Organisation des urgences 2012 pédiatrie chu gabriel toure
Upcoming SlideShare
Loading in...5
×
 

Like this? Share it with your network

Share

Organisation des urgences 2012 pédiatrie chu gabriel toure

le

  • 2,768 vues

Cours 2ème année DES pédiatrie CHU Gabriel TOURE: Bamako-Mali

Cours 2ème année DES pédiatrie CHU Gabriel TOURE: Bamako-Mali

Statistiques

Vues

Total des vues
2,768
Vues sur SlideShare
2,767
Vues externes
1

Actions

J'aime
3
Téléchargements
673
Commentaires
2

1 intégré 1

https://twitter.com 1

Accessibilité

Catégories

Détails de l'import

Uploaded via as Adobe PDF

Droits d'utilisation

© Tous droits réservés

Report content

Signalé comme inapproprié Signaler comme inapproprié
Signaler comme inapproprié

Indiquez la raison pour laquelle vous avez signalé cette présentation comme n'étant pas appropriée.

Annuler
  • Full Name Full Name Comment goes here.
    Êtes-vous sûr de vouloir
    Votre message apparaîtra ici
    Processing...
Poster un commentaire
Modifier votre commentaire

Organisation des urgences 2012 pédiatrie chu gabriel toure Document Transcript

  • 1. L’organisation des urgences pédiatriques : Cours CES 2èmeannée de pédiatrie 2012.Présenté par Dr Nouhoum Lalama TRAORE (Interne des hôpitaux)/CHU-GT/Bamako-Malinouhoumltraore@gmail.com1ORGANISATION DES URGENCESOBJECTIFS1. Décrire les structures d’urgences pédiatriques ;2. Définir le triage, la SAUV et l’UHCD;3. Décrire les missions des unités et services d’urgence pédiatriques;4. Citer les buts du triage;5. Expliquer deux systèmes de tri applicables aux urgences pédiatriques;6. Citer les avantages de l’UHCD.PLANI. Définition des structures d’urgences pédiatriquesII. Missions des unités et services d’urgence pédiatriquesIII. Organisation générale d’un service d’urgenceIV. TriageV. Chariot d’urgenceVI. SAUVVII. UHCDConclusion
  • 2. L’organisation des urgences pédiatriques : Cours CES 2èmeannée de pédiatrie 2012.Présenté par Dr Nouhoum Lalama TRAORE (Interne des hôpitaux)/CHU-GT/Bamako-Malinouhoumltraore@gmail.com2I. Les structures d’urgences pédiatriques :₋ Unité individualisée d’accueil des urgences pédiatriques (UAUP) rattachéeadministrativement selon les établissements à un SAU ou à un service de pédiatrie.- Service (ou département) d’accueil des urgences (SAU) spécialisé en pédiatrie au seind’un établissement pédiatrique = POSU.II. Les missions des unités et services d’urgence pédiatriques : elles sont multiples : les soins, l’organisation, l’enseignement et la recherche.1. La Mission de soins : L’urgence fournit en tout temps, à chaque personne qui s’yprésente pour un problème de santé urgent, les soins et les services de qualité requis parsa condition, [à l’aide d’une approche axée sur le patient].La mission de soins est axée essentiellement sur : L’accueil, le tri et l’orientation : consistant à la gestion médicalisée des flux et au zonage La prise en charge des urgences vitales et des besoins médicaux immédiats:- Réorientation- consultations simples et urgences ressenties,- hospitalisation d’aval,- continuité des soins en aval,- relecture de dossiers,- suivi des patients,- relations avec les réseaux.2. La Mission d’organisation : est basée sur deux volets L’organisation interne : consiste- À mettre en place un schéma organisationnel qui a pour objectif la définition destâches, protocoles et procédures- À faire une Gestion optimisée des personnels : élaborant des listes de garde, plannings,tableaux de service- À l’évaluation et au pilotage des dossiers et des indicateurs d’activité L’organisation externe : basée sur- Relation transversale- Relation vers l’amont et l’aval3. Mission d’enseignement et de recherche :- Exigence et démarche qualité- Disciplines universitaires- Missions intégrées à l’organisation des services- Autonomes ou contractualiséesIII. ORGANISATION GÉNÉRALE D’UN SERVICE D’URGENCE :Dans un service d’urgence il doit y avoir : Une Zone d’Accueil et d’Orientation: chargée des consultations ; Une Unité d’Hospitalisation de Courte Durée (UHCD): avec un plateau technique adapté ; Une Salle d’Accueil des Urgences Vitales (SAUV).
