AEI - Démarche de veille en entreprise

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Support à l'intervention de Valéry MAINJOT à Courrière ce 17 novembre 2015.
Formation organisée par l'Agence pour l'Entreprise et l'Innovation

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AEI - Démarche de veille en entreprise

  1. 1. La structuration d’une démarche de veille en entreprise Courrière, le 17 novembre 2015
  2. 2. 2 Présentation du formateur n Valéry MAINJOT n Consultant en Stratégie n Expérience professionnelle n 12 ans à la Défense – Officier paracommando et des forces spéciales belges n 5 ans à la tête de la cellule « Market Intelligence » de FN HERSTAL n 3 ans de conseils en « web intelligence » n Formation académique : n Ingénieur civil Polytechnicien (Ecole Royale Militaire) n Autres dont « Executive Master en Intelligence Stratégique » (HEC-ULg) n Contact : n valery.mainjot@vincit.be / GSM : 0032-499.732.872
  3. 3. 3 Introduction n Temps limité (120 minutes) pour un vaste sujet ; n La veille n’est pas une « science »… n Les notions, principes exposés illustrent MA vision de la veille ; n Présentation disponible publiquement sur Slideshare : http://fr.slideshare.net/mktoc
  4. 4. 4 Plan § Notions théoriques relatives à la veille § Mise en pratique en entreprise
  5. 5. Partie 1 – Notions théoriques
  6. 6. 6 Plan § Notions théoriques relatives à la veille § Recherche d’information et veille § Objectifs de la veille § Types de veille § OSINT & HUMINT § L’importance du web § Techniques de veille web
  7. 7. 7 Recherche d’information et veille n La veille, c'est quoi ? « Apprendre quelque chose de nouveau à propos de certaines thématiques sélectionnées ». Collecte réalisée en continu. = lire les journaux du jour. n La « recherche d’information », c'est quoi ? « Obtenir un maximum d'informations (récentes ou non) à propos d'une thématique déterminée ». Recherches réalisées à un moment précis. = réaliser des recherches dans une bibliothèque.
  8. 8. 8 Le fruit de la veille participe à la construction du « savoir » de demain. Recherche d'informations = Connaissance initiale Veille = Mise à jour de la connaissance Temps Recherche d’information et veille
  9. 9. 9 Objectifs de la veille Pourquoi réaliser une veille ? n Créer le « Situational Awareness » de l'entreprise/l'organisation - Connaissance (prise de connaissance) de l'évolution de son environnement (métier) : n Détecter les menaces actuelles ou futures auxquelles devra faire face l'entreprise/l'organisation ; n Détecter les opportunités actuelles ou futures que l'entreprise/l'organisation pourrait saisir. n Créer une asymétrie informationnelle avec la compétition.
  10. 10. 10 Les types de veille les plus répandus sont les suivants: § Veille (opportunité) commerciale § Veille marché § Veille concurrentielle § Veille brevet / veille technologique § Veille juridique / législative § Veille « e-reputation » Types de veille
  11. 11. 11 OSINT & HUMINT Le renseignement humain (HUMINT : HUMan INTelligence): est celui construit à l’aide des échanges (oraux ou écrits) entre un membre de l’entreprise et une autre personne active sur le marché (partenaires, clients, concurrents, etc.). Ces échanges peuvent avoir lieu dans un cadre formel (visite de la clientèle) ou informel (discussion sur une foire commerciale, dans un événement de networking). Trop nombreuses sont les entreprises n’exploitant pas le renseignement humain pouvant être collecté par ses membres. Le renseignement en “sources ouvertes” (OSINT : Open Source INTelligence / ROSO: Renseignement d’Origine Sources Ouvertes) est celui issu d’informations publiques externes à l’entreprise. Le renseignement en sources ouvertes inclut celui collecté sur le WEB mais ne s’y limite pas. Les publications papiers et les informations partagées lors des foires, symposiums ou conférences sont également des source souvertes. Le renseignement en “sources ouvertes” ne repose pas exclusivement sur de l’information gratuire. L’information gratuite est dite “blanche” alors que l’information payante est dite “grise”.
