Assurance : Notions de bases          IMA 2011 – Claire PELTIER25/05/2012           Claire PELTIER     1
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Assurance notions de base IMA 2011

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Assurance notions de base IMA 2011

  1. 1. Assurance : Notions de bases IMA 2011 – Claire PELTIER25/05/2012 Claire PELTIER 1
  2. 2. ASSURANCE : Notions de Bases NEXIALOG1-VOCABULAIREL’assurance peut être définie comme une « opération par laquelle une partie (l’assureur) s’engage à délivrer, dans lecadre réglementaire d’un contrat, une prestation en cas de réalisation d’un risque à une autre partie (l’assuré),moyennant le paiement d’une prime ou cotisation. L’assureur réalise alors la mutualisation des risques en utilisant la loides grands nombres et les lois de la statistique ».Les parties engagées au sein d’une opération d’assuranceDe la définition qui a été donnée ci-dessus de l’assurance, il ressort que 4 parties entrant en jeu au sein d’uneopération d’assurance :L’assuréIl s’agit de la personne exposée au risqueLe bénéficiaireIl s’agit de la personne qui doit percevoir la prestation de l’assureurLe souscripteurIl s’agit de la personne qui signe la police d’assuranceL’assureurIl s’agit de la personne morale qui accepte la prise en charge des risques, perçoit les cotisations et règle les sinistres.25/05/2012 Claire PELTIER NEXIALOG 2
  3. 3. ASSURANCE : Notions de Bases NEXIALOGLe contrat dassurance est un contrat de transfert de risques :lassuré cède un risque, par définition aléatoire, à la compagnie dassurances.Lorsque le contrat prévoit une franchise, lassuré conserve une partie du risque.La compagnie dassurances accepte le risque en échange de la prime.Le mécanisme de lassurance ne modifie pas la probabilité de survenance du risque, ni sesconséquences. Il se contente de transférer le risque dun agent économique, lassuré, à un ou plusieursautres. Lassuré est alors protégé contre des évènements quil ne peut pas supporter seul.La compagnie dassurances effectue, grâce à la souscription de nombreux risques similaires, unemutualisation des risques entre les assurés. Cette maîtrise statistique du risque permet à lassureur dediminuer la volatilité totale de ses risques. La loi des grands nombres permet à lassureur de connaîtreapproximativement le montant des sinistres futurs.Le contrat dassurance :Le contrat dassurance fonde lessentiel des droits et obligations de chaque partie. Il établit lesconditions dans lesquelles le service sera rendu. Il mentionne généralement :• la prime que lassuré sengage à verser ;• la prestation que lassureur rendra ;• lévénement incertain (le risque) ;• lintérêt dassurance (exprimé négativement) : lassuré ou le bénéficiaire ne doivent pas avoir dintérêt à la survenance du risque.25/05/2012 Claire PELTIER 3
  4. 4. ASSURANCE : Notions de Bases NEXIALOG2- Spécificité du cycle économique de l’assuranceL’assurance est un secteur très spécifique par rapport aux autres secteurs d’activité, dans la mesure oùson cycle de production est inversé.En effet, dans la plupart des activités commerciales (qu’il s’agisse de la vente de biens ou de services), le coût du bien ou de la prestation peutêtre calculé en amont, puisque, au moment de la vente, l’entreprise sait généralement combien elle a dû dépenser pour fabriquer son produit.Schématiquement (c’est-à-dire sans tenir compte des coûts de distribution et de promotion), c’est en fonction du coût de production duproduit que la société pourra alors en déterminer le prix de vente.Dans le cas de l’assurance, secteur d’activité où les acteurs économiques vendent une protection contre le risque (événement dommageablefutur dont la réalisation est incertaine), il est impossible aux compagnies de savoir avec certitude combien la prestation qu’elles vendent leurcoûtera, la prime étant payée par le client avant que la prestation (indemnisation en cas de sinistre) nait été fournie par lassureur.Ainsi, pour fixer le montant de sa prime, l’assureur ne peut se baser que sur des études statistiques lui permettant de se faire une idée (enanalysant le taux de sinistralité et le montant moyen des sinistres des années passées) de combien lui coûtera sa prestation (indemnisation dusinistre), sans avoir cependant la certitude qu’il n’aura pas à faire face à de plus gros coûts (en cas d’augmentation du taux de sinistralité dansl’année en cours, par exemple, ou en cas de survenance d’une catastrophe naturelle imprévisible – tremblement de terre, tempête, etc.).Les assureurs se voient donc contraints de provisionner des sommes très importantes pour faire face àleurs engagements futurs, sans avoir la certitude à 100 % que ces sommes seront suffisantes à honorerleurs engagements. 25/05/2012 Claire PELTIER 4