  • 3. L’organisation des urgences pédiatriques : Cours CES 2èmeannée de pédiatrie 2012.Présenté par Dr Nouhoum Lalama TRAORE (Interne des hôpitaux)/CHU-GT/Bamako-Malinouhoumltraore@gmail.com3IV. Le triage :1. Définition: de l’anglicisme « trier » consiste à orienter un patient vers le médecin le plusqualifié pour le prendre en charge dans des délais appropriés. C’est l’un des principes dela médicalisation des situations de catastrophe. Il s’applique à toute arrivée simultanéed’un grand nombre de patients qui ne peuvent pas tous être pris en charge dans le mêmelaps de temps.2. Buts du tri aux urgences : Il s’agit d’un processus qui permet un classement dessituations les plus urgentes aux plus anodines, pour une prise en charge dans des délaisadéquats.- Il y a donc nécessité de recevoir les enfants par ordre de gravité et non par ordred’arrivée ;- D’améliorer la qualité des soins ;- De diminuer le temps d’attente des patients graves ;- De proposer un local et des soins adaptésAFIN D’EVITER L’ATTENTE D’UN PATIENT NECESSITANT DES SOINS RAPIDES.3. L’outil du tri : doit être simple, exhaustif, précis, rapide (afin de ne pas engendrer uneattente pour triage), reproductible et dynamique (car l’état d’un patient peut changerpendant l’attente).3.1. Le système marseillais : Selon le système marseillais, l’outil du tri contient 5niveaux :- Niveau 1: réanimation pour les patients dont la vie est en danger- Niveau 2: très urgent pour les patient gravement atteint mais dont la vie n’est pas endanger- Niveau 3: urgent pour les patients avec des problèmes sérieux mais stables- Niveau 4: peu urgent pour les patients sans danger ou détresse immédiate- Niveau 5: non urgent, simple consultation.A chaque niveau il y a un temps idéal de prise en charge « Exemples : immédiat pour leniveau 1 contre plusieurs heures pour le niveau 5 ».3.2. Le système OMS : Selon l’OMS le triage est un processus consistant à examinerrapidement les enfants malades lors de leur arrivée afin de les placer dans une descatégories suivantes :- Enfants présentant des SIGNES DURGENCE qui nécessitent un traitement durgenceimmédiat.- Enfants présentant des SIGNES DE PRIORITÉ à qui il faut donner la priorité dans lafile afin de pouvoir les évaluer rapidement et les traiter dans le délai.- Enfants qui ne présentent aucun signe durgence ni de signe prioritaire et qui constituentdes cas NON URGENTS : ces enfants peuvent attendre leur tour dans la file dattentepour lévaluation et le traitement. La majorité des enfants malades constitueront des casnon urgents et nauront pas besoin dun traitement durgence.Après ces étapes, passer à lévaluer générale puis au traitement en fonction de la prioritéétablie pour lenfant.
  • 4. L’organisation des urgences pédiatriques : Cours CES 2èmeannée de pédiatrie 2012.Présenté par Dr Nouhoum Lalama TRAORE (Interne des hôpitaux)/CHU-GT/Bamako-Malinouhoumltraore@gmail.com4Idéalement, une personne formée à évaluer la gravité de létat de lenfant devrait évaluer tousles enfants lors de leur arrivée. Cette personne décidera si lenfant sera vu immédiatement etrecevra un traitement salvateur, sil sera vu sous peu ou sil peut attendre son tour en toutesécurité avant dêtre examiné.Catégories après le triage Mesure requiseCAS URGENTS Traitement immédiatCAS PRIORITAIRES Attention rapideFILE OU CAS NON URGENTS Attendre son tour dans la file Processus de triageLe triage ne devrait pas prendre longtemps. Chez lenfant qui ne présente pas de signesdurgence, il prend en moyenne vingt secondes.- Évaluer plusieurs signes en même temps. Le fait que lenfant sourit ou pleure exclutune détresse respiratoire sévère, un choc ou un coma.- Regarder lenfant et observer la poitrine pour vérifier la respiration et rechercher dessignes de priorité comme une malnutrition sévère.