oi, Anthéa de Sautemouton, on me surnomme Flèche. En cas d'urgence, je peux semer mes
ennemis. Je suis aussi rusée qu'un r...
Noirmoustier, mon ennemi d'enfance. Je me relevai en titubant, encore étourdie par mon drôle de rêve. Mais je décidai
de n...
m'allongeai sur des feuilles entre deux arbres. En cette début de soirée, j'eus une vision étrange : je revoyais Godefroy
...
Prochain SlideShare
Chargement dans…5
×

Anthéa phébie 505

368 vues

Publié le

Publié dans : Formation
0 commentaire
0 j’aime
Statistiques
Remarques
  • Soyez le premier à commenter

  • Soyez le premier à aimer ceci

Aucun téléchargement
Vues
Nombre de vues
368
Sur SlideShare
0
Issues des intégrations
0
Intégrations
65
Actions
Partages
0
Téléchargements
2
Commentaires
0
J’aime
0
Intégrations 0
Aucune incorporation

Aucune remarque pour cette diapositive

Anthéa phébie 505

  1. 1. oi, Anthéa de Sautemouton, on me surnomme Flèche. En cas d'urgence, je peux semer mes ennemis. Je suis aussi rusée qu'un renard pour les pièger. Mais parfois je répète des secrets que j'aurais dû garder. Je suis très bavarde ! J'ai des cheveux châtains clairs avec de beaux yeux noisette. orsque j'avais treize ans, j'allais tous les jeudis laver mes vêtements à l'autre bout du village. Godefroy de Noirmoustier dit Tuemouches se moquait de moi car ma mère était pauvre. Je veux pourtant relever l'honneur de ma famille. Depuis que je suis petite, je veux devenir chevalière ! Ma mère, Mélissandre, s'y est toujours opposé. Mon père, lui, j'ignore qui il est. Je ne l'ai jamais vu. Ma mère refuse d'en parler. J'espère qu'un jour, je découvrirai quelque indice à son sujet. Depuis cela, le roi a appris mon souhait de devenir chevalière et va le satisfaire. Je suis devenue écuyère d'une jeune chevalière, Hermeline de Montdragon, surnommée la Franche, qui m'a d'ailleurs dit que, pour devenir chevalière, il fallait être courageuse et tenace ! Après quelques années d'apprentissage, mon rêve se réalisa : mon adoubement aura lieu demain. Lors de la cérémonie, nous étions dans une grande salle ornée de tapisseries. Il y avait d'autres écuyers qui allait franchir cette étape avec moi dont le fils du seigneur, Acelin de Belleforest, et un autre jeune homme discret que j'avais déjà vu dans le village, Tristan d'Aiglemont dit le courtois. Je fus cependant la première à être adoubée. Je fis serment d'être loyale envers le roi et de le servir fidèlement. Celui- ci posa le bout de son épée sur mon épaule. Je reçus un heaume et un haubert pour me protéger, un écu qui porte mes couleurs avec ma devise "Manigance et tenacité" gravée dessus. On me donna aussi une longue épée que je baptisa Fantabulesque. Ma plus grande joie fut cependant lorsque que l'on me remis mon cheval, Phénomène. C'était un jeune étalon alezan rapide et robuste capable de parcourir de longues distances et de porter de lourdes charges. Je fus émue et surtout fière d'un tel honneur. Acelin et Tristan reçurent respectivement une belle jument blanche et un puissant étalon gris. Juste après la cérémonie suivit le festin. C'était vraiment délicieux ! Au centre du plat se trouvait du paon, entouré par des pois ; des haricots et autres légumes. Pendant ce repas, je discutais avec Tristan. Mais au fond de moi, je pensais à ma mère et à mon amie Alix qui mangeront seules toute la durée de mon absence. Quand je rentrai chez moi, ma mère pleurait. Elle ne voulait pas me voir partir. Je la consolai et lui promis de revenir vite. Alix, elle, craignait de ne jamais me voir revenir. Lorsque Phénomène fut prêt, je mis dans mon sac quelques pièces d'or, mes maigres économies. J'ai aussi prévu deux miches de pain et un peu de vin. Je chercha longtemps mon écuyère, Astrid, une fillette aux cheveux roux qui était finalement chez le marchand de fruits. Je la soupçonne d'avoir des pouvoirs surnaturels : je l'ai vue parler à un mouton. Astrid m'aida à enfiler mon équipement qui était très lourd. Nous montâmes toutes les deux sur nos montures et prîmes le chemin qui longeait la forêt. Ca y est, nous sommes parties, la seule chose qu'il nous manque, c'est une destination... e mis mon destrier au trot en me servant de mes éperons en argent. Cela faisait un bon moment