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FESTIVAL  INTERNATIONAL    duFILM LE JOURNAL # 3© Photo Nicolas Guérin                                                    ...
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FESTIVAL  INTERNATIONAL    duFILM LE JOURNAL # 4© Photo Nicolas Guérin                                                    ...
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  1. 1. festival international dufilm le journal # 1© Photo Nicolas Guérin 13 octobre 2011 www.fif-85.com Cronenberg en primeur Et pourquoi pas passer sur le divan d’entrée de jeu, histoire de se mettre les idées au clair  ? En bouquet final de la cérémonie d’ouverture (à 19 h 30 au Manège), le FIF projette en avant-pre- mière le nouveau film du Canadien David Cronenberg, A Dan- gerous Method, présenté au dernier festival de Venise, sortira en France le 21 décembre. Après avoir scarifié la peau de mafieux rus- ses (Les Promesses de l’aube, 2007), le cinéaste se choisit d’illustres protagonistes : les fondateurs de la psychanalyse, Sigmund Freud (incarné par Viggo Mortensen, l’Aragorn du Seigneur des anneaux et désormais acteur fétiche de Cronenberg) et Carl Jung (Michael Fassbender). Adapté d’une pièce de Christopher Hampton, le film fantasme la rivalité des deux analystes, épris d’une même patiente, A Dangerous Method, de David Cronenberg © Marsfilm une jeune psychiatre sujette à lhystérie, Keira Knightley (Sabrina Spielrein). Le réalisateur de Vidéodrome, La Mouche, Crash ou eXistenZ ne s’éloigne pas vraiment, malgré les apparences, de ses rivages de prédilection : une fois de plus, il s’agira A dangerous Method de nouer et dénouer les liens du corps et de l’esprit, de la chair et de l’imaginaire. Il s’agit présenté aujourd’hui aussi d’explorer une réalité virtuelle particulière : celle du fantasme et de l’inconscient. à 19 h 30 au Manège Pierre NDiaye Lartiste Hazanavicius Sorti mercredi dernier, The Artist consacre Michel Hazanavicius comme un réalisa- teur aussi atypique que minutieux, que le FIF a convié pour une carte blanche dédiée à l’art de la comédie. « Tout au départ, il y a sept ou huit ans, j’avais le fantasme d’un film muet. Sans doute parce que les grands réalisateurs mythiques que j’admire le plus sont des gens qui viennent du muet. » : jouant le jeu du muet et du noir et blanc, le film plonge dans le monde du cinéma des années trente, à l’heure de la révolution du parlant. Récompensé par le prix d’interprétation masculine au dernier festival de Cannes, Jean Dujardin endosse ici le rôle principal de George Valentin, une vedette du cinéma muet qui ne parvient pas à passer le pas du parlantet som- brera rapidement dans l’oubli. À l’inverse, le personnage de Peppy Miler, jouée par Bérénice Bejo, accède alors à la gloire après avoir été simple figurante. Ensemble, ils nous transportent dans une histoire émouvante où la célébrité, lorgueil et largent constituent autant dobstacles à leur sentiment amoureux. Michel Hazanavicius nous fait l’honneur d’une escapade mardi à La Roche-sur-Yon, alors qu’il est occupé par la promotion de ce nouveau film, The Artist, quelque vingt ans après ses débuts chez Les Nuls de Canal+, en 1988. Outre sa carte blanche (dix comédies de toutes origines et époques, voir pages suivantes), Hazanavicius se voit consacrer toute une nuit par le Concorde vendredi à partir de 19 h 30. À l’affiche de cette soirée, la saga OSS 117, The The Artist présenté Artist ainsi que deux films gardés secrets. aujourd’hui à 21 h 15 au Théâtre Bérénice Béjo dans The Artist, de Michel Hazanavicius Candice Bersot
  2. 2. Au casting du FIF, édition 2011 Le festival en chiffres f i frd ’h ui 6 jours de programmation. Du 13 au 18 octobre, vous pourrez découvrir ou (re)voir Leu j o u James L. Brooks  ? L’oncle Un artiste plus de 100 films présentés : de la comédie des Simpson et une chèvre américaine au documentaire, en passant par Michel Hazanavicius, ’ a son,Connais pas. Etdit rien  ? le cinéma indépendant chinois et une sélec-d Brooks est le producteur de la Les Simp- réalisateur de The tion jeunesse. ça ne vous Artist et OSS 117, présent mardi, a sélec- 4 lieux de projection à La Roche-sur-Yon : fameuse série d’animation améri- tionné pour le festival le Manège, le théâtre, le cinéma le Concorde caine, créée par Matt Groening en 1989. dix comédies virtuo- et le Cinéville.Mais son œuvre ne se réduit pas aux Bido- ses incarnant l’ex-chons américains et à leurs trognes jaune cellence de ce genre 8 films en compétition qui, à limage decitron  : c’est en tant que cinéaste que aussi bien en France la programmation du festival, viennent deBrooks est l’un des invités d’honneur du qu’aux états-Unis ou tous horizons (Allemagne, Espagne ou Uru-FIF. Lhomme a signé en trente ans six Un artisan visionnaire Un Chinois extralucide Des prototypes documentaires en Italie et, à toute époque, avec des films guay) et proposent des genres divers, flirtantcomédies douces-amères – dont, tout der- Collaborateur privilégié de Francis Ford Jia Zhang Ke est une figure centrale du Le Festival international du documen- de B. Wilder, B. Edwards ou D. Risi, mais souvent avec la limite entre fiction et réel.nièrement, Comment savoir, et deux films Coppola entre autres, Walter Murch a cinéma chinois contemporain : le FIF dif- taire de Marseille (FID) explore chaque aussi des figures plus récentes de la farce Une sélection riche et diverse concoctée paravec son acteur fétiche Jack Nicholson, notamment officié sur le titanesque Apo- fuse en sa présence une rétrospective de année les franges les plus novatrices du américaine, sans oublier… La Chèvre de le programmateur Emmanuel Burdeau.Tendres passions (qui remporta cinq oscars calypse Now. Oscarisé à plusieurs repri- son œuvre, qui condense les tiraillements documentaire, à la lisière de la fiction ou Francis Weber. Les deux OSS 117 et le trèsen 1984, à voir aujourd’hui à 19 h 15 au ses, il est reconnu pour avoir fait évoluer de son pays, entre injustices sociales, du cinéma expérimental, en cherchant attendu The Artist seront diffusés lors de la 1 présidente exceptionnelle : la comédienneConcorde) et Pour le pire et le meilleur les techniques de montage, aussi bien archaïsmes et haute technologie hors sol. à promouvoir «  un art du témoignage nuit Hazanavicus, vendredi prochain. Ingrid Caven, l’une des muses de la nouvelle(1998). À voir aussi aujourd’hui, une à l’image qu’au son. Il accompagne au Les titres de deux de ses films résument sans critère de format  ». Pour cette nou- vague allemande des années 1970. Actriceplongée dans les turpides de la télévision Manège, à 13  h  45, une toute nouvelle ses ambitions et sa vision de la Chine  : velle édition, il propose une sélection de Un ovni nippon fétiche de Rainer