- Écouter pour déceler la présence de bruits anormaux comme un sifflement ou ungeignement. Où et quand devrait avoir lieu le triage?Le triage doit être effectué dès larrivée de lenfant malade, avant toute procédureadministrative telle que linscription, ce qui peut nécessiter de réorganiser le débit des patientsdans certains endroits.Le triage peut être effectué à différents endroits, par exemple dans la file dattente. Letraitement durgence peut être administré à nimporte quel lieu offrant suffisamment de placepour un lit ou un chariot pour lenfant malade, un espace permettant au personnel de travailleret un accès aux médicaments et fournitures appropriés. Si un enfant présentant des signesdurgence est identifié dans la file dattente, il doit être amené aussitôt à un endroit où letraitement pourra être administré immédiatement. Qui doit effectuer le triage?Tout le personnel clinique participant aux soins dispensés aux enfants malades doit êtrepréparé à évaluer rapidement les enfants afin didentifier ceux dont létat est grave et qui ontbesoin dun traitement durgence. C’est bien souvent le rôle de l’IOA (L’infirmièreOrganisatrice de l’Accueil), après une formation spécifique et en lien avec l’équipe soignante.
  • 5. L’organisation des urgences pédiatriques : Cours CES 2èmeannée de pédiatrie 2012.Présenté par Dr Nouhoum Lalama TRAORE (Interne des hôpitaux)/CHU-GT/Bamako-Malinouhoumltraore@gmail.com5 Comment effectuer le triage?Suivre les étapes ABCD :- Voies Aériennes (Airwaye) = A- Respiration (Breathing) = B- Circulation/Coma/Convulsion = C- Déshydratation (grave) = D.Une fois appliqué le schéma ABCD, lenfant doit être mis dans une des catégories suivantes :- Urgence (U)- Priorité (P)- Non-urgence et attente dans la file (F). Signes durgence : Le triage des patients consiste à rechercher des signes de maladie oude traumatisme grave. Ces signes durgence sont liés aux voies aériennes, à la respiration,à la circulation ou à létat de conscience et à la déshydratation, et peuvent être facilementmémorisés avec les lettres ABCD. Chaque lettre fait référence à un signe durgence qui,sil est positif, devrait vous signaler un enfant gravement malade et ayant besoin duneévaluation et dun traitement immédiat. Évaluer les voies aériennes et la respiration : La cause la plus fréquente de difficultésrespiratoires chez les enfants dans les situations durgence est la pneumonie.Toutefois, dautres causes non infectieuses peuvent aussi entraîner des difficultés respiratoires,notamment lanémie, la septicémie, le choc et lexposition à la fumée. Une infection ou laprésence dun objet dans les voies aériennes peut aussi provoquer une obstruction des voiesaériennes.Si un des signes suivants est présent, lenfant a un problème au niveau des voies aériennes oudes difficultés respiratoires :- Enfant ne respirant pas- Enfant présentant une cyanose centrale (coloration bleuâtre)- Détresse respiratoire sévère avec respiration rapide ou tirage sous-costal.Évaluer la présence dun problème au niveau des voies aériennes ou des difficultésrespiratoires :- Lenfant respire-t-il?- Y a-t-il une cyanose centrale?- Y a-t-il une détresse respiratoire sévère?- En cas de détresse respiratoire sévère, semble-t-il y avoir une obstruction des voiesrespiratoires? Lenfant ayant une obstruction des voies aériennes semble avoir de ladifficulté à respirer et une faible quantité dair pénètre ses poumons. Parfois, lenfantémettra un son (stridor) lors du passage de lair au niveau de lobstruction.
