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Baromètre de la microfinance Acted
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Baromètre de la microfinance Acted

  1. 1. BAROMÈTRE Soutenu par : 1 ère E d i t i o nLA MICROFINANCE 2010DE Éditorial Frédéric Roussel Fondateur d’ACTED 58% des Français déclarent nepas connaître la microfinance, etseuls 7% savent précisément dequoi il s’agit. Pourtant, ils sont 72%à souhaiter que le microcrédit sedéveloppe en France, et près de20% pourraient prêter à un orga-nisme de microcrédit. Ces chiffres,extraits du sondage exclusif effec-tué pour ce baromètre, confirmentque, après un développement spec-taculaire ces 15 dernières années,la microfinance, consacrée par unprix Nobel au Professeur Yunus en2006, devient populaire en France,mais y reste encore mal comprise. Il nous a donc semblé utile, àl’occasion du 3ème forum Conver-gences 2015, de préparer un pre-mier baromètre de la microfinance,avec un triple objectif : d’abord,apporter une contribution au chif-frage de l’effort français dans lamicrofinance, aussi bien dans les Gwenn Dubourthoumieupays du Sud qu’en France ; faire unpoint sur son image dans l’opinionpublique ; enfin, éclairer certainsde ses aspects les plus significatifs. Le premier objectif est donc deconsolider la contribution des ac-teurs français à la microfinance.Les chiffres montrent que les fi-nancements pour le Sud, après unecroissance rapide, plafonnent en définition de la microfinance L2009 à 270 M€, un total modeste àl’échelle mondiale. En France parcontre, le microcrédit accélère sa a microfinance est le Or un nombre considérable d’entre aussi d’instruments d’épargne, de ser- certaine mesure des chocs extérieurs.croissance, puisque le total des moyen de mettre des eux n’ont toujours pas accès à des vices de transfert de fonds et d’assu- La microfinance permet aux ménagesmicrocrédits professionnels extra- systèmes financiers au services financiers de base (...). rances (...). pauvres de ne plus avoir à lutter aubancaires et personnels a presque service des pauvres Les pauvres ont besoin de toute La microfinance est un instru- quotidien pour simplement survivretriplé en 3 ans, atteignant 63 M€ en n’ayant pas accès aux une gamme de services financiers ment puissant de lutte contre la mais de faire des plans pour l’ave-2009. institutions financières clas- et non pas seulement de prêts (...). pauvreté. L’accès à des services fi- nir et d’investir afin d’améliorer leur L’image d’une microfinance qui siques. Les pauvres constituent la Selon la situation dans laquelle ils se nanciers viables permet aux pauvres nutrition, leurs conditions de vie, etdevient populaire, mais reste en- vaste majorité de la population dans trouvent, les pauvres peuvent avoir d’accroître leurs revenus, de se doter la santé et l’éducation de leurscore mal comprise, se reflète dans la plupart des pays en développement. besoin non seulement de crédits, mais d’actifs et de se protéger dans une enfants (...).les sentiments qu’elle inspire. 70% Extraits de : Principes clés de la microfinance, CGAP, 2007des personnes interrogées pensentque le microcrédit aide ses clientset pourtant 47% pensent qu’elle aun impact limité, 33% qu’elle peutmême être dangereuse. Une ambi-güité qui est au fond le reflet de la Entretien Sondage Ipsosdualité de la microfinance, entreperformance sociale et financière. Nous avons donc fait appel àdes experts et praticiens pouréclairer l’état de la microfinance Maria Nowakaujourd’hui, avec son potentiel, Présidente de l’Adieses succès mais aussi ses risques.Des contributions qui sont autantde directions vers lesquelles aller PRoPos RecueiLLis PaR Romain Joly adRieN de TRicoRNoT,et favoriser une nécessaire conver- Le MoNde ecoNoMiegence des initiatives et des res-sources. Nous remercions chaleureuse- “ Yannick Derennesment les membres du comité depilotage du baromètre, et sommesreconnaissants aux acteurs fran-çais de la microfinance qui ont ac- Les besoins non couvertscepté de participer à cette enquête.En espérant que cette publication restent, pour le crédit àapportera un éclairage utile sur lamicrofinance française et suscitera la création notamment, Que pensent les Français immenses. ” de la microfinance ?des vocations, nous vous souhai-tons une bonne lecture et vous don-nons rendez-vous dans un an pourla deuxième édition. vvvlire page 12 vvvlire page 2 et 3 La microfinance et la lutte contre la pauvretévp. 