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Pour les bouddhistes la notion d’âme na pas dexistence permanente, donc ce quisubsiste après la mort nest pas une "âme imm...
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Le bouddhisme mahayana 23

  1. 1. LE BOUDDHISME A l’heure actuelle, nous pouvons distinguer dans la philosophiebouddhiste deux grands courants. Dans un premier temps le Theravada, penséela plus ancienne signifiant « L’école des sages » et enfin la branche Mahayana« Le grand véhicule », à laquelle nous allons nous intéresser plusparticulièrement.Le bouddhisme mahayana consiste en une forme de bouddhisme développée aux alentoursdu Ier ou du IIème siècle après J-C. à partir de la doctrine des Anciens, jugée trop austère.Cette doctrine apparait tout d’abord en Inde puis va sa propager au fil du temps sur tout lecontinent asiatique.Parti de l’Inde en l’an 0, le bouddhisme Mahayana va arriver en Chine au premier siècleaprès J-C. La première église bouddhique fut créée en 65. Les courants taoïste etconfucianiste, déjà présents vont freiner son expansion. Cependant cela n’empêchera pas leMahayana de se développer, il sera ainsi très répandu en Chine entre le Vème et le Xème siècle.Elle va être le fait de traducteurs, qui vont retranscrire les sutras en chinois et de pèlerins,qui, visitant lInde, en rapporteront des textes. Si de nombreux courants se développent aufil des siècles, le Chan et lécole de la Terre Pure vont simplanter durablement, se mêlantaux croyances taoïstes locales. En rupture idéologique avec les Anciens, les écoles Mahayaniques affirment que le Bouddha possède une triple nature qui se manifeste par un « Triple Corps » (Trikaya) dont seul le dernier est apparu sur terre : un « Corps Essentiel » (Dharmakaya), transcendantal et symbolisant l’Être absolu, un « Corps de Félicité » (Sambhokaya) issu des incarnations antérieures du Bouddha habitant la « Terre pure », et un « Corps de transformation » (Nirmanakaya) qui peut prendre n’importe quelle forme et que le Bouddha emprunte chaque fois qu’il venait en aide aux hommes. Au travers du Mahayana, chacun a donc la possibilité de parvenir au nirvana en réalisant la « Nature du Bouddha » qui est en lui.
  2. 2. Dans la suite de l’exposé vous rencontrerez souvent le terme « sutra ». Pour une meilleurecompréhension et assimilation je vais vous la définir. Une sūtra désigne ce que lon nomme en Occident un « classique », un « canon »voire, simplement, un « livre ». Le terme sapplique à des écrits spéculatifs ouphilosophiques rédigés sous forme daphorismes. Soit lappellation est métaphorique ce sontles « fils de la pensée », la « trame des idées », soit elle est métonymique on entend : « lesfils qui servent à coudre les pages ensemble ». Par métonymie, on nomme aussi sūtra leslivres contenant de tels écrits.Enfin, par extension, le terme en vient à désigner toutes sortes de traités, grammaires,analyses. Cest le cas par exemple du Kāmasūtra, "Livre de Kāma" (ou "sūtra du désir" - Kāmasignifie "désir" en sanskrit ; il est le dieu de lamour charnel). En somme, le Mahayana met laccent sur la pratique de la compassion universelle,lidéal du bodhisattva, avance la notion de vacuité du soi individuel et des phénomènes ainsique la doctrine des trois corps dun bouddha. Il est riche dun grand nombre de bouddhas etbodhisattvas, toujours prêts à aider les êtres prisonniers du samsara.Les sūtras mahāyāna sont très nombreux. Certains (Sūtra du Diamant et Sūtra du Cœurnotamment), sont récités quotidiennement dans de grandes parties du monde bouddhiste.Dautres sont plus spécifiquement liés à une école. Les plus anciennes versions à nous être parvenues sont les traductions chinoises que le moine Lokaksema fit entre 178 et 189 à Luoyang, en particulier le Pratyutpanna Sūtra qui introduit le bouddha Amitābha et les Prajñāpāramitā Sūtras dont font partie le Sūtra du Cœur et le Sūtra du Diamant Selon certaines sources, un travail de traduction de sūtras du gandhari en sanscrit s’étendant sur 12 ans aurait été entrepris sous le règne de Kanishka Ier (127-147) dans l’Empire kouchan lors d’un concile. La tradition mahāyāna préconise que Gautama Bouddha a dispensé son enseignement selon les différents
