Dans un monde qui change,   repenser la « culturescientifique et technique »   dans une perspective « déducation populaire...
1970 ---- 1980 ---- 1990 ------------------------ 2000 ------------- 2010
Répétition des discourssur la nécessité de développer la culture scientifique                du plus grand nombre
Pourquoi ces discours de “culture   scientifique et technique” serépetent-ils depuis trois décennies sans réel effet macro...
Répétition des discours de déploration d’une                                 désaffection et de prescription du développem...
Les 5 modalités des actions de CSTI                              1. Découverte                           scientifique prat...
Trois obstacles principaux aux  appropriation de “savoirs  scientifiques” post catégorisation :• Un obstacle COGNITIF epis...
Approfondir = travailler sur     allégeance ou transgression• Le champ des actions de la CST pour adultes  peut alors s’an...
Trois premieres familles d’adultespotentiellement transgressifs vis à vis de lacatégorisation et des “savoirs scientifique...
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Approche par les Manifestations d’intérêt scientifique              ou technologique (MIST)       et la culture vécue / cu...
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pour éviter cette auto-référence,     il faut recentrer sur la   description des effets de la catégorisation scolaire comm...
La plupart des systèmes éducatifs nationaux catégorisent les              élèves dès la fin des études secondaires, défini...
Les représentations du "contraire de scientifique" ne se  résument donc pas, pour ces non scientifiques, à une  simple opp...
Différentes conceptions du caractèrescientifique selon John Durant (1996)                                 C : le caractère...
Evolution de la conception du caractère  scientifique par Camille (entretien n°4)                                         ...
(3) Travailler sur les dispositifs dits de CST au regard de cette                        catégorisation scolaire• Pour ce ...
S’opposer à la fabrication d’un      « genre scientifique »Les acteurs de « la science pour tous » nedevraient-il pas être...
Une feuille de route pour      l’éducation populaire• Pour cela, la feuille de route des acteurs de  l’éducation populaire...
La CSTI, une prophétie sociale auto-     référente et auto réalisatrice ?   Qui déterminerait la représentationsociale de ...
Différentes conceptions de l’activitéscientifique selon Derek Price (1963)                                     C : le cara...
En résumé (1/3) :• le terme de « scientifique » ne doit plus être réservé à  désigner que des personnes spécialisées ; le ...
En résumé (2/3) :• Comme chercheur et comme praticien, nous  pouvons regarder si ce que font les acteurs de  l’éducation p...
En résumé (3/3) :• Si à l’origine, une association comme Planète  Sciences avait notamment pour objet de  détecter les éli...
Merci de votre écoute.Et si nous confrontions nosvisions sur ces questions ?Pour poursuivre : http://enviedesavoir.org
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Intervention aux 50 ans de l'association Planète Sciences

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  1. 1. Dans un monde qui change, repenser la « culturescientifique et technique » dans une perspective « déducation populaire » Olivier Las Vergnas, intervention au colloque organiséà l’occasion des 50 ans de Planète-Sciences, 2012, Paris. http://enviedesavoir.org
  2. 2. 1970 ---- 1980 ---- 1990 ------------------------ 2000 ------------- 2010
  3. 3. Répétition des discourssur la nécessité de développer la culture scientifique du plus grand nombre
  4. 4. Pourquoi ces discours de “culture scientifique et technique” serépetent-ils depuis trois décennies sans réel effet macroscopique ?