  12. 12. 12 L'utilisation du web : pénétration & croissance Source : http://www.internetworldstats.com/ 90 % Pénétra tion BEL 15 ans : 11% Croissance annuelle EUROPE OSINT : importance du web
  13. 13. 13 Le web surfacique (« visible ») Le contenu est DIRECTEMENT accessible via un moteur de recherche car il a été indexé. Il s'agit des pages web classiques. Le web profond (« deep ») Le contenu n'est pas directement accessible via un moteur de recherche car il n'est pas indexé. Il peut s'agir de bases de données, de pages web protégées par un mot clé, etc. Le web sombre (« dark ») Le contenu n'est pas indexé par Google. L'anonymat règle cette partie du web. 5 % 95 % OSINT : importance du web
  14. 14. 14 OSINT : importance du web
  15. 15. 15 § 80 % de l'information de marché dont a besoin une entreprise est disponible sur le web. § Pour la collecter, il faut posséder un minimum de « techniques de recherche » et un maximum de persévérance. § A chaque recherche est associée une méthodologie. § De plus, le renseignement se construit parfois lentement à l'aide de multiples informations. § Pour collecter ces (ses) informations, quelles ressources l’entreprises est-elle disposée à consacrer à la « veille » ? OSINT : importance du web
  16. 16. 16 Techniques de veille web : comment ? La veille ciblée consiste à écouter tout le contenu diffusé par des sources sélectionnées car elles traitent d’une thématique de veille de l’entreprise. C’est donc bien la source qui est ciblée. L’implémentation et la mise à jour de la veille ciblée demandent du temps. La veille ciblée est par contre très pertinente (présente un taux de bruit faible). La veille radar consiste à écouter un ensemble de sources non sélectionnées et à travers un moteur de recherche ou un service tiers (exemples: Google-Bing Alerts,Twitter Advanced Search, YouTube, etc.). Ce sont les “mots-clés” qui son ici ciblés. La veille radar est plus simple à mettre en oeuvre mais présente souvent une pertinence peu élevée (beaucoup de bruit) et ne présente pas un caractère exhaustif comme on pourrait le croire. Une bonne veille intègre souvent les deux composantes avec une forte prédominance pour la veille ciblée.
  17. 17. 17 Techniques de veille web : comment ? La veille manuelle consiste à visiter régulièrement toutes ses sources (sites web) pour prendre connaissance du contenu nouvellement disponible, modifié ou supprimé afin d’en extraire une information utile aux EEI. Cette tâche étant exécutée humainement,elle requiert énormément de temps,de discipline et d’attention. Beaucoup d’informations sont souvent non traitées. La veille automatisée est réalisée par un outil devant être préalablement paramétré.Les principales tâches de paramétrage sont les suivantes:création du sourcing (collecte), des filtres et/ou alertes (raitement) et éventuellement des analyses (exploitation). Une fois l’outil paramétré,la collecte,le traitement et l’analyse (sommaire) de l’informaton est automatique.
  18. 18. Partie 2 – Mise en pratique
  19. 19. 19 Plan § Mise en pratique en entreprise § « Job Descriptions » - Organigramme § Missions de la veille § Moyens de collecte § Veille web : outils de collecte § Knowledge Sharing : outils de partage § Key Success Factors § Veille pour PME – alternatives et modes dégradés
  20. 20. 20 « Job Description » § La veille ne signifie pas uniquement collecter mais également traiter, analyser et diffuser. Toutes ces tâches peuvent se faire au sein d’une cellule de renseignement de marché (« Market Intelligence ») § La cellule « Market Intelligence » peut se voir confier les tâches suivantes: § Etudes de marché (Marketing) § Etudes concurrentielles (Stratégie) § Etudes « M&A » § Missions de « Business Development » (aux niveaux technologique et marché) § « Fonctions » d’une cellule « Market Intelligence »: § Market Intelligence Manager § Market (Intelligence)Analyst § Veilleur (stratégique) § Knowledge Sharing Manager § Etc. Market Intelligence Manager Veilleur Market Intelligence Analyst Knowledge Sharing Manager
  21. 21. 21 Organigramme § La cellule « Market ntelligence » dépend généralement de : § La Direction Générale § La Direction Stratégie § La Direction Marketing § Chaque solution présente ses avantages et inconvénients.A titre d’exemples : § Meilleure écoute sous de la Direction Générale § Missions mieux définies et cohérentes sous la Direction « Stratégie » § Meilleure proximité et connaissance du marché sous la Direction Marketing
  22. 22. 22 Missions de la veille Fruit de la veille Missions de la veille Stratégie Les axes stratégiques de l’entreprise définissent les missions de la veille et donc les besoins en informations. Dans l’autre sens, le fruit de la veille peut également faire évoluer la stratégie d’entreprise. Les axes stratégiques de l’entreprise sont définis à l’aide des analyses stratégiques: BMC, ANSOFF, PORTER, SWOT, PESTEL, etc.
