OCT./2010
STRATEGIE REGIONALE
GIP Littoral Aquitain / Schéma des plans plages / Stratégie régionale
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Sommaire
PREAMBULE ..................................
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Les orientations thématiques, prescriptions et rec...
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Préambule
Rappel du contexte de l’étude
La politiq...
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La zone d’étude
La zone d’étude concerne tout le l...
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Rappel historique sur l’aménagement de la Côte Aqu...
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Le Schéma d’aménagement de la Côte Aquitaine ainsi...
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La notion « historique » de plan plage
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Les actions mises en œuvre dans les 3 départements...
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De 1980 au début des années 2000, 25 sites de bai...
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Les politiques mises en place pour l’entretien de...
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Landes :
Politique d’accompagnement des
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Synthèse du diagnostic et des enjeux
Les principa...
Enjeux Forces Faiblesses
° Assurer la sécurité des sites et la protection des
personnes
Nombreux sites de baignade surveil...
Enjeux Opportunités Menaces/Risques
° Assurer la sécurité des sites et la protection des
personnes
Risques naturels nombre...
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Une typologie des sites issue du diagnostic
Cinq ...
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négligeables car les coûts, eux, varient, tout co...
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Ils semblent globalement adaptés aux niveaux de f...
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Classe 5 : sites peu fréquentés dans un cadre moi...
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Conclusion
En résumé, les 6 classes issues du dia...
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Bilan politique des plans plages existants
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Enjeux en
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Les conséquences sur le tourisme
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Sur le littoral aquitain, la réduction du temps d...
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Un nouveau schéma des plans plages du littoral aq...
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  1. 1. OCT./2010 STRATEGIE REGIONALE
  2. 2. GIP Littoral Aquitain / Schéma des plans plages / Stratégie régionale 1 Sommaire PREAMBULE .........................................................................................3 Rappel du contexte de l’étude............................................................................................ 3 La zone d’étude ................................................................................................................. 4 Rappel historique sur l’aménagement de la Côte Aquitaine ............................................... 5 La notion « historique » de plan plage ............................................................................... 7 La définition d’un plan plage « années 1980 »................................................................ 7 Les actions mises en œuvre dans les 3 départements aquitains de 1980 à 2009........... 8 SYNTHESE DU DIAGNOSTIC ET DES ENJEUX ................................13 Les principaux enjeux et conclusions du diagnostic ..........................................................13 Une typologie des sites issue du diagnostic......................................................................16 Conclusion ....................................................................................................................20 Bilan politique des plans plages existants.........................................................................21 LES EVOLUTIONS TENDANCIELLES ................................................24 Les évolutions démographiques........................................................................................24 Les évolutions démographiques de l’Aquitaine..............................................................24 Les évolutions démographiques du littoral.....................................................................25 Les conséquences sur le tourisme ................................................................................28 Les évolutions sociologiques ............................................................................................30 La réduction du temps de travail....................................................................................30 La transformation des valeurs et des comportements ...................................................31 Les évolutions technologiques majeures...........................................................................31 L’évolution des transports..............................................................................................31 Les nouvelles technologies de l’information...................................................................31 Le changement climatique ................................................................................................32 Conclusion........................................................................................................................33 UN NOUVEAU SCHEMA DES PLANS PLAGES DU LITTORAL AQUITAIN......................................................................................34 Les orientations stratégiques pour un nouveau schéma des plans plage aquitains...........34 Un socle de base qui a fait ses preuves ........................................................................34 Une ambition renouvelée...............................................................................................34 Une organisation régionale des sites ................................................................................38 Les déclinaisons locales de la typologie issue du diagnostic.........................................38 Organisation régionale ..................................................................................................40
  3. 3. GIP Littoral Aquitain / Schéma des plans plages / Stratégie régionale 2 Les orientations thématiques, prescriptions et recommandations .....................................42 Thème : Assurer la sécurité des sites et la protection des personnes............................43 Thème : Garantir la préservation des espaces naturels, de la biodiversité et des caractéristiques paysagères du site .................................................................49 Thème : Assurer la gestion environnementale du site – gestion de l’eau et des déchets .........................................................................................................................54 Thème : Développer et encourager les modes de déplacements doux et la mise en place de solutions alternatives à la voiture – maîtriser les flux..........................59 Thème : Améliorer la qualité de l’accueil du public – Améliorer l’accueil du public handicapé ........................................................................................................65 Thème : Gérer les pratiques et animer les activités sportives et pédagogiques.............72 Synthèse stratégie régionale et thématique ......................................................................76 Synthèse des actions stratégiques fortes à mettre en œuvre et valoriser ......................76 Organisation du schéma à l’horizon 2030......................................................................79 ACTIONS COLLECTIVES....................................................................81 Une image partagée .........................................................................................................81 Valoriser une image nature ...........................................................................................81 Mettre en place une charte architecturale et paysagère ................................................81 Mettre en œuvre une promotion collective, information du public ..................................82 Animer et faire vivre le schéma.........................................................................................83 Mettre en place un groupe technique plan plage ...........................................................83 Décliner le schéma plans plages dans les documents d’urbanisme...............................83 Travailler sur les sites à risques ....................................................................................84 Observer les pratiques ..................................................................................................84 Suivi financier................................................................................................................86
  4. 4. GIP Littoral Aquitain / Schéma des plans plages / Stratégie régionale 3 Préambule Rappel du contexte de l’étude La politique d’aménagement et d'organisation de l'accueil du public des « plans plages » sur le littoral aquitain constitue l’héritage d’une politique d’aménagement et de développement initiée au début des années 1970 par la Mission Interministérielle d’Aménagement de la Côte Aquitaine (MIACA) visant à favoriser l’accès au littoral aquitain tout en préservant l’environnement. C’est dans ce contexte qu’a été conçu, dans les années 1980, le principe des « plans plages », projets concertés d’accueil du public sur le littoral, visant à concilier accueil, sécurité et environnement. Après plus de trente années d’aménagement et d’actions d’entretien des sites littoraux « plans plages », la fréquentation des plages s’étant diversifiée, les attentes des différents usagers ainsi que leur comportement ayant également évolué, le financement des projets ayant pu connaître des difficultés, il est apparu indispensable, pour les aménageurs et gestionnaires du littoral aquitain, de réaliser un état des lieux et une analyse prospective de cette politique afin de pouvoir en envisager le devenir à moyen et long terme. De plus, dans le cadre des axes prioritaires du Programme Régional-FEDER 2007-2013, le littoral aquitain a été identifié comme un des « territoires spécifiques à développer durablement ». Plus précisément, dans le cadre de l’objectif 4.1 « soutenir le développement durable du littoral aquitain », le FEDER prévoit le soutien financier du dispositif des plans plages littoraux « destiné à concilier l’accueil du public et la préservation des milieux naturels. Il s’agit aujourd’hui de réhabiliter certains sites, de décliner et de réactualiser ce concept en l’étendant à l’ensemble du linéaire côtier, en fonction des nouvelles exigences en matière de pratiques éco touristiques, mais aussi au regard des nouvelles attentes des néo- résidents et de la multifonctionnalité de ces espaces ». Le critère de priorité défini pour la sélection des dossiers éligibles au financement FEDER est le suivant : « concernant les plans plages, seront retenus les projets respectant un cahier des charges type». Dans ce contexte, l’étude confiée par le GIP Littoral Aquitain au groupement d’études « ICABE-CEMAGREF-ONF » se décline en trois phases : - Phase 1 : état des lieux de l’existant. Cette phase, qui a duré 10 mois, a été validée en comité de pilotage le 19 janvier 2010 et présentée à l’ensemble des acteurs concernés en comité de pilotage élargi le 2 février 2010 ; - Phase 2 : stratégie régionale comportant des éléments de prospective et proposition d’un nouveau schéma d’aménagement des plans plages sur le littoral aquitain ; - Phase 3 : guide d’action locale avec élaboration d’un « cahier des charges-type » d’étude et d’aménagement d’un plan plage. Les phases 2 et 3 de l’étude sont menées concomitamment et doivent se terminer en juin 2010, le schéma sera ensuite soumis à la validation du Conseil d’Administration du GIP Littoral Aquitain, suite à une nouvelle consultation du comité de pilotage élargi.
  5. 5. GIP Littoral Aquitain / Schéma des plans plages / Stratégie régionale 4 La zone d’étude La zone d’étude concerne tout le littoral aquitain : ° du nord au sud : de la Pointe de Grave jusqu’à la frontière espagnole, sur près de 280km de linéaire côtier, englobe l’échancrure du Bassin d’Arcachon ° d’ouest en est : du littoral océanique aux lacs rétro littoraux, sur environ 10 à 15km de profondeur ° sur 50 communes, ° 10 communautés de communes, ° 2 communautés d’agglomération .
  6. 6. GIP Littoral Aquitain / Schéma des plans plages / Stratégie régionale 5 Rappel historique sur l’aménagement de la Côte Aquitaine C’est à partir des années 1960, que des Plans d’Aménagement du Territoire furent élaborés par l’Etat sous la responsabilité du Commissariat Général au Plan, et sous la maîtrise d’œuvre de la Délégation à l’Aménagement du Territoire et à l’Action Régionale (DATAR : créée en 1964 et rattachée aux services du Premier Ministre). Parmi tous ceux mis en place dans les années 1960, le VIème Plan reste l’un des plus importants en matière d’aménagement touristique, son objectif était double : Maintenir, sur le territoire, la clientèle française en lui proposant sur place les équipements et les hébergements nécessaires, tout en étant capable d’attirer une clientèle étrangère à revenus élevés ; Relancer certaines économies régionales en difficulté grâce à l’apport d’emplois touristiques nouveaux et à la mise en place d’infrastructures nécessaires à l’activité saisonnière comme à la vie économique permanente. Tous ces projets nécessitèrent la création de 3 Missions Interministérielles sous la tutelle de la DATAR : en 1963 pour le Languedoc-Roussillon, en 1967 pour la Côte Aquitaine (la MIACA), en 1970 pour la Corse. Outils puissants destinés à définir, réaliser et contrôler les aménagements touristiques des régions concernées, ces Missions sont intervenues pour élaborer les Schémas d’aménagement, mettre en place une politique foncière et participer, grâce à leur budget propre, à la mise en place d’équipements d’infrastructures. En ce qui concerne l’Aquitaine, la MIACA, créée par décret du 20/10/1967, était chargée : de définir le programme général d’aménagement de la Côte Aquitaine, de coordonner cet aménagement, d’en déterminer les moyens d’exécution et d’en suivre la réalisation. De 1967 à 1984, la MIACA est alors une mission interministérielle et ses directives émanent du CIAT (Comité Interministériel d’Aménagement du Territoire) ; elle permet de définir le schéma d’aménagement adopté en 1972 qui concilie développement et préservation et qui sera appliqué pendant près de 20 ans. En 1983, les lois de décentralisation modifient profondément les compétences en matière d’aménagement régional et de développement économique qui vont alors être partagées entre l’Etat et les Régions dans le cadre de Plans Etat-Région ; de même, les communes vont acquérir des compétences et responsabilités nouvelles en matière d’urbanisme et d’aménagement du littoral. C’est pourquoi la MIACA est remplacée en 1985 par la Mission d’Aménagement de la Côte Aquitaine, toujours présidée par l’Etat mais avec, pour la première fois, la présence de représentants de services et d’organismes régionaux. Les principes d’aménagement définis par la MIACA s’articulaient ainsi : Maîtriser le développement touristique et rechercher un équilibre entre tourisme et nature, Définir un produit touristique spécifiquement aquitain : image de marque donnée par le triptyque « Océan, Lac, Forêt », Assurer aux aquitains la maîtrise de leur aménagement : par le biais de SEM (Sociétés d’Economie Mixte), par les ZAC (Zones d’Aménagement Concerté), Développer un tourisme social : 30% des hébergements touristiques nouveaux réalisés sur la côte aquitaine doivent être réservés aux clientèles à revenu modeste, l’hôtellerie de plein air doit être développée, un « plan-camping » est alors élaboré (décision du CIAT du 23/02/1976).
