Demain, le grand Maghreb !
es défis qui s’imposent au monde arabe de manière générale et plus
particulièrement à la zone g...
et Amazighs, fassent de l’histoire de l’autre sa propre histoire. Ainsi l’histoire
arabe devient celle des Amazighs et l’h...
deviendra une région rattachée à la France. Cela marquera les différences futures
et les conflits avenirs.
Au lieu d’avoir...
Il ne faut pas se leurrer, les deux Nations sont intimement liées à une histoire
commune en devenir : si l’un de ces deux ...
Les gouvernants par une propagande savamment orchestré sème la suspicion et la
méfiance au sein des populations. Ils font ...
algéro-marocain peut être également un moteur efficace pour la construction de
l’Union africaine et en finir ainsi avec la...
mal, « c’esteux ». Et tout cela conduit à une rhétorique d’affrontement armé entre
les deux.
Les peuples peuvent s’imposer...
maghrébine. Tous leurs sacrifices furent-ils vains ? Tout ce sang versé pour que
cet objectif se réalise le fut-il pour ri...
des peuples du Grand Maghreb vu que les pays arabes du Moyen-Orient se
trouvent empêtrés dans des conflits destructeurs.
M...
Prochain SlideShare
Chargement dans…5
×

15.demain, le grand maghreb

166 vues

Publié le

Les peuples sont capables de dépasser ses basses querelles pour consolider leurs relations et édifier une société civile multiculturelle dans sa dimension arabe, amazighe, sahraouie, nomade et sédentaire, rurale et citadine. Les peuples libérés de la dialectique des pouvoirs sont capables de construire ensemble une société égalitaire, justicialiste, solidaire et fraternelle dans laquelle les citoyens seront entièrement sujets de leur histoire et pleinement libres où chacun aura toute sa place dans la société.

Publié dans : Actualités & Politique
0 commentaire
0 j’aime
Statistiques
Remarques
  • Soyez le premier à commenter

  • Soyez le premier à aimer ceci

Aucun téléchargement
Vues
Nombre de vues
166
Sur SlideShare
0
Issues des intégrations
0
Intégrations
3
Actions
Partages
0
Téléchargements
4
Commentaires
0
J’aime
0
Intégrations 0
Aucune incorporation