Werner Fassbinder, elle aavec Broadcast News (Concorde, 16 h). version de La Soif du mal dOrson Wel- The World (le monde) et Still Life (nature neuf films issus de sa dernière sélection. Créateur inclassable, Shinji Aoyama s’est aussi tourné pour Werner Schroeter, Jean les, qu’il a remontée quarante ans après sa morte), la globalisation la plus contempo- Les projections débutent vendredi avec imposé comme l’un des auteurs les plus Eustache ou Raoul Ruiz. Vous pourrez la Des courtisanes sortie en suivant des notes rédigées par le raine et les spectres les plus immémoriaux. Poussières dAmérique, dans lequel A. des névralgiques du cinéma japonais, révélé découvrir sous un autre jour, samedi auInitiales B. B. – ce n’est pas, cette fois-ci réalisateur  : en 1958, celui-ci sétait fait Xia Wu, artisan pickpocket ouvre la danse à Pallières interroge la mythologie américaine en 2000 avec Eureka, en noir et blanc et théâtre, dans Ingrid Caven, musique et voix,une actrice, mais un cinéaste qui aime déposséder de ses rushes par Universal. 18 h 45 au Concorde. à travers un savant montage d’archives, sans en symbiose avec des figures somnambu- une captation de son récital réalisée par Ber-les actrices, Bertrand Bonello. Son film aucun commentaire : muet mais éloquent. les, dans les limbes d’un Japon déboussolé. trand Bonello qui nous fait découvrir uneLApollonide, Souvenirs de la maison close, Un âne et des critiques Des outsiders au jour le jour Depuis, le cinéaste a signé de nombreux autre facette de son art : la chanson.en compétition au dernier festival de Can- À l’occasion de séances spéciales, marchez Il ny pas que des films au programme  ! De l’art et du cochon films structurés autour de motifs et denes, est tout entier porté par le désir de sur les pas d’une petite fille myope et de Il y a aussi une série, et pas nimporte Les Rencontres du cinéma indépendant dispositifs à la fois obsessionnels et tou- 4 professionnels composent le jury auxfilmer une communauté de femmes  : en son père aveugle avec l’avant-première de laquelle : The Corner, réalisée en 2000 par proposent quatre longs métrages, sélection- jours renouvelés. Ses dernières œuvres sont côtés dIngrid Caven : Matt Porterfield réa-l’occurrence des filles de joie qui «  font Curling, du Québécois Denis Côté ; suivez Ch. S. Dutton, produite par D. Simon et nés par le SDI (Syndicat des distributeurs encore inédites en France, mais elles ne le lisateur américain, lauréat du grand prixcommerce  » dans un lupanar de luxe à la vie d’employés d’abattoirs dans Entrée Ed Burns, depuis artisans de la série à suc- indépendant) et lAcor (Associations des seront plus à La Roche : première salve au du jury FIF l’an passé pour son film PuttyParis, à la lisière des xixe et xxe siècles. du personnel, réalisé par M. Fresil.  ; écou- cès The Wire. cinémas de louest pour la recherche). Au Concorde jeudi (21  h  45), avec Ajima No Hill, le critique dart Bernard Marcadé,Un film kaléidoscopique, lancinant, hyp- tez Bernadette Lafont évoquer un grand Il sagit toujours de la ville de Baltimore programme, des cinémas contrastés :  les flâ- Uta, avant l’arrivée du réalisateur vendredi. lécrivaine française Célia Houdart et Denisnotique. Pour le FIF, Bonello a composé film méconnu de Pierre Zucca, Vincent mit mais cette fois dans le quotidien du quar- neries de Sud-Coréens cafardeux (The Day Côté, cinéaste québécois qui présente laune programmation de douze films qui, lâne dans un pré (et sen vint dans un autre) ; tier de La Fayette Street, anciennement He Arrives, par le grand Hong Sang-soo), Un tableau et un canard province canadienne sous ses aspects les plusdu cinéma muet à Tarantino, ont plus ou laissez-vous conquérir par Le Dernier des animé, qui ressemble aujourdhui à un la longue route d’un camionneur argentin Invité d’honneur de la programmation étranges, sinon sauvages : il nous présenteramoins directement nourri l’imaginaire de immobiles de N. Sornaga, élu par l’écrivain hangar abandonné, perclus de drogues (Les Acacias de P Giorgelli), les paroles de .  d’animation jeune public, le réalisateur en avant-première son dernier long métrageL’Apollonide. Aujourd’hui : la flamboyante Arno Bertina ; plongez-vous dans les cou- et de violences. La série suit la famille réfugiés palestiniens au Liban (My Land, de Jean-François Laguionie présentera en Curling, lundi au Manège à 21 h 15.agonie d’une diva dans La Mort de Maria lisses des Cahiers du cinéma dans les années McCullough tout au long de leurs jour- N. Ayouch) et le quotidien d’un tournage avant-première sa dernière production LeMalibran (Concorde, 17 h) et une balade 1960-1970 (à voir absolument, si possible) nées (parents toxicomanes, fils dealer). À de film porno en France (Il ny a pas de rap- Tableau : une invitation à explorer le monde 4 critiques remettent le prix de la presse :dans les vestiges du Paris populaire, Fau- ou retrouvez Pagnol dans un portrait filmé suivre dès aujourdhui, à raison d’un épi- port sexuel, R. Siboni). Premier rendez-vous de la peinture. Une rétrospective sera dédiée Isabelle Danel (Première), Jacky Gold-bourg Saint-Martin (Théâtre, 18 h 30). dA. S. Labarthe. sode par jour, à 12 h au Théâtre. samedi au Théâtre, 21 h 30, avec My Land. à sa maison de production, La Fabrique. berg (Les inrockuptibles), élisabeth Leque- également au menu : une ret (Radio France) et Philippe Levreaud programmation sur le son (Bibliothèque(s)). et une autre consacrée à l’animation russe, à travers 3 prix, dotés de 5  000 euros sous forme le cinéaste Garri Bardine, daide à la distribution pour le grand Prix du dont on verra aujourdhui, jury, 2 000 euros pour le Prix de la presse et en avant-première, une 1 500 euros pour le Prix du public, financé adaptation du Vilain petit par l’association Festi’clap et décerné en canard. partenariat avec Ouest France. Les deux premiers prix sont alloués par la FIFEZ-bien ! ville de La Roche-sur-Yon. Marie Darcos