  7. 7. GIP Littoral Aquitain / Schéma des plans plages / Stratégie régionale 6 Le Schéma d’aménagement de la Côte Aquitaine ainsi défini s’appuyait sur : la création d’Unités Principales d’Aménagement (U.P.A.) avec comme objectif la concentration et l’organisation en profondeur des équipements et de la fréquentation à venir, ces unités étant séparées par des Secteurs d’Equilibre Naturel (S.E.N.) dont la vocation est d’assurer la préservation et l’intégrité des milieux naturels et des forêts. Les S.E.N. correspondent à des zones à vocation « naturelle » où n’étaient prévus que des aménagements dits « légers » tels que campings, camps naturistes, centres équestres, … Ce schéma d’aménagement de la Côte Aquitaine est alors décliné en 2 schémas interdépartementaux : le schéma Gironde-Landes : basé sur l’alternance entre zones à urbaniser (9 UPA : Unités Principales d’Aménagement) et zones naturelles à préserver (7 SEN : Secteurs d’Equilibre Naturel) de l’Océan à la forêt en intégrant les lacs. A titre d’exemples, c’est dans ce cadre que sera véritablement créée la station de Lacanau Océan (Gironde) ou celles de Biscarrosse ou de Port d’Albret (Landes). le schéma Pays Basque et Basse Vallée de l’Adour : axé sur l’organisation urbaine, de l’Adour à la frontière espagnole en sauvegardant les derniers espaces naturels littoraux (en particulier la corniche basque non construite qui sera ensuite acquise par le Conservatoire du Littoral et des Rivages Lacustres) et en assurant un développement touristique plus rapide du secteur de la basse vallée de l’Adour. Les moyens d’intervention de la MIACA pour la mise en œuvre de cet aménagement vont s’appuyer sur : une politique foncière, avec la mise en place de pré ZAD (180 000 ha) puis de ZAD (Zones d’Aménagement Différé) définitives de 40 000 ha, qui seront ensuite (1984) remplacées par des zones de préemption, un programme d’équipements généraux : génie sanitaire, moyens de transport avec une desserte routière en « peigne », la création d’un réseau important de pistes cyclables, des équipements de protection des massifs forestiers contre l’incendie, la contribution à la création de l’aéroport de Biarritz-Parme, etc., les mesures pour la protection des espaces naturels : projet d’inventaire de 19 sites « zones de Protection Biologique », de création de 8 Réserves Naturelles, le classement de 2 sites naturels, la création de 3 Parcs Naturels Régionaux (PNR), etc. Après 20 ans d’existence, la MIACA disparaît le 31 décembre 1992, la Délégation Régionale au Tourisme prend le relais, la programmation et l’instruction des dossiers lui sont alors transférés.
  8. 8. GIP Littoral Aquitain / Schéma des plans plages / Stratégie régionale 7 La notion « historique » de plan plage La définition d’un plan plage « années 1980 » La politique d’aménagement et d'organisation de l'accueil du public des plans plages sur le littoral aquitain constitue donc l’héritage d’une politique d’aménagement et de développement du littoral aquitain initiée par la MIACA au début des années 1970. Cette politique visait à favoriser l’accès au littoral aquitain tout en préservant l’environnement. Mais, dès 1976, on constata que certaines plages du littoral, situées en secteur naturel, donc nullement équipées pour recevoir un grand nombre de personnes et de véhicules, étaient soumises à une fréquentation intensive pendant les week-ends et à fortiori pendant la saison estivale. Cette fréquentation mal contrôlée causait des dégradations importantes aux milieux dunaires et forestiers - piétinement de la dune hors des chemins aménagés, dépôt de détritus, etc. - d’où des difficultés d’aménagement et de gestion de ces sites. Après 8 ans d’application du « Schéma MIACA », au début des années 1980, le constat d’une fréquentation de plus en plus anarchique et la dégradation de certains sites dans les SEN (en forêt domaniale notamment) conduisent alors les responsables locaux, sous l’égide de la MIACA et de l’ONF, à mettre en place un programme visant à définir plus précisément les règles d’organisation des sites de baignade en milieu littoral « naturel » aquitain. C’est ainsi qu’a été conçu le programme d’action intitulé « Plan plage » : projet concerté d’accueil du public sur le littoral, visant à concilier : - accueil du public, - sécurité (baignade et incendie) - et protection de l’environnement, comportant une aire de stationnement, un cheminement piéton, un poste MNS… Conception générale des sites aménagés dans le cadre des « plans plages » - Extrait « l’ONF et l’espace littoral » ONF mars 1996 La démarche classique d’élaboration d’un projet d’aménagement « plan plage » est la suivante : - Une phase de diagnostic - Un choix des objectifs de protection, d'accueil, de sécurité aboutissant à un zonage (zones à soustraire à la fréquentation pour des raisons de sécurité ou de protection, zones à ouvrir en canalisant, zones d'accueil à aménager en retrait du système de protection). - La traduction en termes d'actions concrètes : plans d'interventions sur les milieux, restructuration d’aménagements existants plus projets d'équipements et d'aménagement nouveaux (parking, cheminements piétons, voies cyclables, aires de pique-nique, voies et équipements de sécurité dont Drop Zone, aires destinées à accueillir des pôles de service - commerces, information -, équipements de confort tels que douches, etc.) avec un chiffrage et un planning de réalisation, et des propositions de plans de financement.
  9. 9. GIP Littoral Aquitain / Schéma des plans plages / Stratégie régionale 8 Les actions mises en œuvre dans les 3 départements aquitains de 1980 à 2009 De 1980 au début des années 2000, 31 sites ont bénéficié de la politique plan plage au sens strict et/ou, par extension, d’actions du type plan plage. Les politiques mises en place pour l’aménagement des sites plan plage Gironde : Politique d’accompagnement par les financeurs Etat : accompagnement des collectivités en application CPER Région : accompagnement dans le cadre d’un règlement d’intervention pour les plans plages Département : politique plan plage pour les aménagements (financement via taxe TDENS) Les financements : Limités aux sites bord d’océan Europe en fin de programme (1) Etat : 25% Région : 25% Département : 25% Communes : 25% (2) (1) Europe : environ 6% globalement (2) Nota pour les sites domaniaux, appui de l’ONF auprès des communes : - rôle d’ensemblier pour montage du projet - à la réalisation des travaux, l’ONF étant maître d’ouvrage (sites non concédés aux communes), autofinancement de la maîtrise d’oeuvre représentant environ 9% du coût des travaux Le tout sur la base des montants hors taxes, le maître d’ouvrage (Commune, O.N.F) prenant en charge en plus la T.V.A pour les travaux le concernant. Maîtres d’ouvrage Communes en terrain communal ; O.N.F. en domanial Nombre de sites mis en place 16 sites aménagés dont ° 15 plages océanes (dont 6 domaniaux ou mixtes domaniaux- communaux) sur 8 communes ° 1 site lacustre (étude préalable et réalisation des travaux d’aménagement). Plus 4 sites en projet (étude préalable n’ayant pas encore abouti à des aménagements) : St Nicolas (Le Verdon), le Gurp-Euronat (Grayan), le Pin Sec (Naujac) et le Petit train (Lège cap Ferret).
  10. 10. GIP Littoral Aquitain / Schéma des plans plages / Stratégie régionale 9 Landes Politique d’accompagnement par les financeurs Etat : accompagnement des collectivités en application CPER Région : accompagnement dans le cadre d’un règlement d’intervention pour les plans plages Département : politique plan plage pour les aménagements (financement via taxe TDENS) Les financements : Sites bord d’océan et sites lacustres Etat : 25 %, Région : 25 %, Département : 25 %, Commune : 25 % Nota pour les sites domaniaux : - à la réalisation des travaux, autofinancement ONF de la maîtrise d’œuvre représentant environ 9% du coût des travaux pour les zones non concédées aux communes où l’ONF reste maître d’ouvrage. Le tout sur la base des montants hors taxes, le maître d’ouvrage (Commune, O.N.F) prenant en charge en plus la T.V.A pour les travaux le concernant. Maîtres d’ouvrage Sites sur océan : Communes en terrain communal ; O.N.F. en domanial pour les zones non concédées ou commune pour les zones concédées (généralement zones de commerces) Sites lacustres : Syndicat mixte « Géolandes » Nombre de sites mis en place 12 sites aménagés dont ° 8 sites bord d’océan sur 8 communes ; ° 4 lacustres de baignade Plus ° 1 site en bord d’océan (Les Casernes, commune de Seignosse) en projet (étude préalable partielle) ° 3 sites lacustres non liés à la baignade. Pyrénées Atlantiques Politique d’accompagnement par les financeurs Etat : accompagnement des collectivités en application CPER Région : accompagnement dans le cadre d’un règlement d’intervention pour les plans plages Département : pas de politique plan plage sur le département mais actions dans le cadre de contrats de station - pôles de tourisme, programme particulier littoral. Les financements UE (FEDER obj. 2) : 0 à 20% Etat : 20 à 25% Région : 20 à 25% CG64 : 18 à 25% Communes : 25 à 40% Nota : pas de sites domaniaux Maîtres d’ouvrage Communes, syndicats intercommunaux, Communauté d’agglomération Nombre de sites mis en place 2 sites aménagés : ° Plage centrale de Bidart ° Cénitz, situé sur les communes de Guéthary et Saint-Jean de Luz Plus des aménagements de front de mer et/ou de liaison vélo (axe vert) et/ou piéton sur plusieurs plages urbaines à Anglet et Biarritz.
  11. 11. GIP Littoral Aquitain / Schéma des plans plages / Stratégie régionale 10 De 1980 au début des années 2000, 25 sites de baignade ont bénéficié de la politique plan plage au sens strict et 6, par extension, d’actions du type plan plage, soit 31 sites au total.
