres une bonne partie des richesses du pays part en fumée, alors que le peuple est démuni, que les campagnes sont dans la misère la plus abjecte, que les travailleurs se font exploités, que le chômage touche une grande partie de la population active, que les salaires sontmaigres et que toutes les infrastructures du pays sontinsuffisantes et délabrées. Ce clivage creuse de plus en plus, jour après jour, l’écart entre une minorité qui s’enrichit à outrance et des masses populaires qui ne cessent de s’appauvrir. Alors que le peuple se meurt, le roi et sa cour vivent à un rythme effréné : les dépenses personnelles du roi et de sa famille dépassent l’entendement et n’ont rien à voir avec les capacités budgétaires de l’Etat. Le roi dans son désir de 6 Mémoire d’unpeuple / Moumen Diouri 7 Ibid 8 Ibid
  6. 6. 6 puissance et de gloire est devenu mégalomane encouragé en cela par son entourage qui y trouve son intérêt propre. Vive le roi ! Vivent les affaires ! Devenus partie prenante de l’appareil répressif dela monarchie, les F.A.R, Forces Armées Royales, se sont mises service de sa "majesté" en brisant tous ceux qui contestent l’ordre établi par la dynastie ‘alaouite depuis quatre siècle maintenant : dans un pays normalement constitué on devrait appeler l'armée : Forces Armées du Maroc ou Forces Armées Marocaines ou bien encore Forces Armées du PeupleMarocain. Dès la création des F.A.R nous avons vu que ce corps militaire était un instrument de l'oppression du Palais contre le peuple, nous savons comment les F.A.R ont agi dans le Rif en 1958, comment ils ont détruit l'Armée de Libération Marocaine du Nord, comment ils ont laissé l’ALM du Sud se faire massacrer parles troupes franco-espagnoles, comment ces forces ont agis dans les différents soulèvements populaires (1965, 1981, 1984, 1990) : par la répression sanglante systématique. Le régime est capable de toutes les corruptions, de toutes les compromissions, de toutes les collusions et les trahisons y compris avec l’entité sioniste pour se maintenir au pouvoir. Pour le régime il ne peut y avoir de morale en politique, tous les coups sont permis pour conserver la mainmise sur les commandes du pays. Le régime monarchique dirigé d’une manière théocratique et moyenâgeuse est incapable de se réformer par lui-même. Il faut donc changer le régime. Dans une population opprimée, souvent privée de ses droits fondamentaux les plus élémentaires – scolarité, soins, alimentation, travail, logement etc.- les foyers de contestations qui couvent sont nombreux et il suffit d’un rien pour les déclencher. Bien sûr, des Marocains, plus nombreux qu’on ne le pense, se sont révoltés contre ce régime mais jusqu’alors les dirigeants ont su fort bien maitriser cette révolte populaire qui ne s’est pas encore transformer en une véritable révolution qui abat le régime. Enfin nous savons qu’ilexiste deux armées : celle d'enhaut totalement corrompue et celle d'enbas quiest issue dupeuple. Il faut quecette dernière faction del'armée se joigne aux revendications légitimes du peuple et vienne à son secours pour l’aider à se délivrer de la tyrannie de cette monarchie et de son Makhzen... Mishkat Al Nour

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