2 Quelles limites à la dérive de la microfinance ?vp. 3 Enquête : les investissements dans les pays en développement (PED)vp. 4 Taux dintérêt, une question d’ethnocentrisme ?vp. 5 Enquête : les opérateurs et acteurs intermédiaires français dans les PEDvp. 6 La microfinance face aux conflits et aux catastrophes naturellesvp. 7 Enquête : la microfinance en France en quelques chiffresvp. 8 Les nouvelles ambitions de l’épargne solidairevp. 8 Quand le web s’empare du microcrédit !vp. 10 Aller plus loinvp. 10
  2. 2. 2. 3. Soutenu par : Soutenu par : BAROMÈTRE DE MICROFINANCE 2010 LA BAROMÈTRE DE MICROFINANCE 2010 LA Sondage Ipsos Que pensent les Français de la microfinance ? La notoriété de la microfinance et du microcrédit Est-ce que la microfinance est une solution pour lutter Les Français veulent que le microcrédit en France contre la pauvreté et l’exclusion ? Comment ? Prêts à s’engager ? se développe davantage en France... Personnellement, avez- Personnellement, Plus précisément, d’après ce que vous en savez, diriez-vous que pour lutter contre la dans les 12 prochains mois, envisageriez-vous de donner ou prê- Pensez-vous que le système du microcrédit vous déjà entendu parler avez-vous déjà entendu pauvreté et l’exclusion dans le monde, la microfinance apparaît comme une solution ? ter de l’argent à un organisme qui octroie des microcrédits à des devrait se développer aussi à destination de la microfinance ? parler du microcrédit ? (cité au total, deux réponses possibles) personnes aux revenus modestes qui n’ont pas accès au circuit des personnes pauvres ou exclues sociale- financier classique ? ment ou sans emploi vivant en France et Innovante n Invités à qualifier la microfinance qui souhaitent créer et/ou développer une 41% activité? 7% au regard de ses objectifs de lutte Séduisante S/T réponses contre la pauvreté et l’exclusion dans 2% 22% 32% le monde, les Français mentionnent positives n Un Français sur cinq (18%) 29% au total davantage de réponses posi- Efficace 72% 16% serait prêt à donner ou prêter 34% tives (72%) que négatives (65%). C’est 30% de l’argent à un organisme oc- 9% 58% 35% notamment une solution jugée inno- troyant des microcrédits, une 19% Limitée 47% vante (41%), séduisante (34%) et effi- proportion qui s’élève à 29% par- cace (32%). Toutefois, près d’un Fran- S/T Oui 20% 49% mi ceux qui connaissent ce sys- çais sur deux indique également qu’il Dangereuse 33% S/T réponses s’agit d’une solution limitée (47%), 18% tème. Les personnes de plus de S/T Oui négatives 52% 45 ans ainsi que les catégories voire dangereuse (33%). Cependant, sociales aisées sont également 72% Sans impact 12% 65% parmi les plus familiers avec le mi- S/T Non 52% un peu plus nombreuses à envi- crocrédit, les réponses positives s’élè- 82% sager une telle action. S/T Non Sous Total (S/T) Oui S/T Oui vent à 83%, alors qu’il n’y a que 54% de 28% Total supérieur à 100, deux réponses possibles réponses négatives. 42% 71% Ce constat se retrouve dans les Oui, certainement Non, probablement pas Pour chacune des propositions suivantes, dites-moi si elle correspond tout à fait, jugements détaillés à l’égard du mi- Oui, probablement Non, certainement pas crocrédit : les principes fondateurs Oui, tout à fait Non, plutôt pas plutôt, plutôt pas ou pas du tout à ce que vous pensez ? Oui, et vous savez précisément de quoi il s’agit sont largement approuvés, mais les Oui, plutôt Non, pas du tout arguments contre cette solution ne Oui, mais vous ne savez précisément de quoi il s’agit Le microcrédit responsabilise ses bénéficiaires sont pas pour autant évincés. Ainsi, Qui doit financer ? Non en leur donnant les moyens de subvenir 24% 46% 20% 9% 1% 70% des Français considèrent que le eux-mêmes à leurs besoins microcrédit responsabilise ses bénéfi- a votre avis, qui doit financer la microfinance ? n Près de trois Français sur quatre (72%) pensent que le mi- Le microcrédit permet aux personnes les plus ciaires en leur donnant les moyens de crocrédit devrait se développer également en France, dont n Le terme microcrédit bénéficie d’une notoriété nettement plus élevée