  3. 3. Rencontre avec Yannick ReixLe délégué général du festival, Yannick Reix, nouvelles. Dailleurs, le devoir de toutrevient pour nous sur plusieurs aspects de festival est de faire connaître ce que loncette édition, concoctée en collaboration trouve en dehors des circuits classiques.avec le critique Emmanuel Burdeau. Quand je me rends au FID, cest pourLa Roche-sur-Yon, ville la plus ciné- «  me remettre les idées en place » et jephile de France. Des commentaires ? recommande à tous ceux qui veulent leCest surprenant, mais on le comprend faire dassister aux séances quil proposefacilement. Cest bien à léchelle départe- pendant le FIF. En outre, nous sommesmentale que rayonne le cinéma yonnais. liés. Plusieurs personnes travaillent à la sur de nombreux supports divers et variés.Nous avons la chance de bénéficier dune fois sur le FID et sur le FIF, comme émi- Pour nous, il est décisif daccompagnerbelle politique culturelle menée par la lie Rodière qui assure la direction techni- le développement du cinéma au-delà deVille. Nous avons également le Cinéville, que des deux festivals. cette semaine de festival.qui est le seul grand multiplexe présent et Et votre partenariat avec Capricci ? Les meilleurs moments du FIF ?fonctionnel en Vendée et qui donc attire Capricci est certainement le distributeur Cette alchimie qui va se créer entre lesbeaucoup de gens. Et il faut ajouter, bien qui fait le meilleur défrichage en France. réalisateurs et leur présentations, lessûr, le Concorde dont lattractivité est due Il sintéresse à des films dune originalité conversations qui vont avoir lieu entre lesen grande partie à loriginalité de notre unique et leur état desprit concorde très différents invités, les échanges didées etprogrammation. bien avec celui du FIF. Il ne sagit pas pour démotions que lon va vivre.Quelle place pour le FID dans le FIF ? nous de diffuser un document aux specta- Le festival en un mot ?Pour moi le FID de Marseille est LE fes- teurs puis de dire « au revoir », en fin de « Singulier ». En deux mots, jaurais ajoutétival qui présente le plus de propositions séance. Aujourdhui le cinéma est présent « populaire » ! Pierre NDiayeVous avez dit Walter Murch ? Monteur attitré de F. F. Coppola, notamment sur Apocalypse Nowet Le Parrain, il est lun des invités dhonneur de cette deuxième édition du FIF. Au générique des connus et pourtant stratégiques. Murch de parfaitement immerger le spectateur. films de Coppola a cette spécialité, rare chez les monteurs, Walter Murch est un homme clé dans notamment, son de travailler à la fois le son et limage. les équipes de Coppola  : les deux hom- nom apparaît En 1970, il rapproche les deux secteurs mes sadmirent et travaillent ensemble en sous une rubri- en travaillant avec Georges Lucas sur parfaite intelligence. Pour les films plus que ésotérique  : THX 1138. Ce grand monteur a travaillé récents du réalisateur, LHomme sans âge « sound montage avec de nombreux réalisateurs mais son (2007) ou Tetro (2009), Walter a toujours and design  ». nom reste fortement associé à celui de été là, prêt à laventure. Walter Murch a Francis Ford Coppola. Laventure de ce Vous pourrez vous glisser dans son atelierœuvré à lélaboration de chefs d’œuvre duo commence avec Les Gens de la pluie lors de la projection de La Soif du mal,du cinéma du xxe siècle. À ce jour, il est le (1969) puis poursuit avec Le Parrain et film dOrson Welles quil a remonté enseul à avoir remporté lOscar du meilleur Apocalypse Now. Murch repousse alors 1998  : rendez-vous cet après-midi aumontage et celui du meilleur mixage de les limites de son métier. Il se consacre Manège à 13  h45. Murch vient aussison, deux récompenses obtenues en 1996 dabord au montage image en se battant de publier En un clin dœil aux éditionspour son travail sur Le Patient anglais contre une matière filmée dont il ne gar- Capricci, qui retrace les aventures les plusdAnthony Minghella. La présence de dera finalement que 1 % pour une durée marquantes de sa carrière et livre ses théo-Walter Murch sur le festival est locca- finale de 3 h 20. Il se voue ensuite au son ries sur le passé, le présent et lavenir dusion de rendre hommage à des postes peu du film et crée le système audio 5.1 afin montage. Marie Darcos et Anna Puyau Le FIF de demain À suivre, notamment, vendredi  : le huis-clos hypnotique dans LApollonide, souvenirs de la maison close, un film de Bertrand Bonello ainsi que deux des longs métrages sélectionnés par ce réalisateur pour sa carte blanche  : La Rue de la honte (K.  Mizoguchi) et LInconnu (T.  Browning). Découvrez aussi les deux premiers films de la com- pétition : Les Chants de Mandrin de R. Ameur-Zaïmeche et Aita de J. M. De Orbe. Le soir, vous aurez le choix entre deux films de Shinji Aoyama en présence du réalisateur ou la nuit Hazanavicius, qui com- prendra le dernier film du réalisateur dOSS 117, The Artist, sorti sur Lakeside Murder case LApollonide nos écrans cette semaine. Plus dinfos sur http://twitter.com/#!/fif_85  Facebook : Festival international du film de La Roche-sur-Yon  www.fif-85.com : rubrique galerie media brèves Encadrement éditorial : Hervé AUBRON Rédaction : étudiants de l’IUT de La Roche-sur-Yon, département Information et communication Impression : Belz, La Roche-sur-Yon
  4. 4. festival international dufilm le journal # 2© Photo Nicolas Guérin 14 octobre 2011 Les muses www.fif-85.com de lApollonide Bertrand Bonello lève pour nousdelelavoile sur close, à traversqui a dizaine son films nier film, LApollonide, souvenirs maison l’imaginaire une nourri de der- de toute époque qu’il a sélectionnés pour le FIF  : plongée dans un univers confiné, hypersexué et fantasma- tique, où les corps sont mutilés, maquillés ou magnifiés, les femmes tour à tour dominantes ou dominées. Revue de détails. ● Addiction à largent LApollonide, souvenirs ● L’une des de la maison close. facile, à la fumée douce de prostituées de lopium. Dépendance et L’Apollonide, spirale de la prostitution, mutilée par un en volutes implacables pour client, devient la Femme qui rit, les héroïnes de cette carte recherchée par certains amateurs. blanche (comme la poudre). Une référence à LHomme qui rit Pour les hommes, cest aussi de Hugo, dont les commissures la recherche infinie dune échancrées inspirèrent le Joker de dernière bouffée de plaisir. Batman, mais aussi une adaptation Ci-dessous : La Rue de la réalisée en 1928 par l’Allemand Paul honte, du Japonais Kenji Leni à Hollywood et projetée lundi. Mizoguchi (1956). ● Belles, très belles, ou « ordinaires » comme on dit, peut importe. Elles partagent toutes le dur métier de la séduction, de l’étreinte sans désir, de l’exhibition routinière. Les fards coulent, le temps passe, la violence physique ou psychique finissent par marbrer les chairs et creuser les visages. Ci-contre : Lola, une femme allemande, de R. W. Fassbinder (1981). Morgane Bellier, Claire Chanvry et élodie Varin Vendredi 14Bonello à la carte uLApollonide..., B. Bonello u13 h 45 au Manège uLInconnu, T. Browning u17 h 15 au Concorde uLa Rue de la honte, K. Mizoguchi u22 h au Théâtre Samedi 15 uLes Fleurs de Shanghaï, uHou Hsia-Hsien, 10 h 30 au Manège uBoulevard de la mort, Q. Tarantino u23 h 30 au Concorde uLa Paloma, D. Schmid u19 h au Concorde Instantané uIngrid Caven, B. Bonello u14 h au Théâtre uQui je suis daprès..., B. Bonello Chaque jour, le photographe Philippe Cossais nous livre un instantané du festival. u17 h au Théâtre Le monteur américain Walter Murch, à son arrivée à La Roche, le regard clair + dinfos : http://bit.ly/pJDjpQ et les cheveux ébouriffés par le vent yonnais.