  5. 5. ASSURANCE : Notions de Bases NEXIALOG3- Comment vivent les assureurs ?Pour vivre, une compagnie dassurances doit pouvoir payer lensemble des sinistres que ses assurés subiront, ainsi que sespropres frais de fonctionnement. Cest cet équilibre "recettes/sinistres" qui est vital. Les mutuelles dassurance, limitant leurs"bénéfices" à leurs seuls frais de fonctionnement, font ainsi varier leurs tarifs au bénéfice de leurs cotisants.• Le montant total des sinistres étant par définition inconnu, les compagnies dassurances commencent par « mutualiser » les risques. Imaginons 100 personnes non assurées, ayant statistiquement une chance sur 100 de subir un dommage : une de ces personnes connaîtra vraisemblablement des déboires financiers difficiles à supporter. Par contre si ces 100 personnes se mutualisent et quelles apportent chacune une petite cotisation constituant une caisse commune, celles-ci seront nettement mieux protégées en cas de sinistre...Ce mécanisme vise à réduire la variabilité des pertes. Le montant des pertes probables (augmenté dune marge de sécurité, et des frais de gestion de la compagnie) est versé par les assurés (prime).Largent ainsi récolté nétant pas reversé immédiatement à lassuré, il peut être placé, ce qui apporte une source de revenussupplémentaires, proportionnellement à la rentabilité de ces placements. Ce montant est particulièrement important dans lesbranches à déroulement long (par exemple en assurance vie), où le sinistre, lorsquil survient, nest indemnisé que de longuesannées après la perception de la prime. Dans les branches à déroulement court, cette source de revenus est moins importante.Certains mécanismes de redistributions de ces sources de revenus sont prévus par la loi.Lassureur est dès lors capable daffronter une situation de sinistralité habituelle. Toutefois, on comprend aisément que si unrisque se réalise simultanément pour un grand nombre dassurés (intempéries, catastrophe naturelle, etc.), largent que doitverser lassureur peut venir réduire fortement ses perspectives de gains, voire excéder ses capacités financières. La techniquegénérale de lassurance consiste justement à éviter que lassureur se trouve dans ce cas. Lassureur pourra augmenter le montantdes primes à venir afin de reconstituer le capital consacré aux indemnisations.Afin de faire face aux sinistres exceptionnels, les assureurs peuvent réassurer (avec franchise de leur part) leurs propres risquesauprès de compagnies spécialisées ; cest la réassurance. Le recours à la réassurance est systématique dans les risques industriels,dont lampleur dépasse les capacités de la plupart des assureurs.25/05/2012 Claire PELTIER 5
  6. 6. ASSURANCE : Notions de Bases NEXIALOG4-Fonctionnement et modes de gestion des entreprises d’assuranceUne entreprise d’assurance (ou assureur) collecte, rappelons-le, des primes auprès de la mutualité des assurés, afin de pouvoir être en mesured’indemniser ceux parmi ses membres qui seront victimes d’un sinistre rentrant, au sein du contrat, dans la catégorie des risques assurés.Il existe deux modes de gestion des cotisations : la gestion par répartition et la gestion par capitalisation.Dans les deux cas, les entreprises dassurance devront constituer à partir des primes encaissées, des provisions techniques suffisantes pour le règlementintégral de leurs engagements vis-à-vis des assurés.La gestion par répartitionDans ce mode de gestion des cotisations, l’assureur utilise au cours d’un même exercice la masse des primes payées par l’ensemble des assurés, pourindemniser ceux d’entre eux qui seront sinistrés.Ce mode de gestion est utilisé pour gérer les assurances dites « IARD » (Incendie, Accidents et Risques Divers). Les assurances IARD regroupent lesassurances de choses et de responsabilité (lesquelles constituent les assurances de dommages) et les assurances individuelles accident et les assurances desanté (lesquelles entrent dans la catégorie des assurances