  • 6. L’organisation des urgences pédiatriques : Cours CES 2èmeannée de pédiatrie 2012.Présenté par Dr Nouhoum Lalama TRAORE (Interne des hôpitaux)/CHU-GT/Bamako-Malinouhoumltraore@gmail.com6 Évaluation de la respiration rapide : Compter les mouvements respiratoires PENDANT UNE MINUTE COMPLÈTE afindévaluer la respiration rapide.Si lenfant a : La respiration est rapide sil y a :Moins de 2 mois 60 mouvements respiratoires par minute ou plusDe 2 à 12 mois 50 mouvements respiratoires par minute ou plusDe 12 mois à 5 ans 40 mouvements respiratoires par minute ou plus Rechercher un tirage sous-costal.Un tirage sous-costal est un enfoncement de la paroi thoracique inférieure lorsque lenfantinspire et représente un signe de détresse respiratoire. Lenfoncement de la paroi thoracique nefait pas référence au mouvement du tissu mou entre les côtes. Évaluer la circulation à la recherche de signes de choc :Les causes courantes de choc comprennent la déshydratation provoquée par la diarrhée, lasepticémie, la perte importante de sang après un traumatisme et lempoisonnement.Lenfant est en état de choc (un problème lié à la circulation sanguine) en présence dun dessignes suivants :- Mains froides et- Temps de remplissage capillaire supérieur à 3 secondes OU- Pouls faible et rapide.Évaluer la circulation de lenfant.- Lenfant a-t-il les mains froides?- Si oui, le temps de remplissage capillaire est-il supérieur à 3 secondes? Classer commeun CHOC si le temps de remplissage capillaire est supérieur à 3 secondes.- Vérifier le pouls. Est-il faible et rapide?- Pour vérifier le pouls, cherchez dabord le pouls radial. Sil est fort et pasparticulièrement rapide, il est adéquat. Aucun autre examen nest nécessaire.- Si lon ne sent pas de pouls radial ou si ce pouls est faible, chercher un pouls pluscentral.- Chez un nourrisson (de moins de 1 an), remonter le long de lavant-bras et chercher lepouls brachial ou, si le nourrisson est couché, le pouls fémoral.- Si le pouls plus central est faible, évaluer sil semble rapide.Classer comme un CHOC si le pouls est faible et rapide.
  • 7. L’organisation des urgences pédiatriques : Cours CES 2èmeannée de pédiatrie 2012.Présenté par Dr Nouhoum Lalama TRAORE (Interne des hôpitaux)/CHU-GT/Bamako-Malinouhoumltraore@gmail.com7 Évaluer lenfant à la recherche de convulsions et de coma :Les causes courantes de convulsions chez les enfants comprennent la méningite, le paludismecérébral et le traumatisme crânien.Les signes de convulsion comprennent :- Perte de conscience soudaine- Mouvements répétés et spasmodiques des membres- Raideur des bras et des jambes de lenfant- Enfant inconscient pendant et après la convulsionPour la prise en charge dun enfant en convulsions, passer au chapitre 2.Les causes courantes de perte de conscience ou de léthargie comprennent la méningite, lasepticémie, la déshydratation, le paludisme, lhypoglycémie et lanémie sévère.Rechercher des signes dinconscience ou de léthargie chez lenfant.- Si lenfant nest pas éveillé et alerte, essayer de le réveiller en lui parlant.- Puis lui agiter le bras pour essayer de le réveiller.- En labsence de réponse au mouvement du bras, pincer la base de longle du doigt pourprovoquer une légère douleur.- Si lenfant de répond pas à la voix, au mouvement du bras ou à la douleur, il est alorsinconscient.Vérifier si lenfant est irrité ou agité en recherchant :- Difficulté à calmer lenfant- Signes persistants dinconfort ou pleurs- Mouvements continus et anormaux sans périodes de calmeSi un traumatisme pouvant avoir affecté le cou ou la colonne vertébrale est soupçonné, ne pasbouger la tête ni le cou pendant le traitement de lenfant et poursuivre lévaluation.- Demander si lenfant a eu un traumatisme à la tête ou au cou ou sil a fait une chute quipourrait avoir endommagé sa colonne vertébrale.- Chercher des ecchymoses ou dautres signes de traumatisme à la tête ou au cou.Les causes dhypoglycémie comprennent la septicémie, la diarrhée, le paludisme et lesbrûlures.
