Le magazine des années étudiantes
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Campus Culture Hiver 09
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Campus Culture Hiver 09

  1. 1. Le magazine des années étudiantes Hiver www.planetecampus.com Livre : Justine Lévy Mode: comment Avoir cHAud pendAnt L’Hiver Musique : ArcHive Le PeuPLe de cArmen mAriA vegA L’Herbe fAit JeAn-micHeL JArre “tiLt” Cinéma: le nouveau film ChoC de miChael moore campus culture - hiver /
  2. 2. soMMaire cineMa p.04 ediTo tetro le nouveau filme de copopola levez le nez de votre pile de bouquins et regardez à l’horizon : les fêtes Musique p.08 approchent ! « l’effet Noël » se fait sentir dans l’actu culturelle car la le peuple de l’herbe famille y est à l’honneur : Justine lévy écrit Mauvaise fille, ouvrage sélectionné pour le Goncourt cette année, qui évoque ses relations Musique p.18 avec sa mère, la grossesse et la mort du grand réalisateur Francis Ford Jean michel Jarre coppola sort tetro, film narrant les déchirements d’une famille dans une esthétique en noir et blanc propre à la mélancolie. mais parce qu’après Mode p.22 Noël, commence à poindre le Nouvel an et que de la sphère familiale, avoir chaud l’hiver on bascule à la sphère amicale, campus culture met à l’honneur deux Livre p.24 groupes de musique pour faire la fête entre amis: le peuple de l’herbe et l’actualité littéraire de cet hiver archive. alors passez de bonnes fêtes et n’oubliez pas de bosser un peu quand même. (Oui, c’est mon petit côté père Fouettard !) Manga p.28 Découverte des nouveautés 56 rue gabriel péri - 92120 Montrouge Jeux eT horoscope p.30 Tél. 01 55 58 13 40 - Fax. 01 55 58 13 49 redaction@campusmag.fr directrice de la publication Johanna Naon editeur délégué Guillaume courchay secrétariat lydia Faribault l.faribault@campusmag.fr rédaction : ont participé à ce numéro: alexandre Dubois, céline escouteloup, mélissa idbazzi, Jonathan Guez, antoine Ginekis, Jonathan pretro, laurent simon, Diane leprince, marion Odot, Yass ajang publicité publicite@campusmag.fr pôle culture : Guillaume courchay g.courchay@campusmag.fr pôle orientation : patrick assouline p.assouline@campusmag.fr pôle grande consommation : amouyal Julia ; j.amouyal@campusmag.fr, Defrance laurent; l.defrance@campusmag.fr Maquette scOB maket@campusmag.fr impression partenaire Graphique couverture © Gilles GarriGOs Dépôt légal à parution. toute reprodution d’articles, d’annonces, publicités est formellement interdite et engage les contrevenants à des poursuites judiciaires. la rédaction décline toute responsabilité du campusmag est édité par 2NK meDias, contenu rédactionnel des magazines campus s.a.r.l au capital de 90 000 euros. culture, campus mag et campus lycée Gérante : Johanna Naon / campus culture - hiver issN 1267-7876.
  3. 3. cinémA dvd jonathan guez cinémA dvd GAMINES Après le décevant L’homme sans âge, francis ford coppola revient le jeune bennie (alden ehrenreich) vient rendre visite à son frère, Tetro (vincent Gallo) à buenos aires. voulant résolument compren- 16 deceMbre en force avec son dernier film, tetro. présenté au dernier festival de dre pourquoi ce dernier a coupé tout lien avec sa famille depuis dix Réalisé paR eléonoRe fau- cannes à la Quinzaine des réalisateurs, le film revient sur un thème ans, bennie finit par tomber par hasard sur le dernier roman auto- cheR avec aMiRa casaR, sylvie testuD, jean-pieRRe MaRtins cher au réalisateur, le déchirement familial. biographique inachevé de Tetro. il va rouvrir des blessures et faire remonter à la surface des secrets de famille jusqu’ici bien enfouis. long-MétRage fRançais. genRe : coMéDie DRaMatique adaptation réussie du roman éponyme et Une plastique irréprochable non autobiographique de sylvie testud, Gamines raconte l’histoi- avec son noir et blanc magnifiquement contrasté rappelant les films re de sybille, petite fille pleine de vie. issue d’une famille italien- noirs des années soixante, le film révèle une histoire poignante entre ne, elle est la seule blonde des sœurs et est appelée « l’artiste » deux frères qui se déchirent autant qu’ils s’aiment. l’aspect contrasté par son parrain. ce dernier lui sert d’ailleurs de référent, voire TeTro le dernier bijoU de l’image suscite à la fois le côté tourmenté de Tetro que la candeur de père.les parents de sybille ont divorcé très tôt, et les enfants du personnage de bennie. Une scène évoque particulièrement le n’ont jamais connu leur père. lorsqu’un jour, en fouillant dans déchirement des deux frères. après s’être disputé avec Tetro, bennie l’armoire de sa mère, sybille trouve une photo de lui, une quête erre en plein milieu d’une avenue, ébloui par des phares. manquant nouvelle commence... à chaque seconde de mourir, son frère vient le rejoindre dans cette emouvant, ce film nous plonge dans un univers d’enfants, au sein d’une famille monoparentale dans les années 70, puis dans celui Un film d’excepTion, ivresse des nuits chaudes de buenos aires. malgré le manque de cou- leur, le film rend compte de la frénésie de buenos aires comme sa musicalité et ses petits théâtres ; d’ailleurs, par moments, la mise en d’une adulte cherchant toujours les traces de son père. l’absen- ce de l’homme de la maison pèse lourd venanT dU réalisaTeUr dU parrain scène de coppola fait écho avec les différentes pièces qui se jouent dans le film - notamment la scène de l’accident de scooter, avec les réverbères éclairant bennie et Tetro de la même manière que ce der- THE nier éclaire les comédiens avec la poursuite, durant les différentes représentations