de personnes). L’assureur IARD, gérant ses primes par répartition, paie ainsi les sinistres del’année avec les primes de l’année.Les principales provisions sont, en assurance de dommages, la provision pour risques en cours (lorsqu’existe un décalage dans le temps entre le paiementde la prime et le règlement d’un éventuel sinistre) et la provision pour sinistres à payer (lorsqu’existe un décalage dans le temps entre la survenance dusinistre et le versement de la prestation).La gestion par capitalisationDans ce mode de gestion des cotisations, l’assureur capitalise les primes souvent sur un long terme, selon la technique des intérêts composés.Les assurances gérées en capitalisation sont les assurances vie.Les provisions mathématiques correspondent aux primes confiées par l’assuré en vue de se constituer une épargne et que l’assureur doit mettre en réservepour pouvoir lui restituer au terme du contrat.25/05/2012 Claire PELTIER 6
  7. 7. ASSURANCE : Notions de Bases IMA 2011 – Claire PELTIER5-Les différents types de réassuranceIl existe deux grands types de réassurance : La réassurance facultative: la réassurance est facultative lorsque la négociation se fait risque par risque en laissant une totale liberté de souscription au réassureur ainsiqu’à l’assureur.La réassurance obligatoire : la réassurance est obligatoire lorsque la négociation porte sur une branche d’assurance, l’assureur s’engageant à céder tous les risques relevantde cette branche et le réassureur s’engageant à les accepter.La réassurance peut être proportionnelle ou non-proportionnelle. Pour chacun de ces deux modes de réassurance, il existe différentes formes d’accords entre assureur etréassureur.La réassurance proportionnelleLa réassurance est proportionnelle lorsque la prise en charge du risque est partagée entre l’assureur et le réassureur. Dans ce cas, assureur et réassureur prennent unequote-part sur le montant des cotisations encaissées (primes) et le montant des indemnités versées (règlements de sinistres).• Le traité en quote-partDans ce type de traité de réassurance proportionnelle, l’assureur cède au réassureur un pourcentage des primes d’un portefeuille donné, et la même proportion dessinistres.Ce type de traité de réassurance est utilisé pour les nouveaux marchés, les sociétés jeunes, les risques spéciaux, ainsi que pour certains risques potentiellement trèslourds (comme les catastrophes naturelles).• Le traité en excédent de capitaux (ou excédent de pleins)Dans ce type de traité, le réassureur intervient seul pour les polices supérieures ou égales à un certain montant de garantie (appelé « ligne » ou « line » ou encore « plein deconservation »), tandis que l’assureur intervient seul, lui aussi, pour les contrats dont le montant de garantie est situé en-deçà de ce seuil.Ce système est appliqué pour les risques à capitaux déterminés (avec l’existence d’un plafond de garantie), tels que l’incendie ou l’individuelle accident.La réassurance non proportionnelleLa réassurance est non proportionnelle lorsque lassureur détermine le montant limite quil est prêt à assumer soit par rapport à sa charge de sinistres, soit par rapport à saperte, la part excédentaire étant prise en charge par le réassureur.• Excédent de sinistres ou XS (Excess-Loss ou XL)Dans ce cas, le réassureur n’intervient que pour les sinistres dépassant un certain seuil dit « seuil de rétention ». C’était ce type de contrat de réassurance qui liait l’AssureurA et le Réassureur B dans notre exemple ci-dessus.Le seuil d’intervention de l’assureur sur un sinistre s’appelle la priorité, tandis que la limite d’intervention du réassureur au-delà de ce seuil s’appelle la garantie.Ce système est appliqué pour les risques de RC (Responsabilité Civile) avec garanties illimitées ou pour les risques très importants.• Excédent de perte (Stop-Loss ou SL)Dans ce type de contrat de réassurance, le réassureur n’intervient que si le rapport « sinistres à prime de l’année » dépasse une certaine valeur. Autrement dit, dans ce cas,le réassureur n’intervient que si l’assureur est en perte.Ce système est appliqué pour les risques cycliques comme les intempéries ou les catastrophes naturelles.25/05/2012 Claire PELTIER 7
