I- Introduction. 
II. Rappel sur le sang.
1.Définition.
a. le sang
b.Le plasma.
2. Les éléments figurés.
3. Méthodes d'...
 
III: Affections de la lignée rouge.
1. les anémies. Définition. Physiopathologie. Classification et
étude clinique des a...
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Les relations entre l’hématologie et
odontostomatologie ont toujours été étroites; les
manifestations odonto-stomatolog...
 
 
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1. Définition :
a/ Le sang : est un organe mais sans limites fixes, bien
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Substance essentiellement aqueuse qui contient
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b- Les globules blancs : 
Cellules nucléées, spécialisées dans les réactions de
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D’origine m...
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c- Les thrombocytes ou plaquettes :

 
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L’hémogramme : C'est l’examen de base, il
est aussi appelé numération-formule
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A.Définition : L’hémostase est l’ensemble des
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1. L’hémostase primaire :
C’est le temps endothélio-plaquettaire. Il
nécessite l’intégrité des vaisseaux et des
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3. La fibrinolyse :
Assure la reperméabilisation des vaisseaux et
leur cicatrisation après dissolution du caillot.
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-La cavité buccale est colonisée par une
multitude de micro-organismes peuvent devenir
pathologiques si les ...
*.Mécanismes de défense locaux ou sécrétoires
: (domaines salivaires)
 *.Mécanismes de défense généraux ou
domaine gingiv...
 
1. Les anémies :
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/*Définition : 
On définit une anémie comme la réduction
du volume global des globules rouges
circulants. Dans la pra...
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1. Anémie par insuffisance de production
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/*Classification et étude clinique des
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1* Les anémies microcytaires
(hypochromes) :
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se répercute au niveau buccal par une
atrophie muqueuse diffuse intéres...
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b- Anémie microcytaire hypochrome par
déviation de fer :
est due à une carence en fer vraie : le stock
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a. Hémorragie aigue :
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c-Les anémies hémolytiques par
enzymopathies constitutionnelles :
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_carence en vit B12 (anémie de Biermer).
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b*. Anémies mégaloblastiques non biermériennes :
Ce sont les carences en vit B12 . elle comporte
souvent une leuc...
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*Conduite à tenir devant un patient atteint d'une
anémie : Les anémies sont des affecti...
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3- des examens complémentaires : notamment
l'hémogramme, le dosage du fer sérique ainsi que le
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Il faut noter que l'hémorragie secondaire à un
acte peut être jugulée par des techniques
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*Conduite à tenir pour chaque anémie : 
-Anémie ferriprive : devant des signes de carence
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-Anémie de Biermer : Les lésions buccales
cicatriseront rapidement après la mise en route de
traitement par la v...
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-Minkowski- Chauffard : L'hémolyse aigue
peut être consécutive à :
_Une infection d'où la nécessité d'une
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*Conduite pour les malades atteints de polyglobulies : 
• Le risque rencontré chez ces patients est triple :
_Risque de th...
III.Affections de la lignée blanche :
• 1/. Les syndromes neutropéniques et
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Les désordres leucocytaires...
 
a.Etiologie : 
• *. Infectieuse :
• _ D'origine bactériennes
• _ Infections virales
• _ Des infections parasitaires 
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b.Les anomalies quantitatives des polynucléaires
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2*Anomalies qualitatives des polynucléaires
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Il s’agit:
_ Anomalies de PELGER : insuffisan...
*Manifestations buccales :
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 _ Agranulocytose sévère : des ulcérations
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*Conduite à tenir :
_en cas d'agranulocytoses aigues ou de neutropénies
sévères, les soins dentaires seront d...
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2/. Les leucémies :
-Les leucémies sont des proliférations
malignes des tissus hématopoïétiques, dues à
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a*.Leucémies aigues :
-Elles entraînent une insuffisance médullaire
par inhibition des lignées hématopoïétiques...
/*Leucémies myéloïdes aigues :
• Elles sont le plus souvent observées chez l’adulte.
souvent associés à des phénomènes de ...
b*.Leucémies chroniques :
sont parfois associées à l’utilisation de certains agents
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*Manifestations buccales associées aux leucémies :
• -Les manifestations buccales sont en fonctions de l’état
général du p...
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-Infections récurrentes. -Accroissement gingivale. 
-Sur le plan radiographique des images claires avec perte
de la...
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*Conduite à tenir : 
-Il faut que le praticien reconnaisse les manifestations buccales des
leucémies et qu’...
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c- Examens complémentaires :
-Examens de laboratoires : numération formule sanguine,
numération des plaquet...
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*Précautions à prendre en pratique quotidienne : 
a.Précautions générales :
-D’une façon générale, le praticien ...
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c.Précautions à l’égard de l’anesthésie : À l’exception des
patients qui présentent un risque hémorragique conséq...
e.Précautions à l’égard du risque infectieux :
- la neutropénie induite par la chimiothérapie rend le patient très
suscept...
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g.Précautions à prendre dans le cadre des soins urgents :
Si des soins réellement urgents s’imposent et que la
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iPrécautions spécifiques :
-Patients à risque faible : Il s’agit de patients qui ont été traités et dont
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-Dans le cas d’actes chirurgicaux complexes (avulsions multiples,
chirurgie péri apicale, chirurgie parodontale...
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3/. Macroglobulinémie de WALDENSTROM :

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Il s’agit d’une prolifération
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*Manifestations buccales :
-Les principales manifestations buccales sont les hémorragies
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fréquente des interventions de chirurgie
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macroglobulinémie de WALDESTROM. Ell...
4/. La mononucléose infectieuse :
• Maladie infectieuse secondaires à la contamination par le virus
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*Manifestations buccales :
Elles s’expriment par la présence
d’adénopathies multiples cervicales, des
angines, des douleur...
5-Les histiocytose X : 
-Ce sont les maladies prolifératives des cellules histiocytaires qui
regroupent des maladies de ca...
6/.Les syndromes myéloprolifératifs :
 
a-Lymphome HODGKINIEN ou maladies d’Hodgkin
*Définition :
• -Ou lymphogranulomatos...
-*Selon l’étape et le stade d’extension on a la
classification suivante :
• -Stade I : Un territoire atteint ou deux terri...
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*Manifestations buccales :
-La présence d’adénopathies ferme indolore sans
cause évidente .
-Granulome extra ...
b.Lymphome non Hodgkinien :
 
*/Définition : 
-Il représente un groupe hétérogène de prolifération
lymphoïde malignes et s...
3- malignité forte :
• Lymphome malin diffus à grandes cellules immunoblastiques
 c.Lymphome lymphoblastiques.
  */les com...
*/Manifestations buccales :
-Le lymphome non Hodgkinien peut se présenter
initialement sous forme de tumeurs buccales ou
c...
 
d.Lymphome de BURKITT :
*/Définition :
-Ce sont des hématosarcomes qui résulte d’une
prolifération des cellules B qui se...
*/Manifestations buccales :
-Les manifestations observés dans le cadre du
lymphome de BURKITT sont représentées par
des dé...
•

e.Myélome multiples ou maladie de KAHLER ou plasmocytose :

 
*/Définition :
-C’est une prolifération plasmocytaires mo...
*/Manifestations cliniques : 
-Signes généraux : asthénie, amaigrissement, fièvre, adénopathies.
-Signes liés et témoignen...
 