  5. 5. + dinfos Ingrid Caven, éclats dAoyama C http://bit.ly/rcwHF iufrd Les films inédits dun fertile expérimentateur japonais ui présidente incandescente Des cigarettes posées à lentrée dune mai- percussionniste, adepte des brusques varia- de Tokyo, en pleine nature. Il sagit pour f ’h son. Le déclic dun appareil photographi- tions rythmiques, le cinéaste reprenant à la jeune femme de sinterroger sur cette que. Un jeu de cartes. Presque rien, et pour- son compte un adage de Truffaut : « Si on exclusion quelle semble avoir choisie, et Idole à la fois fascinante et possé- leu j o et aussi tant : dans chaque film du Japonais Shinji tourne un film très vite, le rythme du film quune rencontre peut bouleverser. Un dée, elle a été l’une de ces filles du Aoyama, le plus infime détail, la plus petite saccélère, et si lon tourne lentement, le autre huis clos, celui de Lakeside Murder ❶, feu qui magnétisèrent le cinéma a ■ Poème documentaire tête d’épingle peuvent vite prendre des film avance aussi à cette vitesse. ». un thriller d’entomologiste  encore uned’ des années 1970. Après Monte dimensions cosmiques. C’est que le cinéaste Le fantastique Rubik’s Cube que consti- fois hanté par la question de lisolement. Hellman en 2010, la comédienne prête une extrême attention à la texture tue la filmographie d’Aoyama, présent à Sur le qui-vive, le photographe de Tokyo Premier échantillonnage offert et chanteuse Ingrid Caven préside à La Roche par le FID Marseille (Festival même des images et du son. Ce dont son La Roche à partir d’aujourd’hui, comporte Koen ❶ guette lui sa cible, pour qui il voue le jury de cette édition du FIF. international du documentaire) avec film Eli, Eli, Lema Sabachtani (samedi au de multiples facettes. Arrêts sur images  : bientôt un intérêt obsessionnel. Cette fois- Née à Sarrebruck en Allemagne, Poussières dAmérique dArnaud des Pallières, Concorde à 21 h 15) est à sa manière la d’abord un face à face silencieux entre les ci, ce n’est plus le son qui est mis en abyme, elle est exposée à la flamme du qui entrelace les récits d’une vingtaine fable. Le son y a des conséquences physiques protagonistes de Crickets ❶. Entre dégoût comme dans Eli, Eli…, mais l’image. Tel ce spectacle dès lâge de 4 ans. Une de vies et le passé sulfureux de lAmérique, aussi bien sur le corps des personnages que et farce, les repas sont ici des scènes clés photographe dépassé par sa lubie, l’œuvre scène pour le moins singulière  : à travers des archives venant celui des spectateurs : les héros du film sont qui traduisent à la fois létrangeté du film d’Aoyama, par-delà son extrême diversité de tous les horizons. en 1943, la fillette est conduite deux musiciens mutiques dont les compo- et lambiguïté de la relation que Kaoru stylistique, est peut-être bien cela : un jeu Poussières dAmérique, au Théâtre, 17 h 30 sur le champ de bataille afin dy sitions (parfois assourdissantes) semblent noue au quotidien avec un aveugle. Les tout à la fois arbitraire et essentiel, abyssal interpréter des chants de Noël avoir un pouvoir curatif sur une mystérieuse rares paroles résonnent dans une ambiance sous ses dehors anodins. ■ Parlez-vous l’espanglais ? pour des soldats de larmée hitlé- maladie... Comme eux, Aoyama travaille en pesante, lhistoire se déroule à lextérieur Caroline Bugajski et Alexandra Goubin Une mère hystérique, une fille complexée, rienne. Cet épisode et beaucoup un père coincé entre les deux : d’autres, comme autant d’éclats, ❶ ❶ ❶ cest la petite famille américaine ont nourri le beau livre Ingrid dans laquelle le réalisateur James L. Brooks Caven (rééd. Folio), composé par (également connu comme producteur son compagnon, l’écrivain Jean- des Simpson et présent à La Roche à partir Jacques Schuhl, et qui remporta de dimanche) immerge Flor, une pétillante Mexicaine mère célibataire. Malentendus le Prix Goncourt en 2000. Ingrid linguistiques et culturels entraînent la jeune Caven sera révélée au cinéma par l’ogre de la nouvelle vague Ingrid Caven femme, embauchée comme gouvernante, dans une spirale infernale, allemande, Rainer Werner Fass- entre drôlerie et violence feutrée. binder, dont elle fut légérie et lépouse. très tôt consacrée à la chanson, s’inscri- Crickets, en présence de S. Aoyama Lakeside Murder case, présenté par S. Aoyama Tokyo Koen, en présence de S. Aoyama Spanglish, au Concorde, 13 h Le film LAmour est plus fort que la mort vant dans la tradition du cabaret alle- dimanche au Concorde, 17 h aujourd’hui au Concorde, 22 h 45 samedi au Concorde, 13 h 45 (1969) est le premier dune longue série : mand tout en y injectant du rock et de la ■ À l’abattoir Découverte dune série : notre Coin quotidien ils tourneront ensemble neuf films entre musique classique. Elle sort dès 1979 son Dans Entrée du personnel, Manuela Fresil 1969 et 1981, LAnnée des treize lunes premier album, Ingrid Caven au Pigalls. nous immerge dans le cycle des « chaînes marquant la fin de leur aventure com- Cinq autres suivront, dont Chambre de production » et décrit les conditions The Wire (Sur Écoute), créée en 2002 par lun des auteurs dun mune, juste avant la disparition précoce 1050 (2000) et Ingrid Caven chante Edith difficiles des travailleurs daujourdhui David Simon et Ed Burns, constitue l’une livre collectif consacré à du cinéaste. Caven a aussi joué pour Piaf (2001). De ses concerts, constituant (en l’occurrence dans un abattoir). d’autres voyants du cinéma : Raoul Ruiz, des performances au sens le plus large du des séries emblématiques du renouveau The Wire (à paraître chez Dans le froid décor de lindustrie alimentaire, la réalisatrice creuse l’indistinction entre Jean Eustache, Werner Schroeter ou mot, Bertrand Bonello porte témoignage de ce format télévisuel aux états-Unis. Capricci et Les Prairies hommes et machines. Ce documentaire, Daniel Schmid, dans La Paloma (1974), dans une captation de récital, Ingrid Le FIF projette cette année, à raison d’un Ordinaires) se postera produit avec le concours de la région Pays de que la comédienne présentera avec le réa- Caven, musique et voix, projetée samedi épisode par jour, les six volets de la mini quotidiennement au la Loire, a été primé au FID de Marseille 2011. lisateur Bertrand Bonello, autre invité de au Théâtre à 14 h, en présence de Caven série The Corner, conçue par les mêmes Corner pour présenter Entrée du personnel, au Théâtre, 20 h cette édition, samedi à 19 h au Concorde. et du cinéaste. Du capiteux et de l’électri- créateurs deux ans avant The Wire, et réa- l’épisode du jour. Ainsi La présidente de ce FIF 2011 s’est aussi que en perspective. Anna Puyau lisée par Charles S.  