  12. 12. GIP Littoral Aquitain / Schéma des plans plages / Stratégie régionale 11 Les politiques mises en place pour l’entretien des sites plans plages Gironde : Politique d’accompagnement des maîtres d’ouvrage mise en place par les financeurs Etat : non Région : non Département : politique plan plage pour le soutien à l’entretien (financement via taxe TDENS) L’entretien des sites plans plages Forêt domaniale : Entretien périodique : CG33/50% ramené depuis 20001 à 40% ; ONF/10% ; Communes /40% porté depuis 2000 à 50% Entretien courant : CG33/25% ramené depuis 2000 à 20% ; ONF/25% ; Communes/50% porté depuis 2000 à 55% Hors Forêt domaniale : Entretien périodique : G33/40% ; Communes/60% Entretien courant : CG33/20% ; Communes/80% Landes Politique d’accompagnement des maîtres d’ouvrage mise en place par les financeurs Pas de politique d’accompagnement des communes L’entretien des sites plans plages Forêt domaniale et hors forêt domaniale : Communes 100% du coût des travaux Pyrénées Atlantiques Politique d’accompagnement des maîtres d’ouvrage mise en place par les financeurs Pas de politique d’accompagnement des communes L’entretien des sites plans plages Communes 100% Les politiques mises en place pour le nettoyage des plages Gironde : Politique d’accompagnement des maîtres d’ouvrage mise en place par les financeurs Etat : non Région : non Département : politique en faveur des plages du CG33, budget TDENS et hors TDENS. Aide conditionnée au respect d’une charte qualité signée par le maître d’ouvrage Bénéficiaires : communes, communautés de communes, communautés d’agglomération et syndicat intercommunal CG33 : 80% sur un plafond de 4000F/km/an (#600€/km/an) sur budget TDENS Nettoyage mécanique : 50% sur même plafond hors budget TDENS 1 Modification des taux d’aide du CG 33 à la suite de la tempête de 1999.
  13. 13. GIP Littoral Aquitain / Schéma des plans plages / Stratégie régionale 12 Landes : Politique d’accompagnement des maîtres d’ouvrage mise en place par les financeurs Etat : non Région : non Département : pas de règlement mais politique initiée en 1991 relevant de la clause de compétence générale : partenariat technique et financier avec les 15 collectivités littorales et le CELM Bénéficiaires : communes, communautés de communes, communautés d’agglomération et syndicat intercommunal Via des conventions renouvelées tous les 7 ans (= durée des marchés), maîtrise d’ouvrage du Conseil Général, budget de fonctionnement #2M€ par an pour l’ensemble du littoral landais Pyrénées Atlantiques : Politique d’accompagnement des maîtres d’ouvrage mise en place par les financeurs Etat : non Région : non Département : Programme particulier littoral : nettoyage des plages, règlement départemental du 1/02/1999 Bénéficiaires : communes, communautés de communes, communautés d’agglomération et syndicat intercommunal 7 communes littorales, groupements de communes via le Syndicat mixte Kosta Garbia. CG64 : 20% sur plafond d’intervention d’environ 300 000€/an
  14. 14. GIP Littoral Aquitain / Schéma des plans plages / Stratégie régionale 13 Synthèse du diagnostic et des enjeux Les principaux enjeux et conclusions du diagnostic La phase diagnostic (enquête auprès des communes et description de 91 sites visités) a permis une analyse robuste de la situation. Les tableaux suivants résument le éléments principaux du diagnostic.
  15. 15. Enjeux Forces Faiblesses ° Assurer la sécurité des sites et la protection des personnes Nombreux sites de baignade surveillée Crainte de retrait des CRS de la surveillance des plages remplacés par les MNS civils Persistance de conflits d’usages au niveau des zones de baignade de la plage ° Garantir la préservation des espaces naturels et les caractéristiques paysagères des sites Milieu naturel généralement bien protégé et préservé Dans certains cas, montée des pressions sur les milieux : effets directs et indirects de la fréquentation ° Assurer la gestion environnementale des sites : gestion de l’eau et des déchets Bonne qualité globale des eaux de baignade Mise en œuvre lente de la directive qualité des eaux de baignade (2006/7/CE) objectif 2015 ° Développer et encourager la mise en place de solutions alternatives à la voiture et maîtriser les flux Multiplication des modes d’accès aux sites Bonne prise en compte de la gestion des flux Indices de saturation sur certains sites à certaines périodes ° Améliorer la qualité de l’accueil – Améliorer l’accueil du public handicapé Capacité d’accueil adaptée sur une partie des sites Développement de commerces et de services (écoles de surf) Niveaux d’équipement et d’entretien très hétérogènes Faible prise en compte du handicap Dégradations et vandalisme au niveau des équipements Capacité d’accueil inadaptée sur certains sites ° Gérer les pratiques et animations sportives et pédagogiques Nombreux sites potentiels et/ou aménagés Relative bonne gestion des conflits d’usages Mise en place d’animations et de manifestations essentiellement à caractère sportif Persistance de conflits d’usages au niveau des zones de baignade de la plage Variations saisonnières importantes de la demande ° Tous enjeux Un bilan économique globalement positif Contraintes réglementaires nombreuses et pas forcément bien appréhendées Un déficit de suivi d’informations (coût, fréquentation, usages hors saison, …) « Inégalités » économiques (répartition des coûts et des bénéfices économiques) Problèmes de financement (entretien en particulier)
  16. 16. Enjeux Opportunités Menaces/Risques ° Assurer la sécurité des sites et la protection des personnes Risques naturels nombreux et importants pas toujours pris en compte Présence de sites fréquentés sans baignade surveillée ° Garantir la préservation des espaces naturels et les caractéristiques paysagères des sites Un littoral naturel, peu urbanisé, attractif pour le tourisme et les loisirs Niveau de fréquentation stable, voire en hausse avec peu de dégradations du milieu naturel Difficultés pour répondre à la demande croissante d’équipements pour camping cars Stationnements sauvages sur les sites saturés ° Assurer la gestion environnementale des sites : gestion de l’eau et des déchets Possibilité de bien répondre à la nouvelle directive qualité des eaux de baignade (2006/7/CE) objectif 2015 Persistance de pollutions ponctuelles nécessitant des fermetures temporaires de plages Mauvaise réponse à la nouvelle directive sur la qualité des eaux de baignade Sites non systématiquement équipés de sanitaires et/ou non connectés à des réseaux adaptés ° Développer et encourager la mise en place de solutions alternatives à la voiture et maîtriser les flux De nombreux projets pour adapter les capacités d’accueil aux besoins et développer des modes de déplacements doux Volonté de développer les modes de déplacements doux Faiblesse des services associés (gardiennage vélo, consigne, information à distance sur l'état de saturation des sites,...) ° Améliorer la qualité de l’accueil – Améliorer l’accueil du public handicapé De nombreux projets pour adapter les capacités d’accueil aux besoins et développer des modes de déplacements doux Sites non systématiquement équipés de sanitaires et/ou non connectés à des réseaux adaptés Risques de dépassement de capacité d’accueil des sites et/ou des parkings ° Gérer les pratiques et animations sportives et pédagogiques Thématique des sports de nature ° Tous enjeux Allongement de la saison Accroissement démographique Un littoral accessible (socialement, et physiquement) Allongement de la saison Accroissement démographique Report de responsabilités
  17. 17. GIP Littoral Aquitain / Schéma des plans plages / Stratégie régionale 16 Une typologie des sites issue du diagnostic Cinq classes basées sur le fonctionnement des sites Une typologie des sites a été établie suite aux éléments de diagnostic. Cette étape est apparue indispensable afin de synthétiser, de façon opérationnelle, les très nombreuses informations collectées sur les sites durant la première phase. Elle constitue de surcroît une base utile en vue du futur schéma, en précisant différents types de sites de plans plages en fonction de leurs objectifs et de leurs fonctions en terme d'accueil du public. La typologie articule plusieurs dimensions de la gestion. Contrairement à de nombreuses autres expériences, elle ne se focalise pas sur un aspect unique2 et vise à dégager les caractéristiques de différents types de plans plages à partir de la description de l’état actuel des plages. Une trentaine de variables ont été sélectionnées à partir de la centaine disponible. Elles abordent les thématiques suivantes : la description physique du site, la qualité de l’accueil, le degré d’usage, la qualité du milieu (et les pressions sur celui-ci), les accès. Cette représentation multidimensionnelle constitue l’originalité de la démarche. L’objet est de décrire à la fois le fonctionnement interne du site et son positionnement dans l’aménagement global de la côte Aquitaine. Le caractère synthétique des variables ne permet pas toujours de détailler toutes les thématiques (notamment sur les activités pratiquées et les usages). Des analyses complémentaires devront donc être développées à l’avenir. La méthode Vu le nombre de variables et de modalités, les méthodes statistiques de traitement des données sont les plus adaptées. Elles permettent de ne pas orienter les choix initiaux et de laisser provisoirement de côté les facteurs les moins pertinents, surtout lorsqu’on vise un nombre limité de classes. Les multiples corrélations entre les variables ont été testées (via des Analyses de Correspondance Multiples ou des tests d’indépendances classiques) avant de procéder à la classification (Classification Hiérarchique). Nous avons toujours confronté l’expérience et la connaissance du terrain aux résultats fournis par l’analyse des données. Principaux résultats Tout d’abord, il faut signaler que plusieurs facteurs importants ne se sont pas révélés discriminants et dessinent plutôt des tendances générales. ° La qualité de la prestation varie finalement peu d’une classe à l’autre. En d’autres termes, n’importe quel type de site (types E1 - en espace naturel - & E2 - en espace semi naturel - ou E3 - en espace périurbain – tels que définis dans la phase diagnostic), très fréquenté ou non, est susceptible d’offrir un large éventail de services et d’équipements (et inversement). ° Il n’y a pas non plus de différence nette sur l’état général du site, contrairement au niveau de dégradation. Parfois, l’environnement naturel des sites les plus fréquentés semble plus dégradé que celui des plus « petits ». ° Dans près de 80% des cas, la capacité des parkings est atteinte durant l’été. Globalement, les sites les plus fréquentés présentent aussi les capacités d’accueil les plus élevées. Depuis le début de la politique des Plans Plages, il semble donc que la demande se soit plus ou moins adaptée à l’offre (au moins d’un point de vue quantitatif). ° Nous n’avons pas noté de corrélation entre les budgets de fonctionnement par plage et la qualité de la prestation ou encore l’état du site (sur l’environnement ou les équipements). Les ressources disponibles (autrement dit « la capacité à payer » de la commune) n’expliquent donc pas à elles seules la qualité de la gestion. Certains facteurs sont probablement exogènes (l’existence d’une plage « s’impose » parfois à la commune, en fonction des accès, de l’histoire ou de la démographie locale) et les choix politiques sont aussi importants. Cela ne signifie pas que les facteurs économiques soient totalement 2 Sur l’Ile d’Oléron par exemple, une typologie des Plans Plages a récemment été proposée. Celle-ci est exclusivement orientée sur la nature de la demande (« station », « loisirs », « nature »).