  5. 5. Répétition des discours de déploration d’une désaffection et de prescription du développement de la CST Causes possibles à la répétition des discours C2 : CausesC1 : Causes à l’échelle sémantiques inhérentes individuelle dont le aux ambigüités des C3 : Causes liées àcaractère systématique discours sur la CST l’organisation du système produit des effets à socio éducatif ou culturel l’échelle de la société dans son ensemble toute entière Exemple : il est impossible de déterminer à quelle définition de Exemple : les sciences sont « scientifique et technique » ces Exemple : c’est le systèmetrop ardues pour que des non discours font référence éducatif qui dégoute des spécialistes s’y intéressent sciences la majorité des élèves
  6. 6. Les 5 modalités des actions de CSTI 1. Découverte scientifique pratique pour tous les jeunes 3. 2.« Vulgarisation » Encouragementou dialogue dans des vocations le respect des catégories 4. Appropriation de savoir en transgression des catégories 5. Développement des savoirs des scientifiques
  7. 7. Trois obstacles principaux aux appropriation de “savoirs scientifiques” post catégorisation :• Un obstacle COGNITIF epistémologique (Bachelard, 1938)• Un nouvel obstacle CONATIF (motivationel) = Prophétie auto-réalisatrice d’etre incapable ?• Un nouvel obstacle SCHOLASTIQUE (la science du quotidien ne ressemble pas à la science scolaire)
  8. 8. Approfondir = travailler sur allégeance ou transgression• Le champ des actions de la CST pour adultes peut alors s’analyser en deux familles.• La première organise le dialogue entre scientifiques et “profanes”, sans remettre en cause ce clivage.• La seconde favorise l’appropriation de savoirs et de méthodes qui transgressent la catégorisation scolaire scientifique/non scientifique.
  9. 9. Trois premieres familles d’adultespotentiellement transgressifs vis à vis de lacatégorisation et des “savoirs scientifiques” 1. Geeks, scientifiques “amateurs” et clubs de sciences ou technos 2. Malades chroniques pratiquant leur autoclinique 3. Les acteurs de situations d’”épidémiologie populaire” (Ph. Brown) et autres investigateurs militants
  10. 10. caractérisation de la scientificité des savoirs issus des malades : croisement de leur prédictivité et du niveau de partage Savoirs dits Communauté Hypothèse scientifique à vérifier scientifiques scientifique Quelques Hypothèse locale à vérifier Retours d’expérienceNiveau soignants De Groupe d’entraiPartage de mutuelle Ensemble des Savoirs dits profanes Quelques croyances proches/pairs profanes Savoirs Soi-même personnels Souvent Toujours Réfutables et jamais pertinents pertinents réfutés Pertinence en prédictivité
  11. 11. Approche par les Manifestations d’intérêt scientifique ou technologique (MIST) et la culture vécue / culture prescrite
  12. 12. Une difficulté à la mise en œuvre• donner un sens précis du point de vue des apprenants à des savoirs « liés aux sciences » ou à des "MIST" :• éviter l’autoréférence créée par le fait que ces termes• nont de sens que par référence à des représentations sociales qui elles-mêmes viennent très largement des souvenirs scolaires complétés par la mise en scène que proposent les médias.
  13. 13. pour éviter cette auto-référence, il faut recentrer sur la description des effets de la catégorisation scolaire comme « non scientifique »
  14. 14. La plupart des systèmes éducatifs nationaux catégorisent les élèves dès la fin des études secondaires, définissant en particulier une catégorie de « scientifiques ». Cest le cas du système français qui délivre chaque année un bac intitulé « scientifique » à ¼ de chaque classe d’âge. Nous travaillons en particulier à étudier les conséquences de cette catégorisation sur les rapports aux savoirs des adultes 3. travailler sur les dispositifs dits de CST 1. Chercher les effets au regard de cette catégorisation scolaire.de cette catégorisation 2. préciser les effets de cette Pour ce qui concerne les adultes non sur les personnes non scientifiques, ils peuvent : diplômées comme catégorisationscientifiques autant en scolaire sur les - viser à limiter des effets secondaires termes de sentiment représentations négatifs de cette catégorisation scolaire (endefficacité personnelle individuelles ou terme dimage des activités des quen termes de sociales du scientifiques) en organisant le dialogue représentation de ce caractère entre les scientifiques et les autres qui est qualifiable de « scientifique ». - viser à réduire la catégorisation elle- "scientifique" même, en favorisant des acquisitions de savoirs, transgressant cette catégorisation et les éventuelles prophéties associées de ne pas être capable dapprendre.