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*/Manifestations buccales :
-Les manifestations buccales sont caractérisées
par la présence de multiples lésio...
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La prise en charge et les précautions à prendre
en pratiques quotidiennes chez les patients
présentant un des syndro...
le rôle du chirurgien dentiste est très important pour
le dépistage des lymphomes, et essentiellement pour
le traitement d...
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-Lorsque le patient rapporte des antécédents
évidents de lymphome ou de myélome ou s’il y a
incertitude sur les a...
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*/Précaution à prendre pour diminués le stress :
-Ces précautions sont surtout pour les patients
thrombocytop...
 
*/Précautions à l’égard du traitement suivi par

le patient :
-Ces précautions sont celles qui s’adressent aux effets in...
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-La encore, les techniques locales d’hémostases doivent
être utilisées. Dans le cas de manifestations plus
conséq...
*/Précautions à l’égard du risque infectieux :
-Tout comme dans le cadre des leucémies, les
patients qui présentent un lym...
 
*/Précautions à prendre dans le cadre de la prescription :
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Les relations entre l’hématologie et odontostomatologie ont toujours été étroites; les manifestations odonto-stomatologiques de nombreuses maladies hématologiques sont fréquentes et importantes à des titres divers : elles peuvent être révélatrices, ou très évocatrices d’un mécanisme au sein d’un tableau hématologique donné, ou mineures et devant systématiquement être recherchées car pouvant peser sur le pronostic d’une affection hématologique. Nous envisagerons successivement les grands syndromes hématologiques qui seront regroupés ensuite en fonction de leurs mécanisme pour nous attacher finalement à des maladies plus rares, mais d’importance considérable.