de la pièce de théâtre . PROPOSITION 16 déceMbre Un casting époustouflant Réalisé paR john hillcoat vincent Gallo est saisissant dans le rôle de cet écrivain torturé, ca- avec guy peaRce, eMily chant les lourds secrets d’une famille déchirée. le reste du casting Watson, Ray Winstone n’est pas pour autant laissé de côté. le jeune alden ehrenreich se voit long-MétRage bRitannique, propulsé sur le devant de la scène pour son premier rôle au cinéma, austRalien. genRe : WesteRn et nous rappelle un leonardo di caprio en début de carrière. on ne Dans l’arrière-pays australien, fin du 19ème siècle. le capitai- peut lui souhaiter plus belle comparaison. le casting féminin a aussi ne stanley, qui tente de « civiliser » le pays, est à la recherche la part belle entre maribel verdu (la Zona, le labyrinthe de pan), de son ennemi juré : le chef du gang « Burns ». aussi, lorsqu’il femme tiraillée entre son amour pour Tetro et son amitié pour ben- tombe sur son petit frère, il lui propose un marché : aller tuer nie, et carmen maura jouant une critique de théâtre influente qui a son frère en échange de son pardon. il a neuf jours pour s’exécu- été le mentor de Tetro. même si le film n’a rien à voir avec l’univers ter. Grâce à ses décors atypiques et son univers rarement filmé, de la mafia, on ne peut s’empêcher de trouver en la présence du père, the proposition surprend à plus d’un titre. Belle musique (signée un être tyrannique voulant tout contrôler et à qui l’on ne peut rien Nick cave, tout comme le scénario), très bons acteurs, image à refuser, une ressemblance avec don vito corleone. d’ailleurs, même couper le souffle... seule la lenteur du film pourrait en lasser si on ne le voit que pendant les souvenirs de Tetro, sa présence est certains. a part cela, ce film restera dans les mémoires comme palpable dans tout le film à travers la mise en scène, les question- un bon western à l’ancienne ! nements de bennie sur son enfance, les non-dits de Tetro et la pièce de théâtre. en nous livrant cette œuvre personnelle, francis ford coppola réalise son premier scénario, trente cinq ans après celui de MENSCH conversation secrète. 9 déceMbre portrait de vincent Gallo Réalisé paR steve suissa - avec nicolas cazalé, saRa dans le dernier film de francis ford coppola, vincent Gallo est en- MaRtins, anthony Delon voûtant et explose dans le rôle de Tetro, un écrivain névrosé fuyant long-MétRage fRançais. son passé. le réalisateur dira de son acteur, « je l’ai trouvé incroyable- genRe : policieR, coMéDie ment changeant : soit séduisant, soit intrigant et animé de l’intérieur DRaMatique ». né en 1961 à buffalo, il a tourné avec quelques grosses pointu- sam, 35 ans, est un casseur pas comme les autres. alors qu’il avait de Francis Ford Coppola res du cinéma comme emir Kusturica, qui l’a révélé dans arizona tout pour mener une belle vie bien rangée, il est constamment at- avec Vincent Gallo, Alden dream, (où il se permet une imitation de de niro avec son célèbre tiré par l’argent facile et le vice des braquages. il n’a jamais pu re- Ehrenreich, Mirabel Verdu, « You’re talking to me ? »), abel ferrara (nos funérailles) et claire joindre l’entreprise familiale et n’arrive pas à s’entendre avec ses © Yvon Marciano Carmen Maura… denis (Trouble every day). il passe également deux fois derrière la frères et soeurs... seul un lourd secret familial pourra l’éclairer, et caméra avec buffalo’66 (1999) et brown bunny (2004) qui vont lui l’aider à enfin devenir un « mensch », un homme bien. retour de SortiE nAtionAlE valoir un joli succès auprès de la critique. malgré son talent, il tourne steeve suissa derrière la caméra, qui nous livre un film à la James lE 23 déCEMbrE 2009 peu et préfère rester à l’écart de la folie Hollywoodienne pour tra- Gray. Nicolas cazalé est formidable en premier rôle, et l’ambiance vailler sur d’autres passions comme la musique et la peinture. du film nous prend aux tripes jusqu’au dénouement final. / campus culture - hiver campus culture - hiver /
  4. 4. cinémA dvd DéboRah julhès lA lOI dE MuRPHy dVd De chRistophe caMpos avec pio MaRMai, DoMinique pinon, oMaR sy, fanny valette … une comédie déjantée sympathique mais sans être extraordi- naire. le film met en image cette loi selon laquelle une tartine tombe toujours du mauvais côté. elias, brancardier, est à quel- ques heures de finir sa conditionnelle, quand son ex-compagnon de cellule arrive comme patient à son hôpital et lui demande de l’aide pour retrouver des diamants volés. a cela s’ajoute une multitude de problèmes qui vont faire effet boule de neige et ris- quer de mettre en péril la fin de sa conditionnelle. cette comédie est un brin déjantée, tant sur le point scénaris- WHAtever tique que sur la réalisation - split screen en veux-tu en voilà -, Works, fait que l’on a un peu de mal à adhérer à l’histoire. mais grâce aux acteurs comme pio marmai (le premier jour du reste de ta Woody allen sorite le 12 novembre vie) et Omar sy (tellement proches) on finit par être séduit par Woody allen est un grand le côté décalé. le réalisateur, christophe campos, signe ici son optimiste et il le prouve une premier long métrage et nous donne l’impression d’avoir voulu nouvelle fois avec cette fable mettre toutes ses inspirations dans un même film, ce qui donne faisant la part belle à l’amour. un aspect un peu fouillis.un film divertissant et décalé comme il Boris Yelnikoff est un génie s’en fait peu en France. de la physique doté surtout d’un caractère invivable pour beaucoup. acariâtre, misanthrope, bourru, il MICMAC à TIRE-lARIGOT va