  18. 18. GIP Littoral Aquitain / Schéma des plans plages / Stratégie régionale 17 négligeables car les coûts, eux, varient, tout comme leur poids dans le budget global de la commune (en fonction de son potentiel fiscal notamment). Les subventions ou l’intercommunalité ont vraisemblablement un impact sur la motivation des communes à entretenir les équipements, bien qu’il reste difficile à évaluer avec précision. Au final, cinq classes ont été retenues qui permettent de classer les 91 sites du diagnostic. A ces sites s’ajoutent tous les sites urbains situés sur le littoral (océan, bassin, lacs) qui constituent une classe distincte, d’où les classes suivantes : Classe 1 : stations urbaines du littoral Bien que ces plages n’aient pas été retenues pour la phase diagnostic, il est apparu indispensable d’intégrer les plages urbaines dans la stratégie régionale du schéma plan plage et donc dans la typologie. Ces sites n’ayant pas été sélectionnés dans la définition des plans plages analysés lors de l’état des lieux, nous ne disposons actuellement d’aucune donnée descriptive. Globalement, il s’agit de plages sur lesquelles l’environnement naturel est, sinon absent, du moins très limité. Ces sites sont généralement très fréquentés (entre les niveaux « intermédiaire » et « élevé » précédents). Certaines opérations sont comparables à celles que l’on rencontre sur les sites Plans plages (nettoyage des plages, surveillance de la baignade), ce qui n’exclut pas de trouver des orientations stratégiques communes dans le schéma. A priori, la sécurité est bien assurée. On peut aussi s’attendre à trouver de nombreux équipements ainsi que des services et les infrastructures devraient être aussi développées.. Classe 2 : sites à forte fréquentation et très structurés (10 sites, 11% des sites visités) Cette classe rassemble tous les sites les plus fréquentés avec une majorité de semi urbains (60%). Ces sites sont globalement bien équipés. Ils possèdent de grands parkings3 et des services à la personne (dans 90% des cas). Le nombre de commerces est variable (de 0 à 5). Ces sites sont caractérisés par une bonne gestion (90% sont classés en « bon état général ») avec toutefois quelques exceptions. Tous sont au niveau maximal de sécurité. La mise en défens du milieu semble également être satisfaisante. Vu la fréquentation importante, quelques uns présentent malgré tout des risques incendie de forêt élevés. Ils semblent adaptés à leur fréquentation ce qui n’empêche pas d’atteindre les limites de la capacité des parkings durant les week ends estivaux (dans 70% des cas). L’érosion marine et éolienne est très variable. On ne recense aucun mouvement de terrain. Tous ont des accès voiture excellents, contrairement aux accès piétons (90% en sont dépourvus ou à améliorer). Les accès vélos sont corrects ou adaptés dans 70% des cas. Conclusion : il s’agit de sites à la fréquentation déjà très élevée et à la gestion globalement satisfaisante (à quelque exception près). En tant que tels, ils constituent des éléments structurants du territoire avec des retombées économiques locales potentiellement importantes. Comme nous l’avons déjà évoqué, il serait sans doute risqué de chercher à les agrandir. On peut s’attendre à ce que leurs coûts d’entretien soient particulièrement élevés (surtout les sites en milieu naturel). Classe 3 : sites moyennement fréquentés semi-urbains (22 sites, 24% des sites visités) Dans cette catégorie figurent exclusivement les sites semi urbains avec une fréquentation « moyenne ». Ces sites offrent un peu moins de commerces que la moyenne et beaucoup plus de services (81% en sont pourvus). Ceci dit, l’environnement urbain assure des prestations qui doivent également être prises en considération. Les accès à la plage sont nombreux, ce qui pourrait constituer un autre effet de la présence de la ville. 3 50% ont une capacité comprise entre 500 et 1000 emplacements et 30% ont une capacité supérieur à 1000 véhicules (le Gressier, le Grand Crohot et le Petit Nice).
  19. 19. GIP Littoral Aquitain / Schéma des plans plages / Stratégie régionale 18 Ils semblent globalement adaptés aux niveaux de fréquentation constatés. La sécurité est bonne puisqu’un seul site est au niveau minimal, à l’exception des risques incendies (82% sont au niveau minimal de sécurité). Les accès voiture sont globalement adaptés et les infrastructures pour les piétons assez courantes (elles sont inexistantes dans seulement 27% des cas). Par contre, les sites sont sous équipés en matière d’accès vélos (absence dans 50% des cas, alors que ce mode de déplacement pourrait être sensiblement développé du fait de la situation périurbaine de ces sites). Conclusion : cette catégorie profite pleinement de la proximité des villes et fonctionne en synergie avec elles. Ceci concerne aussi bien les prestations d’accueil que les accès et autres infrastructures. Sur un plan strictement technique donc, les évolutions et changements de configuration devraient être facilités (exemple : raccordement aux réseaux). Par contre, les stratégies sur les modes de déplacement alternatifs devront être adaptées et l’effet de la régulation par les capacités d’accueil à nuancer (le public continuera facilement de s’y rendre à pied). Rappelons que les niveaux de fréquentation sont potentiellement très variables. D’une certaine façon, il s’agit d’une déclinaison, à taille réduite, des stations balnéaires classiques. La charge financière de ces sites est sans doute moins forte car une partie des aménagements est intégrée aux schémas d’urbanisme et les retombées économiques sont mieux captées par les activités locales (commerces et hébergement). Classe 4 : sites moyennement fréquentés dans un environnement naturel « préservé » (22 sites, 24% des sites visités) A l’instar des sites de la classe précédente, tous affichent un niveau de fréquentation « moyenne » mais, contrairement à ceux-ci, ils sont situés en milieu naturel. Par conséquent, ils ont une plus large emprise spatiale sur l’environnement (50% font entre 37 et 74 hectares). Comparés à la classe 3, les sites ont des parkings plus gros4 , ce qui paraît logique étant donné que le parking constitue la principale infrastructure pour l’accueil des véhicules. Les commerces sont moins nombreux. Par rapport aux sites les plus fréquentés (classe 2), cette classe présente un relativement faible taux de dégradation (55% d’entre eux ne sont pas dégradés). Les sites semblent également avoir une bonne gestion du risque incendie de forêt (41% ont un « bon » système de défense et 36% un système « moyen »). Aucun site n’est affecté par des mouvements de terrain. Contrairement à la classe précédente, les accès piétons sont peu nombreux (73% en sont dépourvus), à l’inverse des vélos (63% ont des accès adaptés). D’une certaine façon, on retrouve le modèle traditionnel des Plans plages aménagés en zone naturelle à distance des bourgs. Conclusion : les Plans Plages de cette classe semblent conserver un milieu naturel préservé qui sera sans doute un atout pour les amateurs de « nature », dans un environnement sécurisé, avec une fréquentation relativement maîtrisée de surcroît. Les outils de régulation ont d’ailleurs plus de chances d’être efficaces puisque la voiture et les vélos constituent les principaux moyens d’accès et que la capacité d’accueil (parking ou camping) peut être modulée. Malgré leur attractivité indéniable, le poids de la gestion est potentiellement plus fort (coûts plus élevés et moins d’opportunités immédiates à capter des revenus, à l’exception des campings). Enfin, leur évolution (notamment l’agrandissement) devra être considérée avec précaution car ces sites constitueront probablement l’armature « environnementale » du futur schéma. 4 50% ont une capacité comprise entre 200 et 500 véhicules et 16% entre 500 et 1000 véhicules (voire supérieure).
  20. 20. GIP Littoral Aquitain / Schéma des plans plages / Stratégie régionale 19 Classe 5 : sites peu fréquentés dans un cadre moins organisé et potentiellement risqué (15, 17% des sites visités) Ces plages sont situées sur l’océan et sont relativement peu fréquentées. Près de la moitié d’entre elles se trouve dans un environnement urbain (8/15). Elles sont globalement moins équipées que celles des autres classes (y compris de la classe 6 ci-après) avec moins de services (47% en sont dépourvus), moins de commerces (47% n’en ont aucun) et des parkings plus petits (53% ont une capacité inférieure à 50 véhicules et 27% inférieure à 200). Par contre, on trouve des accès à la plage. Sans atteindre des niveaux disproportionnés, on retrouve la plus grande part de sites inadaptés à leur fréquentation (un sur cinq). De plus, cette classe comporte le plus de sites où la sécurité est jugée minimale. C’est aussi le groupe le plus concerné par l’érosion marine (54% en érosion moyenne ou forte). De plus, 87% des sites présentent des risques importants en matière d’incendie de forêt (niveau de sécurité minimal). Enfin, 47% sont localisés sur la côte basque, ce qui explique au moins en partie la présence de mouvements de terrain. L’accessibilité aux sites est également moins évidente, autant en voiture qu’à vélo (27% sont dépourvus d’accès voiture et 80% d’accès vélo). Conclusion : sans porter de jugements de valeur, la classe 5 rassemble indéniablement des plages dont la gestion est délicate. Malgré une fréquentation limitée, les problèmes et les risques sont nombreux. Ces plages attirent certainement les amateurs d’une fréquentation « sauvage » (ce qui n’exclut pas des interventions dans le cas présent), peu nombreux mais probablement très attachés au site. On y accède généralement à pied, ce qui réduit d’autant les possibilités de développement (lesquelles ne sont d’ailleurs pas nécessairement souhaitables). Les formes d’évolution de ces sites sont donc multiples, soit en conservant le caractère relativement « confidentiel » de la fréquentation voire en dissuadant la fréquentation pour les sites non ou mal sécurisés, soit en développant l’accueil et, par voie de conséquence, le nombre de visiteurs sous réserve d’une mise en sécurité adaptée. Classe 6 : sites lacustres (22 sites, 24% des sites visités) Les sites lacustres font l’objet d’une classe à part. Il est vrai que leur spécificité a été mise en avant à de multiples occasions (tant sur les caractères de fréquentation que sur le cadre naturel). En comparaison des trois premières classes, ils sont relativement peu fréquentés mais ils le sont toutefois un peu plus que les sites de la classe 4. On trouve surtout le type semi urbain (12/22). Ils ont généralement des parkings réduits (63% ont une capacité inférieure à 50 véhicules) et surtout peu d’accès à la plage (58% n’en n’ont aucun !). Ponctuellement, quelques grands parkings sont présents. Par contre, ils offrent fréquemment des services et des commerces (plus que les sites de la classe 4). Les dégradations ne sont pas nécessairement fortes (50% ne sont pas dégradés), même si la mise en défens du milieu est très souvent inexistante (plus de 80% sont au niveau minimal). Ces sites sont peut être moins sensibles que les autres à la fréquentation. En outre, ils sont plus nombreux que la moyenne à ne jamais connaître de dépassement de capacité (27%). En matière de sécurité, ils sont conformes à la moyenne. Certains sites peuvent être concernés par une érosion due au batillage. En termes d’accessibilité, les plages lacustres se situent entre celles de la classe 4 et celles de la classe 3. Elles sont plutôt bien équipées sur les accès vélo (55% des accès vélos sont adaptés). Leur situation en retrait immédiat du littoral leur permet probablement de mieux s’insérer dans les divers schémas de pistes cyclables. Conclusion : la position rétro littorale des lacs leur confère de fait des particularités, sur l’environnement naturel, d’une part, et au niveau des liaisons avec les villes et les infrastructures de transports, d’autre part. Pour le moment, la fréquentation est relativement limitée et les projets d’extension ne semblent pas prioritaires. Ceci dit, la fréquentation des plages lacustres (et son évolution future) reste extrêmement mal connue aujourd’hui encore.