  8. 8. ASSURANCE : Notions de Bases IMA 2011 – Claire PELTIER6- Les métiers spécifiques à lassuranceOn peut distinguer diverses professions propres à cette activitéLagent général dassuranceest le représentant ou mandataire dune compagnie dassurances qui place ses contrats auprès de la clientèle. À ce titre il engage la responsabilité de la compagnie au regard des articles 1382 à 1384du code civil (droit commun de la responsabilité). Il exerce une profession libérale. Selon AGEA, syndicat professionnel, il y avait 12 876 agents généraux en France au 31 décembre 2008. Les agentsgénéraux dassurances ont un statut particulier dintermédiaire avec leur compagnie mandante, ils sont libéraux et chefs dentreprises, statut qui régit leurs relations avec les sociétés dassurance. Laplupart du temps un agent général dassurance pratique aussi le courtage auprès dautres compagnies et selon un pourcentage déterminé.Le courtier en assurancespossède le statut de commerçant et représente le client vis à vis des compagnies avec lesquelles il travaille. Il est chargé par des assurés de leur trouver les contrats les mieux adaptés et/ou aumeilleur coût auprès des compagnies dassurances (un assuré a donc le choix de passer directement par un agent ou indirectement par le biais dun courtier). Cependant les produits dun mêmeassureur proposés par les courtiers et les agents ne sont pas exactement les mêmes. Contrairement aux agents généraux dassurance, les courtiers sont indépendants des compagnies dassurance. Il ya environ 2 800 courtiers en France. Ce sont des commerçants inscrits au registre du commerce. La réglementation les oblige à souscrire une garantie financière pour couvrir les fonds qui leur sontconfiés. Ils doivent aussi être obligatoirement assurés en responsabilité civile professionnelle.Le comparateur de primes dassurance grâce au développement dinternet, a apporté une approche nouvelle dans la commercialisation de contrats dassurance. Linternaute peut mettre en concurrence en quelques clics diversescompagnies dassurances sur la mutuelle santé, lassurance automobile, lassurance habitation, lassurance emprunteur, le credit etc.... Ces sites internet gérés souvent par des courtiers dassurancedisposent également doffres et de propositions dassurances négociées auprès des compagnies. En France, le plus gros comparateur dassurance est dailleurs devenu le premier courtier dassurancede particuliers.Lactuaireétudie les risques statistiques pour établir les tarifications générales (primes dassurance).Les fonctions financières(gestion actifs-passifs, opérateurs de marché, trésorier, contrôleur de gestion) prennent une importance de plus en plus grande vu limportance des capitaux (réserves techniques) dont il fautoptimiser la gestion.Lexpert en sinistresétablit la réalité des dommages et les responsabilités, chiffre leur valeur et détermine les montants dindemnisation à verser. Certaines compagnies ont leurs propres experts, on les appelleinspecteur. Ils peuvent dans certains cas régler financièrement le sinistre en faisant un chèque sur place.En amont, certaines compagnies comportent des ingénieurs préventionnistes spécialisés ayant pour rôle de mesurer certains risques dans leur propre contexte, et de proposer desaméliorations au cas par cas.En marketing, le responsable daction commerciale pilote la conception de tous les types de campagnes de conquête ou de fidélisation. Les assureurs ont toujours été très agressifsen acquisition et sont de gros consommateurs de fichiers dadresses postales, dadresses email ou de téléphone. Récemment, ils se concentrent davantage sur la fidélisation.Les chefs de projets , en amont des actions commerciales, conduisent le développement déquipements ou de systèmes visant à réduire les coûts ou à développer le portefeuille (gestionélectronique des documents, évolution de la plateforme téléphonique et du canal internet, logiciels informatiques, création et gestion de bases de données).Les juristes sont chargés du suivi des contentieux, assurent la veille juridique (évolution de la réglementation, jurisprudence), et mettent à jour les documents contractuels (conditions générales,conditions particulières).Lemployé dassurance assure le contact de la clientèle et les opérations commerciales (front office). Il occupe alors le poste de conseiller clientèle. Si lemployé dassurance estchargé uniquement du traitement administratif (back office), il occupe un poste de gestionnaire-rédacteur . Lemployé dassurance est souvent polyvalent et réalise ces différents typesdopération. Certains sont spécialisés en rédacteurs de contrats, dautres sont des rédacteurs sinistres chargés uniquement du règlement des sinistres. 25/05/2012 Claire PELTIER 8