pourtant rencontrer la jolie melody qui ne sait où De jean pieRRe jeunet avec Dany boon, dormir. cette jeune fille de anDRé DussollieR, jean- pieRRe MaRielle, la campagne, à la joie de DoMinique pinon vivre débordante, s’installe un joli film où l’on découvre l’univers merveilleux de Jean pierre rapidement. s’ensuit une Jeunet. Bazil voit sa petite vie chamboulée quand, par accident, relation aussi inconcevable que drôle entre deux personnages il se prend une balle dans la tête. Ne pouvant pas la retirer, il aux exacts opposés. puis risque à tout moment de mourir. a peinesortit de l’hôpital, qu’il l’histoire s’emballe. amis, perd son emploi et son logement. il finit par vivre au jour le jour famille viennent s’immiscer en faisant la manche dans le métro et devant les bistros. il ren- dans le quotidien de ce couple contre un petit groupe de laissés pour compte de la société qui vit impromptu avec un point avec leurs particularités, et de récupération d’objets. avec sa fine commun: la recherche de l’âme équipe, Bazil va mener à bien sa vengeance contre le directeur soeur. Woody allen s’amuse des dif de la compagnie d’armements à qui appartient la balle restée dans sa tête. On découvre des personnages aussi intéressants les uns que les autres. un film amusant, qui évoque par moments l’époque du cinéma muet avec sa musique entraînante et ses séquences sans dialogue .même si le scénario est par moments tiré un peu par les cheveux, on adhère à ce film, 100 % jeunet. AwAy wE GO De saM MenDes avec john KRasinsKi, Maya merki RuDolph, Maggie gyllenhaal textes de : elie semoun mise en scène de : roger une bouffée d’air frais, pleine d’humour. louret Burt et verona, trentenaires, vont bientôt avoir un bébé alors sixième spectacle d’elie qu’ils ont emménagé dans une petite ville des etats-unis pour semoun, dans lequel il être proches des parents de Burt. c’est à ce moment-là que ces reprend évidemment ses derniers décident de partir pour la Belgique. plus rien ne les rat- grandes figures issues tachant, Burt et verona décident eux aussi de déménager pour principalement des petites trouver l’endroit où fonder leur foyer, pourquoi pas près de leurs annonces, ainsi qu’un panel impressionnant de amis. mais où vivre quand on peut s‘installer partout ? phoenix, personnages drôles et madison, montréal ? pathétiques. seul en scène, il le film trace avec humour le problème, devenu commun à beau- s’en sort très bien et nous fait coup : l’éloignement des gens que l’on aime. Dans notre monde vivre son univers décalé avec où tout est censé devenir possible, comment trouver l’endroit passion. un régal. idéal où vivre pour être proche de sa famille et de ses amis. / campus culture - hiver campus culture - hiver /
  5. 5. musiQue antoine gineKis musiQue Le peupLe de L’Her- formé depuis plus de dix ans, le peuple de l’Herbe reste inclassa- ble. virevoltant entre un son électro et hip-hop, ces Lyonnais ont tou- jours autant de choses à dire. pour la sortie de leur dernier album be tilt, le 16 novembre, le trompettiste n’Zeng revient sur leurs débuts, leurs cultures et leurs aspirations. sans langue de bois, le peuple de l’Herbe se livre au naturel. Au nAtureL n’Zeng, tu n’étais pas présent au départ du groupe, comment as-tu de l’ordre de la vie privée. après, notre point de vue reste toujours intégré le Peuple de l’herbe ? le même. nous travaillions dans le même local de répétition. a l’époque, ils faisaient des soirées de mix dans un bar lyonnais. ils m’ont invité mais, à l’époque, ce n’était que de la provoc ? un coup et voyant que ça se passait bien, que c’était assez original, il y avait bien sûr un côté provoc mais aussi une position qu’on tenait on a commencé à collaborer. puis, pour produire en live, ils se sont à affirmer. de toute façon, baser notre délire juste sur cette idée pour sentis un peu à l’étroit à ne faire que des machines donc ils m’ont nos cinq albums, ça aurait été vraiment moyen (rires). dans le peu- proposé, ainsi qu’au batteur, d’intégrer le groupe, pour voir ce que ple de l’Herbe, il y a «peuple» aussi. donc on peut parler du peuple ça donnerait. aussi, c’est sûrement plus intéressant... Tu as apporté un côté plus musical à dj Pee et à dj Stani, les deux Pourquoi avoir choisi «tilt» comme titre de l’album ? fondateurs du groupe... l’album précédent était vraiment un concept avec un ton un peu oui, c’est un peu ça. eux ont le côté machine avec beaucoup de bi- plus grave. là, c’est un message peut-être plus simple. ce n’est plus douillages, des samples..., moi j’ai apporté un petit truc plus musical possible de laisser faire sans réagir. «Tilt», c’est un appel. on se bouge et surprenant aussi car à l’époque, la trompette sur de l’électro c’était et on va se battre, tout en gardant le sourire. il y a aussi un côté ‘faire assez rare (rires). eux par contre, apportent une autre approche la fête’, faire «tilter» les gens quoi (rires). qu’on n’a pas forcément en tant que musicien. Tout ça fait une com- position plutôt intéressante. vous sentez-vous un rôle de porte-parole de la jeunesse par rapport au monde d’aujourd’hui ? Comment un trompettiste, un batteur, un bassiste et deux dj’s arri- porte-parole, non. normalement, il y a des gens dont c’est le métier. vent-ils à trouver un style commun ? ce sont les politiques, mais bon, a priori ils ne le font pas... ce serait je crois que le fait que l’on touche tous aux machines a été le point démagogique de dire qu’on est porte-parole. simplement, on fait des commun qu’on avait. a l’époque, on mixait tous. comme ce n’était constatations. ce