Aucune remarque pour cette diapositive

15.demain, le grand maghreb

  1. 1. Demain, le grand Maghreb ! es défis qui s’imposent au monde arabe de manière générale et plus particulièrement à la zone géographique du Grand Maghreb sont innombrables. Ces défis se posent avec d’autant plus d’acuité aujourd’hui vu le contexte géopolitique global de déstabilisation et de destruction auquel est confrontée la Nation arabe dans son ensemble (les conflits en Syrie, en Libye et au Yémen). Dans cet ensemble qu’est le grand Maghreb, nous allons nous intéresser plus particulièrement à ses principaux acteurs que sont l’Algérie et le Maroc. Car ces pays se trouvent dans une situation de blocage qui empêche la réalisation de l’Union maghrébine. Par leur situation géographique, leurs ressources économiques et leur poids démographique ils représentent la colonne vertébrale sur laquelle peut se construire cette Union du Grand Maghreb. Or nous assistons depuis trop longtemps maintenant à une véritable guerre froide auquel il faut immédiatement mettre fin car la situation est trop préoccupante pour laisser perdurer ce conflit larvé qui dessert les peuples concernés. La première piste qui nous permettrait d’atteindre cet impératif, consiste à explorer notre histoire. Et il n’est pas saugrenu, dans ce cadre, de remonter loin, voire très loin dans notre histoire afin d’en extraire notre dénominateur commun. Remontons aussi loin qu’il le faudra afin de construire une identité unificatrice, homogène, non complaisante et non mythifiée. Retournons s’il le faut à l’Antiquité lorsque le Maghreb était habité par les Amazighs, les « hommes libres ». Ceci permettra de réunir berbères et arabes autour d’un patrimoine historique commun, de faire ressortir les origines plurielles des Arabes et des Amazighs non pour les opposés mais pour les rapprocher et les unifier dans une histoire commune (sans effacer les caractéristiques d’aucune d’entre elles). Ainsi cecompte à rebours de l’histoire contribuera à ce que tous les Maghrébins, Arabes L
  2. 2. et Amazighs, fassent de l’histoire de l’autre sa propre histoire. Ainsi l’histoire arabe devient celle des Amazighs et l’histoire amazigh devient celle des Arabes. Les Arabes tiendront par exemple le romancier amazigh Apulée, comme étant l’un de leur propre philosophe et poète d’origine berbère, et réciproquement les Amazighs considéreront le plus grand poète arabe préislamique Imrou’l Qais auteur des Mu'allaqāt comme étant un de leur propre poète. Enfin les quatorze siècles de vie commune entre Arabes et Amazighs ont amalgamé les deux peuples ; par conséquent le Maghreb ne peut pas être regardé comme une juxtaposition d’unpeuple berbère et d’unautre arabe, mais un peuple mixte arabo- amazigh qui partagent les mêmes convictions, les mêmes idéaux et les mêmes combats. Ceci est un premier pas pour aller de l’avant, mais il ne suffit évidemment pas. Pour édifier le grand Maghreb nous devons revisiter également notre histoire commune « hispano-mauresque », celle qui a fondé la belle et glorieuse Andalouse de Cordoue à Grenade en passant par Séville. Cette Andalouse qui a enrichi des villes telles que Tétouan (Maroc) et Tlemcen (Algérie). Les Maghrébins sont aussiles héritiers de leurs ancêtres Andalous qui ontsu créer une société plurielle, dynamique, florissante, tolérante et « laïque ». Il y a là matière à réflexion, pour une refondation nouvelle du Maghreb. L’événement indiscutable qui a marqué profondément notre histoire contemporaine reste sans nul doute la nuit coloniale qui a obscurcinotre horizon lors de la prise d’Alger en 1830. Cet événement majeur a eu une portéeinvolutive sur notre développement historique. Les difficultés que connait le duo algéro - marocain sont héritées de cette période. La puissance coloniale a appliqué des méthodes différenciées pour asseoir son système de domination. Au Maroc, elle a appliqué une politique monarchiste refaisant revivre une monarchie ‘alaouite moribonde et en Algérie elle imposera sa doctrine jacobine et une conception impériale de la République. Le Maroc devient un protectorat tandis que l’Algérie
  3. 3. deviendra une région rattachée à la France. Cela marquera les différences futures et les conflits avenirs. Au lieu d’avoir recours à l’histoire comme un outil de propagandequine sert qu’à légitimer les pouvoirs actuellement en place, l’histoire doit au contraire nous permettre de panser nos plaies, reboucher les brèches et effacer les fissures. Il est donc impératif de réaliser une lecture critique et analytique de notre histoire à la fois commune et parallèle mais jamais disjointe afin de résorber nos difficultés actuelles et surmonter nos impasses. Ces deux grandes Nations que forment les peuples marocain et algérien doivent cesser de se voir comme deux entités antagonistes, aux intérêts divergents. Cette course narcissique d’une identité close, hermétique et sourde à l’autre conduit inévitablement à un repli identitaire dangereux et à un enfermement absurde qui n’a aucun fondement. Les peuples maghrébins et plus particulièrement les deux peuples voisins marocain et algérien sont semblables à tous points de vue ; ils partagent une multitude de facteurs communs et possèdent intrinsèquement tous les éléments unificateurs. Les deux peuples sont interalliés dans un destin commun qui prend sa source dans une géographie commune, dans une histoire proche et lointaine commune, dans une foi commune, une culture commune, une langue (arabe et amazigh) commune et des intérêts divers et variés communs… Ce sont là autant d’éléments qui permettront dedépasser les crises et de surmonter les obstacles qui se dressent artificiellement devant l’Union des peuples maghrébins. Sans unité, sans coopération dynamique, sans échange tous azimuts, sans solidarité et son partenariat efficace ces deux Nations aussi grandes soient-elles ne pourront pas affronter seule et isolément et de façon efficiente les défis multiples que l’horizon de ce siècle en cours laisse entrevoir.