  21. 21. GIP Littoral Aquitain / Schéma des plans plages / Stratégie régionale 20 Conclusion En résumé, les 6 classes issues du diagnostic se caractérisent ainsi : Classe 1 Plages urbaines, souvent très fréquentées (mais pas systématiquement), au droit des stations Espaces naturels absents ou très limités Services de type urbain Classe 2 Fréquentation maximum Gestion globale satisfaisante Un niveau de services en général élevé Classe 3 Proximité ou intégré à la station Fréquentation moyenne à forte Quelques problèmes de gestion à traiter profite des services de la station Accès nombreux Classe 4 Site emblématique de l’image de « côte sauvage » du littoral aquitain, armature environnementale du schéma plan plage, site des amateurs de « nature » sécurisée Bonne qualité environnementale Niveau de services limité Accès limités Classe 5 Site en général peu fréquenté, soumis à risques, nécessitant des mesures de sécurisation niveaux de services variables Classe 6 Sites de bord de lacs, généralement intégrés aux schémas routiers et urbains des villes rétro littorales Fréquentation faible à potentiellement moyenne Enjeux environnement spécifiques aux lacs Quelques dysfonctionnements mais une bonne qualité environnementale en général
  22. 22. GIP Littoral Aquitain / Schéma des plans plages / Stratégie régionale 21 Bilan politique des plans plages existants La consultation des divers acteurs concernés par les plans plages (Communes, Etat, Région, Départements, ONF) fait ressortir à la fois des éléments positifs et négatifs de la mise en œuvre de la politique plan plage des années 1980. Cette politique est née d’un schéma d’aménagement à l’échelle de tout le littoral aquitain, avec une vision d’anticipation à travers la MIACA, c’est ce qui a permis d’avoir une démarche relativement cohérente d’aménagement de l’accueil sur les plages aquitaines, principalement sur les sites naturels. Cet acquis doit être valorisé. Toutefois, la politique plan plage n’a pas été appliquée de façon homogène sur les 3 départements, y compris pour les sites sur foncier domanial : une harmonisation et une clarification sont nécessaires. Pour ce qui concerne les sites domaniaux, en effet, afin de sortir du cadre contraint des concessions et harmoniser à l’échelle de la côte aquitaine, des évolutions peuvent être envisagées : restreindre les concessions aux équipements lourds (poste MNS, maisons de la glisse...) où la commune ou l’opérateur tiers souhaitent avoir un usage plutôt « privatif » des équipements et doivent en assumer la gestion juridique ; à distinguer de tout ce qui est équipements d’accueil et gestion des milieux naturels environnants ouverts au public, qui peuvent être gérés via un régime de conventions de partenariat plus souples que la concession administrative et par lesquelles seraient bien fixées les responsabilités ONF/collectivités. De plus, cette politique n’avait pas pris en compte, à l’échelle de la côte, l’accompagnement dans la gestion des sites ainsi aménagés. Les coûts de gestion pour les communes devenant très lourds, les équipements sont vieillissants, y compris en station, des difficultés sont récurrentes pour fédérer les acteurs notamment pour la gestion du nettoyage et l’entretien général des sites. D’autre part, malgré des initiatives locales pour prendre en compte les besoins nouveaux de la société (accueil handicap, par exemple), des demandes de services ne sont pas satisfaites (sanitaires par exemple). Enfin, la politique des plans plages doit être mieux articulée avec des objectifs de développement durable des territoires renouvelés (Grenelle de l'Environnement,...) La consultation des divers partenaires institutionnels et des communes concernés par les plans plages fait ressortir de très nombreux points communs et quelques particularités (observations) locales qui permettent de définir à la fois un bilan de la politique passée et les éléments de base pour un futur schéma plan plage à l’échelle de la côte aquitaine.
  23. 23. GIP Littoral Aquitain / Schéma des plans plages / Stratégie régionale 22 Enjeux en matière de stratégie régionale Les points communs Observations Assurer la sécurité des sites et la protection des personnes Tenir compte du recul du trait de côte océane : - Expertise OCA, - Equipements démontables - Prescriptions : prendre en compte la sécurité du public : condition d’éligibilité = sites de baignade surveillée ; canalisation du public vers zones sécurisées, et information Engager une réflexion sur le devenir des sites fréquentés non surveillés Garantir la préservation des espaces naturels et les caractéristique s paysagères des sites Protection des espaces et intégration dans le paysage : - Prescriptions : poursuite de la politique passée - Améliorer le confort et la sécurité tout en préservant l’environnement La question des camping-cars : - Eviter leur présence dans les espaces les plus proches du rivage - Partenariat avec les campings pour un accueil durable Le camping car est une source de retombées économiques. Assurer la gestion environnement ale des sites : gestion de l’eau et des déchets - Prescriptions : information du public Assainissement : - Question/application législation (loi littoral …) : attente d’une réponse homogène de l’Etat Nettoyage des plages : - Politiques des Conseils Généraux et des communes - Recommandations : hors des zones de baignade surveillée et de forte fréquentation, étendre et déployer le nettoyage manuel La gestion des déchets : - Problème par rapport à la filière de traitement et au tri sélectif sur sites Encourager le retour des déchets chez soi ? Tests à expérimenter en sites domaniaux par exemple. Développer et encourager la mise en place de solutions alternatives à la voiture et maîtriser les flux Accès aux sites : Diversifier les modes d’accès - Politique des transports : circulation douce, navettes, transports en commun pour les sites les plus fréquentés, information à distance sur l'état de saturation des sites Parkings : - Recommandations : intégrer les parkings rétro littoraux (parkings relais) - Aide au financement des investissements mais pas au fonctionnement, suggérer les solutions de parkings « littoraux payants »avec services associés - Partenariat avec les agglomérations
  24. 24. GIP Littoral Aquitain / Schéma des plans plages / Stratégie régionale 23 Améliorer la qualité de l’accueil – Améliorer l’accueil du public handicapé Accès aux plages sur sites : - Poursuite de la politique passée Equipements et services de confort - Prévoir des sanitaires sur tous sites y compris en sites naturels. Harmoniser la réponse de l’Etat/ce thème La prise en compte du public handicapé : - Permettre l’accès à la baignade à tous publics, en fonction des contraintes des sites - Intégrer une analyse de faisabilité par site - Afficher la volonté de prise en compte : communication - Proposer une offre complète et diversifiée au niveau du réseau des sites d'accueil Gérer les pratiques et animations sportives et pédagogiques Commerces et animations : - Améliorer le niveau de services, développer les animations sur les sites familiaux, en fonction des objectifs et contraintes de chaque site - Ne pas intégrer leur financement dans le schéma, mais intégrer les fonctions multi usages Nouvelles pratiques : - Prendre en compte l’allongement de la saison et les nouvelles demandes par rapport aux sports de nature - des sites ouverts à l’année - cas de sites lacustres et de certains sites semi urbains Idée d’approche qualitative (analyse des différentes attentes, mise en relation avec le potentiel du site) de l'accueil touristique sur tous les sites littoraux de baignade ou non. Il ressort également du diagnostic et de la consultation auprès des communes et des autres acteurs publics concernés par la politique d’accueil du public sur le littoral aquitain la nécessité de propositions transversales qui recoupent les divers enjeux : Tirer les enseignements de la politique des plans plages pour appliquer des actions aux autres sites naturels supportant une fréquentation significative Appliquer le concept de plan plage à des sites plus urbanisés Harmoniser une ligne architecturale et de mobilier à décliner sur tout le littoral (bois, démontables, etc.). Dans les chantiers prioritaires, remettre à niveau la signalétique des sites vieillissants : engager une opération de rénovation globale de la signalétique intégrée aux paysages et à l’environnement Mettre en valeur le Plan plage comme outil d’image et de développement économique. Dans cet esprit, mettre en place une plate forme Internet à l’échelle de tout le littoral : lien avec la qualité des eaux, la surveillance de la baignade, la fréquentation, l’information sur l’accueil du public handicapé, etc. Mettre en place une mutualisation des financements et éventuellement des équipements Adapter le niveau d’aide suivant les types de sites Développer les partenariats avec les agglomérations Mettre en place une démarche globale et structurante.
  25. 25. GIP Littoral Aquitain / Schéma des plans plages / Stratégie régionale 24 Les évolutions tendancielles Les évolutions démographiques Les évolutions démographiques de l’Aquitaine Les projections régionales de population 2005-2030 sont réalisées par l’INSEE à l’aide du modèle OMPHALE (Outil Méthodologique de Projections d’Habitants, d’Actifs, de Logements et d’Élèves), qui applique, d’année en année, et pour chaque sexe et âge, les hypothèses du scénario dit "central" (avec des variantes, non décrites dans ce chapitre), à savoir : les taux de fécondité par âge sont maintenus à leur niveau de 2005 ; la mortalité baisse au même rythme qu’en France métropolitaine ; les quotients migratoires, calculés entre 1990 et 2005, sont maintenus sur toute la période de projection. Ils reflètent les échanges de population entre la région et l’extérieur. L’Aquitaine compterait 3 563 000 habitants à l’horizon 2030, selon un scénario central qui prolonge les tendances récemment observées (maintien de la fécondité et poursuite des gains actuels d’espérance de vie et des comportements migratoires). La population régionale progresserait dans ces conditions de 16 % entre 2005 et 2030, plaçant l’Aquitaine au sixième rang des régions pour l’accroissement de la population après le Languedoc- Roussillon (32 %), les Midi-Pyrénées (22 %), la Provence - Alpes - Côte d’Azur (18 %) et le Rhône-Alpes (17 %) et les Pays de la Loire (17 %). L’Aquitaine fait ainsi partie des régions les plus attractives de la France métropolitaine en termes de migrations résidentielles. La croissance démographique de l’Aquitaine se maintiendrait à un niveau supérieur à l’évolution globale de la France métropolitaine (11 %). Entre 2005 et 2030, selon le scénario central, la population aquitaine augmenterait au rythme annuel moyen de 0,64 %. Jusqu’en 2030, l’excédent des arrivées sur les départs d’Aquitaine s’établirait en moyenne à 21 000 personnes par an. Le solde naturel, encore faiblement positif en 2010, amorcerait une décrue. Le résultat serait une diminution annuelle moyenne de 1 600 personnes d’ici 2030. Dans ces conditions et avec l’arrivée aux grands âges des générations nombreuses du baby-boom, la région compterait un tiers de personnes âgées de soixante ans et plus pour un cinquième de jeunes de moins de vingt ans. De 2005 à 2030, pendant que la population des 60 ans et plus s’accroîtrait de 440 000 individus, celle des moins de 20 ans augmenterait seulement de 38 300 unités. De fait sur la même période, l’âge moyen progresserait de presque quatre années, passant d’un peu plus de 41 ans à 44 ans et 10 mois. S’appuyant sur le prolongement des tendances 1990-2005, les projections de population réalisées renforcent les écarts de croissance entre les départements. L’évolution démographique des Landes et de la Gironde s’oppose davantage encore à celles de la Dordogne et du Lot et-Garonne. Sur la période 2005-2030, quatre départements sur cinq accuseraient un solde naturel global négatif. Seule la Gironde enregistrerait plus de naissances que de décès.