qu’on dit nous, c’est que la jeunesse est fortement pas le solfège, le mix fut une sorte d’endroit où on pouvait se retrou- décalée par rapport aux équipes dirigeantes de ce pays. il y a un vrai ver tous, un peu notre langage commun. ce qui nous a unis aussi, manque de confiance, la jeunesse est oubliée. on se situe plus dans la c’est notre discographie très large. on est tous très exhaustifs dans nos position du commentateur. on se dit aussi qu’on peut un peu éveiller goûts et nos univers musicaux. on écoute beaucoup de choses diffé- les consciences. rentes. naturellement, on s’est orienté vers un panorama musical as- sez large. ça a donné des choses pas forcément calculées mais au final, on se souvient de votre tribune publiée en 2006 dans l’humanité on a trouvé notre son, notre façon de faire des morceaux. je pense que qui défendait le droit au téléchargement de la musique, quel est ton c’est cet assemblage un peu inédit qui nous définit le mieux. point de vue aujourd’hui ? c’est encore histoire de faire du populisme. pour nous, internet est on s’acharne à vous coller une étiquette mais aucune ne convient un grand espace de liberté et d’échange. c’est un droit que chaque vraiment au Peuple de l’herbe. inclassable, ça te va comme style ? citoyen peut utiliser. bien sûr, on a perdu des ventes, mais en même bien sûr. je ne pense pas que le peuple de l’Herbe appartienne vrai- temps, on a gagné en notoriété. c’est très hypocrite de taper sur les ment à un mouvement particulier. on a une façon de fonctionner consommateurs lorsque les opérateurs proposent des abonnements plutôt électro mais sans être dancefloor. ça nous arrange plutôt d’être haut-débit. Une connexion de 20 mega, ce n’est pas pour envoyer des sans étiquette parce que ça nous évite d’être affiliés à un mouvement, mails. le petit bémol, c’est que ce sont surtout les petits artistes et les et à une mode qui, de fait, est amenée à disparaître... labels moins importants qui galèrent le plus, face à internet. vous avez fait pas mal de bruit autour de votre nom, de la pochette © Gilles Garrigos de Cd avec un chien tenant une feuille de cannabis, est-ce un mes- sage à faire passer ? aujourd’hui, il y a pas mal de choses qui ont pris le pas sur le débat de la dépénalisation. on essaye de s’attacher à des choses d’ordre beau- tiLt coup plus social, et politique. la consommation de cannabis reste discograph / campus culture - hiver campus culture - hiver /
  6. 6. musiQue celine escouteloup c’est ce que propose peter silberman pour son premier album avec the Antlers, quelque part où l’étrangeté des émotions se tra- duit mieux par des sons électro-pop que par des mots. une livraison franche et sans pudeur d’affects : on parcourt le voyage en quelques chansons, avec lui. tHe AntLers : opérAtion à coeur le prologue ouvre l’album Hospice et donne quelques éléments pour soi-même. Après c’est autre chose et en concert, mes chansons d’entrée dans l’univers, levant à moitié le voile pour un mystère deviennent celles du public, ce qui facilite le travail pour moi dans ma poétique intact. l’idée ? Une liaison dangereuse entre le malade qui relation à cette musique. » se consume et son proche qui se détruit à son contact. concept cau- chemardesque pour musique rêveuse... Bear est un rattachement à la vie. Une harpe radieuse, des charades, du champagne dans le chelsea, un nounours dans le ventre, comme « L’histoire se passe dans un hôpital. Les chansons en dégagent l’état une peluche, un étouffement, l’enfance ou le cancer, cette chanson mental et psychique, l’état émotif. L’hôpital est un lieu étrange et cherche la liaison perdue à la vie, comme un espoir impossible, un conduire quelqu’un dans la mort joli souvenir ou une nécessité. mais en veillant à son bien-être ne va pas de soi. Cette étrangeté est « La musique est indissociable des devenue ma structure de travail, paroles. Je me suis rendu compte et ça me touchait de façon très per- à quel point toute cette musique sonnelle pour l’avoir vécu... » sonnait comme un rêve, j’appelle- rais ça un cauchemar pop, irréel, « Je parle de manipulation émotive sombre et léger aussi. C’est toujours et abusive. Je connais beaucoup de d’une jolie brillance, même noire et gens qui ont eu affaire à ce genre de ça sonne comme le paradis. Mais situation et se rendaient compte à les rêves sont déstabilisants autant quel point cela peut affecter toute que beaux parfois. Comme la vie, une vie et toutes les relations avec quand on la ressent étrangère à soi- les autres. Comment cela se vit, même, comme irréelle. » comment on en sort aussi, si l’on en sort. D’une certaine façon c’est Two compte à deux mais annonce un album de rupture, non pas de que le duo n’est plus possible et la perte de quelqu’un, mais d’une que la personne malade ne peut relation saine et équilibrée, d’une être sauvée. ‘enough is enough’, © DR harmonie. » c’en est assez, de la vie ? d’atten- dre sans avoir le verdict définitif ? Sylvia chante : “I imagine somehow you’re going to hear me. Let me atmosphère brumeuse et chaude, pour nous conter ce qui ressem- do my job, take the temperature »… l’aimant espère être entendu ble à un cauchemar, à un traumatisme, à un délire ou à la réalité : un d’une quelconque manière par la malade, même enfoui dans toute viol dans lequel des cheveux sont arrachés, un corps mis dans une cette incertitude et la musique est peut-être une façon d’accéder à machine, un papa traité de ‘trou du cul’ et l’on n’en saura jamais une autre dimension d’entente que par les simples mots, la pensée, plus, émerveillés par les notes délicates de la berceuse...’L’idée c’est de le verbe habituel. mais la relation est difficile, la malade ne laisse pas ne pas en dire trop, ni pas assez. le médecin prendre la température. il y a refus bloquant de toute relation, mais nécessité et persistance à la poursuivre. « Ce n’est peut-être pas très rigolo, mais la musique ici n’est pas seu- lement quelque chose de triste au sens commun. Elle est aussi agréa- ble, comme une mélancolie heureuse. Je pense qu’il y a un public aujourd’hui pour ce genre de chose un peu bizarre. C’est quelque chose Hospice de très personnel, mais jusqu’à un certain degré : quand l’album se crée frenchkiss / pias 0 / campus culture - hiver campus culture - hiver /