que 16% 46% 24% 14% subvenir eux-mêmes à leurs besoins 20% qui en sont « tout à fait » convaincus. Les personnes que le terme microfinance, et dans l’esprit de nombreuses personnes, les démunies de sortir de la pauvreté Le grand public et 62% indiquent qu’il permet aux per- ayant entendu parler de ce système sont encore plus nom- deux notions se confondent. Ainsi, lorsqu’on demande aux Français s’ils ont déjà entendu parler de microfinance, moins d’un Français sur deux ré- Le microcrédit est une solution dangereuse sonnes les plus démunies de sortir de 22% breuses à souhaiter son développement en France (80%). car cela consiste à prêter de l’argent à des 22% 28% 29% 21% la pauvreté. Mais dans le même temps, n A l’image du modèle de micro- L’octroi de microcrédits est perçu comme d’autant plus pond par l’affirmative (42%) et 7% savent précisément de quoi il s’agit. En re- ils sont assez partagés sur certains crédit en France, les Français nécessaire que deux Français sur trois (64%) estiment qu’il personnes qui ne sont pas solvables Le secteur privé vanche, lorsqu’on leur demande s’ils ont déjà entendu parler de microcrédit, effets de ce système, 50% estimant jugent que la microfinance doit leur serait difficile d’obtenir un crédit pour développer ou les réponses sont plus tranchées : c’est le cas de 71% des interviewés, dont que c’est une solution dangereuse car 43% être fondé sur un partenariat créer une activité en France. C’est encore plus le cas des Le microcrédit applique des taux d’intérêt 22% qui indiquent savoir précisément de quoi il s’agit. trop élevés 17% 29% 40% 14% 1% elle consiste à prêter de l’argent à des entre le secteur public et le sec- employés (69%), des ouvriers (71%). Ces chiffres montrent personnes non solvables et 46% indi- Le secteur public teur privé. à quel point l’accès au crédit paraît difficile aux Français Fiche technique : Sondage effectué par Ipsos pour ACTED auprès de 1 049 personnes, quant que ce type de crédit applique dans leur ensemble, alors même qu’ils ne sont pas tous dans constituant un échantillon national représentatif de la population française âgée de 16 ans et plus. Enquête réalisée par internet entre le 9 et le 13 avril 2010. Tout à fait Plutôt Plutôt pas Pas du tout Nr des taux d’intérêt trop élevés. 58% Total supérieur à 100, plusieurs réponses possibles des situations de grande précarité. GlossaireLa microfinance : un outil efficace comment concilier n Accompagnantsde lutte contre la pauvreté ? rentabilité et impact social ? Personnes qui font un accompagnement professionnel des micro- entrepreneurs dans une ou dans plusieurs étapes du crédit (création d’entreprise, analyse budgétaire, etc.). En France, l’accompagnement est une composante importante du microcrédit ; il peut s’agir d’une action bénévole ou d’une activité professionnelle. l’autonomie des femmes. Des études réponse à la question du développe- général sur des activités de survie tionnels. Ainsi, la définition de tellesEn une trentaine d’années seulement, sur les IMF BRAC au Bangladesh ou ment. Cette question est en effet tri- (petit commerce, activité de trans- Les institutions de limites ne doit en aucun cas faire fuir n Bénéficiaires ou clientsla microfinance a atteint une échelle remarquable : FOCCAS en Ouganda en témoignent. butaire aussi des politiques publiques, formation sommaire) offrant peu de microfinance (IMF) les capitaux privés. Les clients de la microfinance sont des micro-entrepreneurs, en général Cependant, sur ce thème, les études du progrès des libertés, de l’équité des possibilités d’expansion et de créa- Mais personne ne semble prêt à des personnes pauvres et exclues des systèmes financiers classiques.plus de 150 millions de personnes exclues des sont moins unanimes : les résultats règles du commerce mondial, etc. tion d’emplois. S’il est vrai qu’à court s’adressent traditionnelle- prendre la responsabilité de la défini-systèmes bancaires classiques ont aujourd’hui portant sur l’IMF First Macro Bank Après deux décennies d’enthou- terme, des millions de personnes ment aux personnes tion de limites claires, même indica- n Centrale des risques aux Philippines ne parviennent pas à siasme, on pointe davantage au- n’ont pas accès à l’emploi salarié et tives, certainement