  26. 26. GIP Littoral Aquitain / Schéma des plans plages / Stratégie régionale 25 La Gironde pourrait compter 1 667 400 habitants en 2030, soit un gain de 21% par rapport à 2005. Elle regrouperait alors 47% de la population de l’Aquitaine. En 2030, le solde migratoire devrait expliquer 83 % de la croissance démographique de la Gironde contre 67 % actuellement. La population âgée serait majoritaire parmi les nouveaux arrivants. Le solde naturel serait toujours excédentaire dans le département, mais serait divisé par deux par rapport à celui de 2005. Pendant que les effectifs des jeunes girondins de moins de 20 ans augmenteraient de 35 200 individus, ceux des seniors de 60 ans et plus augmenteraient de 197 700 individus. En vingt-cinq ans, la part des personnes âgées progresserait ainsi de 8 points pour atteindre 29 %, mais cet accroissement relatif resterait le plus faible des départements aquitains. Néanmoins, le nombre de personnes âgées de 80 ans et plus, de l’ordre de 117 000 en 2030, progresserait de 81 %. Le département des Landes enregistrerait la plus forte croissance relative avec un gain de 81 000 habitants, soit une progression de 23 % par rapport à 2005. Comme dans les autres départements, à l’exception de la Gironde, le solde naturel serait négatif et la croissance démographique reposerait sur le solde migratoire. En vingt-cinq ans, l’excédent des arrivées sur les départs atteindrait 105 000 personnes. Le département compterait 9 000 jeunes de plus en 2030, mais leur part dans la population chuterait à moins de un cinquième. À l’inverse, la proportion des habitants de plus de 60 ans serait en forte augmentation et représenterait 37 % de la population. Le nombre de personnes âgées de 80 ans et plus pourrait augmenter de 88 % pour atteindre 38 200 en 2030. D’ici 2030, le département des Pyrénées- Atlantiques totaliserait un solde migratoire équivalent à 105 000 personnes. Cet apport ne permettrait qu’une augmentation modérée de la population de 12 %. Le poids démographique des Pyrénées-Atlantiques dans l’Aquitaine baisserait au profit de celui des Landes. Le nombre de jeunes de moins de vingt ans resterait stable, mais leur part dans la population subirait la plus forte baisse de la région (- 2,4 points par rapport à 2005). Une personne sur trois aurait plus de 60 ans, alors qu’il n’y en avait qu’une sur quatre en 2005. Les évolutions démographiques du littoral De la pointe de Grave à la Bidassoa, le littoral est constitué de deux communautés d’agglomération (bassin d’Arcachon Sud et Biarritz-Anglet-Bayonne), de dix communautés de communes. Plus de 420 000 Aquitains vivent sur le littoral Aquitain, soit près de 19 % de la population totale des trois départements maritimes. Près de la moitié des habitants de cette zone se concentre sur la côte basque et le sud des Landes, entre Hendaye et Hossegor, en particulier sur l’agglomération Bayonne, Anglet, Biarritz et à St-Jean-de-Luz. Un quart réside dans les communes riveraines du bassin d’Arcachon, les quatre communes de l’unité urbaine d’Arcachon, au sud du “Bassin”, accueillant à elles seules plus de 54 000 habitants. Le dernier quart se répartit sur 70 % de la zone, dans les communes plus vastes et faiblement peuplées des Landes ou du Médoc, ou bien dans quelques petits centres (Le Verdon, Soulac, Biscarosse, Mimizan, Parentis). La population totale de la zone a augmenté de 21 % entre 1982 et 1999, soit presque deux fois plus vite que la population des trois départements maritimes. Dans l’ensemble, les communes de front de mer ont crû plus rapidement que les communes non côtières : 23 % en moyenne pour les premières contre 16 %pour les secondes. L’augmentation ne s’est pas
  27. 27. GIP Littoral Aquitain / Schéma des plans plages / Stratégie régionale 26 faite au même rythme du nord au sud. Le pourtour du bassin d’Arcachon s’est développé plus rapidement, passant de 71 000 à près de 100 000 habitants entre 1982 et 1999, soit une augmentation de 46 %sur la période. Les communes du Médoc et des Landes ont enregistré une augmentation plus faible d’environ 17 %, essentiellement localisée au sud du département dans le cas des Landes. La partie la plus méridionale, déjà relativement peuplée et urbanisée, a vu sa population croître de 15 %, ce qui correspond toutefois à près de 25000 personnes supplémentaires. L’attractivité du littoral aquitain, comme la plupart des territoires littoraux français, est très forte. Ces quarante dernières années, l’essor démographique du littoral est nettement supérieur en moyenne à celui de la région Aquitaine et de la France métropolitaine. L’excédent migratoire est le moteur de la croissance démographique. En effet, dans le cas général, le solde migratoire contribue à lui seul à l’augmentation de la population du littoral aquitain. La croissance démographique due à l’excédent migratoire est particulièrement forte dans l’Arcachonnais et le sud des Landes. Avec une progression annuelle de près de +2 % de 1982 à 2002, elle est presque deux fois plus soutenue que dans le reste de la bande littorale. Le littoral aquitain se caractérise également par une proportion assez élevée de personnes de plus de 60 ans : 30 % en moyenne dans l’ensemble des communes littorales contre 23 % dans la totalité des trois départements maritimes. L’effet d’attraction du littoral jouera vraisemblablement encore de nombreuses années. Faisant l’hypothèse que les tendances de 1982 à 1999 en matière de migration et de mortalité se poursuivent, et à fécondité constante, le littoral gagnerait plus de 100 000 habitants d’ici 2030 (soit environ 28%). A l’horizon 2020, la barre des 500 000 habitants serait franchie. En 2030 le littoral compterait environ 540 000 habitants. En outre, sous contraintes des hypothèses de ce scénario de projection démographique, la croissance rapide de la population du bassin d’Arcachon et du sud des Landes se poursuivrait au cours des prochaines décennies. Ces projections ne tiennent pas compte d’éventuels effets de saturation et de restriction en matière d’occupation des territoires. L’inégale répartition de la population sur le littoral suggère qu’il existe de larges espaces à exploiter peu fréquentés, tandis que la capacité d’accueil d’autres zones, notamment le Pays basque, est désormais très restreinte. Dans ce contexte très contrasté, l’aménagement du territoire devrait avoir un fort impact sur les flux démographiques. Les phénomènes de métropolisation et de littoralisation devraient se poursuivre.
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  29. 29. GIP Littoral Aquitain / Schéma des plans plages / Stratégie régionale 28 Les conséquences sur le tourisme La hausse démographique prévisible devrait engendrer une augmentation de la fréquentation des sites. L’apport de population permanente est ainsi susceptible d’augmenter la fréquentation des sites et notamment des sites urbains, semi-urbains à proximité des grandes agglomérations et ce sur l’ensemble de l’année. La sphère du tourisme devra également se préparer comme nous l’avons vu à un vieillissement de la population. Ce vieillissement de la population n’est pas spécifique au littoral aquitain puisque, selon une étude de l’INSEE, en 2050, en France, une personne sur trois devrait avoir 60 ans ou plus. Les projections sont similaires dans tous les pays développés. Le tourisme est l’un des premiers secteurs concernés par le vieillissement de la population. Dans ce domaine, les impacts seront beaucoup plus importants que ce que pensent les professionnels. Dans l’ensemble, les Seniors préfèrent rester en France. Les plus âgés aiment particulièrement la campagne, les plus jeunes choisissent plus souvent le littoral (source : Insee). La durée moyenne de leurs séjours est plus longue que chez les plus jeunes (ce que confirment les statistiques de l’industrie de l’hôtellerie et des loueurs de véhicules). 40 % des plus de 50 ans logent chez des amis. Seuls 12 % séjournent à l’hôtel, et 18 % dans une résidence secondaire (source : direction du Tourisme). À propos des modes de transports, disons simplement que les Seniors préfèrent largement la voiture, suivie du train et de l’avion. D’une manière générale, les Seniors recherchent des vacances qui ont du sens et privilégient la découverte, la culture, les contacts avec les habitants. Les séjours « intergénérationnels » sont aussi promis à un bel avenir. Il s’agit par exemple de permettre aux grands-parents de partir en vacances avec leurs petits enfants. En termes d’offre touristique et de loisirs à proprement parler, et sous réserve de maintien de son pouvoir d'achat, la clientèle senior va inciter les prestataires à transformer leurs produits. Le loisir organisé, les pratiques sportives douces, les produits de l’art de vivre et du bien-être ont toutes les chances de se développer de façon significative. L’aménagement des structures d’accueil est une nécessité qui semble encore sous-estimée. Enfin il est important de souligner ici que la recherche de la qualité sera au centre des préoccupations de ces populations fortement sollicitées, et rendues exigeantes par leur expérience. (Source : introduction au tourisme senior, senior stratégie)
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  31. 31. GIP Littoral Aquitain / Schéma des plans plages / Stratégie régionale 30 Les évolutions sociologiques La réduction du temps de travail Une étude du Centre de Recherche pour l’Etude et l’Observation des Conditions de Vie (« Les comportements de départ des français : premières incidences des 35 heures », novembre 2002) analyse l’impact éventuel des 35 heures sur les comportements de départs des Français. La loi sur la réduction du temps de travail peut infléchir la situation des bénéficiaires des 35 heures, au regard de leurs départs en vacances, de leurs départs en week-ends ou à la journée. Cinq enseignements principaux se dégagent de cette étude : Si l’on en croit les bénéficiaires de la loi sur les 35 heures, le temps libre dont ils ont bénéficié n’a que faiblement profité aux départs en voyage. Interrogés en effet sur les activités auxquelles ils consacrent davantage de temps depuis les 35 heures, les salariés bénéficiaires de la loi mettent en avant le repos (47%), la famille et les enfants (45%), le bricolage et le jardinage (41%), les courses, la télévision…, bien avant les voyages, qui ne recueillent que 16% des citations. D’ailleurs, analysés en évolution entre 2001 et 2002, les départs des Français ne se sont pas globalement accrus. Car, en même temps que l’INSEE constatait, à la fin des années 90, une stagnation du nombre de partants, l’enquête du CREDOC va même jusqu’à montrer une diminution significative depuis (de 5 à 10 points de moins en trois ans). Le morcellement des vacances en périodes de plus en plus courtes pourrait, en partie, expliquer cette baisse. Les effets des 35 heures jouent autant, sinon plus, sur la façon de partir que sur les taux de départs, au moins au niveau global. En fait, si l’on se réfère aux seuls bénéficiaires de la réduction du temps de travail, 20% d’entre eux disent avoir, grâce à elle, profité cette année de vacances plus longues (jours de RTT accolés aux jours de congés) ; 12% déclarent avoir, dans l’année, grâce à elle, fait des départs en week-ends supplémentaires et 9% des départs supplémentaires « à la journée ». Mais aussi, sous l’effet de l’application de la loi, il semblerait que les deux changements les plus significatifs concernent les départs au dernier moment et les décalages des heures de départ ou d’arrivée. En termes d’activités, les 35 heures tendraient aussi plutôt à favoriser les départs en week-end près de chez soi et l’hébergement chez des proches. Les changements ou les inflexions de comportements liés aux 35 heures sont donc loin d’être négligeables. Il reste que ces modifications, et que les « gains » obtenus en matière de départs, semblent avoir surtout bénéficié à des groupes de populations salariées précis, ceux qui partaient déjà plus en vacances et en week-end. En un mot, les 35 heures semblent avoir plutôt contribué, toutes choses égales par ailleurs, à accroître les inégalités en matière de départs. Enfin, l’enquête fournit une série d’indications, détaillées par catégories sociales, sur les taux de départs en vacances, en week-end et à la journée, sur les douze derniers mois. Celles-ci permettent de mettre en évidence que les différentes formes de départs ne se substituent pas vraiment entre elles ; elles se cumulent plutôt : plus on pratique les uns, plus on pratique les autres. De fait, c’est quand on a déjà l’habitude de partir en vacances, chaque année ou tous les deux ans, qu’on part le plus en week-end. De même, on part d’autant plus à la journée qu’on a l’habitude de partir en vacances ou en week-end. Les gros partants se recrutent surtout chez les jeunes, les diplômés, les gens aisés et les Franciliens. Sur les retraités, les bas revenus et les non diplômés, les 35 heures n’ont guère eu d’effet en matière de tourisme…