que nous étions parties, Astrid et moi. Faute de destination précise, nous allions vers l'ouest. Nous étions joyeuses d'être parties, malgré la chaleur qui régnait. Au moment où nous traversâmes une rivière, une silhouette apparut comme par magie. L'homme, que j'avais déjà vu au festin de mon adoubement, ne semblait pas me reconnaître. Sa longue cape violette trainait dans le sable en laissant juste dépasser la pointe de ses souliers pointus. Son visage était dissimulé par sa barbe et son épaisse touffe de cheveux gris. Le magicien se présenta, Baudouin de la Combe aux Loups, pour aider les jeunes chevaliers perdus comme nous. C'est à ce moment là que je m'effondre par terre, évanouie. J'eus d'ailleurs une brève et étrange vision : un cachot sinistre où j'étais enfermée, suivie de l'apparition de l'image de Godefroy de
  2. 2. Noirmoustier, mon ennemi d'enfance. Je me relevai en titubant, encore étourdie par mon drôle de rêve. Mais je décidai de ne pas me préoccuper de cela pour l'instant. Ma résolution faiblit lorsque Baudouin me demanda de choisir entre une clé qui peut ouvrir n'importe quelle serrure ou une potion qui rend invincible pendant une heure. Je réfléchis longuement mais, me souvenant du cachot sombre, je n'hésitais moins et pris la clé que je cachais dans la manche de mon pull. Je le remerciais rapidement quand Baudouin me recommanda de continuer dans cette direction jusqu'aux montagnes. Nous continuâmes donc notre chemin après cette étonnante rencontre. Nous approchâmes du royaume où vivait Tristan, situé sur une montagne. La route était caillouteuse et montait rudement. Phénomène progressait lentement sur ce sol irrégulier. A mi-chemin du sommet, nous entrâmes dans une grande grotte sombre. L'atmosphère était froide et de l'eau ruisselait sur les parois de la caverne. Celle-ci s'élargissait au fur et à mesure. Nous descendîmes de cheval et continuâmes à pied car ils commençaient à s'affoler, comme si un danger nous guettait. En effet, après une centaine de mètres parcourus dans l'angoisse, une énorme silhouette se distinguait dans l'ombre. Un géant se dressait devant nous ! Il faisait la taille de la maison du forgeron. Nous semblions vraiment petites à côté de lui. Son corps semblait être fait de pierre, à l'exception de ses yeux. Astrid prit peur et hurla, ce qui énerva le géant. Celui-ci s'avançait lentement vers nous. Nous pourrions prendre la fuite mais cela serait une attitude de lâche. Nous avions nos épées, mais elles ne pourraient pas atteindre cette résistance créature. Celle-ci n'était plus qu'à quelques pas de nous lorsque je sentis une vive douleur au bras. La clé ! Elle m'avait perçé le bras ! Sans prendre le temps de réfléchir, je la saisis et courus vers le géant. 'un réflexe, j'essayai de grimper sur son dos. Je réussis, mais il pouvait à tout moment m'écraser contre le mur. J'avais agi bêtement, ce qui allait me conduire à ma fin. Cela se serait passé comme ça si Astrid n'était pas une magicienne. D'un instant de concentration, avec ses pouvoirs, elle immobilisa le géant. Je continuai à grimper le long de son corps. Heureusement, j'avais fait de l'escalade quand j'étais moi-même écuyère car le dos du géant ressemblait à la difficulté du Mont que nous essayions d'atteindre. Mais, une fois installée sur la tête du géant, je trouvai des prises sûres. En deux mouvements, je perçai les yeux du géant avec la fabuleuse clé. Un rugissement rauque retentit dans la caverne. Il s'effronda et faillit m'écraser mais, d'une manière étonnante, j'arrivai sur ce qui me sembla être son ventre. Je m'écartai brusquement et m'éloignai. Son visage était couvert de sang. Sa respiration était irrégulière et nous entendîmes résonner le dernier battement de son coeur. Nous l'avions vaincu. Lorsque nous ressortîmes de la grotte, Astrid et moi étions encore surprises mais heureuses d'avoir gagné. C'est tout de même notre premier exploit de chevalières ! Non loin d'ici se trouvait le royaume de Tristan où nous fîmes halte quelques temps : nous achetâmes d'autres provisions pour continuer notre voyage. Dans une ruelle du bourg, nous croisâmes Tristan, que nous n'avions pas vu depuis le festin. Il se disputait avec son père, le seigneur de la région. Nous entendîmes la conversation suivie d'éclats de voix : “-Tu dois aller voir Godefroy de Noirmoustier, annonça la voix la plus grave que j'identifiais comme celle du seigneur. -Non, protesta Tristan. C'est le rôle du messager ! Son royaume est situé en territoire ennemi, à une dizaine de jours d'ici. Je ne peux pas entrependre ce voyage seul, il me faut des compagnons. -Je vais essayer de recruter quelques chevaliers, céda le seigneur. J'ai entendu dire que la fille du roi de Belleforest est dans la ville.” 