  7. 7. musiQue céline escouteloup musiQue ArcHive Libere Les fouLes Un 6ème album en 4 parties, controlling crowds, dont le très at- chanson étonnante pour nous, lumineuse, mais c’est aussi l’histoire tendu dernier volet nous a enfin été livré, et ce, directement depuis d’un chagrin d’amour et son rétablissement. Elle est très simple et hon- la lune. Une puissance saisissante, une obscurité abrutissante qui nête.’ de cette tristesse émotive toujours perchée dans les différentes mènent droit aux cieux, loin du corps. ‘Sur scène, c’est sans doute l’al- hauteurs de l’air vibratoire, come on Get High est une immense re- bum pour lequel le travail en concert va être le plus difficile. Il faut que présentation : des notes qui finissent au fond de l’univers. les lignes sa puissance soit restituée.’ si l’art a pour but d’être un rêve interstel- mélodiques se multiplient entre basses et de synthés pour composer laire qui capture les émotions psychiques en les sublimant dans une une toile d’araignée solide tissée à 300 mètres, au-dessus de laquelle projection qui se compte en années lumières, archive est vainqueur. évoluent les voix organiques des funambules (david penney, pollard ‘Les nouveaux Pink Floyd ? Les époques sont extrêmement différentes berrier et maria Q). To the end poursuit l’accent romantique dans mais peut-être oui, c’est un compliment pour nous.’ un duo d’une pureté paroxysmique. Trip hop, hip hop, électro, rock progressif, archive est un peu de tout Toute cette chaleur émotive fusionne systématiquement avec l’in- ça : un univers créatif très fort qui prévaut, et qui se traduit libre- fini froid : pictures retourne à des hauteurs illimitées, tapissée de ses ment sur la toile dans de multiples genres. ‘C’est ce qui est stimulant, faux violons mugissant continuellement, de flots de mers et d’ échos de ne jamais vraiment savoir, nous cherchons toujours à surprendre. spatiaux. de temps en temps, on croise même de drôles de bruits in- A nous surprendre nous-mêmes aussi. ‘ distincts et mouvementés. echos de la civilisation inquiétants, allez savoir... Un jeu entre la lumière électro vocale libre et le retour à la ici, il n’y a plus de règles venues de l’extérieur. les chansons peu- prison qui nous enferme ? ‘Nous sommes complètement dépendants vent durer 10 minutes, les albums former des projets de 4 séquences, d’un style de vie, et nous souhaitons parler de la tristesse de cette ob- l’organique se confondre à la machine, la lenteur et l’hypnose faire servation. Et peut-être, l’art est-il une bonne aide pour contrer cette l’amour à la surexcitation et aux envolées pleines de transpiration, dépendance. Même en démocratie, il nous semble que nous sommes les chanteurs se multiplier, les collaborations cesser ou émerger... libres, mais ce n’est pas le cas.’ ceux qui parlent du contrôle sur les foules sont aussi ceux qui pous- sent leur art dans une infinie liberté. ‘C’est ce qui rend le projet si archive a quelques longueurs ambiantes peut-être, mais ce sont excitant. Chacun a sa manière de travailler et ça nous permet de faire autant de moments où l’on se repose des envolées sidérales éprou- les choses différemment à chaque fois : un bout de mélodie, une pa- vantes pour revenir à l’état de foetus. Quand la matière n’était pas role, un riff, tout peut être un point de départ. Et parfois, tout se passe encore tout à fait assemblée pour former la vie... car archive se peint même en studio’. très facilement, évoquant tout de suite un ensemble d’images fortes, dans cet état psychique où tous les matériaux sont flottants. ‘Le tra- Controlling Crowds, ce sont des froideurs brutales intégrées aux vail visuel du groupe est important pour nous. Associer la musique à bulles enveloppantes de voix toutes chaudes. bouts de verre effrités d’autres formes d’art permet de gagner en étendue. C’est une ambiance contre peau sensible : il n’y a plus dedans et dehors, mais des émo- que nous souhaitons créer pour que le spectateur soit intégré à cet uni- tions humaines vibrantes succombant dans un trou noir. d’une pe- vers quasi-irréel. En concert, nous faisons des spectacles complets’. tite tête physique bien arrêtée partent des projections sans limite qui gagnent des océans et des flottements aveugles. pour cette 4e partie, le groupe vient présenter ses notes astronomiques à paris. ‘C’est quelque chose de plus fragile s’ébrèche dans l’air. ‘Nous sommes sans extraordinaire pour nous. C’est ici que notre projet pour Controlling arrêt en quête d’autre chose, nous faisons de la musique purement Crowds a commencé. Nous ne pensons pas que le public français est expérimentale... Nous cherchons à créer le meilleur album possible froid, même si chez nous, les gens boivent et bougent. Ce sont deux à chaque fois. Les différentes parties sont des sections, nous voulions cultures extrêmement différentes, c’est tout. Les français écoutent vrai- créer comme plusieurs lieux différents. C’est un peu comme un film. ment et ont tout de suite adhéré à notre son. Ils s’intéressent à l’art et Nous avions un projet très dense, il fallait créer des coupures. Cette 4e sont réceptifs à la profondeur de notre travail.’ partie est plus atmosphérique, mais nous avions encore des choses à dire sur le thème du contrôle.’ ne pas avoir peur de perdre contact avec la vie, avec le réel, avec le quotidien, avec les évidences et les vérités... la tête dans les étoiles. les rythmes sont obsédants, les échos envahissent toutes les dimen- Aimer l’expérience du vide, de la perte et de la jouissance, d’un sions de l’espace. seuls les quelques sons hip hop font parfois retom- sol torturé où plus rien n’est clair : c’est rencontrer darius keeler, ber au sol où l’on perd quelques plumes... mais pour reprendre son envol céleste sans transition. danny griffiths et tous leurs collaborateurs. Archive met un point final à son projet gargantuesque, controlling crowds... eclairages. The Empty Bottle s’ouvre sur une ponctuation chaleureuse de synthé ArcHive © DR lancinant pour supporter la voix magistrale et sensible. ‘C’est une Warner music france / campus culture - hiver campus culture - hiver / 3
  8. 8. musiQue celine escouteloup Les dodoz, drôles d’oiseaux envolés de toulouse, livrent enfin leur garçons de l’intérieur... sinon je pense que c’est une sensibilité dans 1er album, après des planches et des planches. Loin de craindre les compositions qu’ils n’auraient pas s’ils étaient seulement tous les trois. la perte de plumes avec l’armada médiatique qui les secoue, ils se j. : elle nous permet de faire ressortir un côté un peu plus doux et présentent sourire au bec. mignon de nos personnalités... et de mieux vivre le quotidien, parce que toujours entre mecs... G. : vous êtes contents que je sois là alors, quand même ? Les dodoZ jules regarde mes gribouillis journalistiques. j. : pourquoi il y a 3 coeurs là ? moi : c’est pour Twice. Eloge à la spontanéité façon teenager ‘I never do anything twice’, la chanson est aussi sur une note de souffrance, pour une angoisse pro- fonde et mature de l’habitude. bAttent des AiLes ! Si la planète dodoz existait, il y aurait... j. : la nuit. G. : oh non ! un peu de nuit, un peu de jour ! et plein de couleurs mais pas quelque chose de flashy. Une voix féminine sucrée, posée sur une armada de notes garage notre passion. le côté graphique des dodoz m’intéresse aussi. de j. : des instruments... énergiques sans être lourdes. Un post-punk râpeux, aux atours précis toute façon, un artiste qui n’aime pas les autres arts que le sien, c’est G. : Une pâtisserie, je la tiendrais, je ferais des gâteaux pour tout le et rigoureux dont les riffs souvent aigus mordent dans la chair rock rare. monde. avec dévotion mais en évitant l’overdose. et pour finir, un tempo Géraldine (chanteuse) : on s’y intéresse mais sans que ce soit à la j. : des pots de nutella et des bonbons. revigorant qui n’hésite pas à mêler dynamisme juvénile et noirceur même échelle que la musique ! G. : mais pas trop ! et pas d’autres musiciens, non...les dodoz c’est émotive mature. j. : non, mais la pochette de l’album par exemple, on l’a faite avec un exclusif et familial, nos amis. de la neige pour faire du snowboard, ‘Notre énergie vient du jeu entre guitare, basse et batterie. On a tou- ami qui a fait les beaux-arts. du surf aussi... jours tenu à cette structure de silences et de réponses. C’est une cabane G. : chaque dessin représente une chanson, suivant ce qu’elle nous solide depuis le départ. Et sur les derniers morceaux, on s’y attache en- évoquait, faisait imaginer, ressentir. c’était très fusionnel et spon- les chansons et autour... core plus.’. tané. ‘Do you like boys’ et son refrain ‘You’re an empty fire’ : Géraldine était dans le bus, devant trépigner 20 min en se répétant l’air sans pouvoir ‘musiciens alors ? Géraldine, être une fille dans le milieu rock ? l’enregistrer. en yaourt, les paroles qui lui sont venues étaient celles- jules (guitariste) : on voulait jouer et créer de la musique, c’était G. : on a des relations fraternelles, tout va bien. je suis là quand ils ci, elle les a conservées. c’est comme un feu d’artifice mais creux, comme ça. je pensais déjà à la musique à 11 ans. on savait que c’était font des blagues moches, mais ça me fait découvrir le monde des quelqu’un de façade. ‘Boyfriend in Oxford’, jules était sur son vélo et même histoire (le bonheur des transports). mais Géraldine précise qu’il y a sans doute une fascination pour l’angleterre et qu’avoir vraiment un copain là- bas, elle trouverait ça très cool (campus fait aussi petites annonces à l’occas…). ‘Que redouteriez-vous aujourd’hui ? j. : peur de manquer des moyens matériels. nous n’avons pas les bud- gets pour les dates, les projets, les sorties... côté composition et inspi- ration, on ne se pose vraiment aucune question. on adore ça et tout va bien. mais on a un peu peur pour ce qui est autour de nous. premier opus à dénicher en cd, sur internet, en vinyle chez les bons disquaires. le second connaît déjà une jolie croissance d’oeuf bizarre et devrait être enregistré d’ici fin mars. Quelques airs d’influences plus imprévisibles insufflés au corps de l’oiseau, et surtout une ‘ca- bane’ encore plus solide en perspective. ‘j. : mais...il y a une question que tu n’as pas posée là (jules regarde encore mes notes, amusé) moi : oui, le style ébouriffé ? si c’est le style dodoz ? j. : mais oui ! Totalement ! c’est ça les dodoz !’ © DR tHe dodoZ murrayfield music / campus culture - hiver campus culture - hiver /