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Les hemopathies

  1. 1.    I- Introduction.  II. Rappel sur le sang. 1.Définition. a. le sang b.Le plasma. 2. Les éléments figurés. 3. Méthodes d'investigation. 4. Physiologie de l'hémostase. 5. Notions d'immunologie.
  2. 2.   III: Affections de la lignée rouge. 1. les anémies. Définition. Physiopathologie. Classification et étude clinique des anémies les plus courantes. 2. Les polyglobulies. 3. Conduite à tenir. IV: Affections de la lignée blanche: 1. les syndromes neutropéniques et agranulocytaires. 2. Les leucémies : Leucémies aigues. Leucémies chroniques. 3. Macroglobulinémies de Waldenström. 4. La mononucléose infectieuse. 5. Les histiocytes X. 6. Les syndromes myéloprolifératifs. Maladie d'Hodgkin. Les lymphomes non hodgkiniens. Les lymphomes de Burkitt. Les Plasmocytomes. 7. Conduites à tenir respectives. 
  3. 3. • Les relations entre l’hématologie et odontostomatologie ont toujours été étroites; les manifestations odonto-stomatologiques de nombreuses maladies hématologiques sont fréquentes et importantes à des titres divers : elles peuvent être révélatrices, ou très évocatrices d’un mécanisme au sein d’un tableau hématologique donné, ou mineures et devant systématiquement être recherchées car pouvant peser sur le pronostic d’une affection hématologique. Nous envisagerons successivement les grands syndromes hématologiques qui seront regroupés ensuite en fonction de leurs mécanisme pour nous attacher finalement à des maladies plus rares, mais d’importance considérable.
  4. 4.     • • • • • • • 1. Définition : a/ Le sang : est un organe mais sans limites fixes, bien définies, c'est l'organe le plus volumineux de l'organisme puisqu'il représente 5kg chez un adulte de 60kg . Il circule en circuit fermé, c'est une partie du système hématopoïétique qui comprend aussi : la lymphe, les organes hématopoïétiques; moelle osseuse, thymus, ganglions lymphatiques, rate. Le sang artériel, saturé en oxygène, est de couleur rouge clair; le sang veineux est rouge sombre. Le sang est un liquide visqueux, composé de 2 phases : -une phase liquide qui correspond au plasma -une phase solide correspondant aux éléments figurés L'ensemble des deux phases forme la masse sanguine ou volémie 
  5. 5. • • • • • • • b/ Le plasma :  Substance essentiellement aqueuse qui contient entre autres des éléments minéraux , et organiques. Après coagulation, le plasma devient sérum  2. Les éléments figurés  a- Les globules rouges (hématies, érythrocytes) : Cellules matures, d’origine médullaire, biconcaves, anucléées, dont la durée de vie est de 120 jours. Elles confèrent au sang sa couleur par leur teneur en hémoglobine Hb. un déficit en globules rouges s’accompagne d’une hypoxie tissulaire.
  6. 6. • • • • • • • • • • • b- Les globules blancs :  Cellules nucléées, spécialisées dans les réactions de défense D’origine médullaire, elles passent dans le sang où leur séjour est bref (5-7J) pour gagner enfin les tissus. Elles se divisent en grandes lignées :  *Polynucléaires :  -neutrophiles : phagocytaire, bactéricide. -basophiles : responsables des réactions d’hypersensibilité. -éosinophiles : phagocytose *Mononucléaires :  -monocytes : se transforment en macrophages. -lymphocytes : cellules T et B responsables de l’immunité claire et humorale. 
  7. 7. • c- Les thrombocytes ou plaquettes :   • • •   Ce sont des fragments de cellules nucléées, de forme variable, elles se forment par l’éclatement des mégacaryocytes médullaires. Elles jouent un rôle fondamental dans les mécanismes hémostatiques par leur action sur les vaisseaux d’une part et par leur participation à la coagulation d’autre part Leur durée de vie est de 9-10 jours
  8. 8. • 3. méthodes d’investigation :   • • • L’hémogramme : C'est l’examen de base, il est aussi appelé numération-formule sanguine . l’hémogramme a pour buts de quantifier et de qualifier (frottis sanguin érythrocytaire, leucocytaire et plaquettaire). -une analyse quantitative des éléments figurés. -une analyse qualitative et morphologique des cellules.
  9. 9. • 4.Physiologie de l'hémostase : • A.Définition : L’hémostase est l’ensemble des phénomènes qui ont pour but de prévenir toute hémorragie spontanée et d’arrêter le saignement après rupture vasculaire. On lui décrit 2 aspects : L’hémostase continue ou permanente : elle assure le maintien du sang à l’état fluide à l’intérieur des vaisseaux et prévient tout saignement. L’hémostase correctrice ou réactionnelle : qui permet l’arrêt du saignement lors d’une lésion des petits vaisseaux. Cette dernière se subdivise en 3 temps : • • • •
  10. 10. • • • • 1. L’hémostase primaire : C’est le temps endothélio-plaquettaire. Il nécessite l’intégrité des vaisseaux et des plaquettes 2. La coagulation : -Permet de rendre le caillot insoluble par la formation d’un réseau de fibrine qui enserre les éléments figurés, renforçant ainsi le thrombus blanc : c’est le thrombus rouge ou caillot de fibrine
  11. 11.    3. La fibrinolyse : Assure la reperméabilisation des vaisseaux et leur cicatrisation après dissolution du caillot. Elle se fait sous le contrôle de la plasmine.
  12. 12.   • • •   -La cavité buccale est colonisée par une multitude de micro-organismes peuvent devenir pathologiques si les défenses de l’hôte sont amoindries. -Au niveau de l’organe dentaire, la zone de contact entre la dent et les tissus mous constitue une structure peu résistante à la pénétration bactérienne. -A cet effet, cette région d’attache est influencée par 2 types de mécanismes de défense séparés par une ligne de démarcation correspondant à la gencive marginale.
  13. 13. *.Mécanismes de défense locaux ou sécrétoires : (domaines salivaires)  *.Mécanismes de défense généraux ou domaine gingival
  14. 14.   1. Les anémies :
  15. 15. • • /*Définition :  On définit une anémie comme la réduction du volume global des globules rouges circulants. Dans la pratique, le diagnostic se base habituellement sur la baisse du taux d’hémoglobine par 100 ml en dessous des valeurs normales.sujette à de nombreuses variations, est beaucoup moins fiable. Le volume des hématies peut en effet varier consédirablement dans des conditions pathologiques. Une anémie cliniquement suspectée est confirmée par l'hémogramme, et certains examens spécifiques
  16. 16. • • /*Physiopathologie des anémies : 1. Anémie par insuffisance de production médullaire : L’insuffisance médullaire peut être : Quantitative, par défaut de cellules souches. Qualitative : la moelle osseuse hypercellulaire 2. Anémie par raccourcissement de la durée de vie des hématies : Celle-ci peut être liée à: Une fuite massive hors de la circulation : par hémorragie aigue.
  17. 17. /*Classification et étude clinique des anémies les plus courantes :  1* Les anémies microcytaires (hypochromes) : -Anémie par carence en fer peut être consécutive à Une anomalie congénitale par troubles de synthèse d'hémoglobine.  a- Anémie ferriprive : anémie microcytaire par carence en fer nécessaire à la synthèse de l’hémoglobine.