Dutton. Nous voilà qu’il nous l’explique, déjà dans une Baltimore blafarde : lancien «  il est certes difficileAujourdhui en compétition quartier de La Fayette Street a perdu tou- de parler de The Corner tes ces couleurs dantan. Loin des clichés sans évoquer la série The The Corner, et des généralités, The Corner, comme son Wire. Nétant ni une Charles S. Dutton  Les Chants de Mandrin  Aita , de Jose-Maria de Orbe nom l’indique, se poste au coin de la rue, suite, ni une autre sai- là où des habitants démunis se croisent, là son, The Corner peut de Rabah Ameur-Zaïmeche Un gardien solitaire entretient chaque faisceau de lumière. où la drogue se vend, entre deux descen- toutefois très bien être regardé indépen- lui-même. Inutile d’avoir tout suivi pour Des compagnons du célèbre et dans une économie resser- une belle demeure abandonnée Manège, 21 h 45, en présence tes de police, à la lisière du documentaire. damment. Cette série est une métaphore en comprendre les tenants et les aboutis- hors-la-loi Mandrin se lancent, rée le film dépoque. À chaque dans un village basque. Primé du réalisateur Voici Gary McCullough, ancienne fierté du monde entier, une mise en abyme sants : à chaque fois, les personnages sont après l’exécution de leur chef, nouvelle réalisation, sa troupe en 2010 au festival San Sebas- de sa famille ainsi que nous l’appren- de notre société à travers le fonctionne- simplement confrontés (comme les spec- dans de nouveaux trafics, au s’enrichit de nouveaux visages : tian, ce long métrage espagnol cœur de la France du xviiie siè- Les Chants de Mandrin réunit ne raconte pas lhistoire d’un nent des flash-backs, mais aujourdhui ment dune ville, où chacun tient une tateurs) à leur quotidien ». cle. Après les très contempo- Hippolyte Girardot, Jacques homme, mais évoque le travail constellé de piqures dhéroïne. Comme place figée, où changer de statut devient Mathilde Freour rains Wesh Wesh, quest-ce qui Nolot ou encore le philosophe du temps sur les êtres et les son fils DeAndre, désormais dealer, et son de plus en plus compliqué (passer de la se passe  ?, Bled Number One et Jean-Luc Nancy. choses. Cest un film poétique ancienne femme Fran, il était autrefois à drogue à l’abstinence, du chômage à la Chaque jour, un épisode de The Corner Dernier Maquis, Rabah Ameur- Manège, 19 h 30 porté par une musique sacrée limage d’un quartier chaleureux, avant vie active, rompre avec le déterminisme est diffusé à 12 h au Théâtre, en présence Zaïmeche investit à sa manière en présence du réalisateur qui invite à la contemplation de que le vert-de-gris de la rue n’envahisse social…). Au-delà, chaque épisode, qui a du critique Jean-Marie Samocki. tout. Le critique Jean-Marie Samocki, sa tonalité propre, peut être visionné pour
  6. 6. Walter Murch : comment révéler « les rêves endormis » Sur les relations entre réalisateur et monteur « Elles changent de film en film. Kathryn Bigelow [l’auteur de Démineurs] par exemple, est très présente dans la salle de mon- tage. Le monteur joue pour le réalisateur le même rôle que lédi- teur pour son écrivain. Il incombe au monteur de proposer des scénarios alternatifs, qui sont autant dappâts incitant les rêves endormis à se défendre et à se révéler. » À propos dApocalypse Now « Cétait une sorte de Vietnam pour moi mais dans des propor- tions différentes que pour Coppola. À ce jour cest le film surMartin Sheen dans Apocalypse Now, lequel jai passé le plus de temps : un an pour le montage et unun film monté par Walter Murch. an pour le mixage son. »Walter Murch, figure majeure du montage, collaborateur privi- COnféRenCe : le montage numérique, au Manège, 16 h 45.légié de Coppola sur Apocalypse Now ou Le Parrain, est aussi un À lIRe : En un clin d’œil. Passé, présent et futur du montage,théoricien de sa pratique. Il livre son expérience dans En un clin Walter Murch, éd. Capricci.d’œil, paru récemment chez Capricci, et la partagée hier avec L’auteur dédicacera son livre à partir de 17 h 45 devant le Manège.le public après la projection de La Soif du mal, film d’OrsonWelles quil a remonté en 1998, 40  ans après sa sortie, en se oss 117basant sur des notes laissées le réalisateur. Morceaux choisis dela rencontre de Murch avec le public, hier. Mission La RocheÀ propos de son travail sur le projet La Soif du mal« Les notes de Welles portaient à la fois sur limage et le son. Unami réalisateur, Rick Schmidlin, a pensé à moi pour ce projetcar je travaille sur ces deux éléments. Nous avons travaillé surordinateur tout en respectant lesprit du montage analogique. »Sur Orson Welles« Dès que jai lu ce document de 58 pages, jai eu le sentimentde comprendre ce que Welles souhaitait. Ces notes sont unevéritable plongée dans ses pensées. Jai trouvé en Welles un co-pain “cinématique”. Il a été dépossédé de son film par Universal. James Bond franchouillard, l’agent OSS 117 (Jean Dujardin) ne douteCest scandaleux car il est l’un des plus grands artistes du cinéma de rien. Afin d’évaluer la réalité de son aplomb, passez donc la nuitmais ce sont les aléas de la rencontre entre le cinéma et les droits avec lui (et d’autres films de Michel Hazanavicius), au Concorde àjuridiques. Quand je travaillais sur le film, je sentais la présence partir de 19 h 30. jusqu’à laube, avec un petit déjeuner offert par le FIF.du fantôme de Welles. Ma seule déception a été de ne pas avoir Plus tôt dans la journée, à 14 h, toujours au Concorde, projection d’unson opinion sur le résultat final. Je nai pas compris toutes les des films choisis par Hazanavicius dans le cadre de sa carte blanche : leremarques qu’il a laissées mais en voyant le film, jai saisi les splendide Victor Victoria de Blake Edwards (1982), avec Julie Andrews.raisons de ses choix. » le fif de demain À peine atterri à La Roche, le cinéaste Jia Zhang Ke présentera trois de ses films. On entendra aussi les échos de voix vibrantes, celles de réfugiés palestiniens au Liban (My Land), celle d’Ingrid Caven en concert, filmée par Bertrand Bonello (en présence des deux), ou celles, furieuses, des Walkyries de Quentin Tarantino, dans Boulevard de la mort. La compétition se poursuit avec la féerie inattendue d’un pressing industriel et une quête entre Allemagne et Cameroun. Quality Control, K. J. Everson Boulevard de la mort, Q. TarantinoPlus dinfos sur uhttp://twitter.com/#!/fif_85 u Facebook : Festival international du film de La Roche-sur-Yon u www.fif-85.com : rubrique galerie media brèves Encadrement éditorial : Hervé AUBRON Rédaction : étudiants de l’IUT de La Roche-sur-Yon, département Information et communication Impression : Belz, La Roche-sur-Yon