  4. 4. Il ne faut pas se leurrer, les deux Nations sont intimement liées à une histoire commune en devenir : si l’un de ces deux pays sombre, il entraîne dans sa chute son voisin qui finira pas tomber également, tôt ou tard. Face aux nombreux défis socio-économiques et aux menaces nouvelles exercées par les groupes et les milices takfiristes de Daesh, Boko Haram et consorts qui agissent afin de semer le chaos dans la région pour le compte des puissances étrangères. Il n’y a pas donc d’autre choix pour les peuples, à défaut que leurs dirigeants irresponsables s’entraident, que de s’allier de façon sérieuse et intelligente en multipliant les échanges sous toutes les formes possibles : universitaires, intellectuelles, culturelles, économiques… Si ceux qui sont à la tête de ces deux Etats n’arrivent pas à solutionner leurs différends, s’ils n’arrivent pas à trouver un terrain propiceà une entente salvatrice, il est donc du devoir des deux peuples de prendre le relais afin de construire des ponts, de rétablir le dialogue pour enfin surmonter les malentendus, de s’enrichir des expériences fécondes des uns et des autres sans attendre des deux pouvoirs en place qu’ils s’attellent à cette construction de l’Union maghrébine si nécessaire que les peuples appellent de leurs vœux. Les peuples ont-ils besoin du feu vert de leurs dirigeants pour se souder autour d’une cause commune ? C’est aux peuples de forcer leurs dirigeants à cesser ce conflit larvé ou à changer de gouvernant, et là réside la solution la plus radicale. Que les peuples prennent donc enfin leur destinée commune en main. Peut-on encore se laisser malmener par des pouvoirs corrompus, affairistes, clientélistes, qui négligent (et c’estuneuphémisme) leur population. Comme le dit sijustement Frantz Fanon dans Les Damnes de la Terre : « Le conducteur de peuple ça n’existe plus maintenant. Les peuples ne sont plus des troupeaux et n’ont pas besoin d’être conduits. Si le leaderme conduitje veux qu’il sache qu’en même temps je le conduis. »
  5. 5. Les gouvernants par une propagande savamment orchestré sème la suspicion et la méfiance au sein des populations. Ils font resurgir une rhétorique blessante, des ruminations sans fin qui n’ont rien de productif à part qu’ils font naître des sentiments équivoques voire haineux entre les peuples. Ils font de l’observation de l’autre la seule préoccupation des populations pour les éloigner les uns des autres et anéantir ainsi leurs aspirations profondes d’union et de développement. Il faut donc cesser de créer une image négative hypertrophiée et caricaturale à l’excès del’autre. Il est aussidela responsabilité des médias de cesserdeferrailler par journaux interposés et sur les réseaux sociaux multiple et varié. Les deux peuples frères n’ont pas à se regarder comme des étrangers car ils sont l’image l’un de l’autre. L’indigence de la mémoire algéro-marocaine entretenue par les pouvoirs doit être combattue par une contre-histoire qui fait référence à de nombreux points nodaux essentiels et à de représentations unanimement partagées. Parmi ces points nodaux figure la guerre d’indépendance des deux pays. Cette oppositiondangereuse, infantile, débilitante et imbécile qu’entretiennent les appareils d’Etats pour disjoindre les peuples ne sert nullement les intérêts d’aucune des deux Nations à part renforcer les pouvoirs en place et faire le jeu des puissances étrangères néo-colonisatrices. Il est indéniable que la formation d’un binôme algéro-marocain est une réponse à toutes les insuffisances socio-éconimico-politique des deux pays. La formation d’un tel duo constituerait un formidable moteur pour la construction du Grand Maghreb, mais également pourle monde arabe :les pays duGolfeétant incapables d’être des leaders du monde arabe, l’Irak et la Syrie étant dans un état de destruction tel qu’ils ne sont pas en mesure d’être la locomotive des Etats arabes, l’Egypte n’étant plus celle de Nasser, il ne reste donc plus que le Maghreb pour assumer cette responsabilité de leader et donner le tempo des pays arabes. Appartenant au continent le plus grand et le plus riche de la planète, le binôme
  6. 6. algéro-marocain peut être également un moteur efficace pour la construction de l’Union africaine et en finir ainsi avec la françafrique, l’ingérence étrangère, le pillage de ses ressources énergétiques et l’exploitation de ses matières premières. Nous voyons là un espoir énorme. Imaginons un instant que l’Union du Grand Maghreb se réalise, cela constituerait une avancée considérable dans tous les domaines et tous les secteurs d’activités. Cela formerait un territoire géographique colossal, une zone économique puissante et dynamique, un espace politique incontournable qui pèserait de tout son poids dans un contexte de géopolitique mondiale en mouvement accéléré ; par sa démographie et la jeunesse de sa population l’Union du Grand Maghreb sera producteur d’un génie maghrébin de progrès et d’innovation ; ses armées collaboreront pour former une force dissuasive capable de répliquer à l’ennemi sioniste, d’assurerleur propresécurité et celle des