  15. 15. Les représentations du "contraire de scientifique" ne se résument donc pas, pour ces non scientifiques, à une simple opposition duale entre sciences et lettres.Elles se situent sur des registres dune toute autre nature par ailleurs très clivés les uns par rapport aux autres.Le contraire de « scientifique » c’est :• 1. La croyance aveugle, la pensée magique• 2. Lémotion, lintuition, le sensoriel• 3. Laction sans la réflexion
  16. 16. Différentes conceptions du caractèrescientifique selon John Durant (1996) C : le caractère scientifique est lié à un corpus de connaissances M : le caractère S : le caractère scientifique est scientifique est lié à lié à un système socio- l’application des méthodes économique de production inducto-hypothético- d’innovations déductives
  17. 17. Evolution de la conception du caractère scientifique par Camille (entretien n°4) Corpus (9) Maths/ Entretien n°4 Camille Chiffres 4 (1) Diplôme / 3 (2) MétierNON, la catégorisation n’a pas de sens OUI, la(11) Méthode 5 catégorisation a un sensexpérimentale 2 Méthode 1 Système (10/4) Etat d’esprit rationnel
  18. 18. (3) Travailler sur les dispositifs dits de CST au regard de cette catégorisation scolaire• Pour ce qui concerne les adultes non scientifiques, les dispositifs dits de CST peuvent viser à• Limiter des effets secondaires négatifs de cette catégorisation scolaire (en terme dimage des activités des scientifiques) en organisant le dialogue entre les scientifiques et les autres• Réduire la catégorisation elle-même, en favorisant des acquisitions de savoirs, transgressant cette catégorisation et les éventuelles prophéties associées de ne pas être capable dapprendre.
  19. 19. S’opposer à la fabrication d’un « genre scientifique »Les acteurs de « la science pour tous » nedevraient-il pas être avant tout dénoncer lacatégorisation ? La déclarer vétuste enarguant que le caractère « scientifique » nedevrait pas être vu comme une catégoriescolaire, mais comme une composante detoutes les qualifications professionnelles etune perspective appropriables par toutes ettous les citoyens ?
  20. 20. Une feuille de route pour l’éducation populaire• Pour cela, la feuille de route des acteurs de l’éducation populaire ne devrait-elle pas être d’utiliser la qualification de “scientifique” comme une perspective accessible à toutes et tous• et non seulement comme désignant une catégorie spécifique de personnes, les scientifiques,• vus comme les détenteurs du pouvoir des méthodes scientifiques et de “l’esprit scientifique”, a contrario des hommes de la rue ?
  21. 21. La CSTI, une prophétie sociale auto- référente et auto réalisatrice ? Qui déterminerait la représentationsociale de la science plutôt que gérer des rapports aux sciences
  22. 22. Différentes conceptions de l’activitéscientifique selon Derek Price (1963) C : le caractère scientifique est lié à un corpus de connaissances BIG LITTLE SCIENCE : liée à SCIENCE : le un système socio-économique caractère scientifique est lié de production d’innovations à l’application des méthodes inducto- hypothético-déductives IMPURE SCIENCE (Epstein, 1996)
  23. 23. En résumé (1/3) :• le terme de « scientifique » ne doit plus être réservé à désigner que des personnes spécialisées ; le qualificatif de scientifique désigne aussi un regard, une perspective sur le monde que tout le monde doit pouvoir s’approprier, qui concerne tous les métiers, et potentiellement toutes les facettes de la vie de chacun. L’éducation populaire en particulier doit se battre pour cela et non seulement pour un dialogue science = chercheurs / société = profanes.• Nous disons qu’il existe encore une science à petite échelle dont il faut refuser la destruction.
  24. 24. En résumé (2/3) :• Comme chercheur et comme praticien, nous pouvons regarder si ce que font les acteurs de l’éducation populaire ou de la CSTI va dans le sens de la catégorisation disciplinaire et scolaire (scientifique = recherche mondialisée) ou dans le sens du regard sur le monde.• On peut dire cela d’autant plus facilement que tout le monde s’accorde désormais sur le fait que le mythe de la « désaffection des filières de la recherche scientifique » est dépassé.
  25. 25. En résumé (3/3) :• Si à l’origine, une association comme Planète Sciences avait notamment pour objet de détecter les élites et de sélectionner des scientifiques, le contexte 50 ans plus tard nous oblige à penser à un nouvel objectif de refondation de l’action associative.• Si l’on est d’accord sur cette affirmation, il reste à se mettre d’accord sur la feuille de route qui m’apparaît assez claire.• Ce qui est vital pour l’éduc pop c’est de s’allier pour reconstruire et faire vivre la petite science populaire.
  26. 26. Merci de votre écoute.Et si nous confrontions nosvisions sur ces questions ?Pour poursuivre : http://enviedesavoir.org

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