  7. 7. FESTIVAL INTERNATIONAL duFILM LE JOURNAL # 3© Photo Nicolas Guérin 15 & 16 OCTOBRE 2011 Jia Zhang Ke, e World, en carton pâte) et vrai (il existe bel et bien à Jia Zhang Ke Pékin, tout comme les nombreux employés et visiteurs que le lm saisit au vol). De poussières détoile même, ce parc vit en parfaite autarcie tout en condensant la planète entière à travers ses modèles réduits : brutal court-circuit entre le petit monde et le monde entier, le local et le global qui est loin d’être l’apanage des seuls Chinois dans les années 2000. Autre frontière indécise chez Jia, celle où con uent l’archaïsme de la Chine pro- fonde et la haute technologie de ses méga- lopoles, en une étrangeté au carré. Vivons- nous avant ou après un grand désastre, dans une nouvelle préhistoire ou une ère inédite ? Dans Still Life, il lme ainsi l’exis- tence de bourgades proches du fameux barrage des Trois Gorges qui a noyé des vil- lages entiers. On marche toujours dans la Cest un passe-­muraille qui vient à par- Tenté par tous les modes dexpression, boue, mais on ne cesse de pianoter sur son tir d’aujourd’hui accompagner la rétros- Jia réunit lensemble de ses entretiens dans portable. On vit avec trois bouts de celle pective intégrale que lui consacre le FIF, un recueil à paraître aux éditions Capricci : mais on rêve que les immeubles sont des courts métrages compris. Né en 1970, Jia Mon gène cinématographique. Il s’immerge navettes spatiales fusant dans les airs. Le Zhang Ke, après avoir vu ses trois premiè- dans l’art pictural avec le documentaire support numérique, désormais privilégié res réalisations censurées par le pouvoir Dong, portrait de lartiste Liu Xiaodong. par Jia, matérialise dans sa texture même central de Pékin, s’est imposé comme une Il songe également à ouvrir une école de cette fusion du rupestre et du high-tech. gure centrale du cinéma chinois contem- cinéma. Ces activités plurielles re ètent Tour à tour saillante et granuleuse, métal- porain. Plus connu à létranger que dans une capacité à brouiller toutes les frontières lique et terreuse, la vidéo peut accuser les son propre pays, il a reçu pour Still Life – tel est bien l’horizon de son cinéma, tant contours d’une urbanisation en pilotage (2007) le Lion dor au festival de Venise. la Chine cristallise toutes les confusions, automatique mais aussi poudroyer à l’unis- Son premier long métrage, Xiao Wu arti- indistinctions et désorientations d’un son de la poussière, omniprésente chez Jia. san pickpocket le révèle en 1999 sous nos millénaire naissant. Di cile, désormais, Un monde qui s’émiette, où scintillent de longitudes. Alors que l’Asie est devenue de distinguer le vrai et le faux, le brut et concert les poussières et les pixels : telle est une importante plaque tournante du le fabriqué : Jia investit une zone franche la planète de Jia, notre planète. cinéma mondial (à Taïwan, à Hongkong, entre ction et documentaire. Si ses longs H. A. (avec Mathilde Freour et Alexandra Goubin) au Japon ou en Corée du Sud), encore peu métrages sollicitent bien un scénario et des de lms ltrent alors de la Chine popu- comédiens, ils investissent des lieux publics Samedi laire : devant Xiao Wu, on pense à l’émo- dont ils portent témoignage. I Wish I Knew, Manège, 14 h tion qu’avait pu provoquer en son temps, Cas exemplaire de cette indistinction In Public, Concorde, 17 h 45 dans l’après-guerre, le néoréalisme italien entre le réel et le simulacre : e World, qui Plaisirs inconnus, Concorde, 18 h 45 – ce sentiment de fouler, à hauteur d’hom- suit des personnages ctionnels dans un mes, une terre inconnue et dévastée (non parc d’attractions éponyme, qui rassemble Dimanche 16 pas par un con it militaire, mais par des les répliques miniatures de monuments Xiao Wu artisan pickpocket, Manège, contradictions idéologiques, une écono- célèbres. Ce Luna Park mimétique est bien, 10 h 30 mie sans merci et un urbanisme sauvage). dans le même temps, faux (ses maquettes The World, Concorde, 18 h 30
  8. 8. + dinfos sur J. L.Brooks Solitudes croisées Bernadette James L. Brooks, la folie douce F I Frd’h ui C o m - Raphaël Siboni interroge lui les machines ment di u- souvent célibataires d’un genre autarcique : ser et soutenir la pornographie. Le lm repose sur les rushes mit Vincent sur un écran Méconnu en Europe, James L. Brooks est pourtant le maître d’œuvre d’un univers cès Marie Tyler Moore Show. Le triom- phe fulgurant des Simpson, à la toute n aisés – la famille est décidément l’arène privilégiée par l’oncle des Simpson. Leu j o u des lms de réali- et archives de divers tournages de l’acteur et mondialement connu, celui des Simpson : des années 1980, le propulse au rang de Dans chacun de ces lms, la drôlerie sateurs méconnus par réalisateur porno HPG (par ailleurs aussi ci- il est le producteur de la série d’anima- nabab. Brooks épouse en seconde noce avance à pas feutrés et à eurets mouche-d’a le grand public ? Voilà la néaste « généraliste » : il sortira bientôt Les tion créée par Matt Groening. C’est aussi le cinéma en 1979, avec Starting Over tés et peut aisément verser dans le malaise tâche que se orcent de rem- Mouvements du bassin, tourné à Nantes avec un réalisateur avançant à son rythme : dont il écrit le scénario quil produit avec insidieux ou les pulsions à l’étou ée. plir le SDI Éric Cantona et Ra- six longs métrages peau nés en quelque Alan J. Pakula. Il poursuit laventure en Une main de fer dans un gant de velours (Syndicat des chida Brakni). Dans, trente ans, dont tout dernièrement Com- 1984 en réalisant Tendres passions. Virage en somme : on ne devient pas le pro- distributeurs indé- e Day He Arrives, ment savoir (qui a donné le visage à la décisif, d’autant que Jack Nicholson est ducteur des Simpson en étant seulementpendant) et lACOR l’immense réalisateur fois décidé et s’abandonnant sur l’a che de l’aventure – il retournera pour Brooks rigolo. Coralie Cornuau et Charlène Bonnin(Associations des ci- sud-coréen Hong de cette édition du FIF). Né en 1940, dans Pour le pire et pour le meilleur, ennémas de louest pour Sang-soo juxtapose Brooks constitue (comme Blake Edwards 1998. Tendres passions ra e au passage Ce week-­endla recherche), qui des destins cloison- ou John Landis, plus connus en France) cinq oscars dont celui du meilleur lm Comment savoirs’e orcent dans cette nés dans les rues de une sorte de chaînon manquant entre et du meilleur