  18. 18. • Les Manifestations buccales : le déficit en fer se répercute au niveau buccal par une atrophie muqueuse diffuse intéressant dans un second temps tout le tractus digestif avec dysphagie douloureuse. Le malade présente une muqueuse très pale, amincie, desséchée, sur laquelle apparaissent des érosions aphtoïdes siégeant sur la face interne des joues et les bords latéraux et la pointe de la langue. Cette langue lisse, rouges, dépapillée, douloureuse au contact des aliments épicés. On peut retrouver une chéilite angulaire et une perlèche.
  19. 19. • • • • •   b- Anémie microcytaire hypochrome par déviation de fer : est due à une carence en fer vraie : le stock en fer est normal, voir augmenté. Mais il est capté par le système monocytomacrophagique.  _les hémorragies aigues _les anémies hémolytiques après insuffisance médullaire. _les insuffisances médullaires primitives.
  20. 20. • • • a. Hémorragie aigue : intérêt sur le plan stomatologique, c’est qu’elles peuvent avoir pour origine une intervention aussi banale qu’une extraction dentaire, l’appréciation de l’abondance de l’hémorragie se fonde sur la pâleur, le refroidissement du malade, sa tension artérielle, la tachycardie.  b. Les anémies hémolytiques : Elles se caractérisent par un raccourcissement de la durée de vie des hématies. L'anémie apparaît lorsque les possibilités d'adaptation médullaire sont dépassées.
  21. 21. • • c-Les anémies hémolytiques par enzymopathies constitutionnelles : -*-Les manifestations buccales : Il n'existe pas des manifestations particulières en dehors de la pâleur et de l'ictère des muqueuses qui surviennent lors d'une épisode hémolytique. L'hémolyse néonatale grave peut entraîner une coloration des dents lactéales en cour d'édification. Cette coloration due aux pigments biliaires peut être jaune, vert, bleu verdâtre, brun clair, gris bleuté.
  22. 22. • • • • • • • • d-Les anomalies constitutionnelles de la membrane des globules rouges :  -Les manifestations buccales : _ Muqueuses : pâleur, ictère due à l'hémolyse. _ Dentaires : des taches de l'émail _ Osseuses : une ostéoporose. _ Nerveuses : une neuropathie du nerf mentonnier. _ Un défaut de synthèse de l'hémoglobine. _ Des signes d'hyperhémolyse e-Les anémies hémolytiques acquises : du fait d'un agent extérieur à l'hématie 
  23. 23. • • • • • • 3*. Les anémies macrocytaires (mégaloblastiques) : _carence en vit B12 (anémie de Biermer). _carence en acide folique (anémie non biermérienne) _dysérythropoïèse : -on distingue a*. Maladie de Biermer ou anémie pernicieuse de Biermer : C'est une maladie gastrique atrophiante, caractérisée par une carence d'absorption de la vitamine B12. -Les Manifestations buccales : La muqueuse peut apparaître pâle, L'atrophie linguale réalise la glossite de HUNTER qui se caractérise dans sa forme diffuse par une langue lisse, dépaillée, sèche douloureuse de couleur rouge violacée
  24. 24. • • • b*. Anémies mégaloblastiques non biermériennes : Ce sont les carences en vit B12 . elle comporte souvent une leucopénie et une thrombopénie plus sévères, alors que la macrocytose est peu marquée. 2. Les polyglobulies : Anomalies quantitatives des globules rouges. Le diagnostic peut être évoqué devant une augmentation de taux d'hémoglobine. La confirmation requiert la mise en évidence d'une augmentation absolue de la masse érythrocytaire.  -Manifestations buccales : la muqueuse buccale participe à l'érythrose faciale commune aux polyglobulies. La teinte de la muqueuse est plus volontiers violacée.
  25. 25. • • • • • /*Conduite à tenir :  *Conduite à tenir devant un patient atteint d'une anémie : Les anémies sont des affections importantes à prendre en considération dans le cadre de la pratique quotidienne, compte tenu de leur incidence sur les soins bucco-dentaires notamment en terme de risque infectieux, hémorragiques et des troubles de la cicatrisation. Le chirurgien dentiste doit être apte à détecter les lésions en rapport avec l'anémie et ceci grâce à : 1 -un interrogatoire médicale poussé : afin de voir si le diagnostic a été posé. Il permet surtout d'évaluer l'état et la santé du patient, ces antécédents, le type d'anémie et la nature du traitement en cours. 2-un examen clinique minutieux : recherchant les signes locaux et généraux d'une anémie à savoir la pâleur cutaneo-muqueuse.
  26. 26. • • • • 3- des examens complémentaires : notamment l'hémogramme, le dosage du fer sérique ainsi que le bilan radiographique qui peut révéler des lésions spécifiques. Les précautions communes à toutes les anémies : Quelque soit le type d'anémie, il faudra toujours : 1. entrer en contact avec le médecin traitant avant tout acte de chirurgie parodontale ou autre pour évaluer l'état de santé du patient et préciser l'existence d'atteintes organiques associées (cardiovasculaires, neurologiques, hépatiques…) 2. demander un bilan sanguin (hémogramme) complet ainsi qu'une exploration de l'hémostase en raison du risque de thrombopathies ou de thrombopénie associées.
  27. 27. • • • Il faut noter que l'hémorragie secondaire à un acte peut être jugulée par des techniques d'hémostase locale 3. Les soins ne peuvent être réalisés qu'après amélioration du taux d'H b qui doit être au moins égal à 100 g/L, car il existe un retard de cicatrisation des plaies prédisposant ainsi à l'infection. Une surveillance attentive de ces malades sera instaurée. 4. tout acte sanglant est justifiable d'une antibiothérapie en raison de la sensibilité accrue aux infections et aux troubles de l'hématopoïèse.
  28. 28. • • *Conduite à tenir pour chaque anémie :  -Anémie ferriprive : devant des signes de carence martiale, il faudra orienter le patient vers un médecin (hématologue), car il existe un retard de cicatrisation des plaies en absence de traitement. Pour cette raison, il conviendrait de soumettre le patient en cas de traitement d'urgence (abcès parodontale) à une antibiothérapie à large spectre jusqu'à la cicatrisation afin d'éviter l'infection du site opératoire. On pourra également protéger le site par un pansement parodontal aux propriétés sédatives et hémostatiques. En dehors des interventions sanglantes, on peut utiliser à titre préventif un anesthésique topique afin d'éviter la sensation de brûlures en attendant la mise en route d'une thérapeutique adéquate.
  29. 29.   • • • -Anémie de Biermer : Les lésions buccales cicatriseront rapidement après la mise en route de traitement par la vitamine B12. Il n'existe pas de contre-indications aux soins, ni de précautions particulières à prendre chez les patients qui poursuivent leur traitement par la vitamine B 12. Lorsque la cause de la carence en vitamine B12 ne peut être supprimée, le traitement par la vit B12 doit être poursuivi toute la vie. -Les anémies hémolytiques :  Déficit enzymatique en G6PD et pyruvate kinase :Les accidents d'hémolyse aigue peuvent être déclenchés par la plus part des infections, y compris dentaires. Le praticien devra donc donner une grande priorité aux mesures de prévention et de motiver le patient.
  30. 30. • -Précaution lors des prescriptions : Le praticien ne devra pas prescrire de médicament pouvant déclencher une hémolyse chez ces patients. Ainsi l'odontostomatologiste devra proscrire, chez ces sujets, certains analgésiques antipyrétiques (aspirine) et certains anti-infectieux (sulfamides), et les dérivés hydrosolubles de la vitamine K, la néoarsphénamine et ne pas utiliser le bleu de Toluidine