  32. 32. GIP Littoral Aquitain / Schéma des plans plages / Stratégie régionale 31 Sur le littoral aquitain, la réduction du temps de travail est ainsi susceptible de favoriser le développement du tourisme de proximité et le développement des courts séjours. Ces évolutions sont susceptibles d’augmenter la fréquentation des sites hors saison. La transformation des valeurs et des comportements Parmi les grandes tendances qui pourraient également impacter le secteur du tourisme et des loisirs, on retrouve bien évidement les préoccupations environnementales liées entre autres au réchauffement climatique et à ses conséquences qui s’inscrivent petit à petit dans les modes de consommation du grand public. Certaines transformations sont déjà annoncées par les spécialistes comme le retour du tourisme de proximité (accentué par la crise économique), mais également l’écotourisme, et plus généralement la consommation « bio ». On retrouve là l’importance croissante de la dimension « écologique », « responsable » et « éthique », la recherche de bien être et de santé mais aussi d’authenticité et de produits « vrais ». Il s’agira de structurer une offre côtière respectueuse de l’environnement et en accord avec les principes du développement durable. A ce titre, le caractère naturel préservé du littoral aquitain peut constituer un facteur d’attractivité déterminant pour les années à venir. On peut également s’attendre au développement des sports de nature. (Source : Landes 2040, schéma départemental d’aménagement et de développement touristique de la Gironde.). Les évolutions technologiques majeures L’évolution des transports La région est marquée par d’importantes améliorations ou créations d’infrastructures routières et ferroviaires avec, notamment, la fin de réalisation de l’A63 et surtout le projet ferroviaire Bordeaux / Espagne comportant la ligne à grande vitesse (LGV) Sud Europe Atlantique. Ces équipements peuvent constituer un atout pour le développement, en particulier pour l’arrière-pays, ou au contraire une menace supplémentaire, selon la manière dont ces infrastructures seront conçues et articulées avec les réseaux existants. Inévitablement le train ou l’autoroute vont générer des flux supplémentaires de touristes et attirer les promoteurs. En ce qui concerne le transport aérien, on constate le développement des transporteurs à bas coûts « les compagnies low cost ». Ces évolutions sont susceptibles d’augmenter la fréquentation du littoral, d’engendrer une hausse de la demande des courts - séjours (par exemple, des grandes villes type Madrid ne seront plus qu’à quelques heures du littoral aquitain). D’autre part, ces évolutions, par les infrastructures créées peuvent être perçues comme de mauvais coups portés à l’authenticité du littoral. (source : Landes 2040, schéma départemental d’aménagement et de développement touristique de la Gironde.) Les nouvelles technologies de l’information Depuis quelques années, dans la plupart des pays développés, les systèmes de distribution via Internet bouleversent l’organisation de la vente des produits touristiques. Le client a désormais la possibilité d’accéder à un large choix d’offres de destinations et de produits ; de faire sa sélection à partir de critères de plus en plus variés et en disposant d’informations de plus en plus précises, enfin de réserver, c’est-à-dire d’avoir l’assurance que sa demande sera prise en compte voire de payer. Le tourisme est l’un des secteurs clé des technologies de l’information et de la communication représentant la moitié du commerce en ligne. Ces nouvelles technologies ont donc un impact réel sur le secteur du tourisme.
  33. 33. GIP Littoral Aquitain / Schéma des plans plages / Stratégie régionale 32 Le consommateur a la possibilité d’interroger en amont, de comparer, de sélectionner, d’assembler et d’arbitrer. Ceci est susceptible d’accroître la concurrence entre les destinations. On peut également constater le développement des ventes de dernière minute. (Source : la commercialisation des produits et des destinations touristiques : en quoi Internet change-t-il la donne, avril 2007 – Impact des NTIC dans le secteur du tourisme, 2002) Le changement climatique Le climat est, directement ou indirectement, lié à une partie des facteurs qui favorisent l’attractivité d’une destination touristique. C’est d’abord au soleil et à la pluie que l’on pense, mais au-delà, le climat influe sur l’existence et la qualité des ressources sur lesquelles le tourisme s’appuie : la quantité d’eau présente dans les cours d’eau pour les activités sportives, les espèces et milieux naturels propices à un tourisme de nature, enfin l’aspect des paysages dans les différentes saisons. Le changement climatique qui s’annonce est susceptible, à terme, de bouleverser la donne du tourisme. L’intensité mais surtout la rapidité des évolutions en cours plongent les sociétés dans l’inconnu (il n’y a pas d’analogues climatiques de changement si rapide à l’échelle d’un siècle), et constituent un défi pour la connaissance et pour l’action. En matière d’adaptation aux conséquences du changement climatique, c’est l’Organisation mondiale du tourisme qui a initié les débats, avec l’organisation de la 1ère conférence sur le tourisme et le changement climatique, à Djerba, en avril 2003. C’est dans ce contexte que la direction du Tourisme a souhaité engager une étude exploratoire sur le changement climatique et le développement durable du tourisme. Les éléments présentés dans ce paragraphe sont principalement issus de cette étude. A l’échelle mondiale le consensus scientifique est fort sur le réchauffement mais travailler à des échelles spatiales réduites qui intéressent le tourisme présente des difficultés particulières. Il faut alors travailler sur des tendances climatiques et évaluer la vulnérabilité plus que les impacts. En ce qui concerne les impacts directs selon les saisons, le changement climatique pourrait à la fois allonger la saison et permettre un certain déplacement vers le nord des pratiques touristiques. Globalement, les potentialités touristiques des intersaisons devraient se trouver largement accrues. En ce qui concerne les ressources en eau dont dépend le tourisme, les scénarios montrent une répartition très différente pour l’avenir des ressources en eau du sol suivant les saisons. L’hiver, saison peu touristique, voit les précipitations augmenter. Les trois autres saisons connaissent une baisse des réserves en eau, modeste au printemps mais beaucoup plus accentuée en été et en automne. Le tourisme sur le littoral aquitain pourrait être gêné par cette évolution au niveau de l’accès aux eaux intérieures fournissant un cadre de séjour (lacs notamment) ou un support d’activités (baignade, nautisme etc.). Le souci est ici de subir les effets indirects d’une mobilisation croissante à des fins de consommation : un lac avec un marnage excessif en été n’est pas attractif, la pêche en eau douce a été interdite lors de la canicule de 2003. Par ailleurs, la diminution des débits et des niveaux favorise l’eutrophisation et diverses formes de pollution très défavorables à des usages touristiques. La sollicitation croissante des ressources en eaux potables peut à terme être un facteur limitant pour le développement du littoral, de même que les capacités d'assainissement. En ce qui concerne l’élévation du niveau de la mer, on peut rappeler que la France connaît une lente remontée du niveau de la mer, de 1,2 à 1,5 mm par an qui contribue parmi d'autres à l'érosion des côtes. Concernant le littoral aquitain, il s’avère important de porter une attention particulière à ce phénomène d’érosion côtière, qui risque de devenir plus prégnant dans les années à venir. L’érosion sera d’autant plus forte en Aquitaine, qu’il s’agit en majeure partie d’une côte sableuse, soumise à de fortes contraintes d’ablations en période hivernale, et à un fort courant côtier nord-sud, qui entraîne une érosion plus marquée au nord qu’au sud de l’Aquitaine. Néanmoins, il est à noter que des sites remarquables, comme par exemple les
  34. 34. GIP Littoral Aquitain / Schéma des plans plages / Stratégie régionale 33 falaises de la Côte Basque, sont également largement touchés par le phénomène de l’érosion. Le département des Landes est le moins touché avec une érosion qui se maintient à moins d’un mètre par an. L’évolution du trait de côte doit être appréhendée sur le long terme afin d’adapter les enjeux socio-économiques qui en découleront. La capacité de réponse à ce phénomène sera d’autant plus aisée que les côtes seront faiblement urbanisées, dans le cadre d’un recul stratégique des hommes et de leurs activités. L’étude de stratégie régionale de gestion du trait de côte devrait apporter des réponses dans ce domaine ; l’aléa trait de côte 2020 et 2040 issu de la stratégie régionale est d’ores et déjà utilisé dans le Schéma plans plages. Le cadre paysager est évidemment important pour le tourisme. Les espèces végétales peuvent s’adapter aux changements climatiques en migrant à des rythmes qui varient de 4 à 200Km par siècle. Ce n’est pas la température mais le stress hydrique et les feux de forêt qui peuvent l’accompagner qui sont les plus susceptibles d’engendrer des évolutions conséquentes. L’érosion de la biodiversité devrait quant à elle se traduire par une perte de ressources dont l’impact devrait rester limité. Il convient également de rappeler que le secteur du tourisme contribue au changement climatique par les émissions de gaz à effet de serre qu’il génère notamment par le biais des transports. (Source : adaptation au changement climatique et développement durable du tourisme, Ministère du tourisme, mai 2006). Conclusion De grandes tendances d’évolution vont être observées sur le littoral telles que des potentialités en intersaison, des exigences qualitatives en termes d’accueil ou d'activités, de préservation du caractère naturel - élément promotionnel important face aux évolutions et à l’accroissement de la concurrence -, des risques naturels accrus à prendre en compte dans la gestion. Tout ceci devra s’intégrer dans un cadre réglementaire nouveau prenant en compte l’adaptation au changement climatique, la préservation de la biodiversité et des espaces d'équilibre, le développement de modes de consommation durable et de modes de développement écologique favorables à la compétitivité et l’emploi. Il s’agit donc de trouver des réponses adaptées et durables en terme d’équipement, de gestion et de promotion des plans plage aquitains.
