HISTOIRE DES ARTS SÉQUENCE 7
AIMÉ CÉSAIRE ET WILFREDO LAM,
UN DIALOGUE FÉCOND
Picasso, Lam et les “arts premiers”
Pablo Picasso, 3 études pour
Les Demoiselles d’Avignon (1906
1907).
Sculpture bidjogo
...
“Nous nous sommes trouvés”
Non, ma peinture ne serait
pas l’équivalent d’une
musique pseudo-cubaine pour
dancings, jamais. Pas de
chachacha ! Je voul...
et voici au bout de ce petit matin ma
prière virile
que je n’entende ni les rires ni les cris,
les yeux fixés
sur cette vi...
Wifredo Lam, Lumière de la forêt, 1942.
Gouache sur papier marouflé sur toile, 192 × 123,5. Centre Pompidou, Paris.
Wifredo Lam, Le bruit, 1943.
Huile sur papier marouflé sur toile, 105 × 84. Centre Pompidou, Paris.
Wifredo Lam, La Réunion, 1942.
Tempera sur papier marouflé sur toile, 180 × 120. Collection privée.
Wifredo Lam, La Jungle, 1942-1943.
Huile sur papier, 239,4 × 229,9. MOMA, New York.
Wifredo Lam à propos de La Jungle :
« Quand je la peignais, les portes et les fenêtres de mon atelier étaient ouvertes.
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HDA Cesaire Lam

  1. 1. HISTOIRE DES ARTS SÉQUENCE 7 AIMÉ CÉSAIRE ET WILFREDO LAM, UN DIALOGUE FÉCOND
  2. 2. Picasso, Lam et les “arts premiers” Pablo Picasso, 3 études pour Les Demoiselles d’Avignon (1906 1907). Sculpture bidjogo (Afrique subsaharienne), Figure Orebok XVIIIe-début XIXe, Quai Branly. Wifredo Lam, Madame Lumumba, 1938, Gouache sur papier, 64.5 x 49.5 cm.
  3. 3. “Nous nous sommes trouvés”
  4. 4. Non, ma peinture ne serait pas l’équivalent d’une musique pseudo-cubaine pour dancings, jamais. Pas de chachacha ! Je voulais de toutes mes forces peindre le drame de mon pays, mais en exprimant à fond l’esprit nègre, la beauté de la plastique des Noirs. Ainsi, je serais comme un cheval de Troie d’où sortiraient des figures hallucinantes, capable de surprendre, de troubler les rêves des exploiteurs. Entretien avec Lam, Propos rapportés par Max-Pol Fouchet, 1976 ma négritude n’est pas une pierre, sa surdité ruée contre la clameur du jour ma négritude n’est pas une taie d’eau morte sur l’œil mort de la terre ma négritude n’est ni une tour ni une cathédrale elle plonge dans la chair rouge du sol elle plonge dans la chair ardente du ciel elle troue l’accablement opaque de sa droite patience. Cahier d’un retour au pays natal, p.46-47
  5. 5. et voici au bout de ce petit matin ma prière virile que je n’entende ni les rires ni les cris, les yeux fixés sur cette ville que je prophétise, belle, donnez-moi la foi sauvage du sorcier donnez à mes mains puissance de modeler donnez à mon âme la trempe de l’épée je ne me dérobe point. Faites de ma tête une tête de proue et de moi-même, mon cœur, ne faites ni un père, ni un frère, ni un fils, mais le père, mais le frère, mais le fils, ni un mari, mais l’amant de cet unique peuple. Cahier d’un retour au pays natal, p.49.
  6. 6. Wifredo Lam, Lumière de la forêt, 1942. Gouache sur papier marouflé sur toile, 192 × 123,5. Centre Pompidou, Paris.
  7. 7. Wifredo Lam, Le bruit, 1943. Huile sur papier marouflé sur toile, 105 × 84. Centre Pompidou, Paris.
  8. 8. Wifredo Lam, La Réunion, 1942. Tempera sur papier marouflé sur toile, 180 × 120. Collection privée.
  9. 9. Wifredo Lam, La Jungle, 1942-1943. Huile sur papier, 239,4 × 229,9. MOMA, New York.
  10. 10. Wifredo Lam à propos de La Jungle : « Quand je la peignais, les portes et les fenêtres de mon atelier étaient ouvertes. Les passants pouvaient la voir. Ils s'écriaient : Ne regardons pas, c'est le Diable ! Ils avaient raison. Un de mes amis y découvre justement un esprit proche de certaines figurations infernales du Moyen âge. De toute façon, le titre ne correspond pas à la réalité naturelle de Cuba, où l'on ne trouve pas de jungle, mais le basque, le monte, la manigua — le bois, la montagne, la campagne —, et le fond du tableau est une plantation de cannes à sucre. Ma peinture devait communiquer un état psychique. » « Je crois que dès mon enfance j'avais en moi ce qui me conduisait à ce tableau. Le douanier Rousseau, tu le sais, a peint la forêt vierge, la jungle, dans Le rêve, le Lion ayant faim, Les singes, etc., avec des fleurs géantes, des serpents. C'était un peintre formidable ! Mais il n'appartient pas à ma chaîne naturelle. Il ne condamne pas, lui, ce qui se passe dans la jungle. Moi, oui. Regarde mes monstres, les gestes qu'ils font. Celui de droite offre sa croupe, obscène comme une grande prostituée. Regarde aussi les ciseaux qu'on brandit. Mon idée, c'était de représenter l'esprit des Noirs dans la situation où ils se trouvaient. J'ai montré, par la poésie, la réalité de l'acceptation et de la protestation.» Propos rapportés par Max-Pol Fouchet, 1976.

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