LA CRISE MONDIALE  I.        DEFINITIONUne crise est un événement social ou personnel qui se caractérise par un paroxysme ...
2.   La Chine croit mais ne rompt pasAvec une hausse de 9,5% de son PIB prévue en 2011, la Chine demeure un solide moteur ...
En revanche, la France est fragilisée par une balance commerciale structurellement déficitaire. Entre janvier etseptembre ...
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La crise mondiale

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La crise mondiale

  1. 1. LA CRISE MONDIALE I. DEFINITIONUne crise est un événement social ou personnel qui se caractérise par un paroxysme des souffrances, descontradictions ou des incertitudes, pouvant produire des explosions de violence ou de révolte. La crise estune rupture déquilibre.Dans le domaine médical, une crise est un changement rapide et grave intervenant dans létat de santé dunmalade ou dune personne apparemment en bonne santé. Exemples : Crise cardiaque, crise dasthme.En psychologie, la crise est le paroxysme ou lexacerbation dun sentiment. Exemple : crise de désespoir.Une crise économique est une dégradation brutale de la situation économique dun pays ou dune zoneéconomique, conséquence dun décalage entre la production et la consommation. Elle se traduit par une forteaugmentation du chômage, par une baisse du PIB (Produit Intérieur Brut), un accroissement du nombre defaillites, une baisse du pouvoir dachat…La crise économique la plus grave de lhistoire moderne, au niveau mondial, a été celle de 1929.Une récession est une forme légère de crise économique, tandis que la dépression en est une forme plusprofonde.Une crise politique est un moment important, grave et parfois décisif dans la vie dune institution. Elle reflètelinadéquation manifeste entre lorganisation dune institution politique ou publique et la réalité. Exemple : criseministérielle lors de la chute dun gouvernement, jusquà la constitution dun nouveau cabinet.Une crise peut provoquer des manifestations, des grèves, des mouvements sociaux, des émeutes voire unerévolte ou une révolution.On distingue la crise institutionnelle pouvant déboucher sur une nouvelle forme de régime politique avecchangement de Constitution, de la crise de régime pouvant provoquer une alternance de gouvernement. II. A chaque pays sa criseLa crise économique est mondiale mais tous les pays ne la vivent de la même manière. Déficit commercialstructurel pour la France, menaces dinflation en Chine, bulle immobilière en Espagne, consommation en berneau Royaume-Uni ... Le Journal du Net passe en revue les points dinquiétude mais aussi les raisons despérerpour huit pays. 1. LAllemagne, un bon élève mais fragileLAllemagne, qui fait figure délève modèle de lEurope, a en effet de quoi faire pâlir denvie bon nombre de sesvoisins : son taux de chômage, de 7% est lun des plus faibles de la zone euro. Fin octobre, son excédentcommercial atteignait déjà 101,5 milliards deuros en cumulé depuis le début de lannée.Il faut dire que lAllemagne a fait de gros efforts pour améliorer sa compétitivité : le coût du travail na progresséque de 5,8% entre 2000 et 2010 contre 22,7% en France par exemple. Et comme elle sest spécialisée sur lesbiens à haute valeur ajoutée, le cours élevé de leuro ne lui pose pas trop de problèmes.Néanmoins, les Allemands ne peuvent pas rester hermétiques aux problèmes de leurs partenaires européens.Lindice IFO, qui mesure le climat des affaires, a ainsi baissé pour le quatrième mois consécutif en octobre, à106,7.Le "modèle allemand" cache aussi deux fragilités structurelles. Dune part, il repose largement surles exportations, qui représentent 36% de son PIB selon la Banque mondiale. Un fort ralentissement deléconomie mondiale pourrait donc être dramatique pour le pays.Surtout, à long terme, lAllemagne sera confronté au défi de sa démographie déclinante : elle devrait perdreentre 12 et 17 millions dhabitants dici 50 ans selon loffice fédéral des statistiques. Bonne nouvelle peut-être pourle chômage mais pas pour la croissance.