  35. 35. GIP Littoral Aquitain / Schéma des plans plages / Stratégie régionale 34 Un nouveau schéma des plans plages du littoral aquitain Les orientations stratégiques pour un nouveau schéma des plans plages aquitains Un socle de base qui a fait ses preuves A l’origine le plan plage avait pour objectifs de : Contrôler et maîtriser la fréquentation en milieu naturel Mettre en place des équipements d’accueil du public Garantir la sécurité du public Préserver voire restaurer le milieu naturel Ce fondement de base est confirmé voire renforcé, en particulier en matière de sécurité : en effet, il est tout à fait logique de mettre en application le concept plan plage au service de tous les sites littoraux d’accueil, mais le schéma plan plage doit s’appuyer sur le principe qu’un site « plan plage » doit être un site littoral (bords d’océan, bassin, lacs rétro littoraux) de baignade surveillée. Une ambition renouvelée Une offre régionale diversifiée sur laquelle l’action publique doit s’appuyer La réflexion sur un nouveau schéma passe nécessairement par un premier cadrage régional. En effet, l’attractivité de la Région Aquitaine repose autant sur la richesse de son patrimoine naturel que sur une offre diversifiée, laquelle associe des plages naturelles et des stations urbaines. Plusieurs points dégagés dans le diagnostic confirment ce potentiel – cf. annexe 2. Malgré l’image de nature qu’on associe souvent à la côte Aquitaine, l’urbanisation autour des plages est déjà bien développée. Sur ce point, la diversification des stations est donc largement engagée. Par conséquent, les sites situés dans un cadre naturel relativement préservé feront l’objet d’une attention particulière. Des schémas locaux à imaginer dans un cadre plus général En matière de gestion, de très nombreuses questions se posent à l’échelon local et le diagnostic a largement souligné le rôle central joué par les communes. Quelques exemples montrent néanmoins l’intérêt qu’il y a à dépasser ce cadre. D’un point de vue technique tout d’abord, plusieurs opérations sont déjà entreprises en intercommunalité (on pense en particulier à la gestion des déchets). Economiquement, cette stratégie permet en effet d’amortir des investissements onéreux (exemple : acquisition de machines) ou d’optimiser certaines étapes du processus productif (exemple : circuits de ramassage). Du point de vue de l'offre touristique, il est important à la fois de valoriser une image globale et spécifique du littoral aquitain, et de proposer une offre diversifiée répartie sur l'ensemble du littoral, valorisant au mieux les atouts et contraintes de chacun des sites. Du point de vue de l’image de marque, les territoires sont porteurs d’une histoire et de traditions qui sont potentiellement représentées dans l’environnement immédiat (naturel ou architectural) du Plan Plage. Il peut être judicieux d’exploiter ce caractère via notamment les structures intercommunales ou intercommunautaires. En matière de régulation ensuite, des décisions telles que l’instauration d’un parking payant ont nécessairement des effets de reports sur les sites adjacents. La proximité de sites substituts est alors un facteur déterminant. A Lit et Mixe dans les Landes par exemple, la
  36. 36. GIP Littoral Aquitain / Schéma des plans plages / Stratégie régionale 35 tarification récente d’un parking n’a semble-t-il eu que peu d’impact sur la fréquentation du site et des sites voisins car il y a finalement peu d’alternatives dans les environs immédiats. La situation serait certainement très différente pour le site du Grand Crohot à Lège Cap Ferret, en Gironde, où les possibilités de reports sont nombreuses, au Nord aussi bien qu’au Sud, au départ de Bordeaux. Le schéma développe une vision supra communale du plan plage à différentes échelles : parmi ces échelles, la vision régionale, celle d'unités géographiques cohérentes, doivent seront prises en compte. Articuler les approches par l’offre et par la demande Schématiquement, il y a deux façons d’aborder un schéma d’aménagement : par l’offre et/ou par la demande. La stratégie de l’offre est généralement antérieure (plus ou moins) à la fréquentation ; elle est sous jacente aux précédentes politiques d’aménagement du littoral (mission Racine, MIACA) : les planificateurs fixaient une organisation spatiale des activités à laquelle la demande était censée s’adapter. Dans cette stratégie, les variables d’action portent notamment sur la distribution des sites ou leur capacité d’accueil. Une telle approche présente l’avantage de pouvoir garantir un équilibre entre les territoires et une articulation avec d’autres politiques publiques (transports, assainissement). En outre, elle offre des perspectives en matière de régulation de la fréquentation. La capacité ou la qualité de l’accueil sont deux outils permettant indirectement d’orienter la fréquentation entre les sites. En cela, une stratégie basée sur l’offre ne se limite donc pas aux étapes amont de la décision mais ouvre également des perspectives intéressantes lors des évaluations successives. Le principal risque réside toutefois dans la possible déconnection avec la demande : les activités de plein air sont, par définition, des pratiques libres qu’on a parfois du mal à faire entrer dans des cadres prédéfinis. L’approche par la demande se focalise plutôt sur la satisfaction des préférences individuelles et définit essentiellement son intervention par rapport à celle-ci. Le principal atout réside dans une maximisation des attentes de la clientèle et sans doute aussi par un risque moindre. Par contre, on a toutes les chances d’entretenir des déséquilibres spatiaux (les moyens financiers allant aux plus gros sites), voire d’atteindre des seuils de fréquentation difficilement supportables. A plus long terme, les risques de déconnection avec la demande ne sont d’ailleurs pas totalement exclus. En effet, les motivations et les préférences individuelles évoluent dans le temps en raison de multiples facteurs : croissance démographique et accueil de nouvelles populations, vieillissement de l’âge moyen des visiteurs ou encore évolution des tendances sur les sports de nature. La définition du schéma suppose une connaissance fine de la demande qui reste à construire sur le long terme. A l’échelle des sites, cette reconnaissance sera affinée dans le cadre des études préalables grâce à une analyse quantitative et qualitative de la fréquentation, qui intégrera les attentes des usagers. Mais la mise en œuvre du schéma implique aussi des choix sur les territoires, en fonction de leur potentiel et de leurs contraintes. A l’échelle de la côte aquitaine, un suivi des tendances d’évolution de la demande et de la fréquentation devrait également être adapté pour les plans plages.
  37. 37. GIP Littoral Aquitain / Schéma des plans plages / Stratégie régionale 36 Renforcer les démarches collectives Les décisions relatives à l’établissement ou à l’entretien d’un Plan Plage n’engagent pas que ce site, ni la commune qui le porte, mais bien un territoire plus vaste. Dans ce cadre, les démarches coopératives et collectives sont, à terme, plus rentables. Les effets positifs en termes de régulation de la fréquentation (quel que soit l’outil considéré) ou sur la recherche des économies d’échelle (exemple : la gestion des déchets) ont déjà été évoqués. L’impact sur le financement a été mis en évidence lors du diagnostic. Les ressources des communes gestionnaires sont extrêmement variables et la charge financière d’un site est, par conséquent, potentiellement importante. De plus, les communes captent plus ou moins bien les effets économiques induits par les plages. La phase diagnostic a montré que les usagers, s’ils ne résidaient que très rarement sur les communes dont ils fréquentent le littoral, parcouraient finalement des distances relativement courtes (en particulier les touristes qui choisissent probablement leur lieu de villégiature en fonction de la proximité aux sites). Localement, l’influence de métropoles telles que Bordeaux ou Bayonne-Anglet-Biarritz est également déterminante. Sur un plan économique, le principe d’une contribution des zones « bénéficiaires » (notamment rétro littorales) vers celles qui supportent les coûts apparaît donc fondé. Dans ce contexte, les collectivités territoriales de niveau supérieur et l’Etat ont un rôle à jouer. Sur un plan politique toutefois, la consultation des acteurs institutionnels a fait ressortir de nombreuses réserves sur la mise en œuvre de ce principe de péréquation financière. Plusieurs élus attribuent plutôt ce rôle de « rééquilibrage » à l’Etat via des outils tels que la Dotation Globale de Fonctionnement et regrettent la disparition de cette mission de maintien des équilibres territoriaux. Signalons que ce principe de mutualisation des coûts peut également avoir des fondements en termes d’équité, en évitant, par exemple, à certaines communes d’avoir recours à la tarification des parkings. S’il présente l’avantage de mettre directement à contribution l’usager, ce mécanisme rencontre inévitablement des oppositions fortes et touche à un principe d’accès gratuit à la mer qui est en outre une spécificité de la Région Aquitaine (par rapport à la côte méditerranéenne par exemple). En parallèle, la contribution des entreprises qui tirent directement profit du tourisme a été soulevée. Enfin, la mutualisation s’exprime aussi à travers les échanges de savoirs faire et d’expériences et les transferts de connaissances. On peut constater la relative méconnaissance des acteurs locaux quant aux actions entreprises par leurs voisins (surveillance de la baignade, nettoyage des plages, entretien des accès). Sans viser pour autant une uniformisation totale des pratiques, les occasions d’échanges et de partages (et la présente étude en constitue une finalement) devraient être activement recherchées. Dans le diagnostic, nous avons vu comment la gestion d’un plan plage générait des effets externes auxquels une commune n’a pas intérêt à faire face seule. Toutefois, si les avantages économiques et sociaux de la coopération sont indéniables, à l’avenir, le schéma favorisera les stratégies collectives. L’expertise a montré que des blocages restaient encore à lever.
  38. 38. GIP Littoral Aquitain / Schéma des plans plages / Stratégie régionale 37 Privilégier la réhabilitation à la création de nouveaux sites Le nombre de plages en Aquitaine est assez conséquent (175 environ) ; une très large part (91) s’inscrit directement dans la « philosophie » des Plans Plages. En outre, peu de sites connaissent des engorgements généralisés (bien que les problèmes ponctuels soient fréquents). De plus, il existe aujourd’hui peu de zones non organisées où la fréquentation est à ce point importante qu’elle justifie la création d’un nouveau site. Dans ce contexte, la création de nouveaux sites n’est sans doute pas une priorité et on devrait plutôt viser la mise aux normes, l’amélioration ou l’agrandissement de l’existant. Sur un plan économique, une création ex-nihilo est une décision lourde : aux charges directes s’ajoutent les dépenses d’infrastructures annexes (assainissement, transport, surveillance…). En même temps, les effets sur la demande sont difficiles à évaluer. Par contre, il semble risqué de vouloir augmenter la taille des plus gros sites actuels. Notons que cette prescription rejoint finalement la majorité des projets soutenus par les maires qui sont très peu nombreux à défendre la création de nouveaux sites (sans tenir compte au passage de la prise en charge financière). Cette concordance de vues est importante pour renforcer l’adhésion des acteurs à la mise en place de la future politique. Vu le nombre de plages sur le littoral Aquitain et l’état actuel de la fréquentation, l’ouverture de nouveaux sites n’est pas prioritaire.

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