  23. 23. 23 Missions de la veille Les missions de la veille doivent être définies très clairement. Une manière de les exprimer est la suivante: “SURVEILLER la thématique … AFIN DE …” Exemples: § Surveiller le concurrent X afin d’identifier sa stratégie commerciale et pouvoir la contre-carrer le plus tôt possible: § Surveiller le marché du recyclage des textiles afin d’identifier les opportunités futures pour notre entreprise; § Surveiller les travaux scientifiques dans le domaine de la fusion des alliages afin d’identifier les futures applications industrielles pouvant être développées par notre entreprise;
  24. 24. 24 Stratégie Missions de la veille EEI Moyens de collecte Sources § Un EEI (Elément Essentiel d’Information) = besoin en information dont l’entreprise a réellement besoin pour remplir sa mission de veille. § Il faut parfois plusieurs EEI pour remplir une mission de veille Missions de la veille
  25. 25. 25 § Types de moyens de collecte: § Interne ou externe à l’entreprise § OSINT / HUMINT § Exemples: § Les rapports de « visite client » des commerciaux; § La revue de presse du responsable communication; § Les participations aux foires commerciales; § L’abonnement à une revue spécialisée; § La veille web de l’entreprise; § Etc. Moyens de collecte
  26. 26. 26 Comment débuter ? § Faire l’état des lieux des moyens de collecte actuels (et certainement pas parfaitement exploités) § Quels EEI ne peuvent être collectés ? § Compléter vos moyens actuels. Moyens de collecte
  27. 27. 27 Moyens de collecte
  28. 28. 28 VeilleWeb : outils de collecte § La base : la maîtrise de la « recherche web » (nécessaire au minimum pour identifier les sources) § Les outils de veille automatisée sont réalisés à l’aide de plusieurs « technologies » du web: § Les « crawlers » § Les flux RSS § Les « scrapers » § Le recours à des API de services tiers
  29. 29. 29 VeilleWeb : outils de collecte § Les facteurs différenciant sont souvent les suivants: § Coût : de gratuit à 100 k€/an § Performances (exemples) § Difficulté d’utilisation (prérequis techniques?) § Universalité (ajout de sources de types différents?) § Exhaustivité de la collecte (intégralité des résultats?) § Paramétrage / personnalisation des recherches, filtres,alertes? § Présence d’analyse (graphique, etc.) § Multi-utilisateurs? § Multi-langues? § Aspect collaboratif (« social »)? § Gestion des sources? § Stockage (sauvegarde) du contenu ?. § Pérennité de l’outil? § Sécurité? § Compatibilité avec d’autres applications? § Etc
  30. 30. 30 § Quelques outils et services en vrac… § Website Watcher § KB CRAWL § DIGIMIND § SINDUP § Google Alerts / Bing Alerts § MELTAWARERS, FACTIVA DOWN JONES § TWITONOMY § NETVIBES § CIKISI (projet VINCIT et associés belges > commercialisation fin 2015) VeilleWeb : outils de collecte
  31. 31. 31 § Il est PRIMORDIAL de posséder un outil de stockage et partage de la connaissance si l’on veut: § Collecter : Coupler les différents moyens de collecte § Exploiter : Conserver le fruit de la veille pour des analyses ultérieures § Diffuser : Offrir une veille personnalisée § Quelques outils: § KNOWLEDGE PLAZA § SHAREPOINT § ALFRESCO SHARE § YAMMER (Entreprise) § CIKISI – module « collection » collaboratif (projet VINCIT et associés belges > commercialisation fin 2015) Knowledge Sharing: outils de partage
  32. 32. 32 § Support de la Direction § Ressources suffisantes § RH : Personnel dédicacé (« part-time » ou « full-time ») § € : coût global moyen d’une cellule de renseignement de marché = 0,1 % CA § Bon outil de collecte > simple, efficace (coût global de possession faible) § Formation § Recrutement des bonnes personnes (autonomie, persévérance, « IT oriented », « market oriented ») § Diffusion du fruit de la veille de façon structurée, méthodique et réfléchie ! (>< infobésité) § Actionable intelligence >Thèmes, Résumé,Analyse. § Inciter au partage et non l’inverse § Adapter les bons outils de partage et de stockage de l’information Key Success Factors – exemples:
  33. 33. 33 Quelques mots sur : §Veille collaborative §Veille mutualisée §Veille externe Veille pour PME : alternatives?
  34. 34. 34 QUESTIONS ?

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