réalisateur. Alliant lexpé- dimanche au Manège, 16 h 30perspective de ras- Séoul, entre apathie l’âge classique de la comédie américaine rience télévisuelle et la touche tendre de (suivi d’une discussion avec J. L. Brooks)sembler des fonds, du et brusques fringales et la nouvelle génération burlesque menée Brooks, Broadcast News (1988) dessinematériel, des salles de (à voir mardi). C’est aujourd’hui par le prolixe Judd Apatow. un triangle amoureux dans la rédaction Lundi 17cinémas et de sensibi- Il ny a pas de rapports sexuels en n la solitude d’une Premiers amours : il choisira dépouser la d’une télévision. Après La Petite Star en Pour le pire et le meilleur au Concorde, 9 h Les Acacias La Petite Star au Manège, 11 hliser la presse aux lms communauté tout en- Vincent mit lâne dans un pré télévision et de prendre le théâtre comme 1994 (une nouvelle incursion dans le cir- (et sen vint dans lautre), B. Lafont amant. D’abord scénariste à la télévision, que de la domesticité), Brooks con rme (en présence de J. L. Brooks)qu’ils élisent. Dans le tière qu’évoque Mycadre des Rencontres Land : Nabil Ayouch il crée ensuite, au l des années 1970, son art du détail dans Spanglish (2005) Rencontre avec J. L. Brooks,du cinéma indépen- lme, au Liban, les La sémillante Bernadette Lafont, des séries qui marqueront les esprits, racontant les déboires d’une nounou animée par Jacky Goldberg l’un des visages de la Nouvelle Vague tels Room 222, Taxi et la sitcom à suc- mexicaine dans une famille d’Américains (Les Inrockuptibles) au Théâtre, 14 hdant hébergées par le témoignages de vieuxFIF, les deux collectifs réfugiés palestiniens, (Le Beau Serge, La Mamanorganisent un espace s’adressant à des Israé- et la Putain…) fait un détourde dialogue sur leur liens de vingt ans. par La Roche pour présenteractivité, notamment Pour prolonger ce un lm qu’elle porta en 1976par le biais d’une table ronde autour des souci d’indépendance, on peut aussi suivre avec Michel Bouquetstratégies à élaborer face à l’outil numérique la programmation du FID Marseille, tête et Fabrice Luchini, le méconnu(à suivre mardi, de 15 h 30 à 17 h 30). chercheuse du documentaire, qui se pour- Vincent mit l’âne dans un préIls ont aussi sélectionné, avec l’aide d’un jury suit ce week-end au éâtre avec six lms, (et s’en vint dans l’autre),de critiques, quatre productions qu’ils pro- en présence de trois des réalisateurs et de écrit et réalisé par Pierre Zucca.meuvent durant cette édition. Quatre lms Jean-Pierre Rehm, délégué général du festi- L’actrice y incarne une mystérieusepour le moins contrastés, mais dont les rou- val marseillais. Mathilde Freour visiteuse se fau lant chaque soirtes se croisent peut-être au carrefour de lasolitude. Ainsi de l’Argentin Pablo Giorgelli dans un pavillon de banlieue My Land de Nabil Ayouch, hanté par un père mythomanequi, dans Les Acacias (à voir lundi), réunit samedi au Théâtre, 21 h 30 et un ls obsessionnel.dans la cabine d’un camion, au milieu denulle part, entre Asunción et Buenos Aires, Un diamant noir extrêmement ciselé, Il n’y a pas de rapport sexuel,un routier, une passagère paraguayenne et dimanche au Théâtre, 21 h 30 à découvrir dimanche au Concorde,son enfant (à voir lundi). Dans le documen- (en présence du réalisateur et de HPG) 14 h (suivi d’un débat). J. L. Brooks, un sourire à toute épreuve : letaire Il ny a pas de rapport sexuel, le Français cinéaste est aussi le producteur des Simpson.Ce week-­end, la compétition au Manège Pour le pire et pour le meilleur, J. L. Brooks La Maladie du sommeil Quality Control Spectres Demain ? dUlrich Köhler de Kevin Jerome Everson de Sven Augustijnen de Christine Laurent Figure de la nouvelle génération Adepte de la forme courte, Everson livre, Scénariste pour Jacques Rivette (La Bande des Dans ce documentaire, le Belge Sven allemande, déjà remarqué et salué avec Quality Control, son cinquième long quatre, La Belle Noiseuse, Va savoir...), Christine Augustijnen mène son enquête sur pour Bungalow et Montag, U. Köhler métrage. Le cinéaste américain plonge Laurent est aussi réalisatrice : Demain ? se propulse lassassinat de Patrice Lumumba, le a vécu son enfance en Afrique. les spectateurs dans le quotidien des à Montevideo, au début du XXe siècle, où Delmira père de l’indépendance du Congo. La Maladie du sommeil suit deux employés, tous noirs, dun immense Agustini est une écrivain suspendue au plaisir, à Spectres accumule les indices, médecins, l’un allemand, l’autre franco- pressing industriel de lAlabama. Saisis en la transe et à la terreur décrire. À limage de son confronte et analyse les di érentes congolais, expatriés au Cameroun. noir et blanc, le ballet des gestes et des personnage central, Demain ? oscille sans cesse versions des faits, tout en mettant à nu Un lm qui allie humour et mémoire automatismes, l’épuisement et le courage entre le fantaisiste et le tragique, le français et le les réactions physiques des personnes douloureuse. à l’œuvre. portugais, les rires et les drames. interrogées. Samedi, 19 h 45 La Maladie du sommeil, Ulrich Köhler Samedi, 22 h 15 Dimanche, 22 h 15 Dimanche, 20 h Demain, Christine Laurent
  9. 9. Denis Côté : un Québec indépendant Lécrivain Arno Bertina présente le lm Le Dernier des immobiles, de Nicola Sornaga Dimanche au Concorde à 13 h 45sous ses aspects les plus âpres. Rencontre. Sa première image ? La statue dUlysse autour de laquelle tourne la caméra de Godard-Coutard au début du Mépris. Sa séance spéciale ? Le Dernier des immobiles me touche in - niment parce qu il est à la fois bricolé et touché par la grâce. Tendre et punk. Ses livres en lms ? Jaimerais beaucoup quAlbert Serra adapte Anima motrix. Ou que Kus- turica tourne Appoggio. Je ne men Denis Côté chargerai pas... et serai au contraireEmmanuel Bilodeau dans Curling, de Denis Côté très heureux que quelquun en donne Pourquoi ce titre Curling ? rassemble autant de sensibilités, d’ap- sa lecture, sa vision. Si je donne mesParce que je suis er que mon pays soit proches di érentes. livres à publier, cest pour que les genschampion du monde du sport le plus Que pensez-vous de la programma- sen emparent, pour quils circulent.ennuyeux qui existe. Plus sérieusement, tion hors compétition ?cest un titre énigmatique qui fait réfé- Ce festival est organisé par des gens quirence au moment le plus positif du lmpour le personnage principal. ont un amour absolu du cinéma amé- ricain sous toutes ses formes. Du mo- Le FIF de lundi Que cherchez-vous à provoquer ment que cest américain, cest bon…chez le spectateur avec