  • 8. L’organisation des urgences pédiatriques : Cours CES 2èmeannée de pédiatrie 2012.Présenté par Dr Nouhoum Lalama TRAORE (Interne des hôpitaux)/CHU-GT/Bamako-Malinouhoumltraore@gmail.com8Pour mesurer la glycémie à laide dune bandelette réactive :- Mettre une goutte de sang de lenfant sur la bandelette.- Après 60 secondes, laver le sang délicatement avec quelques gouttes deau froide.- Comparer la couleur avec la clé sur le côté du flacon.- Si la glycémie est inférieure à 2,5 mmol/litre, lenfant a une hypoglycémie et a besoindun traitement. Rechercher une déshydratation sévèreLa diarrhée est une des causes les plus courantes de décès chez les enfants de moins de cinqans. Le décès est le plus souvent attribuable à la déshydratation. Les enfants présentant dessignes de déshydratation sévère (comme les yeux enfoncés, un pli cutané seffacementconsidérablement lentement, une léthargie ou une inconscience, ou lincapacité à boire ou àtéter) ont besoin dune prise en charge durgence en vue de recevoir des liquides desubstitution. Affections prioritaires : Si lenfant ne présente aucun signe durgence, lagent de santérecherche la présence de signes de priorité (encadré1). Cette recherche ne devrait pasprendre plus que quelques secondes. Certains de ces signes auront été relevés lors dutriage ABCD tandis que dautres devront être vérifiés de nouveau.Encadré 1 : Affections prioritaires- Très petit bébé : tout enfant malade âgé de moins de 2 mois- Température : enfant très chaud- Traumatisme ou autre affection chirurgicale urgente- Pâleur (sévère)- Empoisonnement- Douleur (intense) : peut se manifester chez un jeune nourrisson par des pleurspersistants et inconsolables ou une agitation- Léthargie, irritabilité ou agitation- Détresse respiratoire- Transfert (urgent) - si lenfant a été transféré- Malnutrition : amaigrissement sévère et visible- Œdème des deux pieds (gonflement)- Brûlure
  • 9. L’organisation des urgences pédiatriques : Cours CES 2èmeannée de pédiatrie 2012.Présenté par Dr Nouhoum Lalama TRAORE (Interne des hôpitaux)/CHU-GT/Bamako-Malinouhoumltraore@gmail.com9V. Le chariot d’urgence :Le chariot d’urgence doit être présent dans tous les services ou unités, à une localisationsignalisée et connue de tous.Il doit comporter une dotation minimale uniforme constituée par le matériel nécessaire à laventilation,- à la pose d’une voie veineuse et d’une perfusion,- réanimation cardiaque,- à la protection du personnel- et les médicaments d’urgence.VI. La salle d’accueil des urgences vitales (SAUV) :1. Définition : Il s’agit d’un lieu d’accueil, au sein du service des urgences, des patientsayant une détresse vitale existante ou potentielle.2. Recommandations de la commission d’experts :La SAUV doit exister dans l’enceinte des urgences ou à proximité :- Elle doit être ouverte 24h/24h ;- Elle ne correspond ni à un lit de réanimation, ni à un lieu d’hospitalisation ;- Elle doit être Libérée dès que possible ;- Elle doit être polyvalente, médicochirurgicale.VII. L’Unité d’Hospitalisation de Courte Durée (UHCD) :Définies depuis 1991 comme faisant parties du service des urgences, l’UHCD est une zone desurveillance de très courte durée.Il s’agit d’un service d’hospitalisation non conventionnelle :• Durée de séjour < 24 h• Elle est différente de l’unité de réanimation :₋ L’observation continue ;₋ La présence médicale est de 24 h/24, 7 jours sur 7₋ Les examens cliniques sont répétés et permettent la prise de décisions thérapeutiquesou diagnostiques.
  • 10. L’organisation des urgences pédiatriques : Cours CES 2èmeannée de pédiatrie 2012.Présenté par Dr Nouhoum Lalama TRAORE (Interne des hôpitaux)/CHU-GT/Bamako-Malinouhoumltraore@gmail.com10Elle a des intérêts multiples en pédiatrie :- La baisse des hospitalisations conventionnelles (intérêt économique),- La sécurité de l’enfant dans un service de surveillance continue,- L’intérêt pour les médecins des urgences qui peuvent mener une démarchediagnostique et thérapeutique.CONCLUSION :L’afflux simultané des patients aux urgences pédiatriques rend nécessaire l’utilisation d’unprocessus de tri afin de déterminer la priorité de soins en fonction de la gravité des cas.Le tri infirmier est en constante évolution.Plusieurs échelles de tri sont utilisées au niveau international mais peu sont adaptées à lapédiatrie.L’infirmière organisatrice de l’accueil (IOA) doit posséder de nombreuses compétences,notamment relationnelles, cliniques et organisationnelles.