  31. 31.  -Minkowski- Chauffard : L'hémolyse aigue peut être consécutive à : _Une infection d'où la nécessité d'une couverture antibiotique _Administration de médicaments oxydants : antipyrétiques, analgésique (aspirine et phénacétine), anti-infectieux, dérivés de la vitamine K.
  32. 32. *Conduite pour les malades atteints de polyglobulies :  • Le risque rencontré chez ces patients est triple : _Risque de thrombose cérébrale _Risque hémorragique essentiellement gingival et muqueux _Risque de transformation leucémique : traité par radiothérapie ou par chimiothérapie • Dans ces cas également, il conviendra : 1. de contacter le médecin traitant pour plus d'informations. 2. demander un hémogramme et un bilan d'hémostase devant le risque hémorragique. 3. mettre en œuvre les procédés d'hémostase locale pour tarir l'hémorragie. 4. les patients sont soumis à une antibiothérapie vu le risque infectieux majeur lié au traitement antileucémique
  33. 33. III.Affections de la lignée blanche : • 1/. Les syndromes neutropéniques et agranulocytaires : Les désordres leucocytaires sont classés sur le plan quantitatif en terme d’insuffisances ou d’excès et qualitatif en terme d’anomalies fonctionnelles. Les neutropénies sont caractérisé par la baisse des leucocytes , liée le plus souvent à une baisse des polynucléaires neutrophiles 
  34. 34.   a.Etiologie :  • *. Infectieuse : • _ D'origine bactériennes • _ Infections virales • _ Des infections parasitaires  • *. Causes immunoallergiques : L’hémogramme montre une leucocytose basse avec une agranulocytose absolue  • *. Mécanismes toxiques : • L’exposition au benzène ainsi que l’exposition thérapeutique radiations ionisantes.  •
  35. 35. • • • • • • b.Les anomalies quantitatives des polynucléaires neutrophiles :  _1* Neutropénies et agranulocytose constitutionnelle : On distingue 2 formes : -.Neutropénie cyclique : la leuconeutropénie . -.Neutropénie non cyclique ; confirme par l’agranulocytose. _ Neutropénie des maladies inflammatoires : lupus érythémateuse aigue disséminé. _ Neutropénie idiopathique : marquée par une leucopénie modérée.
  36. 36. • • • • • • • • 2*Anomalies qualitatives des polynucléaires neutrophiles :  Il s’agit: _ Anomalies de PELGER : insuffisance ou absence de segmentation nucléaire. _ Anomalies fonctionnelles : .Chimiotactisme -Anomalies de la phagocytose. -Anomalies de la bactéricidie -Granulomatose chronique
  37. 37. *Manifestations buccales : en cas de :  _ Agranulocytose sévère : des ulcérations localisées aux lèvres, aux gencives, à la face interne des joues, aux amygdales, au voile, à la glotte.  _ Neutropénies bénignes, une gingivite avec atteinte parodontale d’évolution rapide. 
  38. 38. • • • • • *Conduite à tenir : _en cas d'agranulocytoses aigues ou de neutropénies sévères, les soins dentaires seront différés en attendant une normalisation. Les patients ayant une fonction neutrophile anormale devront avoir une hygiène rigoureuse et subir périodiquement des examens parodontaux et dentaires. En cas d’intervention, une antibiothérapie prophylactique à large spectre sera indispensable. Le médicament responsable de l’agranulocytose sera bien entendu proscrit.
  39. 39.   2/. Les leucémies : -Les leucémies sont des proliférations malignes des tissus hématopoïétiques, dues à différents facteurs : anomalies chromosomiques, irradiations et expositions à certains composés chimiques.
  40. 40.     a*.Leucémies aigues : -Elles entraînent une insuffisance médullaire par inhibition des lignées hématopoïétiques normales préexistantes. *Classification des leucémies aigues : /*Leucémies lymphoïdes aigues : Elles sont plus fréquentes chez les enfants .
  41. 41. /*Leucémies myéloïdes aigues : • Elles sont le plus souvent observées chez l’adulte. souvent associés à des phénomènes de coagulation vasculaire disséminée, caractérisées très souvent par des infiltrations cutanées et gingival  • *Manifestations cliniques : • -Fatigue et pâleur – Fièvre. • -Syndrome hémorragique : gingivorragies, saignements • -Syndrome tumoral (adénopathies, douleurs osseuses). •
  42. 42. b*.Leucémies chroniques : sont parfois associées à l’utilisation de certains agents chimiques et aux radiations ionisantes. • *Classification des leucémies chroniques :. /*Leucémie myéloïde chronique (LMC) : • -Elle se manifeste par des douleurs spléniques, pâleur, perte de poids, fièvre, saignement et concentration sérique en vitamine B12 élevée. *Leucémie lymphoïde chronique (LLC) : une adénopathies, une anémie et thrombocytopénie parfois associés .Elle peut s’accompagner de manifestations autoimmun un déficit immunitaire portant sur les immunoglobulines. •
  43. 43. *Manifestations buccales associées aux leucémies : • -Les manifestations buccales sont en fonctions de l’état général du patient. • -Avant traitement : accroissement gingival, infection et ulcération des muqueuses. • -Au cours du traitement, les manifestations sont liées à la chimiothérapie et aux irradiations : hémorragies, xérostomie, mucosité et infections . • -Dans les formes aigues précoces, les principales manifestations sont : -Pharyngite et amygdalite. -Gingivorragies et pétéchies. •
  44. 44. • • • -Infections récurrentes. -Accroissement gingivale.  -Sur le plan radiographique des images claires avec perte de la lamina dura et érosion des crêtes alvéolaires. -Les lésions des muqueuses, exposent le patient à des infections systématiques dès lors il est nécessaire de prévenir par l’administration d’antibiotiques. L’application d’agents anesthésiques, ainsi qu’une hygiène buccale associées à des bains de bouche sont indiqués. Certains agents peuvent être à l’origine de caries , chez les enfants, qu’il est nécessaire de prévenir par application topique de fluor et par une hygiène rigoureuse.
  45. 45. • • • • • • *Conduite à tenir :  -Il faut que le praticien reconnaisse les manifestations buccales des leucémies et qu’il participe à leur dépistage vu leurs incidences sur les soins buccodentaires notamment en termes de risques infectieux et hémorragique.  Evaluation des patients atteint de leucémies qui peuvent être rencontrés en pratique quotidienne : -Cette évaluation repose sur : a- Un interrogatoire médical destiné d’une part à identifier les patients qui présentent une leucémie et, d’autre part, à en préciser : la nature, la sévérité, la symptomatologie, les complications associées ainsi que le traitement. b- Examen clinique : recherche les signes locaux et généraux d’une myélosuppression et/ou un syndrome tumoral des organes lymphoïdes ainsi qu’un examen attentif des tissus mous et du parodonte
  46. 46. • • • • • • c- Examens complémentaires : -Examens de laboratoires : numération formule sanguine, numération des plaquettes, taux d’hémoglobine et temps de saignement. -Examen radiologique : les patients atteints d’une leucémie appartiennent à la CL IV (présentant une affection systémique affaiblissante et qui représente un risque vital) ce qui permet de définir 3 catégories de patients qui peuvent être rencontrés en pratique quotidienne. -Patients à risque faible : Il s’agit des patients qui ont été traités avec succès -Patients à risque modéré :les patient sont sous chimiothérapie. -Patients à risque élevé : présente une leucémie évolutive.