  3. 3. degrés d’avancement spirituel de ses disciples. Selon cette perspective, les sūtras hīnayāna,dits « de la première mise en mouvement de la roue de lenseignement » (premier exposéde la doctrine prononcé au Parc aux daims), sont destinés à un auditoire moins avancé. Cestplus tard, au Pic des vautours, quil aurait débuté lenseignement des textes « de ladeuxième mise en mouvement de la roue de lenseignement », destinés aux disciples les plusavancés. Néanmoins, l’école Huayan présente le Sūtra Avatamsaka sur lequel elle s’appuiecomme le premier dicté par le Bouddha juste après son éveil. Certains considèrent les sûtrasdans lesquels le concept de tathāgatagarbha tient une place importante comme relevantdune « troisième mise en mouvement de la roue de lenseignement». Le vajrayānareconnaît l’importance des sūtras mahāyānas mais fait surtout appel aux tantras considéréscomme plus efficaces. Maintenant traitons un peu plus en détail les notions de Nirvana et de réincarnationqui sont très importantes dans la doctrine bouddhiste. Littéralement, le mot nirvana est la combinaison de deux mots « nir et vana », où «Nir» signifie la liberté et «vana» signifie chemin de la renaissance: ainsi, le Bouddhisme Nirvana est un mode de vie où lesprit et lâme restent en paix complète et se libèrent de toute influence du monde extérieur. Le bouddhisme Nirvana est souvent décrit comme « Deathless », cest-à-dire un état ou il n’ya pas de mort. Le Nirvana ne correspond pas un état physique ou un état de bonheur collectif, il correspond plutôt à un état de bonheur spirituel, de cohérence et d’immortalité.Le Nirvana est ainsi considéré comme un état ultime de la vie, les bouddhistes l’appellentl’état des «Lumières» ou de «l’illumination».
  4. 4. Pour les bouddhistes la notion d’âme na pas dexistence permanente, donc ce quisubsiste après la mort nest pas une "âme immortelle" à proprement parler mais une formedénergie psychique, et dans le bouddhisme on ne parle pas de réincarnation mais plutôt derenaissance, cette énergie psychique réapparait sous une autre forme.Les hommes sont assujettis au Samsara (le cycle des renaissances). Le monde dans lequel ilsrenaîtront après leur mort dépendra deleur karma, cest-à-dire de leurs actions passées.Cette renaissance ne fait donc que prolongerindéfiniment la souffrance. Conformément à laphilosophie bouddhiste, ce nest ni le même, ni unautre qui renaît. Ce nest donc pas, comme dans leprincipe de la réincarnation, une âme immortellequi se « réincarne ». En effet, la notion deréincarnation implique l’existence d’une âmeimmortelle qui entre et sort d’un corps et entre ànouveau dans un autre, mais, selon la croyancebouddhiste, il n’existe rien de tel. Ce quisubsisterait après la mort ne serait pas une « âme », mais une énergie psychique quiréapparaîtrait ensuite sous une autre forme lors de la renaissance.Le Bouddha propose de se réveiller de ce cauchemar, de chasser la confusion et lillusionpour être illuminé par la réalité. Ainsi, la souffrance et le cycle karmique seraient brisés. Ildéfinit le but ultime de son enseignement comme étant « la délivrance », le« dénouement », « la libération de la souffrance » ou nirvāna.

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