pays arabes ainsi que toute l’Afrique afin que les scénarios de la Libye, de l’Irak, de la Syrie, du Yémen et des autres conflits qui ont lieu actuellement sur le continent africain ne s’y déroulent jamais plus. Trop utopique n’est-ce pas ? Mais pourquoi s’empêcher de viser haut et loin ? Serions-nous donc incapable de réaliser ce projet ? Si oui alors abandonnons dès maintenant le combat et la lutte. Car dans ce cas à quoi bon ?! Si effectivement une minorité agissante de part et d’autre s’évertue à exacerber des sentiments patriotiques obsolescents bloquant ainsi le processus d’Union et mettant au point mort ce formidable moteur dont nous avons parlé. Quant à la majorité des deux peuples, elle sait pertinemment qu’une telle situation ne correspond pas àses ambitions nombreuses. Les peuples savent, eux, où se situent les difficultés, ils connaissent leurs origines et savent exactement comment les résoudre. Les peuples sont plus visionnaires que leurs dirigent qui appliquent une politique machiavélique et manichéenne qui dénote une manière de voir et de juger simplificatrice, sans nuance, en termes opposés :le bien, « c’estnous » et le
  7. 7. mal, « c’esteux ». Et tout cela conduit à une rhétorique d’affrontement armé entre les deux. Les peuples peuvent s’imposer comme une force civile et modifier le cours des choses afin que le train de l’histoire commune qui les transportent tous ne déraille pas. Les peuples algérien et marocain sont plus proches qu’on ne peut se l’imaginer, n’en déplaise aux semeurs de troubles qui prêchent la division au sein d’une entité indivisible, et creusent des fossés en laissant s’élargir les « trous de mémoires » d’une histoire partagée. Le passé lointain, le sentiment anticolonial partagé qui a conduit à la lutte commune pour l’indépendance devraient être un ciment qui solidifie les relations entre ces deux Nations. Jadis le discours et l’action anticolonial qui fédéraient le combat pour recouvrer la liberté et marquaient l’insoumission des peuples à un ordre colonial inique, doit renaître et rénover ses paradigmes pour continuer la lutte jusqu’à l’obtention complète et intégrale d’une émancipation véritable et aboutir enfin aux idéaux auxquels les peuples aspirent depuis tout temps. On ne soulignera jamais assez que le Maroc et l’Algérie ont fait face aux mêmes épreuves et qu’aux heures les plus sombres de la nuit coloniale les peuples ont su mettre en place sur le terrain une lutte unifiée. Ils ont érigé une solidarité, une entente et une fraternité qui force l’admiration et qui peut servir d’archétype et de modèle aux générations actuelles. Dans ce sens il semble nécessaire d’opérer un retour aux pères fondateurs du combat anticolonial et du Comité de Libération du Maghreb tels qu’Abdelkarim Al-Khattabi (pourfendeur des armées coloniales au Maroc et fondateur de la république du Rif), Messali Hadj (pionnier du mouvement indépendantiste algérien et fondateur du PPA- MTLD), Salah Ben Youssef (chefs de file du mouvement national tunisien anti-bourguibien)… Dans ce combat fédérateur héroïque, brave, courageux, intransigeant qui fut le leur, les frères d’armes d’hier n’ont jamais utilisé la rhétorique de la division et de la dépréciation de l’autre, mais ils se sont attachés à construire l’Unité
  8. 8. maghrébine. Tous leurs sacrifices furent-ils vains ? Tout ce sang versé pour que cet objectif se réalise le fut-il pour rien ? Tous leurs efforts furent-ils inutiles ? Ces deux peuples deviendront-ils des frères ennemis alors que leurs aïeux sont morts pour qu’ils soient des frères solidaires ? Si la réponse est affirmative alors ça serait une injustice vis-à-vis du combat qu’ils ont mené et de ces vies qui se sont sacrifiées ! Un seul mot d’ordre doit être de rigueur : union et fraternité ! Pour que ce mot d’ordre devienne réalité il faut au préalable combattre une certaine idéologie simpliste qui promeut les survivances archaïques d’un nationalisme étriqué, sans ambition d’ampleur et trop réducteur pour le Grand Maghreb. Les peuples sont capables de dépasser ses basses querelles pour consolider leurs relations et édifier une société civile multiculturelle dans sa dimension arabe, amazighe, sahraouie, nomade et sédentaire, rurale et citadine. Les peuples libérés de la dialectique des pouvoirs sont capables de construire ensemble une société égalitaire, justicialiste, solidaire et fraternelle dans laquelle les citoyens seront entièrement sujets de leur histoire et pleinement libres où chacun aura toute sa place dans la société. Les communautés algériennes et marocaines présentent sur le territoire hexagonal, dans leur malheur d’immigrés, peuvent sesaisir de cette occasionpour être des acteurs decette construction en favorisant l’entre-connaissance mutuelle, les échanges, la mixité déjà en marche notamment par l’entremise des mariages algéro-marocains nombreux. Tout doit être mis en œuvre pour retisser des relations ancestrales aujourd’hui distendues. Si les pouvoirs corrompus des deux pays ne sontpas à la hauteur de cette mission, c’estaux peuples eux-mêmes d’être à l’avant-garde et de propulserun mouvement nouveau de libération qui sedresse contre les spoliateurs et les imposteurs qui détiennent les rênes du pouvoir et qui appliquent une politique fratricides qui mène à la rupture. Il en va de l’existence même deces deux Nations interdépendantes. Les pays arabes attendent un sursaut
  9. 9. des peuples du Grand Maghreb vu que les pays arabes du Moyen-Orient se trouvent empêtrés dans des conflits destructeurs. Mishkat Al Nour

×