  47. 47. • • • • *Précautions à prendre en pratique quotidienne :  a.Précautions générales : -D’une façon générale, le praticien doit être préoccupé par deux types de complications majeures : l’infection et l’hémorragies. Une consultation sera demandée si le patient rapporte des antécédents évidents de leucémie , ou bien qu’il présente des troubles alors qu’il est sous traitement; ceci pour connaître précisément son état de santé, les complications associées et la nature du traitement.  b.Précaution à l’égard du stress : une sédation pharmacologique par voie orale pourra être administrée au patient dés la veille au soir elle sera poursuivie durant l’acte et elle pourra se faire par inhalation de protoxyde d’azote ou par voie intraveineuse .Ce traitement intéressent surtout les patients thrombocytopéniques sous traitement à base de corticoïdes.
  48. 48. • • • c.Précautions à l’égard de l’anesthésie : À l’exception des patients qui présentent un risque hémorragique conséquent (thrombopénie sévère), la réalisation d’anesthésie ne nécessite pas de précautions particulières. d.Précautions à l’égard des troubles de l’hémostases et de la coagulation : la chimiothérapie et la radiothérapie ont des effets thrombocytopéniques et thrombopathiques exposant ainsi le patient à des complications hémorragique. Ainsi toute situation favorisante (brossage inapproprié traumatique, affections parodontales, dents fracturées ou mobiles) sera corrigée. -Les techniques locales d’hémostase doivent être envisagées (compression, application d’agents hémostatiques résorbables ou de colle biologique) et en cas d’échec le praticien traitant sera consulté et une transfusion plaquettaire pourra être envisagée.
  49. 49. e.Précautions à l’égard du risque infectieux : - la neutropénie induite par la chimiothérapie rend le patient très susceptible à l’infection donc toute source d’infection ou d’irradiation potentielle sera éliminée et une hygiène rigoureuse sera maintenue. - Une prophylaxie antifongique sera envisagée chez les patients sévèrement immunodéprimés. • f.Précautions à l’égard du traitement suivi par le patient : Ce sont celles qui s’adressent aux effets induits par la chimiothérapie et la radiothérapie d’une part, sur un plan général : dépression immunitaire et troubles de l’hémostase et, d’autre part, sur un plan spécifiquement buccal : mucosité, ulcération, caries, candidoses, ostéoradionécrose, perte du goût, hypersensibilité dentaire et xérostomie où les mesures à prendre relèvent essentiellement de mesures préventives. •
  50. 50. • • • g.Précautions à prendre dans le cadre des soins urgents : Si des soins réellement urgents s’imposent et que la numération des granulocytes est basse, une prescription anti-infectieuse sera réalisée, les pénicillines représentent le traitement de choix.  h.Précautions à l’égard de pathologies concomitantes et /ou de complications associées : -La présence de pathologie et/ou de complications associées (diabète, insuffisance rénale, troubles cardiovasculaires) nécessite de prendre en plus les précautions qui sont spécifique à ces pathologies et/ou à ces complications ainsi que vis-à-vis des prescription qui s’inscrivent dans leurs traitements.
  51. 51. • • • • • iPrécautions spécifiques : -Patients à risque faible : Il s’agit de patients qui ont été traités et dont les soins peuvent être réalisés tout en respectant les précautions générales pour les deux types de complications majeurs : l’infection et l’hémorragie. -Patient à risque modéré : Ces patients, bien que ne présentent pas d’évidence d’hémopathies évolutive, sont sous chimiothérapie d’entretien et peuvent être porteur d’une insuffisance médullaire. -En règles générale, les soins peuvent être réalisées soit avant les cures, soit trois semaines après. Dans tous les cas, aucun traitement ne sera envisagé avant consultation du médecin traitant et obtention d’une numération /formule sanguine et plaquettes. -Les soins électifs seront reportés si les globules blancs et les plaquettes sont basse. Seuls les actes de diagnostic (examen, prise d’empreinte, radiographie, etc.) pourront être réalisés sans précautions particulières. Pour tous les autres actes, une prophylaxie anti-infectieuse est recommandée.
  52. 52. • • • • -Dans le cas d’actes chirurgicaux complexes (avulsions multiples, chirurgie péri apicale, chirurgie parodontale, avulsion de dent de sagesse, etc.) une hospitalisation est recommandée pour réaliser ces actes sous monitorage et perfusion d’antibiotique .Toute les interventions seront réalisés dans des conditions d’asepsie stricte et de la façon la moins traumatique. -Patients à risque élevé : -Ces patients sont extrêmement susceptibles à l’infection et aux hémorragies. Seuls les soins d’urgences pourront être envisagées. Les patients présentant une infection buccale évidente seront traitées par des antibiotiques par voie veineuse. -Les traitements chirurgicaux nécessaire seront effectués après évaluation du taux de plaquettes et du temps de saignement, une prescription anti-infectieuse prophylactique est fortement recommandée.
  53. 53.  3/. Macroglobulinémie de WALDENSTROM :  Il s’agit d’une prolifération lymphoplasmocytaire maligne touchant la moelle osseuse et les organes lymphoïdes
  54. 54. • • • • • *Manifestations buccales : -Les principales manifestations buccales sont les hémorragies gingivales et muqueuses. Les patients peuvent se réveiller le matin la bouche pleine de sang. Des hémorragies après extraction dentaires, des pétéchies, des ecchymoses de la muqueuse buccale ont été rapportées. -Le syndrome hémorragique est en rapport avec les troubles de l’adhésivité plaquettaire et la thrombopénie. -Par ailleurs des ulcérations, douloureuses de la muqueuse , une infiltration et une tuméfaction des glandes salivaires , des adénopathies cervicales et sous maxillaires et des lésions osseuses. -Une amylose est associées dans 3 à 4% des cas à la macroglobulinémie, cette amylose se manifeste le plus souvent au niveau buccal par une macroglossie
  55. 55.    fréquente des interventions de chirurgie buccale chez les patients atteint de macroglobulinémie de WALDESTROM. Elle est due à l’existence de troubles de la coagulation, en particulier par inhibition des fonctions plaquettaires. Ainsi, avant de commencer les soins dentaires, l’odontostomatologiste devra demander une F.N.S. -Il ne faudra pas entreprendre d’interventions chirurgicales sans l’avis de l’hématologue. -Il ne faut jamais prescrire de médicaments présentant une quelconque toxicité hématologique aux patients qui prennent des antibiotiques ou des immunodépresseurs.