  9. 9. L’ ASSURANCE : Notions de Bases IMA 2011 – Claire PELTIER France (Principaux Groupes de sociétés dassurance en 2009) Réassurance ScorAssurances générales Paris RéAXA MutuellesAllianz GroupamaAviva MacifBNP Paribas Assurance MMACNP Assurances MAAFAssurances du Crédit mutuel MAIFGenerali Assurances GMFLa Mondiale Institutions de PrévoyanceNatixis AG2RPredica/Pacifica (groupe Crédit agricole) PRO BTPGroupe Swiss Life France Groupe Malakoff Médéric (issu de la fusion du Groupe Malakoff et de Médéric) Groupe Vauban Humanis25/05/2012 Claire PELTIER 9
  10. 10. ASSURANCE : Notions de Bases IMA 2011 – Claire PELTIER• 7-1Règlementation (cas français)• Lassurance est une profession très règlementée. Il sagit de préserver les intérêts des assurés. Les compagnies doivent répondre à de nombreuses contraintes, notamment en matière de marge de solvabilité.• Une instance indépendante, lACP (Autorité de Contrôle Prudentiel) née de la fusion entre lACAM (lAutorité de Contrôle des Assurances et des Mutuelles) et le Contrôle Bancaire, est chargée de contrôler les sociétés dassurance. Les entreprises pratiquant des opérations dassurance sont soumises, en fonction de leur statut juridique, aux dispositions du : – Code des assurances pour les sociétés dassurances – Code de la mutualité pour les mutuelles – Code de la sécurité sociale pour les institutions de prévoyance et de retraite• Une loi du 15 décembre 2005 oblige désormais les assureurs à prévenir la ou les personnes désignées au contrat dAssurance-vie, lorsquelles ont connaissance du décès du souscripteur.25/05/2012 Claire PELTIER 10
  11. 11. ASSURANCE : Notions de Bases IMA 2011 – Claire PELTIER 7-2 La directive Solvabilité II La proposition de directive Solvabilité II, publiée par la Commission Européenne en juillet 2007, a été votée par le Parlement Européen en avril 2009 et est en attente de promulgation. Elle introduit des modifications profondes par rapport aux règles prudentielles actuelles en matière d’assurance en mettant la gestion des risques au cœur du système. Cette réforme vise à responsabiliser les assureurs en leur donnant une liberté de choix accrue ainsi qu’à harmoniser les pratiques prudentielles en Europe.25/05/2012 Claire PELTIER 11
  12. 12. ASSURANCE : Notions de Bases IMA 2011 – Claire PELTIER Solvabilité II (Solvency II en anglais) est une réforme réglementaire européenne du monde de lassurance. Dans la lignée de Bâle II, son objectif est demieux adapter les fonds propres exigés des compagnies dassurances et de réassurance avec les risques que celles-ci encourent dans leuractivité. La directive Solvabilité II va redéfinir les marges de solvabilité des sociétés dassurances et de réassurance à lhorizon 2012.ContexteDans le mouvement de la redéfinition de la marge de solvabilité en fonction des risques pour lensemble des risques financiers, après labanque et la mise en place de la directive CRD (liée à laccord Bâle II), cest au tour de lAssurance de voir sa réglementation sadapter pourintégrer le risque. Après Solvabilité I qui prévoyait une marge de solvabilité déterminée en fonction de pourcentages sur les primes et lessinistres, la réglementation des assurances passe à des règles plus complexes intégrant le risque, soit par lapplication dune formule standard,soit par la prise en compte dun modèle interne. Notons que la crise des subprimes, loin davoir mis entre parenthèses cette réforme, aconvaincu la Commission Européenne de légiférer pour se prémunir des risques dits systémiques (défaillances en chaîne des acteurs -banques, assureurs... - du monde financier).Risques et fonds propres des sociétés d’assurance et de réassuranceChaque assureur et réassureur doit être à même de comprendre les risques inhérents à son activité afin de pouvoir allouer suffisamment decapital pour les couvrir.PrésentationSolvabilité II, repose sur 3 piliers ayant chacun un objectif :1) Le premier pilier a pour objectif de définir les normes quantitatives de calcul des provisions techniques et des fonds propres. Ces niveauxrèglementaires sont définis pour les fonds propres : MCR et SCR :( SCR = Solvency Capital Requierement,)le MCR représente le niveau