  9. 9. musiQue celine escouteloup musiQue cinq ans que ‘les carmen’ sillonnent les scènes de leur musique riante, y associant les maxis, les actus et les prix qui vont avec, sans jamais sortir une vraie galette à 13 morceaux : c’est chose faite, et la jeune reine carmen maria vega orchestre théâtralement l’affaire. Carmen maria Vega : un sAcré personnAge ! avec max lavegie à la guitare, à l’écriture et à la composition, un jour où ça n’allait pas et devenir accros. Et puis il y a la chanson alain arnaudet à la contrebasse et Toma milteau à la batterie, la ‘Finir mon Verre’ : c’est un état de vie. Ce que j’y vois, c’est ce moment brunette entend bien coller aux planches pour de bon et offrir à où tu te sens un peu mal dans ta peau, un peu moche. Tu es avec son personnage caractériel, tout son espace d’expression. tes potes en soirée et... tu n’es pas là, pourtant. Max voulait dire ‘Etre interprète, c’est défendre un texte. C’est comme si on me faisait autre chose au départ, mais cette chanson peut exprimer différentes un cadeau, je dois le faire vivre. Parfois, certains disent que j’en choses, elle est intelligente.’ fais des caisses... Ce n’est pas grave. J’ai envie de vraiment servir un artiste, et c’est un vrai travail, l’interprétation.’ carmen se dit très chanceuse. mais elle m’énonce aussi les broutilles dont on ne parle pas ‘parce que ça passe moins’, sur le ton et que ce soit en théâtre ou en musique, il fallait que sa vie se passe de la confidence. Son métier a ses contraintes, même si elle le juge sur des bouts de bois et sous les projecteurs... extraordinaire : ‘Le regard des autres est pesant, on a beau décider de s’en foutre... Même si je fais ce que j’aime, il y a toujours un mec agressivité, virulence et culot mordant, fragilité, peurs et pluie, le sympa qui va dire « et sinon, tu fais quoi à côté ? C’est quoi ton vrai personnage qu’elle campe a une grande gueule mais aussi quelques métier ? »’... La culpabilité de faire quelque chose qui m’éloigne de fêlures : mes proches... L’attente interminable avant de monter sur scène, une ‘Ce n’est pas contradictoire ! Les névrosés pleins de ressentis et fois les balances faites, quand tu te ronges les ongles... C’est du travail grandes gueules sont aussi des écorchés. On n’est ni agressif ni triste aussi, ce métier, les gens oublient...’ Entendu et noté, même si : ‘ça pour rien. Mon personnage a les deux côtés, je ne sais pas si sur passe moins’. l’album ça s’entend, mais sur scène, c’est évident.’ elle conseille de croire en ses rêves et de croire qu’ils ne sont pas les gueulantes et les vibrations fébriles, carmen les pousse que des rêves, justement. ‘La chance se provoque, il ne faut pas avoir à bout avec humour et sur tous les registres. jazz, punk rock peur. Il faut y croire c’est tout !’ Ne surtout pas renoncer, mais ‘y ou manouche, ‘notre musique n’est pas vraiment de la variété aller’. On se joint à elle pour finir cet article sur une note de ‘jazz- traditionnelle. c’est de la chanson à textes, c’est vrai, mais tout manouche-pas-que-variété’ ultra positive. La voix mélodieuse de ce qui est attitude scénique, c’est autre chose, et musicalement Carmen étouffe nerveusement derrière un bureau : ‘Je deviens ton aussi. avec la batterie, quelques chansons se sont même rockisées’, amie, hiérarchie, ma chérie. Moi qui voulais faire le tour d’la terre, précise carmen, amusée. je suis ici... Et d’un coup, j’ai la flemme...’ le personnage de l’album traverse des états différents à coups de http://www.carmenmariavega.com/ scénettes. http://www.myspace.com/carmenmariavega ‘Max et moi parlons de ce qui concerne tout le monde et des travers sociaux, mais sans moraliser ni se moquer. Enfin on essaie, je ne © Sylvain-Gripoix. sais pas si on y arrive (rires). Les addictions en tout genre, l’alcool, les antidépresseurs, l’amour même... l’alcool, on veut en parler sérieusement et décrire le dégât physique et neurologique qu’il crée sur quelqu’un, même si je suis la première à prendre une bière pour cArmen mAriA vegA une soupape. Les antidépresseurs, j’en ai vu beaucoup en prendre AZ / universAL music / campus culture - hiver campus culture - hiver /
  10. 10. musiQue alexanDRe Dubois musiQue L’homme aux 80 millions d’albums vendus dans le monde a entamé cela, c’est l’idée de l’écologie vue de l’espace. le contexte est tout à fait lié à la planète d’un point de vue environnemental et écologique, début 2009 sa toute première tournée mondiale, avec plus de cent car je me suis toujours impliqué dans ces thèmes depuis Oxygène et dates. occasion rare d’assister à une démonstration de son talent en cela m’a toujours inspiré, et à l’espace, car lorsque j’ai commencé ma carrière, il y avait un certain élan à la fois épique et romanesque live, Jean-michel Jarre sera de retour en france en mars 2010 pour vis-à-vis de ce thème. de nombreux films de science-fiction et des huit villes privilégiées : événements comme le premier pas de l’homme sur la lune entrete- paris, Lyon, strasbourg, nantes, bordeaux, toulouse, nice et mar- naient une vision du futur et un espoir assez dynamiques à l’époque. j’ai l’impression que cette vision a été laissée derrière nous, qu’elle seille. s’est considérablement rétrécie car aujourd’hui, lorsqu’on parle du rencontre avec l’un des pionniers de l’électro, un homme dont le futur, on se demande comment on va trier nos poubelles pour sur- vivre sur la planète. on place beaucoup moins la planète dans son destin