freiné par l’aspect Organe indépendant qui collecte et partage des informations suraccès à des services financiers comme montrer, à court terme, un impact si- jourd’hui les limites de la microfi- trouvent auprès de la microfinance dites « vulnérables » car périlleux de l’exercice. l’historique des crédits et les habitudes de remboursement des individus.le microcrédit ou l’épargne. gnificatif dans ces domaines. nance et de son impact sur les clients. un appui nécessaire pour survivre, issues des populations Aujourd’hui, tous les acteurs de la Il sert notamment aux banques, qui vérifient ainsi la solvabilité des clientsL Au-delà de l’impact sur les clients, Certaines critiques soulignent la microfinance doit également à son microfinance - publics comme privés potentiels. Pour la microfinance, ce système est très important, mais observe-t-on un impact plus global de l’utilisation de microcrédits pour des échelle contribuer au renforcement les plus pauvres - se disent convaincus de l’importance rarement mis en place. es microcrédits permettent férents continents, ont montré un im- la microfinance sur le développement investissements non-productifs. Cet du tissu d’entreprises formelles en d’un pays. de préserver l’instrument de lutte n Crédit pour l’amélioration de l’habitat (produit P aux clients de démarrer ou pact significatif sur l’amélioration de d’une région, d’un pays ? La microfi- argument n’est que très partiellement proposant des services plus adaptés contre la pauvreté que peuvent être de faire prospérer leur ac- la situation économique des clients. nance favorise la bancarisation de la valable dans la mesure où il est sou- aux PME. les IMF. Devant un tel consensus, les de microfinance) William Daniels tivité : le plus souvent ils A titre d’exemple, au Bangladesh, une population et l’on estime que les IMF vent artificiel, dans les économies en Enfin, si la microfinance n’est pas ourtant, les taux d’intérêt acteurs ne peuvent pas faire l’écono- Prêt individuel d’un montant peu élevé, à long terme et taux bas, pour financent l’avance d’argent étude menée auprès d’un échantillon représentent jusqu’à 5% de la collecte développement, de séparer consom- un outil adapté pour « les plus pauvres des microcrédits qui leur mie d’un raisonnement approfondi au construire ou rénover le logement petit à petit en fonction des besoins etnécessaire pour acheter les marchan- de plus de 5 000 ménages a montré d’épargne et 10% du crédit à l’éco- mation et activité économique des pauvres » qui cherchent avant sont attribués sont sou- cas par cas, qui permettra d’établir des capacités financières du client.dises de la micro-entreprise - c’est-à- que les clients de l’IMF BRAC, plus nomie dans certains pays. Dans ces puisque les mêmes biens (four, réfri- tout à satisfaire des besoins vitaux vent élevés : si la moyenne l’équilibre entre un « juste » niveau dedire le fonds de roulement -, parfois pauvres à l’origine que les non-clients conditions, il est clair que la microfi- gérateur, etc.) sont souvent utilisés à et manquent du minimum de stabi- se situe aux alentours de taux facturé au client et une rentabi- n Crédit bail (produit de microfinance)ils financent un investissement (outil, au sein de cet échantillon, opèrent un nance contribue significativement, à des fins privées et économiques ; et un lité nécessaire pour que le recours au 35%, les taux peuvent s’élever à plus lité « mesurée ». naturelle prévaut : la recherche ex- Système de location d’une immobilisation d’exploitation (machines,équipement). Les services financiers rattrapage significatif sur le plan des son échelle, au financement de l’éco- microcrédit sera donc utilisé indiffé- crédit et à des services financiers leur de 100% par an. Les niveaux de ren- clusive du profit. La conception et la matériels) permettant au locataire de racheter l’actif au terme du contraten général permettent aux clients de revenus, de l’épargne et de la pos- nomie. Pour autant, il est très difficile remment pour la famille ou les micro- soit utile, certains programmes de mi- tabilité qui en résultent peuvent être Le constat est alarmant mise en place d’outils spécifiques peu- pour une valeur fixée contractuellement. Pendant toute la durée dumieux gérer leurs revenus et de ré- session