minimum de fonds propres en dessous duquel lintervention de lautorité de contrôle sera automatique ;le SCR représente le capital cible nécessaire pour absorber le choc provoqué par un risque majeur (par exemple : un sinistre exceptionnel, unchoc sur les actifs...).2) Le deuxième pilier a pour objectif de fixer des normes qualitatives de suivi des risques en interne aux sociétés et comment lautorité decontrôle doit exercer ses pouvoirs de surveillance dans ce contexte. Lidentification des sociétés "les plus risquées" est un objectif et lesautorités de contrôle auront en leur pouvoir la possibilité de réclamer à ces sociétés de détenir un capital plus élevé que le montant suggérépar le calcul du SCR (capital add-on)et/ou de réduire leur exposition aux risques.3) Le troisième pilier a pour objectif de définir lensemble des informations détaillées auquel le public aura accès, dune part, et auquel lesautorités de contrôle pourront avoir accès pour exercer leur pouvoir de surveillance, dautre part.25/05/2012 Claire PELTIER 12
  13. 13. ASSURANCE : Notions de Bases IMA 2011 – Claire PELTIER25/05/2012 Claire PELTIER 13
  14. 14. ASSURANCE : Notions de Bases NEXIALOG L’ ASSURANCE : Notions de Bases NEXIALOG25/05/2012 Claire PELTIER 14
  15. 15. ASSURANCE : Notions de Bases IMA 2011 – Claire PELTIER• Le Best Etimate = « La meilleure estimation » doit correspondre à la moyenne pondérée des probabilités cash-flows futurs en tenant compte de la valeur temporelle de largent.BSCR = Capital requis de baseSCRop = Exigence de fonds propres pour le risque opérationnel (Le risque opérationnel est le risque deperte découlant de processus internes humains ou informatique inadéquats ou défaillants oudévénements extérieurs. Le risque opérationnel devrait inclure les risques juridiques, et exclure lesrisques découlant des décisions stratégiques, ainsi que les risques de réputation.Adj = ajustement lié aux variations d’impôtsSCRmkt = Exigence de fonds propres pour le risque de marchéSCRdef = Exigence de fonds propres pour le risque de contrepartieSCRlife = Exigence de fonds propres pour la branche vieSCRnl = Exigence de fonds propres pour la branche non vieSCRhealth = Exigence de fonds propres pour la branche santéSCRintangibles = Exigence de fonds propres pour le risque des actifs incorporels25/05/2012 Claire PELTIER 15
  16. 16. ASSURANCE : Notions de Bases IMA 2011 – Claire PELTIERLife mortality : Augmentation (permanente) de 10 % des taux de mortalité pour chaque âgeLife longevity : Diminution (permanente) de 25 % des taux de mortalité pour chaque âgeLife disability : Augmentation de 35 % des taux d’invalidité l’année suivante et augmentation (permanente) de 25 % des taux d’invalidité à chaqueâge dans les années suivanteslife expenses : Augmentation de 10 % des dépenses futures par rapport aux anticipations du best estimate et augmentation de 1 % par an du tauxd’inflation des dépenses par rapport aux anticipationslife revision : Augmentation de 3 % du montant annuel à payer pour les rentes exposées au risque de révision. L’impact doit être évalué en tenantcompte de la période de liquidation résiduellelife catastrophe : combinaison des événements catastrophique suivants survenant simultanément : une augmentation en valeur absolue de 1,5pour mille du taux de souscripteurs décédant dans l’année suivante et une augmentation en valeur absolue de 1,5 pour mille du taux desouscripteurs touchés par la maladie au cours de l’année suivante. Le cas échéant, les entreprises doivent supposer qu’un tiers de ces souscripteursseront malades pendant 6 mois, un tiers pendant 12 mois et un tiers pendant 24 mois à compter dès qu’ils tombent malades.life lapse : = max (Lapse up, Lapse down, Lapse mass)• Lapse up : Baisse de 50 % des taux de rachat supposés dans les années futures pour les polices pour lesquelles le coût de rachat attendu estnégatif.• Lapse down : Augmentation de 50 % des taux de rachat supposés dans toutes les années futures pour les polices dont le coût de rachatattendue est positive.• Lapse mass : Somme sur tous les contrats de 30% Max(Coût Rachat,0) avec Coût de rachat = Capital Dû – Best Estimate25/05/2012 Claire PELTIER 16