ce lm ? Nous en sommes, au Québec, des ama-Je suis pour un positionnement très teurs moins inconditionnels. Je suisparticipatif du spectateur, je mamuse plus stimulé par les programmationsavec ses attentes. Mais cela peut parfois consacrées aux cinéastes asiatiques etparaître insultant car jouvre beaucoup européens.de portes sans les refermer. Pouvez-vous nous en dire un peu Rien que pour vos cheveux, D. Dugan Quel lien faites-vous entre vos dif- plus sur vos futurs projets ? La vida util, F. Veirojférents lms ? On ma ouvert les portes dun zoo pourCest lidée de société qui mintéresse. lmer ce que je désirais. Je suis partiMes personnages sont un peu à côté de sans scénario pour réaliser une contem-la société, mais pas pour autant margi- plation des animaux avec une questionnaux. La question se pose alors : doit- précise : quand voit-on réellement deson rejoindre ou dé er la société ? animaux au cinéma ou à la télévision ? Que vous apporte une semaine de Le plus souvent on regarde des vidéosfestival telle que celle du FIF ? pour rigoler, ou bien, sur le registre du Entre autres au programme de lundi,Soyons honnêtes : participer à un jury, National Geographic, pour sinformer l’outrageante Lola de Fassbinder (cartecest beaucoup de rencontres, damitiés sur la reproduction des autruches. Mais blanche Bonello), Marcel Pagnol lménouvelles. Ici on me propose de voir on voit peu les animaux pour ce quils par André Labarthe et les frasqueshuit lms, cest un plaisir daccepter. sont : des organismes vivants dépour- d’un espion israélien rêvant de devenirMaintenant, être juré ne va pas pro- vus de psychologie… Jai aussi un autre coi eur (Rien que pour vos cheveux, carteduire mon prochain lm (rires) ! lm prévu plus tard dans lequel tour- blanche Hazanavicius). Une journée qui Délibérer sous la présidence d’In- neront Valérie Donzelli et Marc-André sera aussi sous le signe de l’Amérique dugrid Caven, cest une expérience ? Grondin. Sud, par l’entremise d’un routier argentinJétais fébrile hier à lidée de la rencon- Marie Darcos , Pierre N’Diaye et Anna Puyau (Les Acacias, Rencontres du cinématrer, comme un petit enfant devant un Curling, lundi au Concorde, 21 h 15 indépendant) et d’un cinéphile uruguayenpaquet de bonbons ! Dans ce jury, nous en présence de D. Côté et T. Lounas (La Vida util, en compétition).appartenons à des univers di érents. Il Plus dinfos sur http://twitter.com/#!/ f_85 Facebook : Festival international du lm de La Roche-sur-Yon www. f-85.com : rubrique galerie media brèves Encadrement éditorial : Hervé AUBRON Rédaction : étudiants de l’IUT de La Roche-sur-Yon, département Information et communication Impression : Belz, La Roche-sur-Yon
  10. 10. FESTIVAL INTERNATIONAL duFILM LE JOURNAL # 4© Photo Nicolas Guérin 17 OCTOBRE 2011 Critiques C’est au tour des critiques, aujourd’hui, de se faire acteurs. leurs compagnons d’alors aux Cahiers : Sylvie Pierre, Bernard L’histoire des Cahiers du cinéma nourrit en e et deux séances Eisenschitz, Jacques Aumont, Jacques Bontemps, Pascal Kané, spéciales. C’est d’abord la projection en avant-première d’À voir Pascal Bonitzer… « Nous n’aimions pas, déjà, les reniements, absolument (si possible), au éâtre, à 17 h 30. Dans ce lm, deux écrivent-ils. Les erreurs, le dogmatisme, les aveuglements, les anciens rédacteurs en chef des Cahiers, Jean impasses de la croyance politiste ou maoïste Narboni (aujourd’hui enseignant et auteur qui furent les nôtres sont et restent à analyser d’essais sur le cinéma) et Jean-Louis Comolli et à méditer et le reniement n’y aide en rien. » (depuis devenu documentariste), reviennent, Les auteurs d’À voir absolument (si possible) en collaboration avec la réalisatrice Ginette dialogueront avec le public à l’issue de la Lavigne, sur une décennie particulière des projection et Jean Narboni présentera dans la Cahiers, celle qui court de 1963 à 1973. La foulée, toujours au éâtre (20 h), Brigitte et revue s’engage alors, jusqu’à la quasi apoplexie, Brigitte (1966), le lm d’une autre gure des dans une grande radicalité politique, nourrie Cahiers passée à la réalisation, Luc Moullet. par le maoïsme et la pensée du philosophe Plus tôt dans la journée, toujours au éâtre Louis Althusser, avant de revenir à un registre À voir absolument (si possible) © INA (9 h 30), sera di usé un portrait lmé de plus strictement esthétique et cinéphile. Avec Marcel Pagnol, signé en 1966 par André le recul, cette aventure idéologique peut paraître extravagante, y S. Labarthe, lui aussi un ancien des Cahiers, dans le cadre de la compris à ses acteurs eux-mêmes. Avec ce lm, les auteurs n’ont formidable collection « Cinéma de notre temps », qu’il codirigeait pas souhaité signer un autoportrait complaisant, pas plus qu’une alors avec Janine Bazin. André S. Labarthe évoquera cette aventure autocritique désabusée. Ils ont plutôt cherché à comprendre la à l’issue de la projection, alors que vient de paraître un livre èvre politique qui fut la leur, ses nécessités comme ses errements. d’entretiens avec lui à ce propos, La Saga Cinéastes de notre temps Pour ce faire, ils évoquent leur propre expérience et interrogent (aux éditions Capricci, avec un DVD de rushes inédits). À peine descendu de son jet, James L. Brooks, producteur des Simpson et maître méconnu de la comédie américaine, va à la rencontre des Yonnais ce matin au Théâtre. Il revient sur son parcours riche d’expériences diverses. Dès les années 1970, au carrefour du cinéma et de la télévision, il est pionnier à sa manière dans deux domaines : la comédie et la série télé. On peut ce lundi voir deux de ses six longs métrages. Comme auparavant Broadcast News (1988) évoque la fabrique télévisuelle, La Petite Star (1994) investit+ un monde qu’il connaît sur le bout des doigts, celui du show business, à travers une gure particulièrement vivace dans l’imaginaire américain, celle de l’enfant vedette. Dans Pour le pire et pour le meilleur (1998), Jack Nicholson incarne un écrivain acariâtre, égoïste et atteint de TOC, qui tombe amoureux dune serveuse. Face à cette femme, l’intello rassis retrouve un élan inespéré, jusqu’à cette belle déclaration qui est aussi un bon résumé du cinéma de Brooks : « Tu me donnes envie de devenir un homme meilleur, voilà. » James L. Brook,photographié hier par Philippe Cossais Pour le pire et pour le meilleur, Concorde, 9 h Rencontre avec James L. Brooks animée par Jacky Goldberg, La Petite Star, Manège, 11 h critique aux Inrockuptibles, Théâtre, 14 h. Entrée libre.

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