III - L’inconscient des images
• « Il semble qu’il m’était déjà assigné auparavant  de m’intéresser aussi fondamentalement au  vautour, car il me vient à...
• Sainte Anne en  tierce, Léonard de  Vinci, 1508-1513
• « A scruter un peu profondément ce tableau, celui qui  le contemple est envahi comme par une soudaine  révélation : seul...
• Le vautour  découvert par Oskar  Pfister…
• « Au-delà du bavardage des significations propre à faire de  l’esthéticien un radoteur, voire un rabat-joie, l’œuvre d’a...
• 1) « dévoiler le vœu inconscient d’une œuvre à  partir de ses éléments structuraux et de leurs  éventuels anticipations ...
• 2) « Déceler les forces en conflit et de  découvrir les figures virtuelles vers quoi elles  tendent. » p. 30. « A l’inst...
•• 3) « Enfin seule une écoute somme toute clandestine  sera de mise. Désireuse de repérer les tensions  latentes, ce sont...
L’incrédulité de Saint Thomas, Le Caravage, 1601
• « Que « symbolise » donc un symptôme ? Il symbolise des  événements ayant eu lieu ou n’ayant pas eu lieu tout aussi bien...
• La  madone  del  Parto…• PIERO  DELLA  FRANCES  CA, 1455.
• « Au modèle ordinaire de visibilité à quoi l’historien sacrifie le plus  spontanément, nous avons tenté de substituer un...
La jeune fille qui   pleure son     oiseaumort, Greuze, 1      765
Alonso Cano, La vision  de Saint Bernard,     1656, 1660
Véronèse,   Vénus au    miroir,• Vers 1585.
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Troisième étape de l'introduction au cours d'esthétique de l'image de Paris 3

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  1. 1. III - L’inconscient des images
  2. 2. • « Il semble qu’il m’était déjà assigné auparavant de m’intéresser aussi fondamentalement au vautour, car il me vient à l’esprit comme tout premier souvenir qu’étant encore au berceau, un vautour est descendu jusqu’à moi, m’a ouvert la bouche de sa queue et, à plusieurs reprises, a heurté mes lèvres de cette même queue. »• Leonard de Vinci, Codex atlanticus, folio 66.
  3. 3. • Sainte Anne en tierce, Léonard de Vinci, 1508-1513
  4. 4. • « A scruter un peu profondément ce tableau, celui qui le contemple est envahi comme par une soudaine révélation : seul Léonard pouvait peindre ce tableau parce que lui seul pouvait composer la fantaisie du vautour. Dans ce tableau s’inscrit la synthèse de son histoire d’enfance ; les détails de ce tableau s’expliquent par les impressions les plus personnelles de la vie de Léonard (…) L’enfance de Léonard avait été aussi singulière que ce tableau. Il avait eu deux mères, la première sa vraie mère Catarina, à laquelle il fut arraché quand il avait entre trois et cinq ans, et une jeune et tendre belle-mère, femme de son père, Donna Albiera. »
  5. 5. • Le vautour découvert par Oskar Pfister…
  6. 6. • « Au-delà du bavardage des significations propre à faire de l’esthéticien un radoteur, voire un rabat-joie, l’œuvre d’art aurait donc, bel et bien, un sens. Affirmer que ce sens, c’est précisément l’expérience du fondamental, où l’extase voisine toutes les formes de la déraison, revient à ancrer le travail de l’esthéticien dans les terres meubles du non-sens. » p. 5• « S’attaquer au non-dit de l’œuvre, à ses pièges, à ses trahisons, à ses mensonges, c’était revendiquer au cœur du travail de l’esthéticien l’attention du psychanalyste. » p. 6• « A l’esthétique traditionnelle des raisons de l’œuvre, j’oppose donc une herméneutique des silences de l’œuvre. » p. 11Murielle Gagnebin, L’irreprésentable ou les silences de l’oeuvre
  7. 7. • 1) « dévoiler le vœu inconscient d’une œuvre à partir de ses éléments structuraux et de leurs éventuels anticipations ou prolongements dans le tissu réticulaire de l’inter-iconique. » p. 30.• Murielle Gagnebin p. 30
  8. 8. • 2) « Déceler les forces en conflit et de découvrir les figures virtuelles vers quoi elles tendent. » p. 30. « A l’instar de l’analyste, l’esthéticien libère donc un drame qu’il lui faudra contenir ou désamorcer par son travail d’interprétation. » p. 31.•
  9. 9. •• 3) « Enfin seule une écoute somme toute clandestine sera de mise. Désireuse de repérer les tensions latentes, ce sont les blancs, les marges, les coulisses, les hésitations, les redites, les scansions comme les silences qui aimanteront l’attention. Seul un regard oblique semble susceptible de traquer la migration toujours fallacieuse du désir à l’œuvre dans tout tableau. Que se joue-t-il, en effet, du désir dans le voir et dans le donner-à-voir ? » p. 31.•
  10. 10. L’incrédulité de Saint Thomas, Le Caravage, 1601
  11. 11. • « Que « symbolise » donc un symptôme ? Il symbolise des événements ayant eu lieu ou n’ayant pas eu lieu tout aussi bien. Il symbolise chaque chose avec son contraire tout aussi bien, « produit équivoque habilement choisi et possédant deux significations diamétralement opposées », comme l’écrivait Freud. Et en symbolisant il représente, mais il représente de façon à déformer. Il porte en lui les trois conditions fondamentales d’un repli, d’un retour présenté de ce repli, et d’une équivoque tendue entre le repli et sa présentation : tel serait peut-être son rythme élémentaire. Panofsky on le sait, identifia quant à lui le symbole et le symptôme, et il les identifia tous deux à « la manière dont, en diverse conditions historiques, les tendances générales et essentielles de l’esprit humain furent exprimées par des thèmes et des concepts spécifiques ». p. 215•• Georges Didi-Huberman, Devant l’image, Editions de minuit.
  12. 12. • La madone del Parto…• PIERO DELLA FRANCES CA, 1455.
  13. 13. • « Au modèle ordinaire de visibilité à quoi l’historien sacrifie le plus spontanément, nous avons tenté de substituer une exigence de nature plus anthropologique, une exigence que nous abordons à travers le terme de visuel. Au modèle ordinaire de la lisibilité, nous avons proposé celui d’une interprétation dont les contraintes et l’ouverture étaient envisagées à travers des résultats – ou plutôt une problématique – hérités de la métapsychologie freudienne. Au modèle unitaire du schématisme et de la déduction historique nous avons substitué les paradigmes théoriques de la figurabilité et du symptôme, dont nous croyons qu’ils peuvent formuler plus pertinemment la question toujours à reposer de la profonde efficacité « symbolique » des images. »• G.. D-H , idem
  14. 14. La jeune fille qui pleure son oiseaumort, Greuze, 1 765
  15. 15. Alonso Cano, La vision de Saint Bernard, 1656, 1660
  16. 16. Véronèse, Vénus au miroir,• Vers 1585.

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