  17. 17. ASSURANCE : Notions de Bases IMA 2011 – Claire PELTIERMktint = Chargement en capital au titre du risque de taux d’intérêtUn risque de taux d’intérêt existe pour tous les actifs et passifs dont la valeur d’actif nette est sensible aux variations de la structure par terme des taux d’intérêt ou à la volatilité des taux. Lesactifs et passifs sensibles aux variations des taux d’intérêt sont les investissements en instruments à taux fixe, les passifs d’assurance ainsi que les instruments financiers et les dérivés de tauxd’intérêt. Les flux de passifs futurs seront sensibles à une modification du taux d’actualisation de ces flux. On étudie la variation de l ’actif net en choisissant deux scénario de déformation de lacourbe des tauxMktintUp = Chargement en capital au titre du risque de taux d’intérêt après un choc haussier + 55% sur toute la courbeMktintDown = Chargement en capital au titre du risque de taux d’intérêt après un choc baissier –40% sur toute la courbeMkteq = Chargement en capital au titre du risque sur actionsLa détermination du chargement en capital au titre du risque sur actions fait appel à un indice " Global ", qui regroupe les actions cotées dans les pays de lEEE et de lOCDE, et à un indice "Autres ", qui comprend les actions exclusivement cotées sur les marchés émergents, les actions non cotées, les fonds spéculatifs et les autres investissements alternatifs.Le calcul s’effectue en deux étapes :Dans une première étape, pour chaque indice i, un chargement en capital est déterminé comme le résultat d’un scénario de choc prédéfini pour cet indiceDans la deuxième étape, le chargement en capital au titre du risque sur actions est obtenu en combinant les chargements en capital pour les différents indices au moyen d’un tableau decorrélation .Mktprop = Chargement en capital au titre du risque sur actifs immobiliersLe risque sur actifs immobiliers résulte du niveau ou de la volatilité des prix de marché de l’immobilier. Le choc sur ce risque est une baisse de 20% de tous les indices immobiliers.Mktsp = Chargement en capital au titre du risque de spreadLe risque de spread est la partie du risque inhérent aux instruments financiers qui résulte de la volatilité des spreads de crédit par rapport à la structure par terme des taux sans risque. Les actifsaffectés aux polices dont les souscripteurs assument le risque d’investissement doivent être exclus de ce module de risque. On distingue le chargement en capital au titre du risque de spread desobligations, le chargement en capital au titre du risque de spread des produits de crédit structurés et le chargement en capital au titre des dérivés de crédit.Mktconc = Chargement en capital au titre de la concentration des risquesla définition des concentrations de risques de marché est limitée au risque relatif à l’accumulation d’expositions avec une même contrepartie. Elle ne comprend pas les autres types deconcentration (géographie, secteur d’activité, etc.). L’étude des expositions des actifs aux risques doivent être regroupées par contrepartie.Mktfx = Chargement en capital au titre du risque monétaireLe risque monétaire résulte du niveau ou de la volatilité des taux de change. (20%)Mktip = Chargement en capital au titre du risque d’iliquidité25/05/2012 Claire PELTIER 17
  18. 18. ASSURANCE : Notions de Bases IMA 2011 – Claire PELTIER Health SLT Exigence de fonds propres le pour risque de souscription santé Similaire aux techniques d’assurance vie. Health Non SLT Exigence de capital pour le risque de souscription santé non Similaire aux techniques d’assurance vie. Health CAT Exigence de capital pour risque de catastrophe sanitaire25/05/2012 Claire PELTIER 18
  19. 19. L’ ASSURANCE : Notions de Bases IMA 2011 – Claire PELTIER• Sites internethttps://eiopa.europa.eu/http://fr.wikipedia.org/wiki/Assurancehttp://www.solvabilite2.com/index.do• Références LivresPETAUTON P. (2004). Théorie et pratique de l’assurance-vie, Edition DunodPETAUTON P. (2003). Théorie et pratique de l’assurance domages, Edition DunodDELWARDE A. et DENUIT M. (2006). Construction de tables de mortalité périodiques etprospectives, EconomicaCHARPENTIER A. et DENUIT M. (2004). Mathématiques de l’assurance non-vie, tome2: provisionnement ettarification, EconomicaDENUIT M. et CHARPENTIER A. (2004). Mathématiques de l’assurance non-vie, tome1: principes fondamentauxde théorie du risque, EconomicaTOSSETI A. et al (2011). Assurance : Comptabilité-Règlementation-Actuariat, Economica.25/05/2012 Claire PELTIER 19

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