'est à ce moment là que nous apparûmes. Nous nous présentâmes et fûmes engagées sur le coup. Seulement quelques temps après, Tristan, Astrid, deux autres chevaliers que je ne connaissais pas et moi étions équipés et nous partîmes. Pendant quelques jours, nous traversâmes la savane avant d'atteindre la la lisière de la forêt. Nous pénétrions dans le fief ennemi. Mais c'est pourtant le moment que nous choisîmes pour faire une pause. Je me sentais d'ailleurs très fatiguée lorsque je
  3. 3. m'allongeai sur des feuilles entre deux arbres. En cette début de soirée, j'eus une vision étrange : je revoyais Godefroy de Noismoustier, le garçon moqueur, me dire que j'allais mourir. Il se trouvait dans la grande salle d'un château que je ne connaissais pas, en train de me parler. Puis j'aperçus brièvement le cachot sinistre que j'avais déjà vu lors de ma première vision. Je me réveillai en sursaut. Un bruit inquiètant m'avait surprise à ma gauche. Je me levai rapidement, étonnée. Une ombre se dressait devant moi. L'homme à laquelle elle appartenait n'était d'ailleurs que Godefroy. Il s'élança vivement vers moi. En tant que chevalière, je devais me monter courageuse. Je m'avançai lorsque ses alliés me prirent par derrière. Une de leurs épées me brisa le bras. Mon sang jaillit. Mes ennemis me ligotèrent et me jetèrent sur une mûle. Quel déshonneur pour moi ! Je ne savais pas ce qu'ils avaient fait de mes valeureux compagnons. Je m'angoissais pour eux, m'interrogeant sur leur sort et le mien. J'aillais bientôt avoir la réponse : nous arrivions devant un somptueux château en pierre, avec de grandes murailles et trois tours. Le pont-levis se baissa et la herse s'ouvrit. Nous entrâmes dans un grand bourg que je n'eus pas le temps d'apercevoir : on me jeta dans un cachot. e sus d'où me venait mes visions précédentes. Je décidai d'explorer le cachot qui, bien que sombre, était long et étroit. Non surprise, je retrouvais mes amis, Tristan, Astrid et les deux autres. Nous décidâmes de nous enfuir immédiatement, grâce à ma clé extraordinaire que le magicien m'a offert. Mais nous n'allions pas nous enfuir en courant, plutôt aller vaincre la troupe de brigants. Je fis tourner la clé dans la serrure, qui se déverrouilla facilement. Nous nous divisâmes : Tristan et moi irons débusquer Godefroy pendant que Astrid et les autres s'occuperont de récupérer nos affaires. Visiblement, Godefroy ne se cachait pas, il semblait avoir une réelle autorité sur le royaume. Il en était peut être même le seigneur. Nous le touvâmes dans la grande rue, chez le boulanger. Nous l'espionnâmes discrètement, jusqu'à qu'il rentre au château, dans cette salle que je ne connaissais qu'en rêve. Lorsque qu'il fut installé sur son trône, nous allâmes à sa rencontre. Il se redressa et sauta sur ses pieds, tirant son épée. Il était vraiment surpris ! Je me préparai à le battre. Mais mon bras était trop faible, et je ratai ma cible de peu. Tristan, plus entrainé, le frappa au coeur mais je m'évanuis à ce moment, car j'ai perdu trop de sang. Lorque je me réveilla, je reconnus les décors de ma petite maison, celle que je partageais avec ma mère. Je l'aperçus, en train de préparer à manger dans un coin. Elle me rassura, me raconta que Tristan m'avait ramenée au château. Elle m'apprit aussi que Godefroy de Noirmoustier ètait mort, que Tristan l'avait vaincu. Moi aussi, quand j'ai repris des forces et que je partis me promener, on m'acclama de tous les côtés. Le roi en personne vint me féciliter et m'offrit une médaille en or, pour me récompenser de mes exploits. Je la garderai toute ma vie, pour me donner du courage pour mes prochaines aventures en tant que chevalière...

×