d’actifs et de terres. A Mada- de démontrer de façon rigoureuse un activités du client. crofinance ont exploré la possibilité extrêmement élevés ce qui séduit au- car la dérive est facile, vent permettre de définir les niveaux contrat, l’institution qui a financé l’achat du bien en reste propriétaire.duire leur vulnérabilité face aux aléas gascar, une étude auprès du réseau impact à un niveau large, sur la crois- Le risque de surendettement est en de partenariats avec des programmes jourd’hui de nombreux investisseurs. de rentabilité avec plus de rationalitéde la vie. L’objectif de lutte contre la des Caisses d’Epargne et de Crédit sance économique ou sur la réduction revanche une préoccupation forte du sociaux afin de toucher une clientèle Le constat est aujourd’hui sans appel : en particulier par bien que dans les faits, de tels outils n Crédit individuel (produit de microfinance)pauvreté a été à l’origine de la créa- de Madagascar (CECAM) a identifié du taux de pauvreté d’un pays. secteur. Cette situation peut se pro- plus pauvre que celle qu’ils touchent le modèle économique de la microfi- manque de supervision (par exemple : analyse de sensibilité Méthodologie de crédit où l’emprunteur reçoit un prêt en son nomtion des institutions de microfinance une progression plus rapide du patri- duire quand un emprunteur souscrit actuellement. La microfinance, qui nance peut permettre l’atteinte simul- et d’encadrement. du niveau de taux d’intérêt facturé propre. Très souvent il doit apporter des garanties physiques ou des(IMF) qui ont ainsi drainé des finan- moine et un taux de sortie de la pau- La microfinance favorise plusieurs prêts auprès d’IMF concur- aujourd’hui permet à des populations tanée de deux objectifs, d’une appa- au niveau de rentabilité servi aux ac- cautions. Parfois l’épargne est une condition obligatoire pour l’octroi ducements publics et créé des attentes vreté plus élevé chez les clients de ces rentes, qui ne le savent pas. Pour vulnérables (situées juste en-dessous rente contradiction, que sont l’accès Aujourd’hui, l’analyse financière tionnaires ou des comparaisons de crédit.fortes, tant pour leurs clients qu’au ni- IMF que chez les non-clients. Au Zim- la bancarisation de nuancer ce point, il faut cependant ou juste au-dessus du seuil de pau- aux services financiers par les plus semble être le seul moyen tangible rentabilité par rapport aux banquesveau macro-économique. Aujourd’hui, babwe, une étude sur Zambuko Trust la population et l’on rappeler que le surendettement (au- vreté) de mieux résister aux aléas pauvres et la maximisation du profit d’apprécier l’atteinte de cet équilibre. locales) ne soient que très peu utili- n Crédit solidaire ou crédit de groupe (produit decertains auteurs soulignent les limites a démontré que les clients réussis- estime que les iMF près de prêteurs informels) existait de la vie et de développer leurs mi- des actionnaires des IMF. Le constat Il s’agit de vérifier que l’IMF optimise sés. Le fameux cas Compartamos per- microfinance)de la microfinance et mettent en saient mieux que les non-clients à ac- représentent jusqu’à bien avant l’apparition de la microfi- cro-entreprises, peut ainsi utilement est alarmant car la dérive est facile, en ses leviers financiers pour réduire les met d’en illustrer l’usage. Cette IMF Méthodologie de crédit où les emprunteurs forment des groupesdoute son impact sur le développe- cumuler des actifs directement utiles 5% de la collecte nance. Il n’en demeure pas moins que s’articuler avec d’autres politiques de particulier par manque de supervision coûts de son fonctionnement permet- mexicaine, qui lors de son introduc- (souvent de 5 à 20 personnes) qui n’apportent pas de garanties physiquesment. Qu’en est-il réellement ? Que au ménage, comme un réfrigérateur les IMF ont aujourd’hui une respon- développement et accroître encore sa et d’encadrement. tant mécaniquement d’abaisser les tion en bourse en 2007 a réalisé des mais se portent caution solidaire : en cas de défaillance de l’un desnous apprennent les études d’impact ou un four. A quelques exceptions d’épargne et 10% du sabilité pour limiter ce risque et que contribution à la lutte contre la pau- Muhammad Yunus ou encore Da- taux facturés aux clients. Aussi, l’ob- profits extraordinaires (la valeur de la membres du groupe, les autres membres se substituent à lui. Dans unsur la contribution de la microfinance près, la majorité des études d’impact crédit à l’économie dans c’est leur intérêt. Certaines, de plus vreté. mian Von Stauffenberg, fondateur jectif de rentabilité, facteur clé de la société a été multipliée par 14), factu- crédit solidaire, l’épargne est parfois obligatoire.