  2. 2. 2. La Chine croit mais ne rompt pasAvec une hausse de 9,5% de son PIB prévue en 2011, la Chine demeure un solide moteur de la croissancemondiale. Mais cette croissance pourrait bien alimenter un "syndrome Microsoft", sa puissanceéconomique suscitant lhostilité de ses partenaires.Principal point de discorde, sa monnaie. Selon les responsables politiques américains, le yuan serait sous-évalué dau moins 25%. Une stratégie destinée à favoriser ses exportations, qui représentent un quart de sonPIB. Cest dailleurs une de ses faiblesse : la Chine est particulièrement sensible à lenvironnement économiqueglobal. En octobre, le secteur manufacturier chinois a enregistré son plus faible rythme de croissance depuis troisans, en raison du ralentissement des commandes.Autre inquiétude pour le géant asiatique : linflation. Lindice des prix à la consommation a augmenté de 5,7%sur un an en octobre. En deux ans, estime le China Labour Bulletin, les salaires moyens ont augmenté de 50%.Néanmoins, la Chine présente des attraits incomparables. Les bénéfices des entreprises ont augmenté de 27%en glissement annuel sur les neuf premiers mois de 2011. Et elle a attiré 9,05 milliards de dollarsdinvestissements étrangers en septembre, une hausse de 7,88% sur un an, selon le ministère chinois duCommerce. 3. En Espagne dans le rouge, emploi et immobilier seffondrentLEspagne ne parvient pas à renouer avec la croissance, engluée dans un chômage de masse et un déficitpublic béant (9,3 % du PIB en 2010). En septembre 2011, le taux de chômage a atteint 22,6% de la populationselon Eurostat, le plus haut niveau parmi les pays industrialisés.La bulle de limmobilier a été particulièrement gonflée en Espagne, avec une frénésie de constructions et desprix multipliés par sept entre 1987 et 2007. Avec léclatement de la bulle, cest tout un pan de léconomieespagnole qui sest effondré. Le nombre de mises en chantier de logements neufs a été divisé par dix entre 2006et 2011. Selon le site Spanish Property Insight, les prix de vente réels en septembre se situent en moyenne 22%en-dessous du prix initialement demandé par le vendeur.Dernier point dinquiétude : le système bancaire. En juillet 2011, lors des tests de résistance desbanques européennes jugés pourtant assez accommodants, cinq des huit banques recalées étaient espagnoles.Selon Standard & Poors, les banques espagnoles auraient accumulé entre 296 et 313 milliards deuros dactifs àrisque depuis le début de la crise. Une véritable bombe à retardement. 4. Les Etats-Unis englués dans les tensions politiquesLes Etats-Unis ont beau jeu de railler lincapacité des Européens à se mettre daccord sur un plan de sortie decrise. Mais cest bien en partie à cause dun désaccord politique que le pays a perdu en août son tripleA jusque-là accordé par Standard & Poors. Une telle crise est susceptible de se reproduire à nimporte quelmoment tant les tensions sont fortes entre les deux camps, surtout à lapproche de lélection présidentielle fin2012.En 2011, la dette brute des Etats-Unis devrait par ailleurs franchir la barre des 100% du PIB selon le FMI. Maislavantage, quand on est maître de la monnaie de réserve mondiale, cest quon est à peu près sûr de trouverdes acquéreurs de bons du Trésor libellés en dollars.Actuellement, les deux principales préoccupations outre-Atlantique sont le chômage et limmobilier, dont les prixse sont effondrés de 20% depuis août 2007, dont 4% rien que lan dernier selon la Federal Housing FinanceAgency. En septembre 2011, plus de 34% des maisons ont encore été vendues à perte.Sur le front de lemploi, lamélioration est très lente. En octobre 2011, le taux de chômage a reculé de 0,1 pointpar rapport au mois précédent, à 9%, un chiffre inférieur aux attentes. Le secteur privé a créé 104 000 postesmais dans le même temps le public en a perdu 24 000. 5. La France abonnée aux déficitsMalgré deux plans daustérité annoncés depuis août, la France a pour linstant été épargnée par les mesuresdrastiques prises en Espagne, au Portugal ou au Royaume-Uni. Mais lagence dévaluation financière Moodys aannoncé en octobre lavoir mise sous surveillance, "en raison dune détérioration de ses ratios dendettement".La dette brute de la France, qui pesait 66,7% du PIB en 2005, sélèvera à 86,8% du PIB fin 2011.La prévision de croissance pour 2012 a, elle, été revue à 1% pour 2012. La consommation des ménages resterelativement bonne, quasiment à son niveau davant crise.