a révolutionné la musique. contexte astronomique et spatial. c’est donc intéressant de replacer la planète dans ce contexte, musicalement et visuellement parlant. cela va se traduire par des effets lumineux et scénographiques en Jean-miCHeL Jarre : trois dimensions, totalement inédits, des lasers et des vidéos qui en- velopperont les spectateurs. Sur les six mois qui viennent de s’écouler, avez-vous déjà un pire et un meilleur souvenir ? universeL nous sommes quatre sur scène, entourés de soixante à soixante- dix claviers, certains très anciens et mythiques, d’autres très actuels et même des prototypes. les concerts de cette tournée font la part belle aux musiques live avec des instruments qui n’ont pas nécessai- rement été développés pour la scène. Toutes sortes d’accidents ou de problèmes peuvent donc arriver à n’importe quel moment. Un soir, en angleterre, à manchester, un de mes synthés s’est bloqué et Comment vivez-vous cette grande tournée mondiale qui a déjà sera d’ailleurs totalement pour 2010 car je ne l’avais pas tout à fait est parti en vrille. je n’arrivais plus à l’arrêter, j’ai dû l’éteindre et le commencé ? terminé pour le début de la tournée cette année. il s’agit d’un son rallumer. les gens se sont mis à applaudir et à nous encourager. c’était un rêve que j’avais depuis longtemps de transporter mon qui donne vraiment une impression d’enveloppement total et qui a c’est cela mon pire souvenir, qui n’est pas forcément catastrophi- expérience et la magie des concerts en extérieur, dans des espaces pour particularité d’être invisible car quand on rentre dans la salle, que, car même si cela donne des sueurs froides sur scène, cela crée un peu plus contrôlés. souvent, lorsqu’on est à l’extérieur, il y a les on ne le voit pas. il est en fait caché dans les fauteuils. c’est un son aussi une complicité avec le public car cela ramène le processus problèmes d’intempéries qui peuvent empêcher de contrôler les assez incroyable et je pense faire quelque chose d’assez particulier créatif à ce qu’il est, c’est-à-dire à de l’inattendu et donc à de l’in- choses à 100 % sur le plan du son et de la scénographie même. il pour le rendez-vous à marseille. téressant. ce qui revient à dire que c’est également mon meilleur y a aussi des gens qui font des centaines, voire des milliers de kilo- souvenir (rires). mètres pour me voir sur certains concerts. je trouvais donc normal Vous allez jouer dans pas moins de huit villes en France l’an pro- de leur « rendre la politesse » et de venir chez eux pour une fois. chain. Qu’est-ce que cela vous fait de revenir jouer ici, notamment je vis cette tournée, itinérante par définition, dans des conditions à lyon ? de proximité assez différentes. j’essaye de plonger les gens dans une c’est un peu comme revenir dans sa famille, que ce soit à lyon ou sorte d’immersion totale, et dans le son, et dans tout ce qui est visuel partout ailleurs en france. a la fois les gens vous aiment bien, mais et scénographique. l’idée est de faire que chacun des concerts soit les relations sont aussi toujours beaucoup plus compliquées avec sa différent. c’est vrai que cette tournée a commencé en mai, quand famille qu’avec les autres. la famille est toujours plus exigeante et j’ai fait tout le nord de l’europe - l’angleterre, la scandinavie, la nous perçoit souvent différemment que l’extérieur. en france, il y Hollande - et la seconde partie sera en 2010. pour moi cette pre- a toujours ce décalage par rapport aux artistes qui ont une carrière mière partie en mai était un peu comme un tour de chauffe où j’ai internationale, c’est-à-dire que les gens ont l’impression, lorsqu’on pu ajuster certaines choses et aujourd’hui, je transforme encore le part à l’extérieur, qu’on n’est pas là, qu’on n’existe pas, qu’on n’a plus tracklisting des morceaux et la scénographie. le projet va s’étaler sur d’actualité alors que ce n’est pas le cas. c’est typiquement français. us is caMpus vo Tous Les MopLayLisT Musique tout 2010 et progressera de parties en parties. je vais donc parcourir propose sa r Le pLaisir le reste de l’europe Qu’avez-vous prévu visuellement pour le reste de votre tournée du Mois pou Les : et la france en mars 2010, ensuite les états-Unis, puis l’amérique du mondiale baptisée «2010» ? de vos oreiL sud en septembre, et enfin l’australie, la nouvelle-Zélande et l’asie le thème de la tournée est lié à plusieurs choses. c’est d’abord l’an- ve fin 2010. née pendant laquelle la tournée a lieu, mais indépendamment de ghinzu : cold lo n : walking on a h it/technologic empire of the su Daft punk : touc Qu’entendez-vous quand vous parlez d’espaces «plus contrôlés» ? : My yard dream y-z jamie cullum of mind» de ja What you Waitin g pour la plupart, ce seront des salles couvertes, sauf quelques-unes «empire state gwen stefani : pacovolume mythiques, comme le Hollywood bowl aux états-Unis, qui seront en tournée dAns toute «coo kie machine» de for e just jack other : galvaniz à moitié ouvertes. mais dans tous les cas, la scène sera couverte afin LA frAnce du 17 Au 26 mArs «glory Days» de the chemical br de phoenix nned heat jamiroquai : ca de mieux contrôler ce que nous ferons. approcher les salles en fonc- «lisztomania» ce tion de leur architecture est à la fois un challenge et quelque chose concert à pAris bercy ends» de justi «We are your fri Danakil qui m’intéresse énormément. j’ai un système de son nouveau, qui le Le 25/03 et strAsbourg Le 26 «les cham ps de roses» de / campus culture - hiver campus culture - hiver /
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