  56. 56. 4/. La mononucléose infectieuse : • Maladie infectieuse secondaires à la contamination par le virus Epstein Barr touchant tous les organes hématopoïétique et en particulier le tissus lymphoïdes, c’est une maladie contagieuse qui se transmet par voie salivaire surtout. • *Signes cliniques :asthénie, fièvre et myalgies. -Manifestations rhinopharyngées : angine érythémato-pultacée ou avec fausses membranes, hypertrophie des amygdales. -Adénopathies de la région cervical. -L’examen biologique montre un chiffre de plaquette normale , un taux d’hémoglobine normale mais une neutropénie , lymphocytose augmentée comprenant des lymphocytes normaux et des cellules mononuclées particulières •
  57. 57. *Manifestations buccales : Elles s’expriment par la présence d’adénopathies multiples cervicales, des angines, des douleurs bucco pharyngées siégent au niveau de l’amygdale, avec érythème diffus de la totalité des muqueuses avec parfois des pétéchies palatines et hypertrophies papillaire très hémorragique. 
  58. 58. 5-Les histiocytose X :  -Ce sont les maladies prolifératives des cellules histiocytaires qui regroupent des maladies de causes connues : *Le Letterer Siwe : • C’est la forme aigue disséminée, les lésions sont à type d’ulcérations, On note une gingivite, une parodontite avec folliculite expulsive des dents temporaires et permanentes. *Hand Schuller Christain : • -C’est la forme chronique. • -Elle regroupe la triade :Lésions osseuses ostéolytiques.Exophtalmie.Diabète insipide. • -Sur le plan buccale on retrouve une hyperplasie gingivale avec œdème ou hyperplasique s’accompagnant d’une mobilité dentaire.
  59. 59. 6/.Les syndromes myéloprolifératifs :   a-Lymphome HODGKINIEN ou maladies d’Hodgkin *Définition : • -Ou lymphogranulomatose maligne. Il s’agit d’une prolifération maligne intéressant le tissus lymphoïde en particulier des ganglion lymphatique superficielle et profond , caractérisé par la présence de cellule appelés cellule volumineuse. • -C’est une maladie cancéreuse qui est caractérisé par l’envahissement du tissus lymphoïde, elle touche beaucoup l’adulte jeune
  60. 60. -*Selon l’étape et le stade d’extension on a la classification suivante : • -Stade I : Un territoire atteint ou deux territoire contiguës du même cotés du diaphragme. • -Stade II : Deux ou plusieurs territoires non contigus du même cotés du diaphragme . • -Stade III : Atteinte ganglionnaire sus et sous diaphragmatique (on peut avoir atteinte de la rate) • -Stade IV : Atteintes viscérales (donc envahissement des organes extra ganglionnaire et donc des atteintes herpétiques, pulmonaires…)
  61. 61. • • • •    *Manifestations buccales : -La présence d’adénopathies ferme indolore sans cause évidente . -Granulome extra ganglionnaire au niveau des amygdales et du pharynx. -Hypertrophie des amygdales et des glandes salivaires et d’autres manifestations qui sont liées à la chimiothérapie (ulcération, hémorragie, etc.)Et au radiothérapie (mucosité, xérostomie, infection, etc.)Et on note aussi que la cavité buccale est une localisation métastatique.
  62. 62. b.Lymphome non Hodgkinien :   */Définition :  -Il représente un groupe hétérogène de prolifération lymphoïde malignes et sont diagnostiqués comme un sarcome réticulocytaire ou l’atteinte mandibulaire est fréquente. -on distingue; • 1- malignité faible : • Lymphome malin à petits lymphocytes. • Lymphome malin folliculaire à prédominance de petites cellules encochées.et à grandes cellules. • 2- malignité intermédiaire : • Lymphome malin folliculaire à prédominance de grandes cellules encochées • Lymphome malin diffus à petites cellules encochées. • Lymphome malin diffus à grandes cellules •
  63. 63. 3- malignité forte : • Lymphome malin diffus à grandes cellules immunoblastiques  c.Lymphome lymphoblastiques.   */les comlications: • Ces lymphomes sont le fait : • -D’un envahissement médullaire. • -De l’apparition de phénomène auto-immune. • -De l’importance de localisation viscérale.   */Manifestations cliniques : -Les lymphomes non Hodgkinien sont dans plus de deux tiers des cas d’emblés disséminés avec des adénopathies superficielles. -Les adénopathies sont indolore s’accompagnant éventuellement d’autres localisations notamment buccales, il peut exister des signes systématiques tels que : fièvre, et perte de poids. •
  64. 64. */Manifestations buccales : -Le lymphome non Hodgkinien peut se présenter initialement sous forme de tumeurs buccales ou comme une manifestations secondaire. -La localisation buccale de ces lymphomes peut se présenter sous formes d’une tuméfaction molle, de croissance lente, indolore, bleuâtre pouvant s’ulcéré tardivement et ceci au niveau mandibulaire, au niveau du palais, au niveau de la base de la langue et du plancher buccale, ou au niveau gingivale.. -La lésion, unilatérale, siégeant à la jonction palais dure/ palais mou s’accroît. Le plus souvent indolore, elle n’est ni indurée ni ulcéré. •
  65. 65.   d.Lymphome de BURKITT : */Définition : -Ce sont des hématosarcomes qui résulte d’une prolifération des cellules B qui semble des manifestations les plus courantes sont une tumeur osseuse siégeant au niveau du maxillaire supérieure. -Ce lymphome aussi été rapporté dans certaines complications du syndrome d’immunodéficience acquise, Il affecte préférentiellement l’enfant et le jeune adulte.   */Manifestations cliniques : -Elle se présente sous la forme d’une tumeur des maxillaires simple ou multiple. •
  66. 66. */Manifestations buccales : -Les manifestations observés dans le cadre du lymphome de BURKITT sont représentées par des déplacements dentaires, une déformation faciale, lorsque la tumeur siége au niveau du maxillaire, elle envahi la région orbitaire. -Par ailleurs, la cavité buccale est exposées aux effets de la chimiothérapie (ulcérations, hémorragies, etc.), et de la radiothérapie (mucosité, xérostomie, infection, etc.).   •
  67. 67. • e.Myélome multiples ou maladie de KAHLER ou plasmocytose :   */Définition : -C’est une prolifération plasmocytaires monoclonale maligne dont les plasmocytes : 1- Surproduisent des immunoglobulines (Ig) monoclonale de classe G, A, D et E, interférant sur la viscosité plasmatique, sur certains facteurs de la coagulation, l’agrégation plaquettaire et la fonction rénale. On note aussi la diminution de la synthèse de l’Ig normale. 2- Infiltrent la moelle osseuse induisant thrombocytopénie, neutropénie et anémie. c- Induisent une production excessive de facteurs activant les ostéoclastes, dont l’ILG à l’origine d’une ostéolyse des tissus osseux spongieux et compact. Cette lyse produit, une hypercalcémie à l’origine de troubles de la fonction rénale. 
  68. 68. */Manifestations cliniques :  -Signes généraux : asthénie, amaigrissement, fièvre, adénopathies. -Signes liés et témoignent une infiltration médullaire : thrombocytopénie et neutropénie, et des signes liées à l’anémie associé (pâleur, fatigue, hémorragie et infection). -Signes témoignant d’une atteintes osseuse : fracture due aux lésions et aux processus ostéolytiques, douleurs osseuses irradiantes rebelles aux antalgique. -Insuffisance rénale souvent due à une obturation tubulaire protéiniques. -Manifestations métaboliques d’une hypercalcémie. -Infections urinaires avec néphropathies interstitielles. -D’autres symptômes liées à l’hyperviscosités plasmatiques. -Des signes d’insuffisance médullaire. -D’autres signes et manifestations diverses : neurologiques, digestives et articulaires.