à la réduction de la pauvreté dans les ont observé un impact fort de la mi- certains pays. en plus nombreuses, entament des de l’agence de notation MicroRate, définition du niveau de taux facturé rait des taux aux clients frôlant 86% vvvsuite page 4pays en développement ? crofinance sur le niveau de revenus, le actions d’éducation au crédit, s’effor- aLix PiNeL, eN coLLaboRaTioN appellent à des solutions simples et aux clients devra être défini claire- par an. Or, une analyse simple permet avec sÉbasTieN boyÉ, JÉRÉMy Le premier impact que l’on attend niveau d’épargne et le patrimoine (ac- L’absence de démonstration tient cent de mieux adapter les produits HaJdeNbeRg, cHRisTiNe PouRsaT pragmatiques comme la définition de ment et évalué ; déterminé par les de démontrer le résultat suivant : ende la microfinance, compte tenu de tifs productifs et biens d’équipement d’une part à des obstacles méthodo- aux besoins des clients ou participent eT david MuNNicH, Les auTeuRs de limites de taux d’intérêt, de marge actionnaires, il doit répondre à leurs abaissant le niveau de rentabilité de La recherche d’équilibre est d’au- les acteurs publics et privés doit seses objectifs, est au niveau de ses personnels). logiques : les méthodes statistiques à la construction de bureaux de crédit L’ouvRage Le guide de La microfi- au-dessus du coût des ressources, de propres objectifs de rentabilité mais 56% à 15% - niveau toujours accep- tant plus importante que les risques développer davantage et permettre declients : leur situation économique et Si le constat d’un impact micro- de mesure d’impact sont difficilement qui recensent les crédits en cours des nance - microcrédit et épargne niveaux de rentabilité. Il conviendra aussi aux besoins de croissance de table par les investisseurs privés - les de surendettement intrinsèques au construire une approche commune de pour Le déveLoppement, PaRu auxsociale s’améliore-t-elle réellement économique positif est globalement applicables au niveau macroécono- différents prêteurs. ediTioNs eyRoLLes eN 2009 alors de tenir compte des spécificités la structure. Lorsqu’il s’agit d’arbitrer taux facturés aux clients auraient pu secteur et de décapitalisation des plus l’investissement responsable en mi-grâce aux services financiers que pro- partagé, certaines études vont même mique. D’autre part, la microfinance Pour l’avenir, certaines évolutions locales. Autre élément du débat : les entre le transfert d’un avantage finan- être abaissés de 30 points et atteindre pauvres sont faciles et nombreux. La crofinance.pose la microfinance? plus loin et mettent en évidence un n’est pas un remède universel : elle ne pourraient permettre à la microfi- ÉgaLeMeNT PubLiÉ daNs MediaPaRT financements privés, indispensables cier aux clients (grâce à l’amélioration 56% par an. En conclusion, il relève de responsabilité et la stratégie du mana- Le 17 Mai 2010 Malgré les obstacles méthodologi- effet de la microfinance sur l’amélio- peut résoudre les problèmes d’accès nance de maximiser son impact. Pour à la croissance des IMF, fixent des de la gestion des coûts par exemple) la responsabilité des actionnaires de gement, des actionnaires et des inves- eLodie PaReNT PRoPaRcoques, la majorité des études sérieuses, ration d’indicateurs sociaux tels que aux soins ou à l’éducation des popu- l’instant, les investissements dans les contraintes de rentabilité supérieures et l’augmentation de la rentabilité définir raisonnablement des niveaux tisseurs sont seules garantes contremenées à des années d’écart et sur dif- l’éducation des enfants, la santé ou lations, ni apporter à elle seule une micro-entreprises se concentrent en à celles des bailleurs de fonds tradi- pour les actionnaires, une tendance de rentabilité. toutes dérives. La collaboration entre

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