  3. 3. En revanche, la France est fragilisée par une balance commerciale structurellement déficitaire. Entre janvier etseptembre 2011, le pays a accumulé 54,18 milliards deuros de déficit commercial, contre 37,83 milliards sur lamême période lan dernier. Enfin, en septembre, le nombre de demandeurs demplois a augmenté de 0,9 % surun mois.Dans ce contexte, la France continue demprunter à des taux assez favorables : 3,25% pour les bons à 10 anslors de sa dernière émission, le 3 novembre. Ce qui rassure entre autres les investisseurs ? La capacité de laFrance à lever des impôts. 6. Le Japon durement touché par le tsunamiLéconomie japonaise, qui sétait reprise de 4% en 2010, replongera vraisemblablement dans la récession en2011 avec une baisse de 0,1% de son PIB selon les prévisions du FMI. Le tsunami, qui a ravagé le nord-est dupays en mars, est naturellement le principal responsable de cette rechute. Reste que la croissance japonaise estquasi atone depuis le début des années 1990. Un cas typique de "stagflation", où les prix et les salaires neprogressent plus.Avec une dette équivalente à 220% de son PIB en 2010, le Japon est tout simplement le pays le plus endetté dumonde. Et ce nest pas prêt de sarranger : pour 2011, le FMI prévoit un déficit courant de 10,3% du PIB. Commeles possibilités de compression des dépenses sont limitées, le gouvernement devra miser sur des haussesdimpôts pour remonter la pente. Le FMI suggère par exemple aux Japonais de tripler leur taux de TVA,actuellement à 5%.Le pays dispose quand même de quelques atouts. Malgré des années de stagnation économique,le chômage reste à un niveau très faible : 5,1% en 2010, pratiquement la moitié du taux de la zone euro (10,1%).Sa dette est certes colossale mais détenue à 94% par des Japonais eux-mêmes (particuliers et banques). Etlindustrie japonaise reste à la pointe de linnovation.Ces prochaines années, le Japon devra faire face à un fort déclin démographique et au vieillissement de sapopulation : en 2050, 40% de la population aura plus de 65 ans, selon les projections de lINED. 7. Le Royaume-Uni plombé par laustéritéUne chance sur deux de replonger dans la récession. Tel est le résultat dune étude de lInstitut national derecherche économique et sociale (NIESR) outre-manche. Et quoi quil en soit, "léconomie ne reviendra pas auniveau de son pic davant récession avant la fin de 2013", ajoute linstitut.Lîle a beau railler ses voisins de la zone euro et se féliciter de son autonomie budgétaire, sa santé économiquena rien de réjouissant. David Cameron applique depuis son élection en mai 2010 un remède de cheval : haussede 5 points de la TVA, suppression massive de postes dans la fonction publique, diminution ou gel desallocations sociales, explosion des droits dinscription universitaire...De quoi déprimer les ménages, dont lindice de confiance a chuté de 13 points entre octobre 2010 et octobre2011, daprès le baromètre GfK. Leur consommation est négative sur les trois premiers trimestres de 2011 et ilssont endettés jusquau cou : 138% de leur revenu brut disponible.De plus, le taux de chômage, de 8% en juin 2011, devrait continuer à progresser au moins jusquà fin 2012 préditGoldman Sachs. Enfin, l’inflation menace : elle pourrait atteindre 4,5% en 2011 selon les prévisions du FMI,alors même que les marges des industriels se réduisent. Pour sortir du marasme, la Banque dAngleterre aannoncé début octobre linjection de 75 milliards de livres de liquidités dans léconomie. 8. La Russie dépendante des cours du pétroleLa Russie est devenue en 2010 le premier producteur mondial de pétrole et le deuxième de gaz naturel. Lesrecettes dexportations sur ces deux produits devraient passer de 255 milliards de dollars en 2010 à 420 milliardsde dollars en 2035. Une croissance essentiellement tirée par la demande chinoise, dont la part dans cesexportations sera multipliée par dix sur la même période, selon les projections de lAIE.Grâce à cette manne, la dette russe est ridiculement faible : 9% de son PIB en 2010 et ses réserves dechange sélèvent à 521 milliards de dollars fin mai 2011. Le problème, cest que léconomie russe estcomplètement tributaire du pétrole et du gaz, qui représentent 68% de ses exportations. Selon les calculs duministère des Finances russes, une baisse dun dollar du baril de pétrole entraîne un manque à gagner de1,8 milliard de dollars pour le budget de lEtat.Autre mal endémique du pays : la corruption, dont le Premier ministre Vladimir Poutine reconnaît lui-mêmequelle "empêche le développement de la Russie". Associée à la bureaucratie, elle place la Russie en 124eposition dans le classement "Doing business" de 2012, qui mesure la qualité de la réglementation des affairesdans le monde. Son adhésion à lOMC, prévue pour le 9 novembre, pourra peut-être limiter les réticences desinvestisseurs, qui bénéficieront de plus doutils pour défendre leurs intérêts.

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