  69. 69.   • • • • */Manifestations buccales : -Les manifestations buccales sont caractérisées par la présence de multiples lésions ostéolytiques au sein des maxillaires, dans la région des apex des molaires mandibulaires et au niveau de la branche montante et de l’angle mandibulaire. -Avec l’évolution de la maladie , des résorptions radiculaires , des mobilité dentaires . -A un stade avancé, des fractures pathologiques, des gingivorragies . -Enfin l’immunodéficience explique la présence de processus infectieux récurrents associés.
  70. 70. • • La prise en charge et les précautions à prendre en pratiques quotidiennes chez les patients présentant un des syndromes myéloprolifératif : -En raison, d’une part, du rôle du chirurgien dentiste quand au dépistage de certains lymphomes Et d’autre part des conséquences (risques infectieux, risque hémorragique, etc.). Tout particulièrement au niveau de la sphère buccale , des manifestations associées ou du traitement des lymphomes, une évaluation du patient s’impose qu’il y ait suspicion ou qu’un diagnostic soit déjà fait. De ceci
  71. 71. le rôle du chirurgien dentiste est très important pour le dépistage des lymphomes, et essentiellement pour le traitement des manifestations et complications du traitement des lymphomes et myélomes.   */Consultation et informations médicales : • -Une consultation médicale et la demande d’un avis d’un hématologue sont nécessaires : • -Pour connaître précisément l’état de santé du patient, les complications associées, la nature du traitement (médications administrées, types et posologie) et le pronostic. • -Pour définir selon les soins envisagés, les conditions éventuelles à tenir notamment en ce qui concerne le traitement. • -Cette consultation sera demandée. •
  72. 72. • • • -Lorsque le patient rapporte des antécédents évidents de lymphome ou de myélome ou s’il y a incertitude sur les antécédents du patient. -Lorsque le patient présente des signes ou symptômes suggérant qu’il présente un lymphome ou un myélome (tel que, les adénopathies,la perte de poids, sueur, prurit, fatigue, signes d’insuffisance médullaire, etc.), et c’est pour cela un examen minutieux de toute la cavité buccale est nécessaire sur toute la muqueuse buccale et le parodonte. -Dans le cas de présence d’Adénopathies, si le praticien suspecte un processus local, il le traité, et une réévaluation après deux semaines est nécessaire et si on constate par une régression le patient sera adresser pour une évaluation et consultation au prés d’un hématologue. 
  73. 73. • • • • • */Précaution à prendre pour diminués le stress : -Ces précautions sont surtout pour les patients thrombocytopéniques sous traitement à base de corticoïde. -La réduction du stress reposera sur des soins de courte durée le matin parfois une sédation pharmacologique est envisagé. */Précautions des le cadre de l’anesthésie : -Souvent il n’y a pas de précautions particulière, toutefois il faut faire des injections lente est après aspiration, les vasoconstricteurs ne sont pas contre indiqué. */Précautions à prendre avant le traitement de la maladie : -Avant d’entamer le traitement des lymphomes et myélomes une mise en état de la cavité buccale est indispensable surtout avant la radiothérapie et la chimiothérapie, et ceci pour éviter les complications et limiter les effets de la
  74. 74.   */Précautions à l’égard du traitement suivi par le patient : -Ces précautions sont celles qui s’adressent aux effets induits par la chimiothérapie et la radiothérapie soit sur le plan générale : dépression immunitaire et troubles de l’hémostase soit sur le plan buccal.   */Précautions à prendre à l’égard des troubles de l’hémostase et de la coagulation : -La thrombocytopénie associée, d’une part aux lymphomes non Hodgkinien, au lymphome de Burkitt et au myélome multiple (auquel viennent s’ajouter des interférences entre les immunoglobulines et les facteurs de coagulation) et, d’autres part, liée aux effets de la chimiothérapie et de la radiothérapie, contribue à des désordres de la coagulation et de l’hémostase exposant le patient à des complications hémorragiques. Ces dernières sont aussi aggravées par l’anémie associée à ces affections. Ainsi, toute situation favorisante sera à corriger.
  75. 75. • • • -La encore, les techniques locales d’hémostases doivent être utilisées. Dans le cas de manifestations plus conséquentes et/ou d’échec des techniques locales, le médecin traitant sera consulté et une transfusion plaquettaire pourra éventuellement être envisagée. -Si des actes chirurgicaux s’imposent, un bilan préopératoire numération /formule sanguine, plaquette, temps de saignement, taux de prothrombine, etc.) Est indispensable. */ Précautions à l’égard de l’anémie : -L’insuffisance de la moelle, l’hypersplénisme, l’hémolyse auto-immune, l’immunothrombocytopénie et les hémorragies contribuent à rendre anémique le patient présentant un lymphome. Chez le patient ayant un myélome multiple, l’insuffisance médullaire peut être aussi à l’origine d’une anémie concomitante amenant le chirurgien dentiste à prendre certaines précautions .Celles-ci sont présentées dans le cadre des anémies .
  76. 76. */Précautions à l’égard du risque infectieux : -Tout comme dans le cadre des leucémies, les patients qui présentent un lymphome ou un myélome sont particulièrement susceptibles aux infections opportunistes (d’origine bactérienne et/ou virale) en raison notamment ce la neutropénie induite par la chimiothérapie. -Une prophylaxie antifongique sera envisagée chez les patients sévèrement immunodéprimés (10 ml de nystatine, 4 fois par jour) •
  77. 77.   */Précautions à prendre dans le cadre de la prescription : -Selon la règle générale qui concerne les patients présentant un désordre plaquettaire, une déficience des facteurs de la coagulation ou qui sont sous anticoagulant, l’acide acétylsalicylique, ses dérivés et les antiinflammatoires non stéroïdiens doivent être écartés de la prescription.   */Précautions à prendre dans le cadre des soins urgents : -Dans la mesure du possible, les soins urgents seront limités à l’indispensables. -Les infections seront traitées de façon agressive par des antibiotiques. -Si des actes chirurgicaux sont réellement indispensables s’ils sont à l’origine d’un saignement limité, ils seront réalisés en prenant les mesures locales efficace de contrôle du saignement et de l’hémostase. -Si le saignement est considéré comme important ou imprévisible les actes seront réalisés en milieu hospitalier ou une transfusion de plaquettes ou de facteurs de remplacement pourra être faite si nécessaire.
  78. 78. Conclusion :  *Un certain nombre d’affections ou de déséquilibres organiques peuvent avoir un retentissement au niveau parodontal, la plupart des hémopathies peuvent s’accompagner de signes parodontaux qui sont parfois les premières manifestations. *Ces maladies nécessitent une prise en charge particulière de la part du chirurgien dentiste, lors de cette prise en charge des précautions sont à prendre en ce qui concerne les risques infectieux et hémorragiques •

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